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Coverage FPS Aix En Provence 2022

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Tapis tenu

Le vieux lexique des cartes refait surface sur ce set-up opposant Parham Ahoor à Serge Fity. Le tapis est tenu, mais Serge, lui, n’a pas tenu le choc. 16 joueurs encore en course, un petit redraw et nous débutons les demi-finales de ce Main Event FPS
 

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Tout commence avec Open 60 000 Parham Ahoor UTG. Sans trop savoir si le move est volontaire, Serge Fity clique back depuis le bouton à 100 000 jetons. Les deux blindes se couchent, Parham paie. Loe flop vient :Ah:Jc:6h et Ahoor laisse l’initiative à son opposant, qui y va franco de porc : C-bet 200 000 ! Riposte tout aussi radicale : Tapis pour les 700 000 restant à Monsieur. « Tenu ! » Déclare aussitôt le joueur. 

Les joueurs semblent surpris mais tout le monde comprend l’intention du joueur, qui retourne son As-Roi. TPTK, en très mauvaise posture face au :Js:Jh de Parham. Le  :8d turn met fin au parcours de Serge, qui prend donc le 18e place pour 5 530 €.
 

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La fête est Fity pour Serge

Par curiosité, je m’en vais demander au floor quel est donc ce terme, que j’entends pour la première fois à une table de poker. « Ha mais oui, c’est un mot à l’ancienne, plutôt utilisé par les Corses, réagit Nicolas Pacifico. C’est assez courant dans le lexique des cartes de manière générale, à la belote notamment. Mais c’est aussi un terme français du poker, qui disparaît un peu aujourd’hui. Dans le même genre, j’aime beaucoup le mot “parole” ».

Quelques minutes plus tard, nouvelle élimination, en table télévisée cette fois. Open Alban Juen, payé par Jean-Philippe Ravel au CO et le flop vient :Kh:Qh:9h. Check Alban, bet 65 000 et check-raise à 175 000, payé par Ravel. :Js sur la turn, Juen a un PSB devant lui pour mettre son adversaire à tapis. All-in et après une petite réflexion, Ravel paie avec :Kc:Qs. Alban est devant avec sa quinte :As:Th et terminera même en flush sur la river :8h. Jean-Philippe Ravel sort en 17e position. 

Il ne reste donc que seize joueurs en course, le redraw est en cours et les demi-finalistes de ce Main Event s’apprend à revenir dans la configuration suivante.
 

Table 1

Siège 1 - Samy Boujmala : 1 060 000
Siège 2 - Claudio Di Giacomo : 770 000
Siège 3 - Parham Ahoor : 2 510 000
Siège 4 - Antony Darmani : 515 000
Siège 5 - Patricia Almeras 690 000
Siège 6 - Hicham Mahmouki 490 000
Siège 7 - Cedric Chevalme 2 560 000
Siège 8 - Benjamin Broutee 295 000  

Table 2

Siège 1 Anthony Apicella 2 425 000
Siège 2 Alban Juen 3 380 000
Siège 3 - Renato Messina 1 430 000
Siège 4 - Anthony Kazgandjian 1 785 000
Siège 5 - Freddy Darakjian 1 660 000
Siège 6 - Kevin Cinier 1 735 000
Siège 7 - Virgile Turchi 1 290 000
Siège 8 - Imed Ben Mahmoud 790 000 

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Alban reprend son costume de chipleader à l'entame des demi-finales. 

Il reste 16 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 23 : 15 000 -  30 000 Ante 30 000
Moyenne : 1 460 600
Prochain palier : 6 280 €

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Le volcan Apicella en éruption

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Le clan corse en action avec ici PFT, qui grind en finale du 500 € deepstack et Anthony Apicella, chipleader à 14 left du Main.

Un hurlement de rage devant l’estrade télévisée. « VOILAAAAA ! CA CA C’EST DU CALL ! Tu as compris maintenant ! » scande Anthony Apicella, dans un cri mêlant colère, euphorie et délivrance. La scène est d’autant plus surprenante que le joueur n’a pas dit un mot depuis des heures. Ou en tout cas, il ne participait que modérément aux conversations animées par Anthony Kazgandjian et Freddy Darakdjian.

Mais quel est donc ce call provoquant ces envolées cathartiques. Open Anthony Kazgandjian 85 000, call Anthony Apicella au bouton et Alban Juen sort du bois : Squeeze 375 000 en SB. Cela fait fuir le premier Anthony, mais pas le deuxième, qui paie pour voir un flop :Qd:3c:9d. C-bet 275 000, payé par Apicella et les deux joueurs se retrouvent sur la turn :9c. Alban prépare le second barr, et emploie la manière forte : Tapis pour 1,3 million restant à Apicella.

Dix secondes suffisent au Corse pour trouver le call. Il montre :Qh:Jh, pour une top paire, qui devra éviter deux outs face au :Jd:Tc de Juen. Le joueur se lève pour voir la river. Un :6s, qui entraine cette explosion lyrique. Anthony met la main sur le plus gros pot du tournoi : 4 millions de jetons.

« Il a compris tu penses, blague Freddy après cette scène de film ?
- Je crois que c’est bon, confirme @HWolowitz, qui prend un gros coup dans l’aile, mais garde toujours 1,2 million de jetons ».

Tandis que les gros stacks jouent les durs sur la table extérieure, les petits stacks se mettent des taquets sur la table télévisée. On a ainsi assisté à une succession de all-in & call pour à chaque fois moins de dix blindes.

 

Parham assomme, Cheval broute
 

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Double-up de Benjamin Broutée sur Hicham Mahmouki sur un premier flip. Cripple, Hicham double à son tour sur Patricia Almeras, avant de léguer ses 215 000 jetons à Parham dès la main suivante dans un duel :As:Qh vs :Kd:Js, où Parham trouve un flop agréable :Ah:Ac:Qc. Une orbite plus tard, Anthony Darmani double sur le copain Samy Boujmala avec :Ac:Qh contre :Js:Jc. En bataille de blindes, Cédric Chevalme demande tout à Benjamin Broutée qui paie avec son :Kc:Js. Mais le :Ah:8c du Marseillais fait double paire sur le board :Ac:6d:4h:8d:2s

Almeras fera ensuite doubler le mini stack de Di Giacomo avec :As:5s contre deux Rois chez l’Italien, puis Darmani, encore lui trouve la double paire avec :Qc:Jc contre :As:Qd sur un board :3h:Qs:Kd:Jh:2c… Avant de presque tout reperdre contre Di Giacomo sur un duel :Kc:Tc vs :As:Qc ou l'Italien fera :Kh river... Puis de sortir contre Parham dans un duel  :As:Qd contre :Ac:9h.
 

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Résultat des courses, Parham et Chevalme dominent la table avec plus de 3 millions de jetons tandis que Boujmala, Di Giacomo et Patricia Almeras gravitent sous le million de jetons, alors que Freddy Darakdjian vient de rejoindre la table. Bref, avec un chipcount, ce sera plus simple.

Chipcount :

Table 1

Siège 1 Samy Boujmala 1 150 000
Siège 2 Claudio Di Giacomo 900 000
Siège 3 Parham Ahoor 3 905 000
Siège 5 Patricia Almeras 965 000
Siège 6 Freddy Darakjian 1 130 000
Siège 7 Cedric Chevalme 2 925 000  

Table 2

Siège 1 Anthony Apicella 4 890 000
Siège 2 Alban Juen 1 455 000
Siège 3 Renato Messina 2 065 000
Siège 4 Anthony Kazgandjian 380 000
Siège 6 Kevin Cinier 1 270 000
Siège 7 Virgile Turchi 1 180 000
Siège 8 Imed Ben Mahmoud 1 150 000

Les joueurs du Main Event sont partis en diner-break, tandis que ceux du Classic et du High Roller reviennent dans la salle, profitant du traditionnel Bingo avant de reprendre la grind. Retour dans une petite heure pour la suite de ce Day 3.

