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80sTherapy

Le rôle de la chance dans la réussite professionnelle

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D'office la réussite financière c'est un marqueur parmi d'autres, ni nécessaire ni suffisant. Ca me parait tellement évident que je n'avais même pas remarqué qu'OP mettait le financier en avant dans son histoire, c'est presque anecdotique à mes yeux.

Pour mon cas, j'ai un job bien payé et un titre d'ingénieur. Le combo classique qui dégage un minimum d'image de réussite pour le commun des mortels. Je n'estime pas particulièrement avoir eu de chance dans mon parcours (une chance comparable aux exemples lus ici), c'est juste la continuité logique de ma scolarité très linéaire.

J'envisage un reconversion et j'ai commencé à me lancer dans autre chose, si un jour c'est viable et que je peux m'y consacrer full time en dégageant un smic (même moins si ça paye la bagnole), ça va être une source de fierté immense et j'estimerai vraiment avoir eu de la chance parce qu'au départ, c'est vraiment pas gagné.

Edited by doublejef

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Excellent thread, le débat ne peut pas trop avoir lieu car on a pas défini ce qui était la réussite et la chance ici. Sinon ca a déjà été traité en sociologie. Sinon c est tjrs super intéressant de voir les parcours de chacun alors n'hésitez pas à raconter votre vie :) 

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il y a 22 minutes, ForHistory a écrit :

Sinon c est tjrs super intéressant de voir les parcours de chacun alors n'hésitez pas à raconter votre vie :) 

C'est surtout important de le partager aux lycéens, je vais chaque année au forum des anciens étudiants de mon lycée pour leur expliquer qu'être dernier et un peu duper en seconde ou en première c'est pas grave et que l'important c'est de pas abandonner, le déclic il peut arriver n'importe quand, on est pas tous mature au même moment et c'est pas parce que tu n'arrives pas a factoriser une équation ou comprendre un tableau périodique que t'es bon a rien.

J'ai redoublé 2fois ma seconde, pourtant derrière j'ai terminé a bac+3 avec un 16.4 a mon examen de BTS. Faut persévérer et forcer le destin, ca veut pas dire qu'on peut tous bosser pour Microsoft mais personne n'est condamné a être manutentionnaire. Faut pas se mentir non plus, si tu t'appelles Léo, que tu habites a Clermont, que tu présentes/t'exprimes bien et que tu as de quoi t'acheter une chemise, tu pars avec un avantage sur Mohamed en surpoids avec un français approximatif parce que classe surchargé dans un établissement délabré de banlieue parisienne ...

Edited by Didadidadum

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il y a 2 minutes, Didadidadum a écrit :

 Faut pas se mentir non plus, si tu t'appelles Léo, que tu habites a Clermont, que tu présentes/t'exprimes bien et que tu as de quoi t'acheter une chemise, tu pars avec un avantage sur Mohamed en surpoids avec un français approximatif parce que classe surchargé dans un établissement délabré de banlieue parisienne ...

Je suis pas sur qu'habiter Clermont donne un réel avantage.

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Il y a 20 heures, FFunker a écrit :

je n'ai pas développé parce que ce n'est pas le bon thread, mais je ne peux pas m'empêcher de répondre :D

 

quand je vais dans mon supermarché le dimanche (ou le samedi, en fait), il n'y a pas un cadre. Essaye de rencontrer un dirigeant un week end, ben tu peux pas, le mec est pépouze avec sa famille.

tous les temps ne se valent pas.

d'autre part, les actionnaires gagnent aussi plus que le petit personnel sans travailler.

et si certains passent plus de temps, oui, alors on peut parler de mérite.

(maintenant, par ailleurs, un cadre n'est pas sensé travailler plus de 35h/semaine régulièrement.)

bref j'arrête ici sur ce sujet pour ce thread. (ou pas, on verra)

Cela doit dépendre des grandes surfaces, mais je fais mes courses le dimanche matin dans un carrefour, tu vois toujours des cadres dans les rayons ( reconnaissables à carrefour par leur horrible doudoune sans manches ).

Par définition, un cadre va travailler plus de 35 heures régulièrement. La différence se fait entre ceux qui ont des RTT en étant au forfait, et ceux qui comme moi dans beaucoup de PME font des heures sans avoir des repos compensatoires. En revanche j'ai la liberté de partir plus tôt si j'ai un rdv médical par exemple. Mais a la fin de l'année je suis perdant c'est certain.

