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Vous avez lu Zemmour?

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Ce serait comme de dire que c'est grâce au gouvernement Hollande qu'on a eu les "lois Cahuzac" parce que sans Cahuzac on ne les aurait jamais eu donc on aurait jamais gaulé Thévenoud donc on doit se féliciter que Cahuzac ait été au gouvernement pour l'héritage qu'il laisse par ces lois.

 

Moi je suis daccord avec tes trolls :)

 

On a besoin de faire de la m**de des-fois, pour comprendre que c'est de la m**de, c'est un peu le but du socialisme  :lis-ca:

Donc aucun intérêt de cacher la m**de, sinon on risquerait de refaire la même ...

 

 

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Quand je vois le succes de la moraline ambiante, je me dis que zemmour a encore de beaux jours devant lui.

 

---------

 

 

 

Je ne doute pas un instant qu'il n'y ait que des types qui n'appuient pas sur le bouton sur ce forum.

 

je me demande si un tel film pourrait sortir aujourd'hui ? Il a fallu que le réalisateur suicide le perso et lui trouve un amant à l'époque. Qu'en dirait notre époque libertaire ???

 

 

film qui a donné lieu à un thread d'Orson sur la morale et le cinema par ailleurs. Je pourrais up les commentaires de certains +1. Mais je ne vais pas le faire. Restez dans votre caca tout en prétendant avoir le cul plus propre que propre.

 

le bouton translate ?

Edited by maxholdem

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C'est vaguement en rapport avec l'experience de milgram. Vu d'ici il n'y aurait que des résistants. Certainement les memes résistants qui souhaitent qu'on interdise aux gens qui viennent des pays touchés par ebola d'entrer en france.  Les memes résistants qui ont laissé l'italie se debrouiller seule avec les bateaux d'immigrés fuyant la guerre pendant le printemps arabe...

 

Personne ici pas meme zemmour n'a dit que petain etait fait du meme bois que schindler. Personne ne dit que les gens ne doivent pas etre condamné pour ce qu'ils ont fait ou qu'ils n'ont pas fait ce qu'on leur reproche.  Faut qu'il y ait des contorsions de folie pour expliquer que zemmour défend une thèse d'extreme droite confondant l'appareil d'état et pétain. C'est meme pas la thèse de zemmour c'ets la thèse d'hilberg historien specialiste de la question. Qui laisse entendre en gros. Avoir un tel appareil retarde le moment. Mieux vaut avoir ca que rien du tout si on veut rester en vie plus longtemps.

 

de ce que j'ai lu sur le sujet. Les communistes dans les camps l'avaient pigé. Ils se sont battus pour des postes de kapo dans les camps pour eviter que d'autres conn**ds les ai.

Edited by jou0eur

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De Nemo je connais les travaux et opinions sur l'éducation, qui se résument à "trois quarts des professeurs sont à moitié illettrés" ou "l'éducation nationale a été prise par des barbares" (entre les guillemets c'est de lui). Une pensée indigente proche des thèses de SOS Education (ou l'on retrouve son fils) et toute cette extrême-droite qui cherche à détruire l'instruction publique.

Tout ça pour dire que brillant n'est pas le terme que j'aurais utilisé pour le qualifier.

Qu'est ce qu'il faut pas lire quand même... Philippe Nemo est un grand historien de l'éducation nationale. Par conséquent, lorsqu'il dit que l'éducation nationale a été détruite, il le dit en connaissance de cause. Cette personne ne cherche en aucun cas à détruire l'instruction publique. Au contraire il cherche à la refonder puisque l'école est devenue une sorte d'immense garderie nationale suite à la vague de réformes qui se sont succédées depuis les années 70.

 

Certes, ces propos peuvent paraître outranciers lorsqu'ils dit que certains professeurs sont à moitié illettrés. Cependant, il y a un fonds de vérité. Le niveau moyen des professeurs a beaucoup baissé depuis une cinquantaine d'années. Il suffit de se pencher sur la question de la qualité de l'enseignement français pour s'en apercevoir.

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Après avoir lu tout ce thread avec attention j'ai l'impression que Zemmour fait une sortie fracassante sur Vichy en disant que ca a été bénéfiques au sort des juifs et ensuite ne fait que de se justifier en minimisant ses propres propos (en disant que ct pas vraiment volontaire mais que ca a aboutit à etc.).

Tout ça pour ça, c'est vraiment du scandale pour du scandale. C'est vrai qu'essayer de réhabiliter Paul Touvier et Pierre Laval c'est fun intellectuellement quand t'aimes te branler le cerveau en pensant à quel point t'es intelligent par rapport au reste des ignares nourris a la bien pensance et choyés par l'éducation nationale et puis ensuite tu te rends compte que t'es tout seul a la terrasse de ton café avec ton kawa et que plus personne ne veut parler avec toi.

Zemmour c'est juste un mec qui a compris que dans toute l'histoire de l'humanité personne n'a jamais convaincu personne lors d'un débat d'idées et qui en tire profit médiatiquement.

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Qu'est ce qu'il faut pas lire quand même... Philippe Nemo est un grand historien de l'éducation nationale.

Quelqu'un qui affirme que l'EN est noyautée par les francs-maçons (dans une émission de Taddei il y a 2 ou 3 ans, entre autres idioties sorties ce jour-là de mémoire), qui est pour le chèque éducation et pour l'abandon de la carte scolaire, mesures (néfastes, sauf pour les plus favorisés, c'est prouvé par l'expérience des pays où elles ont été mises en place) préconisées par tous les lobbys qui souhaitent la fin du service public d'éducation, ce quelqu'un n'est ni "brillant" ni "un grand historien".

