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Sashimi

Coronavirus de Wuhan

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il y a 1 minute, dupire a écrit :

toujours autant incompréhensible ces verbalisations sur sur les quais et sur la plage n empeche
"dedans avec les miens sinon dehors en citoyen", ah bah non finalement alcool interdit et on vous met des prunes

on ferait mieux de faire des stands gratuits d'alcool dehors pour faire sortir les gens  

 

 

 

Juste en bas de chez moi, j'étais pas trop trop ACAB jusqu'à maintenant mais faut être put**n de crétins pour suivre des ordres pareils... all cops are teubé maybe

 

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Il y a 1 heure, survival66 a écrit :

La justification faites par Gégé du PMU ou par Frédérique Vidal c'est la même chose également ?

Je pense qu'au delà de l'image qui est pas géniale mais que l'on peut à la rigueur comprendre, c'est pour moi surtout les mots de la ministre qui gênent.

 

Ca vient demander de la responsabilité, du civisme, de l'exemplarité et quand la boulette se passe à la maison ça minimise et c'est indulgent... forcément ça passe pas très bien.

 

Toi qui parle de loi, me semble qu'il peut y avoir un "dépositaire de l'autorité publique" qui change un peu la donne aux yeux de celle-ci.

Et ca marche dans les 2 sens, c'est pas uniquement des droits quand un flic se fait insulter, frapper... c'est aussi des devoirs qui vont avec la mission qu'on t'a confier.

La com est nulle, l'histoire sans intérêt. Sur le reste ça n'a rien à voir en réalité, c'est pas du tout la même échelle.

il y a une heure, nekutshu a écrit :

 

si c'est un "gradé", un élue, un responsable.... oui

ça s'appelle le devoir d’exemplarité... mais je reconnais que c'est un concept bien lointain par chez nous

tu brigues un poste à responsabilité tu te dois de montrer l'exemple plus que les autres. c'est un package tu as des avantages en échanges de compétences mais aussi de devoirs à respecter !

 

Je suis d'accord mais ca veut pas dire que tu vires un mec pour une contravention, chef de police ou non, faut un peu plus que ça. 

 

Mon point de base c'est que sardine demande des choses delirantes par rapport au niveau de l'infraction défini par le législateur. 

Edited by horou

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il y a 4 minutes, dupire a écrit :

toujours autant incompréhensible ces verbalisations sur sur les quais et sur la plage n empeche
"dedans avec les miens sinon dehors en citoyen", ah bah non finalement alcool interdit et on vous met des prunes

on ferait mieux de faire des stands gratuits d'alcool dehors pour faire sortir les gens  

Juste pour tartiner de culture générale alcoolique, il existe quelques règles.

Les modalités de vente d’alcool sont réglementées afin d’en limiter l’accès ou de le rendre moins attractif. Ainsi, sont interdites : 

  • la vente ambulante de boissons des 4e et 5e groupes
  • la vente via des distributeurs automatiques
  • la vente au forfait (formule dits « opens bars »)

La distribution d'alcool gratuit, c'est assimilé à un open bar dont le forfait est de 0eurs.

Habituellement, la consommation d'alcool n'est pas répréhensible sur la voie publique, seuls les signes d'ivresse manifeste le sont (Ivresse sur la voie publique, épandage d'urine sur la voie publique) et passible d'amende. Dans le contexte d'urgence sanitaire, la consommation d'alcool sur la voie publique y à été ajoutée.

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il y a 31 minutes, horou a écrit :

Mon point de base c'est que sardine demande des choses delirantes par rapport au niveau de l'infraction définit par le législateur. 

C'est délirant si tu regardes que la loi, pas moralement.

Des centaines de milliers de personnes sont en train de perdre leur emploi à cause de cette épidémie et des gonz qui ont un boulot à vie ne s'appliquent pas les lois qu'ils sont censés faire respecter. Et donc le covid continue, et encore d'autres personnes perdront leur job ou la vie, et les deux cons sont juste mutés dans un autre département.

