jeudi 25 octobre 2018 à 14:24

Le mois d'octobre n'est pas celui que privilégient les amateurs de poker pour séjourner à Las Vegas. Mais si d'aventure vous prévoyez une escapade dans le Nevada à la période d'Halloween, n'hésitez pas à expérimenter la Trilogy of Terror des Freakling Bros. Cette attraction éphémère, située au Grand Canyon Shopping Center, vaut particulièrement le détour si vous voyagez entre amis.

Gates of Hell
Non, ce n'est pas Rick Harrison (crédit photo : Stephen Krstulich)

Comme toutes les grandes villes américaines, Las Vegas célèbre chaque année Halloween avec une kyrielle de parades, de concours de costumes et d'animations diverses et variées. Le Fright Dome du Circus Circus, entre autres, a longtemps fait figure de point de passage obligé pour les amateurs de sensations fortes. Mais pour la première fois depuis quinze ans, l'établissement a décidé de laisser ses citrouilles et ses attractions horrifiques au placard.

 

Qu'importe, à dire vrai. Car les initiés préfèrent de longue date au Fright Dome une autre adresse, plus retirée du centre névralgique de la ville : le 4245 S. Grand Canyon Drive. C'est là qu'officient depuis 26 ans les vrais seigneurs de la pétoche de Sin City. Leur nom : Freakling Bros. Leur concept : une trilogie de la terreur sous la forme d'antres nommées Castle Vampyre, Coven of 13 et Gates of Hell.

 

Durant la majeure partie du mois d'octobre, les deux premières de ces trois maisons hantées en carton-pâte sont chacune accessibles pour la somme de 15 $. L'entrée de la troisième, qui est aussi la seule à être estampillée Rated R, requiert deux billets supplémentaires. Les clients les plus téméraires ont cependant la possibilité de s'ouvrir les portes des trois hangars pour un montant global de 39 $. Spoiler alert : l'expérience les vaut amplement, a fortiori si vous êtes accompagné d'un petit groupe d'amis.

Religieuse

Dès la file d'attente, quelques-uns des 45 comédiens triés sur le volet (ils sont trois fois plus nombreux à se présenter au casting de septembre) promènent leurs costumes de sorcières, de vampires et de démons. Et s'ils prennent leurs rôles très au sérieux, l'ambiance reste bon enfant. Les sorties mouvementées des clients précédents rythment même l'attente de quelques fous rires. À intervalles réguliers, un nouveau groupe se précipite ainsi à l'extérieur en poussant des hurlements. La mécanique est si bien huilée qu'on en vient à se demander, un brin anxieux, ce qui peut bien se passer à l'intérieur.

 

Une fois entré dans Castle Vampyre ou Coven of 13, l'angoisse est immédiatement au rendez-vous. Chaque hangar abrite un dédale de salles auxquelles il est impossible d'échapper pour gagner la sortie. Certaines rendent hommage à des scènes de films d'horreur célébres, d'autres s'appuient sur des idées créatives (comme la disparition soudaine d'un membre du groupe) ou diverses astuces destinées à rythmer l'aventure et s'assurer que chaque pièce soit vidée de ses visiteurs précédents avant votre arrivée.

 

Incontestablement, les décors sont soignés et la mécanique horrifique de chaque pièce très bien pensée. "Jump scare", claustrophobie, visions répugnantes : il y en a pour tous les goûts, et les quelques photos disponibles sur la Toile ne rendent clairement pas grâce aux lieux. Un constat qui se vérifie d'autant plus que le talent des acteurs constitue la pierre angulaire de l'expérience.

 

Au fil de votre progression et des salles franchies, l'appréhension ira crescendo avant de pousser une nouvelle porte. Guettant le moindre mouvement, le moindre bruit, vous aurez souvent toutes les peines du monde à distinguer les acteurs des éléments de décor. Comme par exemple dans cette église peuplée d'une dizaine d'âmes, et dont il est impossible de deviner avant d'avoir fait quelques pas s'il s'agit d'épouvantails ou de futurs agresseurs.