Edited by ylm

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Quelqu'un qui affirme que l'EN est noyautée par les francs-maçons (dans une émission de Taddei il y a 2 ou 3 ans, entres autres idioties sorties ce jour-là de mémoire), qui est pour le chèque éducation et pour l'abandon de la carte scolaire, mesures (néfastes, sauf pour les plus favorisés, c'est prouvé par l'expérience des pays où elles ont été mises en place) préconisées par tous les lobbys qui souhaitent la fin du service public d'éducation, ce quelqu'un n'est ni "brillant ni "un grand historien".

 

Tes propos sont d une naivete confondante. Mais bon je peux les comprendre de la part de quelqu un qui ignore visiblement les dessous de l'éducation nationale.

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Certains devraient lire la France de Vichy de Paxton plutôt que de se masturber sur les mensonges de Zemmour. Ils feraient vite la différence entre un boulot sérieux et documenté d'historien face à une construction idéologique poisseuse dont on connaît le but et qui tente maladroitement de s'appuyer sur l'histoire (comme le font souvent les faussaires d'extrême-droite)  

/Thread

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Luckylouser moi je trouve que tes interventions ont été pertinentes car tu es l'un des rares sur ce thread a avoir fait l'effort d'expliquer pourquoi tu penses que les propos de Zemmour sont faux, au contraire de ceux qui se limitent à "nauséabond, heures sombres de notre histoire etc."

 

Si je peux me permettre cette question de Vichy qui a sauvé des juifs c'est un débat entre corrélation et causalité.

Zemmour dit que, proportionnellement, les juifs ont moins été exterminé en France que dans d'autres pays; et il établie une causalité avec Vichy; alors que seule la corrélation est établie (il y avait Vichy et moins de juifs sont morts).

Zemmour parle de cette négociation faite à l'époque pour que seuls les juifs étrangers soient livrés froidement aux Allemands, ce qui au final aurait sauvé presque tous les juifs Français; et Zemmour ne nie jamais l'antisémitisme du régime ni le coté zélé pour livrer ces juifs étrangers...

 

Donc c'est bien cette causalité qu'il faudrait chercher à démonter, si elle n'existe pas (et je pense qu'elle n'existe pas).

C'est quelque chose qui n'a évidemment pas été fait chez Ruquier ou ils se sont limité à des arguments du style "vous voulez réhabiliter Vichy"... Une profondeur de débat digne des débats sur le FN.

Edited by Blackisto

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Paxton reconnait qu'elle existe mais la met au crédit exclusif de la population française.

Hilberg dit que le régime de Vichy a permis de gagner du temps et de sauver des juifs tout en assumant la brutalité du régime de Vichy.

90 oct des juifs français n'ont pas été déporté.

Luckyloser compare la situation du Danemark a celle de la France. Ça n'a rien de comparable. Pour les nazis les nordistes >>> français. Mais encore le Danemark avait signe des 39 un accord avec les nazis. Quant aux faits qu'ils présentent comme autant de preuves, il ne nous remet pas dans le contexte de negociation politique.

Quant a dire qu'il s'agit exclusivement de thèses d'extrême droite. Que ce soit zemmour Michel hilberg and co...ils sont tous juifs. Mais encore vu le nombre de gens qu'on accuse d'être extrême droite de nos jours. S'en tenur a il a été accusé d'être d'extrême droite n'est plus suffisant.

Je rappelle qu'a l'époque la France était l'un des rares pays au monde a accueillir des juifs. Pas en Angleterre pas aux USA par exemple. Beaucoup sont venus chez nous.

Edited by jou0eur

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Je rappelle qu'a l'époque la France était l'un des rares pays au monde a accueillir des juifs. Pas en Angleterre pas aux USA par exemple. Beaucoup sont venus chez nous.

C'est très vrai. La responsabilité des pays non occupés dans la mort de milliers de Juifs est écrasante, mais le silence à ce propos a toujours été assourdissant et on préfère taper sur la France ou sur Pie XII.

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C'est très vrai. La responsabilité des pays non occupés dans la mort de milliers de Juifs est écrasante, mais le silence à ce propos a toujours été assourdissant et on préfère taper sur la France ou sur Pie XII.

        Mais bien sur. Et comment définis-tu précisément cette "responsabilité"? Parce que les faits sont là. Dans les années 30, la France fut une terre d'immigration pour de nombreux juifs d'Europe orientale, dont beaucoup ne furent pas naturalisés (les fameux juifs étrangers) puis livrés aux nazis par le régime de Vichy.

         Quant'à la "responsabilité des pays non occupés", c'est une supputation sur ce que ces pays auraient pu ou du faire. En ce qui concerne l'état français entre 1940 et 1944 (le régime de Vichy), on parle de ce qui a été fait. La différence entre l'indicatif et le conditionnel.

 

          En réalité, l'intérêt de ton post, c'est ce "on". Qui est ce "on"? L'anti-France? Lancer ce débat n'est pas innocent pour Zemmour et ses relais. Ce débat n'a aucun intérêt historique, puisque, grâce à des études sérieuses et documentées, le rôle du régime de Vichy est connu. Non, il s'agit d'une énième tentative de réhabiliter, de "dédiaboliser" Vichy qui représente pour une partie de l'extrême-droite un idéal politique. Zemmour, en particulier, défend des idées politiques très proches de ce qui fut mis en oeuvre par Vichy (exceptée la déportation et l'extermination de juifs, même si pour lui c'est quand même moins grave quand ils sont étrangers).

 

          Ce pseudo-débat historique est un joli troll politique, et ça fonctionne bien, on peut reconnaître ça à Zemmour. Lui aussi exècre ce fameux "on".  Peu importe qu'il soit ridicule de penser qu'il existerait un intérêt pour de nombreux chercheurs de vouloir "taper sur la France" (on retrouve ce discours tenus par les mêmes types sur la colonisation), l'important c'est d'inverser les rôles, faire gober que des chercheurs sérieux sont des idéologues et masquer son exploitation idéologique de l'Histoire en traficotant l'agencement des faits.

En plus, ça pourra nous ramener sur le tapis ce cher vieux maréchal et les grandes idées de la révolution nationale.

