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Drdr

[Film] Terminator Genisys

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Salut, après avoir vu ce film j'ai eu envie d'écrire une critique. C'est ma toute première et je n'ai jamais écrit auparavant (sauf pour mes exams:) )

 

Vous me direz ce que vous en pensez, merci pour votre lecture :

 

 

Attention il y a des spoilers.

 

 

terminator-genisys-affiche-promo-france1

 

Après avoir visionné la bande-annonce, je m’attendais à un bon gros nanar. Mais pour un fan des premiers opus comme moi, le film débute plutôt bien et je crois en une bonne surprise : l’histoire nous situe au milieu d’une guerre contre les robots qui a débuté le 29 août 1997, « le jour du jugement dernier ». Et ça c’est la classe ! Parce qu’ci, le spectateur averti s’entend dire : « exit terminator 3 ! », (qui déclenche la guerre en 2005) et répond, reconnaissant : « merci ! ».

 

 

Mais, quand au bout de 30 mn de film Kyle Reese quitte le futur pour aller sauver Sarah Connor, on comprend les limites du scénario : il ne reste aux auteurs comme choix  que de faire un reboot de Terminator-1 ou… un reboot de Terminator-2 ! Copiant l’astuce scénaristique de JJ.Abrahms pour Star Trek, les auteurs optent pour le second opus et se serviront de la discontinuité des lignes temporelles pour nous pondre un passé alternatif où tout a changé mais sans trop changer.

 

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Or dans ce reboot, Genisys (s’)échoue justement là où était la force de Terminator-2, c’est-à-dire l’établissement d’une relation humaine entre le T-800 et John Connor. Une relation père-fils qui, à son apogée, se finissait tragiquement par le sacrifice de la machine pour la sauvegarde de l’humanité. 

 

La question que Terminator-2 posait était : à quel moment la machine pouvait-elle être considérée comme l’égale de l’Homme ?

Pour y répondre, le film de 1991 narre la lutte de l’humanité contre une entité informatique unique, froide et calculatrice : Skynet. Les Terminators en sont des extensions, des tueurs implacables et sans âme. Mais quand l’un d’entre eux est reprogrammé par John Connor, pour sauver un seul et unique humain, le T-800 cesse d’être une extension de Skynet. Il se distingue par là des autres machines et peut faire son premier pas dans l’humanité. Et c’est lorsque ce même John, adolescent, lui ordonne de ne plus tuer un seul être humain qu’une relation d’amitié  va pouvoir naître entre eux, mettant fin au lien maître-esclave qui les unissait auparavant. Le robot va pouvoir se  transformer en égal de l’homme, en un être qui dépasse sa condition de machine, allant jusqu’à sacrifier son existence pour le salut d’une l’humanité à laquelle il n’appartenait pas à l’origine.

 

Thème cher à Isaac Asimov, dans Terminator 2, interdire à un robot de faire du mal à un humain, ce n’est pas l’asservir mais au contraire l’élever au delà de la simple détermination mathématique, c’est lui donner une âme.

 

C’est pour sa fidélité aux grandes œuvres S-F, ses valeurs humanistes et la discrétion avec laquelle le scénario les révèle que Terminator 2 est un vrai bon film de science-fiction. Dans Genisys, Sarah Connor vit avec son « papy » T-800  depuis déjà 10 ans et cette relation ne sert que des ressorts comiques, singeant les sketches de « Mon beau-père et moi », avec Schwarzenegger dans le rôle de De Niro et Kyle Reese dans le rôle de Ben Stiller. 

 

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Terminator : Genisys , « I’m watching you ».

 

 

Mais Terminator : Genisys développe aussi ses thèmes propres.

Nous avons une humanité hyper-connectée, de plus en plus dépendante de sa technologie qui, peu à peu, se déshumanise. L’aboutissement cette tendance est incarné par l’Evil John Connor, un être entièrement assimilé par la machine, épouvantail  transhumain, qui a définitivement perdu tout ce qui faisait de lui un homme.

Mais alors qu’est-ce qui fait de l’homme un homme ?

La réponse que donne Genesys est dans le lien grand-père-petite fille unissant  le T-800 et Sarah Connor : la famille ! Car ce qui révèle l’humanité de Schwarzenegger dans Genisys, c’est sa proximité avec la jeune Sarah Connor. Ce sont les moments passés ensemble, les souvenirs et une mémoire commune. En s’éloignant les uns des autres, les hommes ont perdu leur humanité, tandis que renouer avec la chaleur d’une fratrie peut même transformer une machine en homme.

Ne comprenant pas que la lutte pour l’humanité ne peut être gagnée que dans le futur, que chaque jour l’homme continuera d’avancer, au risque d’écrire sa chute, mais avec l’indéfectible espoir qu’il saura à chaque fois se relever, Genisys prêche un retour à la famille et aux traditions. Aujourd’hui, l’homme est sur une mauvaise pente, la technologie est un vice et si elle lui fait perdre son humanité, il doit s’en détourner.

 

Comment faire ? C’est le deuxième thème du film : la supériorité de la mécanique sur l’informatique.

C’est la supériorité de la « garantie 10 ans » certifiée Générals Motors sur l’obsolescence programmée d’Apple ; celle de la regrettée industrie de Detroit sur la dématérialisation de la Silicone Valley ; de l’usine américaine sur la manufacture et l’assemblage des processeurs asiatiques ; et de notre bon vieux T-800 et son ossature de métal, résistante à l’impulsion électromagnétique qui ravage les nano composants d’Evil J. Connor.

Répété tel un message publicitaire subliminal,  le T-800 est « vieux mais pas obsolète », « vieux mais pas obsolète »… « achetez USA ».

 

C’est donc un retour aux sources qui se veut être le message de Terminator : Genisys. Mais attention, pas un retour à la nature genre hippie New Age. Plutôt un retour bien badass aux traditions américaines, aux pick-up et au diesel, à la campagne et à la famille. Une famille composée d’un couple 100% hétérosexuel, où chacun est dramatiquement conscient que l’unique cause de leur existence est la procréation, afin de voir la naissance d’un autre John Connor, symbole de cette nouvelle humanité. La cellule est soutenue par Schwarzenegger dans le rôle du grand-père intransigeant, dur mais juste et incarnation de l’authentique « pater familias ». Vive notre bon vieux Midwest en somme.

 

24 ans après Terminator-2, on est bien loin des réflexions d’Asimov.

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Terminator : Genisys.

 

Alors quand James Cameron nous dit : « Vous allez adorer Terminator Genesys » … J’ai un doute. En revanche je compte bien revoir Terminator 1 et Terminator 2 (et aussi « Mon beau-père et moi », tiens !).

 

Bon entertainment !

Edited by Drdr

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Ultra fan de T1 T2 , moins du T3 meme si je trouve la fin du 3 vraiment intelligente, le 4 était pas mal aussi je m'attendais a un 5 a chi** au vu des critiques.

 

Au final, ca va quand meme, y a de la profondeur faut pas deconner, j'ai juste énormément de mal avec le casting, sarah connors, meme si j'aime bcp Daenerys dans GoT, ca lui va pas trop, et alors John connors ca passe absolument pas.

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