mardi 24 mars 2020 à 10:39
EXCLU

Présent sur le circuit depuis près de quinze ans, Kenny Hallaert a vécu son rêve en 2016 en ralliant la table finale du Main Event des World Series Of Poker. Le directeur de tournoi revient auprès de Gaëlle sur ce moment fort, mais aussi sur les grandes étapes de son parcours et les raisons de sa longévité.

Kenny Hallaert
(crédit : CardPlayer)

Salut Kenny et merci d'avoir accepté cette proposition d'interview. Tu as un parcours plutôt inhabituel : tu travaillais comme électricien et tu as mis du temps avant de te lancer vraiment dans le poker. Comment es-tu devenu pro ?

Oui, je suis allé à l'école jusqu'à mes 18 ans et puis j'ai fait des études pour devenir électricien. La vie étudiante n'a jamais été trop mon truc à vrai dire. Je ne passais pas beaucoup de temps en cours. J'ai commencé à travailler en 2000 et c'est en 2004 que j'ai découvert le poker devant une publicité. J'ai décidé d'essayer et ça m'a amusé. Je suis vite passé en Pot Limit Omaha car il y avait plus d'action. J'ai fini à la seconde place d'un gros freeroll et j'ai décidé d'aller sur des forums. C'est là que j'ai découvert qu'en fait il y avait une vraie stratégie au poker ! J'étais un joueur perdant et je jouais 20 à 40 € par semaine. A l'époque il n'y avait pas de vidéos ou de solver. Si vous vouliez apprendre, il fallait aller sur les forums ou acheter des livres. J'ai lu Theory of Poker, Winning Low Limit Hold'em Poker, Super System et d'autres. J'ai voulu vraiment étudier le jeu quelques mois, sans jouer.

Ensuite j'ai commencé le cash game online en mars 2005. Je le sais parce que c'est sur mon fichier Excel. Je me suis dit que je déposais une dernière fois de l'argent, avec l'intention de réellement démarrer une carrière dans le jeu. Je jouais un maximum de quatre tables. J'ai commencé en NL25 et NL50. Je jouais beaucoup sur Everest Poker. Il y avait beaucoup de Français et à cet époque, ce field avait encore de la value. J'ai rapidement grimpé de niveau parce que l'argent que je gagnais je le réinvestissais totalement dans le poker. J'avais un bon job qui payait les factures, et aussi un job secondaire.

En 2005 j'ai dû rester plusieurs fois chez moi à cause d'un accident sur un terrain de foot. Cet épisode a été une opportunité de me concentrer encore plus sur mon jeu. J'ai énormément appris durant cette période. J'ai gagné pas mal et j'ai quitté mon second travail. Je me suis mis aux tournois en 2007 seulement. J'ai aussi gagné un package de 15 000 $ en 2008 pour le Main Event des WSOP. C'était sur un tournoi live à 1 000 € avec un heads up contre Pierre Neuville. C'était ma première expérience aux WSOP, festival auquel je rêvais de participer. Je n'ai pas obtenu de résultat mais j'ai adoré. Je participais aux mêmes tournois que mes héros de l'époque : Doyle Brunson, Phil Hellmuth, Erik Seidel, Chris Ferguson...

 

Quand ta carrière a-t-elle réellement démarré ?

Je dois dire que ça a pris du temps. Je jouais souvent au Holland Casino. Je connaissais beaucoup de joueurs néerlandais et grâce à ça, le casino de Namur m'a offert une place pour y promouvoir le poker et attirer des joueurs ne parlant pas français. C'était complétement nouveau pour moi, et ça m'offrait aussi beaucoup de temps pour jouer. J'étais libre de voyager et d'aller sur des tournois. J'essayais aussi d'organiser plus de tournois en Belgique car on en n'avait quasiment pas. Cette période a été un super challenge. Elle combinait deux choses que j'adore : organiser et jouer.

