jeudi 14 octobre 2010 à 16:40

Servane est une tête, et elle aime le poker. Psychologie, addiction : des thèmes qui seront abordés au cours de la thèse qu'elle prépare. Club Poker est ravi de vous la présenter.

Servane Barrault
Non, Servane ne fait pas que plante verte

Servane Barrault est jeune. Elle est intelligente. Master de psychologie clinique et psychopathologie, et deux diplômes de criminologie. Voilà qui force le respect, par admiration ou par crainte.

 

Elle a toqué à la porte du Club Poker afin de présenter son projet de thèse. Comme c'est une femme, on a accepté (ben oui, on a déjà des barbus, un nordiste et un métrosexuel, mais pas de femme). De facto, nous l'avons invitée à Club Poker Radio afin de la faire boire. Du coup, elle était super contente et a voulu revenir. On a prétexté une séquence "présentation", qui s'est en fait traduite par un multivannage de fpc, on l'a arrosé de Cointreau, et le tour était joué : elle a accepté une collaboration suivie avec le Club Poker.

 

Supercaddy n'étant pas présent lors de l'introduction de Servane, il m'a supplié de le laisser interviewer cette représentante éminente de la gent féminine. J'ai accepté, parce que je sais qu'à Dunkerque, ce n'est pas toujours rose. En voici le résultat :

 

 

Supercaddy : Bonjour Servane, tu étais l'une des invitées de la dernière émission de Club Poker Radio. Quelles impressions gardes-tu de l'équipe de l'émission, et en particulier de fpc qui t'a introduite par une blague totalement scandaleuse sur les prénoms d'origine bretonne ?

 

Servane : J'en garde une excellente impression. L'équipe de Club Poker m'a accueillie de façon chaleureuse et amicale, et a manifesté sensibilité et intérêt pour mon travail. Cela m'a beaucoup touchée. Avant l'émission, j'ai dit à fpc que j'étais un peu intimidée à l'idée de parler à Club Poker Radio, et il m'a assuré qu'il me mettrait à l'aise… d'où cette blague, je pense. C'était plutôt réussi puisque cela m'a fait rire et m'a permis d'aborder l'émission en étant (un peu) plus détendue.

 

L'étude préliminaire de ton travail de thèse portait sur les joueurs de poker et de PMU, deux profils que tu considères comme très différents. Quelles sont, d'un point de vue psychologique, les différences que tu as relevées, en dehors de fréquents cas d'addiction pathologique à l'alcool chez les seconds ?

 

Mon étude de master 2 recherche était en effet une étude préliminaire à mon travail de thèse et portait sur la comparaison entre joueurs de paris hippiques (hors ligne) et joueurs de poker (en ligne). Les joueurs de poker et de paris hippiques semblent en effet présenter des différences, comme le soulignent plusieurs études soulignant l'hétérogénéité au sein des jeux de hasard et d'argent (1,6). La particularité de cette recherche est d'avoir été menée auprès de joueurs ne sollicitant pas de soins, abordés sur les lieux de jeu. Les résultats sont sujets à de nombreuses limites, notamment en raison du faible nombre de participants (30). Les résultats que je vous propose sont donc ceux qui sont cohérents avec ceux d'études antérieures. Il apparaissait que les scores à l'échelle d'évaluation de jeu problématique des joueurs de poker étaient légèrement inférieurs à ceux des joueurs de paris hippiques. Ce résultat pose la question du potentiel addictif du jeu lui-même, mais ne peut y apporter de réponse. Il semble en effet que l'intensité des problématiques de jeu soit plus importante dans certains jeux que dans d'autres, en fonction notamment des caractéristiques structurelles(1,6), mais également que selon les jeux, certaines conséquences négatives puissent peut-être prendre le pas sur l'autre. Dans le poker, les joueurs soulignent souvent l'importance du temps passé à jouer, comme cela a été évoqué lors de l'émission. Cette question, très intéressante, n'a pour l'instant fait l'objet que de peu de recherches, cependant des études sont en cours et devraient ainsi apporter des éléments de réponse.

