lundi 7 octobre 2019 à 14:02
EXCLU

Une semaine après son plus gros résultat en ligne (un 9e titre WCOOP assorti d'un gain de 385 000 $), João Vieira a accepté de répondre aux questions de cosmictrip en marge du Winamax Poker Open de Dublin. De ses jeunes années sur l'île de Madère à son premier bracelet WSOP, le champion se livre sur son parcours de terreur du online et ses ambitions de joueur de live. Un diamant qui n'a pas fini de briller, aux tables comme en dehors.

Joao Vieira CP
(crédit : Card Player)

 

Fausto : Bonjour João. Tu sors d'une belle semaine de grind online. Comment te sens-tu en ce moment ?

João Vieira : Très bien ! Je sors de cette semaine un peu fatigué, mais Dublin est un bon endroit pour se reposer. J'ai pu marcher à côté des parcours de golf, dans la nature. À la fin du week end je serai parfaitement ressourcé.

 

La semaine a été fatigante mais productive puisque tu as décroché ton plus gros gain en ligne (384 947 $) ainsi que ton 9e titre WCOOP. Comment te sens-tu après cette victoire ?

Je suis très heureux de cette performance. C'est mon plus gros gain, en particulier sur du PLO. J'ai beaucoup travaillé les variantes ces derniers temps. J'ai joué tous les mixed games, tous les PLO... Cela montre que je ne suis pas juste un joueur de Hold'em. Je suis un joueur de poker. Si quelqu'un veut jouer avec moi, dans n'importe quelle variante, je réponds présent et je deviens meilleur chaque jour.

 

C'est quelque chose de nouveau ?

Ça fait longtemps que je joue des mixed games. Sur les neuf titres que tu as mentionnés, il y a du H.O.R.S.E., du Omaha, du Deuce to Seven, du Hi-Low... Je n'en ai que trois en Hold'em. Mais le PLO a été l'un de mes grands champs de bataille. C'est un des jeux que je connais le mieux, et que j'ai le plus travaillé, mais aussi où la concurrence est la plus rude.

 

Surtout sur un 10 000 $ qui rassemble la crème des spécialistes...

C'est une satisfaction de battre ce genre de field. Surtout que sur les deux dernières tables, j'ai affronté de nombreux joueurs qui étaient meilleurs que moi. Clairement. J'ai affronté "Ben86" en heads up. Il y avait aussi Trueteller à ma table en demi-finale. C'est peut-être bien le meilleur des meilleurs sur les variantes autres que le Hold'em. C'était bien de me frotter à des joueurs aussi forts.

 

Avant d'en arriver à ce genre de performance, nous allons revenir là ou tout a démarré : à Funchal sur l'île de Madère. Elle ressemblait à quoi ton enfance là-bas ?

Madère est un endroit fantastique. Très beau, très calme, avec des activités liées à la nature et à la mer. Les gens sont très chaleureux. Ils se parlent, ils rigolent... Ils sont très bosseurs et plein d'humilité.

Bien sûr, nous avons aussi quelques difficultés et des besoins. L'endroit d'où je viens est un peu plus rude. Nous avons eu des problèmes par le passé. De pauvreté, de drogues, d'emploi... Ce n'est pas le genre d'endroit où la vie est facile, mais les gens eux sont faciles à vivre. Ils mènent une vie dure mais heureuse. C'est ce que j'ai appris là bas. Travaille, reste humble et sois heureux.

J'ai vu des choses très compliquées. Sans doute plus que je n'aurais dû en voir. Mais ma maison était un petit paradis, un endroit sûr. Mes parents travaillaient dur et je n'ai jamais manqué de rien. Mais j'ai vu des gens qui n'avaient pas cette chance. Ça change ta perception pour le reste de ta vie.

"Je suis très fier que les gens m'appellent Naza sur les streams ou autour des tables. Même s'ils n'ont aucune idée de l'origine de ce nom."

Joao Vieira
(crédit : WSOP)

Cette enfance a fait naître en toi des ambitions ou des envies d'échapper à ces difficultés ?

