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Le leader tout puissant aurait-il le courage d'avouer ses erreurs après de telles révélations ?

 

Bien sur que non, il chie sur France info et en profite pour défendre le poto Wauquiez lui aussu victimes de voyeurisme des medias pour couvrir Macron

 

Vraiment pas de face, le nouveau single des insoumis

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Mrpropre World Peace à écrit

 

/ il chie sur France info /

Enfin un vrai débat : y a-t-il assez de PQ au Vénézuela ? heureusement ici c'est bon...

Toujours aussi délicat Mrprope ;) 

 

 

 

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Il y a 15 heures, Mrpropre World Peace a écrit :

Bien sur que non, il chie sur France info et en profite pour défendre le poto Wauquiez lui aussu victimes de voyeurisme des medias pour couvrir Macron

 

Il ne défend pas Wauquiez. Apparemment tu n'as pas lu ce qu'il écrit.

J'aurai pu tout quote car l'expression écrite de Mélenchon est toujours nuancée quoiqu'ils en disent.

Le jeu de mot sur Demorand m'a bien fait rire.

Mais non, la seule conclusion possible c'est :

 

"Mélenchon soutient Wauqiez"

 

 

https://melenchon.fr/2018/02/26/la-semaine-ou-macron-devisse-bain-de-boue-pour-tous/

 

 

.../...


 

Citation

Tout cela ne nous fait donc pas perdre de vue l’essentiel. Il s’agit de la lutte pour le pouvoir. Les neufs milliardaires payent cher pour qu’une armée de plumes et de lecteurs de prompteurs jaspinent dans les micros les derniers ragots qui peuvent être dégaînés. L’ampleur de la décomposition morale et professionnelle de ce milieu a même mis à notre disposition un large réseau d’informateurs dans la place. Car les mœurs délétères des principales salles de rédactions rendent aussi l’atmosphère irrespirable en interne. Tout le monde n’est pas près à tout. Ça balance grave, comme ils disent ! Surtout au « service public de l’information » considéré comme une « honte nationale » par le président de la République Macron.


 

Citation

Le pouvoir et ses soutiens médiatiques entraient en panique. L’indépassable roi du monde, le président de la République, pourtant encensé à longueur de journée, a sombré dans les sondages.


 

Citation

La meute, avec ou sans coup de fil des chefs suprêmes, se mit en mouvement sur une ligne d’offensive à front de bœuf : « Notre premier de cordée va mal. Tapons sur les premiers de banc adverses » !


 

Citation

De son côté, l’opposition de droite et nous avons pris de plein fouet deux « révélations » qui étaient de purs montages. Des rentre-dedans qui, bien sûr, ont leur impact immédiat de salissure. Et de panique à bord. C’est incontestablement efficace sur la sphère la plus vulnérable de chaque camp, les esprits impressionnables, les moutons de Panurge que la peur du loup fait sauter dans le vide. Mais le fond est stupide. Car les esprits construits voient vite les ficelles et leur endurance au feu d’insultes s’accroît en même temps que la haine des manipulateurs médiatiques.


 

Citation

Wauquiez s’est pris une lourde attaque globale du parti médiatique. « L’affaire » est ridicule : trois phrases volées dans une conférence. Mais « l’affaire » a tenu cinq jours de médias.


 

Citation

Ils ne savent rien de la façon avec laquelle se construit l’opinion populaire qui nous intéresse. Leur culture de classe les handicape. Dans l’épisode des « écoutes aux portes », Wauquiez a fortifié son autorité et s’est débarrassé d’une nouvelle poignée de traitres. De son point de vue il s’est renforcé. Autant de tireurs dans le dos de moins pour le prochain épisode.


 

Citation

Quant à nous, nous avons dû subir « l’affaire des comptes de campagne ». Un pur coup monté. En première ligne : France inter, France info et le « service enquête de radio France », nom pompeux pour une équipe de bras cassés, une sorte de CIA médiatique voué à propager les dénonciations, même pas très anonyme dans notre cas et à organiser des « coups » déstabilisateurs. Selon des sources internes, le coup est parti d’une commande de la hiérarchie. Au demeurant, le service ne rend de compte qu’à ce niveau. Selon certaines sources que je veux protéger, en ce moment, les agents traitants du service vivent une certaine ambiance qui leur interdit de dire non.


 

Citation

Ils ne peuvent pas changer. Leur métier c’est d’empêcher les autres de penser et de les maintenir en rang dans le troupeau. Pour cela les milliardaires ont acheté presque tous les médias et le gouvernement donne chaque année des millions « d’aide à la presse ». Répondre, c’est d’ailleurs ce qu’ils espèrent parfois pour faire « vivre » leur angle d’attaque. Certains n’attendent que cela pour faire exister l’inexistant.


 

Citation

Ainsi quand « France Inter » nous sollicite pour venir « répondre » sur « le plateau du 13 heures » à leur attaque du matin 8 heures ! Encore une grosse manipulation. Car c’était leur manière de « créer l’affaire », avec notre participation évidemment. De l’intérieur on nous prévint aussitôt. Personne n’est donc allé faire la chair à canon sur ce plateau.


 

Citation

D’ailleurs, le but du parti médiatique est de détruire tous les autres « émetteurs » de pensée : parti, syndicat, autorité morale de quelque nature qu’elle soit. Tout est bon alors pour atteindre ce but. Tout. C’est un pur effet de système. Le moindre journal comporte au moins chaque jour une « révélation », incontrôlable, destinée à salir quelqu’un vivant ou mort. La méthode est ample. Pas un jour une information qui donne la pêche, rend confiant dans l’humanité, fait croire au futur. La peur et le dégoût comme nourriture quotidienne, c’est le terreau du pouvoir médiatique qui vous « révèle » ce que personne ne veut que vous sachiez. Le pouvoir médiatique est d’essence complotiste.


 

Citation

De son côté, la droite n’a pas trouvé son centre de gravité. Wauquiez sait que le problème en France, c’est la grève civique du peuple : les gens ne vont pas voter, pensent que tout cela est une comédie et n’accordent aucune confiance à personne. C’est pour cela qu’il essaie de reprendre pied dans le peuple profond de droite acquis aujourd’hui au Front National. C’est une stratégie qui comporte un grand risque si elle n’aboutit pas.

 

 

Citation

La consigne, c’est donc la patience. Et de ne nous mêler de rien. Une fois le paysage mieux dessiné, on avisera utilement. Jusque-là, tout ne peut être que vaine agitation.