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J'ai terminé le bouquin. Le dernier événement commenté, datant du 13 décembre 2007, est intitulé Voir Lisbonne et mourir.

 

Dernière partie du bouquin

Et depuis…

De Gaulle a échoué. Quarante ans après sa mort, son chef-d’œuvre est en ruine. Il avait rétabli la souveraineté de la France, en la fondant sur la souveraineté du peuple. Depuis 1992, la France a abandonné sa souveraineté nationale au profit d’un monstre bureaucratique bruxellois, dont on peine à saisir les bienfaits. Depuis 2007, pour complaire à cet « Empire sans impérialisme », sa classe politique quasi unanime a expédié la souveraineté populaire dans les poubelles de l’Histoire, en déchiquetant la tunique sans couture du référendum que le général de Gaulle avait instauré pour imposer la volonté du peuple à tous « les notables et notoires » qui avaient l’habitude séculaire de la confisquer.

Le peuple a compris la leçon. Le peuple boude. Le peuple ne vote plus. Le peuple s’est de lui-même mis en dissidence, en réserve de la République.

 

De Gaulle avait aussi cru régler une question vieille de cent cinquante-neuf ans en remettant la tête du roi guillotiné en 1793 sur les épaules du président de la République. Il avait donné corps à la fulgurante formule de Péguy : « La République une et indivisible, c’est notre Royaume de France. » Il avait séparé le président de la République, « en charge de l’essentiel », et le Premier ministre, afin de donner réalité à la distinction subtile de l’inspirateur des Cahiers de la Quinzaine, entre mystique et politique. Mais cette distinction s’est révélée, au fil du temps et de ses successeurs, de plus en plus inopérante, comme si les présidents de la République, surtout depuis l’instauration du quinquennat, ne pouvaient plus être autre chose que des premiers ministres ; comme si la société, lessivée par quarante ans d’égalitarisme et d’individualisme, ne pouvait plus produire une race d’hommes qui pût habiter le type du « père de la nation ». Les Français vivent toujours dans « le reflet du prince », comme disait Anatole France, mais personne ne l’incarne plus.

Nous vivons dans une ère carnavalesque. Nicolas Sarkozy fut un Bonaparte de carnaval ; François Hollande est un Mitterrand de carnaval et Manuel Valls, un Clemenceau de carnaval. La Ve République est devenue la République radicale en pire. En ce temps-là, les Clemenceau, Jaurès, Waldeck-Rousseau, Poincaré, Briand etc. avaient encore de la tenue, de l’allure, du caractère, mais les institutions les entravaient et les étouffaient. Aujourd’hui, seules les institutions, comme le corset des femmes d’antan, maintiennent droit nos molles éminences. Chirac dissimulait sous un physique de hussard une prudence matoise de notable rad-soc. Sarkozy masquait par une agitation tourbillonnante et un autoritarisme nombriliste une crainte irraisonnée de la rue et une sensibilité d’adolescent. Hollande cache derrière un humour potache un cynisme d’airain et une main de velours qui tremble dans son gant de fer.

 

La plupart de nos élites ont renoncé. Nos élites politiques ont abandonné la souveraineté et l’indépendance nationale au nom de leur grand projet européen. Nos élites économiques trahissent les intérêts de la France au nom de la mondialisation et de la nécessaire internationalisation. Plus de la moitié des entreprises du CAC 40 appartient à des fonds étrangers. La France industrielle n’appartient plus à la France. Le CAC 40 n’a plus accueilli de nouvelles entreprises depuis vingt ans. Les patrons quittent l’Hexagone, suivent ou précèdent leurs enfants qui font leurs études à Londres, New York, Montréal, Los Angeles, installent les sièges sociaux de leurs sociétés en Angleterre, aux Pays-Bas, en Amérique, à Singapour ou à Shanghai, comme si leur croissance future ne dépendait que des pays émergents, comme si leur croissance passée ne devait rien au cher et vieux pays.

Nos élites médiatiques justifient et exaltent ce grand renoncement, admonestent et traquent les rares rebelles, et déversent un flot continu de « moraline » culpabilisante sur l’esprit public.

Leur objectif commun est d’arrimer la France à un ensemble occidental qui se liguera face à la nouvelle menace venue de l’Est, en particulier de la Chine. Le traité de libre-échange transatlantique a pour but, aux dires mêmes des négociateurs américains, d’édifier « une OTAN commerciale ». Cet accord soumettrait l’économie européenne aux normes sanitaires, techniques, environnementales, juridiques, culturelles des États-Unis ; il sonnerait le glas définitif d’une Europe cohérente et indépendante.

Les élites françaises ont renoncé à dominer l’Europe, et le reste du continent refuse désormais toute hégémonie, même culturelle ou idéologique de la « Grande Nation » défunte. Mais cette conjonction de refus entraîne le projet européen à sa perte. Comme si la mort de l’Europe française entraînait toute l’Europe dans sa chute. C’est ce qu’avait bien vu l’historien Pierre Gaxotte : « L’Europe a existé. Elle est derrière nous. C’était une communauté de civilisation et cette civilisation était française. »

 