Clairement. À l'école, j'avais l'habitude d'être dans une bonne classe. La majorité de mes camarades étaient d'un autre milieu social. Je voyais leurs parents qui venaient les chercher en Porsche ou en Ferrari. Moi je rentrais dans mon quartier et je voyais des mecs avec des seringues. Ça m'a fait comprendre que quelque chose n'allait pas. La vie devrait être plus juste. Ça m'a donné beaucoup de force pour travailler. Mes parents m'ont appris la force du travail. Si tu travailles dur, tout ira bien.

 

Dans quel secteur voulais-tu travailler dur à l'époque ?

Au début, c'était le basket. C'était ma passion et je pensais que c'était ce qui me permettrait de décoller, d'avoir une meilleure vie. J'y jouais depuis mes sept ans. La salle se trouvait dans un quartier qui s'appelle Nazare. C'est pour ça que je m'appelle Naza. Les gamins m'adorent là-bas et je suis très fier que les gens m'appellent Naza sur les streams ou autour des tables... Même s'ils n'ont aucune idée de l'origine de ce nom.

Le basket n'est pas forcément très développé au Portugal. Tous les enfants jouent au football. Mais à Madère, il est un peu plus populaire qu'ailleurs car nous avons de très bonnes équipes masculine et féminine, chacune en première division. Les deux catégories ont participé à des compétitions européennes. Ce sont des familles du quartier qui gèrent le club. Elles instaurent une vraie discipline, sur le basket mais aussi sur les règles de vie. On y apprend à être des hommes et des femmes avant d'être des joueurs de basket.

 

Tu as fait tes classes dans ce club jusqu'à atteindre l'équipe première alors que tu n'avais que 15 ans...

16 ans précisément. Mon entraineur ne voulait pas que je joue avec l'équipe première avant car ça m'aurait fait louper les compétitions avec les U16. Mais j'ai fait partie des plus jeunes joueurs du pays à intégrer la ligue professionnelle.

 

À quel poste jouais-tu ?

Meneur. J'aimais bien organiser le jeu.

 

Comme Tony Parker ?

Comme Tony Parker. Un joueur exceptionnel et très inspirant. C'était l'un de ceux que j'essayais d'imiter. Ce n'était pas un grand shooter, comme moi, et il n'était pas grand pour la NBA. Je suis plutôt petit pour un joueur de basket, donc je regardais beaucoup de ses parties pour voir comment il faisait.

 

Comment s'est déroulée ta progression ?

J'ai eu une très bonne progression jusqu'à mes 18 ans. J'ai eu mon premier contrat à 17 ans et ensuite, j'ai partagé mon temps entre l'université et le basket. Mais je pense que j'ai démarré trop tôt. L'explosion ne s'est jamais produite. À vingt ans j'ai vraiment commencé à avoir du temps de jeu, mais ça n'avançait pas beaucoup. À 21 ans ça faisait six saisons que j'étais là et j'étais déjà presque fatigué du basket. Parfois je ne jouais que cinq minutes, parfois pas du tout. Je n'étais pas heureux, je ne prenais plus de plaisir. Je prenais juste ça comme un job. Parfois le matin quand je me levais, je ne voulais pas aller m'entraîner. Le salaire n'était pas suffisant non plus. Au bout d'un moment, je me suis dit qu'il fallait que je trouve autre chose.

Tu jouais déjà au poker à ce moment là ?

J'étais toujours à l'université et je jouais déjà beaucoup de sit'n'go. Je me faisais un peu d'argent, quelque chose comme 1 000 $ par mois. Ce sont mes coéquipiers du basket qui m'avaient initié au poker. Certains jouaient en ligne et je les regardais. On jouait aussi beaucoup aux cartes entre nous, mais jamais au poker. C'est en ligne que j'ai commencé. Lorsque j'ai enfin disputé mon premier tournoi live, je dominais déjà les plus grosses tables en ligne.

 

Comment as-tu fait pour devenir si bon si vite ?

J'ai rencontré quelqu'un. L'ami d'un ami. Il a regardé comment je jouais. Il était semi pro à ce moment là, et on aimait tous les deux le basket et le poker. On a commencé à sortir, à parler poker, à regarder des parties high stakes... On était tous les deux fascinés par le jeu. D'autres amis à lui se sont joints à notre groupe. On a travaillé notre jeu ensemble, on a fréquenté les mêmes sites de coaching... Je me réveillais le matin, je shootais l'après-midi et le soir, je ne faisais que regarder du poker. Et puis à un moment, j'ai eu une laryngite. J'ai dû arrêter le basket pendant trois semaines et je me suis mis au poker à fond. En trois semaines, je suis passé de sit'n'go à 15 $ à des tables à 300$. Sans même abandonner ma gestion de bankroll.