Il ne faut pas oublier que la majorité de l'emploi salarié en France dans le privé se fait dans des PME/TPE et non dans des grosses sociétés.

 

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il y a 17 minutes, Sardine a écrit :

Je suis pas sur qu'habiter Clermont donne un réel avantage.

Je pense que si, on bénéficie d'un cadre très largement supérieur a beaucoup, on a des classes qui ne sont pas surchargé, des profs expérimentés qui veulent venir dans nos établissements pour profiter du cadre de vie, un bassin industriel étendu, un taux de chômage inférieur a la moyenne ( sous les 7% ), des facilités pour se loger, un cout de la vie plutôt faible, un secteur tertiaire qui connait un gros développement. Y'a des villes plus a même de bien te lancer que Clermont ( Rennes, Lyon, Strasbourg ... ) mais y'a aussi un paquet de ville bourbier en France ou tu pars avec un handicap, déjà le nord de la France tu sais que pour trouver un emploi ça va pas être simple, Marseille, la banlieue Parisienne, Le Havre, Roubaix ...

Edited by Didadidadum

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il y a 22 minutes, Didadidadum a écrit :

Je pense que si, on bénéficie d'un cadre très largement supérieur a beaucoup, on a des classes qui ne sont pas surchargé, des profs expérimentés qui veulent venir dans nos établissements pour profiter du cadre de vie, un bassin industriel étendu, un taux de chômage inférieur a la moyenne ( sous les 7% ), des facilités pour se loger, un cout de la vie plutôt faible, un secteur tertiaire qui connait un gros développement. Y'a des villes plus a même de bien te lancer que Clermont ( Rennes, Lyon, Strasbourg ... ) mais y'a aussi un paquet de ville bourbier en France ou tu pars avec un handicap, déjà le nord de la France tu sais que pour trouver un emploi ça va pas être simple, Marseille, la banlieue Parisienne, Le Havre, Roubaix ...

C'était pour te piquer. Bien sur que Clermont donne un avantage sur d'autres villes qui sont beaucoup plus pauvres.

Et après dans la ville même, selon l'endroit ou tu né/grandit, c'est différent.

A Marseille par exemple, qui est une ville plutôt pauvre, tu grandis dans les quartiers nord/centre ville, tu as un gros désavantage par rapport aux quartiers sud : qualité de l'enseignement, accès aux transports en commun, habitat indigne. Pour tout cela on ne peut que féliciter l'ancienne mairie qui a laissé crever tout une partie de la ville pendant 25 ans.

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Sinon y a aussi le fait d'avoir une chatte et un beau pti cul ça aide pas mal.

No troll, c'est le cas du chef de ma boite en plus de kiffer les heures sup :D

Il se tape une meuf de l'après midi qu'il a embauché (forcément) qui a même pris la bonne gâche a une ancienne et aussi embauché 2 de 25 piges dans mon équipe de nuit (pas de pics dsl :>') qui sont la depuis même pas 2 piges alors que ça fait 10 piges que j'y suis.

 

é/Non il se tape pas les deux gamines juste embauché, dsl pour l'ambiguïté

Edited by checky

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Pour moi c'est évident que naître à Paris en étant fils de chirurgien va être favorisant pour une future réussite professionnelle vs naître dans les quartiers nord de Marseille de parents chômeurs. 


Mais il faut comparer ce qui est comparable, et la question c'est de savoir si à niveau de faveur équivalent, même milieu socio professionnel, même profil culturel (on ne sera jamais dans un labo mais vous avez compris l'idée), la réussite de l'un ou l'autre est totalement aléatoire et déterminée par la chance qu'il a eue de faire telle ou telle rencontre décisive à un moment, ou d'être au bon endroit au bon moment, comme le disent certains participants du thread.


J'ai un peu du mal avec cette idée, ne serait-ce qu'en tant que joueur de poker, parce qu'on sait très bien après des millions de mains que le hasard se distribue de manière plus ou moins égale sur le très long terme, mais qu'il y a bien un skill chez les meilleurs joueurs qui leur permet de prendre plus d'argent quand la chance leur sourit, et d'en perdre moins quand ils runnent bad. 

