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Remy_Epinoux

Article - Émotions et processus de décision au poker

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Salut à tous.

A l'occasion de la mise en ligne de mon nouveau site, j'y partage un article que j'ai publié il y a maintenant 2 ans dans LivePoker.  Je vous en ai fait un belle version pour le forum mais vous pouvez également le consulter ici ;) 

Pour précision, ceux qui ont vu mes vidéos sur PA n'y apprendront rien. 

 

Émotions et processus de décision au poker

 

Les émotions, surtout quand elles sont négatives, peuvent poser beaucoup de problèmes au poker et sont souvent à l'origine de pertes conséquentes chez les joueurs, bons comme mauvais techniquement.
Alors il peut s'agir d'émotions liées au tilt (frustration, colère...), mais également d'autres émotions comme la peur, le manque ou l'excès de confiance en soi. Pour pouvoir combattre et supprimer ces émotions négatives aux tables, il convient au préalable de comprendre comment elles fonctionnent et de quelle manière elles impactent le processus de décision du joueur de poker.

 

Ce qu'est l'émotion

L'émotion est une réaction psycho-physiologique déclenchée par un stimulus qui sert à apporter une réponse à une situation donnée. On dit que l'émotion est psycho-physiologique car elle se ressent à la fois dans l'esprit et le corps. Si l'on rentre un peu plus dans le détail, l'émotion peut être décrite comme un composite de plusieurs réactions.

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Les réactions physiologiques sont des manifestations déclenchées automatiquement et instantanément par notre cerveau reptilien pour faire face à une situation. Ces réactions peuvent être une accélération du rythme cardiaque, de la fréquence respiratoire,  l'apparition de rougissement, de transpiration, d'une certaine pâleur, d'une sensation de malaise, de palpitations etc...


L'expérience subjective est quant à elle l’expérience consciente de l’émotion ou encore le sentiment émotionnel accompagné de la capacité à verbaliser cette émotion. En bref, ce sont des pensées au sujet des émotions. Cette expérience subjective donne lieu à une pulsion à agir. Dans le cas de la peur par exemple, cette pulsion à agir pourrait être de fuir.


Enfin, les réactions motrices sont composées des expressions faciales et des variations vocales. Ces réactions sont incontrôlables et sont le sujet principal de la série télévisée "Lie to me". Les expressions faciales sont différentes des tells en ce sens que ces derniers peuvent être contrôlés à une table live alors que les expressions faciales sont des micro-expressions de quelques dixièmes de secondes totalement incontrôlables et qui trahissent l'émotion du joueur en dépit de ses efforts pour faire passer une émotion différente. Il est extrêmement difficile de les détecter sans un entraînement intensif aux théories de Paul Ekman (Psychologue américain).
Tous ces composants de l'émotion vont aboutir à une proposition de comportement, qui sera adoptée ou non par l'esprit conscient de Hero.


Alors prenons l'exemple d'une situation au poker pour illustrer tout ce qui compose l'émotion. Admettons que hero prenne un bon badbeat, un 80/20 par exemple. Si ce n'est pas le premier, hero va commencer à s'énerver voire à être en colère. Détaillons donc ce qu'il peut se passer dans le cadre de la colère (nous verrons plus loin pourquoi la colère se déclenche dans cette situation).
Au niveau des réactions physiologiques, hero peut ressentir différentes choses : une tension dans tout le corps, une sensation de chaleur, une gêne dans la poitrine ou encore le souffle qui s'accélère. Ce sont les principales réactions que j'ai observées chez les joueurs que je coache mais il y en a d'autres.
S'agissant de l'expérience subjective, hero va bien-sûr ressentir de la colère et se dire à lui-même des phrases telles que "mais c'est pas possible ! ", "comment il peut call avec sa main?!?!?!", "je ne gagnerai jamais avec mes AA" ou "quel chattard ce gars !", pour ne citer que les plus adaptés à un article.
La pulsion à agir va pouvoir être par exemple de se venger, de se refaire ou bien de faire mal (dans le sens imagé bien-sûr) à vilain qui lui a pris son tapis, en lui infligeant à son tour un badbeat.
Passons sur les réactions motrices pour nous intéresser à la proposition de comportement issue de l'émotion. Ici les émotions de vilain vont l'inciter à devenir plus agressif et/ou plus loose, à jouer plus de pots contre vilain avec des mains marginales, à call plus light river etc... c'est le début du tilt. Attention ce n'est pas pour autant que la conscience de vilain choisira les propositions faites par les émotions, tout va dépendre, comme nous le verrons plus loin, de l'intensité émotionnelle subie par Hero à cet instant t.

