lundi 26 novembre 2018 à 15:01
EXCLU

Actrice emblématique de films comme Bound ou Chucky, visage féminin par excellence des émissions de poker, championne du WSOP Ladies 2005 et accessoirement compagne de Phil Laak : Jennifer Tilly cumule trop de casquettes pour ne lui consacrer qu'une courte interview, alors Gaëlle a mis le paquet !

Jennifer Tilly
(crédit : Poker Central)

Salut Jennifer et merci d'avoir accepté de répondre aux questions de Club Poker. Pour commencer, qu'est-ce qui t'a fait venir au poker ? Est-ce que ça a toujours été une passion pour toi ?

J'ai grandi dans les années 60. Nous n'avions pas la télé, mais on lisait plus et on jouait aux cartes le vendredi soir. J'ai toujours adoré les cartes. Néanmoins ce n'est pas au poker que l'on jouait. C'était surtout un truc américain, pas vraiment canadien.

Quand je suis arrivée à Hollywood, mon copain de l'époque jouait au poker. Comme j'adore la compétition, j'ai beaucoup insisté pour participer à ses parties du lundi soir. Il m'a appris les règles, mais malheureusement je n'ai été invitée qu'une seule fois. C'était plus une espèce de soirée entre mecs. Ils ne voulaient pas d'une fille dans la bande.

Et puis après la mort de mon père, j'ai appris que lui aussi jouait beaucoup au poker. Dans son cas il s'agissait davantage d'une addiction. Il m'avait offert un jeu vidéo World Series Of Poker. On pouvait gagner un bracelet virtuel. Ce truc m'a obsédée pendant des années. J'y ai joué énormément, jusqu'au jour où j'ai fini par gagner. C'est à peu près à cette période, lors d'un tournoi, que j'ai rencontré Phil Laak. J'étais vraiment obsédée par le poker. Je lui ai dit que j'avais enfin réussi à aller au bout de ce jeu vidéo. Il m'a répondu que ça ne signifiait pas pour autant que j'étais une bonne joueuse, mais plus probablement que j'avais assimilé l'algorithme du jeu.

Un jour, j'ai noté tous les trucs que je souhaitais accomplir dans ma vie : devenir actrice, devenir millionnaire, voyager... Évidemment, il était aussi question de remporter un vrai bracelet lors des World Series. Et par chance, j'en ai eu l'opportunité dès ma première participation lors du Ladies. Sur le coup j'ai eu l'impression que c'était assez facile de réaliser ses rêves. Et puis quand j'ai essayé d'en gagner un second, je me suis rendu compte à quel point c'était difficile. J'ai aussi pris conscience de la chance nécessaire. Je dis toujours que le poker, c'est 70 % de talent et 30 % de chance. Mais il se trouve que ces 30 % sont amplement suffisants pour vous tuer !

J'ai quand même une certaine obsession pour le poker. C'est peut-être génétique. Je suis convaincue que nous avons des marqueurs génétiques pour l'addiction aux jeux d'argent. C'est un truc qui remonte loin dans ma famille.

 

Oui, ça peut devenir un terrain dangereux...

Oui, je pense avoir cette tendance à l'obsession. Je dois surveiller ça. Je pense aussi qu'il est important que les pros le réalisent. Il faut toujours gagner bien plus que ce qu'on perd. C'est un peu comme une boule de neige qui dévale la colline : parfois, ça peut devenir hors de contrôle.

Il y a quelques années, j'avais pour habitude de prendre part à des parties de cash game privées à Hollywood. Il y avait énormément d'argent à perdre ou gagner sur ces tables. J'y allais peut-être quatre fois par semaine. Je pouvais commencer ma session à 20h et la refermer à 15h le lendemain. Certains de mes adversaires pouvaient être gagnants d'un million à minuit et perdants de 500 000 $ à midi. Un jour, j'ai réalisé que je ne voulais plus autant de stress dans ma vie. Le poker est avant tout censé procurer du plaisir. Pourtant j'ai pris conscience que quand je gagnais je me sentais bien une semaine, mais que quand je perdais je me sentais mal un mois entier.

Aujourd'hui je ne joue plus que des tournois, et une fois de temps en temps une partie privée pour le plaisir. Je ne suis plus une "degen". À ce sujet, un livre est sorti récemment : "He played poker for his wife and other stories". C'est un ouvrage qui compile le récit de plusieurs joueurs comme Anthony Holden, Barny Boatman, Neil Pearson, Al Alvarez, moi-même et d'autres. Mon histoire, avec quelques touches de fiction, c'est précisément celle d'une fille d'Hollywood qui va jouer dans des parties folles de cash game. Ces parties, elles étaient un peu comme celle de Molly's game : les masseuses en talons, le champagne, des fortunes amassées sur la table... Une vie de degen underground !

