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80sTherapy

Le rôle de la chance dans la réussite professionnelle

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Le monde occidental met quasiment toujours en avant les qualités personnelles (travail, intelligence, compétences, effort, persévérance, etc.) dans la réussite professionnelle (que je vais définir ici par réussite financière). Quand on aborde finalement la notion de chance, c’est toujours dans le contexte d’une chance « provoquée » , c’est à dire d’opportunités dont on est à l’affût et pour lesquelles on est toujours prêt. Une chance qui n’en est pas vraiment une et qui repose donc en grande partie sur... les qualités personnelles.

Et la chance pure dans tout ça ? Quelques études récentes concluent qu’on a peut-être grandement sous-estimé son poids. 

https://www.hrtoday.ch/fr/article/la-chance-compte-plus-que-le-talent-dans-le-succes-professionnel

 

La chance peut se manifester de nombreuses façons : être bien né(e), connaître quelqu’un qui vous rentrer dans telle ou telle boîte, avoir un supérieur intéressé par l’épanouissement de ses subalternes, ou tout simplement être au bon endroit au bon moment. J’ai rencontré de nombreuses personnes qui ont à un moment ou un autre ont bénéficié de chance et qui ont aujourd’hui des carrières très lucratives pour lesquelles ils n’avaient au départ souvent aucune éducation, diplôme, ou compétences techniques - qu’ils ont pu acquérir par la suite. 

Avez-vous un jour bénéficié d’un coup de pouce providentiel, ou avez-vous des exemples autour de vous ? 

Au final, que pensez-vous a le plus de poids ? Les qualités personnelles, ou la chance pure ?

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J'étais nul au poker, tout mon RSA y passait, puis en 2017 j'suis tombé par hasard sur un stream d'un joueur de poker un peu extravagant qui sortait des expressions fun style "mange ta soeur" quand il gagnait un flip. J'ai appliqué les quelques conseils qu'il sortait en stream et depuis je breakeven la NL5.

Je pense qu'on peut qualifier ça de "coup de pouce"

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Bien naître est un exemple parmi d’autres.
 

Je connaissais la vidéo de Gabilliet qui tourne depuis des années. Je suis d’accord avec ce qu’il dit sur les qualités personnelles et l’attitude à avoir pour mettre toutes les chances de son côté, mais pas sur la conclusion. Je suis pas prof de MBA, mais aucun des différents types de « chanceux » que j’ai rencontrés n’a décrit de situation s’apparentant au type de « chance » qu’il décrit, à savoir la probabilité que quelque chose arrive quand on fait tout pour. Ce qu’ils m’ont décrit relève bien plus de la chance pure, c’est à dire d’un coup du destin favorable non provoqué. Inversement, j’ai rencontré des gens intelligents, consciencieux, capables, travailleurs et à l’affût d’opportunités qui n’ont jamais évolué parce que le coup de pouce providentiel (un patron mentor, une rencontre fortuite, une entreprise qui favorise le développement de ses employés, une époque propice, etc.) n’est jamais venu. Certains veulent peut-être croire à un égalitarisme devant le destin qui se traduirait par des qualités que tout le monde peut travailler - et celles-ci rendent le succès évidemment plus probable - mais au bout de compte, ça escamote le type chance dont on parle véritablement : celle qui nous tombe accidentellement dessus sans qu’on la cherche.

Edited by 80sTherapy

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Sujet super intéressant imo.

Bien sur le fait d'être né en France est un gros coup de chatte, et le milieu et la famille dans lesquels on évolue jouent un rôle prépondérant.
Mais derrière ça il y'a beaucoup de petit coup du sorts. Une personne rencontrée en soirée, un bon timing... et là où ça fout le vertige, c'est que ça peut littéralement être life changing !