 

Rappel du Pay-out 

Spoiler
  • Pay-out
  • 1er : 141 200 €
  • 2e : 85 970 €
  • 3e : 61 020 €
  • 4e : 46 070 €
  • 5e : 36 490 €
  • 6e : 27 600 €
  • 7e : 19 820 €
  • 8e : 13 540 €
  • 9e : 10 690 €
  • 10-11e : 8 750 €
  • 12-13e : 7 780 €

Il reste 13 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 23 : 20 000 -  40 000 Ante 40 000
Moyenne : 1 797 600
Prochain palier : 7 780 €

Edited by cosmictrip

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Apicella en met partout

Ne voyez dans ce titre aucun jeu de mot vaseux. Depuis ce coup de tonnerre contre Alban Juen, Anthony Apicella a pris la mesure de sa table. Il entre dans beaucoup plus de coups, frappe beaucoup de flop et continue d’élargir son stack, de plus en plus intimidant.
 

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Le chipleader est le premier à constituer une pile de 20 de jetons gris (100 000), pour un total de 6,2 millions de jetons.

Le Corse a d’abord causé des misères à Anthony Kazgandjian, que je retrouve avec son sac sur le dos au milieu de la salle de tournoi. « J’ai Roi-Dame, le flop vient J-K-K, je check-call flop, check-check turn et check-call river, il a Valet neuf » raconte l’Aixois, qui sortira quelques minutes plus tard sur un flip avec :7h:7c contre le As-Dix de carreaux de Renato Messina.

Apicella se charge justement du cas Messina quelques minutes plus tard. Open de l’Italien, défense d’Anthony en BB et l’agression se poursuit sur le flop :4d:Ks:Jc. Premier barrel 65 000, payé. Turn :Ah, second baaaaar 135 000. Payé. River :Ac, snap-check du chip leader, et troisième barrel pour 325 000. Snap call Anthony. Renato montre :Kc:6d, et une range large d’open UTG, insuffisant cependant pour battre le :Qc:Tc du Corse qui avait trouvé les nuts turn.  

Apicella enchaîne encore deux pots gagnés consécutivement, jusqu’à ce qu’enfin, un homme ose enfin barrer la route du chipleader. Qui d’autres qu’Alban @HWolowitz ?

Open Renato Messina, call SB, et Alban défend en BB. :6d:2s:8s sur le flop, tout le monde check pour voir apparaître un :9s sur la turn. Apicella prend le lead, avec un bet 60 000, sur lequel Alban ricoche. 175 000 pour suivre, ce que ne fait pas Renato, mais Anthony accepte la proposition. River :3d, check du chip leader et Alban envoie un nouveau bet, pour 190 000. Un montant qui semble signifier une petite value. Apicella est client et notre Cpiste montre un beau :Js:9s, suffisant pour faire muck son adversaire. 1,8 million pour Juen, tandis que le chipleader reste loin devant 6,2 millions de jetons.

PS : Au temps pour moi @shipitpapa, la réaction du Corse m'a tellement troublé que j'en ai oublié de dire qu'Anthony a payé pour l'intégralité de son tapis avec :Qh:Jh, top paire, tandis qu'Alban cherchait la quinte avec :Jd:Tc.

Il reste 13 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 23 : 20 000 -  40 000 Ante 40 000
Moyenne : 1 797 600
Prochain palier : 7 780 €

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Turchi éteint avant la finale

Le FPS Main Event vient de trouver ses neuf finalistes. Et au grand damn de mes pronostics, c’est Virgile Turchi qui bulle l’ultime table de tournois, pris sur deux duels pré-flop. Apicella ouvre la voie, la flamme de Parham brule toujours tandis qu’Alban refait déjà des étincelles.
 

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Ses skills online ne sont plus à prouver. « KKJBET » profite donc de ce deep run pour exercer ses skills Live. De la patience, de la solidité, une poker face impeccable, le garçon semble déjà bien rôdé à l’exercice. Évidemment, il n’en est pas à son premier coup d’essai. Finaliste WSOP-C, double finaliste de Sides EPT, encore finaliste il y a un mois sur l’UDSO Gold, Virgile visait déjà une nouvelle finale de prestige. Mais cette fois, les cartes l’ont lâché aux portes de la dernière arène.

Un premier spot s’offre à lui en SB. Tout le monde a fold et face à lui, Imed Ben Mahmoud, plutôt du côté tight de la force, compte douze blindes devant lui. Open shove avec :7h:8d pour voler le coup. Mauvais timing, Imed se réveille avec As-Dix de carreaux et paie debout sur la table. Il n’aura même pas le temps de trembler. Un :Ac sur le flop, drawing dead turn, Turchi tombe à 340 000. 
 

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Le grinder attend qu’une main se présente. Les blindes arrivent, ce :Jd:Ts UTG fera l’affaire. Tout le monde passe… Jusqu’à Kévin Cinier en grosse blinde. Avec deux sept, l’autre short stack de la table n’a d’autres choix que de payer les 7 dernières de Virgile. Enfin, 6 et demi, puisque Turchi s’est gardé une demi-blinde derrière.

Kevin demande le reste sur le flop :Ac:4c:Kh. Virgile fait grise mine, mais pose ses derniers jetons, et voit qu’il n’est pas si mal. Mais ni le :5d turn, ni le :4c river ne viendront en aide au grinder, qui sort donc en dixième position.
 

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Il repart avec 8 750 €, soit la même somme que Patricia Almeras. La dernière femme du field sortait en effet cinq minutes plus tôt, à quelques encablures d’une deuxième table finale FPS consécutive. Étonnante de solidité et de patience, Patricia a su longtemps défendre son shortstack pour remonter près des vingt blindes.
 

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Redescendue dans la zone rouge, l’Auvergnate open shove :Ts:Td depuis le CO pour 725 000 jetons. En grosse blinde, Claudio Di Giacomo décide de payer avec :Ah:7h. Un board cruel :As:Ac:3s:9s:9h mettra fin aux rêves de back-to-back de Patricia, dont le beau parcours s’arrête en 11e position.

A-7, certainement la fétiche de Giacomo qui avait déstacké Samy Boujmala (12e pour 7 780 €) au retour du diner break avec cette même main, en 60-40 contre le Roi-Valet du Français.
 

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Les neuf survivants de ce FPS sont envoyés en pause le temps de dresser la table finale. Mais puisque le streaming ne peut accueillir que huit participants, il faudra encore éliminer un joueur pour faire tomber le rideau de ce Day 3.
 

Chipcount :

Siège 1 Claudio Di Giacomo 2 355 000
Siège 2 Renato Messina 1 335 000
Siège 3 Alban Juen 2 980 000
Siège 4 Cedric Chevalme 2 610 000
Siège 5 Freddy Darakjian 1 395 000
Siège 6 Anthony Apicella 5 725 000
Siège 7 Kevin Cinier 1 090 000
Siège 8 Imed Ben Mahmoud 1 260 000
Siège 9 Parham Ahoor 4 615 000

Il reste 9 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 24 : 25 000 -  50 000 Ante 50 000
Moyenne : 2 596 000
Prochain palier : 7 780 €

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@HWolowitz renverse Renato et sert le plateau final

Un set-up imparable, une belle crasse river et en cinq minutes, nous avons notre table finale “officielle”. Alban Juen se charge du sale boulot et se replace à l’aube d’une grande finale, sa première depuis l’ISPT Londres, il y a neuf ans de cela. Il devra pour cela déloger le chipleader Anthony Apicella, qui visera un deuxième triomphe FPS dans sa ville de cœur. Le récap’ et le casting de cette finale FPS Aix-En Provence 2022.
 