 

Tu partages la vie de Phil Laak depuis plus de dix ans. La longévité dans un couple c'est déjà compliqué, mais dans un couple de poker encore plus. C'est quoi votre secret ?

Oui, ça fait quinze ans maintenant. Un truc qu'on essaie de faire, c'est de ne jamais jouer à la même table. Quand on s'inscrit sur un tournoi, on précise toujours qu'on tient à éviter ça. Parfois bien sûr, on ne peut pas y couper et ça devient assez inconfortable. Je me souviens d'une main qu'on a disputée ensemble : la river a complété un full sur le board, Phil a engagé son tapis pour me laisser penser qu'il avait un meilleur full, et comme je le connais j'ai payé. Tout le monde à la table s'est étonné qu'il ose faire ce move contre sa copine, mais c'est toujours comme ça à dire vrai. À chaque fois qu'on se retrouve ensemble, il joue de façon plus dure contre moi car il tient à ce qu'on ne puisse pas nous accuser du contraire. C'est à chaque fois étrange car il y a toujours des gens pour penser qu'on s'évite.

On essaie aussi de moins parler de poker entre nous. Avant on en discutait beaucoup, et Phil est un prof très strict. Il se montre toujours très critique envers moi. Même quand je gagne un tournoi ou que je ressors gagnante d'une partie de cash game, il me félicite rarement pour mon jeu. Il trouve toujours une main lors de laquelle j'ai commis une erreur. Il est très honnête, il tient à ce que je m'améliore.

Après toutes ces années, j'ai conscience de ne pas être la meilleure joueuse du monde. C'est difficile d'avoir votre petit ami qui corrige constamment votre jeu, donc on a appris à moins parler de poker. Phil a un style très GTO. Il est comme un robot avec plein de données en tête. Moi aussi j'ai mon style : plus psychologique, plus intuitif... Souvent, je ressens ce qui se passe à la table. Je pense que c'est aussi pour ça qu'autant de gens aiment les cartes. Il y a quelque chose de mystique là-dedans. Beaucoup de joueurs sont superstitieux même si ça n'a rien de bien mathématique. D'autres s'en amusent. À la différence de Phil, j'aime aussi beaucoup "gamble". Parfois je vais jouer des mains sans être GTO du tout, mais d'une façon qui me semble la meilleure pour me faire payer. Ma main préférée par exemple, c'est 2 et 3 assortis. Je ne la joue plus trop aujourd'hui, mais j'aime m'amuser à la table et je « gamble » souvent. C'est une des grandes différences entre nous. Alors quand il essaie de critiquer mon jeu, je lui dis juste de me laisser jouer à ma façon.

Je pense que tous les couples de poker, au bout d'un moment, apprennent à moins parler de tout ça. C'est trop compliqué, et c'est personnel. D'une certaine manière, Phil se sent sans doute responsable car il est à l'origine de mon apprentissage. Mais je lis aussi pas mal de livres, je regarde les vidéos de Poker Central... J'adore revoir des mains en écoutant les commentaires. Notamment ceux de Jesse May que je trouve brillant. C'est une vraie tendance aujourd'hui dans le poker : les fans aiment ne rien rater de ce qui se passe à la table et autour, ils ne veulent plus seulement une sélection des coups clés.

 

À ce sujet, à une époque tu participais beaucoup aux grandes émissions comme Poker After Dark ou The Big Game. C'est à nouveau le cas depuis peu puisqu'on peut te voir jouer en cash game dans Friday Night Poker. Est-ce que dans l'intervalle, ton approche du jeu a changé ?

J'avais sans doute un jeu plus ABC avant. Je croyais aussi que personne ne bluffait ! Je n'avais jamais à l'esprit que les gens puissent se lancer dans des relances ou des moves de folie avec absolument rien en main.

Je pense que mon jeu actuel est... disons un peu plus dangereux. Avant, quand j'assistais à un 4-bet et que j'avais les dames en main, je concluais que mon adversaire avait les as. Aujourd'hui mon raisonnement est plus élaboré. Je relance davantage, je comprends mieux les dynamiques... Parfois je vais même un peu trop loin : je crois que tout le monde bluffe ! Il me faut donc encore trouver un équilibre. À une époque j'avais pour habitude de relancer mes grosses mains et de simplement suivre avec les mains moyennes. J'ai compris que j'étais trop prévisible et j'ai changé mon jeu. Il faut donc de toute façon constamment y apporter des ajustements. C'est ce qui est génial avec le poker : on n'arrête jamais de réfléchir. Et puis c'est un jeu social. Qu'on apprécie ou non ses adversaires, c'est toujours intéressant d'interagir avec de nouvelles personnes.