Par ailleurs, les joueurs de poker semblaient présenter moins d'humeur dépressive que les joueurs de paris hippiques, sachant que les taux de dépression dans les deux groupes étaient bas (1,6). Aucun des participants ne présentait d'usage problématique d'Internet, bien que les résultats montraient une utilisation plus importante (se situant dans une norme non problématique) pour le jeu chez les joueurs en ligne.

Enfin, tu soulignes la fréquence de l'addiction à l'alcool chez les joueurs de paris hippiques. Ce point est en effet pertinent, et l'absence d'évaluation de la consommation d'alcool est l'une des lacunes de cette étude préliminaire.

 

 

L'un des principaux objectifs de ta future thèse est de traiter les facteurs de risques et les comportements de jeu problématiques chez les joueurs de poker. Ne crains-tu pas d'être confrontée à des réactions de déni de la part de certains ?

Le déni est en effet une des caractéristiques des problématiques addictives au sens large, et cet élément est à prendre en compte lorsque l'on interprète des résultats expérimentaux, surtout lorsqu'il s'agit de données quantitatives. Cependant, par expérience, je pense que les participants à ce genre d'études, étant volontaires, ont à cœur de répondre aux questions avec objectivité. Le déni pourrait par contre être l'une des causes de refus.

 

 

Quels sont selon toi les principaux critères d'évaluation d'un comportement problématique chez un joueur de poker ? Ou se situe la frontière entre comportements normal et pathologique ?

 

L'évaluation des comportements de jeu problématiques repose sur les mêmes critères quel que soit le jeu (8). Cependant, comme évoqué précédemment, certains types de jeu pourraient entraîner la saillance de certaines conséquences négatives. Concernant le poker, il semble pertinent de s'intéresser au temps passé à jouer (au détriment des activités professionnelles, familiales ou sociales, par exemple), ainsi qu'à l'aspect financier (bien que, dans le poker en ligne, le joueur puisse jouer à de très faibles limites).

La frontière entre normal et pathologique est parfois difficile à appréhender. Il s'agit de prendre en compte à la fois des éléments objectifs (répercussions négatives de la pratique du jeu sur la vie du joueur, importance des pertes financières…) et des éléments subjectifs (sentiment de culpabilité, déprime, souffrance du sujet...). On peut commencer à s'interroger sur une possible problématique lorsque le jeu commence à avoir des conséquences néfastes sur la vie du joueur, ou à entraîner des sentiments négatifs plutôt que du plaisir.

 

Peux-tu donner quelques exemples représentatifs des questions que tu souhaites soumettre aux joueurs dans le formulaire que tu as élaboré ?

Le questionnaire proposé est composé d'outils scientifiquement validés et fréquemment utilisés dans la recherche, hormis les questions concernant l'aspect d'évaluation de la pratique du poker, que j'ai élaborées. Les aspects abordés sont assez larges, et donc certaines questions pourront surprendre certains participants, tandis qu'elles seront plus parlantes pour d'autres. La majorité des questions comportent des réponses à choix multiples. Voici quelques exemples :

 

- Au cours des 12 derniers mois, avez-vous déjà joué ou parié plus que vous en aviez l'intention ? (oui/non).

-Vous arrive-t-il de manquer de sommeil parce que vous êtes resté tard sur Internet ? (Pas applicable/rarement/occasionnellement/fréquemment/souvent/toujours).

- Je prends facilement des décisions (plutôt non/non/plutôt oui/oui)

- Avant de commencer un travail compliqué, je le planifie avec soin (vrai/faux).

- Il y a des fois où je me sens chanceux et, ainsi je ne joue qu'à ces moments seulement. (Vrai/faux).

- Quel est votre mode de jeu préféré/ le plus pratiqué? (tournois/sit'n go multitables/sit'n go/ cash game).

