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Liebodar

Mouvements sociaux, grèves, Manifestations ...

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Je partage cette vidéo de Florent Marcie (journaliste de guerre, blessé durant une manif des GJ à Paris en janvier) sur la repression policière et l'intelligence artificielle. Aussi intéressant que flippant.

 

 

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https://www.20minutes.fr/faits_divers/2517847-20190514-lyceens-interpelles-mantes-jolie-passe-pire-pu-voir-video

Spoiler

 

Lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie: «Ce qui s'est passé est pire que ce qu'on a pu voir en vidéo»

INTERVIEW Deux des lycéens interpellés en décembre 2018 à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ont été entendus lundi par la police des polices. Leur avocat, maître Arié Alimi, se confie à « 20 Minutes »

Propos recueillis par Thibaut Chevillard

 
 

Publié le 14/05/19 à 19h19 — Mis à jour le 15/05/19 à 02h38

La police interpelle des lycéens aux abords du lycée Saint-Exupéry, à Mantes-la-jolie, dans les Yvelines, le 6 décembre 2018.
La police interpelle des lycéens aux abords du lycée Saint-Exupéry, à Mantes-la-jolie, dans les Yvelines, le 6 décembre 2018. — AFP
  • Le 6 décembre 2018, 151 jeunes âgés de 12 à 21 ans étaient interpellés par les forces de l’ordre après des incidents en marge d’une manifestation.
  • Ils ont été forcés par les policiers de se tenir à genoux mains sur la tête pendant plusieurs heures.
  • Une vidéo montrant la scène avait été diffusée sur les réseaux sociaux et avait suscité de nombreuses réactions.
  • Cinq mois plus tard, deux d’entre eux ont été auditionnés par l’IGPN, la police des polices.
  • Leur avocat, maître Arié Alimi, a accepté de répondre aux questions de 20 Minutes.

La vidéo postée sur les réseaux sociaux avait suscité une vague d’indignation. Sur les images, des adolescents sont à genoux, mains sur la tête, encadrés par des policiers. La scène se passe à Mantes-la-Jolie (Yvelines) le 6 décembre dernier. Ce jour-là, 151 lycéens avaient été arrêtés par les forces de l’ordre qui intervenaient après des incidents en marge d’une manifestation dans le cadre d’une mobilisation nationale des lycéens.

 

Les images de ces jeunes forcés de se tenir dans cette position durant plusieurs heures avaient été qualifiées de « choquantes » par le ministre de l’Education nationale. Plusieurs d’entre eux ont déposé plainte par la suite pour violation de liberté individuelle. Cinq mois plus tard, deux jeunes ont été entendus ce lundi par les enquêteurs de l’IGPN, la police des polices. Pour en savoir plus, 20 Minutes a interrogé leur avocat, maître Arié Alimi.

Deux jeunes ont été entendus, lundi, par les enquêteurs de l’IGPN. Que leur ont-ils dit ?

Celui qui a été entendu dans la matinée n’a pas fait qu’être mis à genoux. Il sortait du lycée où il avait assisté aux cours, ce qui a été vérifié. Il ne faisait pas partie des manifestants. Mais il a été pris dans la nasse mise en place par les fonctionnaires de police. Comme la plupart des lycéens, il ne pouvait pas s’en extraire. Ils ont été repoussés vers les Restos du cœur où ils ont été mis à genoux. Il a expliqué aux enquêteurs que cela avait duré plus de deux heures, qu’il avait également reçu des coups de matraque lorsqu’il a été couché au sol par les policiers. Son téléphone portable, qui était dans son sac, a été cassé par ces coups.

Un agent lui a écrasé le dos avec son pied, il lui a marché dessus. Ce jeune de 15 ans a ensuite été placé en garde à vue. Les policiers lui ont fait du chantage en lui disant que s’il voulait un avocat, il devait attendre une nuit de plus. C’est la raison pour laquelle il a été entendu sans avocat. Finalement, il n’a eu qu’un rappel à la loi. Forcément, ils n’avaient rien à lui reprocher. Il a donc déposé plainte pour violation de liberté individuelle.