Les Français ont longtemps cru (au cours des années 1960, ils avaient encore raison) que l’Europe serait la France en grand. Ils commencent à comprendre, amers, que l’Europe sera l’Allemagne en grand. Le fameux slogan européiste, « Plus fort ensemble », a désormais le fumet cruel d’une antiphrase : l’Europe est devenue un vaste champ de bataille économique, de concurrence, de compétition, de rivalité. La conjonction historique de la réunification allemande, de l’élargissement de l’Union et de la monnaie unique a permis à l’Allemagne de transformer tout le continent en une vaste plate-forme au service de son modèle mercantiliste. L’industrie allemande intègre des composants venus de toute l’Europe (et si nécessaire du reste du monde) avant d’y ajouter son savoir-faire si renommé. Cette « industrie de bazar », efficace et organisée, en a fait la première puissance exportatrice du monde. Comme l’avaient prédit de nombreux économistes, la monnaie unique renforce la polarisation industrielle autour d’un cœur rhénan et d’une périphérie au destin tragique de Mezzogiorno. La France se situe pour l’essentiel dans cette périphérie. La monnaie unique avait été conçue par François Mitterrand pour soustraire aux Allemands réunifiés leur « bombe atomique » : le mark. Les Allemands utilisèrent la corde qui devait les ligoter pour étrangler les industries françaises et italiennes qui ne pouvaient plus s’arracher à leur étreinte mortelle par des dévaluations compétitives. La supériorité allemande est telle que la France ne pourra plus échapper à sa vassalisation. Un siècle après le début de la Première Guerre mondiale, nous entérinons le plan des dirigeants allemands conçu par Guillaume II qui prévoyait déjà l’unification continentale autour de l’hégémon germanique. Pour échapper à ce destin funeste, la France devrait se débarrasser de l’euro, et pousser ses dernières entreprises nationales à nouer des alliances extra-européennes, pour prendre à revers la puissance germanique, et retisser la trame de son capitalisme d’État qui a fait, qu’on le veuille ou non, les rares périodes de l’Histoire où le pays connut un réel dynamisme économique : le second Empire et les Trente Glorieuses. Le succès ne serait pas assuré, les risques immenses, la tâche énorme ; mais nos élites politiques et économiques la refusent par principe. Pour la plupart, elles ne croient plus en la capacité de la France d’assumer son destin de nation souveraine. La diabolisation du nazisme a rendu paradoxalement douce et tolérable la domination d’une Allemagne démocratique.

On nous somme chaque matin de nous soumettre à la sacro-sainte « réforme ». Cet exorde modernisateur n’est pas toujours illégitime ni infondé ; mais il bute sur un obstacle majeur : quoi que disent « sachants » et « experts », le peuple n’a plus confiance. En brisant les tables de la souveraineté, nos gouvernants ont aboli leur pacte millénaire avec le peuple français. La politique est devenue un cadavre qui, tels les chevaliers du Tasse, marche encore alors qu’elle est morte. Les dirigeants anglais, eux, parlent de « modernisation ». Le mot réforme résonne curieusement dans les esprits français, où il évoque le souvenir du schisme protestant, des guerres de Religion, de « Paris vaut bien une messe », et de la victoire finale de la « Contre-Réforme ». En nous appelant à la « réforme », nos « bons maîtres » ne se contentent pas d’améliorer notre compétitivité économique, ou d’instaurer un dialogue social plus fructueux, ils nous rééduquent, nous convertissent. Nos dirigeants sont devenus des prêtres. Ils ne gouvernent plus, ils prêchent. « Il y a une répartition des rôles. La gauche nous surveille de près, comme il convient pour un peuple qu’elle estime dangereusement porté au racisme et à la xénophobie. La droite nous menace sans cesse des réformes décisives qui nous mettront enfin au travail, puisque apparemment nous sommes de grands paresseux. Finalement, droite ou gauche, ils sont moins nos représentants et gouvernants que les gardiens de notre vertu (1). »

Ils brandissent la « contrainte extérieure » comme une épée dans nos reins ; et l’Europe comme un graal qui se gagne par d’innombrables sacrifices. Ils se lamentent : la France est irréformable ; elle préfère la Révolution aux réformes, et sinon, elle coupe la tête au roi ! Depuis quarante ans, la litanie des « réformes » a déjà euthanasié les paysans, les petits commerçants et les ouvriers. Au profit des groupes agroalimentaires, des grandes surfaces, des banquiers, des patrons du CAC 40, des ouvriers chinois et des dirigeants de Volkswagen. Ceux qui ont survécu à l’hécatombe ne veulent pas mourir. Cette hantise les rend méchants et hargneux. Les taxis, les pharmaciens, les cheminots, les notaires, les employés se battent comme les poilus à Verdun. Nos élites, qui viennent pour la plupart de la haute fonction publique, et ont bénéficié des avantages du système mandarinal à la française, veulent imposer le modèle anglo-saxon du « struggle for life » à toute la population, sauf à eux-mêmes. C’est protestantisme égalitaire pour la piétaille, mais pompe vaticane pour les cardinaux. Pourquoi les intérêts catégoriels des chauffeurs de taxis seraient-ils illégitimes et les intérêts catégoriels des patrons de banques intouchables ?

Parlons chaque matin de réforme, il en restera toujours quelque chose. Au moins, le peuple, culpabilisé, saura qu’il est dans l’erreur ; se tiendra à carreau.

Mais quelle vérité, quelle réforme, quel modèle ? Modèle allemand, anglais, américain, japonais, suédois, danois, finlandais ? Nos élites piochent au hasard, sans craindre les contradictions. Un jour, on nous dit qu’il faut devenir compétitifs comme les Allemands, mais les Allemands ferment leurs grands magasins dès le samedi après-midi. Un autre jour, on nous dit qu’il faut exporter comme les Japonais, mais les Japonais n’ont pas de grande surface, beaucoup de paysans et pas d’immigrés. On nous dit qu’on instaurera la flexi-sécurité à la danoise, la finance à l’anglaise, le référendum à la suisse, la pénalisation des clients des prostituées à la suédoise, la réduction des déficits à la canadienne, la baisse des impôts à l’italienne, le sauvetage de notre industrie automobile à l’américaine, et même sans le dire, la baisse des salaires à l’espagnole. Mais nos modèles eux-mêmes changent de modèle. On prétend supprimer le SMIC quand les Allemands l’instaurent, on développe la discrimination positive au moment où les Américains l’abolissent ; on rêve de grandes régions quand les Espagnols s’en mordent les doigts.

Nous ne sommes pas irréformables ; nous sommes incohérents. Trop de modèles tuent le modèle. Et trop de remèdes tuent le malade. C’est le but inavoué. N’importe quoi plutôt que le modèle français, d’un côté l’État qui dirige, et la liberté individuelle comme moteur. Notre modèle colberto-bonaparto-gaullien serait dépassé, désuet, obsolète, ringard. Tyrannique et liberticide. Et pour tout dire moralement abject.