Personnellement j'adore jouer à la télé car ça réunit le meilleur de mes deux mondes : celui de l'actrice et celui de la joueuse. C'est la combinaison parfaite ! Souvent, j'entends les pros dire qu'ils veulent joueur contre des "fishs" ou des hommes d'affaires fortunés. Moi c'est tout le contraire ! Je veux affronter les meilleurs ! C'est un vrai challenge. La première fois que j'ai pris part à Poker After Dark, c'était ma plus grosse partie. Un buy-in de 250 000 $. On m'avait dit : "Ne t'inquiète pas, ce seront des businessmen". Et là je vois débarquer Doyle Brunson, Phil Ivey, Johnny Chan, Antonio Esfandiari et Jean-Robert Bellande. Tout le monde était bien meilleur que moi, mais je ne me suis pas cachée pour autant. Je me suis dit que tout le monde allait regarder ça, que ça allait être génial... Dans les émissions télé, je n'attends pas forcément une table que je peux battre. Je veux une table qui va être amusante, et tant pis si je perds. Antonio Esfandiari, par exemple, je ne gagne jamais un coup contre lui. Même quand je suis devant, il me met une pression folle et je finis toujours par me retrouver derrière. Encore récemment, lors d'un coup à tapis et avec un brelan qui me donnait 73 % de chances de gagner le pot, il a fini par toucher son tirage. Mais curieusement ça ne m'atteint pas trop. Je me dis juste que ce sera génial pour la télévision. Mais je ne vais pas lâcher l'affaire pour autant ! Je vais étudier ses mains et essayer de trouver des tells. Sa domination ne durera pas éternellement ! Quand quelqu'un a le dessus sur moi, ça ravive mon esprit de compétition.

J'ai affronté Jason Mercier il y a peu de temps dans Poker Night In America. C'est quelqu'un de très drôle, très malin. J'ai hâte de rejouer contre lui. Et pourtant il m'a pris beaucoup d'argent. Mais je veux toujours y retourner. C'est pour ça aussi que j'ai participé à plein d'émissions en Angleterre. Les Britanniques sont des adversaires vraiment marrants. Après le Black Friday, pas mal d'émissions ont été mises de côté mais ça revient petit à petit. C'est super pour moi : j'adore le poker et j'adore la télé !

 

À propos de ta carrière d'actrice, tu étais évidemment très célèbre avant même de te mettre au poker. Penses-tu que ta carrière de joueuse a parfois pris trop de ton temps sur ta carrière d'actrice ?

Peut-être un peu oui. Quand j'ai rencontré Phil, je suis devenue obsédée par ce jeu. Et puis il y a évidemment autre chose : à Hollywood, à partir d'un certain âge, les scénarios n'arrivent plus jusqu'à votre bureau. C'est tout particulièrement le cas après 40 ans. Toutes les actrices de ma génération, même oscarisées, sont concernées. Renee Zellweger, Geena Davis, Rosanna Arquette... On ne les voit plus, ou alors beaucoup moins.

Ce qu'on me propose aujourd'hui n'est pas forcément intéressant. Et comme j'ai la chance de ne plus avoir besoin de travailler pour vivre... Avant, j'acceptais des rôles pour payer les factures. Je n'ai plus à le faire, et je préfère jouer au poker. Mais si je n'avais pas le poker, peut-être que je travaillerais davantage en tant qu'actrice.

La plupart des rôles qu'on me propose aujourd'hui sont pour des séries TV. C'est quelque chose qui ne m'intéresse pas beaucoup parce que c'est assez contraignant sur la durée. Alors bien sûr, si Scorsese vient me proposer un rôle, je ne vais pas refuser ! Mais comme ça n'arrive pas, dernièrement je me suis surtout contentée de faire des apparitions. De temps en temps je joue aussi dans un film Chucky. Je suis contente de ma vie actuelle. Je n'aurais jamais pensé qu'un jour viendrait où je ne voudrais plus être actrice, mais j'ai l'impression d'avoir fait le tour. Quand je passe sur un plateau maintenant, je me sens mal pour les acteurs. Arriver à 5h du matin, passer l'essentiel de la journée à attendre sur une chaise, à ne pas bouger pour le maquillage, à manger un burrito froid dans un coin... C'est quelque chose qui ne me manque pas spécialement.

J'ai joué un peu dans Modern Family et c'était super, mais à la fin j'étais contente que ça s'arrête aussi et de ne pas avoir à revenir le lundi. Je sais que ça doit sembler dingue que je me sente désolée pour des acteurs qui apparaissent dans une série qui a obtenu tout un tas de récompenses et qui est vue par des millions de spectateurs, mais c'est bien la vérité. J'ai senti que ce n'était plus ce que je voulais faire. Je rejouerai plus tard, mais pour l'instant la situation me convient.