Au fur et à mesure je me suis mis à travailler comme directeur de tournoi. Il fallait un peu tout faire. Je jouais beaucoup plus aussi et mes résultats s'amélioraient. Je me suis à jouer beaucoup de tournois et moins de cash car j'adore la compétition et je trouve ça plus marrant. J'ai gagné le Sunday Warm Up en 2008 pour 108 000 $ et ça a boosté ma carrière. Depuis 2008, j'ai participé à tous les WSOP et j'ai décroché mon premier cash à Las Vegas en 2010. C'était un grand moment ! Ensuite mon premier cash sur le Main Event est arrivé en 2012 lors de ma cinquième tentative. L'objectif suivant c'était une table finale et c'est arrivé en 2015 sur le Colossus avec une 5e place. Un véritable accomplissement pour moi.

Je dois dire que 2013 et 2014 n'ont pas été des années géniales car j'ai rencontré des soucis avec les impôts belges. J'ai été amené à moins joure. J'ai donc beaucoup étudié le jeu et cette table finale en 2015 m'a redonné confiance en ma carrière. Et bien sûr la table finale finale du Main Event en 2016, c'était juste incroyable. Je pense que rien ne pourra jamais surpasser ce sentiment. Même gagner un bracelet. Je pense que ça restera toujours ma plus grande fierté de joueur.

 

Tu es toujours hyper précis dans les dates. Tu enregistres tout sur des fichier Excel ?

Oui ! Je sais que ça fait très geek mais je trace tous mes tournois et mes résultats sur fichier. J'ai pour le moment 38 150 tournois enregistrés ! Et depuis quelques années, je mets les satellites aussi. C'est un autre fichier avec 3 507 entrées. J'aime bien tout enregistrer : le live, le online, les sit'n'go, les swaps, le cash game... J'ai donc toujours une idée précise de mes profits chaque année.

 

Maintenant que les November Nine n'existent plus, dans quelle mesure penses-tu que jouer la table finale directement en juillet aurait changé quelque chose pour toi ?

Je pense que tout le monde était content avec l'ancien système, mais que sur le coup tout le monde est partant pour continuer à jouer. J'aurais dit oui aussi. Mais je pense que jouer la table finale en novembre bénéficiait principalement aux joueurs les moins expérimentés. Ce sont eux qui avaient la plus grande marge de progression.

Personnellement, j'ai bien aimé avoir ces trois mois de délai. J'ai beaucoup appris durant cette période. C'est aussi une stratégie différente. En novembre, c'est comme un nouveau tournoi qui commence. Un sit'n'go dans lequel il n'y a plus vraiment d'historique. Aujourd'hui les joueurs ont un gros historique car ils viennent de passer des jours à se jouer. C'est quelque chose qui donne des moves un peu plus fous et intéressants.

Les November Nine c'était une très bonne idée marketing pour promouvoir les WSOP. Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux et les streamings, ils ont dû s'adapter. Je pense que c'est aussi très amusant. La chose que je regretterais le plus aujourd'hui, surtout pour nous Européens, c'est que nous n'avons pas vraiment le temps de faire venir notre famille et nos amis en deux jours. En 2016 j'avais eu trois mois pour organiser le rail. C'est aussi un aspect important.

 

Comme tu l'as dit, tu as longtemps travaillé dans l'industrie du poker. Pierre Neuville a même affirmé que tu étais le meilleur directeur de tournoi belge. Qu'est-ce que cette expérience de l'autre côté t'a apporté en tant que joueur ?

Pour être franc, organiser des tournois ne m'a pas apporté grand chose dans ma carrière de joueur. Cependant, l'inverse m'a permis d'être meilleur dans l'organisation d'événements. J'avais une très bonne idée de ce que les joueurs voulaient. Quand vous travaillez dans l'industrie, vous avez évidemment des conversations avec les joueurs, mais la plupart du temps vous n'avez que des retours de joueurs en colère. Ce n'est pas vraiment constructif.

En revanche, quand vous êtes assis à la table de poker toute la journée et que vous écoutez ce que les gens disent, cela vous aide à comprendre beaucoup plus de choses sur le calendrier, les paiements, les inscriptions.... Cela vous donne aussi une bonne idée de la façon dont les joueurs se sentent à la table, de la façon dont ils prennent leurs décisions. Sans cette expérience, je pense qu'il est beaucoup plus difficile de comprendre complètement ce qui se passe à une table.

