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manub

Physique, métaphysique, épistémologie et religion

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?? J'ai simplement souligné que l'axe de différenciation metaphysique/science que tu proposes me parait pertinent. Faut se calmer.

Ce n'est pas mon axe, ce n'est pas mon opinion, c'est l'axe standard et radical de l'épistémologie scientifique moderne. Quand on sort de ce cadre on est plus dans le cadre de la science. C'est pas quelque chose de négociable, pour différentes raisons. C'est comme de négocier la quadrature du cercle. Ca change toutes les autres defs et amène à de nombreuses contradictions. Ce qui n'est pas souhaitable. ceci n'est pas plus mon opinion que si je disais que l'univers procède d'un big bang.

 

C'est le gros du débat début 20 ieme et la fin des illusions. On est au 21 ieme siècle. La science s'exprime par le language. Son langage privillégié c'est les maths. Et ce qui produit du sens (propre) ce n'est plus l'hypothèse, l'induction, mais la ou les preuves mathématiques d'un théorème. (c'est particulièrement ironique, représentatif de la prétention humaine par ailleurs). On est très loin du monde sensible ici et d'autres divisions naives, arcahiques ou primaires ou plus largement qui ne correspondent plus du tout à ce à quoi est confronté la science. On est très loin de répondre à des questions métaphysiques, qui de fait sont des questions pour la science, qui sont mal posées. Donc le metaphysicien aujourd'hui il cherche plus trop à y répondre. Il pose des questions...qui 'nous documente sur une tendance qui existe dans l'esprit de l'homme' considéré à cet instant T, en fonction de ce qu'il sait.*

 

Il existe biensur d'autres positions, non rationnelles. Sur ce point précis, celle de manub et de l'islam et des cathos sont une seule et même position. Position que l'on peut classer comme non rationnelle. Ce qui les distingue c'est la manière dont elles appréhendent les lois scientifiques. Et l'islam et la thora et les cathos du les bouddhistes n'ont pas du tout la meme manière de concevoir tout cela ni la meme façon de chercher des preuves. Mais encore ca évolue...Mais bon, ces visions des lois sont si éloignées de ce qu'en disent les epistemologues de notre temps et de l'usage qu'en font les scientifiques, qu'il s'agit hélas de nos jours d'une bataille de clocher. 

 

Mumford par exemple est l'un des specialistes actuel de la métaphysique des lois. Pas forcément mon préféré, mais l'un des plus cotés. Je le cite à titre d'exemple pour ceux qui sont interessés de ces questions. Il soulève de nombreuses nouvelles questions metaphysiques que tout le monde assume comme purement conjoncturel. Et pour cause elles dependent de questionnements, de lois qui sont conjoncturelles*(c'est un raccourcis).  Ca ne veut pas dire qu'elles n'ont pas d'interet hein, mais on est dans la métaphysique. 

 

Il existe aussi une épistémologie plus scientifique, "toléré". Par exemple en epistémologie très vite après einstein on s'est étonné de la gravité si faible ou le comment de la trouvaille de dirac....Mais là vous n'etes pas du tout dans ce genre de questionnements. Pour dire les choses clairement, la philosophie même scientifique est un art (ceci en son sens strict)

 

Cioran apparait comme quelqu'un de clairvoyant.  "On ne refute pas plus une sauce qu'une philosophie".

 

 

 

ou wittgenstein comme je l'ai déjà cité.

 

"Je vois maintenant que si ces expressions n'avaient pas de sens, ce n'est pas parce que les expressions que j'avais trouvées n'étaient pas correctes, mais parce que leur essence même était de n'avoir pas de sens. [...] Tout ce à quoi je tendais -et, je crois, ce à quoi tendent tous les hommes qui ont une fois essayé d'écrire ou de parler sur l'éthique ou la religion- c'était d'affronter les bornes du langage. C'est parfaitement, absolument sans espoir de donner ainsi du front contre les murs de notre cage. Dans la mesure où l'éthique naît du désir de dire quelque chose de la signification ultime de la vie, du bien absolu, de ce qui a une valeur absolue, l'éthique ne peut pas être science. Ce qu'elle dit n'ajoute rien à notre savoir, en aucun sens. Mais elle nous documente sur une tendance qui existe dans l'esprit de l'homme, tendance que je ne puis que respecter profondément quant à moi, et que je ne saurais sur ma vie tourner en dérision. » 

