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fix

Vous avez lu Zemmour?

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Je me suis toujours dit que je n'avais pas les compétences intellectuelles ni les connaissances historiques, économiques ou littéraires pour savoir si cet homme disait de la m**de ou non.

Depuis son passage chez ruquier la semaine dernière et sa démonstration sur la demi finale de la coupe du monde, j'ai enfin pu m'apercevoir de la supercherie de ce gars.

Être autant de mauvaise foi sur un sujet que je pense maîtriser un peu mieux que la politique d'immigration de notre pays et tenter de s'en sortir quand même par une pirouette complètement degueulasse et alambiquée me fait dire qu'il est fort probable qu'il utilise les mêmes subterfuges sur les autres sujets et que les ignares comme moi n'y voient que du feu si la personne en face n'est pas un minimum douée pour débattre.

J'ai eu la même sensation qu'après le "lundi investigation" sur le poker alors que j'avais tendance à accorder du crédit à cette émission.

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Tu fais flipper Maxwell un peu là. On peut être contre les "coupeurs de têtes" et ailleurs qu'au FN, et heureusement. 

Et Zemmour ne stimule pas "le coté grande France" du tout, il cultive "la France aux français".

Et t'es pas français?

 

E/ Dés qu'on fait état de SA nation on est traité de nazi.. Zemmour dit il n’ya plus de nation je suis d'accord. Prouvez moi le contraire..

 

Et s'il vous plaît n'englobez pas tout, son discours sur l'islam est plus que douteux et je serais le premier à le dire ici.

Edited by Maxwell56k

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Et arrête avec ce truc de la coupe du monde.. dés le 1-1 contre le Mexique fallait arrêtez de bet/prédir quelque chose..

 

E/ Ardisson manque bcp je trouve dans la direction des débats parce qu'il aurait mis tout le monde le nez dans le caca plutôt que Ruquier avec son Caron et son bouquin à la main.. Tiltant.

Cf. le passage pitoyable de ruquier faisant le parallèle mariage gay/Islam.. affligeant.

 

Caron qui dit "vous soufflez sur les braises" ... mon dieu.. il n'y croit même plus lui même à ce discours de l'antiracisme.. je suis né en 85 et j'en ai bouffé en primaire/collège et déjà à l'époque avec mes potes (blanc/noir/jaune/gris) on se regardait et on se disait wtf ..

Edited by Maxwell56k

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btw le passage "l'individu roi" et la domination de marché, je vois pas comment on peut rejeter ce constat.

 

"l'individu n'est pas la mesure de tout" Donc si on pouvait ce mettre au taf et relever ce pays..

Edited by Corti

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Nan elle se pose de moins en moins tellement la propagande est de plus en plus grossière.

C'est typiquement le genre de réponses qui mene tout droit au fn. Bien plus que les propos de zemmour. Mais vous etes sourd à ca. Vous renvoyez systématiquement les gens aux écueils du fn quand vous ne leur faite pas la morale, sans meme songer un instant que le ps et l'ump renvoient aux memes écueils avec exactement le meme discours moraliste que vous. C'est pas comme si l'ump et le ps ne faisaient pas aussi de la propagande bidon. Le président lui meme a détruit sa majorité à cause de sa propagande bidon pour etre élu."mon ennemi c'est la finance".

 

Dire à un type que voter fn c'est mal parce que le fn est raciste, ca pèse que dalle dans l'esprit d'un votant fn. Lui démontrer par A + B que le fn propose un programme bidon. Ca pèse que dalle dans l'esprit d'un votant fn. C'est pas ca qui motive son adhésion à ce parti. C'est la gestion même de la france via l'ump et le ps depuis 30 ans qui implique leur rejet actuel des partis dits modérés. 

 

Vous ne pourrez pas récupérer les voix de ces gens en les stigmatisant, ou en leur faisant la morale. vous ne pourrez pas éternellement faire l'économie de votre propre remise en question. C'est bien aux modérés que je m'adresse. Ceux qui s'attèlent à défendre le pacte républicain, ceux qui sanctuarisent l'ump et le ps.

