Jump to content
This Topic
divinerites

Winamax épinglé pour ses lacunes dans la lutte contre le blanchiment

Recommended Posts

Pas trop su ou poster ça ... Semble legit ici :-)

https://www.mediapart.fr/journal/france/021022/blanchiment-d-argent-le-site-winamax-se-brule-au-jeu#at_medium=custom7&at_campaign=1047

 

Spoiler

Blanchiment d’argent : le site Winamax se brûle au jeu

Une enquête judiciaire montre que la plateforme de paris en ligne a violé plusieurs de ses obligations légales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. L’entreprise n’a pas fait le moindre signalement à Tracfin pendant plus de sept ans.

Yann Philippin et Jean Letellier

2 octobre 2022 à 11h31

WinamaxWinamax n’a pas la cote avec la police. En septembre puis en novembre 2021, les enquêteurs du Service central des courses et jeux (SCCJ) ont perquisitionné le siège parisien du poids lourd du poker et des paris sportifs en ligne. Dans la foulée, les propriétaires et dirigeants de Winamax, Alexandre Roos et Christophe Schaming, ont été placés en garde à vue et auditionnés comme suspects.

Cette descente de police est un nouveau développement de l’affaire du Paris Élysées Club, instruite par le juge d’instruction Vincent Lemonier. Le magistrat soupçonne qu’un système de blanchiment et de prêts d’argent illicites a été opéré au sein de ce club de jeux parisien du quartier des Champs-Élysées, afin d’attirer la clientèle asiatique. En septembre 2020, le Paris Élysées Club était perquisitionné et quatre prestataires extérieurs du club étaient mis en examen, comme l’avait révélé à l’époque Le Parisien.  

Par la suite, les policiers ont découvert qu’un des protagonistes du dossier a effectué un versement illégal de 325 000 euros venus de Suisse sur son compte joueur Winamax, avec la bénédiction du service antifraude de l’entreprise.

Le juge et les policiers ont alors étendu l’enquête à Winamax et ont mis au jour d’importants problèmes dans la prévention du blanchiment, dont trois violations de la réglementation, selon de nombreux documents versés au dossier judiciaire auxquels Mediapart a eu accès.

L’enquête a montré que les agents de Winamax chargés de la lutte contre la fraude n’auraient pas été suffisamment formés. Entre son lancement en France en 2010 et l’année 2018, l’entreprise n’a effectué aucun signalement à Tracfin, le service antiblanchiment de Bercy, alors que c’est une obligation légale. 

Winamax a aussi accepté, pendant onze ans, des fonds provenant de pays extérieurs à l’Union européenne ou de comptes d’entreprises, ce qui est interdit par la loi. C’est seulement à la suite de sa première garde à vue, le 3 novembre 2021, que le directeur général, Christophe Schaming, a ordonné de mettre fin à ces pratiques.

 

Le rapport de synthèse du SCCJ, envoyé le 24 janvier dernier au juge d’instruction, est sévère. Lors de sa garde à vue, le président Alexandre Roos « ne semblait pas prendre la mesure du dysfonctionnement de sa société » et « relativisait [le] blanchiment répété » commis par les joueurs ayant alimenté leurs comptes Winamax avec de l’argent issu de pays non autorisés, écrivent les policiers.

Alexandre Roos et Christophe Schaming ont refusé de nous répondre parce qu’ils « ont déjà apporté toutes les réponses aux enquêteurs », nous a indiqué leur avocat, Emmanuel Marsigny.

Face aux policiers, les deux associés ont reconnu des dysfonctionnements, mais ont démenti avoir commis le moindre délit, indiquant avoir « toujours respecté [leur] devoir de lutte contre le blanchiment ». L’entreprise Winamax et ses dirigeants n’ont pas été mis en examen à ce stade. Ils sont présumés innocents.

Marketing agressif

Mais l’affaire est embarrassante pour la plateforme de paris, déjà très critiquée pour son marketing agressif. Le 31 mars dernier, le site a fait scandale en publiant sur Twitter une photo d’un homme noir montrant ses fesses dans un stade avec pour légende « Wilfrid Mbappé lors du but de son fils contre l’Afrique du Sud ». Après un tweet de protestation de Killian Mbappé, Winamax a présenté ses excuses, avouant avoir « franchi les limites de l’acceptable »

Le site est également accusé de cibler les jeunes les plus pauvres habitant les banlieues, via des publicités reprenant les codes des cités.