Je sais que certaines couleuvres sont difficiles à avaler. Mais en ce domaine des couleuvres faut savoir les avaler. Donc non la théorie de la relativité ne précise pas et ne complète pas newton.*

 

Si vous avez des doutes formels là dessus. Je me contenterais de dire qu'on ne peut pas appliquer une méthode et ne pas la respecter soi, et imposer qu'elle soit respectée par les autres. Ce que l'on ignore, on l'ignore.

 

Je le dis tout en assumant qu'on puisse penser, definir la science comme art, ou purement métaphysique* sans se contredire et sans créer de désordre. Faut avaler les couleuvres.

 

 

Des fondements epistemologiques de la laicité, du savoir vivre, de la courtoisie et des couleuvres à avaler. (humour)

 

 

 

 

non signé.

Edited by jou0eur

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La science n est pas capable de refuter le coran. Ce Sont deux champs bien distincts.

Houla on se calme ! Je connais rien au coran, mais la science réfute plein de choses de la bible. Y'a pas eu les plaies d'Egypte, y'a pas eu de Moïse, le monde ne s'est pas fait en 7 jours. Et on rentre dans une autre case les dix commandements qui ont eu le temps de changer entre les cathos et les juifs.

 

A force d'ouverture d'esprit, on en oublie le bon sens.

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Je conclus un peu avec la même idée que dans mon post initial:

 

- c'est l'obscurantisme qui est la source du mal terroriste

- l'obscurantisme se combat par l'éducation et l’accès á la connaissance

- on peut combattre tous les intégrismes sur le plan intellectuel, mais pour ça il faut d'abord que les gens se parlent et s'écoutent un peu mieux

On ne peut que souscrire, toutefois limiter les terroristes à un manque de connaissance me semble léger. Le "romantisme" d'une Cause et surtout la frustration liée au décalage entre attentes personnelles et réalisations dans le jeu social me semblent des déterminants plus importants. Ce qui explique d'ailleurs mieux le profil des candidats au djihad, souvent diplômés, loin de l'image de nouille sans cervelle parfois véhiculée.

Sen a fait un beau livre sur la justice où, comme toi (et d'autres), il place au centre de toute possibilité de démocratie la qualité de l'espace public d'écoute. Qu'il est dur de parler avec des gens qui considèrent que changer d'avis est une honte ! Malheureusement c'est le cas de 90% des êtres humains que je connais.

Oui évidemment ça marche dans les deux sens. Tu as mal interprété le passage. Personnellement je considère que la seule position spirituelle "tenable logiquement" est l'agnosticisme (si on peut définir un agnostique comme quelqu'un de spirituel). 

Je suis en désaccord profond avec cela.

D'abord, je trouve que c'est un coup de force éhonté d'assimiler l'athéisme avec un manque de spiritualité. La spiritualité n'est pas le monopole des religions. Je suis athée mais je ne me considère absolument pas moins à l'écoute du cosmos ou e l'Absolu qu'un croyant décérébré qui pense que dessiner Mahomet est un crime.

Sur l'agnosticisme. Je trouve que c'est une position trop "confortable" pour être honnête. Ni athée, ni croyant, médiateur "naturel" entre deux visions qui seraient chacune trop péremptoires. A un moment donné, face à la question du divin, je ne conçois pas que l'on ne puisse pas prendre position. Ou tu crois en "du" divin, peu importe la forme ou tu n'y crois pas. Etre agnostique c'est un dire "ok je n'y crois pas mais je veux pas paraître arrogant".

Je suis d'accord avec cette ligne, avec un petit bémol, est-ce que démontrer que des actions imputées à Dieu ne sont en réalité que des réalités scientifiques ne finissent pas par faire pencher la balance (en se basant sur les écrits comme pour la création de la terre et des hommes par exemple).

