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Présidentielles 2022

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https://www.rtl.fr/actu/politique/presidentielle-2022-la-fin-du-front-republicain-7900003683

 

Citation

 

Des électeurs de gauche qui assurent qu’ils ne voteront plus jamais Emmanuel Macron face à Marine Le Pen : ces témoignages ont interpellé ce week-end. C’est le journal Libération qui a titré samedi 27 février "J’ai déjà fait barrage, cette fois c’est fini" avec de nombreux témoignages dans ses pages.

1 électeur sur 3 qui se définit de gauche dit qu’il s’abstiendra, votera nul, ou blanc.

 

Il est temps que cette farce du second tour se termine. On m'a demandé deux fois de faire barrage, deux fois je ne me suis pas déplacé. Et pour les deux autres présidentielles, je ne me suis pas déplacé non plus, faute d'adhésion à l'un ou l'autre programme. 

Si  le poids des votes  blancs du second tour était pris en compte pour annuler  une élection, ce serait déjà un bon début pour changer ce système idiot de désignation.

 

 

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Il y a 1 heure, Auryn a écrit :



Si  le poids des votes  blancs du second tour était pris en compte pour annuler  une élection, ce serait déjà un bon début pour changer ce système idiot de désignation.

 

 

 Donc ca serait quoi le bon système de désignation ?

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Il y a 1 heure, Auryn a écrit :

...


Si  le poids des votes  blancs du second tour était pris en compte pour annuler  une élection, ce serait déjà un bon début pour changer ce système idiot de désignation.

 

 

A part créer un mouvement perpétuel , ca changerait quoi ?

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il y a 16 minutes, Sardine a écrit :

 Donc ca serait quoi le bon système de désignation ?

Arrêter de demander à la population de voter pour des types qui sont en campagne perpétuelle pour se faire réélire, sur des sujets que ni les candidats ni les votants ne comprennent

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Posted (edited)

Je connaissais  le jugement majoritaire, ça me plait beaucoup. 
Comme la démocratie liquide, le tirage au sort, le RIC, il fait partit des solutions que l'on devrait essayer au moins au niveau local avant d'envisager de l'étendre pour les consultations nationales.
Au lieu de ça, on va rester scotchés sur nos bulletins de vote 1 fois tous les 5 ans pendant un bon moment j'ai l'impression.
 

Il y a 8 heures, Rockandroll a écrit :

A part créer un mouvement perpétuel , ca changerait quoi ?

provoquer un changement de désignation justement.

Edited by Auryn

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Posted (edited)

quel impact de la réforme du chomage sur les élections, ça va mettre des gens sur la paille => plaire à droite "lassistanat" tout ça ; on ajoute ça à la com de Darmanin pour taper des voix à droite, on dirait que Macron ne veut pas laisser de fenêtre de tir à l'UMP mais risque de se faire dépasser par sa gauche (comme sarko finalement)

Edited by dopdop

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Il y a 23 heures, Rockandroll a écrit :

A part créer un mouvement perpétuel , ca changerait quoi ?

Si le vote blanc est pris en compte cela change tout amigo.

Autre suggestion, dans une société qui prétend que ce rendez vous est crucial pour la bonne marche de la société,  les élections auraient lieu en semaine pendant le temps de travail avec obligation aux employeurs de permettre aux employés d'aller voter par bordée. voir même en offrant des jours de congés.

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Il y a 2 heures, bumbo88 a écrit :

Si le vote blanc est pris en compte cela change tout amigo.

Autre suggestion, dans une société qui prétend que ce rendez vous est crucial pour la bonne marche de la société,  les élections auraient lieu en semaine pendant le temps de travail avec obligation aux employeurs de permettre aux employés d'aller voter par bordée. voir même en offrant des jours de congés.

C'est quoi TOUT ?
 

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Le 17/02/2021 à 17:25, Lazydad a écrit :

La France Insoumise présentait ce matin sa dernière création numérique, le comparateur de programmes. Programmes de formations politiques mais aussi syndicats, organismes, plateformes et associations. Celui ci sera actualisé régulièrement.

 

Ah heureusement que la France Insoumise pourra proposer une analyse comparative totalement impartiale des programmes des autres candidats. 

