lundi 18 novembre 2019 à 13:49
EXCLU

À l'occasion de l'UDSO La Grande Motte, Maxime Arnou a eu la possibilité de s'entretenir avec Alexandre Réard. L'ambassadeur d'Unibet s'est installé au Pays de Galles il y a quelques mois, et il ambitionne désormais d'apprivoiser les tables du .com. En attendant, retour sur un exercice 2019 qu'il qualifie lui-même d'année de transition.

Alexandre Réard

 

rootsah : Salut Alex ! Tu as récemment quitté la région parisienne pour t'installer à Cardiff. Comment se déroule la vie au Pays de Galles ?

Alexandre Réard : Ça se passe plutôt bien ! Avec Aurélie nous sommes contents de notre maison qui est bien située. On y prend tranquillement nos petites habitudes et on s'adapte à la vie anglo-saxonne.

 

Les joueurs professionnels qui projettent de déménager en Grande-Bretagne privilégient souvent Londres. Pourquoi avoir opté pour cette destination plutôt originale ?

La principale raison, c'est que la sœur d'Aurélie est mariée à un Gallois. Nous avions donc la possibilité de nous rapprocher d'elle.

Personnellement, j'ai besoin de perfectionner mon anglais. Je ne suis pas au point à ce niveau-là, et c'est une bonne façon d'y arriver. En terme de poker, ça me permet aussi de jouer sur le .com. Cela fait une grosse différence car je peux affronter les meilleurs joueurs du monde beaucoup plus régulièrement, et pas seulement sur les EPT. Je peux aussi abattre un volume plus conséquent, ce qui me permet d'accumuler plus d'expérience avec l'ambition de me rapprocher de leur niveau.

 

Recommanderais-tu le Pays de Galles à un joueur de poker ?

Si on veut vivre au soleil, évidemment non. En revanche, sur le plan du mode de vie, les Anglo-Saxons ont des atouts. Il y a de bons pubs où on peut partager de bonnes bières par exemple. Le seul petit problème, c'est que ce n'est pas très bien desservi. Aller d'un endroit à un autre n'est pas toujours facile. Par exemple, pour venir à La Grande Motte, il faut prendre un avion pour Amsterdam, puis un autre pour Marseille... Là ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, évidemment.

 

Toi qui aimes le foot, tu dois être servi avec la culture du sport au Royaume-Uni...

Pour le foot c'est un peu moins le cas, même si Cardiff était encore en Premier League l'an passé. J'étais allé voir un match d'ailleurs, il faudra que j'y retourne...

Ma belle-famille est plus branchée rugby. Il y a aussi mon neveu qui joue au hockey sur glace, et apparemment Cardiff a un bon niveau. On va aller se faire quelques petits matches, ça à l'air sympa ! Et puis il y a le snooker aussi, même si je n'ai pas encore eu le temps de me pencher sur le sujet.

 

Lors de la Coupe du Monde de rugby, tu étais derrière quelle équipe lors de France-Pays de Galles ?

J'étais pour la France, il ne faut pas exagérer ! Ensuite évidemment, lors de Pays de Galles-Nouvelle Zélande, j'étais derrière les Gallois même si ça ne s'est pas très bien passé.

 

Revenons au poker. Tu as très bien commencé l'année 2019 en live, mais depuis le mois d'avril tu ne comptes aucun cash au-dessus des 20 000 $. Comment l'expliques-tu ?

Déjà j'ai fait un mauvais Vegas, on ne va pas se le cacher... J'ai eu sûrement moins de réussite que les deux années précédentes. Forcément ça joue, mais ce sont des choses qu'on ne peut pas maîtriser. Moi je travaille, je fais ce que j'ai à faire et j'attends que les bons setups reviennent.

Je pense également avoir moins joué. Il y a des festivals à buy-in moyen que je n'ai pas faits. Et puis il y a eu le déménagement, et il a fallu fermer mon entreprise en France. Je savais donc que ça allait être une année un peu plus difficile, une année de transition.

Mais je fais le nécessaire pour que ça se passe bien. Je pense que je travaille davantage. Je suis un meilleur joueur que l'année dernière. Ma confiance est forcément un peu moins forte que si j'avais obtenu beaucoup de résultats, mais elle est toujours là. La confiance précède toujours les résultats, c'est la base !

"ll faut toujours être dans le moment présent et occulter ce qui a pu se passer avant."

Qu'as-tu tout particulièrement travaillé cette année ?

Ce sont un peu toujours les mêmes choses, comme par exemple la condition physique. Beaucoup de gens n'y prêtent pas assez d'attention, mais lorsque l'on joue de longs festivals, c'est important. Il y a aussi la condition mentale : en live, on ne joue par forcément des festivals très long,s à part les WSOP à Vegas, mais quand on grind le .com avec beaucoup de séries de tournois, c'est plus long et ça peut être difficile mentalement. Je me suis encadré à ce niveau-là.

Il y a beaucoup de choses à travailler, mais il faut surtout être dans le moment présent à chaque fois, et occulter tout ce qui a pu se passer avant. Il faut autant que possible prendre les meilleures décisions, rester dans la zone. Ça se travaille. On essaie de penser aux choses que l'on peut maîtriser, de faire abstraction de la variance qui ne doit pas impacter notre jeu. C'est forcément difficile, mais c'est l'objectif sur le long terme. Il faut aussi accepter de perdre, et ne pas ramener l'échec à quelque chose de négatif. Quand on rate quelque chose, il faut le transformer en positif. J'ai aussi pris un coach technique qui m'aide beaucoup sur le .com.

 

Quel bilan tires-tu de tes premiers mois sur le .com ?

Je suis satisfait de mon bilan. En terme de résultats, j'ai fait un gros deeprun sur le Main Event des WCOOP. C'était mon plus gros buy-in (5 200 $) depuis mes débuts en ligne. C'était le jour 3 de l'un des plus gros tournois du .com, et il y avait une bonne vibration avec 1,6 million de dollars à la gagne. J'ai finalement atteint la 60e place pour un peu moins de 30 000 $. Honnêtement, depuis que je suis sur le .com, je vibre plus qu'avant. Ce ne sont pas les mêmes prizepools ni les mêmes joueurs. Je pense que le niveau global n'est pas forcément meilleur, mais les meilleurs joueurs sont clairement là. Il y a de nouvelles lignes à étudier, des adaptations à faire... C'est encore plus intéressant.

 

Tu étais un gros régulier des cercles de jeux parisiens. Quel sentiment t'inspire le retour du poker en live dans la capitale, avec l'ouverture de clubs de jeux ?

Ce qui est assez drôle, c'est que nous sommes partis pile au moment des premières ouvertures. Avec Aurélie, ça nous manque un peu, forcément. C'est vrai qu'on y a vécu des moments sympas. On a toute notre bande de copains des cercles. Mais nous avons loué un AirBnB à Paris pour une dizaine de jours à l'occasion de l'UDSO et de l'Unibet Open. On va en profiter pour faire deux ou trois apparitions et tester les tournois réguliers.

