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touranj

[Bilan] Emmanuel Macron : 2017 - 2022

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Le 09/02/2020 à 23:20, kevar69 a écrit :

Je me prend pour rien du tout , quand  je lis un truc ici j’essaie juste de savoir la provenance et si cela est vrai .

apres je ne suis pas là que pour ça , mais comme je l’ai déjà dit y’a quelque temps sur ce thread .

Ici l’opposition ou ceux qui sont contre Macron sont omniprésent et post a tout va sur tout donc difficile aussi de débattre quand l’argument csr une nana qui parle dans la rue .

Tu as le droit de trouver qu’il fait tout mal , c’est souvent les détracteurs qui post plus que les autres c’est ainsi .

y’a 4/5 pages j’ai commencer à discuter de là valeurs du point qui pour moi était dans le projet de lois sans pouvoir baissé, on m’a dit l’inverse j’ai posté un liens et après plus rien .

globalement vous parler aussi de ce qui vous arrangent , tu es le premier ici à poster quand un membre de la REM ce casse er démissionne.

Oops apparemment c'est plus le cas, pourtant la loi le prévoyait mon bon kevar ? Ou juste Édouard Philippe avait dit que la loi le prévoirait ? Tu noteras que c'est pas vraiment la même chose ;)

Parce que finalement on va demander a l'INSEE de fabriquer un nouvel indicateur pour calculer la valeur du point.

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https://www.marianne.net/economie/valeur-du-point-dans-le-flou-le-gouvernement-se-dirige-vers-l-option-la-moins-favorable-aux 

Le projet de loi du gouvernement prévoit que les points de retraite seront indexés sur le "revenu moyen d'activité par tête". Mais cette statistique complexe doit encore être mise au point, et garantirait une revalorisation moins favorable que celle initialement promise.

 

ils se foutent vraiment du monde

quand le peuple comprendsp as le gouvernement a été trop technique, quand le gouvernement sait pas donner une réponse c'est que le sujet est trop technique

 

 

"Laurent Pietraszewski s'est voulu rassurant, sans donner beaucoup plus de précisions : cet indicateur "ultra-technique" doit "comprendre l'activité des salariés, mais aussi des fonctionnaires et des professions libérales", a-t-il indiqué."

 

 

Edited by dopdop

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https://www.mediapart.fr/journal/france/100220/retraites-et-valeur-du-point-l-entourloupe-du-gouvernement

Spoiler

 

 

Retraites et valeur du point: l’entourloupe du gouvernement

10 février 2020 Par Laurent Mauduit
 

En dévoilant la réforme des retraites, Édouard Philippe s’était engagé à ce que la valeur du point soit indexée « sur les salaires ». Mais la promesse est à présent reniée. L’indexation sera fonction d’un nouvel indicateur que l’Insee ne calcule pas encore.

 

La réforme des retraites a donné lieu depuis de longs mois à de si nombreux mensonges, approximations, changements de pied, subtilités en tous genres et autres habiletés de la part du gouvernement que l’on pensait désormais tout connaître du projet officiel. Et qu’au moins, le Parlement pourrait voter en connaissance de cause. Erreur ! Dans cette liste interminable des ruses utilisées par le pouvoir, il va falloir compter avec une autre, sans doute la plus spectaculaire de toutes : la valeur du point – paramètre absolument décisif de la retraite pour tous les Français qui veulent légitimement savoir si le pouvoir d’achat de leur pension baissera ou non – ne sera pas indexée, comme l’avait promis Édouard Philippe sur les salaires, mais sur un autre indicateur, celui du revenu moyen d’activité par tête, qui présente l’inconvénient majeur… de ne pas encore exister !

 

Ce changement de pied a donc tout de l’embrouille, pour au moins trois raisons. Primo, le gouvernement construit ainsi sa réforme sur un nouveau mensonge. Deuzio, il va demander à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de bricoler un nouvel indicateur, ce qui pourrait contrevenir aux règles d’indépendance de l’Institut. Et puis, tertio, cela veut donc dire que le Parlement va être amené à se prononcer sur la réforme des retraites sans en connaître l’une des principales modalités, ce qui est démocratiquement très inquiétant.