 

Edited by gazelle427

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https://reporterre.net/Jean-Luc-Melenchon-L-ecologie-doit-etre-un-stimulant-d-enthousiasme

Spoiler

Jean-Luc Mélenchon : « L’écologie doit être un stimulant d’enthousiasme »

12 mars 2018 / Entretien avec Jean-Luc Mélenchon 

 

 

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Jean-Luc Mélenchon : «<small class="fine"> </small>L'écologie doit être un stimulant d'enthousiasme<small class="fine"> </small>»

Quel rapport Jean-Luc Mélenchon entretient-il avec l’écologie ? Quel est son parcours intellectuel vers elle ? Comment voit-il l’avenir de la civilisation ? Il n’avait jamais parlé ainsi. Entretien.

Jean-Luc Mélenchon est député des Bouches-du-Rhône et président du groupe de la France insoumise à l’Assemblée nationale.


Reporterre — Vous définiriez-vous comme écologiste ?

Jean-Luc Mélenchon — Volontiers. Même si la notion peut être décrite dans un spectre extrêmement large de définition.


Quelle serait votre définition ?

D’abord un mot sur mon parcours. Je viens de la gauche la plus traditionnelle, productiviste. J’étais persuadé que le développement des forces productives était le préalable au progrès social parce qu’il augmentait la quantité de richesses à distribuer. On s’interrogeait peu sur le contenu des besoins à satisfaire. Je me rappelle avoir entendu des argumentaires du type : « Les capitalistes proposent des Mercedes pour les riches et des 2 CV pour les pauvres ; nous, c’est Mercedes pour tout le monde. » On parlait de la société de consommation pour dénoncer l’aliénation qu’elle provoquait plutôt que la destruction qu’elle engendrait. J’ai fait partie de ceux qui trouvaient insupportables les travaux du Club de Rome. Nous les considérions comme des suppôts des capitalistes, qui étaient là pour endoctriner les gens et leur faire aimer leur misère. La première entaille pour moi a été la fréquentation d’Alain Bombard [1], qui soulevait nombre de questions sur l’environnement.


Quand était-ce ?

La première fois que j’ai commencé à parler avec Bombard, c’était vers 1977. Après, il y a eu la contestation du nucléaire. Je suis dans l’Essonne, où se trouve le plateau de Saclay, sur lequel est implanté le CEA (Commissariat à l’énergie atomique). On y trouvait beaucoup d’opposants au nucléaire conventionnel.


Au sein du CEA ?

Oui. Ainsi j’ai travaillé intellectuellement avec un homme qui était partisan des centrales à sels fondus. Des personnages comme lui remettaient en cause une évidence pour un intellectuel tel que moi spécialisé dans les lettres et la philosophie. Je nageais dans l’illusion que la technique pouvait atteindre des perfections ultimes. Eh bien non, d’autres solutions que celles affichées étaient possibles. D’autres discutaient aussi de la fusion nucléaire. Cela ouvrait d’autres perspectives. Et tous avaient en commun de dénoncer les dangers du nucléaire tel qu’on le connaissait. Mais, être de la première gauche et contre le nucléaire, c’était à l’époque une contradiction.

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« Mai 68 m’a amené à Marx, et Tchernobyl m’a amené au nucléaire. »

Et puis, il ne faut pas croire que les gens sont touchés par la grâce, ou qu’un jour surgit le concept qui illumine et transforme votre vie. Cela ne m’est arrivé dans aucun domaine, même pas avec le marxisme, qui pour moi a pris la suite des textes de Teilhard de Chardin.


Vous aviez lu Teilhard de Chardin ?

Oui. Avec passion.


À quel âge ?

Je n’ose pas le dire. Vous allez vous foutre de moi.


Non, pas du tout.

14-15 ans.


Et Marx, vous l’avez découvert après ?

Oui, c’était plus facile de rentrer dans Marx. Je viens d’un milieu catholique. Je lis toutes les encycliques parce que cela m’intéresse. Mais passons sur cela. Teilhard de Chardin introduit l’histoire dans la foi. Ensuite, quand vous trouvez avec Marx l’histoire moins la foi comme cause de mécanismes spontanés, il est moins difficile de passer de l’un à l’autre. Donc, en ce qui concerne l’écologie, c’est pareil, je n’ai pas été touché par la grâce, j’ai été ébranlé par des situations. Mai 68 m’a amené à Marx, et Tchernobyl m’a amené au nucléaire.


Le nucléaire vous a bousculé, ce n’est pas l’évolution d’une démarche intellectuelle ?

Il y a eu l’affaire Tchernobyl. Michèle Rivasi et la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) ont diffusé des informations qui m’ont perturbé. J’ai écrit aux autorités pour savoir. On m’a fait une réponse qui était une offense à l’intelligence : les mêmes réponses stéréotypées qui avaient été faites deux ou trois ans auparavant à d’autres collègues.

Pour avoir une idée plus précise, je suis allé visiter la centrale de Nogent-sur-Seine. C’est la seule centrale nucléaire au monde installée en amont du fleuve qui abreuve la capitale d’un pays ! Après avoir fait la visite, on s’est retrouvé sur les toits, et pour être aimable avec les gens qui étaient là, dont je voyais bien qu’ils étaient mal à l’aise, je leur dis : « Oh, vous avez une jolie forêt, elle doit être giboyeuse ! » Et un gars me dit : « Oui, oui, mais nous notre problème, ce ne sont pas les cerfs et les biches, mais les lapins. Parce qu’ils rongent les câbles. » Je le regarde. Il change de couleur. Tout le monde change de couleur. Le gars s‘aperçoit qu’il a dit une bêtise. « Non, non, on a mis des grillages en profondeur, et tout est net. » On est reparti avec, outre le malaise qu’on ressentait déjà, de la peur. J’ai compris que ces gens ne contrôlaient pas les choses autant qu’ils le disaient.

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« La centrale de Nogent-sur-Seine est la seule centrale nucléaire au monde installée en amont du fleuve qui abreuve la capitale d’un pays ! »


Les lapins pourraient mettre à bas une centrale située à 50 km de Paris.

