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Nanor

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C'est un peu un double sens pcq ici, imo, il incarne Francis Underwood (son personnage d'House of Cards pour lequel il s'est fait virer suite aux faits reprochés pour ceux qui n'ont pas suivi) mais il joue assez l'ambiguïté pour faire passer son msg perso comme quoi il va être jugé sans preuves et qu'il est innocent blablabla. 

Btw quel gâchis, immense acteur. 

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Mais clairement. Je suis HOC depuis la saison 1 et quel gros tilt de d'entendre qu'il le vire avant l’ultime saison, l'acteur principal de la série. Du coup je n'arrive pas à me motiver à regarder la dernière saison car j'ai peur de me demander à chaque épisode, qu'est ce qu'ils auraient fait au niveau de l'intrigue s'il avait été là. Tain... font chi** ces cons là. Pouvait pas le tricard un an après.... (oui je sais c'est abusé mais bon... le final quoi....)

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Le 12/26/2018 à 22:30, MattMadie a écrit :

Btw quel gâchis, immense acteur. 

 

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https://www.letelegramme.fr/bretagne/pays-de-vannes-saccages-en-serie-sur-les-cultures-04-01-2019-12175578.php

 

Faut en vouloir quand même, une journée de taf juste pour pourrir 8000 balles de came d'un maraîcher. Concurrent(s) peut-être, enfant(s) de catin assurément.

 

Spoiler

Didier Marthe n’en revient toujours pas. À la mi-décembre, ce maraîcher bio de Séné (56) a découvert près de 5 000 plants de salades arrachés dans ses serres et reposés à l’identique. Une situation qui inquiète d’autant plus que d’autres actes de vandalisme ont été recensés dans des exploitations agricoles alentour, ces dernières semaines.

C’est un véritable carnage. Toujours blotties les unes contre les autres, légèrement espacées de quelques centimètres, de milliers de salades jonchent le sol des serres de la ferme de Balgan à Séné (56). « C’est un truc complètement fou », lâche Didier Marthe, maraîcher bio et cogérant de l’exploitation. Piochant à la volée parmi les laitues encore étendues sur la bâche, il tente de comprendre. Comprendre comment une ou plusieurs personnes, autour du 15 et 16 décembre, ont pu couper près de 5 000 plants de laitue… et les reposer à l’identique sur place. Sans vol, sans effraction. Juste un pur acte de vandalisme gratuit.

Au détour des quelques allées givrées qui bordent ses serres, Didier Marthe fait le bilan. Une planche de laitues saccagée par ci, une allée de chou-rave retournée par là. Le site agricole regroupe deux entités qui travaillent conjointement : la ferme de Balgan et la ferme d’Ozon. Les voisins de la ferme d’Ozon, justement, ont aussi été victimes de ce saccage. Environ 1 000 plants de fenouil ont été arrachés et mis en tas. Didier Marthe déplore aussi les dégradations sur deux planches de choux-raves (2 000 plants). Ou comment, du jour au lendemain, la vie de cette exploitation nichée à quelques centaines de mètres de la mer, à Séné, a été bouleversée.

 

Près de 8 000 euros de préjudice

 

Les faits remontent au week-end du 15 et16 décembre. Quand les exploitants ont quitté le site, le samedi, en fin de journée, tout était en ordre. C’est en retrouvant les allées, le lundi matin, que le saccage a été constaté. « C’est absolument incroyable. Ça représente un travail monstrueux. Si j’avais dû faire ça tout seul, ça m’aurait au moins pris une journée. Quasiment 5 000 salades, coupées à la main et reposées au même endroit, il faut quand même être sacrément motivé ».