 

Un mensonge ! Il n’y a de fait pas d’autres mots pour qualifier le revirement du gouvernement. On se souvient en effet que dans les semaines précédant l’annonce par le premier ministre du détail de sa réforme des retraites par points, la controverse publique a beaucoup porté sur la valeur du point, précisément, et sur les modalités d’indexation du point qui seraient retenues. Tout le monde avait en effet en mémoire le précédent suédois : sous le coup de la crise financière, la valeur du point avait brutalement été abaissée, et les pensions avaient enregistré une chute vertigineuse de leur pouvoir d’achat.

Et tout le monde aussi avait en mémoire la confidence faite par François Fillon en 2016, pendant la campagne présidentielle, devant un parterre de patrons amusés, leur racontant le tour de passe-passe autour de la valeur du point qu’autorisait ce type de réforme (vidéo ci-dessous).

 

© Public Sénat

 

Alors, au plus fort de la crise sociale, Édouard Philippe avait pris un engagement solennel, le 11 décembre, le jour où il avait dévoilé les principales mesures de sa réforme des retraites par points : il avait fait la promesse que le pouvoir d’achat du point serait garanti :

 

© CESE

 

Une menace sur l’indépendance de l’Insee

L’engagement avait même été beaucoup plus précis que cela : « La loi prévoira une règle d’or pour que la valeur des points acquis ne puisse pas baisser et avec une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires, qui progressent plus vite que l’inflation en France », avait assuré le premier ministre.

Or, deux mois sont tout juste passés que déjà le gouvernement se dédit et annonce une nouvelle règle d’indexation… mystérieuse. C’est le secrétaire d’État chargé des retraites, Laurent Pietraszewski, qui en a fait l’annonce, vendredi, devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée d’examiner le projet de loi du gouvernement. Il a en effet indiqué qu’un « nouvel indicateur » de l’Insee sur « l’évolution du revenu moyen par tête » sera nécessaire pour calculer la valeur du point du futur système de retraites. Sous les critiques de l’opposition et notamment du socialiste Boris Vallaud le taxant d’« amateurisme », il a admis qu’il s’agissait d’un « indicateur » qui « aujourd’hui n’existe pas » et qui reste « à créer ». Et il a essayé de se justifier en avançant cet argument : « Il est intéressant de le créer, parce qu’il n’y a pas que les salariés qui vont être concernés par cette dynamique de revalorisation. Le point ne va pas concerner que les salariés, mais l’ensemble des Français, les revenus des indépendants, des fonctionnaires. Il est donc juste et objectif de constituer un indicateur qui concerne toutes ces populations », a-t-il expliqué.

Et ce lundi matin, sur France Inter, le même Laurent Pietraszewski a de nouveau confirmé que le gouvernement avait « besoin d’un nouvel agrégat », avant d’ajouter : « Il est à construire. »

Seulement, en plus du mensonge public qu’il révèle sur un point absolument majeur de la réforme, ce souhait du gouvernement pose une cascade de problèmes.

Le premier de ces problèmes concerne l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) à qui le gouvernement veut s’adresser pour lui demander de bricoler ce nouvel indicateur. Car de par ses statuts, l’Insee est un institut indépendant. C’est garanti par l’article 1 de la loi du 7 juin 1951, qui régit le fonctionnement de l’Insee : « La conception, la production et la diffusion des statistiques publiques sont effectuées en toute indépendance professionnelle. » On comprend bien les raisons de ces principes : l’indépendance des statisticiens est le gage de l’honnêteté des chiffres qu’ils produisent, sur lesquels sont souvent adossées d’innombrables règles d’indexation qui rythment la vie économique (salaire, Smic, loyers, etc.).

L’honnêteté des chiffres est aussi la garantie d'un débat démocratique sérieux : dans les controverses sur le chômage, le pouvoir d’achat ou la pauvreté, l’Insee sert de garde-champêtre indispensable, permettant un échange de bonne foi. En bref, un pays qui ne garantit pas l’indépendance de sa statistique publique ne peut pas prétendre être une véritable démocratie.

Alors si la « conception » même d’une statistique relève des seules prérogatives de l’Insee, comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour demander à l’institut de produire de nouveaux chiffres ? Il faudra assurément suivre l’affaire de près, car les administrateurs de l’Insee sont très sensibilisés à ces questions d’indépendance et n’ont jamais goûté qu’un gouvernement, quel qu’il soit, leur dicte les statistiques qu’ils ont à produire. Selon les informations de Mediapart, le gouvernement n’a d’ailleurs même pas encore saisi l’Insee d’une quelconque demande. Et l’Insee ne compte nullement, lui-même, s’autosaisir.