C’est ce qui est apparu ce jour-là. Je ne sais pas si c’est toujours le cas ou si on a enterré plus en profondeur les grillages pour empêcher les lapins de passer. Mais, c’est ce que m’a dit cet homme. À partir de ce moment a commencé un cheminement pour me demander ce qu’on pourrait faire à la place du nucléaire. Et j’ai commencé à m’intéresser aux énergies alternatives. Et des énergies alternatives, vous passez à d’autres idées. Là-dessus, deuxième rencontre intellectuelle, ma propre fille, qui, bien dans sa génération, est écolo-républicaine. Elle a commencé ma formation.


Elle milite dans une association ?

Non, elle était écolo au collège et ensuite au lycée. Elle s’intéresse, elle lit, elle soulève des problèmes. Elle me montrait le caractère archaïque de ce que je racontais. Comme souvent dans les relations entre les parents et les enfants, on n’est pas dans la polémique, mais dans l’attention bienveillante, l’échange. L’amour, quoi. Et pour échanger, il faut avoir de bons arguments, et quand on ne les trouve pas, on a tort. Ma fille a joué un rôle déclencheur sur moi en me poussant à lire sur des sujets sur lesquels je n’avais jamais été. Notamment sur les énergies alternatives et l’alimentation.


À quel rythme lisez-vous ?

Je lisais jusqu’à il y a peu, c’est-à-dire jusqu’à l’entrée par effraction du smartphone, qui a provoqué chez moi une phase d’addiction et d’abaissement du niveau de l’attention. Je suis en phase de reconstruction. Je lisais à la cadence d’un livre par semaine. Avec une règle : je ne lis que ce qui me fait plaisir. Et je lis sans méthode et sans ordre. Si cela ne me fait pas plaisir, je pose le livre. Je lis avec des critères variés, selon l’intérêt pour un sujet, ou à l’occasion d’un cadeau, ou attiré par une belle couverture. Par exemple, j’ai découvert la littérature américaine en achetant des bouquins au bistrot en face de la gare de Lons-le-Saunier. C’est comme cela que j’ai commencé une collection d’un millier de bouquins de science-fiction… Ou un auteur comme Kurt Vonnegut, qui fait des entrées sur l’écologie par l’absurde du quotidien — j’ai beaucoup aimé Le Berceau du chat, qui traite d’une invention scientifique qui transforme la flotte en glace, très drôle. J’ai commencé aussi comme ça à lire Erskine Caldwell.


Quels sont les penseurs de l’écologie qui vous ont marqué ?

Aucun. Des articles, des papiers, oui. Je ne peux pas me réclamer d’une lecture méthodique et je ne saurai pas vous citer des auteurs sur le sujet. J’ai beaucoup lu, beaucoup discuté.


Illich, Gorz, Ellul, Jonas ?

Gorz, oui, mais mal, Ellul de loin, Virilio davantage. Mais Alain Lipietz, qui a théorisé sur le paradigme écologiste et sa substitution au paradigme du mouvement socialiste, m’a profondément ébranlé.


Avez-vous lu l’encyclique Laudato si ?

Ah oui, bien sûr.

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« Il y a le mot provocant, dont je raffole, de “planification” . »


Votre théoricien de l’écologie, c’est le pape François ?

Il ne m’a plus rien appris mais j’ai été intéressé. Cette encyclique sent le soufre. Elle comporte des aspects qui pourraient être qualifiés d’hérétiques si Ratzinger [le précédent pape, Benoît XVI] était toujours le préfet pour la Congrégation de la doctrine de la foi. Parce que mettre Teilhard de Chardin, auteur à l’index, dans une encyclique…

Donc finalement, j’ai été de papier en papier. Et, à un moment donné, ça a été la bascule. La première fois que j’ai écrit sur l’écologie, c’était pour le congrès du PS en 2008. J’introduisais le concept de « planification écologique ». Parce qu’entretemps, j’avais compris de quoi on parlait — y compris comme homme qui vient de la tradition socialiste et qui avait fait le tour par Marx. Marx parle de la nature comme « du corps inorganique de l’homme ». Il ne sépare pas l’homme de la nature.

Donc, je suis passé par Marx et j’ai compris ce qu’est réellement l’écologie politique. Ce n’est pas de l’environnementalisme, ce n’est pas la nature qu’on défend. C’est considérer qu’il y a un seul écosystème compatible avec la vie humaine. Et cela a été la phrase clé pour moi. Nous parlons des biens communs. Sont des biens communs ceux qui rendent possible la survie du seul écosystème compatible avec la vie humaine. À partir de là, les choses se sont mises en ordre dans ma tête.


Vous pouviez articuler ce Marx-là avec Teilhard de Chardin ?

Teilhard change la perception du temps circulaire de la foi. La foi basique qu’on enseigne à un gamin de huit ou neuf ans, comme c’était mon cas, est circulaire : chacun fait son salut, point. Avec des bonnes actions. Dieu pèse le bien et le mal. Mais Teilhard de Chardin ajoute une idée : vous êtes responsable de la suite de l’histoire et de l’accomplissement de l’œuvre de Dieu.


C’est d’une certaine manière du marxisme ?

Il y a une dimension sagittale, une direction de l’histoire. Il n’y a pas de sens à l’histoire, mais des directions possibles. Dans le matérialisme historique revisité — qui va m’amener à parler de « nouvel humanisme » —, les êtres humains sont responsables de la suite de leur existence et de leur histoire. On rétablit une responsabilité qui n’existait pas avant. La nature était juste un objet de domination, de conquête. À présent, je parle d’harmonie au sens matérialiste : concordance des temps. À partir de là, je suis entré dans le concret gouvernemental avec la planification écologique.

Il y a le mot provocant, dont je raffole, de « planification ». Si j’avais seulement dit : « J’ai des points d’accord avec les écolos », on aurait dit : « Très intéressant mais on s’en fiche. » Mais parler de planification, c’est parler de mise en œuvre. La planification, c’est la maîtrise du temps, la domination des êtres humains sur le temps, qui est la dimension cachée et immatérielle de la réalité sociale, y compris de la réalité politique.