Les joueurs que je connais y vont très souvent. Ils ont retrouvé cette passion de jouer régulièrement. Quelques-uns se sont aussi mis au cash game... Je pense qu'ils ont été déçus de la fréquentation sur les premiers tournois. Ils s'attendaient à des fields plus importants, mais il faut sans doute du temps pour que cela se mette en place... Et il y a beaucoup de cercles !

 

Tu as un peu tout gagné en France sur les tournois live à buy-in intermédiaire. As-tu encore des objectifs sur les rendez-vous français ?

Sur les tournois Unibet par exemple, je n'ai pas encore gagné le High Roller. J'aimerais l'ajouter à ma liste car je veux gagner tous les tournois d'Unibet. Un nouveau Main Event DSO ne serait pas de refus non plus. Je n'ai pas de très bons résultats sur ce tournoi depuis que je suis sponsorisé, et ça m'embête évidemment. J'aimerais aussi réussir quelque chose sur le Partouche Poker Tour qui est un tournoi phare.

 

Quand tu repenses à tes deep runs sur le Main Event des WSOP (16e en 2017, 92e en 2018), est-ce que ça te remue encore ?

C'est un tournoi à part. Je l'aborde différemment, même sans m'en rendre compte. C'est un tournoi où tous les joueurs ont envie de réussir. Il y a beaucoup de pression mentale, beaucoup d'émotions... Tous les joueurs qui ont deeprun ce tournoi, et avec qui j'ai pu discuter, expliquent qu'on y gagne beaucoup de maturité et d'expérience. Je suis confiant pour le deeprun à nouveau. Je ne me dis pas du tout que j'ai laissé passer ma chance. L'année dernière, j'ai sauté peu avant la bulle sur un 80/20 donc je me dis aussi qu'il y avait encore la possibilité. Je pense que plus on va loin dans ce tournoi, plus on a de chances de le deeprun à nouveau un jour. Je n'ai pas dit mon dernier mot !

 

Certains pros français, notamment au sein du Team Winamax, ont décidé de se mettre aux variantes dans l'optique des prochains WSOP. Est-ce une évolution que tu envisages aussi ?

Pour l'instant non. Je pense qu'il y a déjà beaucoup à faire en Hold'em, et qu'il est très difficile d'être performant dans toutes ces variantes. Je ne dis pas que je ne vais pas me mettre à jouer une ou deux variantes, mais je ne me considère pas encore assez fort. Si je pense ne plus rien avoir à apprendre aujourd'hui en Hold'em, j'arrête de jouer. C'est important pour la motivation d'avoir cette envie et ce ressenti d'apprendre. Les gens qui pensent avoir fait le tour aujourd'hui, c'est qu'ils ne sont pas lucides, ou qu'ils n'ont pas étudié le jeu assez profondément. Il n'y a pas grand-monde qui peut se dire ça. Moi, je ne ressens pas de lassitude avec le Hold'em et je reste content de jouer. Je ne m'ennuie pas du tout. Par contre, je peux comprendre ce sentiment.

 

Tu viens de renouveler ton contrat avec Unibet pour un an, jusqu'en octobre 2020, et tu es maintenant l'unique ambassadeur de la room depuis la fin du bail de Quentin Lecomte en avril dernier. Cela change-t-il quelque chose dans tes responsabilités pour la marque ?

Je n'ai pas ressenti ça. J'ai cette pression de devoir représenter Unibet de la meilleure manière possible, de faire les meilleurs résultats. Si jamais je passe mes tournois à sauter rapidement, ce sera évidemment plus compliqué pour Unibet et pour moi-même, car il n'y a personne qui peut éventuellement compenser. Chaque année, je vise des objectifs plus élevés avec des tournois plus importants. Je voulais déjà jouer de plus gros tournois l'an passé, mais ça n'a pas forcément été le cas. Mon but est de le faire cette année. Jouer un peu plus de tournois à 25 000 $ par exemple. Pour cette nouvelle année, on s'est mis d'accord sur des objectifs avec Unibet. Du coup ils ont fait le nécessaire et je les en remercie.

 

Quels sont tes objectifs pour les prochains mois ?

J'ai fait une bonne pause pour me recentrer et bien finir l'année. Là je vais donc faire dix jours sur Paris, pour finir comme d'habitude avec l'EPT Prague. C'est un festival que j'apprécie beaucoup, surtout dans cette ville à cette période de l'année. Pour l'an prochain, je vais aller jouer les tournois du WSOP Circuit à Marrakech en janvier, puis les UDSO en début d'année et Las Vegas évidemment. J'aimerais aussi faire le WPT Montréal. C'est un endroit où je veux aller depuis longtemps.

 

Tu t'es marié il y a plus de trois ans maintenant avec Aurélie. C'est quoi la suite dans ta vie perso ?

Je pense encore donner pour le poker durant quatre ou cinq ans. Je vais essayer de faire le nécessaire en terme de résultats et aussi financièrement, car c'est quand même mon métier ! Et puis après, on pourra songer à essayer d'agrandir la famille !

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
Interview : Alexandre Réard dresse le bilan de son année 2019
Cette news a suscité 84 commentaires, et seuls les 15 derniers sont affichés.
il y a 14 minutes, Pepperdonk07 a écrit :

Salut @rootsahsuper coverage . Sympa de t'avoir rencontré. 

As tu des photos de la TF du side event, que je voie si mon bourreau est toujours in ?

 

Merci et bon courage pour la suite

Hello
 
Si tu parles du Mini UDSO, ils ne sont plus que quatre, dont Maxime Berbudeau (à droite) et viennent de partir en pause pour discuter d'un deal. 12 400 € on top (pour le moment).

large_side.jpg.ce622d0417cc83647830f3dab


large_pc.jpg.9b738dddc5f2d38a374c4c805c4

Share this post


Link to post
Share on other sites
baltazar bazardée

large.isabel2.jpg.bf25724a57a90974cdc622

Bon, on vous disait qu'il ne restait plus qu'une femme dans ce tournoi, Isabel Baltazar, après la sortie de Pamela Graffouillère en 6e place. Malheureusement, celle que ses amis surnomment affectueusement "Zaza" n'a pas tenu jusqu'au dinner-break... Après une relance d'Adelino Dos Santos au Cut-off, Isa trouve :6h:6c en Small blind et décide de pousser ses derniers 1,1 million au milieu, ce qui ne représente pas plus de huit blindes. Le Français s'empresse de payer avec :Kd:Kc. "J'espérais plutôt tomber sur As-Roi", déplore Isa, qui ne parvient pas à chatter à l'issue d'un tableau :Ac:8s:9s:As:9d.

La régulière du circuit européen était néanmoins satisfaite de cette 6e place, qui lui rapporte 9 200 €, sa neuvième place payée cette année : "J'ai été card dead, je suis déjà contente d'avoir tenu jusque-là."  On la retrouvera peut-être à Bruxelles pour le WPTDS dans dix jours. Son adversaire remonte à 2,7 millions de jetons.