Les policiers ont justifié leur intervention par les nombreuses violences commises à Mantes-la-Jolie ce jour-là…

Qu’il y ait eu des violences commises par certains, c’est une chose. Qu’il y ait eu un blocage lycéen aussi. Mais sur les 151 jeunes interpellés, il y en a extrêmement peu qui ont participé aux violences et qui ont été jugés. On n’arrête pas des personnes qui n’ont rien fait, ce n’est pas légal. Pourtant, ce jour-là, ils ont attrapé 151 lycéens, des gamins, et leur ont fait subir des actes abjects. Et outre, ils ont menti en les présentant comme des casseurs, des gens violents… Il faut arrêter maintenant de dire des bêtises.

 
Vidéo intégrée
 

Mantes-la-Jolie : des lycéens auditionnés par l’IGPN
"On n'a pas encore pris véritablement le sens de ces images, ni leur portée. Il s'agit d'actes véritablement commis sur des enfants (...) ça fait vraiment penser à des images de rafle" affirme l'avocat Arié Alimi

 
 
 
 

Vous qualifiez ce qu’il s’est passé d’actes de torture et de barbarie. N’est-ce pas un peu fort ?

Je suis simplement un traducteur juridique. Je prends des situations factuelles et essaie de leur donner une qualification pénale. Laisser des enfants de 13 ou 15 ans à genoux durant plusieurs heures, dans le froid, avec les mains menottées ou posées sur la tête, selon les textes, cela s’appelle un acte de torture et de barbarie.

Ces deux jeunes ont été entendus par la police des polices cinq mois après les faits. N’est-ce pas trop tard ?

Si. Beaucoup de preuves, comme des vidéos ou des témoignages que l’on aurait pu recueillir tout de suite, ont disparu. Une fois de plus, concernant des violences policières, l’institution judiciaire a tout fait pour éviter que la vérité ne soit faite. Elle va devoir se poser des questions sur son fonctionnement quand des fonctionnaires de polices sont impliqués. Il va y avoir de nombreuses affaires qui vont arriver sous peu devant les juridictions et qui concernent des violences policières. Si elle traite ces affaires de la même manière à chaque fois, l’institution judiciaire va finir par être mise en cause par l’opinion publique et par les avocats.

Vous demandez qu’un juge d’instruction soit saisi. Pour quelle raison ?

Simplement parce que le procureur de la République n’est pas indépendant et qu’il protège les policiers de manière générale. Même si l’affaire a été dépaysée, ça ne suffit pas. J’ai constaté hier que les policiers de l’IGPN n’ont posé qu’un quart des questions qu’ils auraient dû poser. Je souhaite que l’ensemble des lycéens soient entendus. Dans une enquête, il faut entendre l’ensemble des témoins, même s’ils ne souhaitent pas forcément déposer plainte. Ce qu’on observe au fil des auditions, c’est que ce qui s’est passé est bien pire que ce qu’on a pu voir sur la vidéo.

 

 

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A cette belle loi anti-terroristes qui va bien.   :up)

 

Citation

Parmi elles, une clé Allen, du type de celles servant à la réparation d’un vélo et un passe PTT permettant l’ouverture de halls d’immeubles et de boîtes aux lettres. Dès lors, les enquêteurs se convainquent qu’il s’agit de preuves matérielles prouvant l’appartenance de R. à la mouvance de l’ultragauche. Dans leur procès-verbal, ils affirment que ces clés sont « caractéristiques du fonctionnement des activistes d’ultragauche pilotant le mouvement des Gilets jaunes et leurs manifestations, en tout cas sur la ville de Toulouse ».

