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Nanor

Le thread des FDP

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C'est le sportif le mieux payé au monde en F1 apparemment, qui magouille pour acheter son jet privé moins cher. Un mec comme ça qui s'amuse à faire des leçons de morale tout d'un coup, j'appelle ça un bon gros FDP.

Edited by MuffinMan

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il y a 9 minutes, Frouza a écrit :

pas sûr de comprendre en quoi c'est fdp ?

Colonne des - :
pilote de f1, jet privé, collection de caisses
tête de gondole contrats amg & bombardier
15 ans de jet-set & bling bling 
empreinte carbone du Laos
 

 

Colonne des + :
éduque les gens
ne va pas au spectacle de dauphins  

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Je n'aime pas particulièrement Hamilton mais si il peut utiliser sa notoriété pour sensibiliser je trouve ça cool.
Je ne connais pas l'histoire des magouilles pour acheter son jet et j'ai rien trouvé sur google (j'ai pas trop poussé), mais bon c'est pas parce qu'on est payé des millions qu'on peut pas négocier un prix d'achat.

Pour @dupireet sa colonne de - : la f1 a amené pas mal d'innovations utilisées sur nos voitures de tous les jours
je vois pas en quoi être collectionneur de caisses et tête de gondole AMG & Bombardier est un - en quoi que ce soit

 

Comme a réagit Damon Hill suite à ça : « Mais nous sommes tous des hypocrites à des degrés divers. Si des gens comme lui ne s’exprimaient pas, nous continuerions tous à faire la même chose et ne même pas essayer de changer. Manger des carottes, ce n’est pas si mal »

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il y a 43 minutes, Frouza a écrit :

Je n'aime pas particulièrement Hamilton mais si il peut utiliser sa notoriété pour sensibiliser je trouve ça cool.

On appelle ça du signalement de vertu. C'est parfaitement hypocrite.

 

Si les gens comme lui n'existaient pas, on aurait pas autant de gogos qui claquent leur pognon à suivre son exemple : grosse bagnole bling bling, CO2 & co

Edited by Byshop

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il y a 7 minutes, Byshop a écrit :

On appelle ça du signalement de vertu. C'est parfaitement hypocrite.

 

Si les gens comme lui n'existaient pas, on aurait pas autant de gogos qui claquent leur pognon à suivre son exemple : grosse bagnole bling bling, CO2 & co

les plupart des trou du c*l ont pas atendu hamilton pour etre des tro du c*l

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Bah si, j'avais pas pensé à tous ses fans de 15 ans qui comme leur idole ont acheté un jet. put**n d'impact CO2

 

Edit, mais bon maintenant, ils ont revendu le jet, donc c'est good ?

Edited by Frouza

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non mais le mec se fait basher parcequ'après avoir été une star de l'inutilité, il déclare s'en rendre compte et vouloir faire ce qu'il peux (trop apparement) pour se racheter une conduite. Certe le magazine qui fait l'article le fait passer pour un demeuré, sans doute car ils veulent que tout le monde continue de penser que cest trop cool de faire des tours le plus vite possible pour aller nulle part, mais vous êtes pas dupe quand même?

 

si?

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il y a 29 minutes, S4IMOUNE a écrit :

non mais le mec se fait basher parcequ'après avoir été une star de l'inutilité, il déclare s'en rendre compte et vouloir faire ce qu'il peux (trop apparement) pour se racheter une conduite. Certe le magazine qui fait l'article le fait passer pour un demeuré, sans doute car ils veulent que tout le monde continue de penser que cest trop cool de faire des tours le plus vite possible pour aller nulle part, mais vous êtes pas dupe quand même?

 

si?

Du coup faut arrêter tous les sports ? En quoi c'est moins cool que de courir dans un rectangle après une balle ou grimper un mur pour redescendre aussi tôt ?

