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Sashimi

Coronavirus de Wuhan

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Franchement, c'est triste d'en arriver la mais comment peut-on faire autrement ? Ça aurait été bien de convaincre les gens réticents par la pédagogie mais quand on voit qu’après 4.000.000 de mort en 18 mois au bas mot, on a toujours des cerveaux qui nous expliquent que "ça va quand même, c'est pas Ebola!"; il ne faut pas rêver !

Il y a un consensus scientifique sur le fait que la vaccination est le meilleur moyen de se débarrasser du covid et des restriction qu'il entraîne mais certains préfèrent toujours écouter Francis Lalanne que l'Institut Pasteur !

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C'est donc bien ce que "nous" (les tarés individualistes sans conscience collective conn**ds d'anti-vax) disons : la vaccination réduit les formes graves de la maladie mais pas significativement la circulation du virus et la contamination (d'où les chiffres UK avec flambée de cas positifs mais hospitalisations/décès qui ne suivent pas)
Ca n'a donc pas de sens sanitaire de vouloir vacciner toute la population.
Vaccinons les personnes à risques, pour réduire leur probabilité de faire des formes graves, et laissons les autres faire comme bon leur semble (se vacciner ou non, chacun appréciant pour lui-même si le bénéfice/risque du vaccin vaut le coup ou non)
La couverture vaccinale étendue n'empêchera pas le virus de circuler.

EDIT : j'écris "vaccinons les personnes à risques", mais en fait non, laissons-les faire comme elles le veulent aussi, elles n'ont pas à se faire imposer quoi que ce soit non plus

Edited by JesousBruins

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il y a 24 minutes, AssKicker496 a écrit :

Le covid m'en touchait une sans faire bouger l'autre... mais là le variant delta je suis carrément écroulé de rire. On est censé avoir peur ?

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Ouais, en Tunisie, ou ils arrivent pas à choper des vaccins, ils sont écroulés de rire aussi. 

Franchement une solution meilleure que celle du pass sanitaire aurait été d'envoyer nos doses en Afrique. 

 

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il y a 32 minutes, JesousBruins a écrit :


Ca n'a donc pas de sens sanitaire de vouloir vacciner toute la population.
Vaccinons les personnes à risques, pour réduire leur probabilité de faire des formes graves, et laissons les autres faire comme bon leur semble (se vacciner ou 
EDIT : j'écris "vaccinons les personnes à risques", mais en fait non, laissons-les faire comme elles le veulent aussi, elles n'ont pas à se faire imposer quoi que ce soit non plus

non, il faut vacinner tout le monde , y a une tonne de medecins qui ont expliqués pkoi

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il y a 8 minutes, CarbonaraPasta a écrit :

Ouais, en Tunisie, ou ils arrivent pas à choper des vaccins, ils sont écroulés de rire aussi. 

Franchement une solution meilleure que celle du pass sanitaire aurait été d'envoyer nos doses en Afrique.

A ce rythme là tu seras jamais débarrassé des antivaxx, regarde sur le graphique que j'ai posté personne meurt.

Et merci pour la couverture les kheys. :ninja:

Edited by AssKicker496

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il y a 4 minutes, AssKicker496 a écrit :

A ce rythme là tu seras jamais débarrassé des antivaxx, regarde sur le graphique que j'ai posté personne meurt.

Et merci pour la couverture les kheys. :ninja:

En vrai je m'en fous des antivax, il suffit d'attendre la maladie qui leur fasse assez peur / qui tue assez pour que le problème se résolve par lui même. 

Un peu deg de voir des gens qui demanderaient que ça de se faire vacciner mourir faute de place en hôpital par contre. 

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il y a 32 minutes, loorent a écrit :

non, il faut vacinner tout le monde , y a une tonne de medecins qui ont expliqués pkoi

tout comme je suis certain de pouvoir en trouver une tonne qui ont dit l'inverse
mais je veux bien que tu me donnes des liens ou sources de ceux dont tu parles que je puisse lire/regarder et qu'on parle de la même chose si tu veux bien
 

il y a 18 minutes, CarbonaraPasta a écrit :

En vrai je m'en fous des antivax, il suffit d'attendre la maladie qui leur fasse assez peur / qui tue assez pour que le problème se résolve par lui même.

