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MasterGuggy

Las Vegas Trip Report

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Las Vegas Trip Report

J’ai la flemme de monter un blog pour raconter ma semaine à Vegas, mais quand même envie de partager quelques anecdotes croustillantes avec vous.

Comme déjà expliqué dans un autre post, mon épouse part en déplacement pro une semaine, et du coup, je me retrouve tout seul, malheureux, à me morfondre à Paris… Il me reste quelques jours de congé, alors je négocie une semaine à Vegas, sous condition expresse de ne pas mettre un pied au Rhino, et de rapporter moult cadeaux hors de prix.

Grace à Expedia, je trouve un package vol AR (Continental) + 7 nuits au Palazzo (extension « luxe » du Venetian) pour le prix d’une semaine à St Etienne (vol AR sur Air France et Ibis face à la Gare). Bon, je sais, St Etienne c’est sympa, mais j’ai décidé : Vamos a Las Vegas !

Rien à dire sur le trajet, si ce n’est que les procédures d’immigration furent étonnement rapide à l’aéroport de Newark (plus de guichets ouverts que de candidats à l’incruste chez les ricains). Bref, bon à savoir pour les prochaines fois.

Comme le séjour sera relativement court, je décide de rester à l’heure française. Du coup, je vais dormir de 14h à 20h (heure de Vegas), et rester frais pour les nuits. En dormant un maximum pendant les vols, ça devrait être jouable, et me permettre de ne pas être trop explosé à mon retour. Ca risque juste d’être un peu chiant pour les repas, mais à Vegas, tout fonctionne 24/24.

Day 1

J’arrive ce samedi soir à Vegas, tente le « 20 $ note trick » au front desk pour l’upgrade, et ça marche. Je me retrouve propulsé « high floor, strip view » sans soucis. Ca fait toujours plaisir. La suite est bien plus grande et belle que mon appartement, et la salle de bain à elle seule contiendrait la totalité de la chambre du Ibis mentionné plus haut. De mon lit, je peux voir 2 écrans plasma géants. Très utile si j’avais un strabisme divergeant, et que je souhaitais suivre 2 programmes simultanément. Ils sont quand même trop forts, ces ricains. Il y a même le téléphone dans les chiottes. Un truc de fou.

Enfin, je ne suis pas venu à Vegas pour glander dans ma suite. Direction la Poker Room du Venetian. Au passage, j’avais oublié de mentionner que la nana de l’accueil m’avait filé un crédit de 50$ pour jouer aux slots machines. Je fais donc une pause pour calmer mon envie de gambler, toujours utile avant de se poser à une table de poker. Bref, je choisi un bandit manchot à 1$ (quasiment high roller) bien astiqué, rutilant et flambant neuf. Je charge mon crédit, et décide de tout cramer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je flambe mes précieux crédits en quelques minutes et enregistre deux modestes victoires pour un gain total de 14$. Pas terrible comme taux de redistribution : 28 %, autant dire que c’est la première et la dernière fois qu’on m’y prendra. Enfin, je ne vais pas pleurer, c’était cadeau.

J’arrive à la poker room, et là, c’est le choc : 40 tables, des écrans partout, des floors managers compétents, aimables et disponibles. Si, si, ça existe. Allez voir si vous ne me croyez pas. Je demande une place en NL 2/5, et bien sur, c’est ok, « No problem Sir », on ouvre la table 12, on vous attend déjà. Le floor parle dans un micro caché dans sa manche (Mens in Black inside), et quelques secondes plus tard, je me vautre dans un fauteuil très confortable. Je sors une grosse liasse de billets de 100 $, histoire de passer pour un cake (qui a dit que j’en suis un ?) et bien entendu pas de « premier change en caisse » prononcé sur un ton hautain. Bien au contraire, un chip runner s’empresse de poser devant mes yeux admiratifs 5 piles vertigineuses de jolis jetons rouges. C’est vraiment la classe, mais pour le coup, pas tellement pratique, ces tonnes de jetons. Ils auraient pu prévoir des 25 et des 100, mais non. Le ricain moyen aime rouler en grosse voiture, nager dans une piscine immense, dévorer des burgers gargantuesques… et tripoter des montagnes de jetons de 5 $. Autant dire que quand tu relance à tapis, tu fais du sport d’une certaine manière. Et quand tu gagne un gros pot, il te faut le temps des trois mains suivantes pour reconstituer les belles piles qu’un croupier sadique à pris malin plaisir à malaxer pendent le coup. Autre détail, les billets jouent. C’est toujours fun de voir des mecs compter et lancer des biffetons de 100 $ en annonçant « raise ».

Les joueurs ? Il y a de tout. Des fishs, des calling station, des mecs bourrés, des bons, des apprentis pros, et des touristes, encore des touristes. Un vrai bonheur. Surtout un samedi entre 19h et 3h du mat. Bref, je monte sans effort de 500 $ à 1000 $ puis, vers 3h du mat, la configuration change. Les pigeons se sont envolés rejoindre leurs épouses, fauchés comme les blés, ou riches de leurs chattages insolents, mais ils ne sont plus là. Les tables deviennent short handed, et le jeu se durci. Grâce à nos généreux donateurs, les tapis sont pas mal montés, ainsi que le niveau moyen des survivants. Autant être lucide, mon edge n’est plus du tout le même qu’en début de soirée. Je finis par rendre une bonne partie de mes gains, et quitte la partie vers 5h, avec un modeste + 100 $ de profit. Petite victoire, mais belle expérience. Je réalise alors qu’il me manque un skill précieux : la « table selection ». A travailler de toute urgence. Pour le reste, ça joue assez straightforward avant le flop : relance à 3BB+1 par limper, mais comme ça limpe beaucoup moins que dans nos cercles, c’est du 15-25 $ pour la relance standard. Les pots sont généralement disputés en HU ou three-way, très rarement en multi-way limpés. On reconnait les donks à leur façon bien à eux d’overbet post flop, mais ça c’est encore une autre histoire.

Plutôt que de vous raconter des mains, je vous livre deux anecdotes amusantes. Deux très charmantes masseuses passent entre les tables, et comme mon dos est en compote après 15 heures de mauvais sommeil en avion, je me laisse tenter. 2$ la minute, soit un billet de 20 pour 10 minutes de bonheur, sans quitter la table de jeu. Je dois reconnaitre que le massage fut très efficace. Plutôt douloureux sur le coup, mais ensuite, un mieux-être incontestable. Bien entendu, inutile de me MP pour savoir si les massages sont suivis de « finition » ou si la masseuse propose des « extras ». Tout cela est exclu. Ensuite, les fameuses cocktail waitress du Venetian. Réputées dans le monde entier pour leur bombitude : le spectacle est tout simplement insoutenable. A un moment, j’étais perdu dans mes pensées, tentant vainement de mettre un joueur sur une main après un gros bet river que je décide de pas ne pas payer, et je suis interrompu par une voix suave derrière moi : « Anything to drink, Sir ? ». Je tourne la tête, et tombe nez à nez (si l’on peu dire) avec deux seins énormes, montés sur une paire de jambes interminables. Du Russ Meyer (les connaisseurs apprécieront). Je dois avouer que j’ai du me concentrer pour ne pas lui répondre un truc déplacé.

Bon, une petite pause, et je vous livre la suite très bientôt.