 

Je sais qu'on vous demande de répandre votre caca sur tous les internets, mais plz stop de faire la pancarte publicitaire on est sur un forum où des gens échangent leurs opinions on est pas sur fipropagande.com

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Il y a 6 heures, dopdop a écrit :

quel impact de la réforme du chomage sur les élections, ça va mettre des gens sur la paille => plaire à droite "lassistanat" tout ça ; on ajoute ça à la com de Darmanin pour taper des voix à droite, on dirait que Macron ne veut pas laisser de fenêtre de tir à l'UMP mais risque de se faire dépasser par sa gauche (comme sarko finalement)

Et le fait que la France est le pays occidental ayant eu le plus recours au chômage partiel pendant la crise, c'était un signal envoyé à la droite aussi j'imagine ?

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On ne m'a rien demandé, je ne remplis pas un agenda du parfait petit militant. Je suis un grand garçon qui milite quand il veut sous la forme qu'il veut. Et je continuerai de poster ce qui me semble intéressant sur les sujets politiques même si ça t'emm**de. Ce topic est consacré à la Présidentielle 2022, une force politique importante propose un outil pour comparer les programmes facilement qui, déjà a le mérite de les regrouper - donc si t'es plutôt écolo par exemple ça te permet de lire rapidement quelles sont les propositions des Verts - mais aussi de comparer les propositions des uns et des autres par rapport au programme de LAEC effectivement. C'est avant tout une information d'utilité publique pour tous les citoyens qui ne veulent plus voter contre une personne mais pour des idées, quelqu'elles soient. 

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réponse à zozo

 

en général, il suffit de regarder ou se situent les abus pour comprendre qui sont les bénéficiaires (i.e. ceux qui ont le pouvoir de faire jouer ses aides, donc d'en profiter, ou pas.)

or dans ce cas les abus étaient effectués par les patrons d'entreprises, pas par les salariés.

je n'aime pas parler de droite ou de gauche, parce que c'est trop réducteur, mais disons que le patronat a été très content de cette mesure. 

Edited by FFunker

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il y a 19 minutes, ZozoLeClown a écrit :

Et le fait que la France est le pays occidental ayant eu le plus recours au chômage partiel pendant la crise, c'était un signal envoyé à la droite aussi j'imagine ?

on est loin d'être le pays qui a dépenser le plus d'aides pendant la crise, meme des pays libéraux ont fait plus donc l'argument tient toujours, il veut grapiller des voix coté UMP / RN quitte à en perdre à gauche

+ le chomage partiel a bénéficié au patronat (pas d'alternative), les gens seraient juste virer puis aller au pole emploi, le patronat aurait du virer et n'aurait pas pu reprendre d'activité avec des gens formés. 

Edited by dopdop

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il y a 7 minutes, FFunker a écrit :

réponse à zozo

 

en général, il suffit de regarder ou se situent les abus pour comprendre qui sont les bénéficiaires (i.e. ceux qui ont le pouvoir de faire jouer ses aides, donc d'en profiter, ou pas.)

or dans ce cas les abus étaient effectués par les patrons d'entreprises, pas par les salariés.

je n'aime pas parler de droite ou de gauche, parce que c'est trop réducteur, mais disons que le patronat a été très content de cette mesure. 

Bordel, mais oui, le chômage partiel n'a pas du tout bénéficié aux employés. Merci d'avoir éclairé ma lanterne. Et si le chômage n'a pas explosé en France, c'était pour faire plaisir au Medef.

Dans le même ordre d'idée, j'imagine que les protections périodiques gratuites aux étudiantes à la rentrée, c'est un cadeau aux lobby des fabricants de tampons.

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il y a 42 minutes, Rockandroll a écrit :

C'est quoi TOUT ?
 

Et bien cela veut dire que le vote de la majorité serait enfin pris en compte et que les candidats pourrait enfin se prendre en pleine face leur médiocrité en étant éjecté si +de 50% de votes blancs.

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il y a 8 minutes, ZozoLeClown a écrit :

Et si le chômage n'a pas explosé en France, c'était pour faire plaisir au Medef.

