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[Bilan] Emmanuel Macron : 2017 - 2022

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Vous reprendrez bien une petite dose de justice sociale.

Promis ce n'est pas pour faire des économies mais pour permettre une plus forte protection, une meilleure équité.

 

https://www.20minutes.fr/societe/3030387-20210427-assurance-chomage-oui-ex-travailleur-smic-verra-bien-allocation-baisser-plus-300-euros-reforme

Spoiler

 

Assurance-chômage : Oui, un ex-travailleur au Smic verra bien son allocation baisser de plus de 300 euros avec la réforme

FAKE OFF Un calcul du montant de l’allocation-chômage après la réforme du 1er juillet prochain suscite de vives réactions sur Facebook

Alexis Orsini

Publié le 27/04/21 à 17h33 — Mis à jour le 27/04/21 à 17h33

 

 

Une agence Pole emploi (image d'illustration).
Une agence Pole emploi (image d'illustration). — LOIC VENANCE / AFP
  • « Au 1er juillet, l’allocation-chômage d’un smicard passera de 985 euros à 667 euros ! », s’indigne une publication Facebook virale.
  • Cette affirmation est authentique et conforme à la nouvelle méthode de calcul de cette allocation, qui entrera en vigueur à cette date.
  • La publication omet toutefois de préciser que le demandeur d’emploi concerné bénéficiera de cette allocation sur une durée plus longue – même si ce changement engendre d’autres problèmes concrets.

« La précarité en marche ! » Au-delà de cette formule parodiant le nom du parti présidentiel, un post Facebook viral entend dénoncer la baisse à prévoir de l'allocation-chômage allouée à certaines catégories de travailleurs.

« Au 1er juillet, l’allocation-chômage d’un smicard passera de 985 euros à 667 euros ! », s’offusque ainsi ce visuel, partagé plus de 2.000 fois sur le réseau social.

 
 

Calcul fiable ou chiffres trompeurs ? 20 Minutes fait le point.

FAKE OFF

La première étape de la réforme de l’allocation-chômage débutera bien le 1er juillet prochain, avec la réforme de son mode de calcul. A compter de cette date, le salaire journalier de référence (SJR) tiendra compte des périodes d’inactivité des travailleurs sans emploi.

« Ces nouvelles règles de calcul conduisent à indemniser moins, mais plus longtemps : 14 mois en moyenne, contre 11 actuellement. Selon les estimations de l’Unédic, dans l’ensemble, 63 % des allocataires percevront au total une indemnisation moins élevée et 23 % une indemnisation supérieure », détaille le site Service Public. Tout en rappelant que « pour éviter des revenus trop bas aux personnes les plus précaires, cette baisse d’allocation sera limitée par un plancher : le SJR baissera de 43 % maximum par rapport au mode de calcul de la convention chômage de 2017 ».

 

Concrètement, selon l’exemple donné en mars par le ministère du Travail, un salarié payé au Smic ayant travaillé pendant 8 mois sur la période de référence (de 24 mois) se verrait verser une allocation-chômage de 667 euros sur 14 mois… contre 985 euros pendant 8 mois à l’heure actuelle. C’est cet exemple – authentique, donc – qui est repris sur le post Facebook, même s’il se garde bien de préciser ce changement de durée d’indemnisation.

Si le gouvernement vante la durée accrue de cette indemnisation, elle se retrouve tout de même réduite chaque mois, alors que « les charges fixes du demandeur d’emploi, comme le loyer, ne baisseront pas, [ce qui ne] fera qu’augmenter sa précarité financière », comme le déplorait récemment auprès de 20 Minutes Eric Courpotin, secrétaire confédéral de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Sans compter que les 800.000 demandeurs d’emploi qui devaient être concernés par cette diminution d’allocation, selon la première analyse de l’Unédic datée de l’automne 2020, seraient en réalité bien plus nombreux si l’on en croit ses prévisions actualisées, en date du 7 avril 2021 : « La première année, avec le nouveau mode de calcul du SJR, 1,15 million d’allocataires ouvriront un droit avec une allocation journalière plus faible (de 17 % en moyenne) qu’avec les règles en vigueur jusqu’alors. »

 

Des économies de 2,3 milliards d’euros par an

En outre, « les allocataires vont rarement au bout de leurs droits », comme le rappelait récemment à Libération Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques. Même en augmentant leur durée d’indemnisation jusqu’à 14 mois, le gouvernement s’assure donc de réaliser des économies.

Et pas des moindres : selon l’étude d’impact de l’Unédic, elles équivaudraient à « une baisse des dépenses d’environ 2,3 milliards d’euros par an en régime de croisière, c’est-à-dire une fois que l’on aura retrouvé la situation économique proche de celle que l’on a connue avant la crise sanitaire. »

 

 

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Si avec ça on retrouve pas notre triple A.

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Il y a 19 heures, SplasH a écrit :

 

Ca passe moyen la tambouille.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/020521/regionales-l-alliance-entre-lrem-et-lr-en-paca-divise-les-deux-camps

Spoiler

 

Régionales: l’alliance entre LREM et LR en Paca divise les deux camps

2 MAI 2021 PAR ILYES RAMDANI ET ELLEN SALVI

Au terme de semaines de grandes manœuvres, Jean Castex a annoncé un accord avec le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, créant de vives tensions au sein de la majorité présidentielle comme du parti de Christian Jacob. LR a immédiatement retiré son investiture à Renaud Muselier.

 

 

L’annonce était d’une telle importance qu’elle a été faite par Jean Castex en personne. Dans une lecture toute personnelle des institutions, le premier ministre, chef de la majorité et non du parti La République en marche (LREM), comme pourrait le laisser penser sa dernière communication, vient d’acter une alliance entre le parti présidentiel et le président Les Républicains (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca, rebaptisée Région Sud), pour les élections régionales des 20 et 27 juin.

Dans le JDD, il dit répondre « très favorablement à l’initiative de Renaud Muselier » en retirant la liste LREM, jusqu’ici conduite par Sophie Cluzel, avant même la tenue du premier tour. La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ainsi que plusieurs autres représentants du parti présidentiel, intégreront donc le dispositif conduit par le président sortant de la région, successeur du maire LR de Nice (Alpes-Maritimes) Christian Estrosi, qui appelle à un rapprochement depuis l’été 2020.