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Crédit Photo Pokerstars

Tandis que les floors organisaient le set-up de la pré-table finale, Alban Juen me confiait sa vision sur l’Italien Renato Messina, qu’il avait affronté toute la demi-finale et qu’il retrouve juste à sa droite, sur l’ultime table du tournoi. « Pour moi, c’est l’un des joueurs les plus compétents qu’il reste dans ce field. Avec Parham Ahoor peut être, qui a l'air très solide. C’est bien d’avoir la position sur lui ».

Intelligemment, Alban a donc foncé sur le joueur le plus dangereux de la table pour l’évincer directement.

C’est Parham qui lance les hostilités avec un open UTG 110 000. Renato Messina 3-bet 310 000 au LJ et juste derrière, Alban se réveille avec deux Dames. Le moment est venu. Cold 4-bet Alban à 725 000. La parole revient sur Parham, qui hésite à faire une bêtise avant de revenir à la raison.

Côté Messina, il n’y a pas de décision. Avec deux As, c’est tapis, payé et nous voilà avec un pot à 3,3 millions de jetons.

Tous les joueurs se lèvent pour observer le croupier à l’œuvre. Un flop :3d:Ks:2d. Attention aux carreaux. Turn :6d Le danger devient un réel, tout le monde sauf Renato espère une flush et PAN ! :Qc, brelan, ça marche aussi, Renato Messina est mis K.O sur la river.
 

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Les Marseillais Freddy et Cédric se sautent dans les bras, Imad Ben Mahmoud se joint aux célébrations en tapant dans le dos d’Alban. Kevin Cinier, Claudio Di Giacomo et Parham Ahoor comptent leur stack avec un grand sourire en sachant qu’ils le retrouveront demain pour l’une des plus grandes finales de leur carrière. Anthony Apicella se lève toute en sérénité. Après comptage, ce sera lui le chipleader demain. En positon pour aller chercher un improbable doublé FPS Main Event. Un exploit auquel il ne pense pas vraiment.

« Je joue très peu de tournois. Si je suis venu à Aix, c’était au départ pour faire le Black Friday avec ma femme et ma fille, informe Anthony. Quand je me déplace pour un tournoi, c’est aussi pour faire autre chose que du poker. Aix, c’est une ville dans laquelle j’ai beaucoup de souvenirs. C’est là que j’ai rencontré ma femme. Je faisais des études de pharmacie à Marseille et elle étudiait à Aix. On a flâné dans les bistrots du centre à la belle époque », se rappelle Apicella. Et le poker alors ? Il y a quand même une finale à 143 briques à aller chercher ! « Pour moi, c’est plus un loisir. Je joue très peu, je ne fais quasiment aucun résultat. Je vais juste essayer de faire de mon mieux et profiter du moment ».
 

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Du plaisir, il en a déjà pris une bonne dose aujourd’hui, notamment sur ce call, suivi de ce hurlement, assurément l’un des moments-forts de ce festival. « C’est vraiment le coup qui change tout, affirme Apicella. Je ne l’aurais pas fait contre tout le monde, mais lui, je sais que c’est surement le plus compétent à ce moment du tournoi. Il est capable de faire de gros bluff dans ce genre de coup et c’est pour ça que j’ai payé ».

Le Corse n’oublie pas également ce coup en table télévisée contre Cédric Chevalme. Avec brelan de 2 contre brelan de 6 sur un board :Qh:7c:2s:6d:Jh, le Marseillais décide seulement de check-call river quand Anthony, lui, semblait près à tout mettre. « Je ne dois plus être là après ce coup » assure le joueur, qui a parfaitement négocié sa seconde vie dans le tournoi.
 

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Dans le rétroviseur d’Anthony, Alban Juen apparait aux côtés de Parham Ahoor. Le reg Francilien dispose d’un stack et d’une expérience conséquente, deux atouts qui feront de lui l’un des outsiders naturels demain. Freddy Darakjian aussi a de l’expérience à revendre. « Je jouais au poker tu avais 8 ans » se plaisait à répéter Freddy aux jeunes insolents qui voulaient l’encanailler. Il est vrai que de Marrakech à Monte-Carlo, des EPT San Remo aux Main Event WSOP, Freddy a connu plus d’un run dans sa carrière. Le revoilà sur une grande finale du circuit, prêt à battre son record acquis à San Remo il y a onze ans de cela (25 000 €).
 

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Crédit Photo Pokerstars

En parlant de San Remo, Claudio Di Giacomo sera là pour représenter l’Italie, le vainqueur WSOP-C Imed Ben Mahmoud représentera la Tunisie et biensûr Cédric Chevalme défendra les couleurs marseillaises. Le barde phocéen n’en finit plus d’étonner sur le circuit.

En tout juste trois ans, Cédric multiplie les finales et les exploits sur le circuit Français. A Cannes, à Annecy, à Divonne, le prolixe Marseillais, enquise les perfs avec une réussite déconcertante. Et il n’est jamais aussi en confiance qu’à Aix, son casino maison. Déjà trois victoires au Pasino pour lui, dont celle qui a lancé sa carrière, sur le Road to PSPC. Ce dimanche, il jouera d’ailleurs une très belle partie d’entraînement avant les autres grosses tables qui l’attendent en février, du côté des Bahamas.
 

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Crédit Photo Pokerstars

Pour compléter le tableau, mentionnons tout de même le discret Kevin Cinier. Venu du Beaujolais le Chaudronier a gagné sa place en achevant Virgile Turchi dans la dernière ligne droite. De quoi jouer une TF avec 20 blindes pour celui qui s’était déjà signalé sur le dernier FPS, en prenant la 2e place du Deepstacks à 500 €

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Crédit Photo Pokerstars


Voilà pour le casting de cette finale FPS. Beaucoup de profils alléchants, mais on ne va pas se le cacher, la maison CP sera évidemment derrière notre revenant Alban Juen. Ce n’est pas trop s’avancer que de dire qu’il est le joueur le plus compétent, au moins sur le point de vue technique. Maintenant qu’il a coché la case « refaire une TF dix ans après », on lui souhaite de valider un deuxième objectif de taille, aller chercher sa première Win sur un gros tournoi Live. A l’instar de @LooseMuck n’hésitez pas à envoyer votre force. GO GO GO @HWolowitz !

 

Chipcount

Siège 1 - Claudio Di Giacomo : 2 355 000
Siège 3 - Alban Juen : 4 550 000
Siège 4 - Cedric Chevalme : 2 610 000
Siège 5 - Freddy Darakjian : 1 395 000
Siège 6 - Anthony Apicella 5 725 000  
Siège 7 - Kevin Cinier : 1 065 000
Siège 8 - Imed Ben Mahmoud : 1 160 000
Siège 9 - Parham Ahoor : 4 505 000

Rappel du Pay-out 

Vainqueur : 141 200€
Runner-up : 85 970€
3e : 61 020€
4e : 46 070€
5e : 36 490€
6e : 27 600€
7e : 19 820€
8e : 13 540€

Il reste 8 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 24 : 25 000 -  50 000 Ante 50 000
Moyenne : 2 596 000
Prochain palier : 13 450 €

Edited by cosmictrip

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L'apéro d'avant-match

Tel un entraineur de foot organisant la disposition tactique, le photographe Manuel Kovska replace chacun des joueurs sur l’estrade télévisée. A quelques minutes de la grande finale, la cérémonie d’avant-match se déroule dans une ambiance étrangement détendue. Voilà trois jours que ces joueurs boxent ensemble, certains se connaissent depuis longtemps, à l’image de Cédric Chevalme et Freddy, qui commencent déjà à chanter sur l’estrade télévisée

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« Rentre le ventre Freddy sinon on ne va pas me voir » se permet Cédric, comme toujours très en forme (crédit Photo Pokerstars)

Ce ne sont pas les vannes de Cédric ni l’atmosphère de la finale qui vont intimider Darakjian. En presque vingt ans de carrière, le joueur en a vu d’autres. « La pression ? Grâce à Dieu, je ne sens pas ces choses là » confie le joueur, juste avant de mettre les gants. « Les tournois, je n’en fais quasi jamais, je suis surtout un gros joueur de cash. C’est un ami qui m’a chauffé au dernier moment et comme il y avait les copains, je me suis inscrit ». Bien lui en a pris, voilà Freddy en course pour battre son record de gains en carrière sur une finale de prestige.