 

La naissance des émotions

Mais quels sont les déterminants qui vont faire qu'une situation donnée va déclencher une émotion particulière ? Et pourquoi la même situation de jeu ne va pas déclencher la même émotion chez tout le monde ?
Tout simplement car entre la situation et l'émergence de l'émotion existe une évaluation cognitive inconsciente de la situation qui va déterminer si le cerveau doit apporter ou non une réponse émotionnelle.

 

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Comme son nom l'indique, cette évaluation est purement inconsciente et est exécutée presque instantanément à la perception de la situation. Notre inconscient évalue la situation au regard de ce que je nomme notre référentiel interne, ce qui fait de cette évaluation une évaluation purement subjective. Voilà pourquoi nous ne réagissons pas tous de la même manière à une situation donnée.

 

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Ce référentiel interne est entre autre constitué de nos schémas de pensée, de nos représentations de soi, de nos objectifs et de notre mémoire. Les schémas de pensée sont des organisations de croyances et d'idées entre elles qui vont constituer un filtre de notre vision du monde. Il est important ici d'insister sur la notion de croyances car c'est en grande partie sur celles-ci que va reposer notre évaluation émotionnelle de la situation.  Les croyances sont des généralisations de nos expériences.
Plus précisément, il s’agit de généralisations à propos de relations entre plusieurs expériences. Ces généralisations portent sur la causalité, le sens et les limites.
Ce qui va poser problème au poker et plus généralement dans notre vie de tous les jours, ce sont les croyances dites limitantes, c'est-à-dire les croyances, la plupart du temps fausses, qui vont nous empêcher de nous épanouir, d'atteindre nos objectifs voire de fixer des objectifs. Ces croyances limitantes vont jouer un grand rôle dans le processus d'évaluation cognitive inconsciente, car elles vont faire résonance avec la situation donnée et vont donc mener au déploiement des émotions négatives.
Au poker, beaucoup de croyances limitantes sont enfouies dans l'inconscient des joueurs et induisent des évaluations négatives des situations de jeu pouvant les mener jusqu'au tilt. En voici quelques exemples.


Croyances limitantes relatives à la variance

Croyances orientées résignation :

  • J’ai moins de chance que les autres au poker / dans la vie
  • Le sort est contre moi

Croyances orientées déni de la variance :

  • Etant gagnant sur le long-terme je devrais ressortir gagnant de mes sessions
  • C’est injuste de perdre autant à cause de la variance alors que je suis un joueur gagnant
  • Les fish/mauvais joueurs sont censés repartir de la table en étant négatifs
  • Ces joueurs ne devraient jamais remporter de gros pots
  • Quand le coup part à tapis et que je suis devant je suis censé remporter le pot
  • Autant de chance/malchance est impossible

Il y a également les croyances limitantes relatives au joueur

Croyances orientées dévalorisation :

  • J’ai moins de facultés intellectuelles que les autres joueurs pour y arriver
  • Je ne pourrai jamais être un regular de NL600 (si joue en NL200)

Croyances orientées surévaluation :

  • Je suis un bon joueur, je devrais être gros gagnant à ma limite
  • Je serais un joueur bien gagnant si je « runnais pas bad » tout le temps

Enfin il y a les croyances relatives à vilain et au jeu

  • Folder contre un fish/mauvais joueur est weak
  • Donk bet le PFR est un manque de respect
  • L’agression à la table est une histoire d’ego
  • Quand un joueur est agressif envers moi de manière répétitive, il ne me respecte pas
  • Le fish est idiot

Ces croyances sont ancrées dans l'inconscient en ce sens que bien souvent, à froid, le joueur a plutôt des pensées raisonnées sur ces sujets. Malheureusement à chaud, pendant le jeu, ces croyances limitantes vont resurgir et faire que le joueur va être émotionnellement impacté par un joueur récréatif qui lui prend un gros pot ou par un regular trop agressif ou encore une série de badbeats, alors même que ce joueur averti sait consciemment que la variance fait partie du jeu et qu'elle s'annule sur le tong-terme, ou encore qu'il est important que les joueurs récréatifs gagnent de temps en temps grâce à la chance pour entretenir l'écosystème etc...

Impacts des émotions sur le processus de décision au poker

Voyons maintenant de quelle manière les émotions négatives impactent le processus de décision du joueur de poker en considérant le schéma suivant.