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« Tant que l’homme n’aura pas trouvé les conditions, les clés de l’harmonie, c’est-à-dire de la coïncidence des temps et des cycles, il vivra en contradiction avec l’environnement qui l’a fait évoluer plus vite que sa capacité d’adaptation. »

Vous allez voir pourquoi et comment on va passer du temps à l’écologie. Il y a deux paramètres qui animent l’histoire. Le premier, c’est la structure du temps en tant que propriété de l’univers social et non pas arrière-plan abstrait. Ici, j’ai transposé l’idée de Stephen Hawking dans l’univers social. À partir de là, vous avez une piste féconde sur la compréhension du temps, qui n’est au fond, pour un matérialiste, que des rythmes. Le deuxième paramètre est le nombre des êtres humains. On décrit le temps comme le circuit de la planète autour du Soleil. Tant qu’on est dans une civilisation agricole, cela a du sens, le temps correspond à l’ordre social. Mais les grandes ruptures techniques qui permettent le développement du nombre de la population n’ont plus de rapport avec les tours autour du Soleil, ils ont un rapport avec la masse des êtres humains. Le nombre, et les fluctuations du nombre, est le paramètre central de la dynamique de l’histoire, dont la lutte des classes n’est qu’une sous catégorie. Pour qu’il y ait lutte des classes, il faut qu’il y ait accumulation et pour cela il faut pouvoir accumuler. Donc, il faut qu’il y ait déjà un certain nombre d’êtres humains.

J’ai expliqué ceci dans mon livre L’Ère du peuple, en 2014. Ma conclusion était qu’à chaque fois que l’effectif de l’humanité double, elle change de régime social et de civilisation.


Le temps est orienté.

Attendez. La question du temps conduit à se demander ce que nous cherchons. Quoi ? De l’harmonie. L’harmonie, cela peut paraître de la métaphysique ! Mais non. L’harmonie est la coïncidence des cycles du temps. Ce qui conduit à l’écologie.


C’est quoi, les cycles du temps ?

Il y a le temps de la prédation et le temps de la reconstitution par la nature de ce qu’on lui a pris. Cela implique un concept nouveau : à la place de celui de révolution, c’est le concept de bifurcation. En changeant un paramètre de la trajectoire générale, la dynamique de l’histoire peut changer de cours du tout au tout. Ces trois idées me placent sur le terrain de l’écologie politique mais dans une vision matérialiste.


Le temps, le nombre et… ?

Et les dynamiques à l’œuvre dans l’Histoire. Voilà comment je suis entré dans la planification écologique. Et ensuite, je me suis senti l’audace de partir des concepts fondamentaux de l’écologie politique : les biens communs, l’unité et l’indivisibilité du rapport de l’homme à la nature. J’ai écrit l’été dernier un texte sur le nouvel humanisme [2], dans lequel j’ai essayé de montrer le lien existant dans l’histoire entre la pensée écologiste et le vieux courant des Lumières. On part de la centralité de l’être humain, ce qui ne contredit pas la pensée écologiste, car en même temps, la nature cesse d’être un objet, elle devient partie prenante du processus global. L’homme ne se pense plus seulement par rapport à lui-même mais dans sa relation avec la nature. Et tant qu’il n’aura pas trouvé les conditions, les clés de l’harmonie, c’est-à-dire de la coïncidence des temps et des cycles, il vivra en contradiction avec l’environnement qui l’a fait évoluer plus vite que sa capacité d’adaptation.

2018-02-paris-reporterre-jl_melenchon-lr
« L’information nous permet de disposer des matériaux pour penser. Mais aujourd’hui, on ne dispose pas à l’échelle de masse des matériaux pour penser. »


Dans les trente ans qui viennent de s’écouler, la population mondiale a doublé, et elle continue de croître.

Dès lors, l’enjeu est de révolutionner de fond en comble le mode actuel de production et de consommation. Attention, la question de la consommation n’est pas l’annexe. L’être humain est le sujet de besoins qui sont culturellement déterminés et produits — le capitalisme de notre époque nous l’enseigne mieux qu’à aucun autre moment de l’histoire. Si nous ne révolutionnons pas ce mode de production et de consommation, la catastrophe est certaine. Il est possible qu’elle intervienne de toute façon, et qu’elle nous mette tous au pied du mur, individuellement et collectivement.


Comment répondez-vous à la possible catastrophe écologique ?

Par la révolution citoyenne. L’idée en est la réappropriation par les êtres humains de leur destin. Le système nous aliène en ce sens qu’il efface les causes et rend les individus responsables de la situation pour la leur faire accepter. D’où l’importance du système d’information. L’éducation nous apprend à être autonomes et l’information nous permet de disposer des matériaux pour penser. Mais aujourd’hui, on ne dispose pas à l’échelle de masse des matériaux pour penser. On a outils de masse, oui. Et puis des îlots de résistance qui essayent de maintenir une lumière allumée dans une autre direction. Mais l’obscurantisme actuel est supérieur à l’obscurantisme religieux. Parce que l’obscurantisme religieux, c’est une fois par semaine, avec la célébration de la messe. Avec l’obscurantisme de la publicité et des médias, c’est tous les jours, toutes les heures, tout le temps.


Révolutionner les modes de production et de consommation pour éviter la catastrophe, c’est quoi concrètement : la frugalité, la sobriété ?

Un, on arrête le nucléaire. Il faut créer d’autres sources d’énergie.

Ensuite, on ne peut pas continuer à manger des choses qui nous rendent malades. Comment règle-t-on ce problème ? Cela passe par des choses modestes : par exemple, 100 % bio à la cantine scolaire. Le mécanisme économique de base va être la relocalisation. Tout ce qu’on peut relocaliser doit être relocalisé.

Ensuite, diminuer les surfaces imperméabilisées. Donc, il faut travailler autrement.

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« On ne peut pas continuer à manger des choses qui nous rendent malades. Comment règle-t-on ce problème ? Par des choses modestes : par exemple, 100 % bio à la cantine scolaire. »

Bref, on prend les choses une par une, sous leur aspect concret. Mais ces aspects concrets sont une interpellation de toute la logique du système. La bataille politique devient une bataille culturelle. Il faut une grande cure de désintoxication. Et, il faut le faire avec soin et méthode.

Mais on ne va pas dire aux gens que tel ou tel plaisir est dorénavant interdit. La sobriété ne peut pas être un mot d’ordre. C’est un objectif mais cela ne peut pas être un mot d’ordre.


Le pivot essentiel de la sortie du nucléaire est une forte réduction de la consommation d’électricité. Comment sort-on du nucléaire, si on ne dit pas qu’il faut réduire fortement la consommation d’électricité ?