À LIRE AUSSI Dans le métro. Dans les quartiers, les paris sportifs font des ravages
22 février 2021Lire plus tard

Le 17 mars dernier, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) a forcé Winamax à retirer sa pub « Tout pour la daronne », qui mettait en scène la mère d’un parieur habitant une tour de béton, qui monte dans l’ascenseur de son immeuble et se retrouve propulsée dans la classe affaires d’un avion. Cette publicité laissait croire que les paris sportifs « peuvent contribuer […] à un changement de statut social », a taclé l’ANJ.

Une semaine plus tard, le régulateur a frappé encore plus fort, en rejetant l’ensemble du plan marketing de l’entreprise pour 2022. Winamax est la seule des plateformes de jeux ainsi sanctionnée.

Ces méthodes ont fait la fortune des propriétaires du site, créé par les vétérans du Net Alexandre Roos et Christophe Schaming (ils ont cofondé puis revendu en 2000 la messagerie Caramail), en s’associant avec Patrick Bruel. Le chanteur et joueur de poker était le premier actionnaire (à 40 %) et la tête de gondole du site. Selon nos informations, il a revendu ses parts en 2018 puis en octobre dernier, pour un total de 75 millions d’euros.

L’opération valorise l’entreprise, désormais détenue à 96 % par Roos et Schaming, à 290 millions d’euros. Les deux associés ont déclaré aux policiers qu’ils se sont versé l’an dernier 14 millions de dividendes chacun.

Charif A., un très gros client

Leurs ennuis avec la justice viennent du Paris Élysées Club. Cet établissement du groupe Tranchant attirait la clientèle grâce à un consultant grassement rémunéré, Charif A., soupçonné d’avoir supervisé un système présumé permettant aux joueurs d’emprunter de l’argent et d’acheter des jetons en liquide sans passer par les caisses.

En septembre 2020, il a été mis en examen pour « blanchiment aggravé », « prêts d’argent illégaux » et « abus de biens sociaux ». Également mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », il possède plusieurs comptes offshore et affirme résider sur l’île d’Anguilla, un paradis fiscal des Antilles.

Interrogé par Mediapart, Charif A. conteste fermement, par la voix de ses avocats, les faits qui lui sont reprochés. « Les fantasmes des policiers ne sauraient se confondre avec la réalité des faits. […] Notre client, victime d’accusations mensongères et farfelues, ne doute pas que sa mise hors de cause interviendra prochainement », poursuivent ses conseils, Mes Céline Bekerman et Benjamin Mathieu.

Joueur de poker et parieur compulsif, Charif A. était, sous le pseudonyme de « El Saatan », le plus gros client de Winamax. Entre 2018 et 2020, il a misé 7,1 millions d’euros et perdu 642 000 euros. « C’est un des rares joueurs à perdre autant sur une période aussi courte », a indiqué aux policiers le directeur général, Christophe Schaming. Particulièrement bichonné, Charif A. a reçu 124 000 euros de « bonus fidélité », ainsi que des invitations à un match du PSG et à des tournois de poker. 

Peu après l’ouverture de son compte en septembre 2018, Winamax a effectué un signalement à Tracfin, en raison de son comportement atypique. Mais l’entreprise s’est montrée, par la suite, beaucoup trop compréhensive.

En janvier 2019, Charif A. prévient Antoine A., responsable des clients VIP de Winamax, qu’il réside à Anguilla et qu’il veut alimenter son compte joueur avec des fonds stockés dans ce paradis fiscal des Antilles. Alors même que la loi interdit tout apport d’argent issu d’un pays hors Union européenne.

Mais après consultation du « service sécurité », Antoine A. valide la demande. Winamax n’effectue aucun signalement à Tracfin.

Le meilleur client de Winamax choisit finalement de ne pas utiliser son compte à Anguilla. Mais il revient à la charge en 2020, avec une demande plus suspecte encore : il veut alimenter son compte Winamax depuis la Suisse, puis transférer l’argent vers l’un de ses comptes français.