 

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Nous avons donc vu que la situation de jeu, souvent liée à des facteurs contextuels, va être évaluée de manière inconsciente au regard de notre référentiel interne, ce qui va donner lieu ou non à la naissance d'une émotion. Ce n'est qu'une fois ce travail inconscient d'évaluation effectué que les fonctions cognitives conscientes du joueur vont prendre en charge les informations issues de la situation et vont les traiter de manière à prendre une décision optimale. Ces fonctions cognitives conscientes nous permettent tout simplement de raisonner, de prendre des décisions, de penser de manière rationnelle, de nous adapter à la situation, de planifier, de penser de manière stratégique... bref, elles constituent notre pensée logique et consciente et s'appuient sur les connaissances techniques acquises au fil des années et de l'expérience.
Dans le cas idéal, l'état émotionnel induit par la situation est neutre ou faible et permet aux fonctions cognitives conscientes de fonctionner à plein régime. Toutefois il arrive bien trop souvent au poker que des émotions négatives telles que la colère, le sentiment d'injustice, la frustration ou encore la peur ne surgissent. Dans ce cas, les fonctions cognitives conscientes vont être en partie ou totalement désactivées.

 

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Le joueur ne sera plus capable de raisonner selon ses acquis techniques et ce sont ses émotions qui prendront les décisions à sa place. La pulsion à agir, que nous avons vue comme un des constituants de l'émotion, va pousser le joueur à prendre des décisions irrationnelles, ce qui va entraîner le tilt : spew, jeu trop agressif, trop loose ou au contraire trop resserré.
Si par exemple le joueur se prend 2 suckouts river en 5 minutes face à un joueur récréatif, il va commencer à ressentir de la frustration et de la colère. La pulsion à agir va pouvoir alors être de se venger de ce joueur et de reprendre son argent. C'est alors tout naturellement qu'il va commencer à ouvrir son jeu contre celui-ci en rentrant dans les pots avec des mains trop marginales, hors de position, ou encore en devenant de plus en plus agressif pré-flop et post-flop contre ce joueur et en payant plus light river. Ses capacités d'analyse seront très nettement diminuées voire inexistantes. Il va se lancer dans des 3-barrels bluff sans réellement réfléchir à la range de vilain et à ses probabilités de lui faire coucher sa main.
Bien entendu il s'agit ici du cas extrême, ni l'émotion ni sa relation avec la désactivation des fonctions cognitives ne sont binaires. L'état émotionnel varie et progresse au fil d'une session de jeu ou des jours. Dans une session qui se passe mal, l'émotion va grandir peu à peu sans que le joueur ne s'en rende forcément compte. La frustration monte petit à petit tandis que les fonctions cognitives conscientes se désactivent progressivement. Le joueur va commencer à prendre de mauvaises décisions, à 3 bet light alors que le spot le permet difficilement, à faire des hero calls alors que rien ne les justifie etc...

 

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Chaque coup dur va apporter un peu plus d'émotion. Il en est de même en période de badrun. Le joueur va commencer une session avec un niveau émotionnel déjà élevé et, par rapport aux sessions de run standard ou goodrun, il lui faudra moins de quantités de badbeat, set-up et autres coups du sort pour que celui-ci ne soit on tilt.
Je conclurais donc en disant que tout travail sur son mental doit commencer par une compréhension du fonctionnement de ses émotions au poker et l’apprentissage de la prise de conscience de la naissance des émotions pendant le jeu. En effet, généralement le joueur se rend compte qu’il est en tilt bien trop tard, une fois que les émotions sont trop fortes pour être apaisées par quelque technique que ce soit. Apprendre à connaître et reconnaître ses émotions quand celles-ci naissent va permettre de pouvoir intervenir au plus tôt et donc au plus bas de leur intensité.

Edited by Remy_Epinoux

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Salut,

 

perso je trouve que tu traites un peu trop la capacité des émotions à "prendre le pas" sur la réflexion ...

car à mon sens l'intelligence est justement de faire l'inverse !

 

Si je prends ton dernier graph il est un peu simpliste car tu ne peux pas mettre en abscisse et en ordonné deux fonctions qui peuvent (potentiellement) intégrer une dérivée de l'autre...

ce serait plus une courbe qui décroit en arrondie avec (pour garder ton exemple avec les fonctions cognitives en ordonnée), une abscisse de qui va de émotions positives (ou négative retardée/contrôlé) à émotion négative...