On va commencer par dire qu’il faut une énergie alternative qui s’applique maintenant à toute vitesse. Il faut modifier la législation et expliquer aux gens pourquoi. Parce que cela urge, parce que le nucléaire est dangereux. Et après, on va dire : « Les amis, il faut que l’un descende et que l’autre monte. Il va bien falloir réduire la consommation électrique. » On le prendra concrètement. Par l’intérêt général. La révolution citoyenne nécessite un peuple révolutionnaire citoyen.


Y a-t-il une planification écologique de la réduction de la consommation d’énergie ?

Évidemment, parce qu’une bonne part de la consommation des énergies est absurde. Mais il faut laisser tous les sujets ouverts. Ne commençons pas avec ce qui va braquer tout le monde. L’écologie doit être un stimulant d’enthousiasme, de techniques, de manières de vivre. C’est comme cela qu’on peut entraîner le grand nombre et le convertir à préférer l’intérêt général. Démanteler le nucléaire, on va le faire avec les ingénieurs du nucléaire.


Par la technique. La technique est votre métaphysique d’une certaine manière…

Non, non.


On va employer d’autres mots : « l’œuvre de l’homme »

Non, non, non. Ce qui serait au-delà de la physique, il n’y en a pas beaucoup chez moi. Sinon, une forme de mystique admiration pour le grand tout et son incroyable intégration. Mais je n’ai pas la métaphysique de la technique, c’est différent.

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« L’espèce humaine est une espèce invasive, elle occupe tous les espaces disponibles. »


Vous avez dit qu’il est très difficile de parler de sobriété. Mais, globalement, ne peut-on pas dire aux habitants des pays riches comme la France : « Si vous voulez éviter une catastrophe, il faut vraiment qu’on change nos modes de consommation. Donc on réduit la consommation » ? Peut-on dire cela ?

Si on veut se mettre mal, on fait comme cela. Mais ce n’est pas comme cela qu’il faut faire. Il faut plutôt tracer la ligne d’horizon. Dans les grandes écoles où je passe, je dis : « Étudiez bien parce qu’on va avoir besoin de vous ! Parce qu’il va falloir arrêter ceci, arrêter cela et on va faire autre chose. » Autre exemple : vous voulez une agriculture paysanne et bio ? Très bien. Il faut 400.000 néo-paysans. Qui ? Il va bien falloir qu’il y ait un appétit, un intérêt. Il faut susciter le désir d’une appropriation collective, qui va passer par une lutte culturelle contre des manières d’être, de vivre. C’est pour cela que ça s’appelle « révolution », parce qu’on va changer le régime de la propriété dans certains domaines. Changer la hiérarchie des normes. Et, changer les valeurs dominantes de la société. Mais il faut que cela repose sur du désir, de la volonté de l’enthousiasme. Je suis certain que la jeunesse de ce pays, qui est l’un des plus jeunes d’Europe, est disponible pour cela.


La population mondiale continue de croître, notamment en Afrique. Quelles conséquences concrètes cela a-t-il sur le monde du XXIe siècle ?

Les êtres humains se déplacent et occupent tout l’espace. Plus de la moitié de l’humanité est arrivée au bord de la mer. L’étape suivante, c’est l’occupation de 70 % de la planète qui est tenu par la mer. Les humains sont entrés en mer : ils font des trous, ils sortent du pétrole, ils jettent des déchets. C’est le prochain sujet concret : ils sont en train de rentrer dans la mer.


C’est la question migratoire ?

Elle est globale. L’espèce humaine est une espèce invasive, elle occupe tous les espaces disponibles. Donc, il faut essayer de faire bifurquer la dynamique de l’Histoire. Une bifurcation est le changement d’un des paramètres. Nous pouvons changer la trajectoire de l’humanité si au poste de commande, il y a la volonté d’harmonie avec la nature.

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« Je suis très angoissé par l’idée qu’on ait pu atteindre une limite et qu’on serait incapables de la franchir, comme l’Empire romain, qui s’est effondré. »

Je suis très angoissé par l’idée qu’on ait pu atteindre une limite et qu’on serait incapables de la franchir, comme l’Empire romain, qui s’est effondré sur lui-même. C’était un empire local. Aujourd’hui, nous sommes un empire global. Si vous laissez aller les choses comme cela dans 100 ans, il n’y aura plus personne.


C’est une angoisse écologique.

Oui. Mais je ne peux pas porter le discours comme cela parce qu’il casse les jambes, il tétanise la tête. La peur n’aide pas à vouloir avancer. Ce qui aide, c’est l’enthousiasme.


Deux questions d’actualité d’écologie pour conclure. Quel avenir pour la Zad de Notre-Dame-des-Landes ?

Il y a là un bouillon de culture qui va produire quelque chose. D’abord, cela va produire d’autres Zad. Il n’y a pas beaucoup de grandes victoires, en ce moment. Donc, celle-là retentit. Son retentissement pour les grands projets inutiles va être considérable. Plein de gens se sentent maintenant habilités à dire : « Mais pourquoi fait-on ceci ? Pourquoi là ? Ah bon, on va gagner un quart d’heure de trajet ? Et, pourquoi faire, s’il vous plaît ? »

L’autre point qui m’intéresse est le processus d’auto-organisation à l’intérieur de la Zad. Aujourd’hui, la société libérale impose des reculs permanents du droit et des droits collectifs au profit de l’empilement de droits singuliers et particuliers, qui vont toujours aux plus forts. Le mouvement ouvrier a commencé comme une irruption de la volonté de droits collectifs à l’intérieur d’un espace qui n’en avait pas, l’entreprise. Là c’est pareil : les droits écologiques surgissent par la lutte. En imposant des droits écologiques, on impose des droits humains.


Mais l’auto-organisation ?

Elle produit un nouvel âge de la lutte pour les droits. Évidemment, c’est expérimental, local, il y a plein de critiques à faire. Mais cela a surgi. C’est une autoproduction de la réalité, un surgissement d’une nouvelle réalité. Nous, la France insoumise, on veut répandre ça. L’auto-organisation des masses produit les phénomènes révolutionnaires.

On disait autrefois que la société bourgeoise s’est créée à l’intérieur de la société féodale, puis a renversé les barrières féodales. Le mouvement ouvrier s’est infiltré dans la société capitaliste, avec les mutuelles, les coopératives, les syndicats, et espérait devenir hégémonique. Aujourd’hui, nous sommes en panne d’un acteur de l’histoire. Le peuple ? Il faut qu’il surgisse. Comment ? Sous quelle forme ? Par l’auto-organisation.