C'est une question essentielle. Clairement, l'historicisation et la contextualisation des grands évènements religieux, mythiques ou non, a permis de laïciser une grande partie de la population européenne. La question est : jusqu'où peut aller cette laïcisation ? Et surtout, ne sommes pas nous déjà en train d'opérer un retour de balancier vers le religieux (cf. le créationnisme comme exemple par l'absurde).

la théorie des cordes par exemple, fonctionne sur le papier (mathématiquement) mais aucune expérience ne peut aujourd'hui être réalisée pour la valider (si j'ai bien compris, la théorie demande la présence de 11 dimensions dont les caractéristiques peuvent revêtir aux dernières nouvelles 100^500 combinaisons, ce qui rend toute expérience impraticable). La théorie est donc pour l'instant invalidée. Donc on ne peut pas parler de vérité scientifique dans ce cas.

Tu cites B.Greene, on a des sources communes ;)

Par contre, la théorie n'est pas invalidée, ce qui signifierait sa fausseté, mais plutôt en cours de réalisation. Greene illustre justement toute une série de confirmations expérimentales de la théorie des cordes.

Les courants de pensée qui la caractérisent, comme le carthésianisme ou le positivisme, sont une négation de la dimension spirituelle de l'existence et la réduction du monde à sa seule dimension matérielle.

Tout ce qui porte sur le spirituel, le non manifesté, la verticalité n'est pas observable et sort du règne de la quantité. C'est bien pourquoi, contrairement à ce que ManuB à l'air de croire, la science lorsqu'elle s'attache à vouloir expliquer le monde et sortir de l'aspect phénoménologique, notamment l'astrophysique, patine et n'arrive plus à rien hormis à élaborer des hypothèses non vérifiables et peu à peu abandonnées. C'est le cas pour la fameuse théorie des cordes.

Il suffit d'observer les multiples théories élaborées au fil de ces derniers siècles par les chercheurs pour comprendre qu'il n'y a rien de stable et d'immuable dans la science profane. Ce qui est tenu pour vrai un jour devient dépassé et réfuté le lendemain. Toute théorie scientifique est faite pour être remise en cause un jour. C'est un avantage, dans la mesure ou cela permet de développer un point de vue toujours plus précis et spécialisé dans des domaines différents mais c'est au final un inconvénient lorsque l'on cherche la Vérité car cette méthode divise en une multiplicité de domaines séparés et enclavés et se coupe ainsi de tout principe et de toute synthèse.

En revanche, pour ce qui est de l'intelectualité pure, le point de vue scientiste éloigne logiquement de toute spiritualité et empêche toute explication globale du monde. Jamais la fameuse "théorie du tout" qui rassemblerait physique quantique, newtonienne et relativité ne pourra voir le jour, car la science basée sur l'analyse et coupée de tout principe ne sera jamais en mesure d'expliquer le grand Tout métaphysique, global et sythétique.

J'ai employé le mot "scientisme" car au final, penser que la science puisse expliquer le pourquoi du monde et de la vie est autant une croyance que n'importe quelle religion. De la même façon, dire qu'il n'y a pas de Vérité, c'est déjà énoncer sa vérité. Ces débats sont sans fin, jamais aucun philosophe, aussi génial soit-il n'a pu trancher ces questions et il est illusoire de croire à la supériorité de la civilisation moderne sous prétexte d'une plus grande avançée sur le plan matériel.

 

En résumé, à chaque époque ses chimères, les notres se basent sur la science...

Pêle-mêle :

- Dire que la science est "une négation de la dimension spirituelle de l'existence" est une ânerie. Ce n'est pas parce que ce n'est pas son champ d'action qu'elle en nie l'existence.

- Le fait que rien ne soit stable dans la "science profane" est sa dignité et son honneur. L'aphorisme de Socrate "je ne sais qu'une chose c'est que je ne sais rien" est celui du sage, et du scientifique, car il le montre capable du travail sur soi difficile qui conduit au changement de point de vue.

- La Vérité a toujours la meilleure amie des sanguinaires et des ignares de toute obédience. S'en réclamer n'est jamais bon signe.

- La théorie unifiée relativité/mécanique quantique avance régulièrement depuis 100 ans. Tu pose une pétition de principe incroyablement arrogante.

- La science a au moins le mérite d'être une chimère qui se remet en cause. A la différence des religions.