Je pense que c'est un peu pareil dans la vie. Nous vivons tous, à l'échelle d'une vie, ou peut être de plusieurs générations, si on veut vraiment lisser, les "mêmes" accidents, les mêmes maladies, les mêmes deuils, mais aussi les mêmes gros coups de bol, le même rencard inespéré qui passe alors qu'on n'y croyait pas, et la chance d'être là au bon moment quand l'opportunité se présente. Là encore, le gros coup de bol du fils de chômeur n'aura pas du tout la même nature que celui du fils de chirurgien, mais il existera, et il leur permettra à tous les deux d'évoluer radicalement dans leur référentiel respectif. Pour moi le skill, c'est de savoir optimiser ces gros coups de chatte de la vie, et d'endurer le mieux possible les bads runs.


Par ailleurs, j'ai lu plusieurs histoires dans ce thread de gens qui racontent leur parcours et le moment où ils ont eu une chatte énorme qui leur permet d'en être là où ils sont aujourd'hui. Pour moi ça ne prouve rien dans le sens où c'est une sorte de tautologie. De la même manière que "100% des gagnants ont tenté leur chance", 100% des gens qui ont un parcours professionnel ont forcément eu l'opportunité à un moment d'arriver là où ils sont. A vous entendre, c'est un peu comme si le parcours que vous avez eu était le seul possible, et que si vous n'aviez pas eu les opportunités que vous avez saisies à un moment, vous seriez forcément en dessous. Ca n'a pas de sens. Si vous aviez  raté cette rencontre décisive, peut-être en auriez vous fait une autre tout aussi décisive une semaine plus tard? Peut-être même que si vous aviez raté ce coup de téléphone qui vous a propulsé à un moment, vous auriez changé de région par désespoir et rencontré quelqu'un qui vous aurait proposé le boulot du siècle? Peut-être votre réussite actuelle est-elle en fait une immense malchance par rapport à l'arbre des possibles que vous auriez pu avoir?


Ce fameux moment de chance que vous estimez décisif, il l'a été parce que vous avez compris un moment son importance, décidé de le saisir, et vous avez appliqué vos skills pour le développer dans la direction que vous aviez envie. Si vous aviez été moins skillé, peut être ce moment décisif aurait été simplement une occasion manquée.
 

Edited by natanoj

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il y a 52 minutes, Sardine a écrit :

Cela doit dépendre des grandes surfaces, mais je fais mes courses le dimanche matin dans un carrefour, tu vois toujours des cadres dans les rayons ( reconnaissables à carrefour par leur horrible doudoune sans manches ).

Par définition, un cadre va travailler plus de 35 heures régulièrement. La différence se fait entre ceux qui ont des RTT en étant au forfait, et ceux qui comme moi dans beaucoup de PME font des heures sans avoir des repos compensatoires. En revanche j'ai la liberté de partir plus tôt si j'ai un rdv médical par exemple. Mais a la fin de l'année je suis perdant c'est certain.

Il ne faut pas oublier que la majorité de l'emploi salarié en France dans le privé se fait dans des PME/TPE et non dans des grosses sociétés.

 

Petite precision : je parlais de cadre dirigeant, pas de cadre intégré. 
 

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Un grand self-made man a récemment dit 

Le 26/01/2021 à 20:47, Gohanounet a écrit :

Petite vérité pour les rageux: You loose because you suck. Devenez meilleur et arretez de chercher des excuses.

Si on prend la carrière d'un joueur de poker, la chance joue un grand rôle, mais le fait d'avoir reload infini, ou de partir des mid-stakes plutôt que des micro-stakes est un facteur déterminant qui n'a justement rien a voir avec la chance.

Je ne vois pas pourquoi vous intégrez déterminisme social dans le débat du "poids de la chance dans la réussite". Au contraire, c'est ce qui élimine la chance dans la réussite, sinon on mélange tout.

Ce qui est interessant dans ce débat c'est in fine d'arriver à se dire que ça ne sert à rien de réparer les trous dans les avions de chasse qui se sont fait flinguer et qui sont quand même arrivés à bon port, mais au contraire de renforcer les endroit où ils n'ont pas été touchés (biais du survivant), et autrement dit, d'arrêter de se baser sur lees biographies inspirantes de ceux qui ont réussi mais au contraire, d'analyser les échecs.