Est-ce à dire qu’il ne faudrait rien changer ? Non, bien sûr ; mais ce n’est pas le propos de ce livre, on l’aura bien compris. Avant de réformer, il faut s’entendre sur le diagnostic. Or, sur ce point, depuis quarante ans, gauche et droite jouent à se mentir. À nous mentir. Sans doute parce que gauche et droite ont également renoncé. La France fait une fin, comme les viveurs dans Balzac épousaient une riche héritière sur le tard. La France s’aligne. La France se couche.

La droite trahit la France au nom de la mondialisation ; la gauche trahit la France au nom de la République. La droite a abandonné l’État au nom du libéralisme ; la gauche a abandonné la nation au nom de l’universalisme. La droite a trahi le peuple au nom du CAC 40 ; la gauche a trahi le peuple au nom des minorités. La droite a trahi le peuple au nom de la liberté ; cette liberté mal comprise qui opprime le faible et renforce le fort ; cette liberté dévoyée qui contraint la laïcité à se parer de l’épithète « positive » pour se rendre acceptable aux yeux de tous les lobbies communautaires. La gauche a trahi le peuple au nom de l’égalité. L’égalité entre les parents et les enfants qui tue l’éducation ; entre les professeurs et les élèves qui tue l’école ; l’égalité entre Français et étrangers qui tue la nation.

Mai 68 aura été à la République gaullienne ce que 1789 fut à la monarchie capétienne : le grand dissolvant. Les mots qu’utilisait Ernest Renan pour le tremblement de terre de 1789 valent encore pour 1968 : « La France était une grande société d’actionnaires formée par un spéculateur de premier ordre, la maison capétienne. Les actionnaires ont cru pouvoir se passer de chefs, et puis continuer seuls les affaires. Cela ira bien, tant que les affaires seront bonnes ; mais les affaires devenant mauvaises, il y aura des demandes de liquidation. » Mais si 1789 avait été une révolution du peuple contre le monarque et les aristocraties nobiliaires et cléricales, Mai 68 fut une révolution de la société contre le peuple.

Le peuple se rebelle, mais peut-être trop tard. Il lutte contre l’ultime destruction de sa civilisation, gréco-romaine et judéo-chrétienne, mais ses armes sont des épées de bois. Il se rue aux expositions sur les impressionnistes, et reste indifférent aux beautés cachées d’un art contemporain qui ne séduit que le snobisme des milliardaires. Il n’écoute que des reprises aseptisées des « tubes » des années 1960 et 1970. Il érige Les Tontons flingueurs en « film culte », et chante les louanges de Louis de Funès, dont la franchouillardise spasmodique se voit désormais rehaussée, aux yeux des critiques de gauche qui le méprisaient de son vivant, par ses origines espagnoles. Il dédaigne la plupart des films français, alourdis par un politiquement correct de plomb, mais fait un triomphe aux rares audacieux qui exaltent les valeurs aristocratiques d’hier (Les Visiteurs), le Paris d’hier (Amélie Poulain), l’école d’hier (Les Choristes), la classe ouvrière d’hier (Les Ch’tis), la solidarité d’hier (Intouchables) et l’intégration d’hier (Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?). À chaque fois, la presse de gauche crie au scandale, à la ringardise, à la xénophobie, au racisme, à la France rance ; mais prêche dans le désert. À chaque fois, les salles sont remplies par des spectateurs enthousiastes qui viennent voir sur pellicule une France qui n’existe plus, la France d’avant.

Dans les années 1970, les films qui avaient un grand succès populaire dénonçaient, déconstruisaient, et détruisaient l’ordre établi ; ceux qui remplissent les salles quarante ans plus tard ont la nostalgie de cet ordre établi qui n’existe plus. Les œuvres des années 1970 étaient d’ailleurs d’une qualité bien supérieure à leurs lointaines rivales. Comme s’il fallait plus de talent pour détruire que pour se souvenir. Comme si le monde d’hier – avec ses rigidités et ses contraintes, son patriarcat et ses tabous – produisait une énergie et une vitalité, une créativité que le monde d’aujourd’hui, celui de l’extrême liberté individuelle et du divertissement, de l’indifférenciation féminisée, ne forge plus. Comme si la liberté débridée des années 1970 avait tourné au catéchisme étriqué des années 2000. Il y a quarante ans, un ordre ancien, patriarcal, paysan et catholique n’était plus, tandis que le nouvel ordre, urbain, matriarcal, antiraciste, n’était pas encore. Profitant de l’intervalle, s’ébroua une révolte jubilatoire et iconoclaste, mais qui devint en quelques décennies un pouvoir pesant, suspicieux, moralisateur, totalitaire. Le jeune rebelle de L’Éducation sentimentale a vieilli en Monsieur Homais, cynique, pontifiant et vindicatif.

Dès qu’il en a l’occasion, le peuple prend la rue quitte à subir le mépris d’airain d’une gauche qui n’a pas compris les nouvelles conditions de l’éternelle lutte des classes – « bonnets rouges » bretons coupables de mêler dans une même protestation ouvriers et petits patrons, victimes communes du nouvel ordre mondial, ou manifestants contre le « mariage pour tous », coupables d’« homophobie » parce qu’ils défendent avec une véhémence le plus souvent tranquille la famille traditionnelle. Au cinéma, dans les expositions ou dans la rue, c’est un même mouvement authentiquement réactionnaire qui secoue le peuple français.