Day 2

Dimanche matin, de retour à la poker room du V. Très peu de tables ouvertes : 2 à 2/5 et 6 à 1/2 , je m’installe à une 2/5, mais comme les tapis sont très deep, et que ça l’air de jouer bien plus aggro que la veille, la prudence me dicte de caver plus léger, à 300 $. D’ailleurs, en discutant avec les joueurs, je réalise que 4 sont des regulars de la 5/10 qui attendent une prochaine ouverture de table. Ils ont des tapis importants (1k$+), relancent et sur-relancent très fort pré-flop.

Il est clair que dans ces conditions, je n’ai aucun edge sur ce field et dois adopter la posture qui s’impose : totale serrure. Encore des efforts à faire sur la fameuse « table selection » évoquée hier. Bref, mon stack évolue entre 250 et 400 $ puis arrive un coup anodin qui va me faire doubler. Je limpe A7s en LP sur un des rares coups non relancé. Le flop arrive : A74 rainbow et la BB (qui flope bottom two avec son 74) va s’emballer comme un donk et me livrer son stack. Ben non dude, not good your 2 small pairs :D . Nous voilà à 700 $, quelques petits pots et vols plus tard, je quitte la table avec un joli +650 $. Faut dire que la 5/10 a enfin ouvert, et que les regulars se sont levés, me laissant un peu d’espace pour placer quelques moves.

Je vois le tournoi de 12h qui démarre, mais ça sera sans moi, car je commence à vraiment avoir besoin de sommeil. Au dodo.

Reveil à 20h. Trop tard pour le 190 du Caesars qui démarre à 19h. Dommage, mais ça sera pour une prochaine fois.

Nouvelle session à NL 2/5 du V. Je cave à 400 $ et c’est parti. Je décide d’ouvrir un peu mon jeu, et cette fois, je touche pas mal de grosses mains. Je monte des jetons face à un field relativement facile. C’est la fin du week-end, et j’ai l’impression que pas mal de cadres sont arrivés en ville ce soir pour participer à des conventions qui se tiennent la semaine prochaine. Bref, la partie est vraiment soft.

Par ailleurs, comme je joue finalement assez peu de mains, je décide de cesser la contemplation béate des cocktail waitress qui papillonnent de table en table pour mieux observer les tells physiques de nos amis joueurs. Et là, je dois dire que pour moi qui ne suis pas trop branché sur les tells, c’est la claque. Après une bonne heure à guetter le moindre signe, je réalise que ces gars émettent des tonnes de tells. A croire qu’ils le font exprès. Je gagne deux gros pots grâce à des reads vraiments faciles. Notamment, un 3-way pot ou je suis à tirage flush (Q high) + gutshot sur un baby flop noir. Je paye assez cher, mais avec les implied mes calls flop et river sont encore marginalement corrects. Turn et river sont une Q et un K rouges, qui ne complètent absolument rien. Vilain 1 bet fort à la river. Vilain 2 call, et là, j’overcall avec ma pauvre 2nd pair no kicker, quasiment certain d’être devant. Showdown : Vilain 1 avait une paire au flop + busted OESD, Vilain 2 avait pocket 9s, et je prends un pot à plus de 700 $ avec ma paire de dames. Bref, c’est la fête, et les mecs sont sur le cul ;: . Je quitte la table vers 3h30, alors que les conditions de jeu deviennent plus difficiles. J’ai alors devant mois un stack de 1400 $, soit un joli + 1k$. Thank you guys, see ya later.

Pour le problème du sommeil, c’est vrai que la lumière du jour me manque, et depuis vendredi soir, je n’ai pas respiré d’air pur, ni vu le soleil. Du coup, ce matin, comme il fait frais, je vais faire une ballade sur le strip, et un peu de shopping. C’est vraiment spécial, l’ambiance des casinos de Vegas. Je pense qu’ils ajoutent de l’oxygène à l’air ambiant : je ne ressens pas ou peu de fatigue, et j’ai beaucoup moins d’appétit qu’en France. A croire qu’ils font tout pour te garder aux tables de jeu. Boissons à gogo, bombasses à forte poitrine, et toilettes tous les 10m. Vraiment pas con : quand tu es au paradis, tu n’as aucune raison d’en partir, non ?

Voilà, c’était tout pour la journée de dimanche. Au programme de ce lundi : shopping, CG au V et peut-être un tournoi au Caesars ce soir. Je vous raconterai, c’est promis.

Day 3

(pour simplifier, V : Venetian, W : Wynn, C : Caesar)

Lundi matin, 7h. J’ai peu dormi, sommeil agité. Allez savoir pourquoi, impossible de rester au lit. Donc petit déjeuner rapide et je pars en vadrouille. Direction le W, voisin de mon hôtel. C’est un des rares que je n’ai encore jamais visité depuis que je viens assez régulièrement à Vegas. Je dois dire que je suis séduit par les choix esthétiques des architectes. C’est vraiment beau, et de bon goût pour une fois. On est loin du clinquant un peu vulgaire des autres casinos. Enfin, c’est quand même très subjectif comme opinion. J’achète un t-shirt fun « suicide jacks » , une nouvelle marque de fringues sur le thème du poker. Passage rapide devant la concession Ferrari/Maserati, mais le prix d’entrée fixé à 10 $ (gratuit pour les heureux propriétaires d’une voiture de la marque, ce qui n’est pas mon cas) me dissuade. Faut pas exagérer, payer pour rentrer dans un magasin, c’est n’importe quoi.

Petit tour à la poker room du W, assez décevante par rapport au reste de l’hotel. La zone dédiée aux tournois est coincée entre les tables de craps et les bandits manchots. La poker room elle-même est petite, mal agencée et pas très conviviale. Une table de 2/5 est ouverte… avec une liste longue comme le bras (comme à l’ACF) et une 1/3 avec quelques sièges open. Je change 200 $, et me pose à la 1/3 histoire de tuer une heure en attendant l’ouverture des boutiques du Fashion Show Mall juste en face (le vrai but de ma sortie matinale). L’ambiance à la table est pesante, les mecs se prennent tous pour Gus Hansen ou Chris Ferguson. Ca relance avec des poubelles, et ça fait du cinéma pendant des heures pour finalement mini-raiser avec les nuts. Bref, pas très intéressant. Je gagne un joli coup avec JT sur un flop AKQ et en perd quelques petits avec des mains pourtant favorites. Au bout d’une heure, je me lève (juste à jeu), change mes 200 $ et basta. D’ailleurs, même les jetons de CG sont moches : je n’en ai pas pris un seul pour ma collection-souvenir.

10h du mat, le Fashion Show Mall ouvre ses portes. Des tonnes de boutiques de fringues. C’est du mass market et plutôt pas terrible, mais je trouve sans problème ce que je suis venu chercher : deux paires de jeans Banana Republic (la marque haut de gamme du groupe Gap). Un tour rapide chez Abercrombie & Fitch, mais je dois être trop vieux car je ne trouve rien pour moi chez cette marque un poil trop jeune et branchée. Je rentre au V avec mon butin, et c’est parti pour une petite sieste histoire d’être en forme pour le tournoi de 19h du C.

18h, j’arrive au C. Ce casino historique a décidemment pris un sacré coup de vieux. Mis à part la nouvelle partie du « Forum Shops » qui est somptueuse, le reste commence vraiment à dater. Je file chez Spago (un de mes restau préférés à Vegas) grignoter une salade et passe prendre mon ticket pour le fameux tournoi.