 

 

Un travail de thèse nécessite un investissement très lourd en travail et en temps. Ne crains-tu pas une forme de rejet après avoir planché durant des mois sur le poker ? Est-ce un thème qui présente suffisamment de variété pour entretenir ton intérêt dans le temps ?

 

Je ne crains pas vraiment de forme de rejet. Cela fait maintenant deux ans que je travaille sur l'addiction au jeu, avec un regard spécifique sur le poker, et je trouve le sujet toujours aussi riche et passionnant. Assez peu de recherches ont été menées spécifiquement sur ce jeu, bien que de plus en plus d'études récentes s'y intéressent, et beaucoup de spécificités pourraient encore être investiguées. A côté de l'aspect psychopathologique (jeu problématique), de nombreux aspects psychologiques (processus de prise de décision dans le jeu, motivation à s'engager dans ce jeu spécifiquement, phénomène de tilt…) sont présents et retiennent mon intérêt.

 

Quels sont les indices qui te permettent de penser, comme tu l'as déclaré lors de Club Poker Radio, que "beaucoup de joueurs seront sans doute confrontés à des difficultés dans les années à venir" ?

L'idée n'était surtout pas d'être alarmiste, mais plutôt de reconnaitre le risque existant. En effet, l'ouverture des jeux en ligne a plusieurs conséquences, notamment d'attirer un grand nombre de nouveaux joueurs (le cabinet spécialisé Poker Players Research, en 2009, montre une augmentation de 55% de la pratique du poker en ligne en France en deux ans). Plusieurs études montrent que certains facteurs influencent la pratique de jeu, en particulier en ligne : la familiarité, la disponibilité et l'accessibilité du jeu notamment (9). Certes, le poker en ligne était pratiqué en France avant l'ouverture des jeux en ligne en juin 2010, cependant le changement se situe au niveau de la légalité de cette pratique et de la visibilité de l'offre (cf. par exemple les nombreux spots publicitaires pour les différents sites de jeu). De plus, si classiquement la trajectoire d'un joueur pathologique est décrite comme un processus long, parfois sur plusieurs années, il semble qu'Internet ait à la fois un effet facilitant et accélérant des problématiques de jeu (3,4,5,9). Enfin, il semble que les joueurs de poker, auparavant peu demandeurs de soins, commencent à se présenter dans les lieux de traitement, comme le souligne G. Bouju (Centre de Référence Sur le Jeu Excessif, Nantes) lors d'une communication dans un congrès (2). Elle explique ainsi que les joueurs de poker représentent désormais 1/5 de la file active du centre de traitement.

Ainsi, les spécificités de la pratique de ce jeu doivent être mieux connues, afin de proposer des actions de prise en charge et de prévention plus adaptées.

 

 

Quelle est ton analyse du système français de traitement des addictions, en particulier comportementales comme celles liées aux jeux ?

Les centres de traitement, notamment en addictologie, ont été, dans les dernières décennies, de plus en plus fréquemment confrontés à ces problématiques. Beaucoup de progrès ont été fait dans l'appréhension et le traitement de ces troubles.

Cependant, assez peu de lieux spécifiques sont destinés aux joueurs rencontrant des difficultés, bien que plusieurs services et associations se consacrent à leur prise en charge, proposant des thérapeutiques adaptées.

L'ouverture du Centre de Référence sur le Jeu Excessif (CRJE, www.crje.fr), centre de traitement et de recherche, représente une belle avancée et souligne la prise en compte croissante par la société des addictions comportementales.

 

 

Qu'est-ce qui amène une jeune femme multi-diplômée à se pencher sur les joueurs de poker en particulier ? Est-ce :

Réponse A : du fait d'un lien personnel avec l'univers du jeu ?

Réponse B : par opportunisme du fait de la mise en avant particulièrement importante du poker ces derniers temps ?

Réponse C : du fait de la quasi-absence d'études approfondies sur la question ?

Réponse D : par intérêt pour un univers quasi exclusivement composé d'individus mâles, un peu comme si un homme préparait une thèse sur le prêt-à-porter ou l'industrie Tupperware ?