Mon ex-mari, avec qui j'étais restée proche, est décédé il y a quelques années. Et ma mère est partie l'an dernier. Depuis, je n'arrête pas de penser à combien de temps il nous reste. Longtemps j'ai pensé que ma carrière était ce qui comptait le plus, mais aujourd'hui je comprends que l'important c'est de passer du temps avec les personnes qu'on aime. J'ai trouvé un meilleur équilibre entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle. Phil me disait toujours que le plus important était d'être entouré de ceux qu'on aime, mais je ne pensais qu'aux awards et à l'admiration des autres. Aujourd'hui je suis enfin d'accord avec lui.

"Les gens me sous-estiment. Ils se sont fait leur jugement devant une vielle vidéo dans laquelle je joue mal un coup."

Jennifer Tilly Chucky

Tu as dit un mot de Chucky. Ton rôle dans la saga reste l'un des plus marquants pour le public. Il existe une vraie communauté de fans autour de ces films. Le dernier, Le Culte de Chucky, est sorti l'an dernier. Qu'est-ce que ça fait d'être toujours associée à un rôle comme celui-là ?

C'est assez drôle parce que j'ai tourné dans beaucoup de gros films. J'ai été nommée aux Oscars pour Coups de feu sur Broadway de Woody Allen, j'ai joué avec Jim Carrey dans Menteur Menteur... Mais tout le monde me connaît avant tout pour Chucky ! C'est étrange effectivement. Cette saga a aujourd'hui une grande communauté de fans. Je les adore. Même dans des petits pays où les gens ne connaissent pas un mot d'anglais, j'entends toujours parler de Chucky. Ça fait du bien aussi. Je n'avais aucune idée de l'existence de cette sous-culture jusqu'à ce que j'arrive sur les réseaux sociaux. J'ai l'impression de faire partie de quelque chose de grand. Au début je voulais que les gens me voient comme une actrice brillante aux multiples récompenses ou nominations. Et puis j'ai réalisé que neuf fois sur dix, on me reconnaissait pour Chucky. Mais c'est agréable de se sentir aimée par une telle communauté. Ils sont fans à vie, c'est quelque chose de dingue. Mon rôle dedans est iconique et nous allons bientôt nous lancer dans une série télévisée Chucky. Tiffany va donc continuer de vivre !

 

As-tu déjà eu l'impression que les gens te jouaient différemment parce que tu es connue ?

Je pense, oui. Mais je crois aussi que les gens me sous-estiment. Beaucoup ont visionné des vidéos dans lesquelles j'ai mal joué une main, et depuis ils sont convaincus que je ne sais pas jouer. D'une manière générale, je pense qu'on joue souvent différemment avec moi. C'est aussi pour ça que je suis toujours acceptée dans les parties privées. Ils ne me considèrent pas comme une pro mais comme l'actrice de Chucky. Et comme il a aussi cette idée répandue que les femmes jouent passivement...

Pour être honnête, j'ai réalisé que moi-même j'avais tendance à avoir ce préjugé inconscient face à d'autres joueuses. Lors d'une émission par exemple, je me suis retrouvée face à une pro québécoise que je ne connaissais pas encore, Laurence Grondin. Elle était très active à la table alors j'en ai déduit qu'elle touchait toutes ses mains. Mais quand j'ai vu le replay j'ai constaté qu'elle bluffait tout le temps. Un vrai barracuda ! Tout le monde à la table pensait qu'elle avait de la chance, et moi-même je l'ai mal jugée. C'est simplement une excellente joueuse.

Je dois dire que j'aime beaucoup le fait d'être une femme à une table de poker. Parfois les mecs peuvent avoir un langage un peu cru, mais je ne veux pas qu'ils changent juste parce que je suis là. J'aime bien avoir l'impression que je suis aussi un des gars de la table. C'est plutôt cool. À la télé j'ai aussi conscience de participer à un show, et comme je tiens à ce qu'il soit bon, je m'amuse souvent des stéréotypes. Je joue à la star de cinéma sans cervelle avec de gros décolletés... Mais quand je dispute un tournoi des World Series, je porte un chapeau, des lunettes et une tenue confortable. Jouer pendant douze heures c'est épuisant. Il faut être à l'aise. Les gens qui s'attendent à me découvrir comme à la télé sont souvent très surpris.

 

L'industrie du cinéma a connu beaucoup de scandales ces derniers temps, ce qui a notamment initié le mouvement #metoo. L'univers du poker est également très masculin. Toi qui as évolué dans les deux, dans lequel as-tu rencontré le plus de difficultés ?

En fait, j'ai été très surprise de toutes ces histoires sur Harvey Weinstein et d'autres. J'avais entendu des rumeurs, mais je croyais vraiment que ces castings canapés n'existaient pas. Je me disais que personne ne mettrait en danger un film de plusieurs millions en donnant le premier rôle à une actrice qui couchait. Je me disais que ça pouvait arriver pour des petits rôles, pour une fille avec quelques lignes de texte, mais je n'imaginais pas du tout un système de cette ampleur avec des actrices blacklistées pour avoir résisté.