2018-02-paris-reporterre-jl_melenchon-lr
« Si on continue à exploiter le nucléaire, on continue à fabriquer des déchets dont on ne sait pas que faire. »


L’autre actualité de l’écologie, c’est Bure et le projet d’enfouissement des déchets nucléaires. Qu’en pensez-vous ?

Ce qu’on nous propose n’est pas raisonnable. L’enfouissement à Bure n’est absolument pas raisonnable. Ils veulent creuser un trou pour y placer des déchets afin de ne plus les voir. Et, sans se poser la question de savoir ce qui se passera une fois qu’ils seront au fond pour 20.000 ans ? Ce n’est pas raisonnable, donc il ne faut pas le faire. Il reste la question : Qu’est ce qu’on en fait ?

Si on continue à exploiter le nucléaire, on continue à fabriquer des déchets dont on ne sait pas que faire. D’où l’urgence d’arrêter le nucléaire. Sinon, on a l’impression de naviguer d’une idiotie à une autre. Enfouir ? Faire des piscines ? Personne ne sait non plus comment elles vont évoluer. Donc, un, arrêter le nucléaire afin de stopper le volume des déchets. Deux, investir dans la recherche fondamentale. Parce que, sans recherche fondamentale, il n’y a aucune solution pour gérer le refroidissement des déchets.


Vous vous opposez à Cigéo ?

Oui. On ne peut pas accepter des solutions absurdes. Le refus de l’exigence écologique est une aliénation.

  • Propos recueillis par Hervé Kempf

 

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ROFL ! 

C'est vrai que les dizaines de milliers de personnes qui vont perdre de l'argent (journée sans solde, frais de nourrice supplémentaires dû aux retards ...) devraient donner de l'argent à ceux qui leurs en font perdre ! 

Ca ne serait pas plutôt aux cheminots de dédommager les personnes à qui ils font perdre de l'argent?

Voilà la genre d'exemple qui fait que je ne rejoindrai jamais la FI. C'est vrai que ma copine qui bosse pour un tout petit peu plus que le smic à Paris, et qui est dépendante de la sncf devrait donner de l'argent à des gens qui en moyenne sont mieux payé qu'elle, pour qu'ils ne perdent pas trop de salaire pendant qu'ils l'empêchent d'aller bosser.... Logique ....

 

 


 

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il y a 5 minutes, Liebodar a écrit :

 

 

 

ROFL ! 

C'est vrai que les dizaines de milliers de personnes qui vont perdre de l'argent (journée sans solde, frais de nourrice supplémentaires dû aux retards ...) devraient donner de l'argent à ceux qui leurs en font perdre ! 

Ca ne serait pas plutôt aux cheminots de dédommager les personnes à qui ils font perdre de l'argent?

Voilà la genre d'exemple qui fait que je ne rejoindrai jamais la FI. C'est vrai que ma copine qui bosse pour un tout petit peu plus que le smic à Paris, et qui est dépendante de la sncf devrait donner de l'argent à des gens qui en moyenne sont mieux payé qu'elle, pour qu'ils ne perdent pas trop de salaire pendant qu'ils l'empêchent d'aller bosser.... Logique ....

 

 


 

Sans juger, ni préjuger des raisons qui te poussent à avoir ce discours, tu joues exactement le jeu attendu par le gouvernement : les fautifs sont ceux qui essayent de préserver leurs acquis, pas ceux qui les leur enlèvent et ne leur laissent comme unique réponse que de faire grève et de se foutre l'ensemble des français à dos, si tant est qu'ils aient eu besoin de faire grève pour que les français leur crachent dessus, vu la campagne de mise à sac dans les médias depuis 15 jours. GG

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"Dès avant 1848, en dépit de la loi Le Chapelier et de l’interdiction de se coaliser, les travailleurs forment, en assez grand nombre, des associations mutualistes. La loi de 1864 lève cet interdit et déclare licite le droit de grève. Les chambres syndicales tolérées à partir de 1868, se multiplient ; des fédérations, locales et nationales, par métiers se mettent en place. Beaucoup sont en contact ou adhèrent à l’Association internationale des travailleurs créée à Londres, en 1864. 

En 1871, La Commune de Paris est écrasée dans le sang et le jeune mouvement ouvrier s’en trouve décapité. Dès 1872, celui-ci se reconstitue."

D'ailleurs ce serait bien de supprimer ce SMIC et de retrouver la liberté de négocier, non?
 

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Désolé pour la CSB à venir mais je n'ai pas attendu le gouvernement pour avoir un dent contre les cheminots. J'en ai dans ma famille et amis et ils avouent sans honte user et abuser de la grève pour s'octroyer des ponts ou autre jour de repos. Quand je leurs demandent si ça ne les dérange pas de mettre dans la m**de des familles comme la mienne, la réponses est "non". 

Depuis décembre, la ligne Paris-Rouen-Le Havre a du retard et des trains annulés tous les jours (si tu veux vérifier les problème sur cette ligne tu trouveras des articles sur le net) . Il y a eu même des semaine avec 100% de retards sur les trajets de ma copine. La plupart du temps, aucune information aux voyageur ! Qu'est-ce qui empêche le conducteur de prendre le micro et d'expliquer aux usager pourquoi le train s'arrête, pourquoi il y a du retard? Est-ce le gouvernement qui l'en empêche?

Pour finir, si vraiment les cheminots voulaient que les clients comprennent un minimum, ils feraient une gréve de 2 jours (comme prévu) mais uniquement les week-end. Bien sur ça embêterait des usagers, mais la plupart des salariés pourraient aller au travail sans perdre d'argent et les soutiendrait.

Si jamais ils mettaient ça en place, je comprendrais que mon petit week-end annulé n'est rien en comparaison de ce qu'ils et on a à perdre. Mais non, ils font le choix de mettre d'autres salariés dans la m**de financièrement et professionnellement et après il faudrait que nous usager nous devions leurs donner de l'argent pour compenser leur perte de salaire?
 

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Bizarrement vous ne parlez jamais du transport ferroviaire japonais qui a été privatiser il y a 30 ans et qui est le plus fiable au monde au niveau du respect des horaires.

https://www.lopinion.fr/edition/international/30-ans-apres-leur-privatisation-chemins-fer-japonais-se-reinventent-123477

 

Niveau prix :  entre le France et le Japon ça à l'air sensiblement pareil (chaque pays ayant ses avantages et inconvénients :

Citation

PRIX

Au Japon, chaque passager paye sa place au même prix, qu'il l'ait acheté trois mois ou trois minutes avant. En France, ceux qui arrivent à prévoir leur voyage suffisamment en avance peuvent se dire qu'ils ont payé leur place jusqu'à cinq fois moins cher que leur voisin. Une pratique sujette à débat, mais qui permet au moins aux budgets les plus modestes de voyager.