Alors je préviens: j'ai un prisme CSP+, mais je trouve mon exemple assez parlant en ce sens.
Je vais être obligé de raconter une belle CSB, mais on va parler sérieusement pour une fois ça fera pas de mal:

Petite mise en contexte pour commencer: 2011 je grind comme un robot et fais Supernova Elite, ça me burnout pas mal notamment parce que pour accomplir cet objectif je me prive d'une partie de ma vie sociale, que je prends à peine une semaine de vacances sur l'année, et que ça a un impact sur mon couple. Aidé par la décision de PS.fr en Janvier 2012 de foutre le programme de fidélité en l'air, je décide de prendre du recul, et commence à envisager d'autres options, fatigué de cette vie marginale.

Je prends des vacances bien méritées, réfléchis à quelques idées de business tout en profitant de cette période pour prendre quelques heures de coaching et apprendre à jouer autrement et essayer de me redonner goût au jeu, mais je ne trouve pas l'épanouissement attendu et étant très loin de gagner assez pour me dire "f*ck it je grind 3 ans pour me mettre à l'abris et je deviens business angel" je commence à activer le fameux "réseau".

Bon j'ai 25 piges, jamais bossé à part un stage de fin d'étude 2 ans plus tôt, le réseau est très limité... J'appelle un des collègues du fameux stage, juste pour prendre des news : on est devenus potes, on a fait les 400 coups ensemble, je force pas du tout. Entre deux "mais tu gagnes vraiment des sous au poker ?" ou autre "t'as joué avec Patrick Bruel ?", il me dit qu'il a monté une spin-of de la boite où l'on bossait ensemble, avec un autre ancien collègue, et qu'ils cherchent des chefs de projet. "D'ailleurs, si tu connais quelqu'un..."

"Ok alors j'ai une formation d'ingé, 6 mois d'expérience en tant que dév, et je sors comme tu le sais de deux ans à jouer aux cartes en calbut devant mon ordi, mais justement j'en ai un peu marre et j'aimerais bien revenir sur le marché du travail blablabla"

Bref, opportunité inouïe, les mecs ont un projet qui commence dans 2 mois, ils ont besoin de quelqu'un, ils me connaissent (et objectivement j'ai fait un super stage), et ils décident de me donner ma chance, à condition que je passe les 2 mois restant (avant embauche) à me former sur quelques sujets, et à report à mon contact une fois par semaine de l'avancée de la chose.

Et c'est ainsi que je me retrouve propulsé chef de projet junior dans une startup qui bosse dans l'authentification quelques semaines après avoir envisagé de stop le poker et sans avoir eu à passer par la case développeur habituellement nécessaire avant de devenir CDP. En gros je rattrape le "retard" accumulé avec mes deux ans de grind...

Bon c'est un peu dur au début mais je prends rapidement le pas et il se trouve que ça me plait beaucoup, et que je le rend bien. Je met en place quelques projets de wallet, notamment dans le milieu du ticketing et de la loyalty (c'est l'avènement du QR code), je rencontre du monde et étend mon réseau, c'est cool. Quelques mois plus tard on se fait racheter par un client Singapourien qui veut intégrer notre méthode (brevetée) d'authentification à une application de paiement "mPos" (des petits boitiers que l'on connecte à un smartphone pour accepter les paiements par carte bancaire) et je bosse plus de deux ans dans ce milieu, ne faisant petit à petit plus que ça, et voyageant aux quatres coins du monde pour amener cette technologies à différentes banques.

A la fin de cette période plutôt prospère, grosse rupture identitaire de la boite, et le siège basé à Singap décide de fermer l'entité française. Je bénéficie d'un super plan de licenciement économique (en gros 1 an de salaire) et me retrouve avec trois mois de préavis pour retrouver un taff. Il se trouve que j'ai rencontré il y'a peu sur un salon un client potentiel avec qui j'ai sympathisé, et qui m'a dit chercher du monde. C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et hésitant là encore à monter ma boite, je passe en parallèle quelques entretiens dans cette nouvelle startup.