Le triangle infernal forgé dans la foulée de Mai 68 entre État, peuple et société, branle de toutes parts. L’État est affaibli, impuissant à protéger le peuple, mais encore capable de le punir pour ses prétendues transgressions. Le peuple est remonté contre la postmodernité et se soude autour du slogan diabolisé « C’était mieux avant », mais n’a pas de projection politique majoritaire. La société règne encore. Elle est composée de toutes ces associations humanitaristes, ces lobbies antiracistes, gays, féministes, communautaristes, qui vivent de subventions publiques distribuées par un État aboulique et clientéliste, tous ces médias bien-pensants, tous ces technocrates, intellocrates, médiacrates, sociologues, démographes, économistes, qui prétendent encore faire l’opinion à coups de leçons de morale et de statistiques arrangées, élaborent au sein d’innombrables commissions pédagogiques les programmes scolaires, rédigent les rapports sur la meilleure façon de « faire de l’en commun pour faire France » (sic). Pour eux, la cohérence culturelle qu’avait su conserver notre peuple, en dépit d’une importante immigration depuis le XIXe siècle, est suspecte ; l’exigence de l’assimilation, xénophobe ; l’attachement à notre histoire, nos grands hommes, notre roman national, la preuve de notre arrogance raciste. Tout doit être détruit, piétiné, saccagé. Le multiculturalisme américain doit nous servir de nouveau modèle, même s’il vient de l’esclavage et a longtemps flirté avec l’apartheid de fait.

La société a vaincu : elle a asservi l’État en le ligotant, et désintégré le peuple en le privant de sa mémoire nationale par la déculturation, tout en brisant son unité par l’immigration. Elle règne sur un chaos. On connaît la phrase célèbre de l’historien Marc Bloch : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’Histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. » Que dirait aujourd’hui l’auteur accablé de L’Étrange Défaite de ces millions de Français, jeunes en particulier, qui par ignorance ou rejet, ne vibrent ni pour l’un, ni pour l’autre événement ?

Nous conjuguons un mai 1940 économique, et une guerre de Religion en gestation, le tout parsemé de frondes récurrentes contre un État brocardé, méprisé, vilipendé, mais dont on garde au fond du cœur une douloureuse nostalgie pour sa grandeur passée. Notre Histoire hante même ceux qui ne la connaissent plus. Le royaume des Francs est né, à la chute de l’Empire romain, de l’alliance des conquérants germains et des élites gallo-romaines, qui se solidarisèrent ensuite contre les hordes venues de l’est, du sud (Arabes) et du nord (Vikings). C’est dans ce combat homérique qui faillit les engloutir, que les populations « franques » prirent conscience de leur spécificité chrétienne et romaine. Toute l’Europe connut alors le même acte de naissance mouvementé. C’est par ailleurs dans le feu rougeoyant des guerres de Religion du XVIe siècle que nos élites intellectuelles et politiques forgèrent les principes de la souveraineté, afin d’imposer la loi pacificatrice de l’État à des dogmes religieux qui ensanglantaient le pays ; notre Léviathan se para des fastes de la monarchie absolue avec la dynastie des Bourbons ; la France imposa ce modèle à toute l’Europe avec le traité de Westphalie de 1648. C’est cet héritage millénaire que nous avons bazardé en quarante ans. Nous avons aboli les frontières ; nous avons renoncé à notre souveraineté ; nos élites politiques ont interdit à l’Europe de se référer à « ses racines chrétiennes ». Cette triple apostasie a détruit le pacte millénaire de la France avec son Histoire ; ce dépouillement volontaire, ce suicide prémédité ramènent les orages que nous avions jadis détournés, grandes invasions et guerres de Religion.

L’avenir de notre cher Hexagone se situe entre un vaste parc d’attractions touristiques et des forteresses islamiques, entre Disneyland et le Kosovo. L’État n’est plus qu’une coquille vide qui n’a conservé que ses pires travers gaulliens (l’arrogance des élites), sans en avoir la remarquable efficacité. Il faudrait la poigne d’un Colbert ou d’un Pompidou pour que notre industrie perdue renaisse de ses cendres. Il faudrait un implacable Richelieu combattant sans relâche « l’État dans l’État » et les « partis de l’étranger » pour abattre les La Rochelle islamiques qui s’édifient sur tout le territoire ; mais nous cédons devant l’ennemi intérieur que nous laissons prospérer, et nous pactisons avec les puissances étrangères qui les alimentent de leurs subsides et de leur propagande religieuse – les princes arabes du Golfe ont remplacé le duc de Buckingham, et nous les recevons les bras ouverts et le regard brillant, comme des Anne d’Autriche énamourées.

L’idéologie de la mondialisation, antiraciste et multiculturaliste, sera au XXIe siècle ce que le nationalisme fut au XIXe siècle et le totalitarisme au XXe siècle, un progressisme messianique fauteur de guerres ; on aura transféré la guerre entre nations à la guerre à l’intérieur des nations. Ce sera l’alliance du « doux commerce » et de la guerre civile.

C’est l’ensemble de l’Occident qui subit ce gigantesque déménagement du monde, entre perte des repères, des identités et des certitudes. Mais la France souffre davantage que les autres. Elle avait pris l’habitude depuis le XVIIe siècle et, plus encore, depuis la Révolution française, d’imposer ses idées, ses foucades mêmes, sa vision du monde et sa langue, à un univers pâmé devant tant de merveilles. Non seulement elle n’y parvient plus, mais elle se voit contrainte d’ingurgiter des valeurs et des mœurs aux antipodes de ce qu’elle a édifié au fil des siècles. Marcel Gauchet a bien résumé notre malheur : « Notre héritage fait de nous des inadaptés par rapport à un monde qui dévalorise ce que nous sommes portés spontanément à valoriser, et qui porte au premier plan ce que nous regardions de haut. »

La France se meurt, la France est morte.

Nos élites politiques, économiques, administratives, médiatiques, intellectuelles, artistiques crachent sur sa tombe et piétinent son cadavre fumant. Elles en tirent gratification sociale et financière. Toutes observent, goguenardes et faussement affectées, la France qu’on abat ; et écrivent d’un air las et dédaigneux, « les dernières pages de l’Histoire de France ».