Tu risques d'attendre longtemps, la maladie ne tuera jamais assez pour ça
Après ne t'inquiète pas trop, il y a un paquet "d'anti" qui vont très vite devenir "pro" parce qu'ils ne vont plus pouvoir aller chez Zara, partir en weekend ou boire un coup en terrasse ;)

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il y a 6 minutes, JesousBruins a écrit :


 

Tu risques d'attendre longtemps, la maladie ne tuera jamais assez pour ça
Après ne t'inquiète pas trop, il y a un paquet "d'anti" qui vont très vite devenir "pro" parce qu'ils ne vont plus pouvoir aller chez Zara, partir en weekend ou boire un coup en terrasse ;)

C'est pas de vrais antis ça, juste des flemmards. La fameuse catégorie 2 de neutres qui sont ni pour ni contre, tant que ça les affecte pas de la moindre manière. Des que tu mets la moindre pression ils foncent à la piqûre. 

J'en suis même à croire en une espèce de bluff de Macron qui sait qu'il va se faire retoquer par le conseil constitutionnel, mais d'ici là les neutres auront pris rdv et iront quand même. 

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il y a 6 minutes, CarbonaraPasta a écrit :

J'en suis même à croire en une espèce de bluff de Macron qui sait qu'il va se faire retoquer par le conseil constitutionnel, mais d'ici là les neutres auront pris rdv et iront quand même. 

Je sais pas si on peut parler de bluff mais dans tous les cas, il y a un paquet de textes, à la fois continentaux et nationaux, rendant la vaccination obligatoire illégale.
Après il faudrait probablement une étude plus approfondie de ce qu'on entend par "obligatoire" au niveau des textes, etc.
Mais notre cher Président (ou quelqu'un de son équipe gouvernementale) ne peut pas juste venir et dire "salut maintenant c'est vaccination pour tout le monde fermez vos gueules"

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Ca c'est quand même très beau : “Les lieux de culte bénéficiant d’une protection constitutionnelle, ils ne sont pas concernés par le pass sanitaire”.

 

Jamy, au pire tu peux encore aller bouffer des hosties. :ph34r:

Edited by survival66

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il y a une heure, AssKicker496 a écrit :

A ce rythme là tu seras jamais débarrassé des antivaxx, regarde sur le graphique que j'ai posté personne meurt.

Et merci pour la couverture les kheys. :ninja:

Si on compare, suivant les graphiques ca a l'air de fonctionner, non?

 

 

case.jpg

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En pratique, au Royaume-Uni, ils ont un taux de positivité des tests covid de 3% contre 30% en Tunisie. Donc, c'est fort probable que le nombre de contaminations soit indécemment sous-évalué en Tunisie. Du coup, je suis pas convaincu que la comparaison ait tant de sens que ça. C'est d'ailleurs pour ça qu'il faut toujours comparer les données d'un pays à l'autre avec beaucoup de précautions.

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il y a 20 minutes, survival66 a écrit :

Ca c'est quand même très beau : “Les lieux de culte bénéficiant d’une protection constitutionnelle, ils ne sont pas concernés par le pass sanitaire”.

 

Jamy, au pire tu peux encore aller bouffer des hosties. :ph34r:

 

Je suis en train de répertorier les lieux spirituels offrant le gîte et le couvert aux voyageurs de passage.

 

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il y a 34 minutes, Jamiyoyo a écrit :

Je suis en train de répertorier les lieux spirituels offrant le gîte et le couvert aux voyageurs de passage.

La route de Saint Jacques de Compostelle, voilà un itinéraire qui te prendra un peu de temps à faire, d'ici à ce que le % voulu de vaccinés soit là et qu'ils relachent un peu la pression.