 

Dans une interview en 2016, tu avais déclaré que le poker était toujours un hobby pour toi, et que ton activité principale était toujours l'organisation de tournois. Il semble qu'il t'as fallu beaucoup de temps pour devenir complètement pro. Quel a été le facteur déterminant ?

Comme je l'ai dit, j'ai toujours été très prudent avec ma bankroll. J'avais un travail qui payait les factures et je n'avais pas à m'inquiéter de perdre mon argent au poker. Je me sentais vraiment en sécurité et je n'avais pas de stress à propos de l'argent. Je ne voulais donc pas vraiment arrêter de travailler pour cette raison. C'était pour m'enlever toute pression, et aussi parce que j'aimais avoir une autre activité que le jeu. Avoir quelque chose à côté est vraiment bien pour éviter le burnout. En plus, pour moi c'était aussi dans le milieu du poker. C'était la combinaison parfaite. J'ai donc essayé de la garder aussi longtemps que possible.

Après quelques années, je me suis mis à gagner beaucoup plus d'argent au poker qu'avec mon travail. Néanmoins je séparais encore l'argent de mon travail (qui payait les factures) et l'argent du poker. Cela m'a permis de faire plus de folies, des vacances supplémentaires, des restaurants chics...

En 2016, j'investissais beaucoup de temps dans le poker mais j'aimais bien continuer à travailler comme directeur de tournoi. J'ai toujours essayé de regarder vers l'avenir, au cas où je voudrais arrêter le poker,. Il est toujours plus facile de trouver un autre emploi si votre CV ne comporte pas dix ans d'inactivité. On ne sait jamais ce que l'avenir peut nous apporter et je pense qu'en général, c'était aussi un atout. Techniquement, je ne serai jamais le meilleur du monde. En revanche j'ai d'autres atouts, comme une plus grande patience et une meilleure gestion de mes finances. C'est aussi ce qui explique pourquoi je suis toujours là après quinze ans. J'ai vu beaucoup de joueurs aller et venir, dont certains qui étaient bien meilleurs que moi techniquement, mais qui ne pouvaient pas gérer le stress, l'argent, et qui manquaient de tant d'autres choses qu'il faut pour devenir un joueur à succès.

 

Tu occupes la troisième position sur la All Time Money List belge avec 4,3 millions de dollars de gains. Est-ce quelque chose qui compte pour toi ?

Pas vraiment. Quand j'ai pris ce poste au casino de Namur, je pensais y travailler pendant quatre ou cinq ans, vivre une nouvelle expérience, jouer au poker, m'amuser en voyageant, et puis retourner travailler comme électricien. Nous sommes douze ans plus tard et je suis toujours là ! Pour moi, c'est donc un privilège extrême d'occuper cette place. Je n'aurais jamais pensé pouvoir arriver ici. Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, mais c'est bien d'être en troisième position. Je pourrais atteindre la deuxième place, il y a peu d'écart avec Neuville, mais la première place avec Davidi Kitai me semble si lointaine...

Néanmoins cette liste n'a pas une si grande importance en soi, notamment à cause de tous les high rollers et des stakings. Cela ne veut pas dire grand chose. Il y a probablement des joueurs perdants parmi les 100 premiers joueurs du classement. Ce n'est pas représentatif. Grâce à mes fichiers Excel, parce que oui je suis un geek, je sais exactement chaque année combien d'argent j'ai réellement gagné après tous les swaps et les dépenses. C'est le plus important.

 

Quel est le souvenir le plus important qui a joué dans ton évolution ?

