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Yémen, Arabie Saoudite et golfe persique

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Non non, il ne se passe rien en ce moment....

http://www.perspectivesmed.ma/crise-syrienne-glacantes-revelations-du-qatar/

 

L’ancien Premier ministre du Qatar Hamad ben Jassem al-Thani a fait des révélations tonitruantes sur la crise syrienne qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés et de déplacés, cela sans parler des dégâts causés à l’infrastructure de ce pays. Il a ainsi reconnu que l’aide militaire envoyée à l’opposition syrienne par le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis avait pu atterrir dans de mauvaises mains. Ces révélations faites à la chaîne arabophone Qatar TV en octobre 2017, ne sont pas fortuites. Elles interviennent au moment où une crise sans précédent secoue les rapports entre les pétromonarchies regroupées au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG). L’ancien Premier ministre du Qatar est revenu sur les débuts du conflit syrien, révélant quelques éléments du soutien étranger aux rebelles anti-Bachar el-Assad.

Alors que le Qatar est désormais accusé par l’Arabie saoudite de soutenir le terrorisme, l’ancien haut responsable affirme s’être rendu en Arabie saoudite «au début des événements en Syrie» en 2011, pour y rencontrer le roi Abdallah, père de l’actuel monarque Salmane et qui dirigea le royaume de 2005 à 2015. Il ajoute que son pays, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite étaient tous d’accord pour soutenir les forces anti-Assad.

 

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T'as pas l'air de comprendre qu'ils sont juste en train de lacher les perdants. Se dedouaner un minimum avant le debut des enquetes sur qui est qui et qui a fait quoi. Il sont déjà sur d'autres projets et attendent la prochaine occaz pour reprendre la main

Il ne s'arretront et ne se renieront pas, tant que les occidentaux continueront à leurs tailler des pipes façon pro ils ont aucunes raisons d'arreter.

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane vient de réaliser une purge importante dans les cercles du pouvoir saoudien. Il a créé il y a 24 heures un "comité anti-corruption" qui s'est lancé sans retard dans ses travaux en procédant à l'arrestation de 45 des plus hautes personnalités du royaume, dont 11 princes de sang (dont le chef de la branche Abdallah), 4 ministres et 30 hauts responsables (anciens dirigeants ou poids lourds économiques). toutes ces personnes avaient pour première caractéristique de ne pas être dépendantes ou soumises à Mohammed ben Salmane. Nul doute qu'on nous expliquera bientôt qu'elles trafiquaient abominablement (et qui sait, peut-être qu'elles finançaient le terrorisme), il n'en reste pas moins que toutes les oppositions possibles au pouvoir absolu de MbS disparaissent les unes après les autres. Le conseil des religieux a applaudi cette annonce.

Parmi les autres caractéristiques des interpelés on remarque qu'il s'agit surtout de personnalités en relation avec l'étranger. MbS n'a lui que le minimum de relations avec l'étranger, il a refusé de quitter l'Arabie Saoudite pour compléter sa formation universitaire à la différence des anciens dirigeants, et ne parle pas anglais.

La branche Salmane est vraiment apparue sur le devant de la scène saoudienne de manière importante en janvier 2015 quand Salmane ben Abdelaziz al-Saoud a été choisi comme roi, à la mort du roi Abdallah (il était auparavant ministre de la défense et gouverneur de Riyad). Depuis cette date il n'a cessé (lui même, ou plus probablement des membres très proches de son clan familial) d'éliminer ses rivaux, jusqu'à révoquer deux héritiers, et accaparer un contrôle de plus en plus total sur le pays au profit de sa famille. Depuis juin 2017 c'est son fils cadet Mohammed ben Salmane qui, après avoir reçu le titre de prince héritier est le dirigeant de fait de l'Arabie Saoudite. Ce dernier est sur des positions très conservatrices, s'appuie sur la religion, et n'a que très peu d'inclinaison à s'associer avec le monde occidental. Il est très violemment anti-iranien (et anti-chiite). Ses propos récents sur la modernisation du pays, la lutte contre l'extrémisme religieux, sont possiblement uniquement de circonstance et pourraient peut-être ne pas être suivis du moindre effet (ces annonces n'ayant été faites que devant un parterre d'étrangers, et pas préalablement devant des responsables nationaux et encore moins devant le conseil des religieux).