Car d’ailleurs, pourquoi faudrait-il un nouvel indicateur ? Il y a, déjà, pléthore d’indicateurs de pouvoir d’achat calculés par l’Insee : le pouvoir d’achat des salaires, celui du revenu disponible brut des ménages, celui par unité de consommation, et bien d'autres encore… Alors, pourquoi dans cette abondance de statistiques en vouloir encore une supplémentaire ? Cela sent naturellement « l’embrouille », pour reprendre le terme de Boris Vallaud.

C'est d'autant plus vrai que l'indexation, pour l'instant inconnue, ne fonctionnerait naturellement qu'à la condition que l'équilibre financier prévu du régime des retraites soit respecté. Mais si d'aventure, cet équilibre était rompu et si les pensions pesaient plus que les 14 % du PIB prévus, l'indexation serait aussitôt remise en cause. « Embrouille à tous les étages », précise l'élu socialiste.

Et l’embrouille apparaît d’autant plus grave que, du même coup, le Parlement est donc convié à se prononcer sur une réforme majeure qui va peser sur la vie sociale du pays pendant de très longues décennies, alors même que l’un de ses dispositifs clefs, celui dont dépendra le niveau des retraites, et leur pouvoir d’achat, est pour l’instant inconnu.

Que faut-il en effet entendre par « revenu moyen d’activité par tête » ? Quelles sont les activités à prendre en compte ? Les revenus de l’épargne sont-ils considérés comme des revenus d’activité ? En réalité, le gouvernement veut donc que les députés se prononcent sur une réforme dont l’une des principales variables reste pour l’instant inconnue. Et puis, comment évoluerait sur longue période cette statistique ? Serait-elle sensible à un choc extérieur ? À une crise financière ? Le gouvernement demande aux députés de se prononcer à l’aveugle.

On observera, certes, que ce mépris du Parlement est une tradition ancienne de la Ve République, qui concède des pouvoirs exorbitants au chef de l’État et des pouvoirs dérisoires aux élus de la Nation. Pour dire vrai, ce mépris puise sa source dans les fondements mêmes du bonapartisme. Se souvient-on que sous le Consulat, le Parlement de l’époque – pour en minimiser le rôle, il avait pris le nom de « Corps législatif » – n'avait que le pouvoir de dire « oui » ou « non » aux textes qui lui étaient soumis. Et sous le Second Empire, les choses s’étant à peine améliorées, l'avocat légitimiste Pierre-Antoine Berryer (1790-1868) avait refusé de siéger dans cette chambre, en faisant valoir qu’il n’y avait dans cette enceinte que des « législateurs muets ». Et ensuite, ce sobriquet de « muets » avait fait florès pendant tout le Second Empire.

De Napoléon à Macron, il y a donc une sorte de continuité. Hier, les députés étaient les « muets » ; aujourd’hui, ce sont les « aveugles » : triste filiation qui dit beaucoup de l’état de notre démocratie.

 

 

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Quand macron cite Maurras...

https://www.lefigaro.fr/politique/pays-reel-contre-pays-legal-quand-macron-reprend-le-nationaliste-maurras-20200212

...et on l'on s'aperçoit que Grivaux est inculte.

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Le 11/02/2020 à 15:21, dopdop a écrit :

https://www.marianne.net/economie/valeur-du-point-dans-le-flou-le-gouvernement-se-dirige-vers-l-option-la-moins-favorable-aux 

Le projet de loi du gouvernement prévoit que les points de retraite seront indexés sur le "revenu moyen d'activité par tête". Mais cette statistique complexe doit encore être mise au point, et garantirait une revalorisation moins favorable que celle initialement promise.

 

ils se foutent vraiment du monde

quand le peuple comprendsp as le gouvernement a été trop technique, quand le gouvernement sait pas donner une réponse c'est que le sujet est trop technique

 

 

"Laurent Pietraszewski s'est voulu rassurant, sans donner beaucoup plus de précisions : cet indicateur "ultra-technique" doit "comprendre l'activité des salariés, mais aussi des fonctionnaires et des professions libérales", a-t-il indiqué."

 

 

 

Le 11/02/2020 à 18:03, survival66 a écrit :

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/100220/retraites-et-valeur-du-point-l-entourloupe-du-gouvernement

  Révéler le texte masqué

 

 

Retraites et valeur du point: l’entourloupe du gouvernement

10 février 2020 Par Laurent Mauduit
 

En dévoilant la réforme des retraites, Édouard Philippe s’était engagé à ce que la valeur du point soit indexée « sur les salaires ». Mais la promesse est à présent reniée. L’indexation sera fonction d’un nouvel indicateur que l’Insee ne calcule pas encore.