Gites, couverts, lieux de culte sur le chemin, free QR code, juste une coquille saint jacques dans la poche, et te voilà bien.

 

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il y a 22 minutes, Holalahola a écrit :

La route de Saint Jacques de Compostelle, voilà un itinéraire qui te prendra un peu de temps à faire, d'ici à ce que le % voulu de vaccinés soit là et qu'ils relachent un peu la pression.

Gites, couverts, lieux de culte sur le chemin, free QR code, juste une coquille saint jacques dans la poche, et te voilà bien.

 

Je voulais faire un détour par chez Rael, ses nanas étant parait-il très ouvertes, je pensais les appâter en leur disant que mon pseudo sur discord commence par ovni...  mais je viens de cliquer sur le site web du futur lieu d'accueil des Extra-Terrestres et depuis Kaspersky lutte pour combattre les trojans. Ca sent l'arnaque son truc  :D

 

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Edited by Jamiyoyo

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Il y a 1 heure, JesousBruins a écrit :

Je sais pas si on peut parler de bluff mais dans tous les cas, il y a un paquet de textes, à la fois continentaux et nationaux, rendant la vaccination obligatoire illégale.
Après il faudrait probablement une étude plus approfondie de ce qu'on entend par "obligatoire" au niveau des textes, etc.
Mais notre cher Président (ou quelqu'un de son équipe gouvernementale) ne peut pas juste venir et dire "salut maintenant c'est vaccination pour tout le monde fermez vos gueules"

Je ne sais pas ce que disent les textes, mais a 18 ans quand je me suis inscrit à la fac de médecine, j'ai eu l obligation de faire le vaccin de l hépatite B.

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https://www.mediapart.fr/journal/economie/130721/vaccination-et-passe-sanitaire-pour-les-salaries-l-executif-se-precipite-les-patrons-paniquent

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Vaccination et passe sanitaire pour les salariés : l’exécutif se précipite, les patrons paniquent

13 juillet 2021 Par Cécile Hautefeuille et Dan Israel
 

L’extension du passe sanitaire suscite perplexité, inquiétude et critiques chez les employeurs et les salariés. La loi, censée être promulguée début août, devra lever nombre d’interrogations en termes de droit du travail.

  •  

Aller vite « pour éviter une vague massive ». Mais à quel prix ? Partout en France, les professionnels reculent d’un pas, saisis par l’ampleur de la tâche. L’annonce par Emmanuel Macron de l’extension du passe sanitaire à l’essentiel des activités sociales ouvre un gouffre insondable d’interrogations sur le droit du travail, le secret médical, les libertés individuelles. Et d’un point de vue pratique, des questions d’organisation pour les salariés et les employeurs. 

Le chef de l’État a annoncé que le passe sanitaire, qui aurait dû rester cantonné à quelques cas limités, serait finalement étendu dès le 21 juillet, pour les plus de 12 ans, aux « lieux de loisirs et de culture » rassemblant plus de 50 personnes. Puis début août, après promulgation d’un texte de loi, aux cafés et restaurants, et aux centres commerciaux, tout comme aux cars, trains et avions pour les longs trajets. 

« Seuls les vaccinés et les personnes testées négatives pourront accéder à ces lieux, qu’ils soient clients, usagers ou salariés », a détaillé Emmanuel Macron. En entendant son dernier mot, beaucoup ont sursauté. Car s’il était attendu que les soignants soient soumis à une obligation vaccinale, nul n’avait vraiment envisagé, même après l’entrevue entre les syndicats et le président vendredi 9 juillet, que les salariés des secteurs recevant du public seraient eux aussi soumis à une très forte contrainte. 

Concrètement, le passe sanitaire est considéré comme valide en cas de vaccination complète depuis plus de 15 jours, de résultat négatif d’un test PCR de moins de 48 heures, ou dès lors qu’on produit un certificat de rétablissement de la maladie.