Le préjudice estimé pour le producteur est de 8 000 euros. Mais il a aussi des répercussions sur ses ventes au marché. « La salade, c’est le produit d’appel pour les maraîchers, explique Didier Marthe. Environ 80 % des gens qui viennent acheter des légumes au marché repartent avec une salade. Alors, quand on n’en a pas une seule à mettre sur le stand, les gens vont parfois voir ailleurs. Ils n’ont pas envie de faire deux fois la queue ». Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie qui confirme qu’une enquête a été ouverte mais, qu’à l’heure actuelle, aucun suspect n’a été entendu.

 

Deux autres cas à Sarzeau

 

Cette affaire de vandalisme dans une exploitation agricole interpelle et inquiète dans le milieu. D’autant qu’elle intervient dans un contexte où d’autres actes de ce type ont été commis dans le pays de Vannes. Notamment à Sarzeau où deux exploitations ont été prises pour cibles. Premier touché, Denis Rouillé. L’éleveur de chèvres et de moutons a découvert, le 18 décembre, au matin, que, dans la nuit, les bâches opaques qui composent ses tunnels d’élevage avaient été éventrées sur toute la longueur. Au total, 400 m² de tunnel ont été dégradés. « J’ai failli tout perdre, raconte Denis Rouillé. Le foin a passé la nuit sous la pluie. Heureusement que la solidarité a joué. C’est assez incompréhensible parce qu’il n’y a eu aucun vol, aucune agression sur les bêtes, juste un acte de vandalisme gratuit ».

 

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A quelques KM de là quelques jours avant : 

https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/theix-noyalo-60-cordes-de-bois-ont-brule-22-12-2018-12169350.php

 

Je vis entre les deux. On à peut être pas de quartier chaud ici mais on a le vendalisme qui va avec nôtre cadre de vie. :sais-pas:

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Il y a 8 heures, Bolivio a écrit :

https://www.letelegramme.fr/bretagne/pays-de-vannes-saccages-en-serie-sur-les-cultures-04-01-2019-12175578.php

 

Faut en vouloir quand même, une journée de taf juste pour pourrir 8000 balles de came d'un maraîcher. Concurrent(s) peut-être, enfant(s) de catin assurément.

 

  Révéler le texte masqué

Didier Marthe n’en revient toujours pas. À la mi-décembre, ce maraîcher bio de Séné (56) a découvert près de 5 000 plants de salades arrachés dans ses serres et reposés à l’identique. Une situation qui inquiète d’autant plus que d’autres actes de vandalisme ont été recensés dans des exploitations agricoles alentour, ces dernières semaines.

C’est un véritable carnage. Toujours blotties les unes contre les autres, légèrement espacées de quelques centimètres, de milliers de salades jonchent le sol des serres de la ferme de Balgan à Séné (56). « C’est un truc complètement fou », lâche Didier Marthe, maraîcher bio et cogérant de l’exploitation. Piochant à la volée parmi les laitues encore étendues sur la bâche, il tente de comprendre. Comprendre comment une ou plusieurs personnes, autour du 15 et 16 décembre, ont pu couper près de 5 000 plants de laitue… et les reposer à l’identique sur place. Sans vol, sans effraction. Juste un pur acte de vandalisme gratuit.

Au détour des quelques allées givrées qui bordent ses serres, Didier Marthe fait le bilan. Une planche de laitues saccagée par ci, une allée de chou-rave retournée par là. Le site agricole regroupe deux entités qui travaillent conjointement : la ferme de Balgan et la ferme d’Ozon. Les voisins de la ferme d’Ozon, justement, ont aussi été victimes de ce saccage. Environ 1 000 plants de fenouil ont été arrachés et mis en tas. Didier Marthe déplore aussi les dégradations sur deux planches de choux-raves (2 000 plants). Ou comment, du jour au lendemain, la vie de cette exploitation nichée à quelques centaines de mètres de la mer, à Séné, a été bouleversée.