Antoine A., responsable des clients VIP de Winamax, consulte deux salariés du pôle antifraude, dont le chef du service Gabriel Merlet, qui valident cette opération illégale. Le 9 mars 2020, il confirme la bonne nouvelle à Charif A. : « Comme indiqué lors de notre échange téléphonique, nous pourrons bien accepter ton dépôt par virement provenant de compte suisse. Par la suite tu pourras effectuer des retraits vers ton RIB français actuel. »

Les policiers ont montré ce courriel à un salarié du pôle antifraude de Winamax qui n’a pas géré le dossier. Il est tombé des nues : « Ça ne paraît pas normal. […] La Suisse est un paradis fiscal, donc dire qu’il peut retirer sur un compte français directement après, c’est bizarre. Dit comme ça, ça fait penser que Winamax est une blanchisserie alors que ça ne l’est pas. Si [le chargé de clientèle VIP de Winamax – ndlr] avait ajouté que l’argent transféré depuis la Suisse pourrait être joué, ça aurait déjà été un peu moins suspect. »

Deux jours après le mail de validation, Charif A. vire 250 000 euros depuis la Suisse vers son compte joueur, puis 75 000 euros supplémentaires le 1e septembre 2020. Trois jours plus tard, l’entreprise est prévenue par la police que son meilleur client a été placé en garde à vue dans l’affaire du Paris Élysées Club. Son compte joueur est fermé deux mois plus tard.

Interrogés par les policiers, les patrons de Winamax ont indiqué ne pas avoir été informés à l’époque. Le président Christophe Roos a estimé que ce dysfonctionnement était lié au Covid et au confinement du printemps 2020, qui a empêché les salariés de « travailler normalement ».

Depuis son lancement en France 2010, Winamax n’effectuait aucune vérification sur l’origine des fonds versés par les joueurs, et acceptait les versements extérieurs à l’Union européenne.

Cette version a été totalement contredite par l’enquête : la demande de versement depuis la Suisse a en effet été traitée et validée très rapidement.

Interrogé par les policiers, le chef du service antifraude, Gabriel Merlet, a indiqué qu’il pensait à l’époque que les virements suisses étaient autorisés. Le responsable des clients VIP, Antoine A., a déclaré avoir consulté le service antifraude et relayé sa décision. « En aucun cas je ne l’ai fait de mon plein gré pour aider le client », a-t-il indiqué.

Lors de sa première garde à vue, le 3 novembre dernier, le directeur général de Winamax, Christophe Schaming, a estimé que ce « dysfonctionnement » était « incompréhensible ». « Je pense qu’il s’agit là d’une grosse erreur du service fraude et/ou de Gabriel Merlet, ce n’est en aucun cas une pratique usuelle chez Winamax », s’est-il défendu.

Mais l’audit interne lancé dans la foulée, dont les conclusions ont été confirmées par l’enquête de police, montre exactement l’inverse. Depuis son lancement en France 2010, Winamax n’effectuait aucune vérification sur l’origine des fonds versés par les joueurs, et acceptait les versements extérieurs à l’Union européenne.

« C’était permis, nous n’avions pas d’instruction à l’encontre de ce type de transaction », a confirmé aux policiers un salarié du pôle antifraude fin novembre 2021. Il ajoute que la consigne interdisant ces versements illicites n’a été donnée que « depuis deux semaines », à la suite de la garde à vue de Christophe Schaming – ce que l’intéressé a confirmé aux policiers.

L’enquête a établi qu’entre 2015 et novembre 2021, Winamax a accepté 667 virements hors Union européenne, dont les trois quarts venus de Suisse, pour un montant total de 680 000 euros. « Les éléments constatés laissent à penser que cette plateforme de paris en ligne a pu être utilisée pour rapatrier des fonds dissimulés à l’étranger », concluent les policiers du SCCJ.

Lors de sa seconde garde à vue, Christophe Schaming a admis que Winamax n’a pas respecté ses obligations légales sur ce point, mais affirme qu’il s’agit d’un dysfonctionnement non intentionnel.

Face aux policiers, les patrons du site de paris ont insisté sur le fait que les conséquences de ce manquement ont été très limitées : selon leurs calculs, les 667 virements issus de pays interdits correspondent à seulement « 0,3 % de l’ensemble des virements reçus par les joueurs depuis juillet 2010 », tandis que le montant total de 680 000 euros ne pèse que 0,01 % du montant total de 5 milliards d’euros déposé par les joueurs.