D'après Le Monde, si le chômage n'a pas explosé en France, c'est parce qu'une partie de la population a basculé vers l'inactivité, en renonçant à s'inscrire et chercher un emploi pendant le dernier confinement. Spécialement les jeunes.

Voir ici :  https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/16/le-chomage-recule-au-quatrieme-trimestre-car-les-restrictions-sanitaires-ont-fortement-limite-et-decourage-les-recherches-d-emploi_6070093_3234.html

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il y a 34 minutes, Lazydad a écrit :

On ne m'a rien demandé, je ne remplis pas un agenda du parfait petit militant. Je suis un grand garçon qui milite quand il veut sous la forme qu'il veut. Et je continuerai de poster ce qui me semble intéressant sur les sujets politiques même si ça t'emm**de. Ce topic est consacré à la Présidentielle 2022, une force politique importante propose un outil pour comparer les programmes facilement qui, déjà a le mérite de les regrouper - donc si t'es plutôt écolo par exemple ça te permet de lire rapidement quelles sont les propositions des Verts - mais aussi de comparer les propositions des uns et des autres par rapport au programme de LAEC effectivement. C'est avant tout une information d'utilité publique pour tous les citoyens qui ne veulent plus voter contre une personne mais pour des idées, quelqu'elles soient. 

Non

Une force politique propose un comparatif avec les autres partis donc ce n'est pas une source d'information fiable c'est une source partisane. 

 

C'est comme propager du Russia today ou du sudinfo 

Edited by Mrpropre World Peace

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il y a 42 minutes, Lazydad a écrit :

On ne m'a rien demandé, je ne remplis pas un agenda du parfait petit militant. Je suis un grand garçon qui milite quand il veut sous la forme qu'il veut. Et je continuerai de poster ce qui me semble intéressant sur les sujets politiques même si ça t'emm**de. Ce topic est consacré à la Présidentielle 2022, une force politique importante propose un outil pour comparer les programmes facilement qui, déjà a le mérite de les regrouper - donc si t'es plutôt écolo par exemple ça te permet de lire rapidement quelles sont les propositions des Verts - mais aussi de comparer les propositions des uns et des autres par rapport au programme de LAEC effectivement. C'est avant tout une information d'utilité publique pour tous les citoyens qui ne veulent plus voter contre une personne mais pour des idées, quelqu'elles soient. 

Vu que tu as l'air assez investit peux tu m'expliquer comment marche ce comparateur stp? 

J'ai cliqué sur le programme LREM pour le comparer à celui de la LFI et j'ai comme l'impression qu'il doit manquer des choses. 

Par exemple sur la fiscalité, je vois un point en commun entre les 2 programme et 1 point qui semble être dans le programme LFI mais pas dans celui LREM. J'ai un peu la flemme de lire le programme LREM dont je ne suis pas électeur, mais je doute qu'ils n'ont pas qu'une seule proposition concernant la fiscalité dans tout leur programme. 

 

De manière général, je note bien les points communs que proposent les différents programmes, ce que propose LFI en plus mais jamais ce que propose le programme "opposant" que ne propose pas LFI. 

Du coup, je me dis que ce n'est pas un comparateur complet. C'est juste quelque chose d'utile dans une petite mesure mais en aucun cas ça ne compare les programmes puisqu'il manque beaucoup de propositions des partis opposants. 

Peux tu me dire m'éclairer ou me dire si je me trompe ? 

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Posted (edited)
il y a une heure, ZozoLeClown a écrit :

Bordel, mais oui, le chômage partiel n'a pas du tout bénéficié aux employés. Merci d'avoir éclairé ma lanterne. Et si le chômage n'a pas explosé en France, c'était pour faire plaisir au Medef.

 

à aucun moment je n'ai dit ça. Il existe des mesures qui bénéficient à plusieurs catégories de la population. Il me semble que réduire la politique à un match de foot, avec un gagnant et un perdant à chaque fois, est complétement contre productif. 

Edited by FFunker

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En tous cas la réforme du chômage pour le moment c'est un peu à sens unique, la mesure la plus forte c'est au 1ier juillet 2021 pour les bénéficiaires mais les mesures plus contraignantes pour les entreprises c'est à partir de la rentrée de septembre 2022 et jusqu'à 2024.

