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AssKicker496

Nietzsche : Vie, philosophie et influences

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Nietzsche: Vie, philosophie et influences (1844-1900)

 

J'ouvre un thread sur Nietzsche et sa philosophie pour ceux que cela intéresse.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche

Spoiler

Biographie

Article détaillé : Biographie de Friedrich Nietzsche.

Né en 1844, Nietzsche devient professeur de philologie grecque à l'université de Bâle dès l'âge de 24 ans. Il obtient un congé en 1876 pour raisons de santé (il démissionnera trois ans plus tard). Les dix années suivantes, il publie à un rythme rapide ses œuvres majeures. En 1889, il sombre progressivement dans la démence et passe les dix dernières années de sa vie dans un état mental quasi végétatif4. Après sa mort, l'interprétation de son œuvre est défigurée par l'image de la folie et par la propagande nazie.

Présentation générale de son œuvre

Naturalisme et réévaluation

La pensée de Nietzsche présente deux aspects majeurs : c’est une enquête naturaliste sur l’ensemble des valeurs humaines (morales, intellectuelles, religieuses, esthétiquesetc.) que Nietzsche explique en termes d'instincts, d'affects et de pulsions (en allemand : Trieb) ; c'est également une critique de ces mêmes valeurs, une tentative pour les réévaluer5,6.

Un naturalisme méthodologique

Dans ses recherches sur la nature des phénomènes humains, qui occupent ses œuvres de maturité à partir de Humain, trop humain (1878), Nietzsche adopte une forme de naturalisme qualifiée de méthodologique par certains commentateurs7 : par naturalisme, on entend l’idée que l’enquête philosophique doit se développer en continuité avec les sciences naturelles8. Cette interprétation s’appuie sur l'utilisation que Nietzsche fait d'auteurs tel que Wilhelm Roux, et sur des passages tel que :

« […] ce que l’on comprend aujourd’hui de l’homme n’excède pas ce que l’on peut comprendre de lui en tant que machine9. »

Mais ce qui caractérise particulièrement ce naturalisme, c'est le rejet de toutes les formes de « surnaturalisme » (moral ou religieux) qui placent l’esprit au-dessus de la nature et qui font de lui un principe explicatif des phénomènes humains par une causalité spirituelle (comme l’âme ou la volonté qui serait au principe de nos actions). Or, pour Nietzsche, l’esprit n’explique rien, et ce n’est qu’à partir des sciences empiriques que la philosophie peut spéculer sur la nature humaine et fournir des explications de tout ce qui est humain :

« Replonger l’homme dans la nature ; faire justice des nombreuses interprétations vaniteuses aberrantes et sentimentales qu’on a griffonnées sur cet éternel texte primitif de l’homme naturel […]10. »

Partageant avec le matérialisme allemand qui lui est contemporain l’idée que l’homme est un produit de la nature11, Nietzsche s’efforce de rendre compte du phénomène humain en termes psycho-physiologiques, ce qui se traduit chez lui par une théorie des types. Brian Leiter a ainsi formulé et résumé cette théorie :

« Toute personne a une constitution psycho-physiologique fixée qui la définit comme un type particulier de personne12. »

Par exemple, l’un des traits typiques les plus célèbres est la Volonté de puissance qui joue un rôle explicatif fondamental, puisque, selon Nietzsche,

« Toute bête […] tend instinctivement vers un optimum de conditions favorables au milieu desquelles elle peut déployer sa force et atteindre la plénitude du sentiment de sa puissance ; […]13. »

Selon cette méthodologie, toute personne adopte alors nécessairement les valeurs qui forment la philosophie du type de personne qu'elle est14. Les traits psychologiques qui caractérisent ces personnes sont donc comme des faits naturels, et ces faits expliquent les idées et les valeurs qui apparaissent. Les explications des idées et des valeurs humaines se présenteront alors sous la forme suivante :

« Les croyances intellectuelles d’une personne s’expliquent par ses croyances morales ; ses croyances morales sont expliquées par des traits naturels caractéristiques du type de personne qu’elle est15. »