 

L'univers du jeu m'a toujours fortement intéressée, à titre personnel comme professionnel (donc plutôt réponse A). C'est un plaisir de pouvoir travailler sur ce sujet, à la fois riche et original. A côté de cela, il est vrai que peu d'études ont été menées à ce jour en France sur la question, laissant le champ libre à l'élaboration de nouvelles recherches, ce qui m'a permis de proposer un sujet de thèse sur ce domaine particulier (donc réponse C aussi). Il est vrai que l'univers du poker est quasi exclusivement masculin, bien que de plus en plus de femmes pratiquent ce jeu, mais c'est le cas pour plusieurs autres types de jeu (mis à part les machines à sous, souvent préférées par les femmes). L'implication croissante des femmes dans le poker est un sujet qui m'intéresse également beaucoup.

 

 

Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur son esprit bouillonnant. Dans les prochains mois, Servane travaillera en collaboration avec Club Poker : elle nous a en effet garanti les meilleurs articles écrits sur la psychologie des joueurs de poker. Bon, d'accord, elle ne s'est pas mouillée, parce qu'il n'y en a aujourd'hui presque aucun sur internet.

 

Alors, Servane, bon courage dans la mise en forme et en ligne de tes questionnaires, bonne rédaction d'articles, bonne pêche aux cobayes. En un mot : BIENVENUE !

 

 

Bibliographie succincte :

1) Bonnaire C., Bungener C., Varescon I. (2009). Subtypes of French pathological gamblers : comparison of sensation seeking, alexithymia and depression scores. Journal of gambling studies, 25 (4), 455-471.

2) Bouju G. (8 octobre 2010). Communication lors du Congrès « Prévenir et traiter les addictions sans drogue : un défi sociétal », organisé par le Centre de Référence sur le Jeu Excessif.

3) Chang M., Man Law S. (2008). Factor structure for Young's Internet Addiction Test: a confirmatory study. Computers in human behavior, 24 (8), 2597-2619.

4) Griffiths M. (2003). Internet gambling: issues, concerns and recommendations. Cyberpsychology and behavior, 6 (6), 557-570.

5) Griffiths M., Barnes A. (2008). Internet gambling: an online empirical study among student gamblers. International journal of mental health and addiction, 6, 194-204.

6) Petry (2003). A comparison of treatment seeking pathological gamblers based on preferred gambling activity. Addiction, 98(5), 645-655.

7) Raylu N. et Oei T. (2002). Pathological gambling : a comprehensive review. Clinical psychology review, 22(7), 1009-1061?

8) Valleur M., Bucher C. (1997), Le jeu pathologique, Paris, PUF.

9) Woods R., Williams R., Lawton P. (2007). Why do Internet Gamblers prefer online versus land-based venues? Some preliminary findings and implications. Journal of Gambling Issues, 20, 235-252.

 

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
Poker, psychologie et addiction : Servane entame une thèse
Cette news a suscité 78 commentaires, et seuls les 15 derniers sont affichés.

 Il encourage des gens qui jouent deja au poker a jouer petit et en respectant les limites, en tenant le score, en applicant une methode. Tout le contraire de l'addiction... 

Edited by Nicolas Levi

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 Il encourage des gens qui jouent deja au poker a jouer petit et en respectant les limites, en tenant le score, en applicant une methode. Tout le contraire de l'addiction... 

Nicolas je t'apprécie beaucoup mais si tu ne vois pas les effets pervers du truc, remets ton chapeau pour qu'il te protège de la mauvaise foi :big-boss::hello:

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Désolé carlit mais je pense parler pour beaucoup quand je dis que tes posts n'apportent pas grand chose au débat et qu'ils ressemblent beaucoup plus à un discours de politicien (euphémisme) qu'à un discours argumentatif.