 

L'impression que c'est quand même un poil plus le gueux qui va payer que le MEDEF, pour économiser 1 ou 2 milliards alors que la covid va nous en couter combien ?

En étant gentil et prenant 2 milliards, c'est quel % des milliards non perçus chaque année grâce aux baisses de charges (ex CICE) ?

 

https://www.mediapart.fr/journal/economie/020321/assurance-chomage-les-allocations-baisseront-des-cet-ete

Spoiler

 

Assurance-chômage: les allocations baisseront dès cet été

2 mars 2021 Par Cécile Hautefeuille
 

Une partie de la réforme de l’assurance-chômage entrera en vigueur le 1er juillet 2021. La baisse des allocations est bel et bien la priorité du gouvernement. C’est la première mesure qui sera appliquée.

 

«La ministre s’entête et elle s’entête sur le dos des chômeurs ! », s’indigne Michel Beaugas, de Force ouvrière, à l’issue d’une ultime séance de concertation avec Élisabeth Borne. Une séance « sereine », selon le ministère du travail. « Tendue », aux dires de plusieurs négociateurs qui décrivent une ministre « sur la défensive ».

La version finale de la réforme a été présentée. Un décret sera publié dans les prochaines semaines et la réforme commencera à s’appliquer le 1er juillet prochain. Comme Mediapart l’a récemment détaillé, le mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR) sera la première mesure à entrer en vigueur. Elle fera baisser les allocations chômage : celles-ci pourront être divisées par presque deux, dans le pire des cas.

Selon le ministère du travail, 800 000 demandeurs d’emploi seront concernés. Le cabinet d’Élisabeth Borne précise « que tous ne seront pas touchés d’un coup. Ce chiffre est une estimation dans le temps ».

« C’est un véritable scandale », tempête Denis Gravouil, de la CGT, qui prévient : « On n’en restera pas là. » Sous-entendu : un recours devant le Conseil d’État est déjà à l’étude. Un premier recours avait déjà fait tomber le mode du calcul du SJR, voulu par le gouvernement dans la version 2019 de la réforme.

« On punit les demandeurs d’emploi les plus précaires et on punira – peut-être – les entreprises », résume Michel Beaugas, en insistant volontairement sur le « peut-être ». Le bonus-malus censé sanctionner les employeurs qui abusent des contrats courts ne s’appliquera effectivement pas avant… septembre 2022. Sur Twitter, Laurent Berger, de la CFDT, a d’ailleurs dénoncé une « réforme injuste et déséquilibrée ».

Le ministère, lui, défend des « assouplissements » et des adaptations à la crise. Mais ils restent pour le moins minimes. La dégressivité des allocations pour les hauts revenus s’enclenchera ainsi à partir du neuvième mois de chômage et non plus à partir du septième. Le compteur commencera à tourner dès le 1er juillet 2021. Mais ce sera provisoire : dès le retour à un contexte économique favorable, la dégressivité reprendra à la fin du sixième mois, comme prévu par la réforme 2019. La baisse sera de 30 % pour les salariés qui percevaient un salaire brut mensuel de plus de 4 500 euros.

Enfin le voile a été levé sur les conditions d’ouverture des droits au chômage. Pour le moment, le seuil reste fixé à quatre mois de travail pour ouvrir et recharger des droits. Tous les demandeurs d’emploi sont concernés. Il n’y aura pas d’exception pour les jeunes, comme évoqué à l’automne dernier. Le seuil repassera à six mois, là encore, quand la conjoncture sera meilleure. 

Deux indicateurs « de retour à meilleure fortune » permettront au gouvernement d’enclencher ces dernières mesures. Une baisse du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) de 130 000 sur six mois. Et en parallèle, 2,7 millions d’embauches de plus d’un mois (hors intérim) sur quatre mois. « Ces critères seront facilement atteignables dès le mois de novembre 2021 », croit savoir Jean-François Foucard, de la CFE-CGC, qui s’interroge : Le pays ira-t-il vraiment mieux ? »

Nous republions ci-dessous notre article publié le 19 février 2021, où nous présentions les enjeux et les mesures de cette réforme.