Ce naturalisme ne doit cependant pas être réduit à une conception matérialiste, cette dernière étant explicitement rejetée par Nietzsche16. Les faits psychologiques, soutient Nietzsche, peuvent être expliqués en termes physiologiques ; mais cela ne conduit pas nécessairement à soutenir que les faits psychologiques ne sont rien d’autre que des faits physiologiques17. Dans l'expression « naturalisme méthodologique », l’adjectif « méthodologique » signifie donc que Nietzsche n’adopte pas la forme substantielle de naturalisme qu'est le matérialisme, mais qu'il explique néanmoins les phénomènes humains d'après les sciences de la nature. Ce rejet du substantialisme laisse ouverte la possibilité de spéculer sur la nature humaine en ne la fixant pas définitivement dans les termes des sciences de la nature, ce qui laisse également ouverte la possibilité d'une réévaluation des valeurs, l’autre aspect majeur de la pensée nietzschéenne18 :

« […] l’homme est un animal dont les qualités ne sont pas encore fixées19. »

Ce que des commentateurs récents20 nomment le naturalisme de Nietzsche est donc son rejet de toutes les formes de transcendances qui ne peuvent que falsifier la compréhension historique et psychologique de l'homme ; Nietzsche les remplace par le projet, qu'il nomme généalogie, d'une explication de l'homme comme être entièrement corporel et animal dirigé par des pulsions et des affects qui expliquent ses croyances. Nietzsche est ainsi en ce sens un philosophe de la nature humaine et a pu de ce fait être rapproché de David Hume et de Freud21.

La réévaluation des valeurs

Le second aspect principal de la pensée de Nietzsche est la réévaluation des valeurs, au premier rang desquelles les valeurs morales et métaphysiques (le bien et le vrai, par exemple), qu'il soumet à la méthode « généalogique ». Ce projet se manifeste, de La Naissance de la tragédie à ses dernières œuvres, par la recherche des conditions et des moyens de l'ennoblissement et de l'élévation de l'homme22. Aussi nombre de commentateurs ont-ils souligné que le thème fondamental et constant de la pensée de Nietzsche, à travers les nombreuses variations de ses écrits, est le problème de la culture — ou « élevage », problème qui comprend la question de la hiérarchie et de la détermination des valeurs propres à favoriser cette élévation23.

L’enquête naturaliste sur l’origine des valeurs est utilisée dans ce projet afin de montrer que les valeurs qui règnent en Occident depuis la naissance du christianisme, et dont on trouve selon Nietzsche les prémisses chez Platon influencé par Socrate, sont néfastes et ont été des instruments de domination qui ont rendu l’humanité malade. Le projet nietzschéen de réévaluation embrasse donc une partie critique, omniprésente dans son œuvre, qui doit conduire à la destruction des valeurs de l'idéalisme platonicien et chrétien qui font obstacle à l'épanouissement créateur de l'homme et qui, selon Nietzsche, menacent de conduire l'humanité au dernier homme.

Nietzsche pense que tous les idéaux, qu'ils soient religieux, philosophiques ou politiques, ont la même finalité, celle d'inventer un au-delà meilleur que l'ici-bas et d'imaginer des valeurs « transcendantes ». Nier le vrai réel au nom de fausses réalités au lieu de l'assumer et de le vivre tel qu'il est. C'est cela que Nietzsche nomme le « nihilisme »24.

 

Bien que la source pourra être contestée pour ses opinions politiques, Julien Rochedy a fait une conférence intéressante qui peut permettre d'avoir un bon aperçu global. Il retrace donc sa vie et l'évolution de sa philosophie au cours de celle-ci.

 

 

Sinon, la version de gauche avec Onfray :

 

Une petite citation célèbre de Nietzsche dans "Ainsi Parlait Zarathoustra", qui montre le style flamboyant de ce philosophe atypique :

 

Citation

"Malheur ! Les temps sont proches où l’homme ne mettra plus d’étoile au monde. Malheur ! Les temps sont proches du plus méprisable des hommes, qui ne sait plus se mépriser lui-même.

Voici ! Je vous montre le dernier homme.

« Amour ? Création ? Désir ? Etoile ? Qu’est cela ? » – Ainsi demande le dernier homme, et il cligne de l’œil.