Bref on sera pas d'accord, mais moi ca me fout le démon ce genre de choses.

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Il y a 1 heure, Sardine a écrit :

Parce que c'est dans un ministère.

Parce que à cette heure la t'es censé être chez toi ou travailler mais pas faire la fête alors que 99% des gens n'ont pas fait une soirée depuis plusieurs mois.

Parce que la justification du cabinet est ridicule " c'était un moment de détente ", pine ton oncle sérieux.

Un problème avec les tantes ?

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Personne oblige personne à choisir la vie politique avec ses avantages et ses inconvénients. La nécessité d'exemplarité en fait partie, si tu veux faire nimp' il ya plein de taff ou cela ne te sera pas reprocher de fréquenter les resto clandés ou de ne rien respecter.

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il y a 37 minutes, Mathieu C2 a écrit :

Personne oblige personne à choisir la vie politique avec ses avantages et ses inconvénients. La nécessité d'exemplarité en fait partie, si tu veux faire nimp' il ya plein de taff ou cela ne te sera pas reprocher de fréquenter les resto clandés ou de ne rien respecter.

Ca c'était la promesse de Macron justement, el famoso "société civile" donc des gens qui se croyaient tout permis ailleurs et qui ont continué.

J'ai eu l'exemple de ma voisine député lareum, chauffeur privé pour toute la famille, fêtes pendant le confinement rideaux baissés, plus de temps à l'étranger qu'en France et pour finir, pantouflage en règle au top management d'un bailleur social.

Tous pourris car NOUS sommes tous pourris.

Edited by xmoussx

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il y a 11 minutes, Amicalité Confinée a écrit :

On a plus les courbes du Brésil de Piercy avec un ptit smiley triste ?

Source ?

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il y a une heure, Amicalité Confinée a écrit :

..avec un ptit smiley triste ?

Va falloir que tu penses à te renouveller, ça commence à être un peu éventé tes gimmicks arrivé à la 10ème fois.

Un petit manque d'inspiration,  le syndrome de la page blanche ?

Edited by Gonzo49ers

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Pendant ce temps, au Brésil, le plus grand nombre de morts du covid vient d’être enregistré hier : 4195

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L’Inde, quant à elle, entre dans une nouvelle vague.

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Le régulateur européen des médicaments commencera à enquêter la semaine prochaine pour déterminer si les essais cliniques du vaccin russe Sputnik V  ont respecté les directives cliniques et scientifiques mondiales.

Le rapport du Financial Time cite des personnes non identifiées, familières avec le processus d'approbation de l'Agence médicale européenne, qui ont exprimé leur inquiétude quant à la possibilité que les essais du Spoutnik V n'aient pas respecté les normes éthiques.

Le FT n'a pas décrit ces préoccupations en détail. Son rapport fait référence à des allégations selon lesquelles certains participants auraient été contraints de participer.

Dans un tweet publié plus tard dans la journée de mercredi, l'équipe officielle de Sputnik V a qualifié le rapport du Financial Time de "faux" et "incorrect".

"L'équipe de Sputnik V procède à une révision régulière de l'EMA, dans laquelle les bonnes pratiques cliniques (BPC) font partie de la procédure standard pour tous les vaccins"

Kirill Dmitriev, directeur du Fonds russe d'investissement direct, a déclaré au journal : "Il n'y a eu aucune pression (sur les participants) et Sputnik V a respecté toutes les pratiques cliniques".

Source Reuters

 

 

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il y a une heure, Gonzo49ers a écrit :

Va falloir que tu penses à te renouveller, ça commence à être un peu éventé tes gimmicks arrivé à la 10ème fois.

Un petit manque d'inspiration,  le syndrome de la page blanche ?

Non tout va bien ici, on est au top virtuellement, mais merci de t'en inquiéter :dance:

 

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Il y a 22 heures, Rockandroll a écrit :

La loi , c'est la seule référence publique.  
Morale , religion , philosophie , etc ... c'est personnel , subjectif et privé.