 

La réforme des retraites a donné lieu depuis de longs mois à de si nombreux mensonges, approximations, changements de pied, subtilités en tous genres et autres habiletés de la part du gouvernement que l’on pensait désormais tout connaître du projet officiel. Et qu’au moins, le Parlement pourrait voter en connaissance de cause. Erreur ! Dans cette liste interminable des ruses utilisées par le pouvoir, il va falloir compter avec une autre, sans doute la plus spectaculaire de toutes : la valeur du point – paramètre absolument décisif de la retraite pour tous les Français qui veulent légitimement savoir si le pouvoir d’achat de leur pension baissera ou non – ne sera pas indexée, comme l’avait promis Édouard Philippe sur les salaires, mais sur un autre indicateur, celui du revenu moyen d’activité par tête, qui présente l’inconvénient majeur… de ne pas encore exister !

 

Ce changement de pied a donc tout de l’embrouille, pour au moins trois raisons. Primo, le gouvernement construit ainsi sa réforme sur un nouveau mensonge. Deuzio, il va demander à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de bricoler un nouvel indicateur, ce qui pourrait contrevenir aux règles d’indépendance de l’Institut. Et puis, tertio, cela veut donc dire que le Parlement va être amené à se prononcer sur la réforme des retraites sans en connaître l’une des principales modalités, ce qui est démocratiquement très inquiétant.

 

Un mensonge ! Il n’y a de fait pas d’autres mots pour qualifier le revirement du gouvernement. On se souvient en effet que dans les semaines précédant l’annonce par le premier ministre du détail de sa réforme des retraites par points, la controverse publique a beaucoup porté sur la valeur du point, précisément, et sur les modalités d’indexation du point qui seraient retenues. Tout le monde avait en effet en mémoire le précédent suédois : sous le coup de la crise financière, la valeur du point avait brutalement été abaissée, et les pensions avaient enregistré une chute vertigineuse de leur pouvoir d’achat.

Et tout le monde aussi avait en mémoire la confidence faite par François Fillon en 2016, pendant la campagne présidentielle, devant un parterre de patrons amusés, leur racontant le tour de passe-passe autour de la valeur du point qu’autorisait ce type de réforme (vidéo ci-dessous).

 

© Public Sénat

 

Alors, au plus fort de la crise sociale, Édouard Philippe avait pris un engagement solennel, le 11 décembre, le jour où il avait dévoilé les principales mesures de sa réforme des retraites par points : il avait fait la promesse que le pouvoir d’achat du point serait garanti :

 

© CESE

 

Une menace sur l’indépendance de l’Insee

L’engagement avait même été beaucoup plus précis que cela : « La loi prévoira une règle d’or pour que la valeur des points acquis ne puisse pas baisser et avec une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires, qui progressent plus vite que l’inflation en France », avait assuré le premier ministre.

Or, deux mois sont tout juste passés que déjà le gouvernement se dédit et annonce une nouvelle règle d’indexation… mystérieuse. C’est le secrétaire d’État chargé des retraites, Laurent Pietraszewski, qui en a fait l’annonce, vendredi, devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée d’examiner le projet de loi du gouvernement. Il a en effet indiqué qu’un « nouvel indicateur » de l’Insee sur « l’évolution du revenu moyen par tête » sera nécessaire pour calculer la valeur du point du futur système de retraites. Sous les critiques de l’opposition et notamment du socialiste Boris Vallaud le taxant d’« amateurisme », il a admis qu’il s’agissait d’un « indicateur » qui « aujourd’hui n’existe pas » et qui reste « à créer ». Et il a essayé de se justifier en avançant cet argument : « Il est intéressant de le créer, parce qu’il n’y a pas que les salariés qui vont être concernés par cette dynamique de revalorisation. Le point ne va pas concerner que les salariés, mais l’ensemble des Français, les revenus des indépendants, des fonctionnaires. Il est donc juste et objectif de constituer un indicateur qui concerne toutes ces populations », a-t-il expliqué.

Et ce lundi matin, sur France Inter, le même Laurent Pietraszewski a de nouveau confirmé que le gouvernement avait « besoin d’un nouvel agrégat », avant d’ajouter : « Il est à construire. »

Seulement, en plus du mensonge public qu’il révèle sur un point absolument majeur de la réforme, ce souhait du gouvernement pose une cascade de problèmes.