 

Près de 8 000 euros de préjudice

 

Les faits remontent au week-end du 15 et16 décembre. Quand les exploitants ont quitté le site, le samedi, en fin de journée, tout était en ordre. C’est en retrouvant les allées, le lundi matin, que le saccage a été constaté. « C’est absolument incroyable. Ça représente un travail monstrueux. Si j’avais dû faire ça tout seul, ça m’aurait au moins pris une journée. Quasiment 5 000 salades, coupées à la main et reposées au même endroit, il faut quand même être sacrément motivé ».

Le préjudice estimé pour le producteur est de 8 000 euros. Mais il a aussi des répercussions sur ses ventes au marché. « La salade, c’est le produit d’appel pour les maraîchers, explique Didier Marthe. Environ 80 % des gens qui viennent acheter des légumes au marché repartent avec une salade. Alors, quand on n’en a pas une seule à mettre sur le stand, les gens vont parfois voir ailleurs. Ils n’ont pas envie de faire deux fois la queue ». Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie qui confirme qu’une enquête a été ouverte mais, qu’à l’heure actuelle, aucun suspect n’a été entendu.

 

Deux autres cas à Sarzeau

 

Cette affaire de vandalisme dans une exploitation agricole interpelle et inquiète dans le milieu. D’autant qu’elle intervient dans un contexte où d’autres actes de ce type ont été commis dans le pays de Vannes. Notamment à Sarzeau où deux exploitations ont été prises pour cibles. Premier touché, Denis Rouillé. L’éleveur de chèvres et de moutons a découvert, le 18 décembre, au matin, que, dans la nuit, les bâches opaques qui composent ses tunnels d’élevage avaient été éventrées sur toute la longueur. Au total, 400 m² de tunnel ont été dégradés. « J’ai failli tout perdre, raconte Denis Rouillé. Le foin a passé la nuit sous la pluie. Heureusement que la solidarité a joué. C’est assez incompréhensible parce qu’il n’y a eu aucun vol, aucune agression sur les bêtes, juste un acte de vandalisme gratuit ».

 

 

La vengeance d'un boucher dont le commerce a été récemment vandalisé par des vegans ?  :D

 

Modifié par Jamiyoyo

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Il y a 1 heure, wylke a écrit :

c'est vrai que les gens qui ne sont pas vegans ne mangent pas de légumes...

je vais rajouter un  :D

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Les temps changent, tout se perd ma bonne dame... pour demain sois fort petit bonhomme et n'oublie pas que Dieu seul peut juger ses enfants.  :ph34r:

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/060119/le-cardinal-barbarin-devant-la-justice-le-proces-de-l-omerta

Spoiler

 

Le cardinal Barbarin devant la justice: le procès de l’omerta

6 janvier 2019 Par Daphné Gastaldi, Mathieu Martiniere et Mathieu Périsse / We Report
 

Plus de trois ans après le début de l’affaire Preynat, le procès du cardinal Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs, se déroulera du 7 au 9 janvier à Lyon. Le silence des évêques et la question de la prescription seront au centre des débats.

Sera-t-il présent à l’audience ? Ce lundi, au tribunal correctionnel de Lyon, s’ouvre enfin et après de multiples reports le procès du cardinal-archevêque de Lyon, Philippe Barbarin. Le primat des Gaules, l’une des figures les plus importantes de l’Église française, est poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles dans l’affaire Preynat.

 

Le cardinal Barbarin, le 8 décembre 2015 à Lyon. © Reuters
Le cardinal Barbarin, le 8 décembre 2015 à Lyon. © Reuters
 
Le prélat est cité à comparaître avec six autres personnes, elles aussi accusées de non-dénonciation : monseigneur Maurice Gardès, archevêque d’Auch ; Thierry Brac de La Perrière, évêque de Nevers ; Xavier Grillon, vicaire épiscopal dans l’Ouest lyonnais ; Régine Maire, déléguée à l’écoute des victimes du diocèse de Lyon ; Pierre Durieux, ancien directeur de communication du diocèse de Lyon et le cardinal Luis Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le gendarme des mœurs du Vatican. Le Saint-Siège a toutefois refusé de notifier la citation à comparaître de ce dernier, équivalent d’un ministre pour le Vatican, au nom d’une immunité pénale. Une seconde citation, pour non-assistance à personne en péril, a également été adressée au cardinal Barbarin et à Régine Maire.