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il y a 22 minutes, TouchezPAPA a écrit :

Du coup faut arrêter tous les sports ?

il y en a certain qui sont particulièrement consommateur d’Énergie, cest ce que ce Mr hamilton essaie de démontrer je pense.

apres je critiquait juste le fait que le mec ce fait traiter via un article clairement orienté, je trouvais le jugement hatif, voila tout!

Edited by S4IMOUNE

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Il y a 13 heures, TouchezPAPA a écrit :

Du coup faut arrêter tous les sports ? En quoi c'est moins cool que de courir dans un rectangle après une balle ou grimper un mur pour redescendre aussi tôt ?

Bah si tu pètes pas quand tu coures tu pollues pas ! 

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il y a 15 minutes, checky a écrit :

Bah si tu pètes pas quand tu coures tu pollues pas ! 

Il n'a pas parlé de polluer, courir c'est aussi " faire des tours le plus vite possible pour aller nulle part ".

 

Sinon, par rapport à l'impact carbone :

 

Citation

Le sport automobile est-il une aberration environnementale ?

Par Cédric Voisard le 26 avril 2011 16h32 | Réactions (16)

Le sujet est complexe, et suscite souvent des opinions radicales. Déjà, l'analyse du Bilan Carbone des évènements majeurs du sport automobile nous offre une première entrée. Celui du Rallye de France 2010 s'élève à 2700 tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2160 trajets aller-retour entre Paris et New York en classe économique. Un bilan qui, cependant, n'équivaut qu'à 1/50e de celui du tournoi de tennis de Roland Garros en 2008. Première constatation : tout rassemblement de masse, quel qu'en soit la nature, a un impact sur l'environnement. D'autant qu'à l'analyse, autre exemple, du Bilan Carbone 2009 global de la Fédération française du sport automobile (FFSA), il s'avère que les déplacements des spectateurs représentent 60% des 16 000 tonnes de CO2 émises.

 

Poursuivons : le Dakar 2010 affiche un total des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 42 800 tonnes de CO2, contre 2 700 000 tonnes pour la Coupe du monde football disputée la même année en Afrique du Sud. En clair, une seule journée de compétition lors du Mondial équivaut à 1,4 fois l'intégralité des émissions du Dakar

 

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Il y a 1 heure, checky a écrit :

T'es pas censé m'ignorer toi ?

Résultat de recherche d'images pour "gif lol"

 

des fois c'est plus fort que moi faut que j'affiche un de tes posts, c'est tentant surtout quand 50% du contenu est ignoré c'est frustrant. j'aurais pas dû (c'est ce que je me dis à chaque fois que je le fais, srly ya pas une seule fois où je me suis dit "lol bien vu maggle" c'est fou).

surtout il y a encore des gens qui prêtent attention aux nullités abyssales que tu postes (O o) et dans ce cas c'est des fois quoté ce qui m'oblige malheureusement à subir malgré moi la pollution visuelle de ta pitoyable plume.

cordialement

 

Edited by clovis1er

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Pourtant moi je t'ignore pas mais ça m’empêche pas de pas lire tes posts ! 

En l’occurrence ici personne m'a quote, mais bien sur t'as pas pu t’empêcher de cliquer "voir quand même" et de -1 et c'est pas la première fois lol

Bref ballec, tu remarqueras tout de même que j'ai eu la courtoisie de te répondre.

Cordialement

 

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Il y a 18 heures, Frouza a écrit :

Je ne connais pas l'histoire des magouilles pour acheter son jet et j'ai rien trouvé sur google (j'ai pas trop poussé), mais bon c'est pas parce qu'on est payé des millions qu'on peut pas négocier un prix d'achat.

https://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/06/comment-lewis-hamilton-champion-du-monde-de-formule-1-a-echappe-a-la-tva-pour-son-jet-prive_5211016_5209585.html

 

Comment Lewis Hamilton, champion du monde de Formule 1, a échappé à la TVA pour son jet privé

Grâce à un montage aux frontières de la légalité passant par l’île de Man, le Britannique a été exempté des 4 millions d’euros de TVA qu’il aurait dû payer sur l’achat de l’avion.