Le directeur général de Winamax a ajouté que Charif A. était responsable à lui seul de la moitié des 680 000 euros, et que les deux autres plus gros clients ayant alimenté frauduleusement leur compte avaient été signalés à Tracfin pour d’autres raisons. « Nous avons toujours respecté notre devoir de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, en focalisant nos investigations lors des retraits des joueurs », a-t-il indiqué.

Christophe Schaming ajoute que l’Autorité nationale des jeux (ANJ), qui audite régulièrement Winamax, n’a jamais fait aucune remarque. Mais l’enquête a établi que l’ANJ ne vérifiait pas le pays d’origine des virements bancaires.

Un problème structurel en matière de lutte contre le blanchiment

Interrogé par Mediapart, le régulateur confirme qu’il ne « dispose pas des références du compte de paiement » employé par les joueurs lors de ses contrôles, et « réfléchit aux moyens lui permettant de remédier à cette lacune dont il importe de bien mesurer l’enjeu ». L’ANJ précise qu’en matière de blanchiment, « il importe surtout de rechercher et d’identifier le compte sur lequel [les] avoirs (dépôts et gains) sont reversés » aux joueurs.

Les policiers ont repéré une autre violation de la réglementation : Winamax a accepté trente-trois versements en provenance de sociétés, interdits par la loi car cela constitue des abus de biens sociaux. Une entreprise de fromages a ainsi versé 48 732 euros sur le compte Winamax d’un joueur, tandis qu’un autre a reçu 30 000 euros d’une pharmacie. « A priori, ce n’est pas normal », a reconnu le président Alexandre Roos.

L’enquête a aussi mis au jour ce qui apparaît comme un problème structurel de Winamax en matière de lutte contre le blanchiment. « Nous avons un défaut de moyens », a indiqué un salarié du pôle antifraude.

Plusieurs membres de ce service ont indiqué aux enquêteurs n’avoir reçu aucune formation. « Nous ne sommes pas formés pour l’infraction de blanchiment et il existe encore des lacunes. Lors de la formation des traitements bancaires, on nous a indiqué qu’il n’y avait pas de fraude possible en cas de virement », a indiqué un analyste fraude.

« Je me suis formé par moi-même », confirme un des collègues. Un troisième membre du service indique avoir demandé une formation antiblanchiment à deux reprises : « J’ai eu des réponses positives, mais la formation n’arrive jamais. Nous avons plusieurs fois effectué des remontées concernant des lacunes dans les démarches pour ouvrir un compte Winamax, mais nous n’avons jamais eu de réponse. »

Le chef du service antifraude, Gabriel Merlet, a confirmé. « Nous avons du mal à trouver des formations externes liées à cette problématique. Nous avons néanmoins des réunions avec l’ANJ et Tracfin qui présentent les évolutions des directives, les évolutions de processus », a-t-il indiqué aux enquêteurs.

Le directeur général, Christophe Schaming, a démenti lors de sa garde à vue, affirmant que « l’équipe fraude est formée à la fois à la lutte contre l’addiction, […] à la lutte contre le blanchiment et aux situations pouvant amener aux déclarations de soupçons auprès de Tracfin ».

Le versement suisse de 275 000 euros de Charif A. en mars 2020 n’a pourtant jamais été signalé à Tracfin, alors que cela « aurait dû être fait », écrivent les policiers dans leur rapport de synthèse. « Peut-être », a répondu Christophe Schaming aux enquêteurs, estimant que, « de toute manière, il est très difficile de savoir ce que veut Tracfin ».

Le directeur général a reconnu lors de sa garde à vue que Winamax n’a pas envoyé la moindre déclaration de soupçon à Tracfin pendant ses huit premières années d’activité en France, entre 2010 et 2018. « Auparavant les règles n’étant pas assez précises », s’est-il justifié.

Cette explication est fausse. Comme nous l’a confirmé l’Autorité nationale des jeux (ANJ), les sites de paris et jeux en ligne ont l’obligation légale d’effectuer des signalements à Tracfin depuis le 13 mai 2010, date de l’entrée en vigueur de la loi qui a ouvert le secteur à la concurrence. Des « lignes directrices » à ce sujet ont été envoyées par le régulateur aux opérateurs « en février 2011 », précise l’ANJ.