La poker room du C présente l’avantage d’être fermée, et donc beaucoup plus calme car à l’écart de ces satanées machines à sous. Finalement assez peu de tables de CG : à 18h30 seulement 4 tables à 1/3. Alors qu’à la même heure au V, vous en avez déjà une bonne douzaine à 1/2, 5 à 2/5 et une ou 2 à 5/10. En fait, j’ai lu sur 2+2 que le rake a récemment augmenté au C, ce qui est très préjudiciable à son activité. Autre déception, les cocktail waitress du C ont pas mal d’heures de vol, et sont bien moins jolies qu’au V. Je n’ose même pas imaginer à quoi elles doivent ressembler au Circus-Circus ou à l’Impérial Palace. Désolé les mecs, je n’irai pas vérifier.

Comme il me reste un petit quart d’heure à attendre, je me pose à une 1/3 avec 200 $ dans le but secret de faire le plein de jetons de 1$ pour ramener à Paris. Rien à dire de ce côté, les jetons du C sont vraiment jolis. Je décide de jouer ces quelques mains en mode « Paris style », histoire de leur faire une horreur avec 75o (ou autre bombe du genre), et justifier un call débile en leur expliquant d’un air supérieur que 75, c’est le zip code de ma ville, et que du coup, ça gagne forcement contre les As. Bon, autant vous dire que ça n’a pas marché, et que je me lève un quart d’heure plus tard avec 160 $. Bilan : - 40 $, ma première défaite à Vegas. Je l’ai bien mérité.

Le tournoi commence pile à l’heure, et c’est en fait un 160 $ (130 $ + 20 $ fees + 10 $ staff bonus) ce qui nous fait un prélèvement total de 30 $ pour 130 $ restant pour le prize pool. Clairement, c’est l’arnaque totale. Enfin, la structure est belle, alors ne boudons pas notre plaisir.

Seulement 40 participants (on est lundi soir), 5.200 $ de prize pool, 5 places ITM. 2000 $ pour le vainqueur. Attachez vos ceintures, ça commence.

10k jetons, lvl 1 : 25/50. Round d’observation, je perds un coup bêtement avec KJ vs AK sur un flop 99J et un A river. J’ai joué trop passif, et je perds bêtement 2k.

Lvl 2 : 50/100. Je relance QQ au bouton contre un joueur assez aggro qui call en BB. Flop QT9 avec 2 c½urs. BB check, je C-bet, le mec relance à 3k, je shove. Il met une bonne minute pour finalement fold . Je flash les Q et il me dit qu’il avait AJ dont l’as à c½ur. NH sir.

Lvl 3 : 100/200. Suis encore au bouton, 4 limpers, je relance fort TT. UTG (petit stack) call. Flop QT9 rainbow. Ca part à tapis au flop, et je gagne un joli pot vs AQ.

Les deux niveaux suivant, je suis card dead, mais comme j’ai pas mal chatté au début, je peux me permettre d’attendre.

Lvl 6 : 400/800. Je suis obligé de bouger, et rate deux vols de blindes. Je suis alors juste sous l’average.

Lvl 7 : 600/1200/100. On est plus que 15 left, j’ai 18k, un M de 7. C’est du push or fold. Je passe quelques vols.

Lvl 8 : 800/1600/200. Je monte à 28k grâce à un jeu assez aggro, et un field finalement un peu weak. Un joueur assez loose raise UTG, j’ai AQ en LP. Je 3-bet, il shove, je call. Il montre JJ, et une Q au flop me permet de doubler à 56k vs un average à 30k.

Lvl 9 : 1k/2k/200. Je suis en TF… ainsi que 3 nanas. Certes, c’est plutôt le look Annette Obrestast (sans le talent, heureusement), mais quand même bien sympa pour l’ambiance. Je sors un short stack qui push ses derniers 10k avec A6. J’avais KJs. Ensuite, je touche quelques flops superbes : KJ sur AQT et AQ sur QQx, et ne parviens pas à me faire payer ces monstres. Je perds TT vs AT, mais le coup n’est pas trop cher.

Lvl 10 et 11. Curieusement, on me laisse 3 walks quasiment à la suite. La bulle approche, et j’en profite pour agresser à fond. Les petits stacks sont trop timides, et se laissent dévorer par les blindes. Le jeu s’accélère, et tout va bien trop vite pour prendre des notes sur les mains gagnées et perdues.

Lvl 12 : 3k/6k/500. La bulle a sauté, on avait décidé de rembourser la bubble woman.

Lvl 13 : 5k/10k/1k. 3 left, j’ai 180k sur les 400k en jeu. Il est 3 heures du matin, on est tous crevé. Je suis convaincu d’avoir un edge vs les deux autres joueurs, et je refuse de dealer. Grave erreur, je perds juste après un gros coin flip avec TT vs KJ et me voila à l’agonie avec 40k. Impossible d’éviter la suite logique de la partie : je saute en bon 3ie avec le regret d’avoir refusé le deal à 3.

Enfin, je prends quand même 780 $ - 20 $ tips - 160 $ Buy In = 600 $ de bénef. C’est pas si mal, mais le deal m’aurait procuré le double. Shit Happens.

Bon, c’était une expérience que je ne suis pas prêt d’oublier, même si les enjeux restent très modestes. Je rentre au V, il est 3h30. Au dodo. Impossible de dormir, alors j’écris ces quelques lignes que je posterai plus tard et retourne me coucher.

Demain sera un autre jour.

Day 4

Encore une nuit trop courte, décidément ça devient une mauvaise habitude. Petit déjeuner rapide et je passe au box office prendre un ticket pour le meilleur show du moment : « The Phantom of the Opera ». J’avais adoré la musique du film à sa sortie. C’est ce soir à 19h, du coup, pas de tournoi aujourd’hui.

Ensuite direction la poker room du V pour une petite session matinale (qui a dit que je suis un drogué ?). Je me pose à une 1/2 en attendant une place à la 2/5. Je n’aurais d’ailleurs pas besoin d’attendre très longtemps, mais suffisamment pour constater que le poker pratiqué à la 1/2 ressemble assez à celui que nous pratiquons en France, à savoir beaucoup de limpers preflop, une jeu très passif, et quand même pas mal de CS. Bref, ça sera plutôt Value Town, et surtout pas de fancy moves comme sur les tables plus deep.

Après 20 minutes à observer ces joyeux fishs, on m’invite à rejoindre la 2/5. Je cave à 400 $. Comment reconnaitre un regular à Vegas ? C’est simple, les croupiers connaissent son prénom et réciproquement. Quand tu en as plus de 6 à table, ca papote gentiment, comment vont tes enfants ? et ta femme ? et ton chien ? Bref, on en en famille, et c’est plutôt réconfortant. On se croirait presque dans un « home game », les mecs se connaissent tous, et personne ne joue personne… enfin presque. Parce que les regulars, faut quand même pas oublier qu’ils sont là pour plumer le pigeon. Cette session me fait carrément penser à la scène culte de Rounders, ou tu vois les fishs défiler à une table de poker d’Atlantic City. Et dans le rôle du fish, vous aviez deviné, c’est bibi. Comme je commence à travailler ma « table selection », et que clairement une 2/5 au V un mardi matin à 10 h, c’est pas l’endroit le plus fishy au monde, je décide de me lever, acceptant de fait une modeste défaite (-40 $, principalement des blindes non défendues). J’aurais quand même appris en discutant avec eux que la poker room du V est la plus appréciée des joueurs parce que, je cite, « they have the cheapest rake in town, and they treat you well ». Je crois que cette phrase résume tout, et que nos cercles parisiens feraient bien de la méditer.