J'étais naïve. Quand je regarde en arrière c'est ce que je me dis : que je devais être trop naïve pour décrypter certaines situations ambiguës dans lesquelles je me suis retrouvée. Une fois je me suis sentie très mal, au point d'appeler mon agent en pleurs parce qu'un type se comportait bizarrement et me parlait de sa villa à Malibu... Mon agent était embarrassé. Il avait dû se dire que coucher avec un producteur pouvait m'intéresser. Bref, j'ai connu quelques situations bizarres mais sans avoir de gros problèmes. Je n'ai jamais auditionné pour un film Miramax, même si dans les années 90 tout le monde voulait être dans un film de Weinstein.

Quant au milieu du poker, je ne dirais pas qu'il est exempt de problèmes de harcèlement. Personnellement, j'aime bien quand les joueurs se comportent sans filtre avec moi et ont la même attitude que si j'étais un mec. Je pense aussi que ça vient du fait que je suis plus âgée. Si j'avais 20 ou 30 ans, peut-être que je serais davantage la cible de comportements déplacés. Et puis je suis avec Phil depuis quinze ans...

La plupart du temps, les joueurs sont drôles, intelligents, agréables... Ils vivent en dehors des sentiers battus et ont leur propre culture. J'aime cet environnement. Il faut dire aussi qu'il est très difficile de rencontrer quelqu'un dans ce milieu. Beaucoup de joueurs sortent avec des strip-teaseuses ou d'autres filles le temps d'une soirée. C'est impossible d'avoir une relation stable quand on voyage tout le temps. Ceux qui ont des partenaires sont chanceux.

 

Tu as connu de nombreux moments forts dans ta vie. Lequel te rend le plus fier ? Une nomination aux Oscars ou un bracelet WSOP ?

Les deux se valent. Aller aux Oscars pour un film aussi prestigieux, c'était extraordinaire. C'était un de mes rêves. Mais je suis aussi très fière de mon bracelet. J'ai battu plus de 600 joueuses pour le décrocher. C'était un véritable accomplissement pour moi. Les deux moments ont été très forts émotionnellement.

J'espère qu'à l'avenir j'aurai encore l'occasion d'être nommé ou de décrocher des bracelets. Je pense que les gens m'ont mal jugée quand ils ont attribué ma victoire à un simple coup de chance. Quand on regarde mon palmarès, on voit que je suis allée loin dans de nombreux tournois. J'ai atteint de nombreuses places payées au Rio, et j'ai aussi remporté le 5 000 $ du Bellagio. Je suis même dans le top 30 de la Women All Time Money List, ce qui me rend très fière.

Tout un tas de gens m'ont vu mal jouer une main à la télé et en ont déduit que j'étais nulle. Je pense que je ne suis pas respectée autant que si j'étais une joueuse pro. À leurs yeux je suis juste une actrice qui joue au poker, mais beaucoup de joueurs n'ont pas eu mes résultats.

Je pense aussi que c'est en partie ma faute. J'ai toujours fait plein de blagues à la télé, je me suis toujours fait passer pour la fish de la table, j'ai toujours assumé de ne pas avoir confiance en moi... Tout cela a sans doute contribué à façonner l'image que les gens ont de moi. Lors de cette fameuse main contre Phil Ivey, je plaisantais lorsque j'ai affirmé que je n'avais pas misé river parce que j'avais peur qu'il ait les rois. C'était une blague mais elle a été prise au sérieux. Ce qu'il faut dire, c'est que c'était un sit'n'go « winner takes all ». Je pensais gagner la main, mais je ne voulais pas tout risquer non plus. Aujourd'hui je ne jouerais plus ce coup de la même façon. C'était il y a quatorze ans et tout le monde s'en souvient à cause de cette blague...

Parfois, je suis mon pire ennemi à cause de la façon dont je me présente. Peut-être que je ne me rends pas non plus service en m'habillant de la sorte pour ces émissions. Ces décolletés, ces tenues sexy, ça donne sans doute l'impression que je ne suis pas une joueuse sérieuse. Mais je suis comme ça. Ça m'amuse d'y aller comme ça et de répondre aux attentes des gens.

 

Tu as toujours l'air très heureuse. Tu es un personnage haut en couleurs, avec une personnalité extravagante. Mais il y a bien des choses qui sont susceptibles de te mettre en colère, non ?