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Pour illustrer la conversation, ci-dessous un documentaire qui a suivi pendant 15 (!) ans des jeunes de bonne famille du 16eme arrondissement . de leurs annees lycees a leur debut de carriere.

Pas de caricature, juste des interviews face cam. On voit bien la chance qu'ils ont tous.

 

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Il y a 3 heures, natanoj a écrit :

 le hasard se distribue de manière plus ou moins égale sur le très long terme

Cette distribution aléatoire peu aussi tout faire basculer, Moneymarker, Lucien Cohen, ils ont pas plus eu de chance que n'importe qui, ils ont juste eu de la chance au bon moment. Je prend ces exemples parce qu'ils parlent a tout le monde mais y'en a plein d'autres, le grinder de micro stakes qui va ship le sunday surprise pour lequel il s'est qualifié, s'il est pas con pour lui la variance va se lisser en terme de BB mais jamais en terme d'€.

Et de l'autre coté y'a tout un tas de personne qui a chaque fois qu'ils ont eu a jouer un pot qui peut faire basculer leur carrière l'ont perdu ...

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Petite conviction personnelle: pour beaucoup, meme si cela est un mensonge, penser que la chance a une influence minime sur sa vie apporte plus de benefices que d'inconvenient.

Ca apporte de la confiance en soi a ceux qui ont reussi et ca fait se "sortir les doigts" les faineants qui aspirent a plus.

 

 

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16 hours ago, FFunker said:

sinon, à la place de lire mes conneries approximatives au doigt mouillé, vous pouvez lire Bourdieu et Branco.

Pour l'anecdote, puisqu'on parle beaucoup d'été bien né, Bourdieu est le philosophe que je référence dans ce post.

 

 

... et le seul des 4 parents qui ne vient pas lui-même d'une famille bourgeoise.

 

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10 hours ago, doublejef said:

Pour mon cas, j'ai un job bien payé et un titre d'ingénieur. Le combo classique qui dégage un minimum d'image de réussite pour le commun des mortels. Je n'estime pas particulièrement avoir eu de chance dans mon parcours (une chance comparable aux exemples lus ici), c'est juste la continuité logique de ma scolarité très linéaire.

Je ne l'ai pas mentionné au départ, mais je fais le distinguo entre les gens qui ont suivi des études qui mènent traditionnellement à des carrières bien rémunérées (ingénierie, médecine, droit, etc.) justement parce que leur trajectoire est linéaire. Evidemment, même à l'intérieur de cette catégorie, on aura des gens qui connaîtront plus ou moins de réussite financière - et la question de chance vs compétences se pose de la même façon - mais e m'intéresse davantage aux gens qui ont connu une claire amélioration de leur condition sociale et de catégorie socioprofessionnelle. 

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9 hours ago, ForHistory said:

Excellent thread, le débat ne peut pas trop avoir lieu car on a pas défini ce qui était la réussite et la chance ici.

Dans le spot original, je précise bien que par réussite, j'entends ici réussite financière (bien que ce ne soit évidemment pas le seul critère ou même un critère pour certains - je vais pas y revenir tellement ça me paraît évident). 

Par chance, je veux dire un événement fortuit, non provoqué qui déclenche un changement radical de condition sociale/professionnelle et amorce l'ascension vers un tel changement.  

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On 2/18/2021 at 1:06 AM, natanoj said:

la question c'est de savoir si à niveau de faveur équivalent, même milieu socio professionnel, même profil culturel (on ne sera jamais dans un labo mais vous avez compris l'idée), la réussite de l'un ou l'autre est totalement aléatoire et déterminée par la chance

La question est de savoir si la réussite est beaucoup plus due au hasard qu'on ne le pense, pas totalement. Je pense que tu trouves beaucoup de nihilistes en général, et ici en particulier. 

 

On 2/18/2021 at 1:06 AM, natanoj said:

en tant que joueur de poker, parce qu'on sait très bien après des millions de mains que le hasard se distribue de manière plus ou moins égale sur le très long terme

... sur un échantillon mathématiquent représentatif. Je crois qu'on sait tous plus ou moins instinctivement que le type d'opportunité/chance/hasard dont on (je ??) parle ici ne se présente déjà que rarement pour tous.