Par Anne Michel et Maxime Vaudano  Publié le 06 novembre 2017 à 19h00 - Mis à jour le 16 novembre 2017 à 18h12

Temps deLecture 5 min.

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Même pour les grandes fortunes, il n’y a pas de petites économies. Membre du cercle très fermé des dix sportifs les mieux payés de la planète, le quadruple champion du monde de Formule 1 (F1), Lewis Hamilton, n’est pas homme à jeter l’argent par les fenêtres.

Quand le jeune homme de 28 ans s’offre un jet privé flambant neuf, en 2012, la presse britannique insiste surtout sur le rouge pétant du fuselage de l’appareil et s’émeut du romantisme d’un champion automobile soucieux de soigner son couple avec la chanteuse américaine Nicole Scherzinger.

Une gigantesque ristourne

Ce que tout le monde – ou presque – ignore, c’est que Lewis Hamilton vient de réaliser en même temps une incroyable affaire sur le dos du fisc. Grâce à un habile montage aux frontières de la légalité que révèlent aujourd’hui les documents confidentiels des « Paradise Papers », le pilote britannique a obtenu une gigantesque ristourne de 4 millions d’euros de TVA sur son achat – une somme difficile à appréhender pour la plupart de ses fans, mais qui ne représente pour lui qu’un mois de salaire.

Les « Paradise Papers » en 3 points

Les « Paradise Papers » désignent une enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, soit 400 journalistes de 67 pays. Ces révélations s’appuient sur une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme.

Cette nouvelle enquête permet de lever le voile sur les mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales.

Les « Paradise Papers » sont composés de trois ensembles de données, qui représentent au total près de 13,5 millions de documents :

  • 6,8 millions de documents internes du cabinet international d’avocats Appleby, basé aux Bermudes mais présent dans une dizaine de paradis fiscaux.
  • 566 000 documents internes du cabinet Asiaciti Trust, installé à Singapour.
  • 6,2 millions de documents issus des registres confidentiels des sociétés de dix-neuf paradis fiscaux : Antigua-et-Barbuda, Aruba, Bahamas, Barbades, Bermudes, Dominique, Grenade, îles Caïman, îles Cook, îles Marshall, Labuan, Liban, Malte, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Trinité-et-Tobago, Vanuatu.

Originaire du Royaume-Uni, Lewis Hamilton réside à Monaco pour des raisons fiscales. Mais quand il ne fait pas chauffer le bitume des circuits de F1 du monde entier, il travaille sur les circuits de son écurie Mercedes, en Angleterre. C’est donc tout logiquement dans l’un de ces deux pays qu’il aurait pu se faire livrer son jet privé Bombardier Challenger 605, à 21 millions d’euros.

Mais le champion a choisi un endroit plus exotique : l’île de Man. Il a jeté son dévolu sur cette petite dépendance semi-autonome de la couronne britannique coincée entre l’Ecosse et l’Irlande, pour une caractéristique bien particulière qui en fait un endroit inégalable pour les riches amateurs d’aviation. Depuis une dizaine d’années, les règles accommodantes de l’île et les pratiques peu regardantes des autorités permettent d’échapper au paiement de la TVA sur les jets privés. Une fraude jusque-là dissimulée sous un joli vernis de légalité, dont l’enquête des Paradise Papers permet de dévoiler l’ampleur massive.

Le pilote s’est loué son propre avion

Le schéma consiste à abuser d’une disposition bien connue en Europe : la possibilité donnée aux entreprises de déduire la TVA sur leurs achats professionnels. Lewis Hamilton n’étant pas une entreprise, il n’était théoriquement pas éligible à cette déduction. Mais grâce aux avocats du cabinet Appleby et aux spécialistes en TVA d’Ernst & Young, il a pu économiser 3,3 millions de livres sterling de TVA et 90 000 livres de droits de douane (respectivement 4 millions et 120 000 euros).