La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout. Sa race est indestructible comme celle du puceron ; le dernier homme vit le plus longtemps.

« Nous avons inventé le bonheur », – disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.

Ils ont abandonné les contrées où il était dur de vivre : car on a besoin de chaleur. On aime encore son voisin et l’on se frotte à lui : car on a besoin de chaleur.

Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché : on s’avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes !

Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement.

On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point.

On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait obéir encore ? Ce sont deux choses trop pénibles.

Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d’autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous.

« Autrefois tout le monde était fou », – disent ceux qui sont les plus fins, et ils clignent de l’œil.

On est prudent et l’on sait tout ce qui est arrivé : c’est ainsi que l’on peut railler sans fin. On se dispute encore, mais on se réconcilie bientôt – car on ne veut pas se gâter l’estomac.

On a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit : mais on respecte la santé.

« Nous avons inventé le bonheur », – disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil."

 

Edited by AssKicker496

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Dans ce que tu cites, à part la page wikipedia, dont je ne connais pas l'auteur, on ne parle pas de Nietzsche ou de ses idées mais de leur récupération possible, ce qui n'a déjà plus grand chose à voir (que ce soit par Onfray ou un youtubeur random).

Il suffit de voir comment le parti nazi à repris pour sa pomme les thèmes de Nietzche en chiant sur leur signification, aidés par sa soeur qui le détestait. Après sa mort qui plus est, histoire que le pauvre ne puisse pas trop s'opposer au fait de devenir l'instrument de ce qu'il dénonçait.

Dans l'autre thread, on commence par l'évidence de l'anti nationalisme de Nietzsche et tu réponds du tac au tac "Non mais c'est le nationalisme de l'époque, le "nationalisme belliqueux" auquel il s'oppose". Non. Il n'y a pas de nationalisme à la cool qui fume des joints. Pour Nietzche, la nation, l'idée que l'on impose à l'homme un territoire, une frontière, une idéologie et qu'on puisse envoyer mourir quelqu'un pour défendre l'idée d'un petit groupe gouvernant, c'est nein.

Nietzche à également envoyé chi** la religion et du coup milite pour l'inverse complet par exemple de ce que tu considères comme les valeurs fondamentales et traditionnelles de la France aujourd'hui.

En gros, ni Dieu ni maître. Et si on veut continuer dans la récupération, ni mari.

Pour les détails et correction, je laisse faire @Ffunker

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il y a 22 minutes, SplasH a écrit :

Dans ce que tu cites, à part la page wikipedia, dont je ne connais pas l'auteur, on ne parle pas de Nietzsche ou de ses idées mais de leur récupération possible, ce qui n'a déjà plus grand chose à voir (que ce soit par Onfray ou un youtubeur random).

Bien sur qu'ils parlent de Nietzsche et de ses idées. Évidemment qu'il y a une subjectivité notamment avec des interprétations politiques possibles mais les sources neutres n'existent pas.

il y a 22 minutes, SplasH a écrit :

Pour Nietzche, la nation, l'idée que l'on impose à l'homme un territoire, une frontière, une idéologie et qu'on puisse envoyer mourir quelqu'un pour défendre l'idée d'un petit groupe gouvernant, c'est nein.

Nietzche à également envoyé chi** la religion et du coup milite pour l'inverse complet par exemple de ce que tu considères comme les valeurs fondamentales et traditionnelles de la France aujourd'hui.

En gros, ni Dieu ni maître. Et si on veut continuer dans la récupération, ni mari.

Je pense que c'est une vision totalement superficielle de Nietzche.

Qui entre tes idées et les miennes incarnent le plus le nihilisme ? Évidemment que c'est les tiennes. La tradition chrétienne et le nationalisme prennent des coups par nietzche mais sa cible prioritaire c'est d'abord l'égalitarisme moderne que t'incarnes. La bonne morale "bourgeoise".

Edited by AssKicker496

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ce qu'il y a de fabuleux avec Nietzsche, à la différence des autres philosophes, c'est que n'importe quel crétin peut se croire concerner par ce qu'il dit des surhommes. 

genre "han ouais je me reconnais trop dans ce qu'il dit, je suis teeeeellement supérieur aux autres, etc.", du coup ledit crétin se trouve une passion pour Nietzsche, sans même commencer à approfondir derrière les 3 citations carambars qui circulent.