Église

Chacune des trois visites s'étend sur une quinzaine de minutes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce laps de temps est amplement suffisant pour découvrir la vraie nature de vos compagnons d'infortune. Dès les premières minutes, ce sont eux, vos amis, qui se révèlent être les plus dangereux de l'aventure. D'abord parce qu'aucun d'entre eux (même le plus grand) n'acceptera d'ouvrir la voie sans en venir aux mains ; ensuite parce que certains n'hésiteront pas à utiliser leur compagne comme bouclier humain, voire à la projeter violemment contre un mur dans un mouvement de panique.

 

Et que dire de Gates of Hell ? Gardée pour la fin, la plus réputée et redoutée des trois visites fera plus que remplir sa mission : elle vous donnera même l'illusion que la traversée des deux précédentes maisons n'était, après tout, qu'un jeu d'enfants. Ici, mieux vaut laisser votre amour-propre et votre dignité à l'entrée. Votre hôte ne vous en demande pas tant, mais il exige tout de même la signature d'une décharge ouvrant pêle-mêle la porte à des contacts physiques, des insultes gratinées et même des chocs électriques.

 

Dès l'ouverture de la porte, un colosse aussi grassouillet que dénudé vous saisit et vous isole de vos camarades dans une cabine manifestement trop étroite pour lui. La minute qui suit est propice à un beau moment d'introspection durant lequel vous n'avez qu'un mot en tête : purgatoire. Si d'aventure vous le prononcez, le cauchemar s'arrête et vous êtes remis à l'air libre. Selon les statistiques communiquées par le maître des lieux, 10 % des clients se résoudraient à le chuchoter honteusement dès les premiers instants.

Démembré
Chapeau à la maquilleuse

Si vous ne faites pas partie de ces mauviettes, alors vous voilà promis à une succession d'expériences sans commune mesure avec les précédentes. Dans Gates of Hell, les cris ne sont plus espacés de fous rires ou de moqueries à l'égard de vos camarades. Il vous arrivera même de réfréner un sourire pour ne pas susciter l'ire du détraqué qui vous tient en joue. À défaut, le calvaire prendra une autre dimension : celle d'un jeu un brin malsain destiné à vous broyer psychologiquement et à vous priver d'une sortie par la grande porte.

 

Mention spéciale à cette pièce exiguë dans laquelle vous attend un cadavre encore fumant et un shérif de toute évidence instable. À la fin de son monologue, celui-ci se saisit soudainement de son fusil pour se faire exploser la cervelle dans une scène époustouflante de réalisme... avant que sa victime zombifiée ne se réveille au son de vos cris pour vous prendre en chasse. La poursuite enfin terminée, la salle suivante présente un caractère réconfortant puisqu'une infirmière vous y accueille chaleureusement en vous invitant à reprendre votre souffle... avant de laisser poindre un sourire sadique qui n'augure rien de bon. La suite ? Des menottes et un interminable châtiment de décharges électriques.

 

À cet instant, seuls les cris de douleur de vos compagnons illumineront votre supplice et vous convaincront de ne pas y mettre un terme en prononçant le fameux "purgatoire". Et quand enfin, poursuivi par le monstre le plus effrayant de la soirée, vous parviendrez à regagner la sortie sain et sauf en hurlant votre soulagement, c'est par les rires moqueurs des inconscients de la file d'attente que vous serez accueillis. L'heure sera alors venue d'examiner vos blessures de guerre : quelques ecchymoses, des petites brûlures persistantes, et même sur vos vêtements les traces d'un sang qui — si tout va bien — ne sera pas le vôtre.

Exécution à deux
L'exécution collective, un autre moment fort
Autre fusillade
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Las Vegas autrement : Halloween avec les Freakling Bros
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Non, ce n'est pas Rick Harrison (crédit photo : Stephen Krstulich)

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