Comme je le disais j'adore le poker et la télé, donc quand on me voit à l'écran je suis généralement très heureuse. Pour autant, il m'arrive bien sûr de m'énerver. Quand ? Il faudrait que je réfléchisse... Pas quand les gens me critiquent dans le poker, ça c'est sûr. Disons que ça me fait juste de la peine. Ce qui m'énerve vraiment, ce sont les situations dans lesquelles je ressens une profonde injustice. Si quelqu'un se comporte de façon injuste et s'en sort impunément, je peux exploser. Les rares fois où ça m'est arrivé, c'était face à quelqu'un de mauvais qui mentait ou profitait d'un autre. Je ne supporte pas de voir des gens tricher ou profiter de plus faible qu'eux.

Ce qui est bien avec le poker, c'est que je suis sans doute devenue plus perspicace. J'étais très naïve étant plus jeune. Je croyais tout ce qu'on me disait. Ça ne me traversait pas l'esprit qu'on puisse me mentir, vu que moi-même je ne le faisais jamais. Le milieu du poker m'a aidé de ce point de vue là. Il y a beaucoup d'arnaques dans ce milieu. La plupart des joueurs sont adorables bien sûr, mais quand il y a de l'argent quelque part ça attire inévitablement des éléments obscurs. Alors quand je vois une personne essayer de profiter de la naïveté d'une autre, si ça me met hors de moi c'est peut-être aussi parce que ça fait écho à celle que j'étais.

 

Tu as rencontré des personnalités originales et passionnantes lors de ton parcours. Les plus folles que tu aies croisées, c'était au poker ou au cinéma ?

Dans le milieu du cinéma, j'ai rencontré de nombreuses personnes avec un humour brillant. Je pense à Jim Carrey par exemple. Mais je crois qu'il y a plus de personnalités intéressantes dans le poker. Les gens du cinéma font très attention à ce qu'on est susceptible de dire d'eux. Ils sont sur la retenue. Au poker, les joueurs ne cherchent pas à se conformer à quoi que ce soit. Ils arrivent à la table comme ils sont. À Monte Carlo, je me rappelle que certains venaient en pyjama. Ils n'en ont vraiment rien à foutre. C'est ça le truc avec le poker. Il y a des gens brillants, d'autres hors norme ou marrants... mais qui pour la plupart ne réalisent même pas à quel point ils sont drôles ou bizarres. Ils ne regardent pas autour d'eux en se disant qu'ils doivent correspondre à quelque chose. Les acteurs, à l'inverse, essaient de donner une certaine image d'eux-même dans la perspective de futurs rôles. Mais les joueurs peuvent dire ce qu'ils veulent quand ils le veulent. C'est ce que j'avais trouvé si rafraîchissant en découvrant cet univers. Même à la télé, des joueurs peuvent hausser le ton ouvertement l'un contre l'autre. Au cinéma, il y a toujours des acteurs qui se détestent mais qui jouent les hypocrites sur les plateaux.

Bref, pour moi les personnages les plus authentiques sont dans le poker. J'adore passer du temps avec Phil et ses amis. Ils parient sur tout et n'importe quoi, sans avoir rien à foutre de ce que les gens autour peuvent penser d'eux. C'est ça le véritable esprit du monde du poker.

 

Si tu pouvais revenir en arrière et changer certaines de tes décisions, ce serait quoi ?

Dans ma carrière d'actrice, je disais tout le temps que je n'étais pas le personnage principal mais plutôt la copine du personnage principal. C'est une tendance à l'autodépréciation dont j'essaie de me débarrasser. Ce que l'on montre est ce que l'on reçoit. Mais j'étais toujours la copine, la voisine bizarre, la baby-sitter psychopathe, l'amie maladroite... C'est comme ça que je me voyais et quand je regarde en arrière, je me demande pourquoi je n'aurais pas pu être la fille au centre de l'intrigue. J'étais très belle, bonne actrice... J'ai essayé de me créer cette image d'actrice maladroite parce que je manquais de confiance en moi.

Je ne me suis jamais vue comme jolie. Peut-être à cause du fait que je venais d'une famille très hippie qui n'avait jamais eu de télé, j'en sais rien. Je me suis toujours vue comme le fille bizarre. Je n'ai réalisé que plus tard que j'étais talentueuse. Si j'avais la possibilité de revenir en arrière, je changerais ça.

Et puis quand j'ai été nommée aux Oscars, je n'aurais jamais dû changer d'agent. Mais bon vous savez, quand vous avez galéré pendant des années, que personne ne voulait de vous et que soudain la plus grande de toutes les agences vient frapper à votre porte... Je suis partie chez eux, mais c'était une trop grosse agence. Ils aiment signer plein de monde, mais personne ne s'est occupé de moi pendant un an. Et après il y a de nouvelles actrices nommées aux Oscars qui sont arrivées. J'étais moins en vogue et c'est difficile de revenir sur le devant de la scène sans un film qui cartonne.