Et le Marseillais a un plus. « Cela fait deux jours qu’il porte les chaussettes de Sonny Franco pour se porter bonheur » confiait son ami de toujours Antonin Teisseire à mon confrère @Tapis_volant. Le run n’a rien de hasardeux.
 

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Sur sa droite, Freddy retrouve justement l’autre ambassadeur phocéen, l’indécrottable Cédric Chevalme. Le joueur a fièrement revêtu le maillot de l’OM, floqué biensûr d’un magnifique « PAPOU » surnom par lequel l’appelle tous ses potes, dans les salles de poker comme dans les quartiers de Marseille. La technique n’est pas aussi soignée que les grinders online, mais Papou a d’autres atouts. L’attitude, l’audace et la malice lui permettent depuis trois ans d’enchainer les performances avec une réussite indécente. Le Platinum Pass tentera de nouveau de faire parler ces skills sur cette table finale, et connaissant le bonhomme, Cédric n’est pas venu ici pour gratter des paliers.
 

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Pour dompter ces créatures du Sud, on peut compter sur Alban Juen. A l’instar de Cédric, Alban fait souvent parler de lui lorsqu’il se présente sur un tournoi… Même s’il ne vient presque jamais. Profitant d’une visite pour voir sa famille sur Avignon, Alban rase sur son chemin les tables du Pasino, jusqu’à parvenir jusqu’en TF, dix ans après la dernière, lors de ce fameux ISPT Londres.

«TU AS COOOOMMMPPRIS ? » hurle Imad Ben Mahmou sur notre Cpiste, imitant avec beaucoup de justesse l’explosion d’Anthony Apicella, assurément l’un des grands moments de ce FPS. « Arrête ! J’en ai rêvé cette nuit je me suis réveillé en sueur » lâche Alban.
 

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Voilà un peu pour l’ambiance pré-tf. Les joueurs viennent de débuter le match, Benny et @IvreStud sont en cabine, tout le monde est chaud d'action. Messieurs, faîtes nous rêver !

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Edited by cosmictrip

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Depart sismique

Un tremblement de terre pour réveiller la table. Après 30 minutes de sieste, les finalistes se sont fait brusquer par une triple secousse tellurique de forte magnitude. Le bilan est meurtrier et le volan Apicella grimpe dans des hauteurs plus vertigineuses encore.
 

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Lorsque plusieurs plaques tectoniques rentrent en contact, il se forme généralement une chaine de montagnes d’un relief conséquent. Nous venons d’en avoir l’illustration suite à cette énorme collision. Trois stacks se sont entrechoqués, deux se sont fait avaler quand un autre a surgi au-dessus de tous, pour désormais tutyoyer les nuages.

Open Parham 110 000, call de l’Italien nit Di Giacomo et squeeze 375 000 Anthony Apicella au bouton. La parole revient sur Ahoor qui ne s’embarrasse pas avec le sizing : Tapis direct pour 4,4 millions de jetons. Snap-call Di Giacomo et Apicella avance lui aussi les jetons en une demi-seconde. En un instant, les trois hommes viennent de créer le plus gros pot du tournoi, pour 10 millions de jetons. En même temps, les trois étaient servis. :As:Ks chez Parham, :Kh:Kd chez Di Giacomo et deux beaux As pour le chipleader, qui ne pouvait rêver meilleur spot de strike. 

Parham prie les Dieux du poker pour des piques, tandis que tous les observateurs, floors et journalistes s’approchent pour assister au carnage. Rien sur le flop :7d:6h:9c. Un espoir de split sur la turn :4s. Ahoor change de plan et appelle un 5, mais le :Js sonne le glas du reg Francilien, qui se contentera d'une 6e place pour 19 820 €.
 

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Fin de parcours également pour Di Giacomo. Style de jeu serré, discret mais la classe à l'italienne, dans l'attitude comme dans la sortie. 
 

Enorme coup de tonnerre dans ce Main Event. Le deuxième en jetons vient de se faire raser ses 80 blindes, le dernier Italien prend le cauchemar du poker tandis qu’Anthony Apicella s’envole dans des hauteurs encore inconnues jusqu’à alors : 14, 4 millions pour le superchipeader du tournoi, soit 10 de plus que le deuxième, Alban Juen.

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Anthony Apicella ramasse les nombreux dégâts causés par ce carambolage.

Il reste 6 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 25 à venir : 30 000 -  60 000 Ante 60 000
Moyenne : 2 596 000
Prochain palier : 27 600 €

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Le chaudronnier bouilli

Dans la foulée de ce strike, Kevin Cinier quitte lui aussi cette table de finale. Le short stack a encaissé deux mauvais spots et se contente de la 6e place, pour 27 600 €.
 

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Il n’aura pas véritablement eu le temps de s’exprimer dans cette finale. Joueur solide et patient, Kevin Cinier a tout de même pu gratter deux paliers suite au séisme de début de journée. Une belle opération pour celui qui démarrait le Day 4 dans la peau de short stack. Mais le premier spot qui s’ouvre à lui est un véritable traquenard.

Open Alban Juen HJ 125 000 et call de Freddy Darakjian au bouton. Kevin Cinier ouvre alors :Ac:Jd en grosse blinde. Une main idéale pour envoyer ses 975 000 jetons. Problème, Freddy Darakjian avait posé le piège en just-callant deux As. 

Le board :Tc:8h:4d:7d:Qd ne sera d’aucune aide au chaudronnier bourguignon qui se retrouve cripple. Les 75 000 derniers jetons fileront chez Cédric Chevalme dès la main suivante sur une rencontre :Kd:Qs contre :Ks:2d. Superbe perf pour ce joueur qui ajoute une deuxième ligne de choix à sa fiche Hendon Mob, un mois et demi seulement après sa 2e place sur le 500 € de Divonne.

Il reste 5 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 25 à venir : 30 000 -  60 000 Ante 60 000
Moyenne : 2 596 000
Prochain palier : 27 600 €

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Fin de la baroude Ben Mahmoud

On a beau jouer des niveaux de 75 minutes, les joueurs n’ont pas le temps ce dimanche. 4e élimination du jour, après 1H30 de jeu. Cette fois, c’est Imed Ben Mahmoud qui rend les armes. Le numéro de la All Time Money List tunisienne ajoute une nouvelle ligne prestigieuse à son long palmarès, pour 36 490 €.
 

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En termes de patience et de solidité, difficile de faire mieux qu’Imed Ben Mahmoud. Depuis deux jours, Imad gravite dans le bas du chipcount. C’est certainement le joueur qui joue le moins de mains, mais difficile, voir même impossible de lui prendre un gros pot.

A chaque fois, il a su trouver le spot pour se redonner un peu d’air pour mieux reprendre sa barre de fer.