 

Parmi toutes les affaires de pédophilie dans l’Église révélées depuis trois ans (lire tous nos articles ici), celle du père Bernard Preynat est sûrement la plus emblématique, à la fois par le nombre de ses victimes, mais aussi par l’onde de choc qu’elle a provoquée dans l’Église catholique française. Suspecté d’avoir agressé sexuellement plus de soixante-dix enfants scouts du Groupe Saint-Luc entre 1972 et 1991, ce prêtre charismatique de l’Ouest lyonnais a été mis en examen le 27 janvier 2016. Informés à partir des années 1970 des abus sexuels de l’aumônier, les archevêques de Lyon successifs, dont le cardinal Barbarin, n’ont jamais dénoncé le prêtre aux autorités judiciaires. Après l’éclatement du scandale, la parole s’est libérée, un peu partout en France depuis trois ans, sur des dizaines d’affaires de pédophilie dans l’Église.

 

« Ce procès, c’est celui du système »

Selon nos informations, l’instruction judiciaire dans l’affaire Preynat a été bouclée il y a quelques semaines seulement. Une procédure canonique, interne à l’Église, est également en cours. Mais pour les victimes de Bernard Preynat et leur association La Parole libérée, l’enjeu judiciaire est presque ailleurs. Le procès du cardinal Barbarin, qui s’ouvre ce lundi, revêt une plus grande importance pour eux que celui de leur agresseur. « Des prédateurs, il y en aura tout le temps. Ce qui est incroyable, c’est que des personnes laissent faire et protègent. C’est même pire. Le combat est dans la libération de la parole, mais aussi dans l’obligation de parole », dénonce Alexandre Dussot, cofondateur de La Parole libérée et première victime ayant alerté le cardinal Barbarin en 2014. « L’Église a un problème propre, elle couvre des prédateurs. Il y a un système avec de hauts responsables qui protègent des pédophiles, qui vont même jusqu’à détruire des documents pour que la vérité reste cachée. Ce procès, c’est celui du système, lâche François Devaux, président de La Parole libérée. C’est aussi celui de la justice. L’enjeu, c’est la prescription, et comment on l’applique. »

Avec cette citation à comparaître, les parties civiles jouent leur va-tout. Ouverte en février 2016, l’enquête préliminaire sur l’affaire Barbarin avait été classée sans suite le 1er août 2016. Le parquet s’était appuyé sur la prescription de certains faits et sur l’impossibilité de montrer l’élément intentionnel du délit de non-dénonciation d’agression sexuelle sur mineur reproché à Mgr Barbarin.

En effet, plusieurs mois d’enquête préliminaire ont permis de montrer que le cardinal avait été informé entre 2005 et 2010 des agissements du père Preynat. La date précise est sujette à débat, mais le parquet a estimé que les faits étaient prescrits en ce qui concerne cette période. L’attention se porte donc sur l’année 2014, lorsque Alexandre Dussot alerte le cardinal Barbarin et l’informe de l’existence de nombreuses victimes lors des camps scouts, dans les années 1970 et 1980. Si la prescription n’a pas été retenue sur ce point, les auditions du cardinal et les perquisitions à l’évêché n’ont pas mis en évidence l’intention des autorités ecclésiastiques d’entraver l’action de la justice, a estimé le parquet. Le procureur n’avait pas non plus retenu le délit d’omission de porter secours, en l’absence de « péril imminent et constant », les dernières agressions sexuelles commises par Bernard Preynat étant antérieures à 1991.