T'as pas intérêt à être bricoleur et te balader avec une trousse à outils dans le coffre de la bagnole pour aller faire qq bricoles chez Tonton Marcel, tu deviens un dangereux criminel, peut être même un terroriste en passe de passer à l'acte.... boooom !!!  6 mois de préventive.

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Des coups et des gaz lacrymogènes à bout portant largement mérités contre quelques profs qui déployaient une banderole injurieuse et menaçante (l'école tombe par terre, c'est la faute à Blanquer).

 

 

 

 

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Il y a 7 heures, Byshop a écrit :

Si la manifestation n'est pas autorisée et qu'on leur a demandé de se disperser où est le problème ?

Apparemment ils ont rien demandé, ils ont gazé direct !

FDP thread

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Posted (edited)

Le problème réside dans le niveau de violence employé par rapport au but recherché (le maintien de l'ordre public, la sécurité des personnes et des biens, etc.)

Edited by Holalahola
...

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Et l'autre trou de balle a la fin qui menace une femme avec sa matraque, non mais sérieux !

Font rigoler ses flics, que des victimes a l'école je vois pas d'autres explications pour avoir autant de haine envers ses concitoyens !

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Il y a 9 heures, Byshop a écrit :

Si la manifestation n'est pas autorisée et qu'on leur a demandé de se disperser où est le problème ?

Le principe de proportionnalité peut-être? Ils m'ont franchement pas l'air de dangereux black blocs qui vont aller retourner Toulouse à la fin de leur manif ces profs. Ca doit sûrement être possible de régler la situation autrement qu'en les matraquant et en les gazant...

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il y a 8 minutes, Loulouy a écrit :

Le principe de proportionnalité peut-être? Ils m'ont franchement pas l'air de dangereux black blocs qui vont aller retourner Toulouse à la fin de leur manif ces profs. Ca doit sûrement être possible de régler la situation autrement qu'en les matraquant et en les gazant...

Qu'est-ce qui te dit que ce autrement n'a pas été tenté juste avant que la vidéo ne commence ?

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il y a 7 minutes, Byshop a écrit :

Qu'est-ce qui te dit que ce autrement n'a pas été tenté juste avant que la vidéo ne commence ?

ça justifie pas l'utilisation d'arme !

Si j'ai une batte de Baseball dans la main et que je suis 1 vs 5 OK mais si je suis tête a tête je pose la batte ou même si ils sont 2 lol tout dépend des gabarits et vu le gabarit des chauves ils n'avaient pas besoin de matraque ou de gaz !

 

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Il y a 2 heures, Byshop a écrit :

Qu'est-ce qui te dit que ce autrement n'a pas été tenté juste avant que la vidéo ne commence ?

Rien, mais quand bien même cette manif n'était pas autorisée, j'ai vraiment pas le sentiment qu'elle posait un trouble majeur de l'ordre public et qu'il fallait y mettre fin dans les plus brefs délais pour que les Toulousains puissent à nouveau sortir de chez eux. Je pense que laisser deux flics là pour surveiller tout ca en attendant que ca se disperse aurait pu suffire.

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Faut dire que ca prend des proportions extrêmes ces derniers temps... on voit même des gens qui sont armés de leur parole, je comprends que ça puisse faire peur.

 

 

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Posted (edited)
Il y a 8 heures, Byshop a écrit :

Qu'est-ce qui te dit que ce autrement n'a pas été tenté juste avant que la vidéo ne commence ?

Ce que ne montre pas la vidéo c'est qu'ils sont juste devant l'entrée de la préfecture. Je serai curieux de voir le début de la vidéo aussi...

Edited by Guest

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Je vois ça tous les jours sur twitter mais ça fait peur ce consentement à la violence étatique, à la répression et aux atteintes aux libertés civiques de la part de certains. Il y a des gens mutilés à vie et t'as toujours un malin pour venir dire "oui mais il était dans une manif non déclarée". Ah bah oui alors, il l'a bien cherché et cet oeil perdu ça le fera réfléchir la prochaine fois ! 

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