Pour trouver des exemples on peut commencer par le post juste au dessus du mien :ninja:

Edited by bigbooed

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 Il encourage des gens qui jouent deja au poker a jouer petit et en respectant les limites, en tenant le score, en applicant une methode. Tout le contraire de l'addiction... 

Je crois que tu vois pas de problème au jeu régulier qui coûte 50e par semaine ou par mois.

Addiction à un jeu d'argent ca commence à ce seuil là à mon avis. Je prétend pas que faire de la com' avec le défi va pousser des gens avec des repsonsabilités à jouer la moitié de leur salaire puis hypothéquer leur maison.

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[...]

Par contre, et c'est ce que je dis depuis le début, je pense pas que ce soit un coup qui incite les joueurs "prédisposés" à jouer excessivement, au contraire (pour ça il y a [...]

1) On arrive bien au coeur du problème. La comparaison avec la pub pour l'alcool tient la route à mon avis : idéalement je pense qu'on devrait interdire la pub pour les jeux (ev- comme le loto mais aussi le poker). Le défi ou des choses équivalentes (bonus) sont pas présentées dans les pubs, c'est déjà trop technique, en tout cas pour l'instant, seulement en première page du site.

La prédisposition aux comportements à problèmes et la part peut être faible des joueurs à problème, à mon avis ne change rien à l'affaire. C'est comme prétendre que la pub pour la clope, si elle appelle à fumer raisonnablement, ne fait pas de mal puisque le risque de cancer est seulement augmenté de quelques % pour une partie des assez gros fumeurs. L'alcool est encore plus ancré socialement, du coup la pub existe.

2) Carlit a toujours beaucoup argumenté, à part dans le tout dernier post. Son avant-dernier post montre bien que la machine tourne bien sur le forum du défi.

Edited by FabD

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 Il encourage des gens qui jouent deja au poker a jouer petit et en respectant les limites, en tenant le score, en applicant une methode. Tout le contraire de l'addiction... 

Exact jouer 4 à 5 heures par jour et plus c le contraire de l'addiction.

Il aurait pu faire le meme défit en gardant sa bankroll normal mais c'est moins vendeur comme concept

Etant donner que la mojorite des joueurs qui depose sont des nouveaux joueurs qui debutent avec de petites sommes.

C'est l'amalgame du défi à partir de 50 euros qui est un probleme rien de plus ...

On peut tres bien proposer un concept pédagogique et responsable avec une bankroll consequente.

Edited by pokerisfun

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Désolé carlit mais je pense parler pour beaucoup quand je dis que tes posts n'apportent pas grand chose au débat et qu'ils ressemblent beaucoup plus à un discours de politicien (euphémisme) qu'à un discours argumentatif.

Pour trouver des exemples on peut commencer par le post juste au dessus du mien :ninja:

Toi tu agresses gratuitement,mais c'est sans doute car la qualité de tes propres posts est très supérieure… ok

Quant à l'euphémisme, il vise principalement un effet d'atténuation de la réalité, politicien ( :rofl: ) est donc la version atténuée de quel autre terme que tu aurais pû employer ? Bon, je cherche…

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Maintenant, résumé de fin pour moi sous forme de proposition: un vrai défi qui serait pour moi tout à fait clair aurait pû être:

" monter une bk à partir de 50€, comme ManuB ",en choisissant éventuellement selon les conseils de son propre défi, qu'il donnera régulièrement, mais sinon comme vous le sentez, selon votre niveau et vos conceptions de gestion de bk mettons 50 sessions de cash game d'une heure, 100 s&g, 50 MTT (à définir, je dis ça en l'air). Comparez vos resultats au bout de 1 an (à définir, c'est un ex). Seul sera pris en compte le résultat et non le temps mis pour l'atteindre. Il sera donc ouvert à tous les joueurs, contrairement aux challenges et autres courses aux bonus, réservés quasiment aux no life. Un reload permis. Se broker 2 fois entraine l'élimination. Chaque joueur inscrit aura 50 tickets de 1H de cash, 100 de s&g, 50 de MTT à utiliser(ou pas) comme il l'entend. Les X vainqueurs gagneront le double de cette bk dédiée acquise au bout d'un an, ou celle de ManuB, ou une tringle à rideau… . Vous pouvez suivre le classement ici…