(1.) Pierre Manent, Le Figaro, 18 janvier 2014.

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        Mais bien sur. Et comment définis-tu précisément cette "responsabilité"? Parce que les faits sont là. Dans les années 30, la France fut une terre d'immigration pour de nombreux juifs d'Europe orientale, dont beaucoup ne furent pas naturalisés (les fameux juifs étrangers) puis livrés aux nazis par le régime de Vichy.

         Quant'à la "responsabilité des pays non occupés", c'est une supputation sur ce que ces pays auraient pu ou du faire. En ce qui concerne l'état français entre 1940 et 1944 (le régime de Vichy), on parle de ce qui a été fait. La différence entre l'indicatif et le conditionnel.

 

          En réalité, l'intérêt de ton post, c'est ce "on". Qui est ce "on"? L'anti-France? Lancer ce débat n'est pas innocent pour Zemmour et ses relais. Ce débat n'a aucun intérêt historique, puisque, grâce à des études sérieuses et documentées, le rôle du régime de Vichy est connu. Non, il s'agit d'une énième tentative de réhabiliter, de "dédiaboliser" Vichy qui représente pour une partie de l'extrême-droite un idéal politique. Zemmour, en particulier, défend des idées politiques très proches de ce qui fut mis en oeuvre par Vichy (exceptée la déportation et l'extermination de juifs, même si pour lui c'est quand même moins grave quand ils sont étrangers).

 

          Ce pseudo-débat historique est un joli troll politique, et ça fonctionne bien, on peut reconnaître ça à Zemmour. Lui aussi exècre ce fameux "on".  Peu importe qu'il soit ridicule de penser qu'il existerait un intérêt pour de nombreux chercheurs de vouloir "taper sur la France" (on retrouve ce discours tenus par les mêmes types sur la colonisation), l'important c'est d'inverser les rôles, faire gober que des chercheurs sérieux sont des idéologues et masquer son exploitation idéologique de l'Histoire en traficotant l'agencement des faits.

En plus, ça pourra nous ramener sur le tapis ce cher vieux maréchal et les grandes idées de la révolution nationale.

Finalement, on en revient au niveau des débats sur le FN. Tu n'es pas d'accord avec quelqu'un, mais plutôt que de démonter précisément ses arguments en citant des travaux un peu "établis" tu déformes des propos (parfois légèrement, mais cela change tout) pour les réfuter plus facilement et invoquer la carte "extrême droite" qui te donne de-facto raison. Par exemple, Zemmour a il écrit à propos des juifs exterminés que ""c'est quand même moins grave quand ils sont étrangers"" ?

 

Sur le fond; c'est pas impossible que tu aies raison. Moi j'avoue que je n'y connais rien. Peut être que Zemmour est un nostalgique de Vichy. Mais à mon avis, même si c'était le cas, il serait sûrement trop malin pour qu'on puisse l'établir formellement à partir de ses écrits. Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas en dénigrant l'homme de la sorte - sans argumentation vraiment précise - que tu peux convaincre quelqu'un. Il se passe exactement la même chose sur les débats sur le FN. On sait que traiter leurs électeurs d'abrutis ne fonctionne pas (et; pire; multiplie les électeurs FN) mais on continue parce que ça aide à se sentir intelligent.

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 Ce pseudo-débat historique est un joli troll politique, et ça fonctionne bien, on peut reconnaître ça à Zemmour. Lui aussi exècre ce fameux "on".  Peu importe qu'il soit ridicule de penser qu'il existerait un intérêt pour de nombreux chercheurs de vouloir "taper sur la France" (on retrouve ce discours tenus par les mêmes types sur la colonisation), l'important c'est d'inverser les rôles, faire gober que des chercheurs sérieux sont des idéologues et masquer son exploitation idéologique de l'Histoire en traficotant l'agencement des faits.

En plus, ça pourra nous ramener sur le tapis ce cher vieux maréchal et les grandes idées de la révolution nationale.

 

T'es dans un délire pas possible. T'as lu le texte de zemmour ??? Le type ne réhabilite pas vichy, il taillade l'interpretation de paxton pour défendre l'assimilation.  Le débat politique de zemmour c'est pas le nombre de juifs morts pendant la guerre de 40 en france. C'est pas est ce que vichy a fait le bien ? Zemmour te dis en gros si les juifs français ont ete plsu que largement épargné, c'est parce qu'ils étaient assimilés. Et ca selon lui, paxton voulait le cacher.

 

Ce qui est désespérant c'est de proposer des pleures et des étiquettes pour toute objection.

 

Y'a quantité de notes dont certaines notes de diplomates américains qui mettent en cause laval assez brutalement. Vous etes pas foutu de foutre un lien. Vous ne faites que pleurer. C'est meme à celui qui pleurera le mieux. C'est désespérant.

Edited by jou0eur

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Ce qui m'agace à titre personnel le plus là dedans. C'est que certains feignent de ne pas savoir jusqu'où l'humain est pret à aller pour survivre. Comme si la culpabilité de petain et d'hitler suffisait à nous absoudre. Gardez vos illusions, battez vous pour défendre des thèses d'un autre temps et laissez le monde d'aujourd'hui s'echarper sans rien dire ni faire. Vous avez la bonne conscience avec vous.

Edited by jou0eur

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Finalement, on en revient au niveau des débats sur le FN. Tu n'es pas d'accord avec quelqu'un, mais plutôt que de démonter précisément ses arguments en citant des travaux un peu "établis" tu déformes des propos (parfois légèrement, mais cela change tout) pour les réfuter plus facilement et invoquer la carte "extrême droite" qui te donne de-facto raison. Par exemple, Zemmour a il écrit à propos des juifs exterminés que ""c'est quand même moins grave quand ils sont étrangers"" ?