Voilà en gros je trouve que tu négliges trop la capacité des émotions à être positives, contrôlées et/ou retardées

 

ex : Ne dit-on que la vengeance est un plat qui se mange froid ?

c'est bien la preuve de la possibilité de la réflexion de surpasser les réaction à des émotions... et je pense que chacun peut y arriver (même si parfois j'ai des doutes en voyant l'actu ;-) )

 

Edited by A-lex-Nonyme

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Il y a 1 heure, A-lex-Nonyme a écrit :

Salut,

 

perso je trouve que tu traites un peu trop la capacité des émotions à "prendre le pas" sur la réflexion ...

car à mon sens l'intelligence est justement de faire l'inverse !

 

Salut Alex,

Pourtant l'influence des émotions sur la réflexion est bien réelle, que les émotions soient effectivement négatives ou positives. L'intelligence n'a rien à voir là-dedans. Comme expliqué celle-ci n'est plus vraiment utile quand les émotions sont trop intenses.

 

Il y a 1 heure, A-lex-Nonyme a écrit :

 

Si je prends ton dernier graph il est un peu simpliste car tu ne peux pas mettre en abscisse et en ordonné deux fonctions qui peuvent (potentiellement) intégrer une dérivée de l'autre...

ce serait plus une courbe qui décroit en arrondie avec (pour garder ton exemple avec les fonctions cognitives en ordonnée), une abscisse de qui va de émotions positives (ou négative retardée/contrôlé) à émotion négative...

 

Désolé mais je ne comprends pas bien ta première phrase. Certes ce graph est simpliste car il est probable que cette fonction ne soit pas parfaitement linéaire. Toutefois j'ai du mal à voir en quoi l'utilisation des fonctions cognitives et des émotions pour les abscisses et les ordonnées n'est pas pertinente étant donné que le graph a justement pour objet de montrer la relation entre les deux.

Après ce graph est valable tant pour les émotions négatives que positives. Ce qui compte sur ce graph est l'intensité de l'émotion et non pas la polarité de l'émotion.

Il y a 1 heure, A-lex-Nonyme a écrit :

Voilà en gros je trouve que tu négliges trop la capacité des émotions à être positives, contrôlées et/ou retardées

Oui les émotions peuvent être positives et ont également un impact sur les capacités cognitives. Est-on pleinement raisonnable lorsque l'on est amoureux ? Prend-on les décisions les plus raisonnables dans ce cas ? 

Quant au fait qu'elles peuvent être contrôlées et/ou retardées, je ne peux que plussoyer, mais je fais ici un état des lieux de la relation entre les émotions et la cognition. Cette relation existe bel et bien. Après oui, si tu peux contrôler/modérer tes émotions alors il y aura beaucoup moins d'impacts sur les capacités de réflexion, c'est dans un sens le but d'un coaching mental. Donc en gros on est d'accord, plus tu contrôles tes émotions, moins elles sont intenses et par conséquent moins elles impactent la cognition.  Mais cela n'en retire pas moins l'existence de la relation cognition/émotions.

 

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Citation

c'est bien la preuve de la possibilité de la réflexion de surpasser les réaction à des émotions... et je pense que chacun peut y arriver 

la nature humaine fait en sorte que les émotions prennent "naturellement"le pas sur la raison à moins que l'individu fasse en sorte de travailler ses propres réactions aux émotions.

Les émotions sont instinctives comme expliqué par l'auteur et apparaissent instantanément dans nos pensées , ce qui n'est pas le cas de la réflexion qui va demander le temps nécessaire d'analyse.

Le travail sur l'analyse des émotions et le controle de nos réactions n'est ni naturel,ni facile, ni rapide et pas non plus forcément acquis dès lors qu'on a des résultats....sinon les psychologues n'existeraient pas!

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il y a 42 minutes, Bobi a écrit :

C'est assez simple, suffit de lui prendre 4h de coaching. 

600e only

Voilà, tu as tout compris :ph34r:

 

 

il y a 51 minutes, Loorent a écrit :

très bon article. mais OP n'explique pas comment on peut remedier aux mauvaises decisions, celles prises sous emotions: comment eviter que ça arrive ? on ne peut pas controler ses emotions !

Merci :)

Pour te répondre, oui ce n'est qu'un article qui explique le fonctionnement de la chose. Partir explorer les remèdes vaudrait l'écriture d'un livre. 

Mais la réponse à ton affirmation est "Si, nous pouvons contrôler nos émotions". Les moyens d'éviter effectivement ces mauvaises décisions est de "gérer" ces émotions.