 

Des salariés d’un café parisien préparent la réouverture des terrasses, le 12 mai 2021. © Christophe Archambault / AFP
Des salariés d’un café parisien préparent la réouverture des terrasses, le 12 mai 2021. © Christophe Archambault / AFP

 

Autant dire que les employeurs auront fort à faire pour contrôler leurs troupes. Et très bientôt. « Ce n’est pas sérieux ! Tout ceci n’est pas applicable techniquement dans un délai aussi court », s’indigne Thierry Grégoire, président de la branche saisonniers de l’Umih, l’organisation patronale des hôtels-cafés-restaurants. 

Il est particulièrement remonté depuis l’allocution du président. « Je suis un élu patronal, je ne râle pas pour rien mais c’est insupportable comme méthode et ça commence à devenir une habitude. Le président annonce et ensuite… débrouillez-vous ! Cela fait des mois qu’on veut aborder cette question et maintenant, on nous donne trois semaines pour nous organiser ? » 

Thierry Grégoire ne conteste pas « le fondement et l’intérêt de la vaccination » mais demande davantage de temps. « On ne me modifie pas comme ça les conditions de travail, sans aucun cadre juridique. Il y a des règles de droit dans ce pays ! Nous demandons une application au 1er septembre, pas début août. Personnellement, je préfèrerais même le 1er octobre mais je comprends le caractère urgent, d’un point de vue sanitaire. » 

Ce mardi 13 juillet, l’Umih a été reçue, avec un autre syndicat de l’hôtellerie-restauration, par le ministre en charge des PME, Alain Griset.

Le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel seront appelés à se prononcer 

La perplexité règne également dans les rangs syndicaux.La prudence aussi, sur ce sujet très clivant parmi leurs adhérents. Quand ils ont été reçus le 9 juillet par l’exécutif, les partenaires sociaux étaient divisés. La CGT et FO se sont positionnés contre l’obligation vaccinale dans certains secteurs, notamment chez les soignants. La CFDT et le Medef ont au contraire prôné une obligation vaccinale, « au nom de l’indispensable protection des autres », tout en se disant attachés « au secret médical ». 

« Nous ne sommes pas favorables à un passe sanitaire imposé aux salariés », précise aujourd’hui Catherine Pinchaut, secrétaire nationale à la CFDT. « Comme d’autres, Force ouvrière a surtout défendu la nécessité pour tous les salariés le souhaitant d’avoir accès aux doses de vaccin lorsqu’elles étaient en nombre insuffisant », rappelle Yves Veyrier, secrétaire général de FO. Pour autant, « si demain il y a des licenciements de salariés qui n’ont pas eu le temps de se faire vacciner, on ne sera pas d’accord… »

La situation est compliquée, tout cela est fait dans la précipitation. Il existe dans l’entreprise les mêmes libertés fondamentales qu’à l’extérieur.

Xavier Sauvignet, du cabinet 1948 avocats

François Hommeril, le dirigeant de la CFE-CGC, se pose surtout des questions pratiques : « Comment rendre conforme au droit l’interdiction faite à un salarié par son employeur de se rendre sur son lieu de travail ? Et quelles seront les conséquences sur le contrat de travail ? », interroge-t-il. Des questions complexes, qui sont largement partagées par les professionnels du droit du travail.

« La situation est compliquée, tout cela est fait dans la précipitation, regrette ainsi Xavier Sauvignet, défenseur des salariés au cabinet 1948 avocats. Il existe dans l’entreprise les mêmes libertés fondamentales qu’à l’extérieur, comme le respect de la vie privée, et donc le secret médical, ou les libertés d’aller et venir et de disposer de son corps. Leur limitation au nom de l’intérêt général doit être nécessaire et proportionnée au but poursuivi. »

Même analyse d’Étienne Pujol, qui conseille les employeurs au cabinet Berry Law. « Toute la question porte en effet sur le respect du principe de proportionnalité : il va falloir peser l’impératif de santé publique face au respect des droits fondamentaux. »

Et il est probable que le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel seront appelés à se prononcer, avant ou après la promulgation du texte. Les deux instances ont déjà validé l’obligation vaccinale par le passé. 