Lire aussi  Un an d’enquête, 96 médias : qu’est-ce que les « Paradise Papers » ?

Pour cela, Lewis Hamilton s’est dissimulé derrière une série d’écrans. Il a commencé par monter une société aux îles Vierges britanniques, Stealth Aviation Limited, pour acheter l’avion au constructeur canadien Bombardier, sans payer de TVA. L’appareil a ensuite été loué à une autre de ses sociétés-boîte à lettres immatriculée à l’île de Man, Stealth (IOM) Limited, pour 140 000 euros mensuels.

Celle-ci l’a, à son tour, sous-loué pour 150 000 euros à TAG Aviation, un opérateur aéronautique britannique bien réel, qui l’a enfin proposé aux clients finaux, au prix de 160 000 euros par mois, équipage et services compris. Clients finaux qui se trouvaient être… Lewis Hamilton lui-même – en son nom propre ou via BRV Limited, la structure avec laquelle il gère sa carrière en F1. En somme, Lewis Hamilton s’est donc loué son propre avion au travers de quatre intermédiaires.

Ce montage n’a qu’un objectif : donner l’illusion que Stealth (IOM) Limited est un intermédiaire professionnel, qui exerce une activité commerciale réelle et dégage des profits en sous-louant des avions. Cet artifice a suffi à convaincre les douanes de l’île de Man, qui ont accepté d’effacer l’intégralité de l’ardoise de TVA à l’importation de l’avion – soit 4 millions d’euros. L’ensemble du montage a été minutieusement préparé en quelques jours par Appleby et Ernst & Young. Mais il restait une dernière formalité à accomplir pour que le tour de magie réussisse.

hamilton.svg

Infographie : Agathe Dahyot

Aller-retour rapide à Man

Selon le plan de vol, c’est le 20 janvier 2013, aux alentours de midi, que Lewis Hamilton a embarqué avec sa compagne, Nicole Scherzinger, dans son jet immatriculé G-LCDH (une référence à son nom complet, Lewis Carl Davidson Hamilton) à l’aéroport américain d’Eagle County, dans le Colorado. Après une courte escale au Canada, l’avion devait se poser le lendemain, à 6 h 36 du matin, sur le tarmac de Ronaldsway, l’unique aéroport de Man.

Lewis Hamilton a déboursé 62 livres (74 euros) pour sortir un agent des douanes de son lit aux aurores afin d’accomplir les formalités d’importation en dehors de ses heures de travail. Il faut moins de deux heures pour que le quitus de TVA soit acquitté et le formulaire d’importation de l’avion tamponné. Désormais en règle pour circuler dans l’Union européenne (UE), le couple star s’est immédiatement envolé vers Stuttgart, où se trouvent les quartiers généraux de Mercedes.

La supercherie est complète : Lewis Hamilton n’a pas eu à débourser un centime de TVA. Le cabinet Ernst & Young s’est chargé d’avancer les 4 millions d’euros grâce à une cagnotte spécialement dédiée à ce genre d’opérations – ils seront remboursés quelques jours plus tard par les douanes mannoises. Le jet est désormais officiellement importé à l’île de Man, mais n’y retournera jamais : enregistré au registre aérien britannique, souvent repéré à l’aéroport de Nice, il est aujourd’hui basé chez un opérateur autrichien, qui s’occupe de la maintenance.

Et aussi un énorme camping-car

Interrogé par les partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), Lewis Hamilton a rejeté en bloc des « allégations impropres et infondées » par la voix de ses avocats. Il assure avoir fait appel à un spécialiste de la TVA assermenté par la couronne britannique pour valider la légalité du montage. Il jure qu’« il n’y a aucun avantage à utiliser l’île de Man plutôt que le Royaume-Uni ou tout autre pays de l’UE » pour « l’importation d’un avion en vue d’une libre circulation dans l’UE », sans offrir d’explication convaincante pour expliquer son passage par cette île.