 

« De l’acharnement contre un homme »

L’affaire classée par le parquet, les parties civiles ont opté pour une citation directe, sans saisir de juge d’instruction. Une stratégie dénoncée par la défense. « La Parole libérée a fait un travail extrêmement utile mais là, c’est le pas de trop. C’est de l’acharnement contre un homme. On ne répare pas une injustice par une autre injustice », met en garde Me Luciani, l’avocat du cardinal Barbarin. « Je suis absolument convaincu qu’il sera relaxé. C’est un mauvais procès qu’on lui fait », conclut-il, serein. La défense est semblable pour Régine Maire, déléguée du diocèse qui avait organisé une « séance de pardon » entre Alexandre Dussot et Bernard Preynat, sans signaler les faits à la justice. « Ma cliente conteste totalement les infractions qui lui sont reprochées. Elle est embarquée dans ce procès comme une victime collatérale de la cible principale qui est visée », estime Me Xavier Vahramian.

L’issue du procès s’annonce donc incertaine pour les membres de La Parole libérée. Dans le cadre d’une citation directe, il reviendra aux parties civiles d’apporter la preuve de la culpabilité du cardinal Barbarin. « Nous voulons démontrer que le parquet s’est trompé dans son analyse », résume Me Jean Boudot, avocat d’une des parties civiles et l’un des artisans de la citation à comparaître. « À nos yeux, l’infraction est très simple : l’obligation de dénoncer consiste à informer l’autorité judiciaire de l’existence d’infractions si elle n’a pas déjà été saisie de ces faits. Tout le reste, c’est de la littérature », avance l’avocat du barreau de Marseille. « Il peut y avoir mille raisons de ne pas dénoncer, par amitié, par lâcheté… Cela peut avoir un impact sur la peine prononcée, mais pas sur la culpabilité. Le cardinal Barbarin savait qu’une infraction avait été commise, qu’elle n’avait pas été signalée à la justice, et ne l’a pas dénoncée. » En ce qui concerne l’indemnisation des victimes, les parties civiles s’en tiennent à leur demande initiale : un euro symbolique.

 

Le cardinal Philippe Barbarin, le 25 mars 2016. © Reuters
Le cardinal Philippe Barbarin, le 25 mars 2016. © Reuters
Les avocats des prévenus se concentrent eux aussi surtout sur la constitution de l’infraction. « La question de la prescription, on la subit mais ce n’est vraiment pas notre moyen de défense puisqu’on dit qu’il n’y a pas d’infraction. La prescription ne nous intéresse pas vraiment », assure Me Jean-Félix Luciani, un des avocats du cardinal. « Les faits ne sont matériellement pas constitués », martèle-t-il.

 

La « loi de l’oubli » en question

Reste que ce procès sera probablement l’occasion d’un débat technique sur la question de la prescription. Un sujet déjà omniprésent dans l’affaire Preynat : sur près de soixante-dix victimes du prêtre lyonnais recensées par La Parole libérée, seules sept ont pu se porter partie civile, les autres cas étant trop anciens pour donner lieu à des poursuites.

 

Sur ce point, plusieurs visions devraient s’affronter. « Pour nous, le délit de non-dénonciation commis par le cardinal Barbarin entre dans le cadre des infractions occultes et dissimulées », avance Me Jean Boudot, pour qui le point de départ du délai de prescription (trois ans au moment de la plainte) court à partir de 2014, date à laquelle une victime signale les faits au cardinal Barbarin. Une analyse que devrait contester la défense.

 

Or depuis le début de la procédure, la loi a considérablement évolué sur la question de la prescription, dans le sillage des scandales de pédophilie au sein de l’Église, puis du mouvement #MeToo apparu dans la foulée.

Signe de ce changement, la loi du 27 février 2017, votée sous l’ancienne mandature parlementaire, a doublé les délais de prescription pour l’ensemble des crimes et délits de “droit commun”, passés respectivement de dix à vingt ans et de trois à six ans. Une évolution saluée dans un contexte où l’opinion publique est de moins en moins encline à accepter cette « loi de l’oubli » et réclame un procès pour chaque scandale, quelle que soit son ancienneté. « C’est une tendance lourde : le grand public trouve l’idée de prescription de moins en moins justifiée, surtout pour les infractions sur mineurs », note Julie Klein, professeure de droit à l’université de Rouen et spécialiste du sujet.