Pour moi le non croyant à autant de certitudes que le croyant si ce n'est plus, donc il croit malgré lui. La non croyance (l'athéisme) je la résume a çà: "C'est l'homme pour l'homme, l'homme par l'homme où chacun est amené et poussé à devenir en quelque sorte son propre dieu" pas sur que tout les non croyants aient conscience de çà. Voila vers quoi est amené le non croyant et la Science à un rôle très important dans cette "idéologie" puisqu'elle tend l'homme vers ce chemin et lui ouvre ses portes.

Marrant cette obsession de vouloir remettre systématiquement dieu dans le jeu, même pour l'athée qui rejette explicitement cette notion. L'athée accepte l'absurdité du monde, il en est certes triste mais trouve sa dignité ailleurs que dans la conformité à des préceptes moraux religieux. Il n'a pas envie d'être un dieu, juste un homme libre.

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On ne peut que souscrire, toutefois limiter les terroristes à un manque de connaissance me semble léger. Le "romantisme" d'une Cause et surtout la frustration liée au décalage entre attentes personnelles et réalisations dans le jeu social me semblent des déterminants plus importants. 

 

Good points.

 

Qu'il est dur de parler avec des gens qui considèrent que changer d'avis est une honte ! Malheureusement c'est le cas de 90% des êtres humains que je connais.

 

Je suis d'accord et je pense qu'on devrait enseigner le doute á l'école primaire au lieu d’asséner des certitudes.

 

D'abord, je trouve que c'est un coup de force éhonté d'assimiler l'athéisme avec un manque de spiritualité. La spiritualité n'est pas le monopole des religions. 

 

La par contre tu m'as mal compris. Je ne nie aucunement la dimension spirituelle de l'athéisme, je dis juste que c'est une position spirituelle qui, d'un point de vue logique, a quasiment le même poids qu'une religion. Affirmer que l'univers a une existence arbitraire et accidentelle sans cause première liée á une forme d'intelligence  ou de conscience supérieure á la notre est aussi arrogant que d'affirmer le contraire. On n'en sait rien et on ne sait même toujours pas si l'une ou l'autre des deux hypothèses sera vérifiable expérimentalement un jour. 

 

Sur l'agnosticisme. Je trouve que c'est une position trop "confortable" pour être honnête. Ni athée, ni croyant, médiateur "naturel" entre deux visions qui seraient chacune trop péremptoires. A un moment donné, face à la question du divin, je ne conçois pas que l'on ne puisse pas prendre position. Ou tu crois en "du" divin, peu importe la forme ou tu n'y crois pas. Etre agnostique c'est un dire "ok je n'y crois pas mais je veux pas paraître arrogant".

 

L'agnosticisme au sens premier, c'est refuser de trancher sur la question, pas par confort, mais parce que c'est la position qui a le plus de sens du point de vue de la raison. C'est une position intermédiaire qui a l'humilité de souligner l'étendue de notre ignorance aujourd'hui et á travers l'histoire. Je ne vois absolument rien qui me force á prendre position sur la question du divin de maniéré définitive. J'ai mes théories personnelles sur le sujet et une vie spirituelle comme toi (dans laquelle l'idée de Dieu n'est pas totalement écartée), mais j'en suis détaché émotionnellement et j'ajuste mon point de vue avec chaque argument nouveau et chaque avancée scientifique. Je trouve ça parfaitement cohérent pour l'instant et certainement pas une absence de position, puisque j'ai évolue d'athée á bouddhiste avant d’être agnostique..

 

Par contre, la théorie n'est pas invalidée, ce qui signifierait sa fausseté, mais plutôt en cours de réalisation. Greene illustre justement toute une série de confirmations expérimentales de la théorie des cordes.

 

Je sais que la théorie n'est pas invalidée et que les recherches continuent, mais si j'en crois tous les physiciens que j'ai entendu s'exprimer sur le sujet, je ne pense pas qu'on puisse parler de "confirmation expérimentale" en théorie des cordes. Au mieux, on peut parler de pistes sérieuses. Il n'y a aucune confirmation d'ensemble, ce qui n’amènerait de toute façon pas de réponse définitive et immédiate en matière de métaphysique, même si ca ne peut pas nous en éloigner. 