Je vais faire un tour au « Grand Canal Shoppes », encore un truc de fou qu’on ne trouve qu’ici. Ils ont reconstitué des rues et des canaux vénitiens, avec des tas de boutiques et de restaurants, le tout indoor avec un faux ciel peint au plafond. Il y a même un « faux orage » avec de la fausse pluie et des faux éclairs. Une place St Marc reconstituée, avec des terrasses et des animations comme à Venise. J’en profite pour déjeuner et mater un spectacle de rue plutôt réussi. Ensuite dodo jusqu’à 18h.

19h. Je suis dans une salle de spectacle sensée représenter l’intérieur de l’Opéra Garnier. C’est drôle parce que l’Opéra, c’est juste à côté de chez moi, et là, on est quand même à 10.000 km de Paris. C’est assez réussi comme décor, et le show « The Phantom » va m’en mettre plein la vue et plein les oreilles pendant une heure et demie. A conseiller à ceux qui se rendent à Vegas prochainement.

21h. C’est reparti pour une longue session de CG au V. Toujours à la 2/5 (il y en a 6 d’ouvertes, en plus des 15 à 1/2 et de la 5/10). Aucune attente, je me pose de suite à une table plutôt intéressante. Un régular a monté un tapis énorme, il est à quasiment à 3k (la cave maxi à la 2/5 est de 1k), et martyrise la table. Rien à dire, c’est vraiment un très bon joueur. Pas de chance, je suis juste à sa droite, et je déteste ça. Je demande le chip « first seat change », encore une invention pas conne du tout : celui qui a ce chip devant lui est prioritaire pour changer de place quand un joueur se lève. Comme personne ne l’avait demandé, je le récupère de suite et m’éloigne de ce dangereux prédateur. J’aurais pu aussi demander de changer de table, mais j’ai envie de le voir jouer alors je reste. Je perds deux coups assez bêtement, avec AJ et AQ contre au autre joueur. Je dois dire que je ne suis pas au mieux de ma forme, et j’ai un peu fait le donk avec AQ sur un board KQ22x. Le mec en face avait KQ, et c’était quand même obvious que j’étais battu. Bref, je perds ma première cave depuis le début de mon séjour, mais encaisse le coup sans tilter. Je recave à 400 $, folde un orbite, et me lève pour aller diner. Autre truc sympa à Vegas, tu peux sit-out autant que tu veux, sans que cela ne pose le moindre problème. Juste un chip « missed blind » et voilà. Personne ne te reprochera de quitter la table 1 heure pour aller diner. C’est d’ailleurs ce que je fais, histoire de me concentrer à nouveaux sur mon jeu et d’évacuer la tension. De retour à la table, ça se passe beaucoup mieux, je touche quelques belles mains (AA et QQ qui touche top set), je passe quelques bluffs sur des mecs vraiment weak et monte pas mal de jetons. J’évite le regular comme la peste, mais à deux reprises, je me fais out play et fold pour ne pas commit tout mon stack contre lui. Je suis monté à 1k, et clairement, c’est plus du tout le même jeu que quand tu as 3 ou 400 $ devant toi. Bref, il est presque 4h du mat, et la fatigue se fait sentir. Je me lève avec un modeste +200 $ pour 6 heures de jeu. Pas terrible, car j’aurais pu éviter de perdre une cave en début de session et faire beaucoup mieux. Allez, ça sera tout pour aujourd’hui, au dodo.

Edit du matin : pour les amateurs de MTT, il en font deux par jour au V, dont le fameux 150 $ du midi, avec sa très belle structure. Je vais le tenter aujourd'hui ou jeudi.

Day 5

Désolé, mais j’ai promis de ne pas aller au Rhino, donc pas de sexe dans ce trip report, enfin un peu quand même à la fin de cette journée.

Réveil matinal, pour changer. Petit déjeuner à la concession Lamborghini, où on peu manger des ½ufs à un prix indécent. J’imagine qu’ils les cuisent sur un V12 brûlant, ce qui leur donne un petit goût italien… Ensuite ballade sur le strip. Je me dirige vers le sud, et découvre, entre le Monte Carlo et le Bellagio, un énorme ensemble immobilier en construction : encore un nouveau casino (le Cosmopolitan) et une bonne dizaine de tours. Dire que quand je suis passé à cet endroit il y deux ans, et c’est juste un trou béant avec quelques grues.

Ensuite passage rapide au B, histoire de voir la fameuse « Bobby’s room ». On en fait toute une histoire, mais ce n’est rien de plus qu’une minuscule cage en verre (avec 2 tables et une paire de fauteuils) pour que les high stakes players puissent jouer tranquille. La poker room est très classe, mais les tables sont trop proches les unes des autres, les fauteuils peu confortables, et le personnel hautain. Même pas d’écrans pour la gestion des listes, ils en sont encore à la bonne vieille feuille avec des noms barrés. Ce matin, juste une 2/5 NL pleine avec un liste d’attente interminable et plein de places libres sur deux tables de limit 4/8 et 8/16, je crois. Bref, rien ne justifie à mes yeux le status de soit disant "first poker room in the world". Je me promets quand même d’y retourner ce soir pour jouer un peu.

Je remonte le strip vers le nord, passage obligé au C. La poker room est alors carrément vide, pas un seul joueur. De toutes les façons, il est bientôt 10h, et les boutiques du Forum Shop ne vont pas tarder à ouvrir. Let’s go shopping. Cette galerie commerciale est tout simplement somptueuse. Rien à voir avec nos Rosny et autres Velizy. Ici, tout est beau, propre et lumineux. Du marbre partout, des belles boutiques luxueuses. Je devine qu’ils ont du se rendre compte qu’il fallait bien occuper les épouses pendant que ces messieurs claquent les économies destinées à payer les études des enfants. Tu feras des burgers chez Denny’s, mon fils. Ah, si ton père n’avait pas tout perdu au craps quand tu étais môme… Enfin, je claque un peu de thunes : un cadeau pour madame, un costard chez Boss (30 % moins chez qu’en France, c’est toujours bon à savoir). Et je rentre fissa au V pour le tournoi de midi.

12h. Le tournoi démarre pile à l’heure. Encore un truc qu’on ne sait pas faire chez nous. Bon, c’est un 150 $ = 130 $ + 15 $ rake + 5 $ staff bonus. Nettement moins la gruge que celui du C. La structure est comparable en qualité, mais légèrement différente : les blindes augmentent moins rapidement, mais les ante apparaissent plus tôt et sont supérieures. Je posterai le détail à mon retour, pour ceux que ça intéresse. En tout cas, à ce prix, une structure très chouette. Rien à voir avec nos boucheries.