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il y a une heure, superlent a écrit :

Depuis juin 2017 c'est son fils cadet Mohammed ben Salmane qui, après avoir reçu le titre de prince héritier est le dirigeant de fait de l'Arabie Saoudite. Ce dernier est sur des positions très conservatrices, s'appuie sur la religion, et n'a que très peu d'inclinaison à s'associer avec le monde occidental. Il est très violemment anti-iranien (et anti-chiite). Ses propos récents sur la modernisation du pays, la lutte contre l'extrémisme religieux, sont possiblement uniquement de circonstance et pourraient peut-être ne pas être suivis du moindre effet (ces annonces n'ayant été faites que devant un parterre d'étrangers, et pas préalablement devant des responsables nationaux et encore moins devant le conseil des religieux).

http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/05/01003-20171105ARTFIG00025-spectaculaire-vague-d-arrestations-en-arabie-saoudite.php

Agé de 33 ans, Mohammed Bin Salman a déjà écarté le prince héritier Mohammed Bin Nayef de la course au trône. Le fils préféré du roi s'est lancé dans un ambitieux programme de transformation de l'Arabie saoudite. Transformation économique en misant sur l'après-pétrole. Mais aussi transformation sociale en autorisant l'année prochaine les femmes à conduire leurs voitures. Ou en déclarant la semaine dernière lors d'un sommet qui réunit des responsables de la finance mondiale à Riyad qu'il était temps de «moderniser l'islam». Une gageure dans un pays ultra conservateur où la famille Saoud doit partager certains pouvoirs avec les oulémas religieux. «Mais même cela, MBS semble vouloir le remettre en cause»

Ou le vrai du faux dans cette histoire ?

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1 hour ago, Oma haricot vert said:

Ou le vrai du faux dans cette histoire ?

C'est pas contradictoire : tu lâches sur des détails et garde l'essentiel. Le reste c'est de la com' que le Figaro rapporte sans rien dire.

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il y a une heure, Oma haricot vert a écrit :

http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/05/01003-20171105ARTFIG00025-spectaculaire-vague-d-arrestations-en-arabie-saoudite.php

Agé de 33 ans, Mohammed Bin Salman a déjà écarté le prince héritier Mohammed Bin Nayef de la course au trône. Le fils préféré du roi s'est lancé dans un ambitieux programme de transformation de l'Arabie saoudite. Transformation économique en misant sur l'après-pétrole. Mais aussi transformation sociale en autorisant l'année prochaine les femmes à conduire leurs voitures. Ou en déclarant la semaine dernière lors d'un sommet qui réunit des responsables de la finance mondiale à Riyad qu'il était temps de «moderniser l'islam». Une gageure dans un pays ultra conservateur où la famille Saoud doit partager certains pouvoirs avec les oulémas religieux. «Mais même cela, MBS semble vouloir le remettre en cause»

Ou le vrai du faux dans cette histoire ?

c'est de la pure com. Tu connais beaucoup d'etats théistes qui organisent de vastes vagues d'arrestations de non conservateurs pour liberaliser la foi ??? lol

Edited by jou0eur

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Suffit de voir comment il a géré sa guerre au Yemen pour se rendre compte que le type est un fanfaron, un incompétent et un menteur. Et vu l'ampleur des purges actuelles, on est forcé de constater qu'il ne recule devant rien. On pourrait aussi parler de ses positionnements sur la Syrie, qui a été un véritable fiasco pour la politique Saoudienne. 