Au printemps dernier, la juriste a été auditionnée par les parlementaires lors de la préparation de la loi Schiappa. Adopté le 3 août 2018, le texte « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » a fait passer le délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs de vingt à trente ans, à compter de la majorité de la victime. Concrètement, une victime agressée pendant son enfance a désormais jusqu’à ses 48 ans pour porter plainte.

Une réforme saluée par La Parole libérée et les associations de victimes, qui laisse malgré tout sur leur faim les partisans de l’imprescriptibilité. « Je pense qu’on a raté une occasion avec la loi Schiappa », estime Michelle Meunier, sénatrice (PS) et corapporteure d’une mission d’information du Sénat sur les infractions sexuelles sur mineurs créée en octobre. « C’est une solution de consensus. Bien sûr que trente ans, c’est mieux que vingt ans, mais on sait aujourd’hui qu’avec le mécanisme de l’amnésie posttraumatique, une victime peut mettre encore plus longtemps avant de se confier », pointe la sénatrice.

« La loi Schiappa est le résultat d’un compromis entre d’un côté l’opinion publique et certains spécialistes de l’enfance par exemple, et de l’autre la position des juristes, majoritairement hostiles à l’imprescriptibilité », analyse Julie Klein. « Pendant mes auditions, il était assez clair que la majorité des universitaires, comme moi, n’y sont pas favorables. La question de la prescription touche aux fondamentaux du droit », indique-t-elle. Du côté des avocats de Barbarin, comme de nombreux juristes, Me Luciani s’exprime clairement contre l’allongement des délais de prescription : « Le temps est l’ennemi du droit bien appliqué, analyse-t-il. Avec le temps, on prend le risque de l’erreur judiciaire dans un sens ou l’autre. Pour moi, les prescriptions très longues doivent être limitées aux crimes contre l’humanité. Je pense que dans une société, il faut garder une échelle des choses. »

 

Évolution de la législation

Autre évolution notable, le délit de non-dénonciation, pour lequel le cardinal Barbarin est cité à comparaître, a également été remanié par la loi Schiappa. Jusqu’à présent, le code pénal prévoyait que « quiconque ayant eu connaissance » d’une agression sans en informer la justice pouvait être poursuivi. Le participe passé a été supprimé de l’article, qui dispose désormais que « quiconque ayant connaissance » des faits doit les signaler « tant qu'ils n'ont pas cessé ». Une nuance importante qui fait passer le délit de non-dénonciation “d’instantané” à “continu”, selon certains juristes. « On se rapproche un peu du délit de recel, souligne Julie Klein. Concrètement, cela revient à reporter le point de départ de la prescription du délit de non-dénonciation au jour où l’infraction sexuelle prend fin. » Mais le texte semble difficilement applicable à l’affaire Barbarin. D’abord du fait de la non-rétroactivité de la loi. Ensuite parce qu’il n’existe aucun témoignage d’éventuelles agressions sexuelles commises par le père Preynat après 1991, date de la “mise au vert” du prêtre lyonnais à la campagne.

C’est là tout le paradoxe du procès qui s’ouvre lundi 7 janvier : si l’affaire Barbarin et les scandales ayant touché l’Église ces dernières années ont incontestablement contribué à faire évoluer la législation, l’impact de ces réformes risque d’être limité durant l’audience. « C’est frustrant pour les victimes : leur procès fait avancer leur cause, mais pas forcément leur situation judiciaire », pointe Julie Klein.