A ma gauche un anglais s’envoie une Newcastle Brown Ale par orbit, je me demande comment il va finir son tournoi. Je n’ai pas prix beaucoup de notes, mais je saute au début du 3ie niveau sur le coup suivant : J’ai KT à pique en BB. Un limper en MP, Bouton raise standard à 3 BB, je call, limper call. Le flop arrive KT7, avec le 7 de pique. Je donk bet, MP fold, Button flat call. Turn, le 6 de pique qui m’ouvre 2nd nut FD en plus de mes top two. Je bet un tiers du pot, Button raise, je shove. A ce stade pense être devant un grande partie de sa range, même contre un petit set, j’ai encore pas mal d’outs, et je le vois pas vraiment la dessus. Il call mon shove debout sur la table et montre pp7. Pas de miracle à la river et je sors un peu penaud me demandant si c’était un set-up, ou si je suis vraiment une quiche.

De retour en fin d’après-midi à la 2/5, du V, ma nouvelle maison, pour une session de CG. Je perds une cave sur quelques mauvis coups, dont un avec AK vs TT sur un flop assassin ATx. Je recave à 400 $, et perds encore un coup avec AQ vs QT sur un flop ATT… décidément, va falloir s’accrocher aujourd’hui. Après 3 heures d’un jeu assez solide, je remonte mon stack à 600 $ et décide de faire un break, laissant sur la table 200 $ de pertes.

Après le diner, vamos au B, pour une petite session à la 5/10. C’est pas tout les jours qu’on est à Vegas, alors faut se faire plaisir. J’arrive au B, la poker room est bondée. Impossible de circuler, pas un cm pour passer entre les tables. Un floor me demande d’un ton hautain à quoi je veux jouer, et se calme à peine quand je lui dit « five ten no limit ». Je suis second sur la liste, et attendrai quand même un bon quart d’heure. Le temps de constater qu’il y plus de tables de limit qu’ailleurs, notamment des tables chères, je crois bien jusqu’à 100/200. On m’appelle pour la 5/10, Buy-in (400-1.500 $), rake de 6 $ par demi-heure. Je me pose avec 800 $, et joue ultra serré. A ma gauche un mec avec un stack de 4k, qui relance et sur-relance quasiment tout les coups. Impossible de voir un flop à moins de 80 – 100 $. Comme je ne vois pas de jeu, c’est un peu pénible. Le mec en question montre 4 jetons roses de 25k$ (oui, vous avez bien lu, 25.000 $), histoire de nous faire tous bien comprendre qu’il en a rien à péter de 100 $. On avait compris, merci. En plus, il chatte comme pas permis et déstacke quelques joueurs. J’allais quitter la table, déçu de n’avoir joué un seul coup depuis 30 minutes que je suis posé, quand le floor arrive, et lui demande de passer à la secondaire. On est sur la tertiaire et c’est un « must move game ». Soulagement général, on va enfin pouvoir jouer. J’ai déjà presque perdu 80 $, rien qu’en blindes et en limp/fold quand je touche KQo au bouton. Je raise à 60, un caller. Baby flop, je C-bet 80 dans 130, le mec call. Turn un Q. Je bet encore, le mec call. La river est une brique, et je check behind. Weak ou pot-control, je ne sais pas top. Je pense que je miss de la value, mais j’avais pas envie de faire face à un raise, je le vois pas payer avec moins que TPSK. Je montre KQ, le mec muck ses cartes en faisant la grimace. Je pense qu’il avait une paire en dessous, j'aurais du value bet la river. Juste après ce coup, le floor vient me voir, et me dit de move à la secondaire. J’ai alors un peu moins de 1k$ devant moi, et me retrouve à côté du mec aux chips de 25k, mais cette fois, à sa gauche. C’est mieux. J’attends la prochaine grosse main pour bouger, et je retourne deux valets rouges. Mister gros stack ouvre UTG à 60, je flat call. On est juste deux dans le coup, il me chambre car j’ai une image de serrure. Le flop arrive, J55. Le rêve. Le mec check, je check behind pour masquer ma main et le laisser toucher quelque chose, histoire de me faire payer mon monstre. Turn, un 4 anodin. Le mec envoie alors un petit 80 $, je flat call pour le garder dans le coup, et lui laisser l’initiative. A ce stade, il peu me voir sur deux overs, et s’il a une petit pocket en main il se voit devant. La river est un J. J’ai quads Jacks, ça fait plaisir sur le coup, mais c’est une mauvaise carte car elle ne l’aide pas du tout. Il bet quand même 100 $, et commence à me chambrer. Je raise à 250 $, mais je doute qu’il puisse payer. D’ailleurs, il insta-fold et flash pp2. La doublette du J ne l’avait en effet pas aidé, il jouait juste le board. Pour répondre à ses vannes, je flash ma main, et la table se marre un bon coup. Je reste encore un peu, mais pas trop envie de mettre mon stack de 1,3k en jeu à chaque coup. Je call une relace avec une petite paire en set mining, qui ne donne rien. Vers 1h, je sens la fatigue et me lève avec un joli + 400 $.

Je quitte le B et sur la rampe qui mène au C, je croise une blackette un peu trop sexy pour être honnête.

- Hey guy, where are you going ?

- To my place.

- Where do you stay ?

- At the Palazzo.

- You want company ?

- How much ? (un brin de curiosité malsaine, j’avoue)

- Two hundreds bucks.

- No thanks.

De retour au V, je sais que je ne vais pas pouvoir dormir avant 3 ou 4h du mat, donc direction la 2/5. Je me pose avec 400 $, le jeu est assez loose ce soir, pas mal d’action. Je gagne et perds quelques coups, et saute connement sur une grosse erreur de lecture avec KJ vs AK sur un flop K high ou je n’arrive pas à lâcher alors que je ne suis pas committed. J’aurais mieux fait de me coucher directement. Enfin, ça m’apprendra à vouloir en faire un peu trop en une seule journée.

Day 6

Grasse matinée jusqu’à 9h (me suis couché à 5h la veille), petit déjeuner rapide et je saute dans un taxi direction Las Vegas Premium Outlets, le meilleur centre commercial de magasins d’usine à Vegas. Ca ressemble à Troyes, avec des dizaines de magasins de grandes marques qui massacrent les prix sur leurs anciennes collections. Enfin, pas si anciennes que ça, car on y trouve déjà les invendus de la collection Printemps-Eté 2008. Bon ce n’est certes pas Rodeo Drive, mais je me la joue « Pretty Woman », et les biffetons de 100 $ volent dans tous les sens. A ces prix, faudrait pas de priver quand même. Les sacs s’accumulent : Tommy Hilfiger, Rip Curl, Levis, Calvin Klein, Ralph Lauren, Banana Republic… le taxi du retour a intérêt à disposer d’un grand coffre.

De retour au V vers 13h30. Dommage, j’ai encore raté le tournoi de midi. Pour varier les plaisirs, et en souvenir d’une autre vie où j’ai pas mal joué au Black Jack à Vegas, je me pose à une table de BJ au superbe casino du Palazzo (petites limites quand même, mises à 10$). Je joue sans faire d’erreurs, mais j’ai du mal à rester assez concentré pour bien compter les cartes plus que 4 ou 5 sabots, et me lève finalement avec un gain ridicule (20 $) après une bonne heure de jeu.