 

autrement dit, un mec qui vient t'expliquer Nietzsche sans même citer un autre philosophe pour resituer Frédéric dans un minimum de contexte, ben globalement tu peux bet que c'est un trou de balle, et passer à autre chose.

 

 

voilà, c'était mon LPT de la journée.

 

 

Edited by FFunker

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il y a 7 minutes, SplasH a écrit :

C'est quoi la mauvaise morale ?

Pas sur qu'on puisse parler de "mauvaises valeurs", c'est les valeurs "du faible". La tolérance, l'égalité, la non-violence, la démocratie... Ensuite y a les valeurs des forts... et enfin les valeurs de l'Enfant (le surhomme). Je me prétends pas du tout expert mais c'est la base.

En tout cas, Nietzsche est le philosophe de la contextualisation (une pensée qui émerge d'un corps). GENEALOGIE de la morale. Donc c'est totalement nietzschéen de remettre en contexte ses positionnements politiques. Etre nationaliste dans l'Allemagne de 1870 n'est pas la même chose qu'être nationaliste en France en 2019.

Edited by AssKicker496

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déjà, un mec qui poste un truc que tu as déjà vu ou lu ailleurs, Nietzsche lui chie bien dessus, à peu près à la troisième page de chacune de ses préfaces.

 

donc le fait même de copier coller un truc, ben tu peux abandonner ta prétention de te classer dans les surhommes.

 

/thread

 

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il y a 18 minutes, FFunker a écrit :

donc le fait même de copier coller un truc, ben tu peux abandonner ta prétention de te classer dans les surhommes.

/(

A la base, j'ai juste créé le thread parce que ça m'intéresse. A aucun moment j'ai prétendu incarner quoi que ce soit.

Je suis jeune encore, je suis au stade 2 déjà. :ninja:

 

Edited by AssKicker496

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En fait Nietzsche c'est pas seulement de la philo au sens classique, c'est aussi un style flamboyant et poétique, une charge explosive contre tous les systèmes politiques donc rien n'empêche l'extrême droite de l'utiliser pour faire sauter la morale humaniste bourgeoise d'aujourd'hui qui a remplacé Dieu par l'Homme.

C'est le philosophe de tous les révoltés.

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il y a 31 minutes, TASSIN a écrit :

En fait Nietzsche c'est pas seulement de la philo au sens classique, c'est aussi un style flamboyant et poétique, une charge explosive contre tous les systèmes politiques donc rien n'empêche l'extrême droite de l'utiliser pour faire sauter la morale humaniste bourgeoise d'aujourd'hui qui a remplacé Dieu par l'Homme.

C'est le philosophe de tous les révoltés.

Oui, c'est ce que Friedrich Funker (vous vous demandiez ce que le F voulait dire ?) explique plus haut : 

Il y a 3 heures, FFunker a écrit :

ce qu'il y a de fabuleux avec Nietzsche, à la différence des autres philosophes, c'est que n'importe quel crétin peut se croire concerné par ce qu'il dit des surhommes. 

 

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A part traiter les autres de crétins et citer des messages qui traitent les autres de crétin, vous pouvez faire mieux sinon ?  Vous pouvez penser ce que vous voulez de moi après tout, je m'en balec et c'est surtout pas le sujet du thread. C'est pas "Nietzsche et la droite".

Puisque FFunker (dont on s'était jamais demandé d'où venait le F évidemment^^) est si érudit sur Nietzsche, qu'il nous fasse partager ses lumières avec quelques analyses/sources intéressantes.

 

 

Edited by AssKicker496

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Ya vraiment quelqu'un qui a lu ainsi parlait Z ici? put**n j'ai essayé 10 fois c'est absolument imbitable

ça m'a fait le même effet, dans un style différent, que le capital de marx. c'est absolument illisible en version intégrale.

marrant de voir qu'il y a toujours des mecs qui arrivent à faire leur beurre avec des fiches de lecture.