Ceux qui veulent se défoncer à le faire en 10j ou 1 mois pourront, mais rien ne les incitera à ça. Ca ferait jouer les gens aussi, les fidéliserait sans doute au site, les ferait déposer ou dédier 50 de leurs € au défi, ils auraient intérêt à faire gaffe sous peine d'élimination, etc…

Sur ce, je vous salue tous : :thanks:

Edited by Carlit

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Maintenant, résumé de fin pour moi sous forme de proposition: un vrai défi qui serait pour moi tout à fait clair aurait pû être:

" monter une bk à partir de 50€, comme ManuB ",en choisissant éventuellement selon les conseils de son propre défi, qu'il donnera régulièrement, mais sinon comme vous le sentez, selon votre niveau et vos conceptions de gestion de bk mettons 50 sessions de cash game d'une heure, 100 s&g, 50 MTT (à définir, je dis ça en l'air). Comparez vos resultats au bout de 1 an (à définir, c'est un ex). Seul sera pris en compte le résultat et non le temps mis pour l'atteindre. Il sera donc ouvert à tous les joueurs, contrairement aux challenges et autres courses aux bonus, réservés quasiment aux no life. Un reload permis. Se broker 2 fois entraine l'élimination. Chaque joueur inscrit aura 50 tickets de 1H de cash, 100 de s&g, 50 de MTT à utiliser(ou pas) comme il l'entend. Les X vainqueurs gagneront le double de cette bk dédiée acquise au bout d'un an, ou celle de ManuB, ou une tringle à rideau… . Vous pouvez suivre le classement ici…

Ceux qui veulent se défoncer à le faire en 10j ou 1 mois pourront, mais rien ne les incitera à ça. Ca ferait jouer les gens aussi, les fidéliserait sans doute au site, les ferait déposer ou dédier 50 de leurs € au défi, ils auraient intérêt à faire gaffe sous peine d'élimination, etc…

Sur ce, je vous salue tous : :thanks:

Je ne suis pas d'accord avec tous tes écrits, mais ce défi est, bien que probablement irréalisable techniquement, sublime dans l'idée.

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Toi tu agresses gratuitement,mais c'est sans doute car la qualité de tes propres posts est très supérieure… ok

Quant à l'euphémisme, il vise principalement un effet d'atténuation de la réalité, politicien ( :rofl: ) est donc la version atténuée de quel autre terme que tu aurais pû employer ? Bon, je cherche…

Justement j'agresse pas gratuitement, merci de confirmer ce que je pensais en continuant à spew des figures de rhétorique (au lieu des posts argumentés que tu faisais au début) tout en montrant ton évident manque de logique. (indice : une expression est généralement composée de... plusieurs mots !)

Sinon oui bonne idée pour le défi et je pense que ca encouragerait pas mal de gens à commencer :lol: (et a devenir addict imo :ninja: )

Edited by bigbooed

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C'est vrai que ce challenge de manub soulève quelques interrogations sur le sujet de l'addiction.

Interrogations qui paraissent d'autant plus légitimes quand on note que l'employeur de manub et Nicolas Levi est une entreprise de jeux en ligne qui dans sa politique marketing semble avoir un penchant pour la recherche de personnes ayant déjà un pied dans des domaines potentiellement addictifs ou bien cherche à générer de l'addiction chez les consommateurs.

Un exemple avec le sponsoring d'un mineur, un gamin de 13 ans, évoluant dans le domaine potentiellement addictif des jeux vidéos. (-> 2:59)

En plus des remerciements à son sponsor Winamax, les remerciements à son psychologue qui semblent géner l'interviewer sont juste accablants.