 

Il reste 5 joueurs (sur 491 entrées au Main Event)
40 minutes à jouer au level 30 (blindes 80 000/160 000 Bouton Ante 160 000)
Moyenne : 4 910 000 jetons

Gain assuré : 11 500 €

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
Dinner-break : Claude Delbourg repasse en tête 

large.diner.jpg.41e137062b6efc5782d47a04

Il est 19h30 et comme l'avait annoncé au micro Ben Camps, toute la salle de tournoi vient de partir en dinner-break pour 75 minutes. Il reste donc cinq joueurs en lice dans le Main Event, qui reprendra à 20h45.

Claude Delbourg a repris le chiplead après avoir montré un joli bluff, mais il est talonné par Andrew Hills et Vincent Hilaire... Adelino Dos Santos, qui vient de sortir Isabel Baltazar, est tout de même shortstack. Il possédera encore 16 blindes à la reprise... Autant dire que rien n'est encore perdu, et que la partie pourrait s'éterniser...

Les joueurs restants :

Siège 2 : Adelino Dos Santos 2 585 000
Siege 3 : Andrew Hills 5 840 000
Siège 5 : Corentin Mathez 3 895 000
Siège 6 : Vincent Hilaire 5 885 000
Siège 8 : Claude Delbourg 6 335 000 (chipleader)

Le payout de la TF :

Vainqueur : 38 000 €
Runner-up : 25 526 €
3e : 18 500 €
4e : 14 500 €
5e : 11 500 €

6e : Isabel Baltazar 9 200 €
7e : Pamela Graffouillère 7 500 €
8e : René Koubi 6 200 €
9e : Damien Ducros 5 200 €

 

Il reste 5 joueurs (sur 491 entrées au Main Event)
30 minutes à jouer au level 30 (blindes 80 000/160 000 Bouton Ante 160 000)
Moyenne : 4 910 000 jetons

Gain assuré : 11 500 €

Share this post


Link to post
Share on other sites
Tirez le premier, Monsieur l'Anglais !

large.andrew1.jpg.e841e87da955ca4d97a366

Si les tapis étaient plus ou moins équilibrés à la reprise, les 40 minutes suivant le dinner-break ont accouché d'un scénario un peu innatendu : en effet, Andrew Hills est littéralement en train de marcher sur la table, puisqu'il a fait passer son tapis de 5,8 millions à 14,7 millions ! Un véritable carnage dont les principales victimes sont Corentin Mathez et Vincent Hilaire, qui sont tombés en dessous des dix blindes ! Dès qu'il est au bouton, Andrew s'empresse de mettre ses deux adversaires (qui sont dans les blindes) à tapis, et exerce une pression maximum sur la table. Seul Claude Delbourg est passé entre les balles pour le moment avec son tapis de 5 millions. Avec Adelino Dos Santos, déjà shortstack au dinner-break, trois joueurs sont donc en situation de push or fold...

EDIT : Vincent Hilaire a doublé contre l'Anglais avec :Th:9h contre :5c:6s pour repasser à 2,2 millions.

Share this post


Link to post
Share on other sites
La douche anglaise

large.hills2.jpg.04c434638e1561d481e00ae

On l'avait compris, Andrew Hills n'était pas là pour faire dans le détail depuis le retour du dinner-break. L'Anglais l'a vite confirmé, en signant un joli strike : il vient de sortir deux joueurs sur la même main !

A ce moment, la table est un peu dépitée par la domination de l'Anglais. Adelino Dos Santos, à qui il ne reste plus grand-chose, décide de pousser ses derniers 900 000, soit 4,5 blindes, au bouton. Andrew paye rapidement, et Corentin Mathez entre dans le tank. "J'ai 25 000 jetons de plus que lui", calcule t-il... Finalement, le Suisse décide d'y aller tout de même, et paye. La croupière annonce "showdown", mais Corentin s'est gardé son jeton de 25 000, et Ben Camps veille. Le jeu continue donc entre Andrew et Corentin... Le flop vient :7s:Jd:2d, et Corentin jette son dernier jeton au milieu. Andrew suit prestement, et les jeux sont retournés :

Adelino Dos Santos : :Ac:5c
Andrew Hills :Th:9h
Corentin Mathez : As-7 de carreaux

Corentin est donc très bien avec sa paire et son flush draw, alors qu'Adelino est quasi drawind dead, et va devoir chatter une quinte ou un brelan backdoor. Le turn est un :7h qui conforte la main de Corentin, et enterre les espoirs d'Adelino... Et finalement, la rivière va mettre tout le monde d'accord : c'est un :8s, qui offre la straight et la gagne à Andrew Hills ! "Je crois que je n'ai jamais appelé aussi fort une carte de ma vie," confiait Vincent Hilaire après le coup...

large.busto.jpg.c63a67731b53ad68b2178d53

Andrew sort donc deux joueurs sur cette main, Adelino terminant 5e et Corentin 4e puisque ce dernier détenait donc 1/10e d'Ante de plus que son adversaire au départ du coup ! Le Suisse gagne 3 000 € dans l'affaire... A chaud, les deux joueurs trouvaient tout de même des motifs de satisfaction, même si on sentait pointer un peu de regrets chez Corentin :

Adelino Dos Santos (5e pour 11 500 €) :

large.adelino2.jpg.4d39eb45cad6ea582741e

"J'ai franchement hésité à envoyer mon tapis... Mais je n'avais pas de jeu, il fallait bien que j'y aille. J'ai tenu au maximum dans la finale, j'ai même éliminé Isabel Baltazar, alors que j'étais shortstack tout le tournoi. J'ai quand même terminé le Day 1 avec 75 000... Je suis content, ça fait trois ans que je joue les tournois ici."

Adelino Dos Santos signe sa plus belle perf' en live avec ce gain, lui qui avait déjà gagné plus de 9 000 € à Divonne-les-Bains en 2016. Il aura su manipuler un petit tapis durant tout le Day 3 et a fait ce qu'il a pu...

Corentin Mathez (4e pour 14 500 €) :

large.mathez3.jpg.8d8ae33f697c1efa8675f3

"Je crois que le coup qui change le tournoi, c'est quand j'ai hero call Andy avec une paire de 6 pour 1,7 million dans un pot qui faisait 2 millions. Je le croyais assez compétent pour avoir des bluffs (en réalité, Andy avait trips, NDLR). Ça change tout, parce qu'à ce moment j'avais 8 millions. Ça l'a relancé, et après il ne nous a pas laissé respirer. Mais bon, je suis content de mon jeu, ce n'est pas facile de bien jouer durant trois jours. C'est ma 4e finale cette année sur le circuit, alors que je n'ai commencé les tournois live qu'en juillet !"

Le Suisse de 25 ans, déjà runner-up d'un TPS 500 et vainqueur d'un TPS 250 ces derniers mois (pour plus de 10 000 € de gains à chaque fois), signe donc sa meilleure perf' pécuniaire en live. Nul doute qu'on reparlera de ce jeune grinder, qui a commencé le poker il y a seulement trois ans, notamment à Divonne-les-Bains, son fief (il réside à Genève).

Andrew Hills étend sa domination sur la finale, puisqu'il possède environ 17,5 millions contre 4,1 millions chez Claude Delbourg et 1,6 million chez Vincent Hilaire. Oui, plus des trois quarts des jetons en circulation...