Il faut aussi, je le répète, différencier les chances (probabilistiques) et la chance. Pierre et Paul jouent au même jeu de grattage tous les jour pendant 10 ans. Tous les deux gagnent 3 fois. Le plus gros gain de Pierre est de 50e, celui de Pierre 1 000 000. Qui est le plus chanceux ? Et c'est sans compter sur Jacques qui lui n'a jamais eu un ticket gagnant.  

 

On 2/18/2021 at 1:06 AM, natanoj said:

j'ai lu plusieurs histoires dans ce thread de gens qui racontent leur parcours et le moment où ils ont eu une chatte énorme qui leur permet d'en être là où ils sont aujourd'hui. Pour moi ça ne prouve rien dans le sens où c'est une sorte de tautologie. De la même manière que "100% des gagnants ont tenté leur chance", 100% des gens qui ont un parcours professionnel ont forcément eu l'opportunité à un moment d'arriver là où ils sont

Si par opportunité, on entend « chatte énorme », ce qui est le cas ici, il y a des gens qui suivent un parcours tout à fait linéaire vers des carrières réussies (telle que définies au départ du thread). Donc non, personne (en tout cas pas moi) n'affirme que 100% des gens qui ont réussi ont forcément eu de la chance. Une tautologie beaucoup plus courante est celle trouvée dans les articles et bouquins de self-help genre « 10 traits que les millionnaires ont tous », comme si adopter ses habitudes/comportements/compétences était le secret vers la réussite. 100 % des gagnants ont joué, mais 100 % des joueurs - tous les autres facteurs étant égaux - n'ont pas gagné. De la même manière, parmi les entrepreneurs qui ont « échoué », on trouve des gens tout aussi travailleurs, capables, intelligents, compétents, etc. que ceux qui ont réussi.

Ou alors on peut choisir la posture  qu'échec = loser, mais je crois pas que ça ne soit une position populaire, réaliste ou raisonnable.  

 

On 2/18/2021 at 1:06 AM, natanoj said:

Si vous aviez  raté cette rencontre décisive, peut-être en auriez vous fait une autre tout aussi décisive une semaine plus tard? Peut-être même que si vous aviez raté ce coup de téléphone qui vous a propulsé à un moment, vous auriez changé de région par désespoir et rencontré quelqu'un qui vous aurait proposé le boulot du siècle? Peut-être votre réussite actuelle est-elle en fait une immense malchance par rapport à l'arbre des possibles que vous auriez pu avoir?

Peut-être, mais encore une fois, étant donné la rareté d'un tel type d'événement, les probabilités - pour le coup - ne sont vraiment pas en notre faveur. 

 

On 2/18/2021 at 1:06 AM, natanoj said:

Ce fameux moment de chance que vous estimez décisif, il l'a été parce que vous avez compris un moment son importance, décidé de le saisir, et vous avez appliqué vos skills pour le développer dans la direction que vous aviez envie. Si vous aviez été moins skillé, peut être ce moment décisif aurait été simplement une occasion manquée.

Absolument. Toujours est-il que, compétent ou pas, il faut avoir ce coup du destin favorable pour pouvoir en faire quelque chose (ou rien). 

Edited by 80sTherapy

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Il y a 10 heures, ForHistory a écrit :

Excellent thread, le débat ne peut pas trop avoir lieu car on a pas défini ce qui était la réussite et la chance ici.  

Par contre on peut définir ce qui ne l'est pas. :ph34r:

 

J'ai signé la cession de bail commercial de mon agence dans une ville qui mise principalement sur le tourisme 15 jours avant que Buzin envoie à Macron et Philippe deux mails leur indiquant que le ciel allait nous tomber sur la tête.

Le spot est parfait, les travaux étaient prévus début mars 2020. J'ai été en mesure de recevoir mes clients dans un lieu décent mi-octobre.

Le sens des affaires chez moi c'est inné ^^

Pour le moment je suis conscient que je ne remplis pas toutes les cases "chance" et "réussite professionnelle" mais je reste éligible.

 

On s'aperçoit que la réussite professionnelle est difficile à définir car ses critères de sélection varient en fonction des époques.

Une bonne paie suffisait à caractériser la réussite professionnelle il y a très peu de temps. Sans tomber dans le misérabilisme, je serai tenté de dire qu'avoir un emploi que tu ne crois pas menacé par les temps qui courent est devenu une forme de réussite professionnelle.