En 2001, le Conseil d’État a estimé que les dispositions instaurant des obligations vaccinales ne sont pas en contradiction avec le respect des libertés individuelles, si le but est d’assurer la protection de la santé, et que les mesures sont proportionnées à cet objectif. En 2012, la Cour de Cassation a jugé pour sa part qu’un salarié refusant la vaccination obligatoire (dans le secteur des pompes funèbres, dont la convention collective prévoit cette obligation) pouvait être licencié.

Si un soignant refuse de se faire vacciner, les sanctions seront lourdes

Pas de quoi convaincre totalement David Van der Vlist, secrétaire général du Syndicat des avocats de France (SAF). « On risque de créer une usine à gaz, qui plus est dans un délai extrêmement court. Si la loi permet à l’employeur de contrôler le passe sanitaire de ses salariés, il y a des chances sérieuses que le texte soit suspendu », estime-t-il.

En effet, « dans ce qui a été annoncé, tout n’est pas justifié uniquement par des questions sanitaires : par exemple dans les avions, la filtration de l’air est assurée de façon correcte, à tel point que des malades de la tuberculose peuvent y voyager sous certaines conditions »

D’autres glissent que traiter quasiment de la même manière des salariés de maison de retraite, en contact avec un public âgé très vulnérable, et des serveurs, pose des questions en termes de proportionnalité au regard des objectifs poursuivis. 

La loi devrait aussi rappeler les autres mesures barrières, prévues depuis le début de la crise sanitaire dans le protocole sanitaire publié par le ministère du travail et régulièrement révisé : « Ne pas l’inclure dans la loi reviendrait en creux à dire que le port du masque ou l’utilisation du gel hydroalcoolique est inutile », souligne Étienne Pujol. Mais à l’inverse, si ces mesures existent, une des autorités de contrôle pourrait décider que le passe sanitaire n’est donc pas absolument nécessaire.

Mon barman n’est pas vacciné. Je fais quoi ? Je le vire ?

Nawel, gérante d’un bar parisien

Sur LCI ce mardi 13 juillet, la ministre du travail Élisabeth Borne n’a pourtant pas cillé lorsqu’elle a déroulé les sanctions qui pourraient viser les salariés soumis à l’obligation vaccinale : « On va prévoir une disposition particulière pour permettre une sorte de suspension du contrat de travail, puisque la personne n’est pas en situation d’exercer son métier si elle n’a pas été vaccinée. »

Si le salarié refuse toujours de se vacciner à l’issue de cette période de suspension, pendant laquelle il ne sera pas payé, « vous rentrez dans la procédure normale de sanction qui est prévue quand on ne répond pas à son obligation de vaccination, c’est-à-dire une mise à pied qui est de quelques jours, puis, ça peut aller jusqu’au licenciement ».

La ministre n’a pas précisé si cette procédure vaudra aussi pour les salariés non soignants mais dépourvus du passe sanitaire valide qui leur sera demandé. 

« Mon barman n’est pas vacciné. Il vient d’obtenir un premier rendez-vous fin juillet et le second, fin août. Je fais quoi ? Je le vire ? », s’interroge Nawel, gérante d’un bar parisien. Elle se dit « en panique » depuis la prise de parole du président. 

Le risque de multiples contentieux juridiques

« Si la loi est promulguée telle qu’annoncée, qu’elle prévoit la présentation d’un passe sanitaire par les salariés, l’employeur n’aura pas le choix et devra s’y conformer, il engagera sa responsabilité s’il ne le fait pas », répond l’avocat Étienne Pujol.