La loi c'est de la morale qui s'est institutionnalisé. D'abord on dit "un ministre qui n'est pas exemplaire devrait être viré" puis un jour il y a un texte de loi qui est voté et qui décrit les choses plus précisément en termes d'obligations et de sanctions. Enfin j'imagine les choses comme ça :)

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Pendant que j’y pense, pas besoin d’aller chercher si loin. En France, on s’approche des six mois consécutifs avec 300 morts par jour.

 

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Je vous ai préparé une version avec moins de texte et une plus grosse image, pour ceux qui préfèrent :

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J'ai reçu ma première dose il y a 10 jours, rdv pour la deuxième le 21. Dans mon état - et la plupart, je crois - la vaccination est ouverte à tous les 16 ans et plus depuis un moment. En France, on est à peine récemment passé aux 70+. Castex se félicite d'avoir franchi les 10 millions de doses alors que c'est ce qu'on vaccine ici en 3 jours. OK, la France n'a ni les moyens de production ni les infrastructures de distribution des États-Unis, mais c'est plus un fossé... c'est un gouffre béant. La 6e économie mondiale réduite à faire de l'enflaconnage...  Beau camouflet pour l'UE en général et la France en particulier. Vive la désindustrialisation.

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il y a 1 minute, 80sTherapy a écrit :

OK, la France n'a ni les moyens de production ni les infrastructures de distribution des États-Unis, mais c'est plus un fossé... c'est un gouffre béant. La 6e économie mondiale réduite à faire de l'enflaconnage...  Beau camouflet pour l'UE en général et la France en particulier. Vive la désindustrialisation.

Autant te prévenir tout de suite, t'es pas en terrain conquis c'est même pentu.  

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Ben alors Jeannot, elle n'a pas l'air très fraiche ta salade.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/090421/covid-jean-castex-presente-des-projections-trafiquees-aux-parlementaires

Spoiler

 

Covid: Jean Castex a présenté des «projections» trafiquées aux parlementaires

9 AVRIL 2021 PAR CAROLINE COQ-CHODORGE

Le 28 janvier, le premier ministre a présenté un diaporama contenant des erreurs et des « projections » qui n’en étaient pas. Le principal graphique est copié-collé d'un document remis la veille par un épidémiologiste à Jean Castex, mais ensuite retouché, et dont le sens a été altéré. Ce scientifique se dit « heurté ». « On en a assez d’être traités en paillassons », réagit le patron des sénateurs socialistes.

 

 

Dans la gestion de la crise sanitaire en France, il y a une rupture, qui remonte au 29 janvier. Ce jour-là, au conseil de défense réuni autour d’Emmanuel Macron, la décision est prise de ne pas suivre l’avis du conseil scientifique qui recommandait de reconfiner le pays et de fermer les écoles quatre semaines. « Nous pouvons encore nous donner une chance de l’éviter », déclare à la sortie le premier ministre, en assurant : « J’ai conduit, hier et avant-hier, des concertations avec les représentants des groupes parlementaires et politiques, des associations d’élus locaux et des partenaires sociaux. »

En effet, Jean Castex a tenu un comité de liaison parlementaire le 28 janvier, en visioconférence, aux côtés du ministre de la santé. De nombreux parlementaires n’ont pas, pour autant, le souvenir d’avoir assisté à un exercice de concertation, plutôt à « une vaine et formelle consultation », comme l'ont dénoncé ce jour-là Valérie Rabault et Patrick Kanner, patrons des groupes socialistes de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans un courrier adressé au chef de gouvernement. Ils étaient encore loin du compte.

Le diaporama qui leur a été communiqué ce 28 janvier par Jean Castex, et que Mediapart s’est procuré, est non seulement farci d’imprécisions et d’erreurs, mais comporte aussi une falsification.