Christophe Schaming affirme que c’est seulement « au quatrième trimestre 2018 » que l’ANJ « a demandé » à Winamax d’effectuer des signalements Tracfin, lors d’une réunion animée par un agent de l’ANJ.

Interrogée par Mediapart, l’ANJ dément formellement. Le régulateur précise qu’une réunion s’est bien tenue le 11 décembre 2018 entre son agent et des responsables de Winamax, au sujet des « dispositifs d’alerte de l’opérateur, c’est-à-dire sur les outils mis en place par celui-ci pour identifier les pratiques susceptibles de relever du blanchiment des capitaux ». Mais l’agent « n’a jamais indiqué à la société Winamax qu’il lui incombait désormais, seulement à compter de cette réunion, de procéder à des déclarations de soupçon », précise l’ANJ.

Mais le régulateur n’est pas exempt de tout reproche. La loi de 2010 qui a libéralisé le secteur prévoit que l’ANJ doit contrôler si les opérateurs respectent leur obligation de lutte contre le blanchiment, dont le fait de faire des déclarations à Tracfin. Or, Winamax n’en aurait fait aucune pendant plus de sept ans. Interrogée à ce sujet, l’ANJ a refusé de répondre « dans la mesure où une information judiciaire est en cours ».

Yann Philippin et Jean Letellier

 

Edited by SuperCaddy

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 2 minutes, GoHidalGO a écrit :

Tracfin c'est le site qui doit transmettre.

Mais le régulateur n’est pas exempt de tout reproche. La loi de 2010 qui a libéralisé le secteur prévoit que l’ANJ doit contrôler si les opérateurs respectent leur obligation de lutte contre le blanchiment, dont le fait de faire des déclarations à Tracfin. Or, Winamax n’en aurait fait aucune pendant plus de sept ans. Interrogée à ce sujet, l’ANJ a refusé de répondre « dans la mesure où une information judiciaire est en cours ».

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 5 minutes, wylke a écrit :

Mais le régulateur n’est pas exempt de tout reproche. La loi de 2010 qui a libéralisé le secteur prévoit que l’ANJ doit contrôler si les opérateurs respectent leur obligation de lutte contre le blanchiment, dont le fait de faire des déclarations à Tracfin. Or, Winamax n’en aurait fait aucune pendant plus de sept ans. Interrogée à ce sujet, l’ANJ a refusé de répondre « dans la mesure où une information judiciaire est en cours ».

De mémoire il y a une personne désignée responsable des décla tracfin et le site est pleinement responsable, apres ca a peut-etre changé depuis 2010.

Share this post


Link to post
Share on other sites

https://anj.fr/sites/default/files/2022-09/Compte-rendu des délibérations - Collège du 22 septembre 2022.pdf Le dernier CR de l'ANJ indique tout un paquet de griefs à l'encontre d'un ou plusieurs opérateurs (malheureusement non nommés). En lien, peut-être ?

 

Citation

Winamax a aussi accepté, pendant onze ans, des fonds provenant de pays extérieurs à l’Union européenne ou de comptes d’entreprises, ce qui est interdit par la loi. C’est seulement à la suite de sa première garde à vue, le 3 novembre 2021, que le directeur général, Christophe Schaming, a ordonné de mettre fin à ces pratiques.
 

Manquerait plus qu'ils acceptent des connexions de pays exotiques :ph34r:

Share this post


Link to post
Share on other sites

Wow. On apprends bcp de choses ds cet article, depuis la valorisation de wina, la part initiale de pb14, le « fonctionnement » de wina, le point de départ de l’enquête, …


moi clairement, je ne comprends pas qu’un service anti fraude se dise que c’est normal d’accepter des virements depuis des paradis fiscaux, ou la suisse.  Et qu’on laisse les gens ds le noir sans les former ?

 

passage sur la pharmacie ou la fromagerie où on se la croustille les bro. :ph34r:

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je pensais qu'il fallait obligatoirement un compte bancaire européen pour déposer sur les sites Français, hors dans l'article on apprend que Wina accepte même les comptes bancaires hors EU.

Et bah si les regs étrangers n'ont même pas besoin de créer un compte bancaire européen pour jouer sur le .fr, c'est génial pour l'écosystème du poker fr online....