D’autant que le jet privé n’était pour lui qu’un coup d’essai : Lewis Hamilton s’est tourné à nouveau vers l’île de Man en 2015 lorsqu’il a acheté un énorme camping-car de 1,8 million d’euros pour transporter son équipe, de ville en ville, lors de la saison de F1. Grâce à un schéma similaire élaboré par Ernst & Young, il a économisé plus de 350 000 euros de TVA, qui auraient dû être payés en Allemagne, où est installé le constructeur Schuler.

Au-delà du cas personnel de Lewis Hamilton, le dossier pose la responsabilité des autorités de l’île de Man, qui ont au mieux failli à leur mission de contrôler la légalité du montage, au pire fourni un appui complice à cette fraude à la TVA contraire aux règles européennes, dont les Paradise Papers offrent des dizaines d’autres exemples.

Les courriels des cabinets Appleby et Ernst & Young suggèrent en effet que les douanes mannoises, loin d’être grossièrement abusées, sont étroitement associées à l’élaboration et la validation de ces montages.

Lewis Hamilton, champion de l’offshore

L’île de Man n’est pas le seul paradis fiscal qui a trouvé grâce aux yeux de Lewis Hamilton. Le Britannique, exilé fiscal à Monaco, gère la plupart de ses activités depuis BRV Limited, une société immatriculée à Guernesey. C’est dans cette autre dépendance insulaire de la Couronne britannique, au large de la Bretagne, qu’il a domicilié son contrat avec l’écurie Mercedes. Un choix qui n’est probablement pas étranger au fait que les bénéfices y sont taxés à 0 %.

M. Hamilton a également ouvert une société à Malte, 44IP, pour recevoir les revenus de ses contrats de sponsoring et de merchandising (produits dérivés) avec Bombardier, Bose ou L’Oréal. La fiscalité des sociétés d’étrangers est également très avantageuse (5 %) dans cette île membre de l’Union européenne.

Le pilote dispose aussi aux îles Vierges britanniques d’Inday Rose Limited, une société-écran qui lui permet de détenir ce petit empire offshore en toute discrétion, sans prendre le risque de voir son nom apparaître dans les registres publics – et complique la vérification de l’origine des fonds lors des transactions.

 
Le schéma est-il illégal ?

Le pilote de Formule 1 a-t-il simplement profité des faiblesses d’un système défaillant ou enfreint la loi ? Ce sera à la justice de trancher si elle se saisit du dossier, mais plusieurs éléments permettent de pencher vers la deuxième option.

D’abord, Lewis Hamilton n’aurait jamais dû bénéficier d’un remboursement complet de la TVA. Si cet avion lui sert dans le cadre professionnel, pour voyager d’un Grand Prix à l’autre, ses épanchements sur les réseaux sociaux jouent contre lui : ils témoignent d’une utilisation intensive de l’appareil pour des vacances et des séjours privés, qui ne sont pas éligibles à la déduction de TVA.

Le contrat d’affrétage de l’avion, signé en 2013, prévoyait d’ailleurs que Lewis Hamilton paierait lui-même pour utiliser l’avion à des fins privées un tiers du temps – la partie professionnelle étant acquittée par sa société BRV Limited, la structure qui perçoit ses revenus de pilote. Dans n’importe quel autre pays européen, les douanes n’auraient jamais accepté de lui rembourser intégralement la TVA a priori. Elles auraient éventuellement pu le faire a posteriori, en réclamant des justificatifs quant au caractère professionnel des voyages.

Dans le meilleur des cas, le pilote britannique a donc récupéré à tort un tiers de la TVA, soit 1,3 million d’euros. S’il avait enregistré son avion dans son pays de naissance (le Royaume-Uni) ou de résidence (Monaco), cet argent serait revenu au fisc britannique ou monégasque.