 

© Gouvernement

(Le diaporama au dessus de 17 pages ne passe pas sur CP, je mets une capture de la page 2... )

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Le premier graphique, en page 2, présente prétendument « le nombre de nouveaux cas » de Covid par semaine, alors de 140 000 environ. Il donne en réalité les chiffres de l’incidence, autour de 200 cas pour 100 000 habitants. Par ailleurs, quasiment aucune infographie n’est sourcée, ce qui est pourtant une règle élémentaire dans la présentation de données scientifiques.

Surtout, le graphique qui prétend présenter des « projections » pour les semaines à venir a été manipulé. Fourni la veille par un épidémiologiste à Jean Castex, remis en mains propres à l’occasion d’un rendez-vous à Matignon en petit comité, ce graphique a été retitré et modifié de façon grossière, au point non seulement d’en altérer le sens, mais de laisser accroire un scénario « médian » qui n’existait pas à l’origine. 

Parce que ce graphique a été pris en photo et diffusé sur Twitter par quelques députés qui l’ont pris au sérieux, son auteur initial a vite été identifié. Sollicité par Mediapart pour échanger sur le fond et la validité de ces « projections », le professeur Renaud Piarroux, spécialiste des épidémies, membre de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique rattaché à l’Inserm, nous a fait part de sa surprise.

« Je reconnais être l’auteur de ces courbes, mais je n’ai jamais prétendu faire des projections, explique-t-il. Le 27 janvier, j’ai rencontré le premier ministre pour lui présenter une note expliquant la dynamique des deux variants, l’historique et l’anglais. À l’époque, dans les débats, on entendait qu’il ne se passait rien, que le nombre de cas était stable, que le couvre-feu suffisait à maîtriser l’épidémie. J’ai tenté de lui expliquer la gravité de la situation, comme d’autres l’ont fait au même moment : il fallait en réalité suivre l’évolution du nouveau variant britannique, 50 à 70 % plus transmissible. Quasiment absent à Paris en décembre, il représentait fin janvier environ 10 % des virus identifiés : sans changement radical, le nouveau variant allait devenir majoritaire, à une échéance de quelques semaines, et les hôpitaux allaient être submergés, comme en Angleterre. J’ai tracé ces courbes dans un but pédagogique. »

 

Le graphique originel tracé par le professeur Piarroux. © DRLe graphique originel tracé par le professeur Piarroux. © DR

 

Le professeur Piarroux poursuit : « En bleu, la courbe figure la progression d’un virus presque maîtrisé par les mesures de lutte, avec un taux de reproduction R de 1,05 : une personne positive contamine un peu plus d’une personne. La courbe rouge correspond à un variant 60 % plus transmissible, dont le R est de 1,65 : une personne contaminant 1,65 personne, le variant gagne vite du terrain. La dynamique épidémique globale est la courbe noire, qui additionne les cas liés aux deux virus. »

Ces courbes que Renaud Piarroux avait tracées à l’intention du premier ministre pour expliquer « l’interaction de deux variants » simplement, il les lui avaient remises en format papier, avec une note explicative. Mais le document a été ensuite scanné, retitré pour être présenté comme des « projections » que Renaud Piarroux n’a « jamais prétendu faire ». Une ligne en pointillé a été ajoutée, ainsi qu’une nouvelle légende.

 

Le graphique présenté par le premier ministre aux parlementaires. © GouvernementLe graphique présenté par le premier ministre aux parlementaires. © Gouvernement

 

Le graphique présenté aux parlementaires, d’ailleurs, n’est pas facilement lisible. La ligne en pointillé n’est pas une courbe épidémiologique, mais un trait rectiligne très basique. On peut supposer qu’il correspond au scénario médian d’un variant anglais au taux de reproduction R de 1,4, soit 33 % plus transmissible que le variant historique. Seulement, les épidémiologistes ont toujours estimé que le variant britannique était plus transmissible de +50 à +70 %. On pourrait donc y voir une volonté d’atténuer l’impact du variant.