Mais faut pas s'inquiéter car Asskickou nous a dit que ce type est un gentil vu qu'il fait de jolis discours et danse avec Trump.  :rofl:

Edited by hassbox

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https://www.franceinter.fr/info/des-ong-taguent-l-assemblee-nationale-pour-alerter-sur-le-conflit-au-yemen

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Des ONG "taguent" l'Assemblée nationale pour alerter sur le conflit au Yémen

Publié le jeudi 28 mars 2019 à 6h59

par Thibaut Cavaillès@T_Cavailles

Un message projeté en pleine nuit sur la façade de l'Assemblée Nationale à Paris afin de dénoncer les ventes d'armes françaises à l'Arabie Saoudite. C'est l'action de quatre ONG qui voulaient ainsi interpeller les parlementaires français, quatre ans après le début de la guerre au Yémen.

En pleine nuit, un message affiché sans autorisation sur le palais Bourbon En pleine nuit, un message affiché sans autorisation sur le palais Bourbon © Fanny Mantaux / MDM

A 2h du matin, autour de la place de la Concorde et du Palais Bourbon, il n'y a pas grand monde. Mais cette nuit du 27 au 28 mars, une dizaine de personnes sont rassemblées sur le pont de la Concorde. Les quelques voitures de police qui passent ne s'en émeuvent pas, même si certains des présents portent des vestes aux couleurs d'ONG. 

Les projecteurs éclairant l'Assemblée nationale viennent de s'éteindre, un camion s'arrête et de l'arrière du véhicule, sort un faisceau de lumière projetant sur la façade un message que les quelques journalistes prévenus de l'opération s'empressent de photographier ou de filmer :  "En France la vente d'armes rapporte gros, au Yémen elle coûte cher !" L'opération durera une dizaine de minutes. 

 
Médecin du Monde, Oxfam France, Care France et ACF ont mené conjointement l'opération Médecin du Monde, Oxfam France, Care France et ACF ont mené conjointement l'opération © Radio France / Thibaut Cavaillès

Ce sont les ONG Oxfam France, Médecins du Monde, Action contre la Faim et Care France qui l'ont organisée comptant sur les médias pour la relayer et que  les parlementaires soient interpellés.  Pour Fanny Petitbon, responsable plaidoyer auprès de l'ONG Care France, il fallait interpeller : "Il faut savoir que la France, entre 2015 et 2017 a vendu plus de quatre milliards d'euros de matériel à l'Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis. Donc on est là pour mobiliser les Parlementaires et pour appeler la France à suspendre immédiatement ces transferts d'armes vers les pays impliqués dans le conflit yéménite." La France qui a signé pourtant un traité interdisant notamment la vente d'armes à des pays qui pourraient s'en servir contre des civils. C'est le cas avec l'Arabie Saoudite au Yémen.  

De 10 000 à 60 000 civils tués selon les estimations pour une guerre débutée il y a quatre ans De 10 000 à 60 000 civils tués selon les estimations pour une guerre débutée il y a quatre ans / Fanny Mantaux / MDM

Mais Paris ferme les yeux. "Il y a une position commune au niveau européen, explique Fanny Petitbon. "Angela Merkel a lancé un appel à Emmanuel Macron pour qu'il suspende les ventes d'armes auquel il a répondu d'un revers de la main en disant que ça n'était pas à l'Allemagne de lui dire ce qu'il fallait faire." Ces désaccords sont apparus après le meurtre de l'opposant saoudien Jamal Khashoggi en octobre dernier. Une affaire beaucoup plus médiatisée que la guerre au Yémen, sur laquelle ces ONG ont voulu mettre cette nuit-là un peu de lumière. 

A aucun moment les activistes n'ont été inquiétés par les forces de l'ordre. 