 

Jean Castex et Renaud Muselier à Toulon (Var), le 5 janvier. © Nicolas Tucat/Pool/AFPJean Castex et Renaud Muselier à Toulon (Var), le 5 janvier. © Nicolas Tucat/Pool/AFP

 

Bien qu’attendue au terme de semaines de grandes manœuvres, cette annonce a toutefois créé de vives tensions, au sein de LR comme de LREM. La Rue de Vaugirard a rapidement réagi en annonçant, dès la fin de matinée, le retrait de son investiture à Renaud Muselier. La « peur de perdre » et le « cynisme » n’ont « jamais fondé une ligne politique », a souligné Christian Jacob, le président du parti, en dénonçant ce qu’il qualifie de « petites manœuvres électorales ».

Une décision saluée par le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, président de la commission nationale d’investiture (CNI) du parti, qui avait fait part, un peu plus tôt, de son « immense tristesse face à ce coup de poignard dans le dos ». Évoquant une « mauvaise soupe » préparée « sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche », il a aussi écrit, au sujet de ses collègues de LR : « Ils ont osé l’inacceptable. »

Du côté de LREM, les réactions ne sont guère plus enthousiastes. Outre les macronistes issus de la droite, à l’instar de la députée et présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale Aurore Bergé, qui a salué cette alliance, en estimant « que la recomposition politique se fonde d’abord sur des projets partagés », certains de ses collègues tiennent à rappeler qu’ils n’avaient pas signé pour devenir un « Les Républicains bis ».

Dimanche matin, le courant « En commun ! », fondé notamment par la ministre en charge de la transition écologique Barbara Pompili, le vice-président LREM de l’Assemblée Hugues Renson et plusieurs autres macronistes, a ainsi « condamné fermement » l’accord. « Pour faire barrage à l’extrême droite, nous devons nous élargir à d’autres forces de progrès. Pas aux conservateurs. Cette alliance au premier tour renforce l’extrême droite en la présentant comme seule alternative », écrivent-ils. Territoires de Progrès, le mouvement parrainé par les ministres Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères) et Olivier Dussopt (budget), a lui aussi affiché son opposition.

« Parlons un peu de fond : puisqu’elle apporte son soutien à Muselier, la majorité présidentielle soutient donc la commande de vaccins Sputnik V par les régions ? », interroge encore un cadre de la majorité, en référence à une récente promesse du président de région.  Le 14 avril, sur RTL, Renaud Muselier avait en effet annoncé avoir « réservé » 500 000 doses du vaccin russe, qui n’a pas obtenu de validation auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA). 

Une annonce fustigée dans la foulée par Clément Beaune, le secrétaire d’État en charge des questions européennes. « Ce n’est pas une bonne chose et ce n’est pas responsable », avait-il affirmé sur Radio J, tandis que les tractations électorales se poursuivaient en coulisse. Renaud Muselier avait beau répéter ne pas vouloir « d’accord d’appareil » dans sa région, il continuait de prôner l’ouverture de sa majorité, des « Verts raisonnables » aux « repentis » du Front national. Et d’en discuter directement avec le pouvoir exécutif.

Tous les ministres interrogés par Mediapart ces derniers temps ne cachaient pas l’issue de ces discussions : pour eux, il était clair que Sophie Cluzel avait vocation à rejoindre les équipes du président sortant de la Région Sud. Ne serait-ce que pour « circonscrire le risque Thierry Mariani », expliquait l’un de nos interlocuteurs, craignant une victoire du Rassemblement national (RN) le 27 juin.

Ce dernier a évidemment profité de l’annonce de Jean Castex pour transformer l’ancien « UMPS » en « Les Républicains en marche ». « Maintenant c’est clair et incontestable », a-t-il commenté sur Twitter. D’autres élus d’extrême droite, comme l’eurodéputé Gilbert Collard, ont quant à eux félicité Nadine Morano, qui a elle aussi dénoncé l’accord en Provence-Alpes-Côte d’Azur . « Nadine Morano, fidèle à ses idées, une femme d’honneur », a-t-il applaudi.

La célérité et la virulence avec lesquelles LR a réagi traduisent la violence du camouflet subi. Depuis des mois, la direction du parti martelait qu’il n’y aurait aucun accord avec LREM, craignant d’être engloutie par le parti présidentiel et celui de Marine Le Pen. « La meilleure manière de faire monter le RN, ce sont ces perspectives folles d’alliance avec LREM, grince Aurélien Pradié, le secrétaire général du parti, tête de liste en Occitanie. Moi, je ne ferai aucune alliance, ni avec les uns ni avec les autres. »

« L’accord Macron-Muselier est un terrible aveu d’échec pour Emmanuel Macron, a également réagi, sur BFM, le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, candidat à sa réélection. Quelle honte ! Renaud Muselier fait une terrible erreur. Seul, il peut gagner, avec En Marche, il ne gagnera pas. Cet accord est irresponsable, car il fait du RN le seul opposant. Il nous amènera au déshonneur et à la défaite. LR n’a pas vocation a être les supplétifs d’En Marche ! »

Le même schéma s’était dessiné l’an dernier, à l’occasion des élections municipales. Malgré les cris d’orfraie de la Rue de Vaugirard, plusieurs grands élus de droite avaient choisi de faire alliance avec le parti présidentiel. Certains dès le premier tour, comme le maire de Toulouse (Haute-Garonne) Jean-Luc Moudenc, finalement réélu ; d’autres entre les deux tours, à Bordeaux (Gironde), Lyon (Rhône), Strasbourg (Bas-Rhin) ou Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), pour autant de défaites. 

« On a bien vu à quel point ça leur avait réussi », ironisait un cadre du parti cet hiver, pariant sur le fait que « le précédent des municipales devrait refroidir les ardeurs de ceux qui ont cette tentation aux régionales ». Pari manqué, donc : la stratégie de LR s’écroule sur l’autel des ambitions individuelles. « Aujourd’hui, les grands élus pèsent plus lourd que le parti, expliquait l’un d’eux à Mediapart. Qui peut penser que le siège va nous dicter nos listes depuis Paris ? »

L’annonce de Jean Castex crée un précédent inquiétant pour Les Républicains. Comme Renaud Muselier, certains candidats pourraient être tentés de se rapprocher de LREM pour remporter leurs élections locales : c’est notamment le cas du juppéiste Nicolas Florian en Nouvelle-Aquitaine, la tête de liste LR étant déjà associée au parti présidentiel à Bordeaux – où il a perdu aux municipales de juin 2020.

D’ailleurs, dans son communiqué, Christian Jacob ne ferme pas complètement la porte à des alliances avec LREM, à condition qu’elles se fassent au second tour. « Le premier tour doit être celui de la clarté et de la fidélité à ses convictions, ses engagements et ses alliés naturels », écrit le patron de LR. Si l’équation électorale l’impose, les deux partis pourraient donc se retrouver au soir du 20 juin.