Le scénario se répète en table finale. Tombé à 5 blindes, il trouve deux As rouges après un open d’Anthony Apicella qui paie évidemment le joueur avec :Jh:8h. Pas de problème sur le board :8s:4d:As:5c:Kh. Imad revient au-dessus des dix blindes. 
 

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Le vainqueur WSOP-E Cannes se refait gratter quelques blindes, puis repart à l’abordage en bvb. Alban Juen demande le compte puis paie les 775 000 jetons pour s’offrir une nouvelle balle d’éliminations. Encore une fois, Ben Mahmoud a les papiers avec :Th:Td contre :As:9d chez Alban. Mais cette fois, les Dieux du poker ne le feront pas doubler. Un board :Ac:Ks:5c:Qh:6c donne la top paire à Alban, qui s’installe définitivement comme le concurrent numéro 1 d’Anthony Apicella, avec 7,4 millions de jetons. Les deux Marseillais sont au bord du gouffre, avec moins de 1 million chacun.

Le heads-up semble déja dessiné. Il suffit de définir l’ordre dans lequel termineront leurs poursuivants. A moins que… 
 

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Il ne faisait pas bon être assis sur la droite de la table aujourd'hui.

 

Il reste 4 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 25 : 30 000 -  60 000 Ante 60 000
Moyenne : 5 842 500
Prochain palier : 46 070 €

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13 euthanasié 

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« Être dans les 4 avec le jeu que j’ai eu c’est un miracle. Merci messieurs » commente Cédric Chevalme en tritouillant son micro-stack. Avec 600 000 jetons devant lui, le Marseillais est à la peine, au même titre que son collègue Freddy Darakdjian. La cité phocéenne est assiégée par les deux superstacks de la table, Alban Juen et l’intouchable Anthony Apicella.

Cédric sait qu’il est temps de prendre ses responsabilités et envoie un premier open shove, qui fait passer les deux blindes. L’occasion de claquer un petit :Qd:9d. Un showdown qui fait sourire son pote Jeremy Palvini.

« Il a rien compris lui, pourquoi il montre sa merguez » me souffle Palvini avant de crier à son collègue. « Bien joué Papou ! Il a passé Roi-Valet le Corse »
- Ca c’est de l’oxygène, réponds Chevalme.
- Oh, calme-toi tu as pris une blinde.
- C’est énorme ! Je n’ai rien eu de la journée, j’ai vu Dame-neuf j’ai cru que j’avais deux jokers ! »
 

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Quelques coups plus tard, Papou envoie encore son stack au milieu. Sauf que cette fois, Apicella avait open avant lui.

« Cette fois, il doit avoir une main » commente Palvini qui se lève pour assister au showdown.

Après comptage, Anthony est obligé de compléter les 700 000 et en effet, il est dominé avec :Qc:Td contre le :Ah:Qs du Marseillais.  

« Allez pas de bêtises ! » demande Cédric qui commence à marcher autour de la table. Le flop arrive. :Ts:Tc:6d. Brelan floppé pour Apicella.

Le :3c et le :9c ne changeront rien, Anthony élimine le barde marseillais et nous voilà déjà en 3-max.

« Attends, attends, j’arrive » lâche Freddy Darakjian, conscient que son tour ne devrait pas tarder. Les 600 000 jetons de Freddy iront en effet au milieu dans l’orbite suivante et cette fois, Alban et Anthony se mettent à deux pour évincer le short stack.
 

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:Kd:Ks:8ssur le flop, Anthony mise et Alban laisse le Corse terminer le travail. :Kh:9s pour Apicella, qui a encore floppé brelan. « Allez le tirage flush, tu en es capable » affirme Freddy au croupier en retournant son :Js:2s. :3h turn, :6h river. La couleur ne viendra pas et Darakjian laisse les deux superstacks s’expliquer entre eux. 

Nous voilà donc déjà en heads-up. 6 éliminations en 2H30. Une finale éclaire. Mais avec 190 BB contre 90 BB, le duel final pourrait durer quelque temps. Les deux joueurs viennent de reprendre leur siège. Alban Juen vs Anthony Apicella, deux hommes pour un titre FPS et 141 200 €. Let’s go !
 

Chipcount :

Anthony Apicella : 15 400 000
Alban Juen : 7 775 000

Il reste 4 joueurs sur 779 inscriptions
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Kidnapping avorté

À ceux qui doutaient des skills d'Apicella en heads-up, vous pouvez être fixés. Le Corse est un véritable diable. Anto pique d'entrée notre Cpiste, le ligotte, lui met la tête sous l'eau... Mais Juen se libère sur une improbable pirouette, avec la pire main du poker.
 

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Anthony Apicella mène la danse depuis le début du bras de fer. Présent, agressif, juste, il a tout de suite fait comprendre quel genre de heads-up il allait proposer à Alban, sans besoin de crier cette fois.

Anthony arrache plus de coups, prend un premier pot développé avec As-Valet contre As-3, puis un autre avec deux As contre As-deux. Alban touche bien deux brelans floppés, mais Anthony ne laisse aucun jeton, ou bien limite vraiment la casse. On peut même dire qu’Antony marche sur Alban sur cette rencontre étonnante.

Open Anthony 100 000, payé par Alban avec :Ks:Jc. C-bet 125 000 d’Apicella sur :2d:8s:Kd et riposte d’Alban avec sa paire bien kickée, pour 350 000 jetons. Le combat de raises convient parfaitement à Apicella qui mont encore les enchères. Re-raise à 1 300 000 !

Alban est stupéfait. Il regarde autour de lui, prend une minute pour réfléchir au coup, puis prend sa décision : Fold ! Au moment de voir le streaming, il saura qu’Apicella tenait… :Ah:2c. Superbe bluff du Corse qui parvient à faire passer un monstre.
 

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Apicella a clairement pris l’ascendant, en termes de jetons comme de psychologie. 19 millions contre 4. Anto semble trop fort. Mais en un coup, la partie va prendre un nouveau tournant.

Open d’Anto avec :Ac:Kc. Alban décide de payer avec :7h:2d. C’est pas joli, mais ça devient un peu plus beau sur le flop :2s:2c:Tc

Un set-up serait-il en train de se dessiner ? C-bet 250 000 du Corse et riposte d’Alban, pour 625 000. :2h sur la turn. Alban vient de toucher carré avec son 7-2. 2-barrel en préparation : 800 000 demandé. Apicella étudie la situation, puis paie encore… Et trouve la flush sur la river :6c.

Avec une triplette, ça ne vaut pas grand chose, vu le profil d’Alban mais sa hauteur As-Roi est peut être encore devant. Evidemment, Juen lui demande le tout et Anthony mettra seulement une petite minute à se décider : Payé ! Alban montre son carré et lâche un petit « Allez ! », qu’on n’entend pas si souvent chez @HWolowitz. Le Cpiste vient de stopper l’hémorragie, et peut être d’inverser la tendance. Retour à 8 millions pour Alban, toujours loin derrière Anto et ses 17 millions.

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Il reste 2 joueurs sur 779 inscriptions
Niveau 27 : 50 000 -  100 000 Ante 100 000
Moyenne : 11 684 000
Prochain palier : 85 970 €

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Pendant ce temps sur le High Roller

Tandis que le bras de fer se poursuit entre Alban et Anthony, les sides du festival approchent également de leur dénouement. Petit tour en images sur le High Roller, où plusieurs joueurs cadors du circuit français se sont fait une place en demi-finale du tournoi.
 

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Omar Lakhdari prêt à ajouter une nouvelle ligne à sa liste de table finale sur le circuit français.