 

Normalement, les sportifs disent "J'ai eu cette blessure qui a mis fin à ma carrière". Toi, c'est cette blessure qui a démarré ta nouvelle carrière...

C'est un peu ça. J'ai eu une nouvelle blessure quelques semaines après, et là j'ai décidé d'arrêter le basket pour me consacrer pleinement au poker. Tout est allé très vite. En 2009, j'ai découvert le poker et commencé à traîner avec ce groupe d'amis. À l'été 2010 j'ai commencé vraiment à grinder et en 2011, je jouais déjà les high stakes en tant que pro.

Les gens n'étaient pas très bons à l'époque. Moi j'ai travaillé le poker avec le même professionnalisme que le basket. Je ne connaissais pas les autres joueurs de poker. Seulement ce petit groupe où chacun bossait sur son jeu quinze heures par semaine. Dans mon esprit, il fallait que je bosse encore plus. Je pensais que partout, tout le monde s'entraînait dur et faisait attention à son équilibre ou sa nutrition. Je ne me rendais pas compte qu'il y avait plein de joueurs récréatifs qui ne bossaient qu'une heure de temps en temps, voire jamais. C'était bien de ne connaître personne d'autre que les gens de ce groupe. C'est ce qui m'a permis de progresser si rapidement. À partir de là, mon ambition était de devenir pro. Je me suis donné un an et si ça ne marchait pas, il faudrait que je trouve un job. Et ça a marché.

"Les gens découvrent qui je suis, mais je ne suis pas un nouveau venu. J'ai dominé le online pendant des années. Je pense pouvoir faire pareil en live."

Joao Vieira PokerStars
(crédit : Neil Stoddart)

Tu as accompli beaucoup de choses en ligne, et puis un jour tu as décidé de te mettre au live.

C'est quelque chose que je ne connaissais pas vraiment. J'ai commencé par un tournoi à Madère, puis un 1 000 $ à Porto. Ensuite j'ai directement disputé un 10 000 $ lors de l'EPT Madrid. Il n'y a rien eu entre les deux. J'ai commencé les high stakes live sans aucune expérience en middle stakes. Je me suis dit que ça marchait pareil. J'ai juste essayé de ne donner aucun tell et de bien appliquer ma technique. Et puis avec le temps, j'ai fini par apprendre toutes les spécificités du live.

 

Tu voulais déjà partager ton temps entre le live et le online ?

Non. Ma priorité était toujours le online. À l'époque le live n'était pas vraiment développé, surtout au Portugal. Il suffit de regarder les résultats des joueurs portugais en live et en ligne. En ligne nous avons toujours eu des grinders très compétents, mais en live c'était une blague. Ça commence à changer maintenant.

 

Et aujourd'hui, tes ambitions sont complètement dirigées vers le live ?

J'ai gagné tout ce que je pouvais gagner en ligne. J'ai été joueur de l'année plusieurs fois. Je suis bien sur la All Time Money List, je suis bien sur les titres de séries... J'ai gagné tous les tournois majeurs, je ne suis pas loin des 4 000 tables finales... Je crois que j'en ai fini avec le online. Maintenant, mes objectifs sont sur le live.

 

Qu'est ce qui t'attire maintenant dans le poker live ?

Il y a tellement de choses. J'aime le online et le live, mais il y a différents aspects sur le live que tu ne trouves pas online. Il y a tout un tas d'informations à absorber qui rendent le jeu plus intéressant. Et puis avant mon bracelet, je n'avais jamais vraiment rien accompli en live.

 

Et sur les particularités du live, comme l'aspect psychologique ?

Ça, c'est ce que je fais tous les jours. Mon boulot c'est d'apprendre. Tous les jours tu apprends et c'est avec cette connaissance que tu peux accomplir des choses. Si j'apprends aujourd'hui, demain et après demain j'aurai une bonne semaine. Si j'ai plusieurs bonnes semaines, je ferai un bon mois puis une bonne année etc. Mes bonnes années découlent de ce que j'ai appris. Si j'apprends tous les jours, je vais continuer de remporter des titres.