 

Pour LR, ce serait la nouvelle inconnue d’une équation politique insoluble où deux calendriers politiques, le local et le national, se chevauchent. Fin juin, le parti pourrait se retrouver à fêter des victoires communes avec LREM tout en lançant sa campagne présidentielle contre Emmanuel Macron. Un grand écart si périlleux qu’il pourrait lui être fatal. Au bénéfice de la majorité.

C’est là tout l’enjeu du billard à mille bandes organisé par les macronistes depuis le tout début du quinquennat : faire éclater définitivement le parti de la rue de Vaugirard, pour devenir la seule formation de droite, face à Marine Le Pen. Ainsi poussent-ils, par le biais de cet accord avec Renaud Muselier, à une « grande clarification », appelant les élus LR à choisir entre eux et le RN. Ils s’appuient, pour ce faire, sur une récente déclaration d’Éric Ciotti, dans Valeurs actuelles : « Ce qui nous différencie globalement du Rassemblement national, c’est notre capacité à gouverner. »

 

 

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Il y a 12 heures, survival66 a écrit :

Vous reprendrez bien une petite dose de justice sociale.

Promis ce n'est pas pour faire des économies mais pour permettre une plus forte protection, une meilleure équité.

 

https://www.20minutes.fr/societe/3030387-20210427-assurance-chomage-oui-ex-travailleur-smic-verra-bien-allocation-baisser-plus-300-euros-reforme

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Assurance-chômage : Oui, un ex-travailleur au Smic verra bien son allocation baisser de plus de 300 euros avec la réforme

FAKE OFF Un calcul du montant de l’allocation-chômage après la réforme du 1er juillet prochain suscite de vives réactions sur Facebook

Alexis Orsini

Publié le 27/04/21 à 17h33 — Mis à jour le 27/04/21 à 17h33

 

 

Une agence Pole emploi (image d'illustration).
Une agence Pole emploi (image d'illustration). — LOIC VENANCE / AFP
  • « Au 1er juillet, l’allocation-chômage d’un smicard passera de 985 euros à 667 euros ! », s’indigne une publication Facebook virale.
  • Cette affirmation est authentique et conforme à la nouvelle méthode de calcul de cette allocation, qui entrera en vigueur à cette date.
  • La publication omet toutefois de préciser que le demandeur d’emploi concerné bénéficiera de cette allocation sur une durée plus longue – même si ce changement engendre d’autres problèmes concrets.

« La précarité en marche ! » Au-delà de cette formule parodiant le nom du parti présidentiel, un post Facebook viral entend dénoncer la baisse à prévoir de l'allocation-chômage allouée à certaines catégories de travailleurs.

« Au 1er juillet, l’allocation-chômage d’un smicard passera de 985 euros à 667 euros ! », s’offusque ainsi ce visuel, partagé plus de 2.000 fois sur le réseau social.

 
 

Calcul fiable ou chiffres trompeurs ? 20 Minutes fait le point.

FAKE OFF

La première étape de la réforme de l’allocation-chômage débutera bien le 1er juillet prochain, avec la réforme de son mode de calcul. A compter de cette date, le salaire journalier de référence (SJR) tiendra compte des périodes d’inactivité des travailleurs sans emploi.

« Ces nouvelles règles de calcul conduisent à indemniser moins, mais plus longtemps : 14 mois en moyenne, contre 11 actuellement. Selon les estimations de l’Unédic, dans l’ensemble, 63 % des allocataires percevront au total une indemnisation moins élevée et 23 % une indemnisation supérieure », détaille le site Service Public. Tout en rappelant que « pour éviter des revenus trop bas aux personnes les plus précaires, cette baisse d’allocation sera limitée par un plancher : le SJR baissera de 43 % maximum par rapport au mode de calcul de la convention chômage de 2017 ».

 

Concrètement, selon l’exemple donné en mars par le ministère du Travail, un salarié payé au Smic ayant travaillé pendant 8 mois sur la période de référence (de 24 mois) se verrait verser une allocation-chômage de 667 euros sur 14 mois… contre 985 euros pendant 8 mois à l’heure actuelle. C’est cet exemple – authentique, donc – qui est repris sur le post Facebook, même s’il se garde bien de préciser ce changement de durée d’indemnisation.

Si le gouvernement vante la durée accrue de cette indemnisation, elle se retrouve tout de même réduite chaque mois, alors que « les charges fixes du demandeur d’emploi, comme le loyer, ne baisseront pas, [ce qui ne] fera qu’augmenter sa précarité financière », comme le déplorait récemment auprès de 20 Minutes Eric Courpotin, secrétaire confédéral de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Sans compter que les 800.000 demandeurs d’emploi qui devaient être concernés par cette diminution d’allocation, selon la première analyse de l’Unédic datée de l’automne 2020, seraient en réalité bien plus nombreux si l’on en croit ses prévisions actualisées, en date du 7 avril 2021 : « La première année, avec le nouveau mode de calcul du SJR, 1,15 million d’allocataires ouvriront un droit avec une allocation journalière plus faible (de 17 % en moyenne) qu’avec les règles en vigueur jusqu’alors. »

 

Des économies de 2,3 milliards d’euros par an

En outre, « les allocataires vont rarement au bout de leurs droits », comme le rappelait récemment à Libération Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques. Même en augmentant leur durée d’indemnisation jusqu’à 14 mois, le gouvernement s’assure donc de réaliser des économies.

Et pas des moindres : selon l’étude d’impact de l’Unédic, elles équivaudraient à « une baisse des dépenses d’environ 2,3 milliards d’euros par an en régime de croisière, c’est-à-dire une fois que l’on aura retrouvé la situation économique proche de celle que l’on a connue avant la crise sanitaire. »

 

 

*un smicard ayant travaillé 8 mois sur les 24 derniers. 

 

Un smicard ayant travaillé 24 mois sur les 24 derniers sera bien full droit 

Titre putaclick

Edited by Mrpropre World Peace

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Il y a 13 heures, survival66 a écrit :

 

Ca passe moyen la tambouille.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/020521/regionales-l-alliance-entre-lrem-et-lr-en-paca-divise-les-deux-camps

  Révéler le texte masqué

 

Régionales: l’alliance entre LREM et LR en Paca divise les deux camps

2 MAI 2021 PAR ILYES RAMDANI ET ELLEN SALVI

Au terme de semaines de grandes manœuvres, Jean Castex a annoncé un accord avec le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, créant de vives tensions au sein de la majorité présidentielle comme du parti de Christian Jacob. LR a immédiatement retiré son investiture à Renaud Muselier.

