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FireBird

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Ou on peut s'adresser au mec qui s'y connaissent en droit dans le coin ? 

Ne leur fais pas confiance, ils vont te la faire à l'en vers.

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Moi j'aimerais savoir ce qui poussent les mecs à 17 ans à se dire. " tiens moi je veux être flic".

Moi c'est proctologue je m'interroge.

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Gros pavé d'attention whore. RàB je l'ai écrit et je le pense, donc je poste.

 

Atasanté, à votre santé !

 

Je vais tenter de t'expliquer comment cette histoire d'apparence anodine a changé ma vie, et pourquoi je conchie tes pensées et ton message précédent.

Je n'étais pas très travailleur à l'école, mais j'ai toujours eu des résultats corrects. J'étais un genre de troll avant l'heure, hyperactif, bout-en-train, j'agaçais les profs et faisait rire mes petits camarades. Souvent collé pour des broutilles, je connaissais les premières pages du règlement intérieur par cœur. Punitions souvent assorties d'une correction parentale.
Suite à cette histoire d'arrêt de bus, mes parents ont toujours gardé un doute sur ma version des faits. Ils ont appliqué le principe de précaution, je me suis retrouvé en internat. Ils en ont choisi un pour sa réputation d'encadrement strict, dans le but de me couper de mes "mauvaises fréquentations" et de ne plus avoir à s'inquiéter de l'heure à laquelle je pouvais rentrer et si je n'étais pas à nouveau en GàV. Ma mère était rassurée.

Il ne doit pas y avoir énormément d'établissement comme celui-ci. Les profs sont autorisés implicitement à claquer les élèves. Aucune sortie autorisée durant la semaine. Il faut s'arranger avec les demi-pensionnaires pour un paquet de clopes ou de biscuits, payé d'avance et récupéré le lendemain (ou pas). Et autant dire que vu la qualité de la bouffe servie, ces mêmes demi-pensionnaires se faisait un bon petit business. Tu peux également imaginer qu'on ne trouve pas beaucoup d'enfants de choeur dans ce genre d'endroit, et que les "bonnes fréquentations" que j'y ai rencontré étaient bien plus aguerries en larcins en tous genres que mes potes d'avant. Je dis potes d'avant, car à cet âge on change de potes comme de slip, et le fait de ne les voir qu'un jour par semaine a bien distendu les relations. C'est aussi un établissement ou la proportion d'individus du sexe opposé devait être de 3/1000, ce n'était pas fait pour les princesses.

 

Il y avait un cinéma où chaque jour entre midi et deux, un film était diffusé. Ce jour là ce fut "American history X", et vint cette scène :



Et il y eu un genre de liesse qui m'a glacé le sang.

 

C'était clair, il fallait que je m'évade de ce camp de travail néo-nazi. J'ai donc étudié différentes possibilités, et après réflexion la meilleure que j'ai trouvée était un changement d'orientation scolaire. Il me fallait trouver quelque chose qu'on ne faisait pas dans ce taudis, et que mes parents accepterait. J'ai donc opté pour la "prestigieuse" filière scientifique, que mon père avait rêvé que je fasse. S'en suivi un entretien avec le prof principal, qui me dit que c'était tout à fait faisable si je boostais un peu mes notes. Ce ne fut pas un problème étant donné que j'ai toujours eu des facilités et que je me contentais du minimum syndical pour passer en classe supérieure. La motivation était réelle, j'ai fait pété les compteurs et j'ai pu changer d'établissement l'année suivante. Outre les connaissances que les professeurs dispensaient, je suis reparti en sachant faire des bombes artisanales, planter de l'herbe en hydroponie, construire un lettrage de graffiti, fabriquer des bangs et rouler des tulipes, des techniques de boucher pour la baston, des plans pour trouver des plaquettes et des savonnettes de shit et plein de bons conseils concernant la découpe et la revente. Avant ça je faisais du basket et du skate...