 

Sur le fond; c'est pas impossible que tu aies raison. Moi j'avoue que je n'y connais rien. Peut être que Zemmour est un nostalgique de Vichy. Mais à mon avis, même si c'était le cas, il serait sûrement trop malin pour qu'on puisse l'établir formellement à partir de ses écrits. Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas en dénigrant l'homme de la sorte - sans argumentation vraiment précise - que tu peux convaincre quelqu'un. Il se passe exactement la même chose sur les débats sur le FN. On sait que traiter leurs électeurs d'abrutis ne fonctionne pas (et; pire; multiplie les électeurs FN) mais on continue parce que ça aide à se sentir intelligent.

       Le meilleur travail sur Vichy est indubitablement "La France de Vichy", de Paxton, qui est un véritable travail d'historien (j'entends par là scientifique et basé aussi sur des sources primaires). Pour ce qui est des juifs étrangers, il laisse entendre lors de son passage chez Ruquier que c'était la seule solution pour sauver les juifs français. Interprète cela comme tu veux.

        La carte extrême-droite ne me donne pas "de facto raison", c'est une tradition politique de l'extrême-droite de déformer les faits historiques et de se plaindre d'une "histoire officielle", alors qu'il existe surtout les travaux scientifiques qui s'appuient sur une méthodologie précise et les autres.

        Zemmour a de nombreuses idées politiques communes avec la "révolution nationale", notamment sur la famille et la préférence nationale et sur l'organisation même de la société (excepté l'antisémitisme). Il fait partie de ces gens qui veulent "réconcilier Pétain et de Gaulle" dans leur délire nationaliste. Bien entendu il ne se prononcera pas "pétainiste" ou "nostalgique de Vichy", il est des héritages politiques qu'on préfère "diluer"...  Quant'à le définir politiquement, c'est assez simple, c'est un souverainiste de droite islamophobe très proche du FN tendance Marine/Phillipot, peut-être encore plus de riposte laïque.

 

Sinon je me fous des électeurs FN, si débat il y a à ce sujet, ce n'est pas vraiment de l'intelligence des électeurs qu'il me semble important de parler.

 

T'es dans un délire pas possible. T'as lu le texte de zemmour ??? Le type ne réhabilite pas vichy, il taillade l'interpretation de paxton pour défendre l'assimilation.  Le debat politique de zemmour c'est pas le nombre de juifs morts pendant la guerre de 40 en france.

 

Ce qui est désespérant c'est de proposer des pleures et des étiquettes pour toute objection.

          T'es fatigant à ne pas comprendre ce que les gens qui ne sont pas d'accord avec toi écrives, t'es le roi pour faire dévier les débats. Je pensais avoir été clair en disant que tout ce débat sur Vichy n'était qu'un troll destiné à dévier vers certaines considérations politiques plus "actuelles".

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  T'es fatigant à ne pas comprendre ce que les gens qui ne sont pas d'accord avec toi écrives, t'es le roi pour faire dévier les débats. Je pensais avoir été clair en disant que tout ce débat sur Vichy n'était qu'un troll destiné à dévier vers certaines considérations politiques plus "actuelles".

Tu reproches à un analyste politique d'écrire sur la politique. tu ne vois pas comme une grosse limite à ton objection ? Objection que tu mènes par ailleurs en t'interessant qu'au positionnement politique de zemmour que tu associes inlassablement au fn. Tu n'y vois réellement aucun problème ?

 

 

b) Son ennemi est double : les élites et le multiculturalisme.

Sur un plan programmatique, on se rapproche vraiment du FN. L'écriture est souple mais les idées confuses et approximatives. Je trouve ce passage décevant. C'est la conclusion du livre c'est ça ?

Le seul point qui mérite vraiment débat serait le multiculturalisme.

 

 

Ca encore c'est faux. T'as d'autres partis qui tiennent des discours du meme genre mais qui' no'nt que très peu de visibilité. ils ne sont pas de l'extreme droite. Ils ont en commun d'etre souverainistes.

 

Sur les élites, je t'ai vu ici défendre des thèses devant out fo order pour expliquer la chute de cette élite dont l'ena. Je t'ai vu mettre en avant les elites de la grece pour leur morale. Quand out of order ici meme te rétorquais qu'ils étaient esclavagistes. Et tu tiens ce genre de propos simplistes à présent sans trembler un instant ?

 

je pourrais aussi up ces messages. Parce que visiblement je suis le seul à m'en rappeler de ces messages. Pas meme vous vous souvenez de vos prises de position. Ni meme  cherchez à les faire coincider les unes avec les autres ou à defaut les reconnaitre comme fausses. (j'ai jamais vu vito agir de la sorte)

 

A ta décharge, depusi tu as fais un virage libéral qui te permets aujourd'hui de dire qu'à la limite on pourrait discuter du multiculturalisme.

 

Contrairement à ce que les gens peuvent penser ici. Il n'y a pas grande différence entre les positions polony et zemmour. Le grosse diff est dans le style. Mais il ne viendrait pour l'instant à l'idée de personne de les mettre dans la catégorie "extreme droite". Au rythme où les choses vont. Ca devrait venir. On m'a accusé ici meme de voter fn.

 

Tout ici se dit comme si vous, toi et d'autres vous ignoriez que le nationalisme s'opposait par nature à une perte de souveraineté. Comme si les différentes politiques d'intégrations n'avaient pas échoué. Meme à l'extreme gauche on se dispute autour de ces sujets.

 

tu peux décider à loisir de ce qui est légitime ou pas d'etre discuté.

Edited by jou0eur

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            A la différence de toi, j'ai lu et bossé sur le bouquin de Paxton, et ça fait quelques années que je suis Zemmour, idéologue free lance d'une certaine tendance souverainiste et bonapartiste à la droite de la droite, avec des relents de racisme (enfin d'anti-immigrationnisme comme on dit chez ces types-là). Alors si tu vaux plus que tes petites sentences condescendantes, je me ferai un plaisir de te démontrer les accointances entre Zemmour et certaines politiques vichystes par mp pour ne pas pourrir le thread

Edited by Holalahola

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