Il y a deux approches pour gérer les émotions :

- Une approche "pansement" : c'est-à-dire agir pendant que l'émotion est en train de monter. Pour cela il y a plein de techniques issues de diverses domaines en développement personnel. Je n'y connais rien en méditation mais sans doute que celle-ci offre des outils pour contrôler les émotions ; de la même manière le travail avec la respiration peut aboutir à de bons résultats en direct. En PNL, il y a la technique d'ancrage qui est vraiment efficace et c'est celle que je mets généralement en place avec mes clients dans un premier temps (je pourrais éventuellement écrire un article sur ce sujet si ça vous dit).

Du côté de Jared Tendler, celui-ci préconise d'injecter de la logique quand les émotions sont là en se répétant des "mantras" (selon la traduction de Peanuts).

Dans tous les cas pour que ces pansements soient efficaces, il faut apprendre à les appliquer avant que l'émotion ne soit trop intense d'où l'utilité d'apprendre à écouter son corps et ses émotions.

- Une approche long-terme : celle-ci consiste à faire en sorte qu'il n'y ait plus d'émotions négatives qui apparaissent durant le jeu. Cela passe par un travail en profondeur sur le référentiel interne, surtout sur les croyances, pour changer les résultats de l'Evaluation Cognitive Inconsciente de manière à ce que celle-ci ne déclenche plus d'émotions négatives après bad beats et autres déclencheurs potentiellement "tiltant".

Alors pour cela, moi je travaille avec l'hypnose et la PNL, mais un psychothérapeute peut également faire ce travail (et globalement tout praticien en développement personnel). Chaque joueur peut également travailler tout seul sur ces problématiques en auto-hypnose ou PNL.

Little tips : Allez rapidement une méthode "pansement" de respiration pour se calmer quand la colère ou l'énervement sont en train de monter par exemple, la respiration 7/11. Celle-ci consiste à inspirer sur 7 temps et à expirer sur 11 temps, chaque temps ayant la même durée. Au bout de plusieurs respirations, votre corps va commencer à se calmer et cela va calmer de la même manière vos émotions négatives. C'est juste physiologique, rien de psychologique là-dedans.

Encore une fois, c'est une méthode à appliquer lorsque vous sentez monter l'énervement, l'agacement ou la frustration ; pas quand vous êtes en plein tilt d'ours !

( @didir: je te réponds dans l'après-midi )

Edited by Remy_Epinoux

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Le 24/07/2016 à 23:48, didir a écrit :

salut, je trouve ton post très clair...peut on (tu) faire un lien avec le temps ?

 

Enfin je te réponds. Pour précision didir m'a précisé sa question en mp. En gros la perception du temps est-elle impactée par nos émotions ?

Je suis light sur ce sujet mais je dirais que oui, tout d'abord car en général lors d'états modifiés de conscience que peuvent induire nos émotions, notre perception du temps change, je le vois tous les jours avec mes patients en hypnose, ensuite parce que cela paraît intuitif. On a tous fait l’expérience du temps qui défile plus ou moins vite selon l'émotion du moment. Mais je ne saurais décrire de manière théorique dans quelle mesure les émotions agissent sur la perception du temps.

Edited by Remy_Epinoux

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il y a une heure, didir a écrit :

Plus concrètement, si je te dis que mon  gros leak au poker est de cliquer trop vite sur le bouton quand je suis émotionné , que puis je faire ?

bah ça n'a rien a voir avec la perception du temps. c'est ton process de decision qui est plus rapide, parce qu'impacté par l'emotionnel, et du coup necessite moins de temps pour la prise de décision: quand on reflechit pas on clique plus vite :D

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il y a 32 minutes, Tete2jay a écrit :

Rémi ton tips de respiration,  c'est de la cohérence cardiaque non ? 

Oula non, la cohérence cardiaque semble plus complexe que ça. Il s'agit là d'un simple exercice de respiration comme il doit en exister des dizaines.

Edited by Remy_Epinoux

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Le 22 juillet 2016 à 10:59, Remy_Epinoux a écrit :

Pourquoi ? (désolé je ne suis pas l'actualité du cyclisme)

Je pense vraiment que tu peux l aider, 

 

As tu des touches pour bosser dans le sport de haut niveau pour aider des gens qui n'ont pas le mental pour devenir encore meilleur ?

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Le 26/07/2016 à 14:41, Remy_Epinoux a écrit :

Oui Loorent a raison. Ayant compris ça, la seule chose à faire est de bosser sur la gestion de tes émotions.

J'ai besoin d'un coach pour bosser sur la gestion de mes émoticones.   :cafe::dance::8] :ph34r:

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