« Je n’ai pas de problème avec le fait que mon travail soit utilisé, même sans en être averti, explique le professeur Piarroux. Mais que le sens même du graphique ait été modifié heurte ma déontologie de scientifique. »

Qui a scanné et modifié son graphique ? Avec quelles intentions ? Des services compétents, par exemple au sein de Santé publique France, ont-ils validé la nouvelle version ? Jean Castex, qui s’était fait expliquer le sens du document en face à face, peut-il ignorer la manipulation ? Sollicité par Mediapart, son cabinet n’a répondu à aucune de nos questions.

Pour le sénateur Bernard Jomier (PS), rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise sanitaire, par ailleurs médecin, « l’ajout de l’hypothèse d’un R à 1,4 pour le variant anglais visait évidemment à atténuer l’effet de progression de l’épidémie. Elle est problématique sans accord de l’auteur et Matignon n’est pas une institution compétente pour modifier les projections ». 

L'épidémiologiste et ancien directeur général de la Santé William Dab voient deux interprétations possibles : « Une intention politique de manipuler les parlementaires, ou une incompétence de conseillers qui ne savent pas faire la différence entre une prévision et une projection. Les deux explications ne sont pas excluantes. Je ne suis pas persuadé qu’il y ait dans les cabinets actuels des compétences capables de distinguer ces enjeux. L’important me semble t-il est que le 27 janvier, par Piarroux et le conseil scientifique, l’exécutif avait les éléments en main pour décider de freiner l’épidémie et qu’il a choisi l’homéopathie plutôt qu’un traitement d’efficacité démontrée ». 

« Le président fait du néo-trumpisme mais ne peut pas l’assumer »

Pourquoi les services de Jean Castex ne se sont-ils pas appuyés sur des modélisations officielles ? La note du conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy, qui préconisait un reconfinement préventif, a été publiée le 29 janvier, soit le lendemain de la rencontre avec les parlementaires. Mais elle s’appuyait sur des modélisations épidémiologiques déjà accessibles au premier ministre, comme au grand public. L’équipe de Vittoria Colizza, de l’Inserm, un institut de recherche, avait publié dès le 16 janvier les premiers scénarios sur l’impact des variants. 

 

L'une des projections publiées par Vittoria Colizza, le 16 janvier. © Vittoria ColizzaL'une des projections publiées par Vittoria Colizza, le 16 janvier. © Vittoria Colizza

 

Dans la projection la plus optimiste (voir ci-contre), le variant historique (en orange) est maîtrisé, tandis que le variant anglais, plus transmissible, gagne du terrain au fil des semaines (courbe verte en pointillé). La dynamique globale de l’épidémie, additionnant les deux variants, est la courbe verte.

Le 25 mars dernier, à la sortie d’un Conseil européen, Emmanuel Macron a refusé de faire tout « mea culpa » et a mis en cause la validité du travail de modélisation des épidémiologistes : « Nous avons eu raison de ne pas confiner la France à la fin du mois de janvier, parce qu'il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles. »

Les modèles paraissent au contraire solides. Le 16 janvier, Vittoria Colizza annonçait 17 500 hospitalisations en semaine 12 ( 22-28 mars) : il y en a eu en réalité 12 572, selon les chiffres de Santé publique France.

Mais là n’est pas le sujet pour Renaud Piarroux, troublé par cette mise en cause des scientifiques par le président de la République. « Les projections sont faites pour dire, à un moment T : voilà ce qui va se passer, si rien ne change. Elles sont forcément fausses, car les choses changent toujours : de nouvelles mesures de freinage, bien qu’insuffisantes, ont été prises ; les comportements de la population changent aussi, quand l’épidémie s’accélère. Les projections ne sont pas là pour dire l’avenir, mais pour éclairer l’action publique. »

Le professeur Piarroux affirme qu’il y avait, fin janvier, une convergence d’analyse entre épidémiologistes sur l’impact du variant anglais. « À Paris, le samedi 9 janvier, une réunion a eu lieu, regroupant une trentaine d’experts de l’AP-HP, des universités parisiennes, du conseil scientifique, de l’Institut Pasteur, etc. Nous étions unanimes pour considérer que nous allions exactement dans le même sens que l’Angleterre, avec juste quelques semaines de retard. » L’inconnu était simplement le nombre de semaines.