 

 

L’annonce était d’une telle importance qu’elle a été faite par Jean Castex en personne. Dans une lecture toute personnelle des institutions, le premier ministre, chef de la majorité et non du parti La République en marche (LREM), comme pourrait le laisser penser sa dernière communication, vient d’acter une alliance entre le parti présidentiel et le président Les Républicains (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca, rebaptisée Région Sud), pour les élections régionales des 20 et 27 juin.

Dans le JDD, il dit répondre « très favorablement à l’initiative de Renaud Muselier » en retirant la liste LREM, jusqu’ici conduite par Sophie Cluzel, avant même la tenue du premier tour. La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ainsi que plusieurs autres représentants du parti présidentiel, intégreront donc le dispositif conduit par le président sortant de la région, successeur du maire LR de Nice (Alpes-Maritimes) Christian Estrosi, qui appelle à un rapprochement depuis l’été 2020.

 

Jean Castex et Renaud Muselier à Toulon (Var), le 5 janvier. © Nicolas Tucat/Pool/AFPJean Castex et Renaud Muselier à Toulon (Var), le 5 janvier. © Nicolas Tucat/Pool/AFP

 

Bien qu’attendue au terme de semaines de grandes manœuvres, cette annonce a toutefois créé de vives tensions, au sein de LR comme de LREM. La Rue de Vaugirard a rapidement réagi en annonçant, dès la fin de matinée, le retrait de son investiture à Renaud Muselier. La « peur de perdre » et le « cynisme » n’ont « jamais fondé une ligne politique », a souligné Christian Jacob, le président du parti, en dénonçant ce qu’il qualifie de « petites manœuvres électorales ».

Une décision saluée par le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, président de la commission nationale d’investiture (CNI) du parti, qui avait fait part, un peu plus tôt, de son « immense tristesse face à ce coup de poignard dans le dos ». Évoquant une « mauvaise soupe » préparée « sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche », il a aussi écrit, au sujet de ses collègues de LR : « Ils ont osé l’inacceptable. »

Du côté de LREM, les réactions ne sont guère plus enthousiastes. Outre les macronistes issus de la droite, à l’instar de la députée et présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale Aurore Bergé, qui a salué cette alliance, en estimant « que la recomposition politique se fonde d’abord sur des projets partagés », certains de ses collègues tiennent à rappeler qu’ils n’avaient pas signé pour devenir un « Les Républicains bis ».

Dimanche matin, le courant « En commun ! », fondé notamment par la ministre en charge de la transition écologique Barbara Pompili, le vice-président LREM de l’Assemblée Hugues Renson et plusieurs autres macronistes, a ainsi « condamné fermement » l’accord. « Pour faire barrage à l’extrême droite, nous devons nous élargir à d’autres forces de progrès. Pas aux conservateurs. Cette alliance au premier tour renforce l’extrême droite en la présentant comme seule alternative », écrivent-ils. Territoires de Progrès, le mouvement parrainé par les ministres Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères) et Olivier Dussopt (budget), a lui aussi affiché son opposition.

« Parlons un peu de fond : puisqu’elle apporte son soutien à Muselier, la majorité présidentielle soutient donc la commande de vaccins Sputnik V par les régions ? », interroge encore un cadre de la majorité, en référence à une récente promesse du président de région.  Le 14 avril, sur RTL, Renaud Muselier avait en effet annoncé avoir « réservé » 500 000 doses du vaccin russe, qui n’a pas obtenu de validation auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA). 

Une annonce fustigée dans la foulée par Clément Beaune, le secrétaire d’État en charge des questions européennes. « Ce n’est pas une bonne chose et ce n’est pas responsable », avait-il affirmé sur Radio J, tandis que les tractations électorales se poursuivaient en coulisse. Renaud Muselier avait beau répéter ne pas vouloir « d’accord d’appareil » dans sa région, il continuait de prôner l’ouverture de sa majorité, des « Verts raisonnables » aux « repentis » du Front national. Et d’en discuter directement avec le pouvoir exécutif.

Tous les ministres interrogés par Mediapart ces derniers temps ne cachaient pas l’issue de ces discussions : pour eux, il était clair que Sophie Cluzel avait vocation à rejoindre les équipes du président sortant de la Région Sud. Ne serait-ce que pour « circonscrire le risque Thierry Mariani », expliquait l’un de nos interlocuteurs, craignant une victoire du Rassemblement national (RN) le 27 juin.

Ce dernier a évidemment profité de l’annonce de Jean Castex pour transformer l’ancien « UMPS » en « Les Républicains en marche ». « Maintenant c’est clair et incontestable », a-t-il commenté sur Twitter. D’autres élus d’extrême droite, comme l’eurodéputé Gilbert Collard, ont quant à eux félicité Nadine Morano, qui a elle aussi dénoncé l’accord en Provence-Alpes-Côte d’Azur . « Nadine Morano, fidèle à ses idées, une femme d’honneur », a-t-il applaudi.

La célérité et la virulence avec lesquelles LR a réagi traduisent la violence du camouflet subi. Depuis des mois, la direction du parti martelait qu’il n’y aurait aucun accord avec LREM, craignant d’être engloutie par le parti présidentiel et celui de Marine Le Pen. « La meilleure manière de faire monter le RN, ce sont ces perspectives folles d’alliance avec LREM, grince Aurélien Pradié, le secrétaire général du parti, tête de liste en Occitanie. Moi, je ne ferai aucune alliance, ni avec les uns ni avec les autres. »

« L’accord Macron-Muselier est un terrible aveu d’échec pour Emmanuel Macron, a également réagi, sur BFM, le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, candidat à sa réélection. Quelle honte ! Renaud Muselier fait une terrible erreur. Seul, il peut gagner, avec En Marche, il ne gagnera pas. Cet accord est irresponsable, car il fait du RN le seul opposant. Il nous amènera au déshonneur et à la défaite. LR n’a pas vocation a être les supplétifs d’En Marche ! »

Le même schéma s’était dessiné l’an dernier, à l’occasion des élections municipales. Malgré les cris d’orfraie de la Rue de Vaugirard, plusieurs grands élus de droite avaient choisi de faire alliance avec le parti présidentiel. Certains dès le premier tour, comme le maire de Toulouse (Haute-Garonne) Jean-Luc Moudenc, finalement réélu ; d’autres entre les deux tours, à Bordeaux (Gironde), Lyon (Rhône), Strasbourg (Bas-Rhin) ou Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), pour autant de défaites. 