Mon premier EPT a eu lieu en 2008. Je m'étais qualifié pour l'EPT Monte Carlo dont le buy-in était alors de 10 000 $. Daniel Negreanu était assis à ma table le deuxième jour. Je n'étais pas très content, mais c'était aussi un rêve qui prenait vie. Je l'ai éliminé et c'était incroyable ! Le mini-cash à l'époque était de 20 000 €, ce qui représentait beaucoup d'argent pour un qualifié en ligne comme moi. J'ai finalement sauté à la bulle et c'était dur. J'ai dû attendre 2010, sur le même event, pour connaître mon premier cash d'un Main Event EPT. Il restait 37 joueurs, j'ai fait tapis dans un pot de cinq fois la moyenne contre le chipleader, avec les as contre les rois... et il a touché son roi. C'était assez brutal parce que le manque à gagner représentait énormément d'argent. Presque une maison ! Mais après un certain temps, cela vous aide à mettre les choses en perspective et à accepter beaucoup mieux les autres mauvais coups. J'ai tellement appris de cette seule main en fait. Elle m'a donné beaucoup de force mentale. C'était plus facile de passer à autre chose après ça. Mais sur le moment c'était vraiment difficile !

 

Tu as dit lors d'une interview, et Pierre Neuville a dit la même chose, qu'avoir des résultats à Vegas prend du temps. Il faut adapter son jeu aux joueurs américains avant de gagner de l'argent. Pourquoi ?

A l'époque, oui. Il fallait s'adapter, surtout à Las Vegas, si on avait l'habitude de jouer uniquement sur le circuit européen. Aujourd'hui, comme je voyage beaucoup sur le circuit, il me suffit de quelques mains pour m'adapter à une table à Las Vegas.

Après le Black Friday, les gens ne s'amélioraient plus vraiment aux États-Unis alors qu'en Europe, on jouait encore beaucoup. Le niveau de jeu américain a donc un peu baissé, mais aujourd'hui je dirais qu'ils ont rattrapé leur retard. Les meilleurs joueurs américains sont vraiment très bons. Je dirais qu'il y a sept ans, il y avait un fossé entre Européens et Américains. Dans certains petits casinos américains, le style de jeu d'ailleurs est encore différent de celui en Europe.

"Au bout d'un moment, vous devenez votre propre solver."

Kenny Hallaert Poker Central
(crédit : Poker Central)

Quels sont les joueurs qui t'ont le plus aidé durant ta carrière ?

Steven van Zadelhoff. Je suis proche de lui depuis douze ou treize ans. On a grandi ensemble en tant que joueurs de poker. On a traversé ensemble différentes étapes de notre carrière. Et Fedor Holz aussi ! Il m'a beaucoup aidé en 2016. Ces dernières années, il a eu une grande influence sur mon jeu. Et je pense que j'ai aussi beaucoup appris, en prenant des trucs à gauche et à droite. Vous vous adaptez tout au long de votre carrière, et vous apprenez à construire différentes solutions, ce qui marche pour vous ou non. Vous devenez votre propre solver en fait.

 

Penses-tu que ton expérience d'électricien et de manager t'a donné une vision différente de l'argent que tu gagnes ?

Quand je travaillais comme électricien, je gagnais environ 30 000 € par an. Je travaillais 40 heures par semaine voire plus. Je sais donc combien il me fallait travailler pour gagner 100 €. Cela m'a clairement donné une très bonne idée de ce que les gens qui travaillent normalement doivent faire pour gagner leur vie. Je suis heureux d'avoir vécu cette expérience. C'est elle qui fait que j'ai toujours été très prudent avec l'argent, par rapport à certains joueurs qui commencent à jouer juste après la fac et qui ne savent pas comment le monde réel fonctionne. C'est pour cette raison aussi je pense que beaucoup ne tiennent que quelques années.

 

Comment as-tu travaillé sur ton jeu ? Et comment travailles-tu aujourd'hui ?

Il y a quinze ans je devais étudier avec des livres, mais aujourd'hui on a tellement d'outils à disposition : des vidéos, des chats etc. Je regarde beaucoup de vidéos, je travaille avec des solvers, je discute avec mes amis... Il faut constamment travailler son jeu. Quand ton niveau stagne, tu finis par être à la traîne.

 

Et en dehors du jeu et de la technique, quelles sont les principales choses que tu as dû travailler ces dernières années ?