 

 

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https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-06-avril-2019

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Dans leur livre-enquête Qatar Papers, paru aux éditions Michel Lafon, Georges Malbrunot et Christian Chesnot investiguent les pratiques dans 6 pays européens de la Qatar Charity, puissante ONG qatarienne qui finance de nombreuses mosquées, écoles et autres centres coraniques.

https://www.saphirnews.com/Quand-Tariq-Ramadan-nous-parlait-de-son-independance-financiere-du-Qatar-video_a26218.html

Edited by JayNissa

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Iran: Nasrin Sotoudeh, le combat par la voix

Par Florian BouhotPublié le 11-04-2019 Modifié le 11-04-2019 à 17:34
mediaLe portrait de Nasrin Sotoudeh affiché sur la façade du siège du Conseil national des barreaux de France, à Paris, le 28 mars 2019.REUTERS/Charles Platiau

L’éminente avocate iranienne, fraîchement nommée citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, purge actuellement une peine de trente-huit années de prison. Elle est aussi condamnée à 148 coups de fouet pour « outrage au tribunal ». Au fil du temps, Nasrin Sotoudeh s’est imposée comme le visage de la lutte pour les droits humains dans un pays où ils sont bien souvent bafoués. Une pétition demandant sa libération a recueilli près de 300 000 signatures.

« Une battante », « un modèle d’opiniâtreté », « un symbole de résilience ». À l’évocation de Nasrin Sotoudeh, on ne récolte qu’éloges et formulations flatteuses. Il faut dire qu’à travers ses combats, en tête desquels trônent la lutte contre le port obligatoire du hijab et la défense des opposants politiques, l’avocate iranienne s’est bâtie une solide réputation dans son pays. Sa notoriété n’a pas tardé à franchir les frontières de la République islamique : la juriste s’est hissée en porte-étendard de la lutte pour les droits humains aux yeux de la communauté internationale. En témoigne la récompense qui lui a été attribuée le 1er avril : la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris. Le Conseil de Paris estime que « ses combats la rapprochent des valeurs de la capitale ».

Son activisme l’a toutefois conduite à de multiples séjours en prison. Depuis juin 2018, elle est incarcérée dans une geôle de la prison d’Evin, au nord de Téhéran. Une pétition, lancée par le Conseil national des barreaux de France, appelant l’Iran à la libérer, a recueilli près de 300 000 signatures à ce jour. Une demande réitérée par Emmanuel Macron durant son entretien avec le président Rohani mardi 9 avril.

Le caractère bien trempé de l’avocate de 55 ans surgit dès sa jeunesse. Nasrin Sotoudeh est issue d’une famille traditionnelle, comme on trouve pléthore dans l’Iran des années 1960. Si sa mère portait le voile, ni elle ni son conjoint n’en ont fait un impératif pour leur fille Nasrin. « Si on m’avait obligée à le mettre, j’aurais refusé », expliquera-t-elle tout simplement à Sara Saidi, correspondante du quotidien Libération à Téhéran entre 2016 et janvier 2019, dans une interview. Et la journaliste de préciser : « C’est bien la preuve d’une certaine force de conviction ».

À lire aussi : Iran: le tableau noir des droits de l’homme

En 1995, à 32 ans, Nasrin Sotoudeh passe l’examen du barreau avec succès et se lance dans la défense des enfants maltraités et des femmes dont les droits sont bafoués. Débute alors son combat pour les droits humains, d’abord en rejoignant un mouvement féministe au début des années 2000, puis en portant plainte contre des policiers coupables d’avoir pris pour cible des femmes lors d’une manifestation. Un combat que « cette femme de moins de 1,60 mètre mène avec un calme déconcertant », pour reprendre la formule de Sara Saidi.

Quand la journaliste la rencontre, en 2018, des avocats autour d’elle sont arrêtés. « Malgré les tourbillons qui l’entouraient, elle gardait cette voix apaisante. C’était surprenant. » La quinquagénaire, « élégante et ordonnée », adopte un ton davantage préoccupé quand survient la question de ses enfants. « C’est une mère et ça se sent », confirme la journaliste. Son mari, Reza Khandan n’a pas épousé qu’elle : il a aussi épousé ses convictions. Au point, lui aussi, de faire un passage par la case prison en 2018. Pour l’en faire sortir, Nasrin Sotoudeh n’hésitera pas à se livrer à une grève de la faim. Payante, puisque celui-ci sera finalement libéré. « Il a énormément de respect pour mon travail. Un jour, il m’a dit : " Fais ce que tu as à faire, nous on s’en sortira " », confiera l’avocate durant son entretien avec Sara Saidi.