« On a bien vu à quel point ça leur avait réussi », ironisait un cadre du parti cet hiver, pariant sur le fait que « le précédent des municipales devrait refroidir les ardeurs de ceux qui ont cette tentation aux régionales ». Pari manqué, donc : la stratégie de LR s’écroule sur l’autel des ambitions individuelles. « Aujourd’hui, les grands élus pèsent plus lourd que le parti, expliquait l’un d’eux à Mediapart. Qui peut penser que le siège va nous dicter nos listes depuis Paris ? »

L’annonce de Jean Castex crée un précédent inquiétant pour Les Républicains. Comme Renaud Muselier, certains candidats pourraient être tentés de se rapprocher de LREM pour remporter leurs élections locales : c’est notamment le cas du juppéiste Nicolas Florian en Nouvelle-Aquitaine, la tête de liste LR étant déjà associée au parti présidentiel à Bordeaux – où il a perdu aux municipales de juin 2020.

D’ailleurs, dans son communiqué, Christian Jacob ne ferme pas complètement la porte à des alliances avec LREM, à condition qu’elles se fassent au second tour. « Le premier tour doit être celui de la clarté et de la fidélité à ses convictions, ses engagements et ses alliés naturels », écrit le patron de LR. Si l’équation électorale l’impose, les deux partis pourraient donc se retrouver au soir du 20 juin.

 

Pour LR, ce serait la nouvelle inconnue d’une équation politique insoluble où deux calendriers politiques, le local et le national, se chevauchent. Fin juin, le parti pourrait se retrouver à fêter des victoires communes avec LREM tout en lançant sa campagne présidentielle contre Emmanuel Macron. Un grand écart si périlleux qu’il pourrait lui être fatal. Au bénéfice de la majorité.

C’est là tout l’enjeu du billard à mille bandes organisé par les macronistes depuis le tout début du quinquennat : faire éclater définitivement le parti de la rue de Vaugirard, pour devenir la seule formation de droite, face à Marine Le Pen. Ainsi poussent-ils, par le biais de cet accord avec Renaud Muselier, à une « grande clarification », appelant les élus LR à choisir entre eux et le RN. Ils s’appuient, pour ce faire, sur une récente déclaration d’Éric Ciotti, dans Valeurs actuelles : « Ce qui nous différencie globalement du Rassemblement national, c’est notre capacité à gouverner. »

 

 

LR + EM = LREM.

Les Républicains En Marche.

CQFD

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il y a 24 minutes, Jamiyoyo a écrit :

LR + EM = LREM.

Les Républicains En Marche.

CQFD

Je veux bien mais j'ai plutôt l'impression que la stratégie de Macron c'est de faire en sorte que Les Républicains marchent en moonwalk.

Le mec fout bien la m**de pour torpiller un peu plus ce qu'il reste de LR.

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Si tu torpilles LR ça t'amènera assurément un bon p'tit paquet d'Aurore Bergé like prêt à te sucer la bite, voir à cracher sur les anciens collègues, pour un strapontin et une caresse sur le haut du crane de la part du roi.

Cela dit pas de jaloux, ça marche aussi avec le PS, les Marlène, Casta et cie.

 

La plus grande qualité de Macron c'est pas de crée qq chose avec LREM, c'est d'avoir réussi à réduire en cendres les LR et PS déjà bien carbo.

Un peu d'islamo-gauchiste en boucle dans les médias pour discréditer LFI et il ne reste plus que le RN qu'on laisse tranquille jusqu'en 2022.

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il y a 40 minutes, survival66 a écrit :

Je veux bien mais j'ai plutôt l'impression que la stratégie de Macron c'est de faire en sorte que Les Républicains marchent en moonwalk.

Le mec fout bien la m**de pour torpiller un peu plus ce qu'il reste de LR.

Tu as très bien résumé la chose.

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Posted (edited)

Le tour de force c était de gagner avec LR et le PS encore debout... maintenant c est une ballade de santé. 

On vit désormais avec un parti unique. 

(Sarko a pris une petite balle préventive aussi.)

Edited by AssKicker496

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Pas pour soutenir les fines analyses politiques de salas,

mais t'es juste en train de décrire un win-win dans un deal.

 

Muselier est prêt à vendre l'avenir de son parti pour garder son poste.

Macron profite d'avoir ce genre de personne tarifée pour finir le LR.

 

Z'ont fait la même avec le PS il y a 5 ans.

Ils vont pouvoir se concentrer sur les musulmans maintenant.

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Notre Jean-Mimi veut interdire l'écriture inclusive à l'école... je ne savais pas qu'elle y était utilisée, comme quoi.

Bon faut avouer que c'est vraiment la préoccupation du moment à l'EN.

 

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il y a 16 minutes, CrazyUgly a écrit :

Si ça pouvait pousser la macronie à un peu plus d’humanité 

:rofl:

De la même manière que Biden veut faire casquer les plus riches pour la crise du Covid et vient de dire que la théorie du ruissellement ne marchait pas, tu crois sincèrement que Macron pourrait aller dans ce sens et changer son logiciel ?

 

La théorie du ruissellement et la générosité au Macronistan.

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... quoique si c'est défiscalisé on veut bien donner un peu pour redorer l'image.

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Il y a 2 heures, survival66 a écrit :

La théorie du ruissellement et la générosité au Macronistan.

Personne ne croit à la théorie du ruissellement, même pas Macron.

https://actu.orange.fr/politique/videos/je-ne-crois-pas-a-la-theorie-du-ruissellement-declare-macron-macronbfmtv-CNT000001y98qw.html

Faut pas caricaturer puis pleurnicher plus tard dans un autre thread quand Asskikkou expliquera que le programme de JLM est de redistribuer les terres agricoles en sovkhoses.

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Posted (edited)

Emmanuel Macron, 15 octobre 2017 : « Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent ! […] Je ne crois pas au ruissellement, mais je crois à la cordée. […] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole. »

Le 6 janvier 2018, le porte-parole du gouvernement enfonce le clou : « Ce n’est pas un gouvernement qui fait des cadeaux aux riches ! C’est un gouvernement qui permet à l’argent d’être investi dans les entreprises pour nos emplois en France. » Un résumé saisissant de la notion de trickle-down effect (effet de ruissellement) avancée en 1981 par le directeur du budget de Ronald Reagan : « Donner les réductions d’impôts aux tranches supérieures, aux individus les plus riches et aux plus grandes entreprises, et laisser les bons effets “ruisseler” à travers l’économie pour atteindre tout le monde. »

 

https://www.mediapart.fr/journal/economie/030521/emmanuel-macron-dernier-defenseur-de-la-theorie-du-ruissellement

Spoiler

 

Emmanuel Macron, dernier défenseur de la théorie du ruissellement

3 mai 2021 Par Romaric Godin
 

Malgré labandon officiel par les États-Unis de la théorie du ruissellement, Emmanuel Macron sacharne à faire un lien entre fiscalité, emplois et industrie. Et devient un des dirigeants les plus conservateurs au monde sur le plan économique.