Le premier de ces problèmes concerne l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) à qui le gouvernement veut s’adresser pour lui demander de bricoler ce nouvel indicateur. Car de par ses statuts, l’Insee est un institut indépendant. C’est garanti par l’article 1 de la loi du 7 juin 1951, qui régit le fonctionnement de l’Insee : « La conception, la production et la diffusion des statistiques publiques sont effectuées en toute indépendance professionnelle. » On comprend bien les raisons de ces principes : l’indépendance des statisticiens est le gage de l’honnêteté des chiffres qu’ils produisent, sur lesquels sont souvent adossées d’innombrables règles d’indexation qui rythment la vie économique (salaire, Smic, loyers, etc.).

L’honnêteté des chiffres est aussi la garantie d'un débat démocratique sérieux : dans les controverses sur le chômage, le pouvoir d’achat ou la pauvreté, l’Insee sert de garde-champêtre indispensable, permettant un échange de bonne foi. En bref, un pays qui ne garantit pas l’indépendance de sa statistique publique ne peut pas prétendre être une véritable démocratie.

Alors si la « conception » même d’une statistique relève des seules prérogatives de l’Insee, comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour demander à l’institut de produire de nouveaux chiffres ? Il faudra assurément suivre l’affaire de près, car les administrateurs de l’Insee sont très sensibilisés à ces questions d’indépendance et n’ont jamais goûté qu’un gouvernement, quel qu’il soit, leur dicte les statistiques qu’ils ont à produire. Selon les informations de Mediapart, le gouvernement n’a d’ailleurs même pas encore saisi l’Insee d’une quelconque demande. Et l’Insee ne compte nullement, lui-même, s’autosaisir.

Car d’ailleurs, pourquoi faudrait-il un nouvel indicateur ? Il y a, déjà, pléthore d’indicateurs de pouvoir d’achat calculés par l’Insee : le pouvoir d’achat des salaires, celui du revenu disponible brut des ménages, celui par unité de consommation, et bien d'autres encore… Alors, pourquoi dans cette abondance de statistiques en vouloir encore une supplémentaire ? Cela sent naturellement « l’embrouille », pour reprendre le terme de Boris Vallaud.

C'est d'autant plus vrai que l'indexation, pour l'instant inconnue, ne fonctionnerait naturellement qu'à la condition que l'équilibre financier prévu du régime des retraites soit respecté. Mais si d'aventure, cet équilibre était rompu et si les pensions pesaient plus que les 14 % du PIB prévus, l'indexation serait aussitôt remise en cause. « Embrouille à tous les étages », précise l'élu socialiste.

Et l’embrouille apparaît d’autant plus grave que, du même coup, le Parlement est donc convié à se prononcer sur une réforme majeure qui va peser sur la vie sociale du pays pendant de très longues décennies, alors même que l’un de ses dispositifs clefs, celui dont dépendra le niveau des retraites, et leur pouvoir d’achat, est pour l’instant inconnu.

Que faut-il en effet entendre par « revenu moyen d’activité par tête » ? Quelles sont les activités à prendre en compte ? Les revenus de l’épargne sont-ils considérés comme des revenus d’activité ? En réalité, le gouvernement veut donc que les députés se prononcent sur une réforme dont l’une des principales variables reste pour l’instant inconnue. Et puis, comment évoluerait sur longue période cette statistique ? Serait-elle sensible à un choc extérieur ? À une crise financière ? Le gouvernement demande aux députés de se prononcer à l’aveugle.

On observera, certes, que ce mépris du Parlement est une tradition ancienne de la Ve République, qui concède des pouvoirs exorbitants au chef de l’État et des pouvoirs dérisoires aux élus de la Nation. Pour dire vrai, ce mépris puise sa source dans les fondements mêmes du bonapartisme. Se souvient-on que sous le Consulat, le Parlement de l’époque – pour en minimiser le rôle, il avait pris le nom de « Corps législatif » – n'avait que le pouvoir de dire « oui » ou « non » aux textes qui lui étaient soumis. Et sous le Second Empire, les choses s’étant à peine améliorées, l'avocat légitimiste Pierre-Antoine Berryer (1790-1868) avait refusé de siéger dans cette chambre, en faisant valoir qu’il n’y avait dans cette enceinte que des « législateurs muets ». Et ensuite, ce sobriquet de « muets » avait fait florès pendant tout le Second Empire.