Pour ne rien changer, je me pose à une 2/5 au V pour une longue session de CG contre les regulars, ce que je m’étais promis d’éviter. C’est trop tôt le début d’après midi, les fishs sont encore en congrès à cette heure, et je vais le payer cher. Je monte quand même des jetons en jouant assez TAG, et c’est l’accident. Je suis dans un pot 5-way que j’ai relancé depuis UTG, avec une paire moyenne (JJ). Baby flop avec 2 clubs. Je bet à hauteur pot pour chasser les pédaleurs de gutshot et réduire le field. Ca fold jusqu’à un reg en LP qui me revient dessus assez (trop ?) fort. J’ai déjà joué plusieurs fois ce type, et je l’ai déjà vu attaquer ses tirages en semi-bluff sur des spots comparables. Je suis certain qu’il est sur un FD. J’ai deux options : flat call et shove any non-club turn ou shove maintenant. Le pot est déjà consequent, je choisi la seconde option : I am all in. Le mec call. Le turn est une doublette, et la river complète son draw. Il avait en effet un FD + gutshot, et m’explique qu’il n’aurait pas call sans la gutshot qui lui donne la cote nécessaire. Bref, j’encaisse mal ce mauvais coup (coin flip à 1k$), et préfère quitter la table plutôt que de tilter. J’aurais pu fold, mais sur le coup, j’étais assez sûr de mon read (qui n’étais pas si mauvais d’ailleurs), et je trouvais le fold trop weak sur ce spot.

Une petite siesta pour reprendre des forces, et je décide que la session du soir se fera au W, superbe casino par ailleurs. Je rejoins la poker room, qui cette fois est blindée de monde. Les cocktail waitress sont des bombasses, et je me demande comment ils font pour en trouver autant à Vegas. Peut-être un élevage quelque part dans la région ? A moins que ça soit tout simplement l’odeur des billets verts qui les attire depuis tout le pays ? Une voix au micro « DG 2/5 no limit – DG 2/5 no limit » me ramène à la réalité, et me voilà posé avec 400 $ devant moi. Je suis card dead pendant presque une heure, et je vole quelques pots insignifiants. Bref, rien de passionnant. Le niveau n’est pas si mauvais que ça et on est loin de la table fishy que j’espérais trouver ce soir. La session est finalement assez difficile, je perds un gros coup en me faisant craquer KK, je recave de 400 $ et remonte un peu. En fin de session, j’ai AKs au button sur sur une option avec deux limpers. Je relance à 60, SB me 3-bet à 180. Il est short et n’a plus que 100 $ derrière. Je suis au button, et peu raiser quasiment toutes mes mains sur ce spot, il est short et son 3-bet est aussi correct avec un range très large. Je lui demande son tapis, il call, montre KK et remporte le coup. Je joue ce coup car il est vraiment short, sinon c’est un easy fold. Suis-je weak ? Non, car sur l’ensemble de mes sessions en 2/5 à Vegas, je n’ai vu qu’un seul 3-bet pré-flop avec QQ et un seul avec AK. Tous les autres, c’était systématiquement AA ou KK. Faut vraiment faire gaffe, en live 2/5, les mecs ne 3-bet JAMAIS light, et pour eux, QQ, JJ et AK, c’est pas des mains pour 3-bet (Bon, à la 5/10, c’est une autre histoire). J’ai vu aussi plus de fold pré-flop avec QQ et AK en une semaine qu’en deux ans de poker à Paris. Je termine la session en laissant quasiment une cave sur le tapis.

C’était une journée « sans », mais pas de regrets, on appelle ça la variance.

Day 7

Bon, je vais la faire courte, car je sors d’une nuit complète à la 5/10 du V, j’ai mon avion quand quelques heures et mes valises à faire.

Ce matin, dernière matinée de shopping au Forum Shops au C, un excellent spot pour les fashion addict. Ensuite, brunch au célèbre buffet du W, qui tient ses promesses, et se révèle d’un excellent rapport qualité/quantité/prix. Un truc à ne pas rater pendant un séjour à Vegas. Petit conseil, sautez un repas avant d’y aller, il y a tellement de choix qu’on aurait envie de tout goûter…

J’arrive juste à l’heure pour prendre mon ticket pour le 150 $ du V à midi, et je croise 3 français très sympas avec qui j’échange quelques impressions sur les différentes poker rooms. Deux sont des joueurs réguliers de l’ACF, eux aussi terminent une semaine de poker à Vegas. Toujours cool de croiser des compatriotes. Les échanges de « good luck » ne suffiront pas, et je saute après deux mauvais coups, juste avant la pause à la fin du niveau 3. J’en profite pour monter faire une sieste, la nuit sera longue.

23h, c’est décidé, je vais consacrer ma dernière nuit à Vegas à tenter un shoot sérieux à la 5/10 du V. Probablement une des plus difficiles à ce niveau d’enjeux. Je suis encore pas mal positif sur l’ensemble du séjour, et de toutes les façons, si j’avais cherché la facilité, je serais allé grinder les 1/2 des petites rooms réputées faciles (TI, IP ou PH) pendant une semaine en non-stop. Non, le but de ce séjour, c’est aussi de progresser en jouant contre un field meilleur que moi, même si ça doit me coûter un peu. Je prends de quoi payer 3 caves à 800 $, et c’est parti.

Je commence la session en serrant mon jeu, histoire de prendre la température. Je joue peu de coups, et mes relances sont respectées. Je monte sans difficulté un tapis de 1k$, et profite de mon image solide pour attaquer plus de pots. Alors que j’ai relancé 3 ou 4 mains à la suite, je touche QQ au button. Je raise, et la SB me 3-bet. J’ai déjà vu ça à la 2/5, mais là, on est quand même sur une table bien plus loose aggro, donc je mets SB sur AQs, AK, JJ+, je pense qu’un fold serait bien trop weak, et snap call son 3-bet. Le flop arrive AQx. La suite, vous la devinez facilement : je vais perdre ma première cave set over set, AA vs QQ. C’est moche, mais je reste serein, et recave à 800 $. Je joue pas mal de coups, et assiste à des très beaux bluffs, des hero calls, des suckouts, bref, ça joue plus avec les masses que chez les nits de la 2/5. Il faut dire que les mecs se cavent lourd. Il n’y a pas de limites au Buy-In, et la cave moyenne est à plus de 2k $. Je fais office de short stack, mais ça limite considérablement la difficulté de certaines situations. Je perds encore un gros coup en voulant trapper avec KK qui touche top set sur KJx, turn T, le mec avait call mon 3-bet avec AQs et touche sa ventrale. Je savais que j’étais loin devant au flop, et que je pouvais gagner de la value en laissant une carte gratuite. Bref, ce coup me coûte cher, et je dois recaver une troisième fois pour pouvoir défendre mes mains. Je fini par gagner quelques jolis coups, et au final, remonte à 1,6k, soit l’équivalent de deux caves. 7h du mat, je jette l’éponge, un peu déçu de terminer cette session dans le rouge, mais heureux d’avoir croisé le fer avec des joueurs de ce calibre (la plus part sont sur 2+2, et se connaissent). J’aurais beaucoup appris lors de cette dernière cession (notamment jouer un tapis de plus de 1,5k$ sans être scared money) , et reste convaincu que cette expérience n’a pas de prix (enfin si, une cave à 800 $).

Dernière remarque, le rake est ridiculement bas par rapport à la France. Il est surtout capé à 4 $ à la 2/5, où il n’est pas rare de voir des pots de 600 $ et ++. Quand on voit le prélèvement sur un pot de ce montant à Paris, on a envie de pleurer. A la 5/10, c’est 6 $ les 30 minutes, ce qui fait une dizaine d’euros de l’heure. Juste 2,5 fois moins cher que la 250 à l’ACF. Et quand la table devient 6-handed, ils vous font demi tarif, à 3 $ !