 

Le contraste est impressionnant. Le même jour, le 30 avril 2021, le président des États-Unis Joe Biden proclamait devant le Congrès que « la théorie du ruissellement n’a jamais fonctionné », tandis quEmmanuel Macron, lui, défendait, dans une interview à la presse quotidienne régionale, la baisse des prélèvements, et surtout son grand œuvre, la fin de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour les patrimoines mobiliers, au nom de l’exigence de réindustrialisation. Pour lui, les échecs de la France pendant la pandémie s’expliquent en grande partie par le fait que l’on « aurait dû faire cette réforme fiscale il y a 10 ou 15 ans ».

 

Emmanuel Macron lors de l'entretien avec la presse régionale le 29 avril 2021 © Yoan VALAT / POOL / AFP
Emmanuel Macron lors de l'entretien avec la presse régionale le 29 avril 2021 © Yoan VALAT / POOL / AFP

 

Certains ne voient cependant pas dans cette divergence une contradiction. La France taxera en effet formellement davantage les plus riches que ne le font les États-Unis, même après la réforme Biden. Aussi devrait-on voir dans la divergence de directions entre les politiques fiscales états-unienne et française une forme de convergence vers un point d’équilibre fiscal rationnel et idéal. On retrouve là l’obsession de l’équilibre des pensées néoclassiques en économie, mais, concrètement, ce point d’équilibre ne signifie pas grand-chose.

Il est effectivement très difficile de définir ce qu’est une taxation trop élevée. Le niveau de fiscalité correspond à un choix de société et est adossé à la nature des structures publiques en partie financées par l’impôt et qui bénéficient à ceux qui paient ce dernier. Un taux d’impôt sur les sociétés à 25 % n’a donc pas la même « valeur » dans des pays où les infrastructures technologiques, routières, éducatives et sanitaires sont différentes. En clair : pour un même taux, les entreprises n’en ont pas « pour leur argent » au même niveau. Une convergence autour d’un taux fixe n’a donc aucun sens en soi, à moins de considérer que l’état de ces infrastructures est le même dans tous les pays.

C’est la grande faiblesse de la fameuse « courbe de Laffer » qui a été une des bases de la théorie du ruissellement et qui n’est que la traduction graphique naïve du proverbe « trop d’impôt tue l’impôt ». Mais l’essentiel est de savoir où se situe ce « trop ». Or Laffer et les néolibéraux ont considéré que ce « trop » était absolu et non relatif, et ont renversé la sagesse populaire en un « moins d’impôt signifie plus de recettes fiscales car plus d’activité économique ». La justification de cette vision est celle d’une liberté absolue de circulation des capitaux, qui iraient là où ils sont le plus protégés, donc le moins taxés.

Cette vision est clairement celle d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Lorsqu’il avance, comme dans l’entretien avec la presse quotidienne régionale du 29 avril, que le fruit de la baisse des impôts est « l’attractivité », autrement dit la capacité du pays d’attirer les capitaux, il est dans cette logique. Le discours qui est le sien depuis la campagne électorale de 2017 est toujours le même de ce point de vue : le développement économique du pays dépend de l’attraction de capitaux étrangers et cette attraction dépend d’un niveau plus faible des impôts. Dans cette vision, le bon niveau de taxation est naturellement le plus faible. La compétition fiscale fait partie de l’ordre du monde et les États doivent s’y soumettre afin de favoriser la création d’emplois, l’investissement et l’innovation qui, tous, dépendraient des flux de capitaux. D’où les réformes fiscales de 2018 et, plus récemment encore, la baisse des impôts sur la production. Certes, le discours présidentiel a un peu évolué avec le sens du vent. Jadis, il s’agissait d’abord de favoriser l’innovation, maintenant, il s’agit davantage de la « réindustrialisation », mais ce ne sont là que des détails de communication. La logique est toujours la même : plus les impôts sont faibles, plus l’économie est dynamique.

Or c’est précisément cette logique que le président des États-Unis a remise en cause. Joe Biden parle d’un pays où cette logique néolibérale a été poussée à son extrémité. Donald Trump avait achevé le mouvement avec son plan fiscal de 2017 qui avait réduit encore l’imposition des plus riches et le taux de l’impôt sur les sociétés de 35 % à 21 %. Ce mouvement est évidemment comparable à celui du quinquennat Macron, qui a porté ce même taux de 33,3 % à 25 %. Bien sûr, Joe Biden ne ramène pas ledit taux à 35 %, il s’arrête même à 25 %, renonçant au taux prévu de 28 % sous la pression de la droite démocrate au Sénat. Mais il relève l’impôt sur les plus riches et sur les revenus du capital.

 

Trickle-down economics has never worked. pic.twitter.com/PkuqpWnrBK

— President Biden (@POTUS) April 29, 2021
Joe Biden : « la théorie du ruissellement n'a jamais fonctionné » © DR

 

Ce qui compte ici, ce ne sont pas les taux, qui effectivement ont plutôt tendance à converger entre États-Unis et France, mais plutôt les directions, qui, elles, divergent. Or les directions sont plus parlantes que le niveau des taux. En acceptant de remonter les taux d’imposition, Joe Biden reconnaît précisément que les hausses d’impôts ne sont pas des entraves à l’investissement, à la création d’emplois et à la croissance. Et il n’a pas dit que la théorie du ruissellement ne marchait plus ou qu’elle pouvait marcher ailleurs qu’aux États-Unis. Son message est clair : elle « n’a jamais fonctionné ». C’est donc une supercherie. À Washington comme à Paris.

Mieux même, en faisant participer davantage les entreprises et les plus riches à l’amélioration des structures sociales et des infrastructures du pays, il reconnaît que la liberté donnée aux capitaux ne permet pas d’organiser correctement la société et de procurer le bien-être collectif. Joe Biden a même reconnu que les impôts faibles appauvrissaient l’État, au lieu de le renflouer comme le veut la pseudo-théorie de Laffer. De là sa critique de la théorie du ruissellement : baisser les impôts en espérant que les capitaux privés organisent le bien-être présent et futur par une forme d’ordre spontané est un leurre.