* * *

« Prioritaire » et « absolument nécessaire »La ministre du travail Élisabeth Borne ne cesse de le répéter : la réforme de l’assurance-chômage est « bonne » et ne finira pas aux oubliettes. Ses deux premiers volets, appliqués dès la fin 2019, ont été suspendus courant 2020, à cause de la crise du Covid-19. Un autre volet, prévu pour avril 2020, n’a jamais vu le jour : il a été reporté de trimestre en trimestre.  

C’est justement pour adapter la réforme au contexte que des concertations ont été entamées, dès juillet dernier, avec les partenaires sociaux. Elles touchent à leur fin. Après une série de réunions bilatérales techniques, une rencontre multilatérale devrait se tenir fin février ou début mars. Puis viendra le décret. Et enfin, les premières applications, attendues, selon plusieurs organisations syndicales, dans le courant de l’été 2021.

 

Une file d'attente dans une agence Pôle emploi. © Nicolas Tucat / AFP
Une file d'attente dans une agence Pôle emploi. © Nicolas Tucat / AFP

 

  • Des allocations divisées par presque deux au lieu de quatre, dans le pire des cas 

C’est la mesure la plus brutale et la plus impopulaire de la réforme. Mais visiblement, la plus urgente à appliquer aux yeux de l’exécutif. Elle sera sans doute la première à entrer en vigueur, dans la torpeur de l’été 2021 ; au 1er juillet ou au 1er août, selon les informations de Mediapart. Cette mesure modifie en profondeur le mode de calcul des allocations-chômage.   

Comme Mediapart l’avait déjà détaillé ici, il s’agit d’une redéfinition sévère des règles de calcul du salaire journalier de référence (SJR) qui détermine le montant des allocations. Au lieu de partir d’une moyenne des salaires touchés les jours travaillés par un salarié pendant un an (comme c’est le cas depuis quarante ans), la nouvelle règle prendra également en compte des périodes d’inactivité, en remontant jusqu’à deux ans en arrière. C’est mathématique : en comptabilisant les périodes non travaillées – et en remontant plus loin dans le passé professionnel – la moyenne s’effondre. Le SJR est plus bas. Et avec lui, les allocations-chômage.  

Dans la première version de la réforme, censée s’appliquer en avril 2020, toutes les périodes non travaillées – sans exception – étaient prises en compte. La baisse des allocations était drastique : divisées par quatre dans les cas les plus extrêmes. C’est la raison pour laquelle le Conseil d’État a censuré cette formule, jugeant qu’elle portait atteinte au principe d’égalité. 

« Le montant du salaire journalier de référence peut désormais, pour un même nombre d’heures de travail, varier du simple au quadruple en fonction de la répartition des périodes d’emploi au cours de la période de référence », écrivait l’institution, pointant « une différence de traitement manifestement disproportionnée au regard du motif d’intérêt général poursuivi » 

Mouché, le ministère n’a pas renoncé à modifier le mode de calcul du SJR. Il a trouvé une parade et souhaite appliquer un plancher. Toutes les périodes d’inactivité ne seraient pas prises en compte. La baisse du SJR ne pourrait pas dépasser 43 %. « On diviserait les allocations par presque deux au lieu de les diviser par quatre », commente Denis Gravouille négociateur CGT sur l’assurance-chômage.  

Mediapart a pu consulter la simulation du ministère du travail, présentée aux partenaires sociaux. Actuellement, une personne qui a travaillé six mois (deux CDD de trois mois, payés au Smic, sur les 24 derniers mois) perçoit une allocation-chômage de 975 euros par mois, pendant six mois. Avec l’application d’un plancher, elle percevra 659 euros pendant un peu plus de dix mois au lieu des modiques 285 euros (pendant 24 mois) que lui aurait attribués la première version de la réforme. La baisse serait donc de 32 % contre 70 % initialement. 