Même à supposer qu’ils correspondent à une utilisation professionnelle, les 2,7 millions restants sont également sujets à caution. Le schéma complexe imaginé par les avocats de Lewis Hamilton semble en effet entaché de plusieurs irrégularités : la TVA ne peut être normalement remboursée qu’au propriétaire du bien importé, qui doit être une véritable entreprise. Or, la société de l’île de Man qui a réclamé le remboursement, Stealth (IOM) Limited, est non seulement une coquille vide sans bureaux ni personnel, mais elle a surtout bénéficié du rabais sans posséder elle-même l’avion.

Plus généralement, le schéma ayant été conçu de façon artificielle dans le seul but d’obtenir un avantage fiscal, il pourrait être considéré comme un abus de droit, puni par la législation européenne. Le rabais de la TVA permet de développer les échanges économiques, en « épargnant » les professionnels de TVA sur leurs fournitures pour taxer à la place les biens et des services qu’ils fournissent. Il s’agit donc d’un simple déplacement du point de taxation.

Or, dans le cas de Lewis Hamilton, la TVA n’est payée à aucun stade de la chaîne, alors qu’elle aurait dû s’appliquer au moins aux contrats de location. Ainsi, l’opérateur TAG Aviation s’est non seulement fait rembourser la TVA sur son contrat de location de l’avion, mais a aussi utilisé son statut de compagnie aérienne de façon abusive pour épargner à M. Hamilton la TVA sur ses frais d’affrétage mensuels – alors qu’il ne fournissait son service qu’à un seul passager.

Le champion de F1 et ses sociétés pourraient donc être contraints de payer l’intégralité des 4 millions d’euros de TVA évitée, auxquels pourraient s’ajouter des amendes.

 
Droit de réponse de Lewis Hamilton

Lewis Hamilton nous a adressé le droit de réponse suivant :

« Dans votre article intitulé “Comment Lewis Hamilton, champion du monde de formule 1, a échappé à la TVA pour son jet privé” (Le Monde des 6 et 7 novembre), le quotidien explique que le schéma consiste à abuser de la possibilité donnée aux entreprises de déduire la TVA sur leurs achats professionnels. Lewis Hamilton n’étant pas une entreprise, il n’était théoriquement pas éligible à cette déduction, mais grâce aux avocats du cabinet Appleby et aux spécialistes en TVA d’Ernst & Young, il aurait pu économiser 3,3 millions de livres sterling de TVA et 90 000 livres en droits de douane.

Cet article laisse entendre que Lewis Hamilton pourrait avoir commis volontairement – et avec la coopération des conseils et experts qui l’accompagnent dans l’exercice de son activité professionnelle – une fraude fiscale à la TVA. Depuis plus de dix ans, les affaires de M. Hamilton sont gérées par l’intermédiaire de structures commerciales.

M. Hamilton et ses conseils entendent préciser que cette affirmation est fondée sur des documents qui ont été obtenus de manière illégale par le piratage des fichiers confidentiels détenus par Appleby (un cabinet d’avocats international réputé). Le Monde a inévitablement été rendu destinataire d’informations tronquées et incomplètes, et ses allégations sont dès lors infondées.

L’utilisation d’un avion, voire d’un motorhome [camping-car], par M. Hamilton ne permet pas d’en déduire un usage à des fins purement privées. Ses nombreux engagements et activités professionnels requièrent sa présence aux courses de formule 1 et aux événements afférents (ainsi qu’à des obligations publicitaires ou promotionnelles) partout dans le monde, et sont conclus par la société de M. Hamilton. Il utilise, ainsi que les membres de son équipe, l’avion et un motorhome, à des fins purement professionnelles par l’intermédiaire de sa société, pour se rendre sur les lieux de ces événements professionnels en tout genre, conduisant ainsi légalement à une exonération de TVA.