12 joueurs encore en course sur le plus princier des tournois de ce FPS. 2 000 € de buy-in, posées à 117 reprises, pour 56 berlingots au sommet et c’est pour l’instant Paul-François Tedeschi qui mène les débats. Le Corse plane dans le haut du chipcount depuis hier soir, tout comme Omar Lakhdari, chipleader de la deuxième table. Un peu plus de 40 blindes pour les deux hommes, poursuivis par un petit groupe de grinders, dont certain bien connus de nos services. Voyez par vous-même.

 

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La reg du circuit asiatique, qu'on apercevait régulièrement sur le circuti WPT, Yuri Ishida, bien placée à 12 left de ce High Roller. La Japonaise s'apprête d'ailleurs à raser le tapis de son voisin Nicolas Plantin.
 

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Miro Alilovic en embuscade. Le vainqueur Highroller Eureka Barcelone possède le troisième stack, avec plus de 700 000 jetons.
 

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Un petit escadron de requin, mené par le chipleader PF Tedeschi, entouré d'Elie Nakache et du Roumain Florian Duta, tout deux autour des 400 000 jetons.

On reviendra faire un tour au moment de la TF. Mais pour l’heure, revenons sur notre duel Alban - Antho, alors que les deux joueurs reprennent la partie après un deuxième break.
 

Pay-out 

1er : 56 160 €
2e : 37 510 €
3e : 24 820 €
4e : 20 550 €
5e : 16 490 €
6e : 13 070 €
7e : 10 000 €
8e : 7 530 €
9e : 5 610 €
10-11e : 4 720 €
12-13e : 4 160 €

 

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On a aussi du Henri Benoni, ici au siège 7, tandis que sur l'autre table, l'ancien reg EPT Koen De Visscher, finaliste sur les éditions Snowfest 2011 et Campione 2012, s'accroche avec son shortstack.


Il reste 12 joueurs sur 117 inscriptions
Niveau 22 : 10 000 -  20 000 Ante 20 000
Moyenne : 487 000
Prochain palier : 4 160 €

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HU Marathon

4H que ce heads-up dure. Et toujours pas de vainqueur. Pas même une balle de match. Anthony Apicella conserve un large avantage, mais Alban Juen ne lâche rien. Il était même proche de revenir sur son opposant, avant une séquence favorable au Corse, qui creuse de nouveau l’écart.
 

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Œil pour œil, dent pour dent, coup pour coup. Depuis la dernière pause il y a déjà deux heures de cela, Alban Juen et Anthony Apicella se livrent un duel disputé, équilibré. Pas en termes de stack, puisque le Corse conserve une belle marge d’avance sur son opposant. Mais Juen n’était pas loin de revenir il y a encore une demi-heure. Un 3-barrel payé sur un board :5s:5c:Th:Ah:9c, 150 000, 500 000, puis 1,3 million, et Alban remporte l’un de ses plus gros pots avec :5d:2c, tandis que le Corse avait call down avec :Ac:7h.
 

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Juen passe la barre des 10 millions, mais Apicella revient à la charge pour faire reculer le Cpiste. Limp 200 000 Alban, iso 600 000, payé et le flop vient :Qh:Th:Ts. Check rapide d’Anthony, et Juen prend l’initiative. 700 000 pour suivre. Le montant ne convient pas à Anthony : Check-raise 2 millions, c’est payé. Turn :4d, Anthony demande combien il reste à son adversaire puis continue l’attaque : 1,5 million cette fois, Alban arrête les frais. « Que c’est dur ! » commente Anthony, donnant l’impression qu’il doit sortir l’artillerie lourde pour toucher Alban.

Mickael Lesage rejoint les deux joueurs sur la fin du niveau 100 000 - 200 000 pour leur souhaiter un bon appétit. 1 heure de pause, et les deux combattants reviendront dans l’arène.

« Je ne m’attendais pas à ce qu’il se défende si bien en HU. C’est serré mais je n’ai vraiment pas eu de jeu sur la dernière heure », confie @HWolowitz juste avant de rejoindre son premier supporter Antoine Saout pour la pause diner.
 

Chipcount :

Anthony Apicella : 15 700 000
Alban Juen : 6 500 000

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Show Time !

J’ignore ce que nos deux joueurs ont mangé mais depuis le retour de break, Alban et Anthony se sont clairement chauffés. Des tapis-payé, des check-raise de bourrins, un hero-call de l’espace. A défaut de trouver un vainqueur, les deux hommes proposent du spectacle.

C’est d’abord Alban qui se signale avec une contre-attaque éclair. Tandis qu’Apicella gagne du terrain, Juen surgit depuis la défense pour scorer deux fois en deux coups.

Sur le premier, Apicella envoie la boite pour le premier all-in & call de la soirée. Alban call pour ses 9 blindes avec :Ac:6h et domine le :Qs:6s d'Anthony. Pas vraiment le temps de trembler sur le board :2c:Ks:8h:5d:9s et Juen revient à 5 760 000. 
 

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Dès le coup suivant, les deux hommes remettent le couvert. Limp Alban, shove Apicella et snap-call d’Alban. Un monstre ? Juste un :8d:8s, suffisant pour dominer le :2c:2s adverse. L’affaire est réglée dès la turn sur le board :6d:Ts:7h:9c:3s. En cinq minutes, Alban vient de revenir à hauteur d’Anthony.

Mais notre Cpiste ne s’arrête pas là. À deux reprises, il envoie deux limp re-raise en deux coups après un iso 3x (900 000). Le premier à tapis direct. Le second seize, mais par deux fois, le Corse lâchera l’affaire. Alban repasse devant !
 

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La dynamique change complètement. On sent Anthony un peu agacé par ce scénario. Il se met à open 3x… Et ce changement de sizing va d’ailleurs initier un nouveau coup de théâtre.

Open 900 000 donc d’Apicella, payé par Alban et les deux joueurs voient le flop :2c:5s:7s. Check Juen, check back Apicella. Turn :7c. Check Juen, check-back Apicella. On croit partir sur un coup pleutre, mais l’action repart sur la river :Qd. Check Juen, 675 000 chez Apicella… Et check-raise 3 millions !

Apicella fixe son adversaire et à peine dix secondes plus tard, balance un jeton au milieu. Alban Juen montre alors… :8h:6s. Anthony se lève et claque de toute ses forces un énorme :Js:9c. Hauteur valet ! Pour un coup à 7 millions !
 

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Nouveau coup de tonnerre ! L’éclair Apicella a tellement éclaté fort qu’il s’excuse de sa réaction sur la main suivante. En un hero-call, Anthony vient de stopper net la remontée d’Alban pour reprendre l’ascendant. 15 millions pour le Corse, 8 pour le Cpiste.

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Et Apicella frappa une deuxième fois

Après six heures de bras de fer, Anthony Apicella s’impose devant Alban Juen et remporte ce FPS Aix-En Provence. Il met la main sur un magot de 141 200 €, sept ans après son premier coup d’éclat à Deauville et devient ainsi le premier français à réaliser le doublé Main Event FPS.
 

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Un hero-call de génie pour calmer les ardeurs d’Alban Juen. En pleine bourre depuis ses deux double-up consécutifs, le Cpiste semblait avoir trouvé une faille et revenait à toute allure sur le Corse, qui l’a stoppé net, sur ce call hauteur valet (les retardataires, allez donc voir juste en haut). Antony reprend le volant de ce heads-up et profite de ce dépassement pour appuyer sur l’accélérateur.