Nombre d’épidémiologistes ont donc plaidé pour un reconfinement préventif. « On était alors autour de 20 000 cas par jour, explique Renaud Piarroux. Après quatre semaines d’un reconfinement strict, qui aurait été très efficace, on serait redescendu autour de 10 000 cas, peut-être 5 000. On aurait alors relâché les mesures, l’épidémie serait repartie, mais on l’aurait maintenue autour de 20 000 cas par jour, jusqu’à ce que les vaccins fassent leur effet. Comme prévu, nous sommes contraints de reconfiner en avril, de faire exactement le même effort, mais avec près de 40 000 cas par jour, et une efficacité moins forte qu’en février puisque le virus est désormais plus transmissible. Les mesures seront relâchées grâce à l’efficacité des vaccins, mais le nombre de patients en réanimation restera élevé pendant longtemps. Dans les deux scénarios, l’effort de la population, l’impact psychologique et économique sont les mêmes. La seule différence, ce sont des milliers de morts, et un hôpital submergé pour la troisième fois, et qui n’en sortira pas indemne. »

La démocratie ne sort pas indemne non plus de l’épisode : le président de la République a pris seul une décision aux conséquences lourdes, après avoir maintenu,  pendant des mois, la représentation nationale dans le brouillard. Et le 28 janvier, de fausses projections ont donc été présentées aux députés, au milieu d’informations sommaires et parfois erronées sur l’état de l’épidémie. Dans leur courrier à Jean Castex, les socialistes Valérie Rabault et Patrick Kanner avaient pourtant demandé au premier ministre de leur « communiquer au préalable les modèles épidémiologiques et l’ensemble des données et rapports dont [il] dispos[ait] pour appuyer [leur] analyse de la situation ».

Ce ne sera pas fait, ni le jour même, ni le lendemain : la note du conseil scientifique du 29 janvier préconisant un confinement de quatre semaines n’a été rendue publique que le 24 février.

Le 28 janvier, lors du comité de liaison parlementaire, « on ne nous a présenté à aucun moment des scénarios à co-construire, raconte Patrick Kanner. On en a assez d’être considérés comme des faire-valoir, d’être traités en paillassons de la doxa élyséenne ». 

« On attend de ce comité de liaison des données précises, objectives, pour co-construire des décisions éclairées, renchérit le député Damien Abad, président du groupe Les Républicains. Mais le gouvernement cache son jeu.  Le Parlement n’est pas une chambre d’enregistrement ou une assemblée de commentateurs. »

« La présentation des données se fait à la va-vite, confirme le député André Chassaigne, président du groupe communiste. On voit passer des courbes en quelques minutes. Le seul objectif de ce comité de liaison, c’est de l’affichage, de la communication. »

Un indice supplémentaire que la communication prime : quand l’épidémiologiste Renaud Piarroux a été reçu par le premier ministre le 27 janvier, ni sa conseillère santé ni le conseiller chargé du suivi de l’épidémie n’étaient présents. Seul, au côté de Jean Castex, se tenait sa plume, Camille Pascal, un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

Tous les parlementaires qui ont assisté au comité de liaison l’assurent toutefois : ils ont eu le sentiment que « Jean Castex et Oliver Véran nous préparaient à des mesures de confinement », dit Patrick Kanner. « Quand on est sortis du comité de liaison, on était convaincus qu’ils allaient reconfiner », confirme Damien Abad.

Selon les notes prises par André Chassaigne au cours de la réunion, le premier ministre a expliqué que « le statu quo n’est plus possible. À la veille d’un emballement, des mesures de freinage s’avèrent indispensables et rapidement ». Plus loin, Jean Castex tempérait cependant : « Les décisions précises ne sont pas encore prises. Un débat aura lieu au Parlement avec vote. »

L’un des parlementaires a même échangé des SMS avec le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), dans lequel ce dernier évoque un débat parlementaire « sans doute mardi », soit le 2 février, et « normalement avant » les annonces.