Reste que ce procès offrira pendant trois jours une importante fenêtre médiatique à l’association La Parole libérée. Depuis plusieurs mois, le cardinal Barbarin fait l’objet de vives critiques, y compris en interne comme l’a montré cet automne la pétition lancée par le père Vignon, un prêtre du diocèse de Valence démis de sa fonction de juge canonique dans l’archidiocèse de Lyon pour avoir demandé la démission du cardinal dans une pétition qui a recueilli plus de 100 000 signatures.

Pour les victimes, le procès revêt un enjeu symbolique fort. « Ce n’est pas la condamnation de Barbarin qui nous intéresse mais, comme dans le procès de Mgr Fort à Orléans, de souligner l’obligation qu’a toute personne de dénoncer des faits d’agressions sexuelles lorsqu’il s’agit de mineurs ou de personnes vulnérables. Faire comprendre que cette obligation est le meilleur outil pour protéger des personnes », explique Me Nadia Debbache, avocate de François Devaux, le président de La Parole libérée.

Le procès Barbarin avant le procès Preynat

Fin décembre, les parties civiles comme la défense n’envisageaient pas de faire citer des témoins à la barre au procès. Lui-même cité à comparaître, Pierre Durieux, l’ancien directeur de cabinet de Mgr Barbarin jusqu’en 2017, s’est chargé de la défense du cardinal dans une tribune intitulée « Affaire Barbarin, nous sommes témoins », publiée dans La Croix le 30 octobre 2018. « Nous sommes témoins qu’il a agi sans détour dans deux affaires de mœurs qui touchaient des prêtres de son diocèse. Nous sommes témoins qu’il s’est aussi trouvé face à des cas de conscience pour des faits plus anciens déjà gérés, même mal, par ses prédécesseurs. Nous sommes témoins qu’il a dix fois exprimé ses regrets pour ses hésitations, quand bien même elles n’ont jamais blessé un seul enfant », écrit-il.

La présence à l’audience du cardinal Barbarin, non obligatoire, demeure incertaine. « La tendance est plutôt à ce qu’il vienne, par respect pour le tribunal », assurait son avocat Me Luciani à Mediapart fin décembre. Même s’il est relaxé à l’issue de ce procès ultramédiatique, l’image du prélat restera entachée dans l’Église catholique de France, son diocèse de Lyon étant devenu l’épicentre des révélations des scandales de pédophilie. D’autant que l’affaire Preynat n’est pas la seule à peser sur les épaules du primat des Gaules. Au total, Mgr Barbarin n’a pas dénoncé à la justice cinq cas de prêtres sous sa responsabilité soupçonnés d’avoir commis des agressions sexuelles, comme le révélait Mediapart il y a deux ans. Le procès qui s’ouvre ce lundi 7 janvier fera aussi, en creux, écho à ces autres dossiers.

Dans l’assistance, un autre ténor du barreau de Lyon devrait suivre assidûment le procès : Me Frédéric Doyez, l’avocat du père Bernard Preynat qui sera lui aussi jugé dans les prochains mois pour « agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par une personne ayant autorité ». « L’ordre des choses n’est pas vraiment respecté dans cette histoire. Quand on pense que l’infraction reprochée à Barbarin n’existe pas si l’infraction reprochée à Preynat n’est pas établie, faire le procès Barbarin avant de faire le procès Preynat, c’est un peu commencer par la fin », regrette-t-il.

 

À droite de l'image, au deuxième rang, le père Preynat assiste à la cérémonie de bénédiction des huiles saintes célébrée par le cardinal Barbarin, le 1er avril 2015. © lyon.catholique.fr
À droite de l'image, au deuxième rang, le père Preynat assiste à la cérémonie de bénédiction des huiles saintes célébrée par le cardinal Barbarin, le 1er avril 2015. © lyon.catholique.fr
 