Le challenge manub surfe sur la même ligne marketing vis à vis de l'addiction à la différence près qu'il s'agit d'une communication à destination des débutants. Manub en son âme et conscience le fait avec une sincérité qui n'est pas contestable, à son niveau on pourrait dire sans langue de bois. Dans un autre sujet du forum il me semble avoir lu que des membres ont évoqué l'aspect éculé de ce type de challenge. Je ne serais pas aussi affirmatif, Winamax contrairement aux autres challenges du même type a choisi une durée (marketing) qui n'a aucun sens niveau poker puisque qu'elle est en inadéquation totale avec la réalité du jeu, à la fois dans son approche mais aussi dans l'occurrence et la validation des résultats. Et ce point en particulier, avec ou sans précaution rédactionnelle de manub dans son reporting, aucun joueur débutant déposant en moyenne 30-50€ sur un site ne peut le comprendre.

Bref pour éviter le point godwin on pourrait juste dire que finalement le cas manub est assez proche de celui d'un élève journaliste chez Jean Marc Monrandini dans le rôle qu'il joue et le travail qu'il fourni.

Ce message dans le fond est presque inutile puisqu'il souligne simplement ce que le législateur a déjà remarqué c'est à dire le rôle majeur des opérateurs de jeux en ligne dans leur politique marketing vis à vis du risque d'addiction et le cas échéant celui d'une autorité de contrôle compétente dans le domaine.

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La comparaison poker/MMORPG me parait intéressante. Les enjeux sont différents, puisqu'il n'est pas question d'argent dans les MMORPG, bien que la notion de gain soit également présente. Quand ces deux activités deviennent problématiques, elles impliquent des conséquences négatives telles que désocialisation, replis, malnutrition, dépression..

Les problèmes que vous soulevez tous peuvent amha être mis en parallèle avec n'importe quelle forme de passion.

Moi j'ai déjà entendu parler de ce genre de chose chez les joueurs de jeux vidéo(pas uniquement les MMORPG), les fans de cinéma, les grands lecteurs, les grands travailleurs (passion pour son métier)...

Par exemple il semblerait que les enfants/adolescent les plus sujets aux phénomènes de socialisations soient les grands lecteurs largement devant les joueurs Jeux Vidéo et de MMO RPG.

De plus je ne suis pas certains que le poker soit tant une causede désocialisation qu'un refuge .

Je pense que pas mal de joueurs qui passent leur vie à grinder devant leur pc sans voir personne sont des gens qui fuit le reste de la société pour des raisons divers et variés, le poker n'est que le havre de paix qui leur permet d'être tranquille, la soupape qui leur évite de péter les plombs.

Je pense même que dans pas mal de cas, l'addiction va avoir un effet resociabilisant. Le joueur qui va poster des mains sur les forums, et par là "réapprendre" à communiquer à débattre, à s'engueuler, à s'affirmer avec d'autres gens pour enfin les rencontrer en vrai.

Pour ce qui est de la malnutrition que dire.... Je ne sais pas si vous entendez par là le fait de ne plus se nourrir tellement la passion devient dévorante (là ça devient grave tout de même :t-es-fou-toi: ) ou de bouffer de la junk food à la va vite pendant des mois à en devenir obèse et malade. Dans la 1ère hypothèse je le répète c'est vraiment très très grave ne pas se rendre compte que l'on crève de faim et qu'il faut ouvrir le frigo pour manger un truc est à mon avis une pathologie en soit même qui me semble indépendante d'une adiction à quoi que ce soit. Dans la seconde hypothèse, ben ça parait peut-être intolérant de ma part mais bon il faut se reprendre en main alimentation plus saine, sport... Dans ce cas c'est encore une fois plus un mal de notre société moderne qu'une réel conséquence de l’addiction.

Enfin voilà, pour synthétiser tout cela, j'aurais pour ma part tendance à penser que le poker que vous considérez comme une potentiel cause de problème, n'est finalement qu'un refuge pour fuir les dits problèmes, ce qui ne veut pas dire que ces problèmes n'existent pas ou que le poker va les résoudre bien entendu.