Voilà, je posterai un bilan global de mon séjour (vu mes notes je dois terminer dans les + 500 $), dès mon retour à Paris. Pour l'instant, un long voyage m’attend, et je suis quand même impatient de retrouver ma femme et ma fille à Paris… ainsi que nos amis joueurs des cercles parisiens :P

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Sympa le CR. GL à Vesgas !

Comme le séjour sera relativement court, je décide de rester à l’heure française. Du coup, je vais dormir de 14h à 20h (heure de Vegas), et rester frais pour les nuits. En dormant un maximum pendant les vols, ça devrait être jouable, et me permettre de ne pas être trop explosé à mon retour. Ca risque juste d’être un peu chiant pour les repas, mais à Vegas, tout fonctionne 24/24.

OMG ! T'es tombé sur la tête ?

Le calage n'est pas bien dur et tu restes pas 2 jours quand même. A mon avis tu vas vite être vanné de ne pas voir trop le soleil.

Moi j'opterai plutot pour un jeu d'après diner à tard dans la nuit genre 4h du mat, puis dodo -> midi (voir 11h les jours de tournois intéressants), profiter de la journée, avec petite sieste inside si besoin.

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Day 2

Dimanche matin, de retour à la poker room du V. Très peu de tables ouvertes : 2 à 2/5 et 6 à 1/2 , je m’installe à une 2/5, mais comme les tapis sont très deep, et que ça l’air de jouer bien plus aggro que la veille, la prudence me dicte de caver plus léger, à 300 $. D’ailleurs, en discutant avec les joueurs, je réalise que 4 sont des regulars de la 5/10 qui attendent une prochaine ouverture de table. Ils ont des tapis importants (1k$+), relancent et sur-relancent très fort pré-flop.

Il est clair que dans ces conditions, je n’ai aucun edge sur ce field et dois adopter la posture qui s’impose : totale serrure. Encore des efforts à faire sur la fameuse « table selection » évoquée hier. Bref, mon stack évolue entre 250 et 400 $ puis arrive un coup anodin qui va me faire doubler. Je limpe A7s en LP sur un des rares coups non relancé. Le flop arrive : A74 rainbow et la BB (qui flope bottom two avec son 74) va s’emballer comme un donk et me livrer son stack. Ben non dude, not good your 2 small pairs :D . Nous voilà à 700 $, quelques petits pots et vols plus tard, je quitte la table avec un joli +650 $. Faut dire que la 5/10 a enfin ouvert, et que les regulars se sont levés, me laissant un peu d’espace pour placer quelques moves.

Je vois le tournoi de 12h qui démarre, mais ça sera sans moi, car je commence à vraiment avoir besoin de sommeil. Au dodo.

Reveil à 20h. Trop tard pour le 190 du Caesars qui démarre à 19h. Dommage, mais ça sera pour une prochaine fois.

Nouvelle session à NL 2/5 du V. Je cave à 400 $ et c’est parti. Je décide d’ouvrir un peu mon jeu, et cette fois, je touche pas mal de grosses mains. Je monte des jetons face à un field relativement facile. C’est la fin du week-end, et j’ai l’impression que pas mal de cadres sont arrivés en ville ce soir pour participer à des conventions qui se tiennent la semaine prochaine. Bref, la partie est vraiment soft.

Par ailleurs, comme je joue finalement assez peu de mains, je décide de cesser la contemplation béate des cocktail waitress qui papillonnent de table en table pour mieux observer les tells physiques de nos amis joueurs. Et là, je dois dire que pour moi qui ne suis pas trop branché sur les tells, c’est la claque. Après une bonne heure à guetter le moindre signe, je réalise que ces gars émettent des tonnes de tells. A croire qu’ils le font exprès. Je gagne deux gros pots grâce à des reads vraiments faciles. Notamment, un 3-way pot ou je suis à tirage flush (Q high) + gutshot sur un baby flop noir. Je paye assez cher, mais avec les implied mes calls flop et river sont encore marginalement corrects. Turn et river sont une Q et un K rouges, qui ne complètent absolument rien. Vilain 1 bet fort à la river. Vilain 2 call, et là, j’overcall avec ma pauvre 2nd pair no kicker, quasiment certain d’être devant. Showdown : Vilain 1 avait une paire au flop + busted OESD, Vilain 2 avait pocket 9s, et je prends un pot à plus de 700 $ avec ma paire de dames. Bref, c’est la fête, et les mecs sont sur le cul ;: . Je quitte la table vers 3h30, alors que les conditions de jeu deviennent plus difficiles. J’ai alors devant mois un stack de 1400 $, soit un joli + 1k$. Thank you guys, see ya later.

Pour le problème du sommeil, c’est vrai que la lumière du jour me manque, et depuis vendredi soir, je n’ai pas respiré d’air pur, ni vu le soleil. Du coup, ce matin, comme il fait frais, je vais faire une ballade sur le strip, et un peu de shopping. C’est vraiment spécial, l’ambiance des casinos de Vegas. Je pense qu’ils ajoutent de l’oxygène à l’air ambiant : je ne ressens pas ou peu de fatigue, et j’ai beaucoup moins d’appétit qu’en France. A croire qu’ils font tout pour te garder aux tables de jeu. Boissons à gogo, bombasses à forte poitrine, et toilettes tous les 10m. Vraiment pas con : quand tu es au paradis, tu n’as aucune raison d’en partir, non ?

Voilà, c’était tout pour la journée de dimanche. Au programme de ce lundi : shopping, CG au V et peut-être un tournoi au Caesars ce soir. Je vous raconterai, c’est promis.

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Day 3

(pour simplifier, V : Venetian, W : Wynn, C : Caesar)

Lundi matin, 7h. J’ai peu dormi, sommeil agité. Allez savoir pourquoi, impossible de rester au lit. Donc petit déjeuner rapide et je pars en vadrouille. Direction le W, voisin de mon hôtel. C’est un des rares que je n’ai encore jamais visité depuis que je viens assez régulièrement à Vegas. Je dois dire que je suis séduit par les choix esthétiques des architectes. C’est vraiment beau, et de bon goût pour une fois. On est loin du clinquant un peu vulgaire des autres casinos. Enfin, c’est quand même très subjectif comme opinion. J’achète un t-shirt fun « suicide jacks » , une nouvelle marque de fringues sur le thème du poker. Passage rapide devant la concession Ferrari/Maserati, mais le prix d’entrée fixé à 10 $ (gratuit pour les heureux propriétaires d’une voiture de la marque, ce qui n’est pas mon cas) me dissuade. Faut pas exagérer, payer pour rentrer dans un magasin, c’est n’importe quoi.

Petit tour à la poker room du W, assez décevante par rapport au reste de l’hotel. La zone dédiée aux tournois est coincée entre les tables de craps et les bandits manchots. La poker room elle-même est petite, mal agencée et pas très conviviale. Une table de 2/5 est ouverte… avec une liste longue comme le bras (comme à l’ACF) et une 1/3 avec quelques sièges open. Je change 200 $, et me pose à la 1/3 histoire de tuer une heure en attendant l’ouverture des boutiques du Fashion Show Mall juste en face (le vrai but de ma sortie matinale). L’ambiance à la table est pesante, les mecs se prennent tous pour Gus Hansen ou Chris Ferguson. Ca relance avec des poubelles, et ça fait du cinéma pendant des heures pour finalement mini-raiser avec les nuts. Bref, pas très intéressant. Je gagne un joli coup avec JT sur un flop AKQ et en perd quelques petits avec des mains pourtant favorites. Au bout d’une heure, je me lève (juste à jeu), change mes 200 $ et basta. D’ailleurs, même les jetons de CG sont moches : je n’en ai pas pris un seul pour ma collection-souvenir.