Share this post


Link to post
Share on other sites

Y'a à boire et à manger là dedans entre l'amateurisme / complaisance de wina, l'ANJ qui se réveille 8 ans plus tard, les services fiscaux qui vont faire chi** le petit grinder et jamais la plateforme jusqu'à présent.

Pas le droit de déposer depuis un compte d'entreprise ça veut dire que les grinders pros, avec une entreprise individuelle, déposent depuis un compte personnel ??

Share this post


Link to post
Share on other sites

Genre depuis 2010 personne n'était au courant ? Faut arrêter de prendre les gens pour des co*s , chez Winamax et a l'ANJ !  Moi je dis que ça arrange tout le monde  ... Toute façon c'est suspect , depuis que les Brésiliens sont sur le.fr et peuvent faire des retraits via Espagne ,faut pas se leurrer, ce ne sont pas les fish qui font cette manipulation , le jeu est donc biaisé d'une certaine manière et on se retrouve avec un écosystème bizarre avec une grosse proposrtion de reg dégueulasse plutot que de fish comparé au .com notamment sur les MTT 1-10€ et l'ANJ laisse faire.

Avec le me*dier dans le quel nous sommes la seule bonnes solutions ,qui pourrait être acceptable du point de vue de  l'état et des joueurs , dans un soucis de neutralité, serait de faire un système a la belge : que l'on puisse accéder au pool de joueur .com  pour que l'état puissent continuer de taxer les joueurs français .

Sur le .com les belges n'ont pas accès aux promotions  exemple ( comme ça la salle paye la taxe a l'état belge en compensation)...

 

Edited by pascal592

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bon mon dernier mois sur Wina peut-être ....en espérant que ce soit pas la même ailleurs |> 

J'attends quand-même le verdict ... parce que bon là on a la version où pour eux c'est suspect que le type qui claque tout son oseille touche du rake back via le statut vip + tickets ... et puis ça parait tellement gros , je veux dire pour blanchir de la thune tu vas passer par un site fr régulé (normalement) ?

Après je suis un bisounours mais je crois à la version où pour eux c'est un peu improbable que quelqu'un tente ça , donc ils se sont pas fait chiés à investir dans un budget anti -blanchiment . Le Charif.A en question est une énorme whale qui ne retirera de toute façon pas le moindre oseille pck il finit toujours à zéro . Et la-dessus pareil l'article pas super pertinent qui sort le chiffre de 7 millions  joués aux tables sérieux si tu joues en cg ça fait limite très peu pour un blanchisseur qui a perdu autant .

Edited by Zoomynator

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 6 heures, fyll85 a écrit :

Pas le droit de déposer depuis un compte d'entreprise ça veut dire que les grinders pros, avec une entreprise individuelle, déposent depuis un compte personnel ??

En gros, en "Entreprise individuelle", c'est le chef d'entreprise qui est titulaire du compte en banque, même si le compte peut aussi mentionner un nom commercial (pas obligatoire).

Et ce compte peut-être un compte bancaire pro mais aussi un compte courant classique (très souvent le cas des AE)

Contrairement aux SA, SARL et autres.

 

Mais ce n'est pas de ça dont il s'agit et que tu as lu dans l'article,, ils parlent du 2ème cas (donc pas entreprise individuelle mais surement SARL), c'est à dire un compte qui est au nom d'une entreprise (pharmacie si je me souviens bien), et ça c'est interdit.

C'est bien écrit dans les CGU des rooms que les paiements doivent provenir du titulaire du compte qui doit être une personne physique (et non une personne morale, entité ou que sais-je encore)

 

Edited by Holalahola

Share this post


Link to post
Share on other sites

Que Winamax fraude c'est pas vraiment une surprise, on avait déjà des doutes dans la gestion de pas mal d'affaires suspectes qui sont sorties au cours de leur (courte) histoire. Et puis j'ai envie de dire qu'une entreprise qui brasse des centaines de millions dans le milieu du jeu, qui est vraiment surpris que si on lui lâche du lest elle tente de gruger où elle peut ? (rofl le "non mais on savait pas pour tracfin qu'il fallait le dire ni pour les virements issus de paradis fiscaux" SERIEUX ça passe ? Et ça passe la petite entreprise quand elle répond à l'Urssaf "non mais je savais pas qu'il fallait déclarer mon cuisinier depuis 8 ans, déso" ? ).