Au delà des chiffres et des époques, la réussite professionnelle c'est peut-être en premier lieu de se rendre à son travail avec le sourire. Un luxe pour beaucoup.

 

 

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Il y a 11 heures, xmoussx a écrit :

Un grand self-made man a récemment dit 

Si on prend la carrière d'un joueur de poker, la chance joue un grand rôle, mais le fait d'avoir reload infini, ou de partir des mid-stakes plutôt que des micro-stakes est un facteur déterminant qui n'a justement rien a voir avec la chance.

Je ne vois pas pourquoi vous intégrez déterminisme social dans le débat du "poids de la chance dans la réussite". Au contraire, c'est ce qui élimine la chance dans la réussite, sinon on mélange tout.

Ce qui est interessant dans ce débat c'est in fine d'arriver à se dire que ça ne sert à rien de réparer les trous dans les avions de chasse qui se sont fait flinguer et qui sont quand même arrivés à bon port, mais au contraire de renforcer les endroit où ils n'ont pas été touchés (biais du survivant), et autrement dit, d'arrêter de se baser sur lees biographies inspirantes de ceux qui ont réussi mais au contraire, d'analyser les échecs.

Evite de me citer quand tu rages d’avoir rater ta vie, on ne se connait pas vrmt, je ne sais pas pourquoi tu rejettes tes fails sur moi. Sinon file moi tes datas edf pour faire des modeles sur le bitcoin stp

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La reussite d’une vie ne peut pas s’entendre par reussite financiere. Vous pensez qu’un chercheur dans le public rate sa vie comparé a un chercheur dans le privé ?

Par contre dans les deux cas, le determinisme social joue un role.

Maintenant si on prends la réussite comme la reconnaissance (financiere, sociale, peu importe) et la validation d’objectifs décidés par l’individu et/ou meme imposés par son milieu alors la chance n’est que la marge d’erreur laissée par un manque de travail ou d’exigence au vu du but fixé, mais ça passe quand même.

Par contre dans les cas limites, suffit de prendre le sport. Au dela de la somme de travail et sacrifices que demande une carriere a haut niveau, il y a une part enorme de chance dans le fait d’etre genetiquement capable d’atteindre le but, une autre dans le fait d’eviter la blessure qui met fin a une carriere, etc.

Maintenant dans les contribution a l’Histoire dont on parle encore plus de cent ans plus tard, doit pas y en avoir masse qu’on puisse atteibuer a la chance.

 

 

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il y a une heure, Gohanounet a écrit :

Evite de me citer quand tu rages d’avoir rater ta vie, on ne se connait pas vrmt, je ne sais pas pourquoi tu rejettes tes fails sur moi. Sinon file moi tes datas edf pour faire des modeles sur le bitcoin stp

Tu illustres parfaitement la petite BD postée au dessus.  Je te félicite pour ta réussite, je préfère la mienne. mercé ;)

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Le 17/02/2021 à 02:44, Skip a écrit :

 ...

Donc voilà, si on rajoute à ça le fait que j'ai trouvé mon stage de fin d'étude grâce à un piston (le cousin du cousin de mon demi-frère, no joke), je me rend compte qu'à teeeeeeeellement d'endroits ma vie aurait pu fourcher, c'est complètement fou. Pour synthétiser, si j'avais pas eu ce piston, si je n'étais pas devenu pote avec mon collègue, si il n'avait pas crée une spin-of, si il ne cherchait pas un chef de projet au moment où je l'ai contacté, si la boite n'avait pas été rachetée par une fintech, si elle n'avait pas fini par fermer la succursale française, si je n'avais pas rencontré un client intéressé pour me débaucher, si ces derniers n'avaient pas un projet convainquant avec les Nations Unies, si ils n'avaient pas levé, si les investisseurs n'avaient pas demandé à focus sur le paiement... Avec la moindre de ces conditions suspendues, j'aurais peut être eu une carrière complètement différente.

Et le pire, c'est que je suis content de 100% de ces ramifications. Alors oui bien sur il y'a du bagout, de l'intelligence sociale, de l'opportunisme, mais put**n... quelle chatte !
 

De la chance oui bien sûr, mais quel talent aussi, bravo !

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