« Le cadre est déjà prévu, puisque les soignants doivent déjà être vaccinés contre le DTP et l’hépatite B, et contre la tuberculose jusqu’en 2019 », rappelle Christian Expert, médecin coordinateur d’un centre de santé au travail, président adjoint du syndicat général des médecins et professionnels de santé au travail. « L’employeur porte la responsabilité du contrôle et il peut même exiger d’obtenir les contrôles sérologiques de son salarié », souligne-t-il

Il existe cependant une nuance forte entre ces obligations vaccinales et ce que le gouvernement s’apprête à mettre en place : « Pour tous ces vaccins, l’employeur est responsable légalement car il doit protéger la santé de son salarié d’un virus venu de l’extérieur. Pour le Covid, c’est moins tranché : on est à la fois dans cette obligation, mais aussi dans celle d’empêcher la propagation du virus vers la population générale. »

 

C’était déjà tout le débat concernant la vaccination contre la grippe : imposée en décembre 2005, elle a été suspendue dès octobre 2006 par Xavier Bertrand, alors ministre de la santé. 

Si la loi s’applique telle qu’elle est prévue, les contestations juridiques risquent de se multiplier. Et les motifs de contestation seront lourds, prévient Xavier Sauvignet. « Si des mesures défavorables aux salariés sont prises, il y aura des recours, et il sera possible d’invoquer des discriminations sanctionnées par le code du travail », indique l’avocat œuvrant au côté des salariés. 

Qu’il s’agisse de discriminations directes, « comme la discrimination fondée sur l’état de santé », ou indirectes, « comme celles liées au lieu de résidence, puisque l’accès aux tests PCR et aux vaccins est inégal selon les lieux, ou même celle liée à la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique ». 

Certains salariés pourraient en effet arguer que leur non-vaccination est due à leur précarité, à leur manque d’accès aux infrastructures sanitaires et à leur besoin de travailler aux horaires d’ouverture des centres de vaccination.

En cas d’infraction, il en coûtera 135 euros au client ou consommateur

Les questions qui fusent dans la tête de Nawel, la patronne de bar, pourraient donc encore se multiplier. Et toutes ne concernent pas seulement ses salariés, puisqu’elle devra aussi contrôler ses clients… « On nous donne un rôle qui n’est pas le nôtre, je ne suis pas formée à faire la police, moi ! Si quelqu’un se glisse dans mon établissement sans son QR code et que je ne le vois pas, je serai sanctionnée ? Si quelqu’un est alcoolisé et ne veut pas présenter son passe, je fais quoi ? Je perds du temps à gérer et ça part en pugilat ? Je dois embaucher un vigile à l’entrée ? Qui va payer pour cet emploi ? »

Le cabinet du ministre de l’intérieur apporte quelques éléments de réponse : « Les deux [client et commerçant] peuvent être verbalisés mais la philosophie, c’est avant tout le contrôle de ceux qui sont en charge d’appliquer le passe (établissements) et l’obligation vaccinale (employeurs). » 

En cas d’infraction, il en coûtera 135 euros au client ou consommateur. « Pour le responsable de l’établissement qui n’a pas contrôlé, un délit spécifique sera a priori prévu dans le projet de loi qui sera présenté lundi [19 juillet] », précisent encore les services de Gérald Darmanin. 

Nawel s’interroge aussi sur les modalités des contrôles : « Tout le monde le sait, il y a déjà des QR codes de vaccination qui se vendent ou s’échangent. J’ai des clients qui en ont acheté. Je vais devoir vérifier les identités des personnes ? J’ai le droit de faire ça ? »

Elle estime que sa profession « a suffisamment souffert » et ne veut pas porter, seule, la responsabilité de l’extension du passe sanitaire. Des regrets partagés par Jacques Creyssel, de la fédération du commerce et de la distribution. « On a l’impression que le gouvernement n’a pas voulu rendre la vaccination obligatoire et renvoie la responsabilité aux acteurs privés. Il va falloir que la loi dise les choses de manière claire et accompagne tout le monde », a-t-il déclaré sur CNews. 

 

"On a l'impression que le gouvernement n'a pas voulu rendre la vaccination obligatoire et renvoie la responsabilité aux acteurs privés. Il va falloir que la loi disent des choses de manière claire et accompagne tout le monde". @JacquesCreyssel (6/6)

 

 

Du côté de l’Umih, on s’inquiète par ailleurs pour les recrutements, déjà difficiles dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Comme Mediapart l’a déjà raconté, le secteur manque cruellement de personnel. D’ailleurs, comment seront rédigées les futures offres d’emploi ? Un employeur aura-t-il le droit d’apposer la mention « vaccinés uniquement » sur son annonce, dans les secteurs où le passe sanitaire sera obligatoire ? 