 

Il reste 3 joueurs (sur 491 entrées au Main Event)
20 minutes à jouer au level 31 (blindes 100 000/200 000 Bouton Ante 200 000)
Moyenne : 8 183 333 jetons

Gain assuré : 18 500 €

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
Hilaire, le trou d'air

large.hilaire.jpg.b4ae9613aeeaccd3346f85

A l'amorce de la phase de 3-Handed, Vincent Hilaire était mal barré avec moins de dix blindes en sa possession. D'autant plus quand il s'est retrouvé à faire doubler Claude Delbourg, qui avait déjà perdu pas mal de jetons depuis le strike d'Andrew Hills... Vincent open-shove K-10 off au bouton mais tombe contre une paire de Valets chez Claude, une main qui tient jusqu'au bout du board. A ce moment, Claude passe à 3,75 millions, tandis que Vincent est complètement crippled avec 525 000, soit 2 blindes et demi... Un tapis qu'il parvient à doubler une première fois avec :Ah:Tc contre :Qh:Jd à tapis préflop chez Hills. Quelques minutes plus tard, il joue un nouveau coinflip pour sa survie avec :Ah:Ks contre :3d:3s chez l'Anglais. Mais la chance semble avoir choisi son camp et le tableau :6h:2h:8d:2c:3h offre un full à Andrew.

Vincent Hilaire termine donc 3e de ce tournoi et améliore sa perf de 2018 (il avait fini 13e de l'épreuve), ce qui ne l'empêchait pas de nourrir quelques regrets : "J'ai m**dé après la pause, confesse ce joueur de live uniquement. Andrew joue vraiment bien, et je suis rentré dans des coups alors que je n'aurais pas dû, je n'ai pas joué correctement. Je dois apprendre à me calmer, mais je suis content de 80% de mon tournoi. Il ne faut pas travailler sur les autres, mais sur soi-même." Une belle conclusion pour un beau deeprun, qui constitue son plus gros gain en live, et de loin !

Nous tenons donc le heads-up de ce Main Event UDSO La Grande Motte 2019 : il opposera l'Anglais Andrew Hills au Français Claude Delbourg !

 

Il reste 2 joueurs (sur 491 entrées au Main Event)
Début du level 32 (blindes 100 000/250 000 Bouton Ante 250 000)
Moyenne : 12 275 000 jetons

Gain assuré : 25 526 €

Share this post


Link to post
Share on other sites
Défendre le drapeau

large_hu2.jpg.bcc747534d8a1448c5202a9195

Il est 22h15 au Pasino de La Grande Motte et le heads up final de ce Main Event vient de débuter ! Il opposera donc l'Anglais Andrew Hills au Français Claude Delbourg !

Le Tricolore n'est pas favori mais compte bien défendre les couleurs de son pays contre l'ennemi anglo-saxon : "Je voudrais une Marseillaise s'il vous plaît !" demande t-il au boss du DSO Alex Henry. Il va lui falloir du courage et de la réussite pour contrer la tornade anglaise, et il possède 28 blindes pour cela, contre 68 chez son adversaire. Ce ne sera pas facile, mais une chose est sûre, Claude vendra chèrement sa peau !

Andrew Hills : 17 100 000 (68 BB)
Claude Delbourg : 7 025 000 (28 BB)

Les prix restants :

Vainqueur : 38 000 €
Runner -up : 25 526 €

 

Il reste 55 minutes à jouer au level 32 (blindes 100 000/250 000 Bouton Ante 250 000)

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
Claude Delbourg runner-up

large.delbourg2.jpg.156a42f8013cfe2f8e65

Claude Delbourg a tenu parole : il ne s'est pas laissé faire contre un Anglais donné favori du duel final, se battant corps et âme durant une heure pour tenter de renverser la vapeur, remontant même à 10 millions contre 14 millions de jetons chez son adversaire. Mais la marche était trop haute, Andrew Hills parvenant à reprendre petit à petit l'avantage sur le Français, en faisant parler son expérience.

Pour terminer, Andrew open au bouton, et Claude, tombé à 4 millions, soit dix blindes, décide de 3-bet shove avec :Ac:3c. Mais l'Anglais est bien armé avec deux Dix noirs et call dans la seconde. Le croupier coupe court au suspense en sortant directement un :Td en door card, néanmoins suivi d'un :Jc et d'un As de carreau qui offrent à Claude un tirage couleur backdoor. D'ailleurs, le turn est un :4c... Mais la flush ne rentrera jamais : la river est un :4s qui scelle l'issue de ce tournoi. 

large.5dbf6038ab9f8_boardfinal.jpg.e0283

En tout cas, Claude n'a aucun regret : "De toute façon, si je paye simplement préflop, l'histoire est la même, je suis juste tombé sur une belle main en face, analysait le Français. Je ne pouvais pas faire mieux, à part gagner. Je n'ai pas bougé durant la TF, il ne servait à rien de s'exposer, et après il a pris l'ascendant. Je ne voulais pas finir 3e. C'était dur de remonter, c'est déjà une performance d'avoir réussi à tenir aussi longtemps contre Andrew. Il n'a pas tremblé."

large.accolade.jpg.66fb7cf5382604317bc7aLes deux joueurs s'entendaient bien

Claude Delbourg termine donc runner-up de ce Main Event UDSO 2019 pour un gain de 25 560 €, ce qui constitue le plus gros gain de sa carrière et confirme que la station balnéaire lui réussit bien : ses deux plus grosses performances passées avaient déjà été établies ici (des gains de 10 000 €). "Je ne fais que des tournois live", confirme Claude, qu'on retrouvera certainement sur le circuit dans les prochains mois.

large.delbourg-camps.jpg.f476d767130d954Claude Delbourg félicité par Benjamin Camps, le TD du tournoi

Andrew Hills remporte donc le Main Event de l'Unibet DeepStack Open La Grande Motte 2019 !

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
Demon Hills

large.hills3.jpg.1c443bba7d59705484eecc7

Ça y est : après quatre jours de tournoi, nous connaissons le vainqueur de ce Main Event Unibet DeepStack Open 2019 : il s'agit d'Andrew Hills !

Si le nom de ce joueur anglais nous était jusqu'ici inconnu, "Andy" n'est pourtant pas le premier venu lorsqu'il s'agit de jouer au poker, puisqu'il comptait plus de 975 000 $ de gains accumulés sur le circuit depuis 2010. Et finalement, le voir remporter ce tournoi est tout sauf une surprise, tant Andy aura marqué le Day 3 de son empreinte, prenant définitivement son envol au milieu de la table finale. Après avoir entamé le Day 2 avec le second tapis des 135 survivants, l'Anglais a tranquillement mené sa barque jusqu'au Final Day, qu'il a débuté ce dimanche à 13 heures avec le 9e stack sur les 16 rescapés.