De manière générale il ne faut jamais se dévaloriser. Il y a des gens comme Phil Hellmuth ou Luke Schwartz qui affirment constamment qu'ils sont les meilleurs. Et même si les gens en rigolent, ils finissent pas assimiler ce qu'on leur projette. Beaucoup de joueurs font ça. Beaucoup de gens les trouvent prétentieux mais finissent par se dire qu'ils sont quand même bons. Où l'ont-ils entendu ? Dans la bouche du principal intéressé ! C'est aussi une des raisons pour lesquelles on pense que je suis nulle. Je voulais être humble, mettre en avant le talent des autres... Voilà la chose que j'aimerais changé a posteriori. J'aurais aimé me mettre en valeur davantage.

Au poker, quand quelqu'un gagne un tournoi, il a souvent une année énorme derrière avec des deep runs et d'autres victoires. Et puis ils ne gagnent plus rien pendant longtemps. Ce phénomène vient du fait que le poker est un jeu psychologique. Ces joueurs dégagent une telle confiance à la table qu'ils semblent intouchables. Quand vous avez une telle confiance en vous, vous pouvez amener les autres à prendre de mauvaises décisions. Alors aujourd'hui j'essaie d'avoir davantage confiance en moi, aussi bien dans mes talents d'actrice que de joueuse. C'est ma résolution pour 2019 !

"Je pense qu'il y a de la place aujourd'hui pour un bon film de poker."

Jennifer Tilly bracelet

Tu as été dans la lumière presque toute ta vie. As-tu tout de même connu des moments difficiles ?

Parfois c'est dur, oui. Quand j'ai commencé à avoir de la notoriété, j'ai adoré ça. Mais c'était une époque différente. Je sortais souvent, on me donnait des robes de couturiers... J'avais l'habitude de regarder les magazines pour voir si j'y étais. Mais j'étais très jeune. Tout ça était juste nouveau et excitant.

Aujourd'hui je dirais que c'est parfois un peu trop. On prend tous de l'âge et on est moins bien sur les photos. Quand je rentre fatiguée d'un long voyage, j'ai juste envie de me doucher. Pas de me retrouver nez à nez avec les caméras de TMZ. D'ailleurs, maintenant quand je me rends sur un grand événement, j'évite toujours de passer sur le tapis rouge. Je n'aime plus trop être prise en photo et répondre à plein de questions. De nos jours, les paparazzis sont partout. Beaucoup de ceux qui demandent des photos ou des autographes ne sont pas des fans mais des professionnels. Bon, pour leur défense, il y a beaucoup de fans de Chucky alors ils revendent ça sur eBay. Et puis je suis connue pour être quelqu'un qui signe beaucoup de photos. Souvent j'ai un peu de peine pour eux. Ils font un boulot horrible, à attendre pendant des heures pour ne récolter la plupart du temps qu'une ou deux photos qu'ils vont revendre 30 $.

Mais tout ça est assez fatigant, il faut bien le dire. Les gens vous demandent des selfies quand vous faites vos courses et que vous avez une tête horrible, et puis ils les mettent sur internet et on vous voit avec dix ans de plus sous une lumière horrible. La réalité c'est que vous aimez être connue seulement quand vous en avez envie : quand vous portez une belle robe, avec un maquillage parfait... C'est dans ces moments-là que vous voulez être prise en photo !

Les gens ne savent pas que je suis timide en fait. Quand on me réclame une photo j'accepte toujours, même si le moment n'est pas bien choisi. Un jour, j'ai voulu une photo avec une célébrité et elle ne s'est pas montrée très sympathique envers moi. Du coup j'ai conscience que ce qui est un court instant pour moi peut représenter un moment important pour une autre personne. J'ai de la chance d'avoir des fans. C'est un privilège.

 

Dans les interviews que tu accordes aux médias spécialisés, quelle est la question que l'on te pose souvent et que tu ne veux plus entendre ?

Je n'aime vraiment pas quand on me reparle de cette main contre Patrik Antonius. Elle date d'il y a quinze ans et oui, j'ai check mon full river et j'ai fait cette blague. J'ai vu plein d'autres joueurs faire de grosses erreurs : Phil Ivey coucher une couleur max ou ce genre de trucs. Pourtant les gens ne sont pas aussi durs envers eux. Tout le monde a déjà fait une grosse erreur dans sa carrière, non ? Pourquoi ne pourrait-on pas passer à autre chose ? Je ne comprends pas pourquoi certains restent bloqués là-dessus.

À une époque, sur Twitter, je bloquais tous ceux qui venaient me faire des réflexions là-dessus. Aujourd'hui je me contente d'encaisser, mais c'est sans doute le seul truc que je n'aime pas du tout. Je sais que parfois on m'en parle juste pour rigoler un peu. Mais quand vous avez entendu la même chose 5 000 fois lors de ces quinze dernières années, ça ne vous fait plus rire beaucoup.