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il y a 48 minutes, SplasH a écrit :

Oui, c'est ce que Friedrich Funker (vous vous demandiez ce que le F voulait dire ?) explique plus haut : 

 

Sauf que j'ai jamais parlé du surhomme, concept encore très chrétien selon moi. C'est juste bon à faire mouiller des ados. Quant à Zarathoustra tu n'as qu'à te dire que c'est de la poésie, il y a des images, des métaphores qui frappent l'esprit même si on peut pas le restituer sous forme logique, le message passe quand même.

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Il y a 4 heures, AssKicker496 a écrit :

Pas sur qu'on puisse parler de "mauvaises valeurs", c'est les valeurs "du faible". La tolérance, l'égalité, la non-violence, la démocratie... Ensuite y a les valeurs des forts... et enfin les valeurs de l'Enfant (le surhomme). Je me prétends pas du tout expert mais c'est la base.

En tout cas, Nietzsche est le philosophe de la contextualisation (une pensée qui émerge d'un corps). GENEALOGIE de la morale. Donc c'est totalement nietzschéen de remettre en contexte ses positionnements politiques. Etre nationaliste dans l'Allemagne de 1870 n'est pas la même chose qu'être nationaliste en France en 2019.

ouais mais non. Nationaliste, la nation au dessus de l'individu quelque soit l'époque, le lieu, c'est de la m**de (c) Nietzche.

Faut que je relise le crépuscule des idoles, mais la valeur de ce qu'on peut qualifier de surhomme c'est la richesse de ce que Nietzche qualifie de monde intérieur qui est à l'origine des erreurs d’interprétation de La volonté de Puissance. 

Tu penses que Nietzche s'oppose à la non violence ?

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il y a 30 minutes, SplasH a écrit :

ouais mais non. Nationaliste, la nation au dessus de l'individu quelque soit l'époque, le lieu, c'est de la m**de (c) Nietzche.

Etre autant dans l'opposition du "nationalisme" (qui a complétement perdu de sa domination) dans un monde de plus en plus globalisé, c'est du nihilisme décadent. Le citoyen du monde, égal dans le troupeau.

Citation

La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout.

 

il y a 30 minutes, SplasH a écrit :

Tu penses que Nietzche s'oppose à la non violence ?

Je pense qu'ils rmets en cause les systèmes de pensée qui placent la non-violence comme une valeur cardinale "indépassable", puisque c'est contre-nature. Et qu'un système basé sur des valeurs contre-nature est forcément amené à péricliter. Peut-être que je me trompe mais c'est mon interprétation "actuelle".

Edited by AssKicker496

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Il y a 2 heures, AssKicker496 a écrit :

Puisque FFunker (dont on s'était jamais demandé d'où venait le F évidemment^^) est si érudit sur Nietzsche, qu'il nous fasse partager ses lumières avec quelques analyses/sources intéressantes.

 

 

non.

c'est bien trop loin pour que je puisse en parler suffisamment bien, puis en toute honnêteté, les livres de Nietzsche sont franchement parmi les plus faciles à lire de l'Histoire de la philosophie, donc, si il y a bien un mec qui n'a pas besoin des autres, c'est lui. Et ça tombe bien, ça va dans son sens.

et franchement, humain trop humain, (comme le capital, d'ailleurs quand on fait un minimum d'efforts) c'est à la porté de n'importe qui (motivé). 

quelques petits points néanmoins sur sa pensée.

*- par essence, on ne peut pas se réclamer de le pensée de Nietzsche, puisque son point fondamental, c'est qu'on ne doit se réclamer de personne. C'est pour cette raison qu'on parle de philosophe nihiliste.

*-Nietzsche ne fait pas de politique, il ne fait que de l'ethique. Donc ça n'a aucun sens d'essayer de le placer dans une discussion politique. Pour faire simple, disons qu'il ne discute que les "valeurs". (put**n c'est simpliste...) et en particulier, il déconseille de s'appuyer sur des valeurs pré-établies, comme la religion, et plus généralement tout ce qui se rapproche d'une "tradition", concept qu'il a en horreur.

*-On comprend pourquoi l'idée de nationalisme (donc de se réclamer de valeurs communes) le rebute. C'est évidemment contre toute forme de nationalisme qu'il s'élève, et quand il parle de nationalisme qui pousse à la guerre, c'est comme un (minuscule) exemple de la dégénérescence de l'idée.