De Napoléon à Macron, il y a donc une sorte de continuité. Hier, les députés étaient les « muets » ; aujourd’hui, ce sont les « aveugles » : triste filiation qui dit beaucoup de l’état de notre démocratie.

 

 

Bon c'est pas pour les défendre, mais statistiquement et financièrement parlant, c'est la meilleure méthode pour éviter de créer un déséquilibre inhérent au système.

Si on mélange des populations avec des évolutions de revenus différentes et qu'on retient la plus favorable pour l'ensemble, on aboutit à survaloriser les niveaux de pensions par rapport aux cotisations qui servent à les financer.

Mais du coup on initie des transferts entre les différentes populations, celles ayant les trajectoires de revenus les plus faibles étant avantagées par le recours à la moyenne de toutes pour la valorisation du point, au détriment de celles aux trajectoires les plus élevées.

Et si les tendances récentes se poursuivent, effectivement on va se retrouver avec des salariés du privé qui vont subventionner le niveau des retraites des fonctionnaires et des professions libérales par un moindre niveau des leurs.

C'était probablement évident pour le gouvernement depuis le début mais le premier valet de chambre a préféré mentir pour éviter que ça rue trop dans les brancards. L'entourloupe c'est pas maintenant, ça a été quand il a déclaré que la valeur du point serait revalorisée selon l'évolution des salaires. C'est juste financièrement intenable, et il le savait.

Sinon, avec la règle d'or de l'équilibre sur 5 ans, la revalorisation du point se fera au mieux avec cet indicateur, sinon avec l'inflation voire moins. Si l'allongement de la durée de cotisation ne suffit pas à équilibrer le système, il faudra bien prendre quelque part. Et comme le niveau des cotisations est gravé dans le marbre, ne reste que le niveau de liquidation des pensions, et donc la revalorisation du point.

En fait, d'une manière (durée de cotisation) ou d'une autre (niveau des pensions), tout l'effort pour équilibrer le système à l'avenir sera porté par les employés, les employeurs (entreprises) en étant exonérés grâce au gel du niveau des cotisations avec cette réforme.

Edit : orthographe

 

 

Edited by Sala

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il y a une heure, Sala a écrit :

 

C'est pas vraiment l'indice en lui même le probleme mais surtout le timing, la loi repose là dessus et au moment du vote on ne sait pas comment il est calculé, tu trouves ça normal ? 

soit c'est de l'amateurisme soit c'est de l'arnaque 

Edited by dopdop

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il y a une heure, dopdop a écrit :

C'est pas vraiment l'indice en lui même le probleme mais surtout le timing, la loi repose là dessus et au moment du vote on ne sait pas comment il est calculé, tu trouves ça normal ? 

soit c'est de l'amateurisme soit c'est de l'arnaque 

On nous vend une loi avec un bel emballage (ton arnaque) : justice sociale, universalité, redistribution alors qu'en fait la plupart des gens concernés vont y perdre, et en particulier les invisibles qui ont des métiers pénibles. 

On retire des avantages à certains (régimes spéciaux) mais personne n'y gagne en retour. On parle de redistribution alors qu'en fait il s'agit de rabotage des retraites pour les carrières progressives. Tu noteras d'ailleurs que la plupart des électeurs d'EM (cadres) se font avoir avec le passage des 25 meilleures années à l'ensemble de la carrière. 

Mais bon l'objectif est atteint : éviter que le coût du travail ne soit impacté par le poids des retraites dans le futur.

On prendra nos retraites quand on sera compétitifs les gars, en attendant faut trimer.

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En 2018:

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/assurance/convoques-a-l-elysee-assureurs-et-mutuelles-s-engagent-a-un-gel-des-tarifs-801581.html

La relation est tendue avec les mutuelles que la ministre de la Santé accuse certaines d'entre elles de "sabotage politique" de la promesse de campagne d'Emmanuel Macron du "reste à charge zéro" sur certaines prestations comme les lunettes, les prothèses dentaires et audioprothèses, si elles augmentaient les cotisations. Elle leur reproche d'utiliser cette réforme, qui doit entrer en vigueur par étapes entre 2019 et 2021, pour justifier des hausses de leurs tarifs.

Tous les acteurs se sont engagés à ce qu'il n'y ait pas de hausse des tarifs l'an prochain et en 2020 liée à la réforme dite du "reste à charge zéro", ont affirmé leurs représentants.