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 je dis juste que c'est une position spirituelle qui, d'un point de vue logique, a quasiment le même poids qu'une religion. Affirmer que l'univers a une existence arbitraire et accidentelle sans cause première liée á une forme d'intelligence  ou de conscience supérieure á la notre est aussi arrogant que d'affirmer le contraire. On n'en sait rien et on ne sait même toujours pas si l'une ou l'autre des deux hypothèses sera vérifiable expérimentalement un jour.

Cette formulation me gêne franchement.

Tu renvoie dos à dos conception scientifique et conception providentielle de l'univers sous prétexte que rien n'est vérifié expérimentalement.

Je vois une énorme différence entre ces deux hypothèses :

- La providentielle est une pétition de principe fondée sur des manifestations (la "foi") non transmissibles à d'autres individus si elle sont vécues, transmissibles si elles se sont cristallisées en dogme.

- L'hypothèse scientifique repose sur des expérimentations, des théories vérifiables et pour beaucoup vérifiées, aisément transmissibles par l'expérience.

Il est faux de prétendre (ce qui n'est pas ton cas je n'en doute pas) que l'hypothèse d'un univers accidentel ait le même degré de plausibilité qu'un univers crée en 7 jours par un créateur anthropomorphique

 

L'expérimentation nous a appris la réalité de l'évolution des espèces ou les modalités de formation de notre planète. Le dogme religieux ne fait que courir après, comme l'ont montré les pitoyables tentatives de récupération religieuse de la théorie du big bang

Edited by basse_définition

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Il est faux de prétendre (ce qui n'est pas ton cas je n'en doute pas) que l'hypothèse d'un univers accidentel ait le même degré de plausibilité qu'un univers crée en 7 jours par un créateur anthropomorphique

 

Non seulement ce n'est pas ce que je prétends, mais j'aborde le problème de l'existence de Dieu du point de vue philosophique en réduisant le concept d'une création divine á sa plus simple expression. Je ne suis pas en train de comparer pas la méthode scientifique au christianisme en disant que les deux ont le même poids. Je dis que d'un point de vue philosophique, il est aujourd’hui impossible de trancher le débat de fond dans un sens ou dans l'autre en utilisant la logique.

 

Pour résumer les arguments sont:

 

Le croyant: "Je n'arrive pas á concevoir l'univers sans l'existence de Dieu (dans le sens ou la conscience précède et détermine l'existence)

L'athée: "Je n'ai pas besoin de l'existence de Dieu pour expliquer l'univers aujourd'hui, donc Dieu n'existe pas jusqu’à preuve du contraire"

L'agnostique: "Je ne vois pas comment l'argument de l'athée me permet de trancher le problème métaphysique soulevé par le croyant"

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"la conscience précède l'existence". Mon dieu que j'abhorre ce postulat :)

J'entends ton raisonnement.

Je pense qu'on a, in fine, deux conceptions philosophiques différentes. Juste milieu aristotélicien contre marteau nietzschéen. Disons que j'ai du mal avec l'idée de la logique comme pure abstraction coupée de l'histoire humaine et de ce qu'elle nous enseigne. Anyway, tes arguments sont pertinents.

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Disons que j'ai du mal avec l'idée de la logique comme pure abstraction coupée de l'histoire humaine et de ce qu'elle nous enseigne.

 

Je peux comprendre ca, on peut même discuter des limites de la logique, de la methode scientifique et des mathématiques pour expliquer le monde. Ces disciplines ont beau avoir leurs limites, elles n'en restent pas moins ce que nous avons trouvé de mieux jusqu’à aujourd'hui :) 

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"la conscience précède l'existence". Mon dieu que j'abhorre ce postulat 

 

Ce n'est pas un postulat purement religieux. Il y a des hommes de science qui ont essayé d'expliquer l'univers physique par l'action de la conscience (sans doute troublés par les découvertes en mécanique quantique), ce qui ne valide aucunement les positions des religions traditionnelles, et offre une certaine profondeur au débat. Je trouve cette question particulièrement fascinante. 