Et c’est bien ici que se situe la divergence profonde entre Joe Biden et Emmanuel Macron. La question n’est pas alors celle du taux, mais celle de la logique de baisse continuelle des impôts sur le capital qui est celle du gouvernement français. Ce que dit le président états-unien, c’est que son pays a expérimenté in situ cette logique selon laquelle baisser les impôts sur le capital procurerait l’abondance. Sa conclusion est sans appel : c’est un désastre. Certes, le taux de chômage peut statistiquement baisser et la croissance être plus forte, mais la réalité sociale et productive est tout autre.

Emmanuel Macron rejette profondément ce constat. Il l’a martelé le 29 avril en faisant un lien très douteux entre le déclassement industriel « révélé par la crise sanitaire » et le niveau des impôts : « On a eu raison de stopper cette aberration qui conduisait nos entrepreneurs à s’installer à l’étranger ; on aurait dû le faire 10 ou 15 ans plus tôt. Nous avons malheureusement vécu à plein l’absurdité d’un modèle économique qui n’existait plus. » Le lien que fait le président de la République française est exactement celui que faisait Donald Trump pour les États-Unis lors de sa réforme fiscale : les États-Unis se sont désindustrialisés et ont laissé le champ à la Chine à cause d’une fiscalité confiscatoire.

 

Emmanuel Macron sur l'ISF pendant son entretien avec la PQR © Le Parisien

 

Et l’on voit bien ici que le problème n’est pas le taux mais bien la direction, puisque Donald Trump pouvait tenir le même discours que celui que tient aujourd’hui Emmanuel Macron dans un pays à la fiscalité déjà plus généreuse. La rupture de Joe Biden avec la pensée trumpiste met donc aussi le gouvernement français face aux limites de sa logique économique. Car, finalement, la question du niveau du taux est ici différente : si les États-Unis ont des taux d’imposition plus faibles, leur niveau de prestations publiques l’est aussi. Ce que dit l’actuelle administration Biden, c’est que cette situation est nocive et qu’il vaut mieux des impôts plus élevés pour obtenir de meilleures prestations publiques et, in fine, une dynamique économique plus saine.

Pourtant, Emmanuel Macron continue à croire, comme Donald Trump, que l’on atteindra la croissance en abaissant à la fois les impôts et le niveau des prestations publiques (d’où les réformes des retraites et de l’assurance-chômage, et l’annonce d’une norme de dépenses publiques dans l’avenir). Idéologiquement, la divergence avec Washington semble donc immense sur le plan fiscal.

Qu’il le reconnaisse ou non, Emmanuel Macron reste donc adepte de la pseudo-théorie du ruissellement. Évidemment, pas de sa version la plus basique qui veut qu’enrichir les riches permet, par leur consommation, de développer le bien-être. Lui passe par l’investissement. Mais il ne faut pas s’y tromper : c’est cette version qui a toujours été la plus utilisée politiquement parce qu’elle permet de jouer sur le chantage à l’emploi du capital. Face à des capitalistes qui menacent de détruire des emplois si on les taxe, la réponse est de dire qu’il faut baisser les impôts pour sauver ou créer des emplois. C’est cette antienne que ne cesse de rechanter l’hôte de l’Élysée et qu’on a cessé de chanter à la Maison Blanche.

L’échec de la vision macronienne de la fiscalité

Le problème, c’est que la réalité donne plutôt raison à Joe Biden qu’à Emmanuel Macron. D’abord, il suffit de faire quelques constats simples : la désindustrialisation a touché des pays à la fiscalité très avantageuse, à commencer par le Royaume-Uni ou les États-Unis, précisément. Selon l’OCDE, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée est passée entre 1995 et 2018 de 19,65 % à 13,6 % en France et de 22,03 % à 13,9 % au Royaume-Uni. Autrement dit, la désindustrialisation britannique, dans un pays où la fiscalité du capital est très faible, a été plus rapide que celle de la France. Elle a été à peine plus lente aux États-Unis, avec une part de l’industrie dans la valeur ajoutée qui est passée de 20 % en 1997 (un niveau proche de celui de la France) à 14,9 % en 2008.

 

Evolution de la part de l'industrie dans la valeur ajoutée dans l'OCDE © OCDE

 

Mieux même, la Suède, pays qui a inspiré, pour des raisons de réindustrialisation, le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, a été avec cette fiscalité du capital un des pays à se désindustrialiser le plus rapidement : entre 1995 et 2018, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée est passée de 26,23 % à 18,12 %. La chute est de plus de huit points, contre six pour la France… Autrement dit, avec sa fiscalité décourageante, la France a réduit son écart industriel avec la Suède potentiellement si attractive fiscalement ! La conclusion va de soi : le maintien de l’industrie dépend peu, voire pas du tout du niveau des impôts sur les plus riches et le capital. Il n’y a pas de ruissellement.

Au reste, les bilans sur « l’attractivité » dont ne cessent de se vanter les partisans d’Emmanuel Macron sont très incertains et biaisés. D’abord parce que ces « baromètres » réalisés par des grands cabinets de conseil comme EY sont fondés sur des « nombres de projets d’investissement » et que cela ne signifie pas grand-chose. On peut être peu attractif et créer beaucoup d’emplois industriels par ailleurs, comme cela a été le cas de l’Allemagne pendant longtemps. On peut aussi être très attractif pour les capitaux étrangers et se désindustrialiser, comme cela a été le cas au Royaume-Uni. Du reste, s’il fallait achever de détruire la pertinence de ces baromètres, on pourrait rappeler que la France a été entre 2005 et 2016 le pays le plus attractif pour les projets industriels, selon le baromètre EY. Ce qui n’a pourtant guère été un frein à la désindustrialisation. Il faut donc le dire clairement : ces baromètres ne mesurent rien d’utile mais sont des outils politiques.

On pourrait en dire autant de l’investissement. Malgré son statut d’enfer fiscal, la France a toujours affiché un taux d’investissement élevé, plus élevé qu’en Allemagne par exemple. On constate qu’entre 2017 et 2019, l’écart franco-allemand en matière d’investissement, selon Eurostat, s’est réduit de 2,1 points à 1,9 point. Le taux d’investissement français est passé de 22,5 % du PIB à 23,6 %, tandis que celui de l’Allemagne passait de 20,4 % à 21,7 %. Alors même que la France cessait d’être un enfer fiscal…

Mais on voit bien que le soutien à « l’investissement » est problématique et n’est pas gage d’emplois, de développement du tissu productif ou même de croissance. Le problème est bien la nature de cet investissement, sujet qui n’est pas pris en compte par une réforme fiscale qui se contente de donner des « moyens » nouveaux d’investir sans traiter de la nature de l’investissement. Rien d’étonnant donc à ce que, selon l’OCDE, la baisse de l’industrie dans la valeur ajoutée en France n’ait pas été stoppée entre 2017 et 2020, puisqu’elle est passée de 13,83 % à 12,97 %. La baisse est même la plus rapide de ces dix dernières années !