 

Quels sont tes projets en tant qu'actrice et au poker ?

D'abord je vais travailler sur cette série télé autour de Chucky. Et puis je vais participer à plusieurs sit'n'go pour Poker After Dark, ainsi qu'à une émission de cash game avec Antonio Esfandiari.

Aujourd'hui mes gains sur le circuit plafonnent sous le million. Il me manque environ 700 $. J'aimerais atteindre ce cap symbolique avant la fin de l'année. Dire qu'on a un million de dollars de gains en tournois, ça sonne toujours mieux. Donc je vais jouer pas mal de tournois !

J'ai aussi beaucoup aimé participer à l'écriture de ce recueil d'histoires autour du poker, alors j'adorerais écrire une nouvelle ou encadrer des scènes de poker au cinéma. Il n'y a rien de pire que des films sur le poker réalisés par des gens qui n'y connaissent rien. Molly's Game par exemple, c'était un bon film mais il y avait plein de choses qui n'allaient pas lors des scènes de poker. La communauté se demandait qui avait bien pu superviser ces scènes, mais quand je l'ai trouvé et que je lui ai signalé ces anomalies, il m'a juste répondu que le poker était un jeu chiant et qu'il s'en foutait ! Je dois dire que j'ai un peu perdu le respect que j'avais pour lui. C'est irrespectueux pour le jeu. Tu ne vas pas faire un film sur le golf sans en apprendre les règles. C'est surtout irrespectueux vis-à-vis des gens qui aiment ce jeu. Et ça arrive tout le temps dans les films autour du poker ! Il y a ceux qui utilisent des jetons en plastique. Vraiment ? Votre budget est si bas que vous avez recours à des jetons de supermarchés qui satisferaient tout juste des ados de quinze ans lors d'une fête ? Et puis il y a les scènes de jeu comme celle de James Bond. Ridicule ! L'un retourne une flush, l'autre un full, un autre un meilleur full, un autre une quinte flush et James Bond une quinte flush royale ! La seule explication que je vois c'est qu'ils trichent tous. Et la façon dont mise James Bond ! Comme un enfant. Il tremble, il met les jetons partout... Daniel Craig est censé représenter l'un des mecs les plus classes au monde, et personne ne lui a appris à jouer comme un pro sur le tournage ? Je pense qu'il y a de la place pour un bon film de poker aujourd'hui. D'ailleurs j'ai bien aimé Walk to Vegas, le film de Vince Van Patten sorti cette année. C'était pas mal. Mais j'ai beaucoup d'idées de scénarios. J'adore la culture poker, je pense bien écrire même si j'ai été assez paresseuse jusque-là... Si je pouvais m'asseoir pendant des heures derrière un bureau, je pense qu'il en ressortirait une histoire sympa. C'est mon objectif pour l'an prochain !

 

À quoi ressemble ta vie de tous les jours ?

Je voyage beaucoup. À Vegas, à New York... Mais en général, les meilleurs moments sont à la maison, à Los Angeles. On a un très beau jardin. Quand je me lève, Phil fait souvent de délicieuses gaufres. C'est sa recette maison. Ensuite je passe un peu de temps devant mon ordi, et puis on a des dîners entre amis le soir. Je regarde aussi beaucoup de vidéos de poker, je planifie mes prochains voyages... J'ai encore cinq valises que je dois défaire ! Il m'arrive souvent de déposer une valise à l'entrée et d'en remplir une autre. Parfois je suis à court de vêtements !

Quand on se déplace pour des tournois de poker, on reste à l'hôtel. Ce sont des semaines intenses de poker, d'un tournoi à un autre. Et puis on a aussi une maison à Las Vegas, mais je préfère être à Los Angeles. C'est là qu'on prend du bon temps avec nos amis.

En général, les jours normaux sont des jours très heureux. C'est comme le dimanche de n'importe qui : un bon petit-déjeuner, de la lecture, de la télé, des amis, un peu de sport... C'est ça la journée parfaite.

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
Jennifer Tilly, l'interview fleuve : poker, télé et cinéma
Cette news a suscité 2 commentaires :
News

Actrice emblématique de films comme Bound ou Chucky, visage féminin par excellence des émissions de poker, championne du WSOP Ladies 2005 et accessoirement compagne de Phil Laak : Jennifer Tilly cumule trop de casquettes pour ne lui consacrer qu'une courte interview, alors Gaëlle a mis le paquet !

[...] Lire la suite…




(crédit : Poker Central)

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combien de milliers d'€ dépensés dans la chirurgie esthétique? Aller je mise sur au moins 150 k€. C'est dommage car ça devait etre une belle femme auparavant avant de passer entre les mains du docteur Marseillais au nom de boucher dont je ne me souviens plus

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