Autant dire que le début de journée était capital pour Andrew, qui est parvenu à se hisser en TF avec 36 blindes, loin derrière le chipleader Corentin Mathez. Mais Andy est progressivement revenu à hauteur, notamment grâce à un hero call manqué du Suisse, avant de passer en mode rouleau compresseur après le dinner-break. Andrew a en effet éliminé ses quatre derniers adversaires en table finale, faisant montre d'une agressivité payante : "Je me suis retrouvé dans une position incroyable en 5-Handed, j'ai pu abuser de l'ICM, c'était horrible pour les autres joueurs.

Andrew est finalement arrivé en heads-up contre Claude Delbourg. Et si le Français a bien résisté, Andrew a fini par prendre définitivement l'ascendant. "J'ai gratté des jetons petit à petit, en jouant small ball, même si j'ai fait un call river pas terrible à un moment. Mais je suis content de la façon dont j'ai géré ce duel."

large.hills5.jpg.b6fbac2dcd4f9fdd4311b50

Andrew, globe-trotter invétéré avec 27 drapeaux recensés sur sa fiche Hendon Mob, venait à La Grande Motte pour la première fois : "C'est la seconde fois que je viens en France pour le poker. J'ai aimé le poker et les gens ici, c'est fun, jovial, personne ne se plaint. Des amis de chez Unibet m'avaient conseillé de venir en me disant que c'était l'un des plus gros UDSO de la saison. J'aime jouer en France, c'est l'un de mes pays favoris pour cela, même si là il ne faisait pas très beau... Je reviendrai !" Ambassadeur du casinotier britannique Grosvenor, Andy@GrindFromBehind enchaîne en effet les festivals poker et se déplace sur le circuit dès qu'il ne parcourt pas l'Angleterre pour représenter son sponsor. "La semaine prochaine, je me rends à Blackpool par exemple pour le GUKPT, et j'irai à Vegas cet été. J'aime le jeu !" Au final, Andrew remporte 38 000 € pour sa victoire, ce qui lui permet de franchir la barre du million de dollars de gains en tournois live !

D'autres joueurs n'ont pas démérité dans cette finale, à commencer par le runner-up Claude Delbourg, qui a su passer entre les gouttes. On pense également au jeune suisse Corentin Mathez (4e), qui a passé beaucoup de temps dans les hauteurs du chipcount aujourd'hui, tandis qu'Isabel Baltazar (6e) a fait ce qu'elle a pu sans voir de jeu au Day 3. Petite pensée également à l'autre lady de cette journée, Pamela Graffouillère, en tête à 13 heures et qui termine finalement 7e.

Au moment de faire le bilan, cette cinquième édition de l'UDSO La Grande Motte aura rameuté beaucoup de monde , même si l'on n'a pas franchi la barre des 500 joueurs dans ce Main Event comme espéré (491 entrées à 550 €). Mais l'étape de La Grande Motte continue de s'affirmer comme un rendez-vous majeur du circuit Unibet DeepStack Open. Rendez-vous donc l'année prochaine dans l'Hérault !

Quant à moi, je vous remercie de m'avoir suivi, et j'espère vous avoir fait découvrir quelques joueurs tout en vous apportant un peu de la vibration du poker de tournoi à travers ce coverage. Un TRÈS grand merci également à Alex Henry aka @aleastwood et à son super objectif Canon pour leur aide précieuse, ainsi qu'aux équipes Texapoker, à commencer par Ben Camps. Prochain rendez-vous sur le CP : la finale de l'UDSO à Paris dans trois semaines, avec très certainement @cosmictrip aux commandes du reportage. See ya les CPistes !

large.hills4.jpg.fb3e10762e94a3ff8b1d490

Main Event UDSO La Grande Motte
Buy-in : 550 € - 491 entrées (dont 122 re-entries)
Prizepool de 230 966 € - 62 places payées 

Les résultats du Day 3 :

Vainqueur : Andrew Hills 38 000 €
Runner-up : Claude Delbourg 25 526 €
3e : Vincent Hilaire 18 500 €
4e : Corentin Mathez 14 500 €
5e : Adelino Dos Santos 11 500 €
6e : Isabel Baltazar 9 200 €

7e : Pamela Graffouillère 7 500 €
8e : René Koubi 6 200 €
9e : Damien Ducros 5 200 €

10e : Francky Sadani 4 350 €
11e : Mickael Rabanis 4 350 €
12e : Thibaud Alonso 3 650 €
13e : Christophe Dry 3 650 €
14e : Senol Ardic 3 020 €
15e : Mourad Kaddour 3 050 €
16e : Thierry Delpui 2 620 €

Le reste des joueurs ITM :

Spoiler

Il remporte 2 620 € :

17e : Michel Rouvière

Ils remportent 2 320 € :

18e : David Knafo
19e : Robin Guillaumot
20e : Serge Didisheim

Ils remportent 2 020 € :

21e : Patrice Chamarre
22e : Laurent Sigaud
23e : Cédric Chevalme
24e : Frédéric Fernandez
25e : Sacha Israel
26e : Emilien Sartori

Ils remportent 1 720 € :

27e : Yann Linka
28e : Djamel Quaret
29e : Jérôme Seveno
30e : Bernard Graffouillère
31e : Nicolas Le Floch
32e : Olivier Paris
33e : Anthony Barrera
34e : Didier Galliot 

35e : Cyril Monbrun-Massot

Ils remportent 1 420 € :

36e : Vincent Montesinos
37e : Nicolas Plantin
38e : Eric Barrandon
39e : Pierre Sinnig
40e : Yannick Fabry
41e : Maxime Samalens
42e : Eric Géraume
43e : Fabien Clemente
44e : Patricia Almeras

Ils remportent 1 120 € :

45e : Jérôme Hugé @DrMaboul34
46e : Youssef Tadli
47e : Olivier Ballester
48e : Laurent Pumiglia
49e : Georges Forge 
50e : Jeremy Linchet
51e : Antoine Mahiot
52e : Laurent Riu
53e : Maieul Sahli 
54e : Richard Regnier
55e : Rémi Castaignon

56e : Sophian Dalle
57e : Hedi Bousseta
58e : Ricardo Manquant 
59e : Denis Le Coz
60e : Tony Dany
61e : Ali Ait Obran
62e : Thomas Lhomme

 

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
News

rootsah vous a fait vivre l'événement durant tout le week-end. L'Unibet DSO La Grande Motte se referme sur la victoire d'un joueur britannique nommé Andrew Hills. L'ambassadeur du casinotier Grosvenor met la main sur un chèque de 38 000 € et franchit le cap du million de dollars de gains sur le circuit live.

[...] Lire la suite…



Share this post


Link to post
Share on other sites
Hall of Fame

Retrouvez tous les résultats de cet Unibet DeepStack Open La Grande Motte 2019 communiqués par Texapoker et la galerie des vainqueurs ci-dessous.