Au reste, il suffit de lire le dernier avis du comité d’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital, en octobre 2020,  pourtant largement constitué d’économistes favorables à la politique gouvernementale, pour se convaincre de la vanité du ruissellement macroniste. Le comité peine à identifier des effets concrets sur l’investissement et l’emploi ex post, c’est-à-dire après la réforme. On accuse le manque de données, mais on a vu qu’il en existe quelques-unes assez parlantes. Bref, le comité est fort gêné et ne se prononce pas. Le seul fait concret constaté est l’enrichissement des détenteurs de capitaux, qui ont bénéficié de versements de dividendes. Bref, l’assurance d’un Emmanuel Macron quand il fait le lien entre baisse de la fiscalité, emploi et réindustrialisation n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux.

Il se paie donc de mots et s’enferme dans sa bulle idéologique. Cela n’est guère étonnant, tant sa logique du ruissellement est à la fois naïve et déconnectée de la réalité du capitalisme contemporain. Naïve, on l’a vu, parce qu’elle prétend tirer un lien direct entre prospérité, et, singulièrement, prospérité industrielle, et niveau de la fiscalité. Joe Biden et les chiffres disent le contraire, le président français en reste à ses certitudes.

Déconnectée ensuite parce que le capitalisme contemporain n’est pas constitué par ce lien simple entre épargne, finance et industrie. Dans la vision macronienne, le détenteur de capital utilise son épargne pour investir dans des activités qui créent des emplois et de la richesse. Cette vision pose déjà un problème concernant le choix des investissements et leur dépendance aux cycles. Mais le capitalisme contemporain est financiarisé. Autrement dit, la sphère financière capte une partie de la richesse pour sa propre utilité. L’idée que l’achat d’une simple action sur les marchés peut conduire à créer des emplois industriels est évidemment fausse. Les marchés financiers sont moins des outils de financement de l’économie que des bulles autonomes de valorisation de patrimoines. 

 

Dans un contexte où les gains de productivité se font plus rares et où les investissements industriels peinent à être rentables rapidement, la compétition entre la finance et le reste de l’économie est redoutable pour les tissus productifs. La finance attire les capitaux et les attire d’autant plus qu’elle semble aujourd’hui garantie par les banques centrales, qui subventionnent les marchés et semblent leur assurer qu’aucune crise financière ne saurait se produire.

 

Dans ces conditions, à quoi bon aller investir dans l’économie réelle ? Cette « malédiction de la finance », pour reprendre le titre de l’auteur britannique Nicolas Shaxson, pourrait bien expliquer en partie pourquoi l’Allemagne, moins financiarisée, a su mieux conserver son industrie que la France et le Royaume-Uni.

Mais cette différence est aussi le fruit du comportement des élites économiques. Lorsqu’au-delà du Rhin il existe une vision patrimoniale de l’entreprise, de ce côté-ci, on y voit surtout une vision financière, un moyen de pouvoir très vite réaliser une fortune que l’on ira investir sur les marchés. D’un côté, on investit pour le long terme, de l’autre, on fait des « coups ». La fiscalité n’a pas grand-chose à faire dans ces différences. En revanche, lorsqu’on défiscalise les patrimoines et les revenus financiers, on encourage encore cette tendance à la financiarisation. Logiquement, le taux d’investissement croît et la part de l’industrie recule. En revanche, le nombre de milliardaires et leurs patrimoines progressent. C’est ce que l’on constate depuis 2017…

La théorie du ruissellement ne constitue donc pas une politique industrielle. Comme le souligne l’économiste Nadine Levratto dans un entretien au Figaro du 3 mai, cette dernière ne peut s’appuyer sur une seule baisse des impôts non ciblée et sans contrepartie. Il faut diriger les soutiens, mais l’on pourrait même dire qu’il faut souvent, surtout dans les industries de pointe ou dans celles jugées essentielles, agir par de l’investissement public. On peut attendre que le capital privé remplisse les besoins sociaux par la bénédiction de la main invisible, mais on ne doit pas alors s’étonner de certains désastres. On peut aussi décider que la puissance publique agisse directement. C’est, du reste, ce que prévoit le deuxième plan Biden. Et c’est là encore une divergence fondamentale avec l’exécutif français.

Reste que si les fondements économiques de la théorie du ruissellement ne tiennent pas, cette dernière n’est plus qu’une politique de redistribution à l’envers, où l’État est mis au service de l’enrichissement des classes aisées. C’est une simple politique de classe. Et c’est bien pourquoi Emmanuel Macron s’accroche à ses fausses évidences pour éviter une remise en cause qui est partout à l’œuvre.

Emmanuel Macron est donc désormais accroché à une théorie du ruissellement qui n’est plus qu’une idée zombie. Cette posture le place dès lors parmi les gouvernements les plus conservateurs du monde actuel. Même la droite britannique a accepté de relever l’imposition sur les entreprises, pour des raisons, il est vrai, de financement du déficit. Certes, l’administration Biden reste attachée à des éléments clés du néolibéralisme et à une sauvegarde du capitalisme, mais elle prend acte du sens de l’histoire qui balaie le ruissellement. Elle reconnaît dans cette dernière sa seule réalité, celle d’une politique de classe.

Ce n’est pas le cas d’Emmanuel Macron, pour qui la fin de l’histoire semble être contenue dans le rapport Attali. Dès lors, la position française en matière fiscale apparaît désormais comme une relique de la vision économique de Donald Trump. Plus que jamais la « révolution » d’Emmanuel Macron s’affirme comme une contre-révolution visant à sauvegarder un néolibéralisme en déclin.

 

 

Edited by survival66

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On est passé de 8eme à 7eme entre 2017 et 2020 à l'indice de réduction des inégalités, indice calculé par Oxfam (un lobby pro Macron, comme tout le monde le sait), indice basé sur le service public (que Macron aurait détruit d'après certains), sur la fiscalité (ou Macron ne s’intéresserait qu'aux top 1% toujours selon les mêmes) et sur le droit du travail (que Macron etc...)

C'est un magicien quand même. Comment tu l'expliques @survival66?

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