Par contre qu'on s'en rendre compte après autant de temps du côté des autorités, pour moi il est davantage là le scandale. Comme dit plus haut, l'Etat via le FISC s'en prend sans pitié aux petits joueurs pros qui ont été négligents dans leur compta pour quelques milliers d'euros et met des années avant de se rendre compte qu'il y a des énormes flux d'argent illégaux dans un site de poker qui fait de la pub à la télé (et encore c'est même pas l'agence de l'état qui s'en rend compte mais la Justice). 

Ca démontre une fois de plus que l'Arjel-ANJ ou quel que soit son nom, c'est une vaste fumisterie qui ne protège en rien les citoyens mais qui ne sert qu'à gérer un système de collecte d'argent par l'Etat. C'est juste le maquereau de l'Etat. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 7 heures, fyll85 a écrit :

 

Pas le droit de déposer depuis un compte d'entreprise ça veut dire que les grinders pros, avec une entreprise individuelle, déposent depuis un compte personnel ??

C'est pour ça que tous les joueurs pros sont en EI (ou AE), statuts un peu batards ou tu es à la fois une personne physique et une entreprise. Les autres formes de société ne fonctionnent pas. 

 

Après ça reste du bricolage parce que comme d'habitude les lois ne sont pas du tout adapté aux joueurs pros de poker. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, salette a écrit :

 

Par contre qu'on s'en rendre compte après autant de temps du côté des autorités, pour moi il est davantage là le scandale. Comme dit plus haut, l'Etat via le FISC s'en prend sans pitié aux petits joueurs pros qui ont été négligents dans leur compta pour quelques milliers d'euros et met des années avant de se rendre compte qu'il y a des énormes flux d'argent illégaux dans un site de poker qui fait de la pub à la télé (et encore c'est même pas l'agence de l'état qui s'en rend compte mais la Justice). 

 

Les enquêtes sur les réseaux criminels prennent beaucoup de temps (parfois des années) pour faire tomber tout le monde et récupérer un max de biens et d'argent. Alors que le contrôle fiscal du citoyen lambda est beaucoup plus rapide et simple, ainsi que très vite porteur d'effets directs et immédiats.

C'est pas parce que les services de l'Etat prennent du temps que c'est forcément un scandale. Il peut y avoir des raisons valables, surtout si des millions sont en jeu et que le réseau est structuré avec beaucoup de personnes impliquées.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ca en plus des différente affaires de triche uniquement révélé grace aux joueurs ca commence a faire lourd pour winamax.

Un jour un gros reg m'a dit qu'il y avait surement des laisser passer pour des gros reg, dans le sens ou ils les laisseraient tricher en toute tranquillité. Alors autant ca paraissait gros et ca l'est surement encore mais quand meme, c'est à se poser des questions tout ca.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, Le Polymorphe a écrit :

Les enquêtes sur les réseaux criminels prennent beaucoup de temps (parfois des années) pour faire tomber tout le monde et récupérer un max de biens et d'argent. Alors que le contrôle fiscal du citoyen lambda est beaucoup plus rapide et simple, ainsi que très vite porteur d'effets directs et immédiats.

C'est pas parce que les services de l'Etat prennent du temps que c'est forcément un scandale. Il peut y avoir des raisons valables, surtout si des millions sont en jeu et que le réseau est structuré avec beaucoup de personnes impliquées.

Au prix ou je me fais taxer par l'état sur chaque pot , j'estime que la soit disant Surveillance de l'arjel est BIDON.

J'imagine même pas la haine que j'aurais si j' étais un bon petit contribuables qui leur refile  30 % de ces gains pour les fameux "clou"

Edited by pascal592

Share this post


Link to post
Share on other sites

tu te fais pas spécialement taxer pour que l'ANJ fonctionne ( sinon effectivement ce serait un scandale vu qu'ils sont à priori 4 dans un bureau ), mais pour toutes les dépenses de l'Etat, les retraites ect 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, Pechcore a écrit :

Faut cash out ou pas 

plus que cash out, normalement les fonds des joueurs sont sur un compte a part, faut il convertir ses miles en € car pour le coup pas dit que les miles soient considérés comme des € appartenant aux joueurs

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now


  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

English
Retour en haut de page
×