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Le plaisir que tu ressens après avoir fait caca

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Tout commence par un pet furtif.
Personne ne l'a entendu, mais toi tu sais. Tu l'as senti du plus profond de tes entrailles, il a fait vibrer les parois fragiles de ton anus.
Le pet d'alerte.
Celui qui te dit "Mec, c'est l'heure d'aller poser sa doléance sur le trône de sa Majesté."
Alors tu pars aux toilettes, l'esprit concentré, absorbé par le futur travail digne d'une femme sur le point d'accoucher que tu vas devoir accomplir.
Tu arrives devant le lieu du crime.
Tu arraches deux morceaux de papier toilette triple épaisseur d'une longueur identique de trois bandes, et tu les poses délicatement sur les parois de la cuvette pour que tes douces fesses n’attrapent pas froid.

Tu te poses sur le trône, et là, dans une posture céleste non sans rappeler le penseur de Rodin, tu deviens le grand architecte de l'univers. L'espace d'un instant, le temps de pousser le colombin hors de son antre, tu es un dieu.

Et puis la crotte montre le bout de son nez. Et le travail commence.
Tu pousses, tu pousses.
La crotte est résistante. Tu sais ce que cela signifie. La pêche sera bonne, le truc aura la taille d'un brochet.
Tu pousses de plus en plus fort, tu sens ton anus s'irriter, quand soudainement....

"Ploc ploc ploc"

Trois petites crottes qui s'écrasent dans l'eau telles des âmes damnées jetées dans la Génèse.
A ce moment là, tu sais, précisément, que tu vas en chi**.
Ce caca est récalcitrant et il ne se laissera pas déloger de son hôte si facilement.
Tu as grand peine, mais paradoxalement, tu es fier, car ton anus a réussi à couper, à scinder ton caca, comme ça, par la seule force de ton sphincter dont la musculature ferait rougir de honte MagicEdika lui-même.

Et puis tu te reconcentres, et tu repousses. De toutes tes forces.
Tu deviens rouge, tu as des bouffées de chaleur, mais tu sens la crotte s'extirper peu à peu de ton anus endolori par tant d'efforts.
Et puis vient le soulagement, et un grand plouf qui vient mouiller tes petites fesses comme une bourrasque pluviale qui te fait frémir et sursauter.
Le plus dur est passé, tu n'as plus qu'à te nettoyer, mais avant cela, il te faut jeter un regard face à l'objet à la fois de ta plus grande douleur, et de ta plus grande fierté.
Ce colombin est immense, il frotte contre les parois en céramiques de ton toilette, imposant qu'il est, et il te regarde, de son teint brunâtre où tu te surprends à observer ce qui ressemble à quelques petits morceaux de poivrons non digérés.

Et puis, envahi par une force mystérieuse et impénétrable, contrairement à ton anus, tu t'agenouilles devant ton caca, et tu humes son parfum.
Ce délicieux parfum si raffiné de la grandiloquence, de la victoire du bien contre le mal, qui te titille si subtilement les narines, il en est presque envoûtant.

Et, après un dernier regard, tu tires la chasse d'eau, et tu le vois disparaître dans les méandres des canalisations où il ira rejoindre sans doute le Paradis des cacas.
Tu sors des toilettes, refermes la porte dans un soupir qui en dit long pour celui qui a déjà vécu cette expérience, et pars te laver les mains.
Une larme coule sur ta joue, tu l'essuies aussitôt d'un revers de manche.
Tu es fort, et personne ne doit savoir ce qu'il s'est passé dans ces toilettes.

Cette histoire restera à jamais en toi, celle d'un caca trop gros pour vivre, trop beau pour mourir.

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