La décision a finalement été prise de ne pas reconfiner en conseil de défense, le 29 janvier, sans aucun débat parlementaire. « C’est une décision très personnelle du chef de l’État, en contradiction avec ce que chacun d’entre nous avait compris, estime André Chassaigne. Jean Castex lui-même n’a pas la main sur la gestion de la crise. Cela donne le sentiment d’un bateau ivre, sans cap. »

Reconfiner ou pas, alerter les parlementaires en leur présentant des projections épidémiologiques ou, au contraire, les atténuer pour ne pas les affoler : difficile en effet d’y voir clair dans les intentions du premier ministre fin janvier. 

Les parlementaires sont d’autant plus dans le brouillard qu’ils ont perdu tout cadre législatif pour auditionner des experts et se forger leur propre expertise (notre article ici) : les commissions d’enquête sur la crise du Covid se sont closes après six mois de fonctionnement. Elles auraient pu être poursuivies par des missions de suivi. Mais à l’Assemblée nationale, « le président Richard Ferrand a proposé sa dissolution, le 27 janvier, lors d’une réunion où le sujet n’était pas à l’ordre du jour. Les députés LREM ont été mobilisés ce jour-là et la mission a été supprimée. J’avais alors dénoncé un naufrage démocratique », raconte Damien Abad. La députée Frédérique Dumas (Libertés et territoires), ex-LREM, affirme qu’en votant la suppression de la mission, « les députés de la majorité ont suivi les consignes de l’Élysée ».

Seul le Sénat a conservé une mission d’information sur la gestion de la crise sanitaire, présidée par Bernard Jomier. Pour lui,  « le président de la République a changé de stratégie, de valeurs, probablement à la fin de l’année dernière. Il n’était plus question de sauver des vies. Il a choisi de laisser circuler le virus pour préserver l’économie. C’est du néo-trumpisme, mais il ne peut pas l’assumer. Alors fin janvier, quand il a refusé de reconfiner, il a caché les informations sur l’épidémie. Il a aussi attaqué le conseil scientifique, avec des propos consternants. La rupture avec les scientifiques est profonde, comme avec les soignants ».

« Si cette mission avait été maintenue, on aurait pu convoquer les scientifiques à l'origine de ces courbes, renchérit le député LR Éric Ciotti. J'ai toujours été en faveur d'un confinement préventif. C'est vrai, ma position n'était pas majoritaire dans mon groupe. Mais avec les modélisations, les explications des scientifiques, on aurait pu convaincre. Le gouvernement est sur un mode de dissimulation dangereux. Si on avait fait en février ce qu'on fait pendant ces vacances de Pâques, on aurait épargné des milliers de vies ».

Le 1er avril, les députés de droite et de gauche ont boycotté le vote prévu pour entériner le reconfinement annoncé par le président de la République la veille (notre article ici). La présidente du groupe socialiste Valérie Rabault s’en est ainsi expliquée, à la tribune de l’Assemblée : « Depuis le début de cette crise, le président de la République semble vouloir faire de la santé publique l’un de ses domaines réservés, ce qui est contraire à la Constitution. […] Pense-t-il être plus intelligent que la chancelière allemande, qui prend la peine de débattre sept heures durant avec les présidents de région pour élaborer un consensus, qui prend la peine de faire voter toutes ses décisions par le Bundestag ? »

Au 7 avril, la France déplorait près de 1 500 morts du Covid par million d’habitants, l’Allemagne moins de 921. La France est un des pays les plus endeuillés au monde, aux côtés du Royaume-Uni, de l’Italie, des États-Unis et du Brésil. 30 000 Français sont morts du Covid au cours de la première vague. Bientôt, les deuxième et troisième vagues auront charrié 70 000 morts de plus. 

 

 

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