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pfouuuuu une tête je vois que des études certes intéressantes mais qui n'ont aucune valeur dans le monde du travail.

Criminologie je l'ai fait pour ma culture perso en même temps que HEC. Intéressant mais useless.

Apres la psycho, socio....... faut bien occupé les jeunes avant qu'ils pointent au chomdu avec de tels diplomes.

Y'a ciné aussi super utile ou archéologie......

Bref now une these qui ira s'entasser sur l'armoire de la chambre sitot écrite.

Je pense surtout que cette fuite dans les études est plutot un moyen de repousser la réalité du travail.

Et une super diplomé qui sera caissière ou secrétaire ou pire experte près des tribunaux à mendier des fonds publics et envoyer des innocents en prison car on t'a menti dès le début sur ta filière et tu n'as pas été assez smart/ou voulu pour t'en apercevoir

Allez sans rancune, mais comme dit mon père : "si jamais dans la vie tu ne tapes dans le bois dur, jamais tu n'abattras l'arbre"

Et avec la socio/psyco c'est tout juste si on griffe l'écorce

Jolie liste de lieux communs, de préjugés et de jugement hâtifs. Ouais bien sûr, si t'as pas fait HEC, tu pourras pas survivre dans notre société. Allez, travaille plus pour gagner plus....

(P.S : je suis prof, j'ai fait des études de socio, je continue de m'abîmer les ongles sur les écorces des grands arbres mais je dois être maso)

Edited by kraW44

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Jolie liste de lieux communs, de préjugés et de jugement hâtifs. Ouais bien sûr, si t'as pas fait HEC, tu pourras pas survivre dans notre société. Allez, travaille plus pour gagner plus....

(P.S : je suis prof, j'ai fait des études de socio, je continue de m'abîmer les ongles sur les écorces des grands arbres mais je dois être maso)

socio & psycho sont malheureusement des études où le salaire moyen après 5 ans de vie active est plus important pour ceux qui sont diplomés d'un bac+2 que d'un bac+5 (faut croire qu'on est plus près à remettre en cause son diplome a bac+2 qu'à bac+5).

sinon, 100% d'accord avec ceux qui disent que l'addiction est plus dangereuse au niveau du temps que du pognon.

si je passais un tiers de mon temps poker sur la guitare, je serai un guitar hero. pourtant, je préfére grinder. et j'ai honte...honte...honteeeeuxxxx de mon comportement. enfin bon.

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socio & psycho sont malheureusement des études où le salaire moyen après 5 ans de vie active est plus important pour ceux qui sont diplomés d'un bac+2 que d'un bac+5 (faut croire qu'on est plus près à remettre en cause son diplome a bac+2 qu'à bac+5).

On fait partie de la deuxième génération sous la domination du chômage de masse, ça a pourri l'esprit de l'université. L'idée que les études soient forcément professionnalisantes va pas de soi.

sinon, 100% d'accord avec ceux qui disent que l'addiction est plus dangereuse au niveau du temps que du pognon.

si je passais un tiers de mon temps poker sur la guitare, je serai un guitar hero. pourtant, je préfére grinder. et j'ai honte...honte...honteeeeuxxxx de mon comportement. enfin bon.

J'ai envie de dire la même chose sur le temps passé et l'isolement social mais en même temps en abordant le sujet il faut aussi penser aux joueurs les plus perdants, et là ça peut aller très loin pour disons les 10 ou 15 % du bas d'une limite.

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mardi 16 avril 2019 à 9:54
Télex

Du 15 au 23 juin, le Casino de Marrakech accueillera le WSOP International Circuit Morocco Summer Edition. PMU Poker et partypoker vous offrent l'opportunité de participer au Main Event de ce festival. Du 5 mai au 9 juin, quatre packages d'une valeur de 2 000 € seront garantis chaque semaine sur les deux rooms. Chacun de ces packs inclura le buy-in de 1 360 € ainsi qu'une enveloppe de 640 € destinée à couvrir les frais de voyage.

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