La date du procès Preynat n’est pas encore connue que sort déjà un film sur son histoire, le 20 février prochain : Grâce à Dieu, signé François Ozon. Un long-métrage entre fiction et documentaire qui fait polémique, l’avocat de Bernard Preynat ayant demandé le report du film après le procès. « Sur le terrain des principes, faire un film au mépris de la présomption d’innocence, même pour quelqu’un qui a reconnu sa culpabilité, qui précède l’audience, si cela devient la mode, c’est dramatique pour la justice », dénonce Me Frédéric Doyez auprès de Mediapart. Le titre du film fait référence à une célèbre phrase prononcée par le cardinal Barbarin lors d’une conférence de presse en mars 2016. « La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits », avait lancé le prélat, évoquant l’ancienneté des faits. La formule, alambiquée, avait été interprétée par les victimes comme un signe que le cardinal se réjouissait du fait qu’elles ne puissent pas porter plainte. Simple bourde ou symptôme de l’omerta de l’Église ?

 

Trois ans plus tard, le tribunal devra trancher.

 

 

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https://www.20minutes.fr/justice/2431015-20190119-roubaix-delegue-procureur-voulait-faveurs-sexuelles-mere-famille-contre-classement-dossier

 

Spoiler

Un délégué du procureur qui exerçait à Roubaix, vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans par le tribunal correctionnel de Valenciennes, pour corruption et agression sexuelle, rapporte La Voix du Nord.

Le sexagénaire avait tenté d’obtenir des faveurs sexuelles de la part d’une Roubaisienne convoquée à son bureau, après que sa fille mineure eut écopé d’une réparation pénale suite au vol d’une carte bancaire.

Trois rendez-vous dont un dans sa voiture

« J’ai eu un trouble en la voyant » a expliqué le délégué du procureur à la barre du tribunal. Il a alors fait sortir l’adolescente de son bureau, et posé des questions très directes à la mère. Il lui proposera trois autres rendez-vous, dont le dernier… dans sa voiture, malgré les réticences de la victime.

Celle-ci décide alors de l’enregistrer. « Vous lui proposez de classer le dossier si elle est gentille ! », s’insurge la présidente. Puis il lui fait des avances sexuelles en lui tendant 30 euros. Avant d’attraper sa main et de la poser sur son sexe. La Roubaisienne dépose plainte peu après.

Il ne pourra plus jamais exercer

« Ça m’énerve qu’on puisse attenter autant à l’image de la justice ! C’est tout bonnement choquant et inadmissible ce qui s’est passé ! », s’emporte de son côté Émilie Julien, la substitut du procureur de Valenciennes.

Outre sa condamnation, le délégué du procureur, un ancien gendarme, ne pourra plus jamais exercer et il est désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels.

 

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Citation

un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans 

Alors qu'un random FDP aurait pris du ferme !

Deux poids, deux mesures !

Modifié par checky

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Posté (modifié)

Merci, c'est plus simple avec les explications 😊 je ne suit pas vraiment la politique américaine donc.. 

Néanmoins un peu surpris du fait que le gosse pourrait avoir des sanctions.. Parce que bon, a part un sourire de benêt et une tête a claques, il manifeste encore de façon assez pacifiste.. Dans le pays du  "freedom of speech" c'est plutôt bizarre comme éventuel retombé...

Modifié par I'll squeeze

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De ce que je vois dans la vidéo c'est l'Indien qui vient se positionner à 20 cm de la face du jeune pour lui tambourinner dans les oreilles pendant 5 minutes, donc bon la provocation elle est plus du côté du vieux surtout avec son expérience. 

Que le jeune se comporte comme un benêt c'est un peu normal, déjà c'est un américain, de plus il doit avoir 14 ans, y a l'effet de groupe et puis soudain le mec en face le choisit lui donc je pense que dans sa tête c'est un peu la débâcle. Il aurait dû faire quoi d'après vous? 

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il y a 41 minutes, Prosper75 a écrit :

Il aurait dû faire quoi d'après vous?

Il aurait dû montrer son respect et s'incliner devant un vétéran rendant hommage à ceux qui sont tombés pour leur drapeau.

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