Limp 400 000 Alban, iso Anthony 1,1 million et Alban envoie le limp re-raise : Tapis pour 8,2 millions, snap-call. Apicella montre :Kc:Qc, dominant parfaitement le :Qd:Js de Juen. Les supporters, journalistes et même les joueurs des Sides Event se ruent autour de la table télévisée. Ce board peut être le dernier. :2h:8s:4s sur le flop. :3h turn, il faudra un valet pour sauver Alban. River :2d, Anthony Apicella est le grand champion de ce FPS Aix-En-Provence !
 

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Beaucoup d’émotions sur le visage d’Anthony qui tombe dans les bras de son clan, Kader Medjhahed en tête. Une grande embrassade collective, puis le Corse se dirige tout de suite vers Alban, qu’il salue chaleureusement. Beaucoup de respect entre les deux hommes qui se congratulent pour cette magnifique bataille qu’ils ont livré, puis Alban quitte l’estrade télévisée. « T’étais le boss de fin ! » assure Apicella dans un dernier au revoir à son runner-up. Il est temps de soulever le trophée.

Manuel dirige la cérémonie photo, mitraille le grand gagnant avec les copains, les directeurs de tournoi, du casino, sous une pluie d’étincelles jaillissant des deux grands feu de Bengale allumés dans son dos. La photo est belle et l’émotion se lit dans ses yeux.

« C’est beaucoup de joie, que du bonheur, confie le grand vainqueur. J’étais avec ma famille, qui est venue ici à Aix. Je l’ai fait un peu pour eux, pour leur apporter du bonheur que ce soit mes parents, ma femme, ma fille, c’est très important pour moi ».

« Même Julien Sitbon il a pas cette vie là »

Cette victoire devant 779 joueurs, pour un magot de 141 200 € est d’autant plus exceptionnelle qu’Anthony joue très peu, que ce soit en Live ou online. Il se présente très épisodiquement sur le circuit, mais cela ne l’empêche pas de faire sauter la banque lors de ses passages. Et quand il vient, c’est pour un gros casse. Il en est déjà à son deuxième, sept ans après celui du FPS Deauville.
 

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« Je viens sur quelques Lives, je sélectionne surtout les tournois où je peux prendre du plaisir à côté, explique Apicella. Ces runs là, on se dit que ça ne reviendra jamais. Et c’est vraiment très intense quand ca revient. Cette victoire je l’apprécie vraiment plus que la première. Parce que peut être que la première, on se dit que ça nous est tombé dessus, mais est ce que ca peut revenir un jour ? ».

Le Corse nous a prouvé aujourd’hui qu’il en était capable. Mais quelle est la recette de cette réussite indécente ? Comment peut on venir se pointer une fois toutes les quatre saisons sur le circuit et braquer la banque sur des tournois de près de 800 joueurs, parmi les plus relevés de l'Hexagone ?

«  D’abord, il faut jouer avec beaucoup de sérieux. J’ai essayé de donner mon maximum sur chaque main, sans regarder les paliers, sans faire attention aux autres. J’ai eu des confrontations incroyables tout le long, que ce soit en mon sens ou contre. Je me souviens notamment en demi-finale, sur un board très sec, brelan contre brelan, c’est une situation ou je dois rentrer à la maison et l’adversaire me relance pas c’est assez incroyable ! J’arrive à me faire value un carré à tapis par une hauteur As (coucou @haygus), c’est des trucs impossibles.

Après j’arrive en table finale et j’ai le spot rêvé. C’est à dire que tomber en table finale d’un Main Event FPS, avec As-Roi, deux Rois, deux As, quand je regarde ça à la télé, ça n’existe pas ! Même Julien Sitbon il n’a pas cette vie là ! C’est arrivé aujourd’hui, c’est des sensations incroyables, tant mieux pour moi et pour ma famille ».
 

Tilt volcanique, heads-up marathon et black friday

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Pour aller au bout de cet exploit, Anthony a du se frotter à Alban Juen. Le revenant, le héros Cpiste, dont la technique et l’expérience ne sont plus à prouver. Anthony l’a d’abord assommé une première fois en demi-finale, sur ce gros call, suivi d’une célébration volcanique, où Anthony hurlait « TU AS COMMMMPRRISS QUI C’EST APICELLLA ? ». Un tremblement de terre qui résonne encore dans les travées du casino, l’un des grands moments de ce festival, et devenu presqu’un runin-gag, lorsqu’ Imed Ben Mahmoud répétait la fameuse phrase en imitant le Corse après un call lambda.

En finale, Anthony et Alban se sont partagés les jetons et les éliminations pour s’expliquer en heads-up... Pendant six heures ! Apicella tentait de lui mettre la tête sous l’eau, Alban résistait, revenant même comme une balle après le diner-break, jusqu’à ce hero-call mémorable avec hauteur valet.

« Il fallait être patient, confesse Apicella. Alban c’était vraiment le boss de fin. C’est le type qui prend tous les spots. On peut pas prendre un coup au flop tranquille, il va float tout le temps, il va vous mettre dans la panade tout le temps. Sincèrement, j’étais à deux doigts de craquer, je voyais plus de solution. Heureusement j’ai réussi à me recaler, ça c’est bien passé et les dieux des cartes ont été avec moi à la fin ».

Apicella entre dans l’histoire du poker national en devenant le premier français à remporter deux Main Event FPS. Une prouesse qu’Anthony doit aussi à l’existence… Du « Black Friday ».

« J’étais venu pour profiter du Black Friday avec ma femme et ma fille, rappelle le Corse. Pour le poker, à la base, il y a un nouveau format c’est le Mystery Bounty. Donc moi j’étais venu faire le Mystèry Bounty. Et je vois tous ces gens tirer des enveloppes à 5 000, 10 000 € et tout. Je me disais “ils sont chanceux quand même ces gens là”. Moi j’ai fini 24e, j’avais un gros stack et j’ai pas pris un bounty, je me dis bon : je vais pas m’arrêter là, je vais faire le main Event, et vous connaissez la suite ».

Et pour la suite, on te revoit dans 7 ans pour un troisième titre ? « Peut être avant. J’aimerais bien faire le marché de Noël à Prague et j’aime beaucoup Pokerstars. Il parait qu’on peut acheter de belles décos pour le sapin en plus donc il y a des chances qu’on me revoit. Peut être pas sur les buy-in les plus chers, on restera raisonnable mais sur des Main Event FPS, des Cup, des choses comme ça, on me verra surement ».
 

Main Event FPS Aix 2022 - 1 100 € - 779 joueurs 

Vainqueur : Anthony Apicella : 141 200 €
2e : Alban Juen : 85 970 €
3e : Freddy Darakjian : 61 020 €
4e : Cédric Chevalme : 46 070 €
5e : Imed Ben Mahmoud : 36 490 €
6e : Kevin Cinier : 26 700 €
7e : Parham Ahoor : 19 820 €
8e : Claudio Di Giacomo 
 

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Alban, le braquage du revenant

Un énorme GG à notre héros Cpiste Hwo. Alban nous a régalé toute la semaine, avec sa grind spectaculaire, son attitude aux tables, mêlant respect et élégance ses bavardages alternant vannes piquantes et conversations bienveillantes. Notre revenant boucle cette semaine de Live par une table finale, sa première depuis l’ISPT Londres, il y a neuf ans de cela. Et accessoirement, il prend un chèque agréable de 85 970 €. Alors, heureux @HWolowitz ?
 

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« Je fais trois Live par an, je braque la banque et vous me demandez si j’suis content ? Evidemment ! Je suis même pas frustré. Je l’ai trouvé vraiment bon. Je sais pas trop ce qu’il avait sur certains spots. Le seul moment où je l’ai mis en difficulté, je fais le bluff dans le mauvais timing. Moi ça n’a pas changé mon tempérament, mais je pense que ça a changé toute la dynamique ».