 

Penses-tu que tu as encore beaucoup à apprendre pour arriver au sommet des compétitions live ?

Non. Dans mon esprit, je peux me battre contre n'importe qui. Je ne vois personne qui semble être d'un niveau trop supérieur. Peut-être Chidwick et quelques autres joueurs. Je suis un joueur complet et je suis l'un des "secrets cachés" de cet univers. Les gens sont juste en train de découvrir qui je suis, mais je ne suis pas nouveau. J'ai tué le online pendant plusieurs années et je pense avoir les compétences pour faire la même chose en live. Je suis sur une bonne tendance en ce moment et les gens sont impressionnés. Mais cela fait des années pour moi. Je n'ai peut être pas encore eu l'opportunité de le montrer, c'est tout. Maintenant que j'ai le bracelet, les gens s'intéressent un peu plus à moi.

 

On sent que tu as faim de victoires. Après avoir tout gagné online, qu'est ce que tu voudrais accomplir en live ?

Mon objectif principal, c'est qu'un jour je puisse me regarder dans le miroir et dire sans aucun doute dans mon esprit : "Je suis le meilleur du monde". Pour l'instant, je fais partie des meilleurs mais il y en a d'autres. Je suis un grand fan de Stephen Chidwick. Je ne peux pas dire que je suis meilleur que lui.

 

Pour dire qu'on est meilleur que les autres, on a besoin de référence, de titres...

Les titres, c'est pour les médias et les fans. Là c'est quelque chose de personnel. Il ne s'agit pas de ce que tu apprends ou de ce que tu accomplis, mais bien de ce que tu deviens. Je veux devenir la meilleure version possible de moi-même. Si dans cette version je suis le meilleur du monde, c'est très bien. Si je ne le suis pas, c'est bien aussi. Mais avant de savoir si on est le meilleur du monde, il faut savoir si on est la meilleure version de soi-même. Il s'agit de se frotter aux meilleurs du monde, mais surtout de se frotter à soi-même... À la fin de la journée, tu es juste en train de te battre contre toi-même. Tu essaies de devenir un meilleur joueur, un meilleur mari, un meilleur ami, un meilleur fils, un meilleur toi. Si tu es un meilleur toi, tu es un meilleur humain. Le but est de développer ses compétences, d'être meilleur que la veille.

Prenons un exemple. Admettons que tous les autres joueurs de poker arrêtent de s'entraîner à partir de maintenant. Après trois mois, je deviens le meilleur joueur de poker du monde. Mais quel est le sens ? Pourquoi tout ça ? Il est inutile de juste se comparer aux autres et de regarder les titres. Il faut se comparer à soi-même.

D'ailleurs il ne s'agit pas seulement de poker. Être un meilleur humain, c'est aussi être solidaire. Je veux être volontaire pour des causes, pourquoi pas entrer en politique, qui sait ? Ou peut-être que je vais juste être un bon père.

 

Comment t'es venu cette envie de constamment progresser, de devenir meilleur ? Est-ce par le poker ?

Le poker mais aussi le basket et la vie en général. Les exemples que je voyais tous les jours dans ma jeunesse à Funchal, les gens que je voyais se battre chaque jour... J'ai toujours eu ce sens de l'injustice. Il y a une raison à tout ça. À quoi bon être le meilleur du monde au basket ou au poker ? C'est quoi le but ? Vivre avec ses millions ? Avoir un jet privé ? Et puis quoi ? Le but ultime, c'est de pouvoir aider : m'aider moi-même, aider ma communauté, aider ma famille... J'ai toujours eu cette idée en tête. Si tu deviens meilleur, alors tu peux encore plus donner aux autres. Et tu arrêtes de devenir meilleur seulement le jour où tu meurs. Si tu t'arrêtes juste au titre, tu te dis que tu es le meilleur du monde et peut-être que tu vas devenir arrogant, ou traiter les gens de façon incorrecte. Le titre, c'est juste le résultat du travail.

 

J'allais te demander ce que tu comptais faire après le poker, mais tu viens de donner une partie de la réponse...