« Certes, la baisse est limitée avec l’instauration d’un plancher », commente Michel Beaugas, de Force ouvrière. « Mais ça reste non négligeable. Nous n’y sommes pas favorables. » Franc désaccord également de la CGT. Denis Gravouil tempête « C’est formidable ! On va avoir une baisse des droits en plein été et en pleine crise. Le ministère instaure un plancher, mais peut-on vivre avec 659 euros par mois ? »

Les demandeurs d’emploi alternant contrats courts et inactivité seront les plus pénalisés. Car c’est bien le but, assumé, de la réforme. Mettre un terme à ce que Pierre Gattaz, alors patron du Medef, appelait « le scandale de l’optimisation des chômeurs ». À l’écouter, les demandeurs d’emploi seraient de fins stratèges qui travaillent quelques mois, rechargent des droits et « profitent » ensuite tranquillement du chômage.  

Aujourd’hui, le discours politique est focalisé sur le montant des allocations et le problème « d’équité » entre ceux qui travaillent en continu et ceux qui alternent les petits contrats. La ministre du travail le martèle dans les médias : « Il est difficilement compréhensible qu’un salarié qui travaille à mi-temps tous les jours ait une allocation qui soit la moitié de celle versée à celui qui travaille à temps plein mais un jour sur deux. » En réalité, si l’allocation peut être plus élevée, elle est versée sur une durée beaucoup plus courte. Bizarrement, personne ne le souligne.  

Autre précision de taille : plus un chômeur a une durée de droit courte, plus vite il va retravailler. L’Unédic, le gestionnaire de l’assurance-chômage, l’a démontré dans une note publiée il y a deux ans : 63 % des personnes qui ont ouvert cinq mois de droits reprennent une activité au bout de trois mois.

 

Note de l'Unédic publiée en mars 2019. © Capture d'écran
Note de l'Unédic publiée en mars 2019. © Capture d'écran

 

On est loin du fantasme du chômeur attendant d’avoir épuisé ses allocations pour chercher un emploi. Qu’importe : la règlementation est complexe et le ministère peut brandir sans trop être contredit des arnaques intellectuelles pour assurer le service après-vente de sa réforme. 

Une réforme censée être plus juste et efficace pour lutter contre les contrats courts. Il s’agit de réduire la précarité « en agissant à la fois sur les allocations et les employeurs », affirme le cabinet d’Élisabeth Borne. Pourtant, selon Denis Gravouil, le gouvernement envisage de « faire les choses à l’envers » en pénalisant d’abord les travailleurs par intermittence avant de s’attaquer aux employeurs qui leur proposent des contrats courts. 

  • Bonus-malus : un équilibre, vraiment ? 

C’est le « en même temps » de la réforme. Le volet « justice sociale » prévoyant la taxation des contrats courts. Il s’agit d’instaurer un bonus-malus pour contraindre les employeurs à des pratiques plus saines. Ceux qui abusent des contrats courts verront leurs cotisations augmenter. Et inversement. Les détails de ce volet ne sont pas encore connus. Une mission confiée conjointement sur le sujet à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et à celle des finances (IGF) n’a pas encore rendu son rapport.  

Le ministère promet une application « synchronisée » de cette mesure avec celle concernant le SJR et donc, la baisse des allocations. Pour ne pas donner l’impression que seuls les chômeurs vont en pâtir. Sauf que... là encore, c’est une petite entourloupe. 

« On va commencer à regarder le comportement des entreprises dès l’été 2021 », détaille Denis Gravouil. « Le ministère fait croire qu’il y a un équilibre et va annoncer que les mesures se déclenchent en même temps. Mais en réalité, le bonus-malus sera effectif sur les cotisations un an plus tard ! », s’insurge-t-il.  

« Pour que ce soit réellement équilibré, il faudrait que la baisse des allocations intervienne également à l’été 2022 », abonde Michel Beaugas, de Force ouvrière, sans trop y croire. Ce dernier rappelle que la future convention d’assurance-chômage commencera à être discutée dès l’automne 2022. Et plaide pour la suppression pure et simple de la réforme. « Autant laisser couler les règles actuelles, celles de la convention 2017, jusqu’à la suivante. »

Mais là encore, il n’y croit guère. « Politiquement, renoncer à la réforme d’assurance-chômage, c’est impossible ! Il n’y aura pas de réforme des retraites, ils ne peuvent pas tout laisser tomber. » 

  • Ouverture des droits : assouplir puis appliquer. Mais quand ? 