10h du mat, le Fashion Show Mall ouvre ses portes. Des tonnes de boutiques de fringues. C’est du mass market et plutôt pas terrible, mais je trouve sans problème ce que je suis venu chercher : deux paires de jeans Banana Republic (la marque haut de gamme du groupe Gap). Un tour rapide chez Abercrombie & Fitch, mais je dois être trop vieux car je ne trouve rien pour moi chez cette marque un poil trop jeune et branchée. Je rentre au V avec mon butin, et c’est parti pour une petite sieste histoire d’être en forme pour le tournoi de 19h du C.

18h, j’arrive au C. Ce casino historique a décidemment pris un sacré coup de vieux. Mis à part la nouvelle partie du « Forum Shops » qui est somptueuse, le reste commence vraiment à dater. Je file chez Spago (un de mes restau préférés à Vegas) grignoter une salade et passe prendre mon ticket pour le fameux tournoi.

La poker room du C présente l’avantage d’être fermée, et donc beaucoup plus calme car à l’écart de ces satanées machines à sous. Finalement assez peu de tables de CG : à 18h30 seulement 4 tables à 1/3. Alors qu’à la même heure au V, vous en avez déjà une bonne douzaine à 1/2, 5 à 2/5 et une ou 2 à 5/10. En fait, j’ai lu sur 2+2 que le rake a récemment augmenté au C, ce qui est très préjudiciable à son activité. Autre déception, les cocktail waitress du C ont pas mal d’heures de vol, et sont bien moins jolies qu’au V. Je n’ose même pas imaginer à quoi elles doivent ressembler au Circus-Circus ou à l’Impérial Palace. Désolé les mecs, je n’irai pas vérifier.

Comme il me reste un petit quart d’heure à attendre, je me pose à une 1/3 avec 200 $ dans le but secret de faire le plein de jetons de 1$ pour ramener à Paris. Rien à dire de ce côté, les jetons du C sont vraiment jolis. Je décide de jouer ces quelques mains en mode « Paris style », histoire de leur faire une horreur avec 75o (ou autre bombe du genre), et justifier un call débile en leur expliquant d’un air supérieur que 75, c’est le zip code de ma ville, et que du coup, ça gagne forcement contre les As. Bon, autant vous dire que ça n’a pas marché, et que je me lève un quart d’heure plus tard avec 160 $. Bilan : - 40 $, ma première défaite à Vegas. Je l’ai bien mérité.

Le tournoi commence pile à l’heure, et c’est en fait un 160 $ (130 $ + 20 $ fees + 10 $ staff bonus) ce qui nous fait un prélèvement total de 30 $ pour 130 $ restant pour le prize pool. Clairement, c’est l’arnaque totale. Enfin, la structure est belle, alors ne boudons pas notre plaisir.

Seulement 40 participants (on est lundi soir), 5.200 $ de prize pool, 5 places ITM. 2000 $ pour le vainqueur. Attachez vos ceintures, ça commence.

10k jetons, lvl 1 : 25/50. Round d’observation, je perds un coup bêtement avec KJ vs AK sur un flop 99J et un A river. J’ai joué trop passif, et je perds bêtement 2k.

Lvl 2 : 50/100. Je relance QQ au bouton contre un joueur assez aggro qui call en BB. Flop QT9 avec 2 c½urs. BB check, je C-bet, le mec relance à 3k, je shove. Il met une bonne minute pour finalement fold . Je flash les Q et il me dit qu’il avait AJ dont l’as à c½ur. NH sir.

Lvl 3 : 100/200. Suis encore au bouton, 4 limpers, je relance fort TT. UTG (petit stack) call. Flop QT9 rainbow. Ca part à tapis au flop, et je gagne un joli pot vs AQ.

Les deux niveaux suivant, je suis card dead, mais comme j’ai pas mal chatté au début, je peux me permettre d’attendre.

Lvl 6 : 400/800. Je suis obligé de bouger, et rate deux vols de blindes. Je suis alors juste sous l’average.

Lvl 7 : 600/1200/100. On est plus que 15 left, j’ai 18k, un M de 7. C’est du push or fold. Je passe quelques vols.

Lvl 8 : 800/1600/200. Je monte à 28k grâce à un jeu assez aggro, et un field finalement un peu weak. Un joueur assez loose raise UTG, j’ai AQ en LP. Je 3-bet, il shove, je call. Il montre JJ, et une Q au flop me permet de doubler à 56k vs un average à 30k.

Lvl 9 : 1k/2k/200. Je suis en TF… ainsi que 3 nanas. Certes, c’est plutôt le look Annette Obrestast (sans le talent, heureusement), mais quand même bien sympa pour l’ambiance. Je sors un short stack qui push ses derniers 10k avec A6. J’avais KJs. Ensuite, je touche quelques flops superbes : KJ sur AQT et AQ sur QQx, et ne parviens pas à me faire payer ces monstres. Je perds TT vs AT, mais le coup n’est pas trop cher.

Lvl 10 et 11. Curieusement, on me laisse 3 walks quasiment à la suite. La bulle approche, et j’en profite pour agresser à fond. Les petits stacks sont trop timides, et se laissent dévorer par les blindes. Le jeu s’accélère, et tout va bien trop vite pour prendre des notes sur les mains gagnées et perdues.

Lvl 12 : 3k/6k/500. La bulle a sauté, on avait décidé de rembourser la bubble woman.

Lvl 13 : 5k/10k/1k. 3 left, j’ai 180k sur les 400k en jeu. Il est 3 heures du matin, on est tous crevé. Je suis convaincu d’avoir un edge vs les deux autres joueurs, et je refuse de dealer. Grave erreur, je perds juste après un gros coin flip avec TT vs KJ et me voila à l’agonie avec 40k. Impossible d’éviter la suite logique de la partie : je saute en bon 3ie avec le regret d’avoir refusé le deal à 3.

Enfin, je prends quand même 780 $ - 20 $ tips - 160 $ Buy In = 600 $ de bénef. C’est pas si mal, mais le deal m’aurait procuré le double. Shit Happens.

Bon, c’était une expérience que je ne suis pas prêt d’oublier, même si les enjeux restent très modestes. Je rentre au V, il est 3h30. Au dodo. Impossible de dormir, alors j’écris ces quelques lignes que je posterai plus tard et retourne me coucher.

Demain sera un autre jour.

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Bon CR !!

Je rentre tout juste de Vegas ce matin, c'était plutôt tendu avec la tempête de neige sur New York.

J'étais hosté au Wynn et je doit dire que les blind à 1/3 quand les autres font du 1/2, je ne comprend pas. Surtout que comme tu le décris la poker room casse pas trois pattes à un canard. Enfin j'y est serré la main de Fabsoul alors... ;)

Sinon le bellagio est pas mal pour le poker et je ne m'attendais pas à ce que la Bobby's room soit aussi "petite"

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