De condamnation en condamnation

Son opposition à la violation des droits humains n’est pas sans rappeler l’activisme de Shirin Ebadi. Cette ancienne juge, bête noire des mollahs auréolée du prix Nobel de la paix en 2003, Nasrin Sotoudeh la tient en haute estime. Elle a pu la rejoindre au sein du Centre des défenseurs des droits de l’homme. Choix pour lequel elle sera condamnée.

Nasrin Sotoudeh découvre la vie carcérale pour la première fois en 2010 pour « actions contre la sécurité nationale et propagande contre le régime ». Dans les faits, il lui est reproché d’avoir assuré la défense de différents opposants à la réélection controversée du conservateur Mahmoud Ahmadinejad. Elle écope de six ans de prison. C’est alors que son nom apparaît aux yeux de la communauté internationale. Cette dernière ne tardera pas à s’insurger. Le Parlement européen lui décernera le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit en 2012.

Elle est libérée en 2013 mais son champ d’action est entravé par une interdiction de plaider devant les tribunaux. « Après avoir très mal vécu l’ère Ahmadinejad, elle a connu un regain d’espoir avec Rohani… Mais le bilan de celui-ci est très mince sur les questions des droits », souligne Karim Lahidji, président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). La désillusion s’empare d’elle dans un premier temps. Mais Nasrin Sotoudeh refuse de rendre les armes.

À écouter aussi : Quel avenir pour l'Iran, 40 ans après la Révolution ?

En 2015, à l’occasion du tournage du film Taxi Téhéran, acclamé par la critique, la juriste met de côté sa robe d’avocat mais pas ses convictions. Elle y joue son propre rôle, celui d’une juriste. Dans une réplique, elle affirme : « En Iran, si vous commencez à avoir peur, vous ne faites plus rien ». De quoi dorer encore un peu plus son image aux yeux de la population iranienne. « C’est une société combative : les gens sont admiratifs et reconnaissants de son combat », note Sara Saidi. Nasrin Sotoudeh apparaît aujourd’hui sans nul doute comme une icône, qui a su sacrifier sa vie personnelle au profit des intérêts du plus grand nombre.

Peine XXL et vague d’indignation

L'avocate est de nouveau incarcérée en juin 2018. Cette fois pour avoir défendu « les filles de la rue Enghelab », ces jeunes femmes qui luttaient contre le port obligatoire du voile. Elle est jugée en mars dernier. Face à l’impossibilité de recourir à ses avocats, l’Iranienne boycotte l’audience. Jugée en son absence, elle est reconnue coupable de pas moins de sept chefs d’accusation. Nasrin Sotoudeh écope d’une peine XXL : plus de trente années de prison, auxquelles il faut en ajouter cinq d’une condamnation datant de 2016. Elle est aussi condamnée à 148 coups de fouet pour « outrage au tribunal », car elle s'était présentée devant lui sans « le voile islamique »  L’accès au compte-rendu de l’audience lui est refusé. « Elle continue le combat depuis sa cellule et tente de faire passer des messages de paix et de justice, soutient Karim Lahidji. En dépit des conditions de détention, elle parvient à garder le moral ».

Une nouvelle fois, la communauté internationale et les ONG se mobilisent pour exiger sa libération. Le Conseil national des barreaux de France, mobilisé sur la protection des avocats, se dit « fier d’afficher son portrait sur la façade de son siège afin d’attirer l’attention de tous sur sa lutte, son engagement, sa résistance et sa volonté d’exercer son métier malgré les persécutions dont elle fait l’objet ». Interrogé par l’AFP, son mari a déclaré que la plus lourde de ces peines, pour « incitation à la débauche », autrement dit pour avoir défendu les femmes qui avaient enlevé leur voile publiquement, prenait le pas sur les autres. Ce dernier précise qu’elle devrait être emprisonnée douze ans, dans un premier temps. Mais au vu de l’opacité du système judiciaire iranien, difficile de savoir avec précision combien de temps Nasrin Sotoudeh devra réellement passer derrière les barreaux. L’énième sacrifice d’une femme qui aura dédié sa vie à la défense des droits humains.