UDSO Bounty 200 € 
100 entrées (dont 12 re-entries)
Prizepool de 17 280 € - 11 places payées

Vainqueur : Pierre Chiarelli (2 760 €)

5dc05312a7470_WinbountyUDSOJeudi.thumb.jpg.067817fbb2aa916128fef19bce971ab0.jpg

Les résultats complets :

Spoiler

1    CHIARELLI    PIERRE    2 760 € 
2    POETE    ERIC     2 140 € 
3    RIGAL    OLIVIER    1 890 € 
4    SOLLILO    JULIEN    1 400 € 
5    NGUYEN    DINH NHAT    910 € 
6    GOUTARD    ANTOINE    1 370 € 
7    TEDESCHI    ERICK    450 € 
8    ALLA    JULIEN    1 090 € 
9    SAID    TAHAR    690 € 
10    EL HAMMOUMI    MIMOUN    220 € 
11    SFERRAZZA    CORALIE    490 € 

UDSO Bounty Progressif 120 €
103 entrées (dont 16 re-entries)
Prizepool de 9 888 € - 13 places payées

Vainqueur : Christophe Sanchez (2 875 €)

5dc0520197ccb_VainqueurbountyprogvendrediUDSOLGM.thumb.jpg.2def6e6498dc19ecf8edbc94c3a12032.jpg

Les résultats complets :

Spoiler

1    SANCHEZ    CHRISTOPHE    2 875 €
2    BOURSEAU    DAVID    1 200 €
3    VINCENT    FLORENT    713 €
4    TERREIL    DAVID    740 € 
5    AIT OBRAM    ALI    625 € 
6    BLANK     IANNIS    455 € 
7    BREMOND    JONATHAN    405 € 
8    SHUTJ    VLADISLAV    190 € 
9    GASCO    JULIEN    435 € 
10    REY    YVES    140 € 
11    ADIBA    JACQUES SALOMON    340 € 
12    OUZHENE    AHMED    345 € 
13    DUCROS     DAMIEN    195 € 

Mini UDSO 300 € 
226 entrées (dont 40 re-entries)
Prizepool de 56 409 € - 26 places payée
s
Vainqueur : Philippe Piallat (12 400 €)

5dc0521132a4b_VainqueurMiniUDSOLGMNov2019.thumb.jpg.5579bdad1d33ed5c343495e9f5c6ee60.jpg

Les résultats complets :

Spoiler

1    PIALLAT    PHILIPPE    12 400 € 
2    BERBUDEAU    MAXIME    8 549 € 
3    LAMY    ALEXANDRE    6 200 € 
4    LHOMME    THOMAS    4 600 € 
5    HU    WEI    3 550 € 
6    BARLET    IANIS    2 750 € 
7    CHASSING    ROLAND    2 150 € 
8    MELITI    KALIFA    1 750 € 
9    PINARD    FLORIAN    1 420 € 
10    DIRIG    GAEL    1 220 € 
11    NORBLIN    FABRICE    1 020 € 
12    ALEXANIAN    MARGAUX    920 € 
13    FIGUEREIDO    NICOLAS    920 € 
14    PALVINI    JEREMY    820 € 
15    CONESA    KEVIN    820 € 
16    PESENTI    JEAN MICHEL    720 € 
17    PERROT    STEPHANE    720 € 
18    ASTA    FRED    720 € 
19    KRUP    PHILIPPE    720 € 
20    ROUVIERE    ALEXANDRE    720 € 
21    CHATROUX    DENIS    620 € 
22    BOCANEGRO    DAVID    620 € 
23    GILBERTON    FRANCK    620 € 
24    NC    620 € 
25    VRAY    YANNICK    620 € 
26    RIGAL    OLIVIER    620 € 

UDSO High Roller 1 000 €
55 entrées (dont 6 re-entries)
Prizepool de 47 270 € - 7 places payées

Vainqueur : Alexandre Le Vaillant (15 700 €)

5dc05209da9bd_VainqueurHRUDSOLGMNov2019.thumb.jpg.35fa2ece405bb4db876f5a679a431220.jpg

Les résultats complets :

Spoiler

1    LE VAILLANT    ALEXANDRE    15 700 €
2    LINARD    LOUIS    10 260 €
3    LOUSTAU    MARJOLAINE    7 260 €
4    GRANDE    FRANCESCO    5 350 € 
5    BOURSEAU    DAVID    3 950 € 
6    AUFFRET    EDDY    2 950 € 
7    TRAVERE    THIBAULT    2 050 € 

UDSO Turbo Cash 120 €
51 entrées (dont 4 re-entries)
Prizepool de 4 896 € - 7 places payées

Vainqueur : Chawaz Fawaz (1 606 €)

5dc056aaea8b1_WinTurboCashsamediLGMUDSO(2).thumb.jpg.f62c3ef47872c2ce40bfe8bb565e3166.jpg

Résultats complets :

Spoiler

1    FAWAZ    CHAWAZ    1 606 €
2    KAAS    MAXIME    1 050 €
3    COHET    MAXIME    750 €
4    NEUHAUS    JURG    550 €
5    ESPIASSE    FLORIAN    410 €
6    PLAZA    MICKAEL    310 €
7    LINCHET    JEREMY    220 €

UDSO Omaha 200 €
46 entrées (dont 7 re-entries)
Prizepool : NC - 6 places payées

Vainqueur : Nicolas Giannotti (2 900 €)

5dc0521d16358_VainqueurOmahaUDSOLGMNov2019.thumb.jpg.c2dbb3bddf0d3d9ce14616620073fe71.jpg

Les résultats complets :

Spoiler

1    GIANNOTTI    NICOLAS    2 900 €
2    MALFAY    PIERRE    1 683 €
3    DRY    CHRISTOPHE    1 120 €
4    BALLESTER    OLIVIER    820 € 
5    GUILLAUMOT    ROBIN    620 € 
6    TABOURIN    JOHNNY    520 € 

UDSO Basic 150 €
97 entrées (dont 18 re-entries)
Prizepool de 12 105 € - 11 places payées

Vainqueur : Laurent Villard (3 200 €)

5dc051fb8709b_VainqueurBasicUDSOLGMNov2019(1).thumb.jpg.2110c7432d085c034e8deb47bfdc17b0.jpg

Les résultats complets :

Spoiler

1    VILLARD    LAURENT    3 200 €
2    JUHEL    MARC    2 355 €
3    BLANK    IANNIS    1 740 €
4    PLAZA    MICKAEL    1 270 € 
5    EL MAHRI    HASSAN    920 € 
6    GROSSMANN    JOSE    670 € 
7    MEZZOUR    KARIM    520 € 
8    NC  420 € 
9    GELY    NICOLAS    370 € 
10    PEREIRA    CHRISTOPHER    320 € 
11    JIMENEZ    JEAN DANIEL    320 € 


Crédit photos : Texapoker

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
Interview

Alexandre Reard : « Une année de transition »

large.reard.jpg.94073297dabeac16ddcbf580


A l'occasion de l'UDSO La Grande Motte il y a deux semaines, ClubPoker a pu s'entretenir avec Alexandre Reard, qui s'est imposé depuis quelques années comme un joueur incontournable du poker français. Après avoir pris la 17e place du WPTDS Bruxelles ce week-end, le Francilien en termine avec une année 2019 marquée par des résultats mitigés en live, un déménagement au Pays de Galles en compagnie de sa femme Aurélie et son apprentissage des tables du .com. Alors qu'il vient de prolonger son contrat de sponsoring avec Unibet pour un an, Alex nourrit des ambitions élevées pour la suite de sa carrière.
 