Les mecs sont une dizaine, bossent dans des supers bureaux en plein centre de Paris, dans un incubateur rempli de jolies gonzesses, et ont besoin d'un profil comme le mien pour bosser avec une entité des Nations Unies à la création de A à Z d'un produit d'aide humanitaire qui permettra d'aider des millions de réfugiés dans le monde... Bon je m'éloigne un peu du bancaire, mais je dois dire que c'est difficile de refuser, surtout après avoir cherché en vain du sens à mon activité pro pendant si longtemps dans le milieu du poker. C'est signé.

La startup prend. On passe de 10 à 20 puis de 20 à 50 et de 50 à 100. J'ai des stock options depuis le début et les levées de fond s’enchaînent. Je fais de la gestion de produit et de la gestion de projet, de la gouvernance grand compte, je touche à tout, je voyage beaucoup, c'est l'esprit startup, j'adore. En 2019 on a une grosse réorg, et on décide qu'être une fintech est le meilleur moyen de valoriser la boite, et qu'il faut se focaliser sur le paiement. Ravi de pouvoir faire prévaloir mon background, je me positionne rapidement sur le sujet, et me voici aujourd'hui "Directeur des solutions de paiement" d'une boite qui commence petit à petit à peser dans la game.

Donc voilà, si on rajoute à ça le fait que j'ai trouvé mon stage de fin d'étude grâce à un piston (le cousin du cousin de mon demi-frère, no joke), je me rend compte qu'à teeeeeeeellement d'endroits ma vie aurait pu fourcher, c'est complètement fou. Pour synthétiser, si j'avais pas eu ce piston, si je n'étais pas devenu pote avec mon collègue, si il n'avait pas crée une spin-of, si il ne cherchait pas un chef de projet au moment où je l'ai contacté, si la boite n'avait pas été rachetée par une fintech, si elle n'avait pas fini par fermer la succursale française, si je n'avais pas rencontré un client intéressé pour me débaucher, si ces derniers n'avaient pas un projet convainquant avec les Nations Unies, si ils n'avaient pas levé, si les investisseurs n'avaient pas demandé à focus sur le paiement... Avec la moindre de ces conditions suspendues, j'aurais peut être eu une carrière complètement différente.

Et le pire, c'est que je suis content de 100% de ces ramifications. Alors oui bien sur il y'a du bagout, de l'intelligence sociale, de l'opportunisme, mais put**n... quelle chatte !
 

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Sinon; pourquoi s'arrêter à la réussite professionnelle, et ne pas aller beaucoup plus loin que ça?

Pour moi, absolument tout est "déterminé" et ne fait que (grossièrement) découler de faits passés/mouvements antérieurs d'atomes (causalité à tous niveaux). Que ce soit le fait de naître à tel endroit, d'avoir telle éducation, d'avoir fait telle rencontre, jusqu'au fait que je sois en ce moment même en train de penser ceci au lieu de cela, et d'écrire ce message ici à ce moment ci. 

Ca amène inévitablement à l'absence totale de libre arbitre - ce qui implique que tout ce qui nous arrive/ce qu'on fait etc devait arriver de toute façon, ça ne pouvait pas être autrement.

 

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16 minutes ago, assssn said:

Ca amène inévitablement à l'absence totale de libre arbitre - ce qui implique que tout ce qui nous arrive/ce qu'on fait etc devait arriver de toute façon, ça ne pouvait pas être autrement.

Jamais trop compris cette opposition libre arbitre vs environnement.

Aucune décision n'est prise hors contexte. Choisir les critères c'est déjà un contexte et déjà choisir.

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7 minutes ago, assssn said:

L'essence même de "ma" "pensée".

Je me suis sans doute mal exprimé mais c'est vraiment juste ça.

On est pas des animaux comme les autres ou des machines. On serait pas allés sur la Lune et Mars sinon.

Il y a bien quelque chose de plus.

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Sujet très intéressant.

Nier que la chance est le facteur le plus important dans la réussite professionnelle est une connerie.

La chance de naître dans une famille qui peut/veut te donner une éducation et des valeurs, la chance de naître dans un pays qui peut te donner un accès gratuit à l'éducation et aux études supérieures, la chance de naître dans un pays ou tu peux te soigner gratuitement, la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment.