Ce volet de la réforme avait commencé à s’appliquer dès le mois de novembre 2019, quelques mois avant la pandémie. Il a finalement été suspendu fin juillet 2020. Il durcissait les conditions d’ouverture et de rechargement des droits. Six mois de travail étaient nécessaires, au lieu de quatre, pour pouvoir bénéficier d’une allocation-chômage. Le seuil passait également à six mois pour recharger au lieu de 150 heures (environ un mois) auparavant.  

Les premiers mois d’application ont été redoutables : l’Unédic a comptabilisé 20 000 rejets d’ouverture de droit par mois « pour cause d’affiliation insuffisante » entre novembre 2019 et février 2020. Dans les mois qui ont suivi, des dizaines de milliers de précaires ont continué d’être brisés, en silence et en pleine pandémie, par cette mesure, comme Mediapart a pu le documenter 

Depuis juillet, le seuil de quatre mois est de nouveau en vigueur pour l’ouverture et le rechargement. Une mesure provisoire, en attendant une meilleure conjoncture économique ; le « retour à meilleure fortune » pour reprendre une expression chère au cabinet d’Élisabeth Borne. 

Plusieurs pistes sont maintenant sur la table : maintenir ces seuils pour tout le monde en attendant la reprise économique. Ou alléger la mesure mais uniquement pour les jeunes. De quels jeunes parle-t-on ? Moins de 30 ans ? Moins de 26 ans ? « Ce n’est pas encore très clair », commente Jean-François Foucard, de la CFE-CGC.  

  • Dégressivité des allocations : au bout de neuf mois au lieu de sept ? 

C’est une autre mesure entrée en vigueur dès novembre 2019 puis suspendue pour cause de crise. La dégressivité des allocations-chômage pour les hauts revenus. La réforme prévoit une baisse de 30 % des allocations à partir du septième mois de chômage pour les salariés qui percevaient un salaire de plus de 4 500 euros brut mensuel. Elle pourrait être assouplie : la dégressivité serait effective au bout de neuf mois plutôt que sept. Là encore, en attendant un « retour à meilleure fortune » 

Comment seront définis ces critères de meilleure santé économique ? C’est toujours flou. « On ne sait pas si on va se focaliser sur le taux de chômage ou les chiffres de Pôle emploi, explique Jean-François Foucard. On ne sait pas non plus quelle durée sera fixée pour considérer que les indicateurs sont stabilisés. » 

 

 

En attendant la prochaine réunion multilatérale, qui devrait éclaircir ces points, une dernière question se pose. Introduire une modulation des règles d’assurance-chômage en fonction de la santé économique du pays serait une nouveauté. Et n’est pas sans rappeler les récentes préconisations, pour le moins fracassantes, du Conseil d’analyse économique.

Publiée début janvier 2021, cette note propose d’adapter le montant des allocations-chômage en fonction de la conjoncture. Elle est signée, entre autres, par un certain Pierre Cahuc. Un économiste dont les idées, dès 2015, ont largement inspiré... l’actuelle réforme de l’assurance-chômage.  

 

 

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il y a une heure, FFunker a écrit :

à aucun moment je n'ai dit ça. Il existe des mesures qui bénéficient à plusieurs catégories de la population. Il me semble que réduire la politique à un match de foot, avec un gagnant et un perdant à chaque fois, est complétement contre productif. 

Pour le coup, je suis d'accord. Mais bon ici, on peut pas dire que c'est le sens de la mesure qui prédomine :D 

Edited by ZozoLeClown

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@Liebodar Ce site a été construit avec les documents publics proposés par les différents mouvements politiques ou sociaux en vue des élection de 2022. Le problème étant justement qu'a cette heure les propositions des uns et des autres sont très vagues quand elles existent. Concernant LREM je pense que le document de référence est le suivant ReconstruireEnsemble.pdf

Après si tu veux en savoir plus sur la totalité des programmes de LR ou du PCF, c'est sur leur site respectifs qu'il te faut aller. Mais il n'y a pas grand chose de concret pour le moment. Je ne doute pas que l'équipe numérique de la FI le mettra à jour régulièrement.

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