Bonjour Alex ! Tu as récemment quitté la région parisienne pour t'installer à Cardiff... Comment se déroule la vie au Pays de Galles ?

Ça se passe plutôt bien ! On est content de notre maison avec Aurélie, on est bien situés, on prend nos habitudes... Bref, on s'adapte gentiment à la vie anglo-saxonne !

Pourquoi avoir choisi cette destination plutôt originale, alors que les joueurs de poker professionnels préfèrent généralement Londres lorsqu'il s'agit de s'expatrier en Grande-Bretagne ?

La raison principale est que la sœur d'Aurélie est mariée à un Gallois, et cela nous permettait de nous rapprocher d'elle. Me concernant, j'ai besoin de perfectionner mon anglais, car je ne suis pas au point à ce niveau-là, et c'est une bonne façon d'y arriver. En terme de poker, ça me permet de jouer le .com, et cela fait une grosse différence car je peux affronter les meilleurs joueurs du monde beaucoup plus régulièrement, pas seulement sur les festivals EPT, et faire un volume plus conséquent. J'accumule plus d'expérience pour me rapprocher de leur niveau.

Recommanderais-tu le Pays de Galles à un joueur de poker ?

Si on veut vivre absolument au soleil, non ! Après, en terme de mode de vie, les Anglo-Saxons sont bien en avance, pas de souci. Il y a des bons pubs, on peut partager de bonnes bières, c'est sympa. Le seul petit problème est que ce n'est pas très bien desservi, ce n'est pas toujours facile d'aller d'un endroit à un autre. Par exemple, pour venir à La Grande Motte, c'est un avion pour Amsterdam, un autre pour Marseille, puis pour ici... A ce niveau, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, honnêtement.

Toi qui aimes le foot, tu dois être servi avec la culture du sport au Royaume-Uni...

Pour le foot, c'est un peu moins le cas, même si Cardiff était en Premier League (première division anglaise, NDLR) l'an passé, j'avais vu un match, je vais y retourner. Ma belle-famille est plus branchée rugby. Il y a aussi mon neveu qui joue au hockey sur glace, et apparemment Cardiff a un bon niveau, donc on va aller se faire quelques petits matches, ça a l'air sympa ! Bon après, je n'ai pas encore fait trop attention à tout ce qui est snooker par exemple, je ne pense pas avoir le temps de m'intéresser au sujet...

Quelle équipe supportais-tu pour France-Pays de Galles lors de la Coupe du monde de rugby?

J'étais pour la France, on ne va pas exagérer ! Après, pour Pays de Galles-Nouvelle Zélande, j'étais pour le Pays de Galles, même si ça ne s'est pas bien passé (défaite du Quinze au Poireau 40-17 lors du match pour la troisième place, NDLR).

Pour en revenir au poker, tu as très bien commencé l'année 2019 en live, mais depuis le mois d'avril, tu ne comptes aucun cash au dessus des 20 000 $ de gains. Comment l'expliques-tu ?

Déjà, j'ai fait un mauvais Vegas cet été en terme de résultats, on ne va pas se le cacher... J'ai eu sûrement moins de réussite que les deux années précédentes, forcément ça joue, mais ce sont des choses qu'on ne peut pas maîtriser. Moi je travaille, je fais ce que j'ai à faire et j'attends que les bons setups reviennent de mon côté. Je pense également avoir moins joué, il y a des festivals à middle buy-ins que je n'ai pas faits. Et il y a eu le déménagement, il a fallu fermer mon entreprise en France... Je savais que ça allait être une année un peu plus difficile, de transition. Mais je fais le nécessaire pour que ça se passe bien. Je pense que je travaille davantage, je suis un meilleur joueur que l'année dernière. Bon, ma confiance est forcément un peu moins forte que si j'avais fait beaucoup de perfs, mais il faut surtout avoir la confiance avant d'obtenir des résultats, c'est la base !

 

"ll y a beaucoup de choses à travailler, mais il faut surtout être dans le moment présent à chaque fois, occulter tout ce qui a pu se passer avant"

 

Qu'as-tu travaillé en particulier cette année ?

Ce sont un peu toujours les mêmes choses, comme la condition physique. Beaucoup de gens n'y prêtent pas assez d'attention, mais lorsque que l'on joue de longs festivals, c'est important. Il y a aussi la condition mentale : en live, on ne joue par forcément des festivals très longs à part les WSOP à Las Vegas, mais lorsqu'on grind le .com, avec beaucoup de Series de tournois online, c'est plus long et ça peut être difficile mentalement, donc je me suis encadré à ce niveau-là. Il y a beaucoup de choses à travailler, mais il faut surtout être dans le moment présent à chaque fois, occulter tout ce qui a pu se passer avant. Il faut au maximum prendre les meilleurs décisions, rester dans la zone. Ça se travaille. On essaie de pense aux choses que l'on peut maîtriser, faire abstraction de la variance qui ne doit pas impacter notre jeu, ce qui est forcément difficile, mais c'est le but sur le long terme. Il faut aussi accepter de perdre, et ne pas ramener l'échec à quelque chose de négatif. Quand on rate quelque chose, il faut le transformer en positif. J'ai aussi pris un coach technique qui m'aide beaucoup sur le .com

Quel bilan tires-tu de tes premiers mois à grinder le .com ?

Je suis satisfait de mon bilan. En terme de résultats, j'ai fait un gros deeprun sur le Main Event des WCOOP, c'était mon plus gros buy-in (5 200 $) depuis que je jouais online. C'était le Day 3 de l'un des plus gros tournois du .com, il y avait une bonne vibration, avec plus de 1,6 million de dollars à gagner, et j'ai finit 60e pour un peu moins de 30 000 $. Honnêtement, depuis que je suis sur le .com, je ressens plus de vibration qu'avant, car ce ne sont pas les mêmes prizepools, pas les mêmes joueurs... Je pense que le niveau global n'est pas forcément meilleur, mais les meilleurs joueurs sont clairement sur le .com. Il y a de nouvelles lines à étudier, des adaptations à faire, c'est encore plus intéressant.

Tu étais un gros régulier des cercles de jeux parisiens. Quel sentiment t'inspire le retour du poker en live dans la capitale, avec l'ouverture des clubs de jeux ?

Ce qui est assez drôle, c'est que nous sommes partis pile au moment des premières ouvertures. Avec Aurélie, ça nous manque un peu, forcément, car c'est vrai qu'on y a vécu des moments sympas, on a toute notre bande de copains des cercles. Mais nous avons loué un Airbnb dans Paris durant une dizaine de jours pour l'UDSO et l'Unibet Open, on va en profiter pour faire deux trois apparitions et tester les tournois réguliers des clubs ! Les joueurs que je connais y vont très souvent, il ont repris cette passion de jouer régulièrement. Quelques-uns se sont mis au cash game... Je pense qu'ils ont été déçus de la fréquentation sur les premiers tournois, car ils s'attendaient à des fields plus importants, mais il faut sans doute du temps pour que cela se mette en place, et il y a beaucoup de clubs.