Yasaman Aryani, une femme iranienne de 23 ans, vient d’être arrêtée pour avoir livré des fleurs dans le métro lors de la journée internationale de la femme à ceux qui portaient le hijab, invitant à soutenir le mouvement contre le voile obligatoire.

https://twitter.com/AndreaVenturan/status/1116404709781331969

Edited by JayNissa

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"Le Soudan s'est enfin débarrassé de la dictature islamiste d'Omar el-Béchir : ce pur produit des Frères musulmans, au pouvoir depuis 1989. Ma pensée se tourne vers le soudanais Mahmoud Mohamed Taha. Il a combattu l'islamisme jusqu'au jour de son exécution pour apostasie en 1985."

https://twitter.com/MohamedLOUIZI/status/1116402035837083655

 

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Edited by JayNissa

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https://www.mediapart.fr/journal/international/170419/armes-francaises-au-yemen-pourquoi-le-gouvernement-menti

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Armes françaises au Yémen: pourquoi le gouvernement a menti

17 AVRIL 2019 PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART

Retour sur les révélations publiées dans Mediapart, avec Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, de Disclose, organisation de journalisme d’investigation à but non lucratif. 

 

 

© Mediapart

 

 

Une fuite inédite de documents classés « secret défense » révèle l’usage massif d’armes françaises dans la guerre au Yémen. Et un mensonge d’État à leur propos. Retour sur les révélations publiées dans Mediapart, avec Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, cofondateurs de Disclose, une « organisation de journalisme d’investigation à but non lucratif ». 

 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/18/yemen-parly-dit-ne-pas-avoir-de-preuve-que-des-armes-francaises-font-des-victimes-civiles_5451924_3210.html

Spoiler

 

Parly dit ne pas avoir « de preuve » que des armes françaises font des victimes civiles au Yémen

La ministre des armées a réagi à des informations du collectif d’investigation Disclose, qui a dévoilé lundi un rapport classé secret défense.

Le Monde avec Reuters Publié aujourd’hui à 08h57, mis à jour à 09h42

 

La ministre des armées Florence Parly, ici le 8 avril 2019 aux Invalides, à Paris.

La ministre des armées Florence Parly, ici le 8 avril 2019 aux Invalides, à Paris. THOMAS SAMSON / AFP

 

La ministre des armées, Florence Parly, a déclaré jeudi 18 avril ne pas avoir « d’éléments de preuve » montrant que des armes de fabrication française utilisées par l’Arabie saoudite auraient fait des victimes civiles dans la guerre au Yémen.

« A ma connaissance, ces armes ne sont pas utilisées de façon offensive dans cette guerre au Yémen et on ne peut donc pas de façon mécanique, en tout cas moi je n’ai pas d’éléments de preuve permettant de dire cela, que des armes françaises sont à l’origine de victimes civiles au Yémen », a-t-elle déclaré sur Radio classique.

Florence Parly réagissait, notamment, à des informations du collectif d’investigation Disclose, qui a dévoilé lundi un rapportd’octobre 2018 de la Direction du renseignement militaire, classé secret défense. Le collectif conteste l’affirmation du gouvernement selon laquelle les matériels français n’auraient que des fonctions « défensives ». Selon ces documents qui évaluent l’action de la coalition et détaillant le rôle des armements acquis par les protagonistes, les armes exportées par la France, notamment des canons Caesar, seraient utilisées dans la guerre en cours, y compris dans des zones civiles.

 
« Tous nos efforts et tous les efforts de la communauté internationale sont orientés pour essayer d’arrêter ce conflit et de lui trouver une solution politique », a dit la ministre des armées, dénonçant « une guerre sale ».

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Edited by survival66

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