Me motiver à étudier. J'ai toujours été un peu paresseux ! Trouver la motivation pour commencer à étudier a toujours été la partie la plus difficile. Une fois que j'ai commencé, c'est bien, mais le processus de démarrage est difficile quand on peut juste s'allonger sur le canapé et regarder des émissions.

 

Tu joues toujours beaucoup de tournois à 500 ou 1 000 €, mais aussi beaucoup de 10 000 €. Tu as aussi joué un 25 000 $ en Australie et un 100 000 $ lors des WSOP. Comment rester concentré lors de chaque tournoi quand les écarts sont aussi importants ?

J'ai vraiment une grande passion pour le jeu. C'est la clé. Quand j'attaque un tournoi, le buy-in n'a plus d'importance. Je veux juste gagner. Je suis toujours très compétitif et je veux être celui qui a tous les jetons à la fin ! Et évidemment, si je joue un Super High Roller, je n'ai pas 100 % de mon action. Le montant du buy-in est donc tout à fait relatif. Lorsque j'ai été éliminé du Main Event EPT en 2012, je me souviens par exemple que je suis retourné dans ma chambre et que j'ai fini deuxième d'un tournoi en ligne à 1 $ avec 8 000 participants. Je peux passer de l'un à l'autre et me reconcentrer très vite. C'est aussi la raison pour laquelle je suis toujours là après quinze ans d'activité. Certains joueurs ne peuvent pas faire ça.

 

Il y a toujours une grande communauté belge sur les WSOP. Vous semblez très proches les uns des autres. Comment décrirais-tu ce groupe de joueurs belges ? C'est quoi la "Belgium touch" ?

Oh non, nous ne sommes pas si nombreux ! Mais nous sommes assez proches, c'est vrai. Nous partageons tous le même but et la même passion. Et puis on vient d'un tout petit pays ! Mais en dépit d'un fait qu'il s'agit d'un petit pays, nous avons d'assez bons résultats. Six bracelets, mine de rien ! Alors d'accord c'est seulement grâce à deux joueurs, Davidi Kitai et Michael Gathy, mais quand même !

Nous sommes toujours amicaux les uns envers les autres. Parfois on aime se charrier avec les classements GPI ou des choses comme ça. Je dirais que nous sommes de bons joueurs de live. Parfois on a une façon de jouer assez "street style". Quand vous regardez certains coups de Bart Lybaert ou de Davidi Kitai, vous vous rendez compte qu'ils sont vraiment bons pour exploiter les faiblesses adverses même si techniquement cela n'a pas vraiment de sens. Je dirais donc qu'en général, on a une grande capacité d'adaptation. C'est quelque chose que nous avons en commun.

 

Dernière question un peu plus légère car je sais que tu es un grand fan du FC Bruges. Maintenant que tu vis à Londres, comment gères-tu ta passion pour cette équipe ?

Heureusement qu'il y a des streamings ! Et puis c'est à deux heures de trajet de chez moi, donc j'essaie d'y aller quand je peux. Cette saison, je suis allé les voir à Manchester, Madrid, Istanbul et évidemment Bruges plusieurs fois. Ce n'est pas autant qu'avant puisque je pouvais assister à 30 matchs sur les 34 de la saison. Le poker a aussi changé ma vie de ce point de vue. Pendant des années, j'ai arrêté de jouer au football. Je ne pouvais pas aller voir les matchs, je sortais moins. Ce n'est plus vraiment possible de voir vos amis quand ils sont libres, c'est-à-dire le week-end et le dimanche pour eux. Vous vivez en décalé. Quand vous êtes libre, ils ne le sont pas.

Le poker peut avoir un impact important sur votre vie. Je vieillis et je sais qu'il y aura un moment où je me pencherai avec du recul sur ma carrière, qui est certes une période de succès de ma vie mais qui a aussi eu un grand impact sur ma vie sociale. Tout ça prend beaucoup sur votre vie personnelle. Les relations ne sont plus aussi fortes qu'avant parce que vous avez moins de temps à y consacrer. Certains amis me soutiennent vraiment et sont heureux pour moi, mais d'autres peuvent aussi devenir un peu jaloux de cette nouvelle vie. Ils pensent que vous ne faites rien de vos journées et que vous gagnez quand même de l'argent. Il faut faire avec. Vous devez investir tellement de temps dans le poker. C'est un travail à plein temps. Même plus encore qu'à plein temps ! Mais si vous voulez réussir dans la vie, dans n'importe quel domaine, il faut toujours beaucoup d'engagement et de sacrifices.