Le poker, c'est juste le premier pas pour me donner les moyens, les aptitudes, les finances et la visibilité pour accomplir d'autres choses. Des choses dans lesquelles je crois. Et ces choses n'ont rien à voir avec le poker. Elles ont à voir avec le social, la politique et surtout avec mon île et ma communauté. Je crois que nous pouvons faire beaucoup mieux. Nous pouvons devenir une île riche où tout le monde aurait une opportunité. J'ai toujours tenté d'aider mon île comme je pouvais. Même quand je n'avais pas d'argent. Pour l'instant ce n'est que le début, mais après ma carrière je m'y mettrai à 100 %.

 

Tu voudrais prendre un virage plutôt politique ?

Pour l'instant, je verrais ça davantage sous une forme associative. J'ai quelques amis en politique et je vois à quel point les gens peuvent être durs et fous. Je ne crois pas avoir cette faculté d'embrasser les fesses de tout le monde. La politique a ses mauvais côtés. Mais ce qui est sûr, c'est que je vais donner tout ce que je peux pour mon île. Il y a une phrase de Gabriel O Pensador, un rappeur brésilien auquel je pense souvent. Il dit : "Personne n'aura les mêmes chances. C'est impossible. Mais ça serait beau si tout le monde avait au moins une chance". Certains des gens avec qui j'ai vécu avaient des chances minimes, voire inexistantes. J'ai eu une chance énorme, avec ma famille, mon parcours... Mais je connais des enfants qui n'ont jamais vu leur père, ou qui ont leur cousin junky qui vit à la maison, le tout avec une mère au chômage et alcoolique. Tu penses que ces gamins peuvent devenir avocats ? Quels sont leurs chances dans ce monde ? Quand j'aurai les moyens d'aider ma communauté, j'offrirai une chance à ces enfants.

 

Gabriel O Pensador, c'est celui qui chante Cachimbo Da Paz ?

Oui c'est lui. Je suis fan de cet artiste. Il était dans ma ville le jour de mes 26 ans et il a chanté cette chanson pour mon anniversaire. C'était une belle journée. Il doit avoir 45 ans aujourd'hui, mais c'est une légende vivante. C'est une sorte de Kool Shen portugais. Il chante toujours aujourd'hui d'ailleurs.

 

Et toi tu rappes un peu ?

J'avais un groupe de hip-hop aussi. Quand j'avais quatorze ou quinze ans. N'essaie pas de me trouver sur internet par contre. Mais j'aimais beaucoup écrire. Je participais à des concours d'écriture, je m'intéressais à la poésie et au hip hop... Je pensais que c'était un moyen de m'exprimer. Après, j'ai vu que je n'étais pas si bon. Je suis donc passé au basket puis au poker. Ce qui compte ce n'est pas ce que tu fais mais d'être bon dans ce que tu fais. Tu es alors capable d'exprimer qui tu es, ce en quoi tu crois... C'est pour ça que je tiens un blog et que j'adore parler avec les médias. On peut échanger, partager, s'inspirer les uns les autres. J'échange aussi beaucoup avec mes collègues, ou avec mes fans qui m'envoient des messages. Si on est dans un environnement où on échange et on s'entraide, tout le monde devient meilleur.

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
João Vieira : interview du champion portugais du Team Winamax
Cette news a suscité 3 commentaires :
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Une semaine après son plus gros résultat en ligne (un 9e titre WCOOP assorti d'un gain de 385 000 $), João Vieira a accepté de répondre aux questions de cosmictrip en marge du Winamax Poker Open de Dublin. De ses jeunes années sur l'île de Madère à son premier bracelet WSOP, le champion se livre sur son parcours de terreur du online et ses ambitions de joueur de live. Un diamant qui n'a pas fini de briller, aux tables comme en dehors.

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(crédit : Card Player)

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Posted (edited)
Le 08/10/2019 à 10:09, fojAA a écrit :

Savez-vous si il est possible de trouver le blog de Naza ? Est-il en Portuguais, ou Anglais ? 

Merci par avance !

Je te conseille son Interview dans une des dernières emission de Club Poker Radio.

Elle déchire :D

Il me semble qu'il a dit qu'il etait en portugais pour l'instant,  mais qu'il travaillait à mettre du contenu en Anglais avec.... Mustapha Kanit :towel::D

On va rigoler..:P

Par contre, j'ai pas retenu le lien, mais si tu écoute l'émission  il en parle tout à la fin.

 

 

Edited by MC_Ciliano

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Télex

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