Mais je considère que la volonté, le travail, la persévérance, sont des facteurs qui vont être aussi importants que la chance dans beaucoup de cas.

J'ai eu la chance de naître dans un pays riche, d'avoir une éducation gratuite et de qualité ( dont je n'ai pas profité pleinement car j'étais un con adolescent ), d'avoir des parents stables et aimants mais avec peu de ressources financières.

A 19 ans, après avoir abusé de la patience de mes parents ( et de toute la chance que j'avais eu précédemment ) en préférant jouer au poker et à la contrée dans des bars plutôt qu'en allant à la fac, je me suis retrouvé à la rue pendant 3 semaines. Mes parents m'ont mis dehors, j'ai dormi chez des amis mais aussi dans un parc 3 nuits d'affilé.

Je me suis sorti les doigts du cul, j'ai enchaîné des boulots de m**de pour me payer une formation de croupier, j'ai travaillé comme un dingue pour évoluer, j'ai changé de métier, j'ai à nouveau travaillé comme un dingue pour évoluer et aujourd'hui je gagne correctement ma vie. 

Mon fils a la chance d'être né dans une famille qui fera tout pour lui, ou les deux parents ont un travail ( pour le moment, vu le contexte ca durera pas pour moi ) et ont pu acheter un appartement. Il a la chance d'être né dans un pays ou il a été pris en charge très rapidement en soins intensif à sa naissance pour des problèmes de santé, il a la chance d'être né dans un pays ou il pourra aller à l'école gratuitement. Mais il devra avoir de la volonté, de la persévérance et travailler dur si il veut pouvoir continuer ce cycle.

En résumé je dirais que la chance est le facteur prépondérant jusqu'à un certain âge, puis le travail prend le dessus sur la chance ( qui reste important bien sur comme l'a si bien expliqué Skip ). 

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J'aimerais ajouter un témoignage tout à fait personnel, mais assez significatif, je crois :

en France, aujourd'hui, il y a un écart énorme entre les collèges / lycées du top 5 et les autres. 

je peux vous assurer que l'Education qu'un gamin reçoit dans ceux-ci, c'est juste ENORME. Pour parler comme les utilitaristes, j'estime que les cours d'un lycée/collège du top 5 valent 10x ceux d'un lycée/ collège du top 100 et infiniment plus qu'un collège/lycée ou les profs sont absents (physiquement et mentalement), nuls, et ou l'équipe scolaire est transparente.

 

j'affirme, qu'à moins de problème extraordinaire, un enfant de 9ans qui est dans ce top 5 finira aussi dans le top des CSP.

vous voulez faire la différence et vous donner de la valeur en parlant de "travail acharné une fois adulte" mais c'est aussi quelque chose qui s'apprend. La capacité de travail, le respect de l'autre, l'exigence avec soi même, sont aussi des choses qui s'apprennent. 

 

Autrement dit, et pour résumer, les valeurs et techniques qui servent dans le milieu professionnel peuvent toutes s'apprendre, que ce soit enfant/adolescent, OU par soi-même une fois adulte. Seulement on apprend 1000x plus vite entre 0 et 20 qu'ensuite.

 

et vous me direz "oui mais même à Polytechnique, il y a un premier et un dernier". On pourrait penser qu'il y a ici une dimension personnelle ou  une capacité intrinsèque de l'élève. Je crois que celle-ci est ultra minimum. Je pense qu'il s'agit plutôt de "chance" de l'entourage extra-scolaire de l'élève, et la capacité de cet entourage à appuyer les valeurs pratiques utiles pour ce type précis de concours (autrement dit, l'enfant est plus ou moins "scolaire")

 

Par ailleurs, la France professionnelle actuelle est tellement un système de réseaux que le simple fait d'avoir été dans un de ces collèges/lycées vous assure une place réservée au soleil. (pour ce sujet je conseil le livre de Juan Branco, Crépuscule, dispo gratuitement sur le internet)

 

 

c'est pourquoi je vomis quand j'entends quelqu'un parler de "mérite" ou de "mériter" son salaire en France, en 2021.