Le TGV français pourrait donc en théorie coûter moins cher que le Shinkansen. Cependant, un Paris-Lyon (environ 2h de voyage) acheté une heure avant coûte 97€. Tokyo-Nagoya (entre 1h40 et 2h06 selon le Shinkansen) coûte 10,600¥ soit 88€.

Autre point non négligeable, en France, la généralisation des TGV a fait disparaître les trains grandes lignes (Corail). Par exemple, le TGV-Est qui part de Paris rejoint Nancy en 1h30 contre environ 3 heures auparavant. Deux fois plus rapide mais aussi deux fois plus cher. Au Japon, si vous n'avez pas les moyens de prendre le Shinkansen, ces lignes moins rapides et moins chères existent toujours.

 

ON AIME

  • La possibilité de payer son billet moins cher
  • Les cartes de réduction

ON AIME MOINS

  • La différence de prix exorbitants en période de pointe
 

ON AIME

  • Le choix entre les lignes classiques ou grande vitesse

VERDICT

PRIX

Du bon et du moins bon de chaque côté. Difficile donc de départager les deux sur cette catégorie. C'est une égalité.

source : https://dozodomo.com/bento/versus/france-vs-japon-1-les-trains/

 

 

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il y a une heure, Liebodar a écrit :

Désolé pour la CSB à venir mais je n'ai pas attendu le gouvernement pour avoir un dent contre les cheminots. J'en ai dans ma famille et amis et ils avouent sans honte user et abuser de la grève pour s'octroyer des ponts ou autre jour de repos. Quand je leurs demandent si ça ne les dérange pas de mettre dans la m**de des familles comme la mienne, la réponses est "non". 

Bon bah ça va alors, si les gens de ta famille sont des enc**és qui font ça pour faire chi** les gens, alors les cheminots qui font grève le font pour faire chi** les gens tout simplement.
CQFD
Et c'est sûr, c'est cool de faire grève pour avoir des vacances. Toujours bien de pas être payé :) 

 

il y a une heure, Liebodar a écrit :

Depuis décembre, la ligne Paris-Rouen-Le Havre a du retard et des trains annulés tous les jours (si tu veux vérifier les problème sur cette ligne tu trouveras des articles sur le net) . Il y a eu même des semaine avec 100% de retards sur les trajets de ma copine. La plupart du temps, aucune information aux voyageur ! Qu'est-ce qui empêche le conducteur de prendre le micro et d'expliquer aux usager pourquoi le train s'arrête, pourquoi il y a du retard? Est-ce le gouvernement qui l'en empêche?

Les fois où j'ai eu plus de 30min de retard sur des trains, j'ai quasi tout le temps eu une explication.
Ca n'a jamais empêché les gens de râler et de s'énerver ceci étant. 
Mais en fait, je vois quand même pas le rapport avec le débat du moment. 
C'est quoi le but de ce passage ? Dire que les cheminots sont des cons parce qu'ils informent pas les usagers ? 

 

il y a une heure, Liebodar a écrit :

Pour finir, si vraiment les cheminots voulaient que les clients comprennent un minimum, ils feraient une gréve de 2 jours (comme prévu) mais uniquement les week-end. Bien sur ça embêterait des usagers, mais la plupart des salariés pourraient aller au travail sans perdre d'argent et les soutiendrait.

Ils pourraient même faire grève de 2h17 à 3h54.
Une grève, c'est un bras de fer. Le faire quand tu as le moins de chance possible de le remporter, à part faire preuve d'une idiotie sans nom, je vois pas l'intérêt.
Faire confiance aux gens pour être empathique et être soutenu, juste sur le principe, c'est beau mais c'est irréel.

 

 

il y a une heure, Liebodar a écrit :

Si jamais ils mettaient ça en place, je comprendrais que mon petit week-end annulé n'est rien en comparaison de ce qu'ils et on a à perdre. Mais non, ils font le choix de mettre d'autres salariés dans la m**de financièrement et professionnellement et après il faudrait que nous usager nous devions leurs donner de l'argent pour compenser leur perte de salaire?
 

Personne ne t'a dit que tu devais leur donner de l'argent pour compenser leur perte de salaire.
Déjà parce que une, les mecs qui font grève le font pour avoir des ponts et des jours de vacances comme tu l'as dit, et de deux, parce que tu n'es obligé de rien. On offre la possibilité à des gens qui souhaiteraient soutenir leur combat de le faire. 
En quoi ça te pose un problème ?

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Et lol@Paris Lyon acheté 2h avant > Tokyo - Nagoya
Y a de l'abus totalement sur le prix des billets SNCF, ça c'est une certitude. (Ceci étant, je vois pas en quoi c'est le problème des cheminots).
Mais la prochaine fois que tu veux utiliser un argument qui est sensé montrer une égalité entre deux paramètres, ne prends pas le cas pire pour la situation A pour montrer qu'elle est équivalente à la situation B.
Parce que sinon, le contre argument c'est de dire : Paris Lyon 1 semaine avant, c'est 45€, quand Tokyo Nagoya c'est 88€. Donc bon, l'équivalence des prix est une foutaise ultime.

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il y a 10 minutes, General_doc2 a écrit :

Bon bah ça va alors, si les gens de ta famille sont des enc**és qui font ça pour faire chi** les gens, alors les cheminots qui font grève le font pour faire chi** les gens tout simplement.
CQFD
Et c'est sûr, c'est cool de faire grève pour avoir des vacances. Toujours bien de pas être payé

Je n'ai pas que de la famille mais des amis aussi, et ils sont tous assez d'accord. Oui ils préfèrent perdre 1 journée de salaire pour pouvoir avoir un pont et être en famille. 

A titre d'exemple, il y a eu le 02/12/2011 un préavis de grève de lancé pour ces dates : les 9-12 décembre, 16-19 décembre, 23-26 décembre et du 30 décembre au 2 janvier.

J'étais au courant 1 mois à l'avance et ils m'ont dit : "tu crois quoi?, on choisis ses dates pour passer les fêtes en famille" Mais ca doit être une coincidence qu'ils choisissent entre le 23 et 26 décembre et le 30 décembre au 2 janvier.