Tu as un peu tout gagné en France sur les tournois live à middle buy-ins. As-tu encore des objectifs sur les events français ?

Sur les tournois Unibet par exemple, je n'ai pas encore gagné le High-Roller. J'aimerai gagner tous les tournois d'Unibet, notamment un nouveau Main Event DSO, car je n'ai pas de très bons résultats depuis que je suis sponso sur ce tournoi-là, et ça m'embête J'aimerai aussi perfer au Partouche Poker Tour, qui est un tournoi phare...

Quand tu repenses à tes deep runs sur le Main Event des WSOP (16e en 2017, 92e en 2018), est-ce que ça te remue encore ?

C'est un tournoi à part. Je l'aborde forcément différemment, même inconsciemment, c'est un tournoi où tous les joueurs ont envie de réussir. Il y a beaucoup de pression mentale, beaucoup d'émotions. Tous les joueurs qui ont deeprun ce tournoi et avec qui j'ai pu discuter expliquent qu'on y gagne beaucoup de maturité et d'expérience. Je suis confiant pour le deeprun à nouveau, je ne me dis pas que j'ai laissé passer ma chance. L'année dernière, j'ai sauté peu avant la bulle sur un 80/20, donc je me dis aussi qu'il y avait encore la possibilité... Je pense que plus on va loin dans ce tournoi, plus on a de chances de le deeprun à nouveau un jour. Je n'ai pas dit mon dernier mot !

Certains joueurs professionnels français, notamment au sein du Team Winamax, ont décidé de se mettre aux variantes dans l'optique des prochaines WSOP. Est-ce une évolution que tu envisages également ?

Pour l'instant, non. Je pense qu'il y a déjà beaucoup à faire en Hold'em, et qu'il est très difficile d'être performant dans toutes ces variantes. Je ne dis pas que je ne vais pas me mettre à jouer une ou deux variantes pour les WSOP justement, mais je ne considère pas encore assez fort. Si je pense ne plus rien avoir à apprendre aujourd'hui en Texas Hold'em, j'arrête de jouer. C'est important pour la motivation d'avoir cette envie et ce ressenti d'apprendre. Les gens qui pensent avoir fait le tour aujourd'hui, c'est qu'ils ne sont pas lucides, n'ont pas étudié le jeu assez profondément. Pas grand-monde ne peut se dire cela. Moi, je ne ressens pas de lassitude au Hold'em, je suis content de jouer, je ne m'ennuie pas, par contre je peux comprendre ce sentiment.

Tu viens de renouveler ton contrat avec Unibet pour un an, jusqu'en octobre 2020, et tu es maintenant l'unique ambassadeur FR de la room depuis la fin du bail de Quentin Lecomte en avril dernier. Cela change t-il quelque chose dans tes responsabilités pour la marque ?

Je n'ai pas ressenti ça. J'ai cette pression de devoir représenter Unibet de la meilleure manière possible, de faire les meilleurs résultats. Si jamais je passe mes tournois à sauter rapidement, ce sera évidemment plus compliqué pour Unibet et pour moi-même, car il n'y a plus de second ambassadeur qui peut compenser. Chaque année, j'augmente mes objectifs, avec des tournois plus importants. Je voulais déjà jouer des plus gros tournois l'an passé, mais ça n'a pas forcément été le cas, le but est de le faire cette année, jouer un peu plus de 25 000 $ par exemple. Pour cette nouvelle année, on s'est mis d'accord sur des objectifs avec Unibet, du coup ils ont fait le nécessaire, et je les en remercie.

Quels sont tes projets poker dans les prochains mois ?

J'ai fait une bonne pause pour me recentrer et bien finir l'année. Là je vais donc faire dix jours sur Paris, pour finir comme d'habitude avec l'EPT Prague. C'est un festival que j'apprécie beaucoup, surtout dans cette ville à cette période de l'année. Pour l'an prochain, je vais aller jouer les WSOPC à Marrakech en janvier, les UDSO en début d'année et Las Vegas. J'aimerai aussi faire le WPT Montréal, c'est un endroit où je veux aller depuis longtemps.

Tu t'es marié il y a plus de trois ans maintenant avec Aurélie. C'est quoi la suite dans ta vie perso ?

Je pense encore donner tout pour le poker durant quatre-cinq ans, essayer de faire le nécessaire en terme de résultats et aussi financièrement, car c'est quand même mon métier. Et puis après, on va essayer d'agrandir la famille !

 

Propos recueillis par M.A

Edited by rootsah

Share this post


Link to post
Share on other sites
News

À l'occasion de l'UDSO La Grande Motte, Maxime Arnou a eu la possibilité de s'entretenir avec Alexandre Réard. L'ambassadeur d'Unibet s'est installé au Pays de Galles il y a quelques mois, et il ambitionne désormais d'apprivoiser les tables du .com. En attendant, retour sur un exercice 2019 qu'il qualifie lui-même d'année de transition.

[...] Lire la suite…



Share this post


Link to post
Share on other sites
Lire les 84 commentaires sur le forum
Les news à la Une
vendredi 6 décembre 2019 à 9:20
Télex

Une analyse de table finale, c'est bien. Le décryptage d'un tournoi entier, c'est mieux. Main après main, Adrien Delmas revient sur la construction de sa victoire sur le Battle Royale en septembre dernier. En fin pédagogue, le joueur Winamax souligne aussi les spécificités d'un tournoi avec bounties. À visionner en trois parties.

mercredi 4 décembre 2019 à 11:01
Club Poker Radio S13E15 avec Apo Chantzis et Ilaan Martin

L'équipe de Club Poker Radio recevait ce mardi deux personnalités qui ont la ferme intention de marquer le circuit français de leur empreinte en 2020 : Apo Chantzis, qui organise déjà de nombreux tournois tout au long de l'année avec TexaPoker ; et Ilaan Martin, le directeur du Partouche Poker Tour. Eyal Bensimhon, le joueur pro israëlien, était également des nôtres via Skype.

mardi 3 décembre 2019 à 10:48
Télex

Le tribunal de Grasse était appelé à se prononcer sur un litige opposant Rick Salomon à Raad Al-Khereiji. En mai 2014, le Saoudien avait quitté une partie privée avec une ardoise de 2,8 millions de dollars qu'il n'a depuis jamais remboursée. Sans surprise, la requête de l'Américain a été rejetée : comme le stipule le Code civil, "la loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu".

Tournois gratuits et prix ajoutés

Le Club Poker organise des freerolls avec bonus et des tournois spéciaux avec ajouts de prix.
Pour en bénéficier gratuitement, inscrivez-vous sur nos sites de poker partenaires :

Tournois Club Poker
6-MAX
$2.20
Big Poker League
jeudi 12 décembre 2019 à 20:04
$125 ajoutés
6-MAX
$2.20
Big Poker League
jeudi 19 décembre 2019 à 20:04
$125 ajoutés
6-MAX
$2.20
Big Poker League
jeudi 26 décembre 2019 à 20:04
$125 ajoutés
6-MAX
$2.20
Big Poker League
jeudi 2 janvier 2020 à 20:04
$125 ajoutés