Plusieurs conseillers de Pôle emploi interrogés par Mediapart sont formels : il s’agirait là d’une mention discriminatoire, interdite par le code du travail. Les mentions ou critères (âge, état de santé, origine vraie ou supposée, opinions…) entraînant un désavantage dans la procédure de recrutement sont en effet proscrits. 

En revanche, le guide interne de la rédaction des offres d’emploi que nous avons pu consulter précise ceci : « Par dérogation, un critère discriminatoire peut figurer dans une offre et constituer un motif de sélection des candidats à l’embauche si un texte spécifique autorise la mise en œuvre d’un critère discriminatoire » ou « si le critère discriminatoire est justifié par une exigence professionnelle essentielle et déterminante ». 

« Vaccin-boulot ou chômage ? » Peter, cuisinier à Montpellier, doit désormais trancher. Jusque-là, il ne s’est pas fait vacciner, « par manque de recul sur le vaccin ». Il se dit très mal à l’aise à l’idée de devoir sauter le pas pour garder son emploi.

Quelles seront les consignes dès début août ? Sollicitée, la direction de Pôle emploi n’a pas répondu. En interne, les agents n’avaient, à ce jour, pas plus d’informations sur le sujet. 

Aujourd’hui, les questions sont posées, mais les réponses sont encore loin d’être évidentes. Y compris chez les premiers concernés. « Vaccin-boulot ou chômage ? » Peter (son prénom a été modifié à sa demande), cuisinier « dans une grande chaîne de restauration » à Montpellier, doit désormais trancher. Jusque-là, il ne s’est pas fait vacciner, « par manque de recul sur le vaccin »

Il se dit très mal à l’aise à l’idée de devoir sauter le pas pour garder son emploi et n’a pas encore fait son choix : « Je réagis toujours quand je suis au pied du mur. Là, je n’ai qu’un seul talon qui touche le mur. J’ai toujours l’espoir que la loi ne passera pas. » 

Pourtant, il a été mis sous pression quelques minutes seulement après l’allocution du président. « J’ai reçu un message sur la boucle de discussion de mon travail. Le patron voulait savoir qui était vacciné et qui ne l’était pas. Nous sommes trois à ne pas l’être. » 

Parfaite illustration du casse-tête qui s’annonce : Peter l’ignorait, mais son employeur n’a pas le droit, à ce jour, de le lui demander.

 

 

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Il y a 9 heures, QuantumDot a écrit :

En pratique, au Royaume-Uni, ils ont un taux de positivité des tests covid de 3% contre 30% en Tunisie. Donc, c'est fort probable que le nombre de contaminations soit indécemment sous-évalué en Tunisie. Du coup, je suis pas convaincu que la comparaison ait tant de sens que ça. C'est d'ailleurs pour ça qu'il faut toujours comparer les données d'un pays à l'autre avec beaucoup de précautions.

En janvier-février on voit quand même qu'il y a une certaine corrélation entre les contaminations et les mort en UK et Tunisie. Ce qui est moins flagrant maintenant pour UK.

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On marche vraiment sur la tête avec ses obligations, la ou je suis (en EHPAD dépendant d'un CH), il a été décidé de mettre des bracelets aux visiteurs vaccinés et des déchirables pour ceux n'ayant qu'un PCR, manque plus que la petite étoile jaune...

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Z'en avez pas marre avec vos comparaisons avec la Shoah ?

Ton EHPAD est dirigé par des débiles qui essayent de s'organiser à l'arrache parce qu'on leur a communiqué les contraintes au dernier moment à la TV.

 

Comparer cela à une organisation systémique étatique pour mettre en place une exclusion totale et vers l'extermination, faut vraiment ....

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