 

voilà, encore une fois, ce sont de lointains souvenirs, très très approximatifs, mais certainement sans contre sens, lisez ces bouquins, ce sera teeeeeellement mieux que de regarder la vidéo d'un gogol.

mon exposé est minable et manque de références, mais j'e n'ai aucune envie de me replonger dans ses bouquins, sa pensée ne m'intéresse pas plus que ça. Pour la forme, préférez Hegel sur lequel il s'appuie, pour le fond, préférez Hannah Arendt qui la poursuit, en particulier dans les orgines du totalitarisme, qui devrait plus vous plaire, puisqu'elle parle de politique, pour le coup. Et puis une phrase comme "il n'y a pas de pensée dangereuse. Penser, en soi, est dangereux." (de mémoire) devrait vous parler.

 

 

 

 

 

 

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Il y a 15 heures, FFunker a écrit :

Pour faire simple, disons qu'il ne discute que les "valeurs". (put**n c'est simpliste...) et en particulier, il déconseille de s'appuyer sur des valeurs pré-établies, comme la religion, et plus généralement tout ce qui se rapproche d'une "tradition", concept qu'il a en horreur.

Lui-même est obnubilé par la civilisation grecque et donne la part belle aux valeurs aristocratiques. Dans "Zarathoustra", le personnage rencontre un vieille ermite croyant qui n'est pas au courant que Dieu est mort. Et il décide que c'est préférable de pas lui révéler au motif que cela lui retirerait son idéal supérieur.  C'est très simpliste de penser qu'il est anti-religieux, voir une mauvaise interprétation complète.

 

Citation

https://la-philosophie.com/philosophie-nietzsche

Nietzsche et le nihilisme

Nietzsche a diagnostiqué l’essence de la mortelle crise de notre temps : il l’a décrite, en ses caractéristiques principales, et de manière quasi clinique.

–          Il en a fait une étude à différents niveaux et, ce faisant, a, bien souvent, annoncé avec la plus grande précision ce qui s’esquissait seulement en cette fin du XIXème siècle.

–          Cette maladie mortelle des temps modernes, la nôtre, c’est le nihilisme, règne de l’absurde, du Rien (« nihil », comme nous le signale l’étymologie).

–          Le nihilisme ou l’absence de sens …

–          Le devenir est alors sans but et tous les idéaux traditionnels perdent leur valeur.

Mais quel est le noyau de ce « Rien » et quel est son ressort ?

–          Le phénomène de nihilisme est fondamentalement marqué par la Mort de Dieu, le plus important évènement récent.

–          Le soleil de la foi chrétienne vient de se coucher. Les ténèbres sont, désormais, le lot de notre monde.

–          Le Divin, le Suprasensible, nous a quittés : nous l’avons tué nous dit parfois Nietzsche.

Cette mort du Dieu chrétien, si elle est aussi, peut être, le signe et l’annonce d’une nouvelle aurore, est marquée, en notre temps, par la venue du Dernier homme, achèvement du nihilisme.

 

 

Il y a 15 heures, FFunker a écrit :

Pour la forme, préférez Hegel sur lequel il s'appuie, pour le fond

Citation

Hegel dégage, dans l’histoire et la culture humaines, la genèse progressive de l’Absolu, ce qui possède, en soi-même, sa raison d’être. L’Idée universelle, forme supérieure de l’Esprit, représente, à la fin du processus, le terme absolu, en soi et par soi, parvenu à la transparence.

 

Nietzche s'inscrit justement en opposition de Hegel.

Le philosophe qui l'a influencé principalement c'est Schopenhauer. Il dit même qu'on peut pas le comprendre si on a pas lu Shopenhauer.

 

Edited by AssKicker496

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Je me souviens que lorsque j'ai lu "Par-delà le bien et le mal", j'ai beaucoup ri.

 

Possible d'avoir la fiche de lecture de Rochedy pour comparer notre lecture de cet ouvrage ?

 

e/ presque autant ri que pour "Totem et tabou" de Freud dans un autre genre.

Oui, j'aime les auteurs comiques.

 

Edited by Holalahola

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