Logiquement, quand je me suis retrouvé dans un petit établissement catholique d'une petite bourgade, au milieu de gens de bonne famille, j'étais devenu le loup au milieu des brebis, un véritable petit enc**é. L'internat était situé à 1km de l'établissement scolaire. Nous avions une petite demi-heure de battement matin et soir sans surveillance et sorties possibles le mercredi après-midi, j'étais libre de mettre en pratique les théories apprises l'année précédente. Fier de connaître les ficelles du bon petit bâtard, je n'ai pas hésité à m'en vanter et à engrener d'autres jeunes auparavant innocents. Les 5€ que ma mère me donnait par semaine suffisant à peine à payer les spliffs ou les douilles que je fumais dans le train le lundi matin, je n'ai donc pas tarder à prendre du matos à créd' afin d'arnaquer ces bollosses et fumer gratis. Les cuites du mercredi après-midi étaient sponsorisées par la supérette locale de laquelle nous sortions avec des bouteilles dans les manches. Ces mêmes manches me servaient à voler des bombes de peinture et à m'initier à la décoration urbaine sans trop de goût ni de technique. J'étais donc devenu drogué, alcoolique, voleur, dealeur, escroc, vandale... le skateboard n'avait plus autant d'intérêt pour moi.

 

Alors je te rassure j'ai fini par faire des GàV et un passage au tribunal que j'ai mérité, heureusement sans conséquences lourdes car j'étais mineur. J'ai aussi fait un passage aux urgences psychiatriques, et été sonner au presbytère de la paroisse de mon enfance.
Ce monde a fait de moi un enc**é, repenti certes, mais un enc**é… Je ne fais plus confiance à personne, on me qualifie régulièrement d'asocial voire d'autiste.

Pour tout ça, si les tribunaux étaient impartiaux je serais en droit de demander des réparations pour préjudice moral à l'agent qui m'a fait injustement condamner, qui a détruit ce qu'il restait de la relation de confiance avec mes parents, et tout ce qui en a découlé.

Et si ça c'est passé ainsi pour moi qui n'ai pas grandit dans la misère, imagine ceux pour qui la solidarité et la confiance sont impossibles tant la survie est leur quotidien, ou ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir accès à la culture et à la réussite scolaire. Ajoute à ça de faux rappeurs (Big Up à Shell One) et des publicitaires qui font le culte de l'égoïsme, de l'apparence, et de la peur…

 

Penser que sans la police le pays serait à feu et à sang, c'est peut-être vrai mais c'est prendre le problème par le mauvais bout. La police est un pansement sur une fracture ouverte. Ce n'est pas la police qui résout les injustices, mais les injustices qui font que la police semble nécessaire. Pour ne rien arranger, les dernières grosses émeutes font suite à la mort de jeunes passés au grille-pain en voulant échapper à des flics. Je ne prends pas parti car comme toujours c'est un enchainement malencontreux de faits. Les policiers faisaient leur boulot et n'avaient pas l'intention de les griller, les jeunes ont agit par réflexe, conditionnés par leur contexte géographique et social. La justice c'est comme le poker, on raconte plus facilement les bad beats que les spew pourris.

Les responsables de cette situation ne sont pas les jeunes de banlieue, ni les flics, ni même les politiques qui résonnent de manière globale alors que la solution se trouve en chaque individu. Comme dirait un humoriste controversé amateur de gastronomie lyonnaise et de fruits exotiques : "Aimez-vous les uns les autres, mais tous en même temps sinon… (grimace)".

… sinon les premiers se feront pigeonner et personne ne croira que cette voie est viable.

Grace à Dieu, aujourd'hui je suis loin de tout ça, je n'en veux à personne. Et je sais de par mon parcours qui est loin d'être exceptionnel que ce n'est pas avec des coups de bâtons que la conscience se transmet. Mais avec des livres, de l'amour, de la bienveillance, de la solidarité, et du pardon (plus facile à dire qu'à faire j'en conviens, je suis loin de réussir à l'appliquer au quotidien). Certains n'ont accès à rien de tout ça.

Et à tous ceux qui seraient tenté de m'assimiler à un Bisounours, sachez que je suis profondément pessimiste et que j'attends la fin des temps décrite dans l'Apocalypse de Saint Jean. La pseudo crise que nous traversons n'est qu'un prémisse de temps bien plus durs à venir. Nous allons droit dans le mur, il n'y a ni frein ni marche arrière. Cela ne m'empechera pas d'être heureux et de revenir troller si on me tend une perche.

Prenez soin de vos âmes, et de vos enfants.
 

 

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Moi j'aimerais savoir ce qui poussent les mecs à 17 ans à se dire. " tiens moi je veux être flic".