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Non seulement ce n'est pas ce que je prétends, mais j'aborde le problème de l'existence de Dieu du point de vue philosophique en réduisant le concept d'une création divine á sa plus simple expression. Je ne suis pas en train de comparer pas la méthode scientifique au christianisme en disant que les deux ont le même poids. Je dis que d'un point de vue philosophique, il est aujourd’hui impossible de trancher le débat de fond dans un sens ou dans l'autre en utilisant la logique.

 

Pour résumer les arguments sont:

 

Le croyant: "Je n'arrive pas á concevoir l'univers sans l'existence de Dieu (dans le sens ou la conscience précède et détermine l'existence)

L'athée: "Je n'ai pas besoin de l'existence de Dieu pour expliquer l'univers aujourd'hui, donc Dieu n'existe pas jusqu’à preuve du contraire"

L'agnostique: "Je ne vois pas comment l'argument de l'athée me permet de trancher le problème métaphysique soulevé par le croyant"

Ce n'est ni la definition legale d'athéisme ni celle de croyant ni celle d'agnostique. En l'état quand bien meme tu aurais la réputation d'un kant, ta définition d'athéisme serait notée en E (case désordre) avec la mention, est d'un très mauvais usage (pour ne pas dire faux), puisqu'il y est explicitement nié le lien à la croyance. 

 

 

 

 

 

http://www.cnrtl.fr/lexicographie/athéisme

 

 

Doctrine ou attitude fondée sur la négation d'un Dieu personnel et vivant. Anton. déisme, théisme.

A.− DOGM. Refus des croyances religieuses, par cécité de l'intelligence relativement à l'existence de Dieu :
1. ... on m'a accusé ou loué de panthéisme : j'aimerais autant qu'on m'accusât d'athéisme, cette grande cécité morale de quelques hommes privés, par je ne sais quelle affliction providentielle, du premier sens de l'humanité, du sens qui voit Dieu. LamartineCorrespondance,1836, p. 203.
2. Dans toutes les sociétés qui se sont succédé depuis le commencement du monde, il y a eu un athéisme des intelligences supérieures, mais je ne connais pas encore de société ayant subsisté avec l'athéisme des gens d'en bas, des besogneux, des nécessiteux. E. et J. de GoncourtJournal,1882, p. 165.
3. M. Proudhon est certainement une intelligence philosophique très distinguée. Mais je ne puis lui pardonner ses airs d'athéisme et d'irréligion. C'est se suicider que d'écrire des phrases comme celle-ci : « L'homme est destiné à vivre sans religion : ... » RenanL'Avenir de la sc.,1890, p. 474.
B.− PHILOS. Athéisme (absolu). Négation explicite de l'existence de Dieu, avec généralement instauration d'un humanisme sans religion :
4. Les doctrines post-hégéliennes, oubliant l'aspect mystique de certaines tendances du maître, ont conduit ses héritiers à l'athéisme absolu et au matérialisme scientifique. CamusL'Homme révolté,1951, p. 182.
5. Le capital reprend la dialectique de maîtrise et servitude, mais remplace la conscience de soi par l'autonomie économique, le règne final de l'esprit absolu par l'avènement du communisme. « L'athéisme est l'humanismemédiatisé par la suppression de la religion, le communisme est l'humanisme médiatisé par la suppression de la propriété privée ». CamusL'Homme révolté,1951p. 248.
♦ Athéisme sentimental :
6. L'athéisme sentimental peut se traduire ainsi : « Si les événements qui se déroulent dans le monde sont les actes d'un Dieu, ils doivent pouvoir se justifier; or il en est qui ne sont pas justifiables; donc ces événements ne peuvent être produits par une causalité divine; mais un Dieu impuissant n'est pas ». MarcelJournal métaphysique,1923, p. 230.
Rem. On assimile parfois indûment à l'athéisme les doctrines panthéistes qui récusent l'existence d'un Dieu personnel.
C.− SOCIOL., POL. Négation de Dieu dans la pratique de l'action sociale ou politique :
7. ... on soutiendra cette doctrine pour maintenir l'athéisme légal, pour qu'on ne puisse pas dire que la loi reconnoît une vérité, renferme la profession d'un dogme! LamennaisDe la Religion,1repart., 1825, p. 66.
8. ... ni un homme, ni une nation, ni une classe ne se sauvent par les seules forces de l'homme, et si le pélagianisme et l'athéisme pratique de la bourgeoisie sont adoptés et exaltés par le prolétariat, ce sera pour la faillite historique de celui-ci. MaritainHumanisme intégral,1936, p. 254.
9. Mais la psychologie doit tenir compte que l'on naît aujourd'hui de plus en plus athée comme on naissait, à d'autres époques, universellement chrétien. Des comportements se forment peu à peu autour de cette attitude de vie : ici un utilitarisme sans inquiétude, l'émoussement total du sens de l'intériorité; là, au contraire, où l'athéismeest vécu comme expérience intérieure et combat spirituel, il s'exprime par une dureté désespérée devant l'univers sans voix, par la sérénité intense, secrète, et un peu égoïste des disciples d'Épicure, par la froideur attentive des esprits composés, ou à l'inverse par un attendrissement désolé pour les destins des hommes. MounierTraité du caractère,1946, p. 738.
− P. ext. Athéisme militant, marxiste, etc. Manière d'agir sur le monde en vue d'instaurer une échelle de valeurs exclusive des valeurs religieuses, considérées comme obstacle à la libération de l'homme :
10. ... la question pour l'athéisme marxiste, en dépit des apparences pseudo-scientifiques qu'il se donne, reste d'ordre éthique et moral plutôt que métaphysique, elle est de vivre l'athéisme dans sa traduction éthique, c'est-à-dire de refuser Dieu comme fin et comme règle de la vie humaine. MaritainHumanisme intégral,1936, p. 72.
PRONONC. : [ateism̥].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1555 (BillonLe Fort inexpugnable, 210b ds Rom. Forsch., t. 32, p. 15 : Le François ... peuple de toute ancienneté... exempté de l'Atheysme). Dér. de athée*; suff. -isme*.