 

(le seul "mérite" qu'il y ait au fruit de son travail, c'est d'y avoir passé du temps. Et un/une caissier/caissière passe autant de temps qu'un cadre sup à travailler, et beaucoup plus souvent, même, pour ce qui est des week-ends, ou des soirées)

 

 

 

Edited by FFunker

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Il y a 5 heures, FabD a écrit :

On est pas des animaux comme les autres ou des machines. On serait pas allés sur la Lune et Mars sinon.

Il y a bien quelque chose de plus.

On est des animaux comme les autres, qui ont pris l'ascendant sur leur milieu grâce à leurs pouces, leur chance et leur cerveau qui s'est mieux développé (grâce aux pouces et à la chance).

Edited by doublejef

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'La.chance, c'est quand la préparation rencontre l'opportunité' Proverbe arabe.

'Que l'on me donne 6 heures pour couper un arbre et j'en consacrerai 4 à préparer ma hache' A.Lincoln

Les petits proverbes du jour pour les amateurs du genre.

Pour ma part, je rejoins ce qui est dit plus haut, quand on est un quidam. Se former du mieux possible, rencontrer les bons profs/éducateurs/formateurs, avoir de l'envie/curiosité/conscience professionnelle, puis le ptit coup de pouce du destin pour être au bon endroit au bon moment.

Comme j'aime bien les citations, je vous partage celle que j'aimais bien afficher à l'entrée de ma cuisine pour mettre les nouveaux directement dans l'ambiance !

'A refuser de devenir meilleur, on cesse déjà d'être bon' (je l'ai lu y a une quinzaine d'années alors je me souviens plus de l'auteur par contre).

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il y a 26 minutes, FFunker a écrit :

(le seul "mérite" qu'il y ait au fruit de son travail, c'est d'y avoir passé du temps. Et un/une caissier/caissière passe autant de temps qu'un cadre sup à travailler, et beaucoup plus souvent, même, pour ce qui est des week-ends, ou des soirées)

Le problème c'est que souvent c'est pas ceux qui ont des compétences qui montent mais ceux qui sucent le mieux le truc qui monte !

 

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il y a 37 minutes, FFunker a écrit :

(le seul "mérite" qu'il y ait au fruit de son travail, c'est d'y avoir passé du temps. Et un/une caissier/caissière passe autant de temps qu'un cadre sup à travailler, et beaucoup plus souvent, même, pour ce qui est des week-ends, ou des soirées)

Je ne sais pas dans quoi tu bosses mais partout ou je regarde, dans le privé et dans des boites un minimum saines (rentables), plus les gens sont haut dans la hiérarchie et plus ils prestent d'heures. Si on parle d'heures prestées non rémunérées (dans le sens ou ils ne seront pas payés pour les avoir prestées), ça devient carrément abyssal au niveau de la différence.

Les ouvriers ça a des horaires fixes et si ça dépasse de 15 minutes c'est payé en hsup, des cadres qui pointent j'ai jamais vu et j'en ai jamais vu non plus quitter une réunion parce qu'il était 16h.

C'est peut-être un détail mais il y'a quand même une envie/volonté/courage/engagement qu'on peut apparenter à du mérite quand on accède à un certain niveau de responsabilité/hiérarchie/salaire. J'ai des collègues n-x qui seraient qualifiés pour faire mon job ou en tous cas, certaines de mes tâches, quand je les pousse à se démarquer dans ses sens, ils refusent systématiquement d'assumer les efforts ou les emm**des que ça implique, en ce sens ils restent à la place qu'ils méritent même si c'est un peu dur et que, dans l'absolu, je trouve qu'il mérite mieux.