 

il y a 15 minutes, General_doc2 a écrit :

Les fois où j'ai eu plus de 30min de retard sur des trains, j'ai quasi tout le temps eu une explication.
Ca n'a jamais empêché les gens de râler et de s'énerver ceci étant. 
Mais en fait, je vois quand même pas le rapport avec le débat du moment. 
C'est quoi le but de ce passage ? Dire que les cheminots sont des cons parce qu'ils informent pas les usagers ? 

 

Et bien viens sur cette ligne en ce moment, tu jugeras par toi même de la qualité d'information des usagers. Et le passage sert a dire que ce n'est pas le gouvernement qui donne une mauvaise image des cheminots, mais ce sont eux de part leur travail.

 

il y a 17 minutes, General_doc2 a écrit :

Personne ne t'a dit que tu devais leur donner de l'argent pour compenser leur perte de salaire.

Regarde le Tweet de la femme de la FI plus haut qui nous appelle à aider financièrement les cheminot car "la grève va leurs coûter".

 

Pour finir, le but d'une grève est de faire chi** ton patron pas tes clients. Donc oui, tu peux choisir de lui faire perdre de l'argent quand ça touche moins d'autres salariés. 
 

 

 

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à l’instant, Liebodar a écrit :

Pour finir, le but d'une grève est de faire chi** ton patron pas tes clients. Donc oui, tu peux choisir de lui faire perdre de l'argent quand ça touche moins d'autres salariés. 

 

Sauf que pour une société de service, pour faire chi** ton patron, tu casses le service. 
Et ils veulent pas juste faire chi** leur patron, ils veulent que la situation se retourne et que les usagers qui en ont rien à foutre, soient saoulés par les grèves et s'intéressent p'tet à ce qu'il se joue, et prennent conscience de ce qui se joue via le gouvernement et leur décision. 

C'est pas une ligne de production ou ça revient au même de faire grève la nuit, ou le week end, ou en heure de pointe.

La grève fait chi** les gens, et la grève ferait chi** les gens qui seraient privés de leur service le week-end aussi.
Après, t'es p'tet moins emm**dé le week-end que la semaine et c'est pour ça que ça te fait vriller ;) 
 

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Pis d'abord les cheminots c'est tous des cons, un Le Mans - Paris c'est 120 € pour 54 min et 200 km ... vraiment des enc**és de sagouins ces conn**ds de cheminots !!!

Encore une fois, tant que l'on n'aura pas compris que "divide et impera" (diviser pour mieux régner) permettra aux classes dirigeantes (politiques et économiques) de faire ce qui les sert au détriment, quelquefois voire de plus en plus souvent, de la majorité, on continuera à se taper chacun dessus plutôt que de chercher à infléchir le rapport de force avec ceux qui ont réellement les manettes en main.

 

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il y a 7 minutes, KadicK a écrit :

Pis d'abord les cheminots c'est tous des cons, un Le Mans - Paris c'est 120 € pour 54 min et 200 km ... vraiment des enc**és de sagouins ces conn**ds de cheminots !!!

Encore une fois, tant que l'on n'aura pas compris que "divide et impera" (diviser pour mieux régner) permettra aux classes dirigeantes (politiques et économiques) de faire ce qui les sert au détriment, quelquefois voire de plus en plus souvent, de la majorité, on continuera à se taper chacun dessus plutôt que de chercher à infléchir le rapport de force avec ceux qui ont réellement les manettes en main.

 

Quand on veut mettre une catégorie de personne au même régime que les autres, tu appelles ca diviser ?

 

Tu inclus les leaders des syndicats qui appellent à la grêve pour diviser les français dans ta définition de classe dirigeante politique qui veut diviser pour son profit ? 

 

Les beaux proverbes c'est pas forcément la réalité, c'est un peu comme l'horoscope

Edited by Mrpropre World Peace

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@General_doc2 tu penses vraiment que les usagers en ce moment sont plus prêt de pencher côté cheminots ou gouvernement? Les cheminots sont en train de se mettre tous les usagers à dos.

Et vous remarquerez que je n'ai jamais remis en cause le statut des cheminots, je n'ai jamais dit que le prix était trop cher. Ce que je dis c'est qu'à force, même les gens comme moi en ont marre, pourtant je suis plus proche de FI que de Macron mais je suis arrivé à saturation avec les cheminots.

Et encore une fois, ce n'est pas le gouvernement qui nous monte contre eux, mais bien l'expérience qu'on a quand notre famille dépend de leur travail.

Et voir une représentante FI me demander de payer pour ne pas qu'ils perdent de salaire alors que eux ne vont se priver pour nous en faire perdre, ca m'énerve un peu. 

 

 

 

 


 

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il y a 18 minutes, Mrpropre World Peace a écrit :

Quand on veut mettre une catégorie de personne au même régime que les autres, tu appelles ca diviser ?

 

Tu inclus les leaders des syndicats qui appellent à la grêve pour diviser les français dans ta définition de classe dirigeante politique qui veut diviser pour son profit ? 

 

Les beaux proverbes c'est pas forcément la réalité, c'est un peu comme l'horoscope

 

Tu le dis toi-même sans même en prendre conscience. Mettre une catégorie de personnes au même régime que les autres. Tu acceptes sans même t'en rendre compte le postulat de niveler vers le bas et confirmes par ta prise de position que tu contestes ce que d'autres ont et que tu n'as pas. Le pire dans tout ça c'est que tu me parles de beaux proverbes et que tu ne te rends même pas compte que tu leur donnes vie.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas besoin ou qu'il n'y ait pas question de réformer, corriger, prévenir. Ce que je vois c'est que nous, citoyens, sommes utilisés comme bras armés inconscients, connivents d'une catégorie qui n'a cure de nous et ne cherche à servir que ses propres besoins.

Edited by KadicK

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il y a une heure, Mrpropre World Peace a écrit :

Quand on veut mettre une catégorie de personne au même régime que les autres, tu appelles ca diviser ?

 

Tu inclus les leaders des syndicats qui appellent à la grêve pour diviser les français dans ta définition de classe dirigeante politique qui veut diviser pour son profit ? 

 

Les beaux proverbes c'est pas forcément la réalité, c'est un peu comme l'horoscope

T'es vachement proche du FN sur ce sujet dis donc.

 

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