J'ai 3 potes flics. Tous les 3 étaient pas hyper doué à l'école, sans etre super nul non plus et ont soit loupé dans la branche qu'ils visé, soit ne savaient pas du tout quoi faire de leur vie. Flic leur a semblé mieux que d'être à la poste ou au Mcdo.

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Moi j'aimerais savoir ce qui poussent les mecs à 17 ans à se dire. " tiens moi je veux être flic".

le shit gratuit obvsy

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J'ai un pote qui a toujours voulu être flic depuis que je le connais de la fin du collège. Master de droit, concours d'inspecteur (maintenant c'est lieutenant) du premier coup. Ça se passait pas trop mal. Un peu idéaliste, il a fini par devoir démissionner après avoir été pris en grippe par son patron, non sans avoir passe plusieurs années de m**de en état (semi-)dépressif. Il travaille désormais dans un autre secteur administratif et fait bien attention de fermer les yeux quand des irrégularités mettant en cause ses supérieurs lui passent sous le nez.

Edited by Byshop

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La plupart du temps c'est une vocation d'être policier.

 

L'envie d'être le shérif comme quand on était petit, protéger la veuve et l'orphelin, rendre le monde meilleur. Puis ils passent l'examen avec des étoiles plein les yeux qui disparaissent assez rapidement quand ils réalisent que toute leur vie on va leur cracher dessus. 

 

Dans le pire des cas et je le lis malheureusement régulièrement dans la rubrique des faits divers, un policier s'est suicidé avec son arme de service, il était père de famille et patati et patata.

 

Si un jour un de mes deux garçons veut être policier je serai bien emm**dé car les gens sont des cons. Quand tu vois que même un Skip, cool, propre sur lui, assez classe même (si, si) loin du standard de la racaille ou du délinquant va te casser les couilles car tu ne le prends pas en rdv alors qu'il est arrivé en retard, imaginez la pression de malade qu'ils subissent tous les jours avec de vrais bandits, délinquants ou chais pas quoi.

 

Ce job devrait être l'un des plus nobles de la terre et malheureusement on est loin de ça.

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Je t'écoute.

Peut être déjà parce que les mecs censés être plein de valeurs et de respect effectivement en ont.

 

J'ai jamais eu de véritables problèmes avec la police/gendarmerie de manière générals (après je suis tchuss et je sais que je ne peux r faire) mais faut reconnaitre qu'il y en a qui te parlent comme à un chien et qui usent de leur pouvoir pour te faire comprendre que de toutes façons, même dans ton bon droit, tu auras tort... forcément ça donne du crédit et beaucoup de respect.

 

Y'a un moment si tu veux du respect faut en donner, en temps que représentant de l'ordre c'est déjà à toi de donner l'exemple.

 

 

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Yes mais c'est ce que j'expliquais dans mon post, à force qu'on te crache dessus toute la journée et ben forcement ça use.

 

Que les délinquants n'aient pas de respect c'est normal mais les autres. Les gens lamba qui te les brisent toute la journée c'est eux qui sont la vrai pollution du policier. Ce sont eux qui usent les policiers, qui les rendent aigri. Les policiers sont des humains comme les autres. A un moment ils sont fatigués qu'on n'ait pas de respect et deviennent aigris. Ensuite tu as des gens comme toi qui disent, ils devraient montrer l'exemple comme ça on les respectera.

 

C'est un cercle vicieux.

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Yes mais c'est ce que j'expliquais dans mon post, à force qu'on te crache dessus toute la journée et ben forcement ça use.

 

Que les délinquants n'aient pas de respect c'est normal mais les autres. Les gens lamba qui te les brisent toute la journée c'est eux qui sont la vrai pollution du policier. Ce sont eux qui usent les policiers, qui les rendent aigri. Les policiers sont des humains comme les autres. A un moment ils sont fatigués qu'on n'ait pas de respect et deviennent aigris. Ensuite tu as des gens comme toi qui disent, ils devraient montrer l'exemple comme ça on les respectera.

 

C'est un cercle vicieux.

Les autres ils ne respectent plus des gens qui ne les respectent pas... après c'est pas moi qui ai choisi de faire ce boulot.

 

Etre humain c'est une chose, user de ton pouvoir pour se permettre des choses qu'ils n'accepteraient pas eux-mêmes s'en est une autre.

 

Je comprends que le boulot puissent être relou et pas facile, mais à un moment faut arrêter d'être con aussi... heureusement y'a quand même une bonne partie de gens cool et respectueux.

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