Ceci mis à part, étant déterministe je considère que la chance est un concept humain, fabriqué par notre esprit qui comprend et prévoit une partie des évènements qui l'entourent et associe le reste au chaos qu'il appel chance ou malchance. On a la carrière qui correspond à ce qui était inéluctable à notre naissance, naissance qui était tout autant inéluctable, comme tout le reste avant elle.

Voilà, voilà.

Edited by doublejef

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il y a 6 minutes, doublejef a écrit :

Je ne sais pas dans quoi tu bosses mais partout ou je regarde, dans le privé et dans des boites un minimum saines (rentables), plus les gens sont haut dans la hiérarchie et plus ils prestent d'heures. Si on parle d'heures prestées non rémunérées (dans le sens ou ils ne seront pas payés pour les avoir prestées), ça devient carrément abyssal au niveau de la différence.

Les ouvriers ça a des horaires fixes et si ça dépasse de 15 minutes c'est payé en hsup, des cadres qui pontent j'ai jamais vu et j'en ai jamais vu non plus quitter une réunion parce qu'il était 16h.

Mon chef a refusé un poste de cadre parce qu'il voulait pas l'augmenter de 1600 eu/mois qu'il gratte en heures supp trankilou. :>' 

é/par contre quand certains font 1 h supp, ils leurs demandent pourquoi :D

 

Edited by checky

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il y a 8 minutes, checky a écrit :

Mon chef a refusé un poste de cadre parce qu'il voulait pas l'augmenter de 1600 eu/mois qu'il gratte en heures supp trankilou. :>' 

é/par contre quand certains font 1 h supp, ils leurs demandent pourquoi :D

 

Voilà, hyper courant comme situation.

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il y a 24 minutes, doublejef a écrit :

Je ne sais pas dans quoi tu bosses mais partout ou je regarde, dans le privé et dans des boites un minimum saines (rentables), plus les gens sont haut dans la hiérarchie et plus ils prestent d'heures. Si on parle d'heures prestées non rémunérées (dans le sens ou ils ne seront pas payés pour les avoir prestées), ça devient carrément abyssal au niveau de la différence.

Les ouvriers ça a des horaires fixes et si ça dépasse de 15 minutes c'est payé en hsup, des cadres qui pointent j'ai jamais vu et j'en ai jamais vu non plus quitter une réunion parce qu'il était 16h.

C'est peut-être un détail mais il y'a quand même une envie/volonté/courage/engagement qu'on peut apparenter à du mérite quand on accède à un certain niveau de responsabilité/hiérarchie/salaire. J'ai des collègues n-x qui seraient qualifiés pour faire mon job ou en tous cas, certaines de mes tâches, quand je les pousse à se démarquer dans ses sens, ils refusent systématiquement d'assumer les efforts ou les emm**des que ça implique, en ce sens ils restent à la place qu'ils méritent même si c'est un peu dur et que, dans l'absolu, je trouve qu'il mérite mieux.

Ceci mis à part, étant déterministe je considère que la chance est un concept humain, fabriqué par notre esprit qui comprend et prévoit une partie des évènements qui l'entourent et associe le reste au chaos qu'il appel chance ou malchance. On a la carrière qui correspond à ce qui était inéluctable à notre naissance, naissance qui était tout autant inéluctable, comme tout le reste avant elle.

Voilà, voilà.

je n'ai pas développé parce que ce n'est pas le bon thread, mais je ne peux pas m'empêcher de répondre :D

 

quand je vais dans mon supermarché le dimanche (ou le samedi, en fait), il n'y a pas un cadre. Essaye de rencontrer un dirigeant un week end, ben tu peux pas, le mec est pépouze avec sa famille.

tous les temps ne se valent pas.

d'autre part, les actionnaires gagnent aussi plus que le petit personnel sans travailler.

et si certains passent plus de temps, oui, alors on peut parler de mérite.

(maintenant, par ailleurs, un cadre n'est pas sensé travailler plus de 35h/semaine régulièrement.)

bref j'arrête ici sur ce sujet pour ce thread. (ou pas, on verra)

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