Les news à la Une
mercredi 1 avril 2020 à 8:22
Télex

C'est une trilogie mémorable qui attend les fans de la saga de Winamax. Un premier épisode de 60 minutes décryptera le processus de réflexion du champion portugais, tandis que le second donnera la parole au génie belge. Le troisième sortira lui des sentiers battus en emmenant le spectateur en immersion dans la tête de Stéphane Matheu, seul homme parvenu à assister à l'ensemble de ce coup pourtant conclu avant le flop.

mardi 31 mars 2020 à 11:59
Télex

L'émission de débat de Loïc Xans se penche cette semaine sur les récentes difficultés rencontrées par les salles de poker en ligne pour absorber les grosses affluences. Côté casting, Alexis Laipsker rempile en compagnie de Florence Mazet, batmax et Bacchus. Avec en renfort David Boivert, l'un des deux patrons du Florida Poker Tour.

lundi 30 mars 2020 à 9:20
Télex

La dernière session du challenge a une fois de plus souri à Phil Galfond, dont le retard sur VeniVidi ne s'élève désormais plus qu'à 154 000 €. Alors qu'il ne reste que 5 637 mains à disputer sur les 25 000 prévues, le principal intéressé s'efforce de tempérer l'enthousiasme de ses fans : "Maintenant tout le monde s'attend à ce que je gagne, mais je tiens à vous rappeler que nous ne vivons pas dans un film. Je ferai de mon mieux".

lundi 30 mars 2020 à 8:56
WPTDeepstacks Online Series : partypoker et PMU dégainent du lourd

Entre les Poker Masters Online, les WPT Online Series ou encore l'Irish Open Online, peut-être étiez-vous frustré de voir partypoker chouchouter ses joueurs internationaux. Rassurez-vous : votre tour est venu de profiter des initiatives sympas de la room. Également accessibles sur PMU Poker, les WPTDeepStacks Online Series EU garantiront trois millions d'euros du 5 au 20 avril.

lundi 30 mars 2020 à 8:24
Covid-19, les bonnes nouvelles existent aussi

Nous sommes bien d'accord, oui, la situation est grave, la progression de l'épidémie est alarmante, et le risque de saturation de notre système de soin préoccupant. Néanmoins, au-delà de la tristesse et de l'angoisse, certaines des conséquences qui commencent à apparaitre permettent de redonner un peu d'espoir et de sourire. Voici plusieurs bonnes nouvelles pour aborder la crise du covid-19 sous un autre angle et retrouver des raisons de sourire s'il en fallait !

vendredi 27 mars 2020 à 17:19
Télex

Winamax s'associe à l'alliance #TousUnisContreLeVirus et lance un tournoi caritatif qui se déroulera chaque jour à 20h45. La moitié de son buy-in de 10 € sera reversée au profit des soignants, des chercheurs et des personnes les plus vulnérables. Quant à l'autre moitié, elle constituera le prize pool et ne sera assujettie à aucun prélèvement. Une initiative parfaitement complémentaire de la collecte organisée par salette.

vendredi 27 mars 2020 à 9:47
Télex

Le durrrr challenge s'était terminé en eau de boudin, le Galfond Challenge démarre lui tambour battant avec un premier duel épique. Après une nouvelle session déficitaire de 85 000 € hier soir, VeniVidi n'a plus que 233 000 € d'avance. Les 6 807 mains restantes s'annoncent passionnantes, avec pour enjeu un chèque additionnel de 100 000 ou 200 000 € selon le vainqueur.

Tournois gratuits et prix ajoutés

Le Club Poker organise des freerolls avec bonus et des tournois spéciaux avec ajouts de prix.
Pour en bénéficier gratuitement, inscrivez-vous sur nos sites de poker partenaires :