 

En 2020 :

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/12/les-tarifs-des-complementaires-sante-en-forte-hausse-en-2020-selon-l-ufc-que-choisir_6029258_3224.html

l’association de consommateurs UFC-Que choisir constate une hausse « massive » de ces tarifs, avec une inflation médiane de 5 % (plus de la moitié des contrats étudiés affichent une hausse supérieure à 5 %), représentant pour les assurés un surcoût médian de 80 euros par an (et de 150 euros pour un contrat étudié sur cinq). En 2019, cette inflation médiane était de 4 %.

En novembre, la ministre Agnès Buzyn avait rappelé que cette réforme, fruit d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, « ne pouvait pas être un motif de hausse des tarifs en 2020 ».

 

Certainement une hausse du pouvoir d'achat que nous n'arrivons pas à distinguer. Ca doit être trop technique je pense.

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Il y a 2 heures, Sala a écrit :

personne n'y gagne en retour. On parle de redistribution alors qu'en fait il s'agit de rabotage

Tu as touché le noeud du problème.

Tous les politiques, dirigeants, législateurs nous bassinent que "les français n'aiment pas les réformes", sauf qu'ils omettent bien de dire que derrière "réforme", à 90%? 95%? (il faudrait prendre toutes les réformes et faire le calcul pour avoir un vrai chiffre), c'est quasiment toujours synonyme de moins pour eux, rabotage, nivellement par le bas, etc.

 

Dans ces conditions, oui, personne (français ou non) n'aiment les réformes, d'autant plus quand il n'y a rien derrière, et je ne pense pas forcément pécunier mais en général.

"Réforme" à la base englobe normalement tout, du bien comme du moins bien, on les a juste habitué à toujours moins derrière "réforme"

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C'est peut être à déplacer dans le ROFL thread.

Quand t'en es à sortir la carte magique Bribri.

 

Citation

"L''erreur est très humaine, donc cela montre qu'ils (les députés de la majorité, ndlr) sont très humains. Ils sont très sensibles à cette cause. Parfois, ça m'arrive aussi, je fais mes courriers le soir et je me dis: 'Mais qu'est-ce que tu as écrit?'. Le recul, ils l'ont, et ils ont réagi avec beaucoup d'humanité. Je veux les en remercier", a-t-elle assuré sur RTL.

:rofl:

 

https://www.bfmtv.com/actualite/conge-apres-la-mort-d-un-enfant-brigitte-macron-evoque-une-erreur-mais-defend-les-deputes-larem-1856257.html

Spoiler

 

Congé après la mort d'un enfant: Brigitte Macron évoque une "erreur" mais défend les députés LaREM

 

 

Il y a presque deux semaines, les députés LaREM ont provoqué un tollé après avoir rejeté une proposition de loi pour étendre le congé accordé aux parents après la mort d'un enfant.

"L'erreur est très humaine". Dans une interview qui sera diffusée mercredi matin sur RTL, mais dont la radio a déjà publié un extrait sur son site internet, Brigitte Macron revient sur l'affaire du congé accordé aux parents après la mort d'un enfant mineur. Il y a deux semaines, la majorité LaREM a provoqué un tollé à l'Assemblée nationale après avoir rejeté une proposition visant à rallonger ce congé pour les salariés, qui l'aurait fait passer de cinq à douze jours. 

"L''erreur est très humaine, donc cela montre qu'ils (les députés de la majorité, ndlr) sont très humains. Ils sont très sensibles à cette cause. Parfois, ça m'arrive aussi, je fais mes courriers le soir et je me dis: 'Mais qu'est-ce que tu as écrit?'. Le recul, ils l'ont, et ils ont réagi avec beaucoup d'humanité. Je veux les en remercier", a-t-elle assuré sur RTL.

Trois semaines pour tous les actifs

Ce mardi, les élus LaREM ont rétropédalé. Ils ont ainsi proposé de porter le congé pour deuil d'enfant à trois semaines pour tous les actifs, contre cinq jours actuellement. Ces "trois semaines de répit de deuil" seront "universel(les), c'est-à-dire pour les actifs: salariés du privé, fonctionnaires, artisans, indépendants, agriculteurs", a précisé Mounir Mahjoubi, député de Paris et l'un des quatre auteurs du texte, auprès de Sud Radio

 
 
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Brigitte Macron a salué cette décision, assurant qu'il faut "aider" les parents. "Comment fait-on les démarches? Quand vous avez tout perdu, comment faire ce que vous avez à faire? Les gens s'écartent de vous, comme si vous portiez le malheur, au lieu que l'on se regroupe en communauté", a-t-elle souligné. 