Pour ne rien gâcher au plaisir, Alban s’offre ce kiffe pokeristique à quelques encablures de sa terre natale, Avignon, où il a pu retrouver les siens le temps de ce festival. Une occasion de mêler retrouvailles familiales et grind efficace. « C’était coché depuis un moment, je m’étais qualifié en plus. Mais c’est vrai qu’avoir mes parents à 45 minutes, c’était parfait ».

Alors, ça donne envie de se remettre au Live ? Pas vraiment. « Déjà, c’est long. J’avais oublié à quel point c’était physique de jouer Live. Je sors, je suis en sueur, j’ai bu cinq litres d’eau en TF, je passais ma vie aux toilettes, on a du me prendre pour un camé ! Le Live, j’aime bien une fois de temps en temps mais c’est pas vraiment pour moi. Je me referais bien un Main Event WSOP mais j’ai deux trois autres projets qui me tentent, j’aimerais bien me diversifier. J’ai des idées, mais je ne vais les dire parce qu’à chaque fois, je les dis et je vais pas au bout, donc cette fois je les garde pour moi ».

Avant de partir, Alban souligne une nouvelle fois l’organisation remarquable de ce festival. En début de coverage, il nous disait la beauté de cette salle, plus du calibre d’un EPT que d’un FPS. Il rappelle cette fois l’organisation de très haut niveau, qu’il s’agisse du staff, du cadre et du festival dans son ensemble. « Le seul point négatif, c’est la réparation du Pay-out. On se le disait avec les finalistes, le neuvième ne prend que 13 buy-ins après quatre jours sur un tournoi de presque 800 joueurs. Ce n’est pas assez. Et le gap entre le premier et le deuxième évidemment. Ca serait bien que Pokerstars écoute davantage les joueurs sur ce point là. C’est dommage… Surtout que je l’ai pas gagné donc ça me fait encore plus chi** » plaisante Alban avant de saluer les organisateurs et de tirer sa révérence.

Le mot de la fin

Alban a parlé lui même de l’organisation du festival, donc je vous épargnerai mon traditionnel tour de remerciement des sponsors… Enfin, du moins, je le raccourcirais. C’est quand même assez génial de pouvoir profiter de ces festivals dans des conditions pareilles, pour les joueurs comme pour les couvreurs. Je ne peux que vous encourager à venir dans cette superbe salle de tournoi du Pasino si vous ne l’avez pas encore fait.

La compétence du staff Pokerstars et Texapoker n’est plus à prouver. On ne s’en étonne même plus, mais il faut bien se rendre compte que c’est grâce à toutes ces équipes, d’Apo jusqu’aux croupiers, du directeur du casino jusqu’aux cuisiniers du buffet qu’on a dévalisé tous les jours, qu’on peut vivre ce genre de festival.

Mention spéciale à l’équipe de choc avec qui j’ai partagé ces longues journées de coverage. Merci à Père Castor @Tapis_volant de m’avoir raconter le temps du CP que les moins de 27 ans nie peuvent pas connaitre, à @Regatbreizh56 et @FloFlo M. et Manu notre photographe slovène, avec qui j’ai partagé quasi l’intégralité de mes journées, depuis le taxi du matin jusqu’aux pintes du soir dans ce magnifique repère qu’est le Sintra. Le point de réunion des croupiers, des cagoulés, des joueurs en quête d’une côte de bœuf  à 3H du mat’, des zonards et des noctambules. Merci d’ailleurs au patron Raffaele pour son accueil, ses playlists délicieuses naviguant de Notorious BIG jusqu’au rap italien des années 2000. C’est d’ailleurs vers ce même bar que je me dirigerai après ce post pour retrouver les collègues couvreurs, commentateurs, croupiers, joueurs et j’en passe.

Enfin, merci aux Cpistes pour m’avoir donné de la force durant ce coverage et surtout, pour en avoir été les acteurs. Les deux Alban, @HWolowitz sur le Main Event et @KaraBusto, sur le Platinum Pass nous ont fait vibrer comme rarement et il me tarde de voir notre ami interprète défier les plus grands joueurs du monde du côté des Bahamas. Evidemment, la légende @Nori, la triplette de tauliers @calouminou, @J'aime ta Femme, @Mihol, les @haygus @ClaraMorgane, @Lediacre et tous les autres. Vous avez créé les histoires de ce coverage, et ce fut un vrai plaisir de vous découvrir ou vous recroiser. Voilà, je ne vais pas m’étendre plus que ça, j’ai déjà mérité depuis plusieurs paragraphes mon « tl;dr ». On file vers le Sintra, ciao la famille !
 

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Ah, et j'oubliais de vous dire, voyez donc qui a gagné le High Roller pour 56 patates : le compatriote bastiais PFT ajoute un nouveau trophée à sa collection. Belle semaine aixoise pour la Corse.

Edited by cosmictrip

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News

Quel beau final que celui de ce FPS Aix-en-Provence ! Durant six heures, Anthony Apicella et HWolowitz se sont rendu coup pour coup sous le regard attentif de Fausto. C'est finalement le Corse qui a eu l'honneur de poser devant les photographes avec le trophée. Un privilège partagé par Paul-François Tedeschi au terme du High Roller du festival de PokerStars et Texapoker.

[...] Lire la suite…



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Merci déjà à tous pour le rail - et surtout à Tonio.

Un énorme +1 au Pasino d'Aix-en-Provence, et au staff, rarement vu une telle qualité sur un évent (surtout pour un 1k).

Une petite remarque, c'est très dommage d'avoir des prizepools top heavy en France car c'est pas possible de deal d'un point de vue légal.

 

Pour la partie HU, l'impression d'avoir joué carte dead et d'avoir fait 2 grosses erreurs, le call A7 et le bluff 68o. Pour cette dernière c'est le timing qui est dommageable vu qu'il avait l'air d'avoir perdu pied.

 

Un gros gg à Anthony qui mérite sa victoire!

 

Merci encore et à dans 5 ans!

Edited by HWolowitz

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Encore un top WE à Aix, meilleur buffet de tout Vegas.

Accueil très professionnel et chaleureux de l’ensemble des équipes Pokerstars, Texapoker et Partouche.

A titre perso, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir certains, même rapidement, et notamment @pisingos, @QuantumDot,@ganmor13008,@DonReg ,@HWolowitz, ce dernier, en souvenir notamment d’une soirée épique signée CP.


Ça sentait vraiment une certaine époque ce FPS !

Point de vue poker, je me suis senti rouillé et pas au niveau sur ce FPS. Bref, j’ai joué comme un pied…

Quelques bouteilles de rosé, un buy-in plus habituel, des petits trucs de livetard comme j’aime les faire, un jeu déjà plus en place et je finirai 16e du deepstack, de quoi payer le séjour et ajouter une petite ligne à mon palmarès immense.

Content également de la performance de @HWolowitz mais aussi de l’ami @haygus qui de mon avis n’est pas récompensé de sa performance par son simple gain de 3 buy-in.

Si je devais également faire part d’une chose que j’ai moins appréciée : j’ai joué environ 8h sur le main. 30 minutes en 8 handed et le reste du temps pour moitié en 6-handed, l’autre en 7-handed. Ce qui semblait le cas sur toutes les tables. A la base, je venais jouer un tournoi en 9-handed. 

Et pour finir ce post qui n’intéresse personne et force à scroll, je remercierai @cosmictrippour son boulot incroyable et sa plume unique.

Mais je dois surtout remercier les camarades @Miholet   @J’aime ta Femme qui transforment chacun de ses séjours poker / gastronomie en souvenir unique et incroyable ! 
 

Aix : on reviendra !!

 

P.S. : un tips pour réussir a tag @J’aime ta Femme ? 

Edited by calouminou

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