Le fait que les conseils et experts assistant M. Hamilton aient organisé ses activités commerciales sous forme sociétale basée dans des pays à fiscalité avantageuse ne permet pas raisonnablement d’en déduire une volonté d’enfreindre la loi. Les accusations d’évasion fiscale ou de fraude fiscale sont par conséquent parfaitement infondées.

Le statut fiscal de notre client, bien que résidant à Monaco, implique son assujettissement aux impôts dus aux services fiscaux du Royaume-Uni, que ce soit à titre personnel ou dans le cadre de l’exploitation de ses sociétés. Au même titre que tout autre sportif de renom exerçant sa passion à travers le monde, ses activités commerciales et financières sont gérées par des experts et des conseils sur lesquels repose toute sa confiance quant à leur expertise. Aucun fondement ne permet d’affirmer que ces structures seraient illégales ou que notre client se rendrait complice, de quelque manière que ce soit, d’une violation de la loi. L’utilisation à titre privé de l’avion par M. Hamilton a été encadrée par un contrat de location distinct avec un opérateur aérien qu’il a personnellement payé. La TVA a été acquittée par M. Hamilton, dès lors qu’elle était due dans le cadre de l’utilisation de l’avion concernant des vols au Royaume-Uni. »

Mise à jour le 7 novembre à 12h30 : Nous avons précisé que l’écurie Mercedes était basée en Angleterre, même si son siège social est en Allemagne.

Anne Michel et Maxime Vaudano

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en gros le mec a fait les 8 etapes et s'est tapé des mois de paperasses pour faire passer son jet de 21 à 17 millions, soit env 20% de réduction, c'est surtout qu'il aime se faire chi** pour pas grand chose

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il y a 19 minutes, ilares a écrit :

en gros le mec a fait les 8 etapes et s'est tapé des mois de paperasses pour faire passer son jet de 21 à 17 millions, soit env 20% de réduction, c'est surtout qu'il aime se faire chi** pour pas grand chose

Détrompe-toi, il ne s'est tapé aucune paperasse. Il a juste signé un contrat et rétrocédé un pourcentage du gain de cette optimisation.

 

 

 

 

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il y a 36 minutes, ilares a écrit :

en gros le mec a fait les 8 etapes et s'est tapé des mois de paperasses pour faire passer son jet de 21 à 17 millions, soit env 20% de réduction, c'est surtout qu'il aime se faire chi** pour pas grand chose

Remettons les choses dans "notre" ordre de grandeur. 

Imaginons que tu gagnes 5k brut par mois, et que tu veuilles te faire plaisir en achetant une voiture à 25k TTC. 

Au moment de l'acheter, une société de conseil te propose de t'assujettir de la TVA (5k soit un mois de salaire brut) pour un prix de reviens de la voiture à 20k, le tout étant totalement légal. 

La société s'occupe de tout, tu n'auras qu'à signer environ 200 pages de paperasse, et elle te prends environ 20% de ce qu'il te font économiser, soit 1k. 

Tu acceptes ou non? 

ps: j'évite de parler de toute la complexité qu'engendre ce genre de montage car c'est pas le sujet ici. 

Edited by Kinsou

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il y a 10 minutes, Kinsou a écrit :

Remettons les choses dans "notre" ordre de grandeur. 

Imaginons que tu gagnes 5k brut par mois, et que tu veuilles te faire plaisir en achetant une voiture à 25k TTC. 

Au moment de l'acheter, une société de conseil te propose de t'assujettir de la TVA (5k soit un mois de salaire brut) pour un prix de reviens de la voiture à 20k, le tout étant totalement légal. 

La société s'occupe de tout, tu n'auras qu'à signer environ 200 pages de paperasse, et elle te prends environ 20% de ce qu'il te font économiser, soit 1k. 

Tu acceptes ou non? 

ps: j'évite de parler de toute la complexité qu'engendre ce genre de montage car c'est pas le sujet ici. 

C'est une voiture allemande ou pas ?

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