 

 
 
 
une version plus courte de l'agnoticisme.

  •  

XIXe siècle. Emprunté de l'anglais agnosticism, dérivé de agnostic (voir Agnostique). Doctrine ou attitude philosophique qui tient a priori pour vaine toute doctrine métaphysique et déclare inaccessible à la connaissance toute réalité qui dépasse les apparences sensibles. Par ext. Indifférence en matière religieuse.

 

 

 

L'athéisme est une position métaphysique qui dépasse les apparences sensibles. c'est une croyance autre, qui s'oppose diamétralement à celles des théistes. Si elles s'opposent diamétralementl'une à l'autre, c'est que ces deux doctrines ont les memes propriétés de base. J'irai meme plus loin, c'est un seul et meme objet.

 

Je ne sais plus quel philosophe disait avec humour, qu'il suffisait de démontrer que dieu existe pour démontrer qu'il n'existe pas.

 

Quelque soit le chemin que tu prennes, tu ne pourras pas cacher cette contradiction. Parce que c'est toujours la meme erreur.

 

On est meme pas capable de démontrer que le monde existe ou que notre interlocuteur existe ou que l'on existe ou qu'il existe une réalité indépendante. en réalité on est capable de démontrer très peu de choses. La croyance est quelque chose de fondamentale à notre condition.

 

ou bien 

Edited by jou0eur

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Un article assez intéressant en accord avec le sujet

https://answersingenesis.org/fr/réponses/dieu-existe-t-il/

 

Concernant Science vs religion que pensez vous de çà?

http://www.creationnisme.com/2010/07/lage-de-la-terre-101-preuves-de-la-jeunesse-de-la-terre-et-de-lunivers/

 

Et de çà (pas de la partie "miracles" mais la partie découverte):

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Ce que je pige pas avec les céationistes c'est leur volonté farouche de demontrer via la science que la science a tort. Le mieux c'est que la science fasse de la science et que la foi fasse de la foi.

Edited by jou0eur

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Ce que je pige pas avec les céationistes c'est leur volonté farouche de demontrer via la science que la science a tort. Le mieux c'est que la science fasse de la science et que la foi fasse de la foi.

Simple : c'est juste histoire de drapper un discours illogique d'un vernis scientifique. C'est adressé à des gens comme souvent sans culture scientifique pour leur faire croire que ce discours a aussi sa place dans l'air du temps.

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