 

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Il y a 3 heures, Holalahola a écrit :

Tu as touché le noeud du problème.

Tous les politiques, dirigeants, législateurs nous bassinent que "les français n'aiment pas les réformes", sauf qu'ils omettent bien de dire que derrière "réforme", à 90%? 95%? (il faudrait prendre toutes les réformes et faire le calcul pour avoir un vrai chiffre), c'est quasiment toujours synonyme de moins pour eux, rabotage, nivellement par le bas, etc.

 

Dans ces conditions, oui, personne (français ou non) n'aiment les réformes, d'autant plus quand il n'y a rien derrière, et je ne pense pas forcément pécunier mais en général.

"Réforme" à la base englobe normalement tout, du bien comme du moins bien, on les a juste habitué à toujours moins derrière "réforme"

C'est exactement ça.

Ceci dit, pour les retraites, il y a quand même une contrainte démographique qui oblige à adapter le système. Mais c'était l'occasion de faire du "en même temps" ou du "progressisme", au moins en protégeant des effets de l'adaptation ceux qui ont des boulots harassants.

Là on va demander à des ouvriers du bâtiment par ex de travailler jusqu'à 65 ans, voire plus. Cette blague.  Et ceux qui ne pourront pas obtenir leur carrière complète auront le choix entre une retraite de misère ou de patienter au RSA. Sympa le progrès.

Le seul avantage de cette réforme c'est que Macron montre son vrai visage je trouve. Derrière les slogans dignes d'une pub pour Nike, en fait c'est la régression sociale assumée tous azimuts. 

 

 

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Ça fait plusieurs décennies qu'on dépense de plus en plus, et pourtant les gens protestent à chaque réforme. Finalement c'est à se demander si on avait jamais rien réformé ne serait-on pas moins endettés ?

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Réformes budgétaires, mais combien de réformes entrainent de nouvelles lois plus restrictives pour chacun ?

Aucune notion d'argent ici par exemple.

 

Tu peux réformer pour rationaliser, tu peux réformer pour optimiser, tu peux réformer pour changer quelque-chose qui n'apporte pas systématiquement un moins à la fin. Là est le sens de mon propos.

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On est 4e en partant de la fin en Europe et au rythme actuel de la baisse, il faudra 13 ans pour arriver au nombre de chômeur d'avant 2008... C'est pas glorieux tout ça. 

Mais surtout le nombre de retraités augmente plus vite que le nombre de nouveaux jeunes en âge de travailler, donc la baisse est mécanique...

 

Il reste toujours bcp bcp plus de demandeurs d'emplois que de postes disponibles, et ces derniers demandent souvent des savoirs faire spécialisés. Ce n'est donc pas la peine de stigmatiser ceux qui ne trouvent pas, c'est bête et méchant. 

Edited by flovvr

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De plus, avec la réforme chômage, dans certains départements test est entré en vigueur "le journal de recherche d'emploi". Pour ceux qui ne connaissent pas , lors de l'actualisation, le demandeur d'emploi doit remplir un fichier avec les preuves de ses recherches d'emploi. Si ces recherches sont jugées insuffisantes, il peut y avoir radiation. 

Maintenant comment prouver que tu t'es déplacé x fois à l'agence d'intérim, je ne pense pas que le boites d'intérim te signe un papier un chaque fois qu'elles te disent "il n'y a rien en ce moment". 

Idem pour l'envoi de CV, sauf les envoyer tous en recommandé, aucun moyen de prouver que tu as envoyer x CV. 

Du coup, je suppose que les radiations commencent à tomber dans ces départements.

J'ai même vu des intermittents du spectacle etre radiés car pas assez de recherche au goût de Pole Emploi, alors que normalement cette nouvelle loi ne s'applique  pas aux annexes 8 et 10 de l'assurance-chômage (annexes dont dépendent les intermittents), mais que le personnel de PE est tellement mal formé qu'il ne sait pas que cela ne nous concerne pas. 

Si certains veulent comprendre pourquoi, ça ne concerne pas les intermittents, c'est parce que nous devons faire 507h par an pour renouveler nos droits et donc logiquement nous sommes tout le temps en recherche pour atteindre ces heures. De plus, il y a très peu d'annonce dans nos métiers, la plupart de nos boulot sont trouvés grâce à nos réseaux personnel. 

 

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