Edited by jou0eur

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il se fait démonter sur "ce soir ou jamais" vs Jaques Attali, il répond inlassablement même mis en faux, 

il ne renonce jamais en répondant à coté sur un sujet interminable, et les autres s'endorment et laissent tomber souvent.

il joue l'avocat du diable c'est pas compliqué en prenant partie sur tous les sujets qui divisent l'opinion 

il connait les sujets OK mais c'est une mauvaise caricature.c'est un clown pas drôle

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ton aval pour ? Dire que c'est impossible d'avoir ce débat ou ton aval pour mener ce débat :) ?

Je disais impossible car la montée de Zemmour n'a qu'une explication, les craintes (justifiées ou non) liées à une société de plus en plus multiculturelle. Or, tu sais qu'ici comme ailleurs c'est une problématique qui ne peut que déborder. C'est comme ça.

Zemmour fonctionne parce qu'il y a un politiquement correct insupportable. Parce que les medias ne disent rien, alors il y a la place pour dire n'importe quoi et paraitre pertinent.

 

Il a fait péter l'audimat ce soir là. Avant et après lui c'etait le désert sur france 2 ce soir là.

Edited by jou0eur

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ton aval pour ? Dire que c'est impossible d'avoir ce débat ou ton aval pour mener ce débat :) ?

Je disais impossible car la montée de Zemmour n'a qu'une explication, les craintes (justifiées ou non) liées à une société de plus en plus multiculturelle. Or, tu sais qu'ici comme ailleurs c'est une problématique qui ne peut que déborder. C'est comme ça.

Je dis qu'on peut en débattre, même si j'ai pas compris de quoi tu parlais.

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J'en suis au passage du livre de Zemmour qui semble avoir été débattu à la télé, au sujet des actions du gouvernement de Vichy lorsqu'Hitler leur demande d'extrader des juifs. Dans Le Suicide français, chapitre Janvier 1973 : Robert Paxton, notre bon maître.

Ce chapitre est très intéressant. Pour en discuter ici, il faudrait citer le chapitre dans son intégralité.

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Nauséabond et les heures sombres, c'est le genre de conneries qu'on peut lire 10 fois par jour, c'est ce que le sot sans argument va te jeter à la face pour stopper net une discussion. C'est le degré 0 du débat.

le degré 0 du débat, j'aime beaucoup

 

il se fait démonter sur "ce soir ou jamais" vs Jaques Attali, il répond inlassablement même mis en faux, 

il ne renonce jamais en répondant à coté sur un sujet interminable, et les autres s'endorment et laissent tomber souvent.

il joue l'avocat du diable c'est pas compliqué en prenant partie sur tous les sujets qui divisent l'opinion 

il connait les sujets OK, alors oui il fait "illusion" quand il parle,

 

une technique utilisée dans beaucoup de discutions par des érudits, mais vide de sens.

Edited by maxholdem

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J'en suis au passage du livre de Zemmour qui semble avoir été débattu à la télé, au sujet des actions du gouvernement de Vichy lorsqu'Hitler leur demande d'extrader des juifs. Dans Le Suicide français, chapitre Janvier 1973 : Robert Paxton, notre bon maître.

Ce chapitre est très intéressant. Pour en discuter ici, il faudrait citer le chapitre dans son intégralité.

t'es bon en dactylographie?

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t'es bon en dactylographie?

Je suis très bon en dactylographie. Mais là n'est pas la question.

Janvier 1973

Robert Paxton, notre bon maître

Chaque époque a son historien de référence qui résume et incarne ses idéaux. Au XIXe siècle, Michelet exalta avec un rare talent littéraire la Révolution, la République et la Nation, conjuguées dans un même souffle épique. Il fut le maître de l’Histoire enseignée par la République à tous les enfants de France. Robert Paxton est le Michelet de notre temps. Admiré par ses pairs, révéré par la classe politique, incontesté. La doxa paxtonienne est admise unanimement ; elle ne souffre aucune objection ; elle est parole d’Évangile, comme le fut la vibrante vision du grand Michelet.

La Seconde Guerre mondiale a remplacé la Révolution française comme matrice historique indépassable. Mais Paxton est un anti-Michelet. C’est même pour cette raison que notre époque repentante l’a adopté comme souverain pontife. Quand son livre paraît en 1973 1, règne à l’Élysée un président Pompidou qui ne fut ni résistant ni collabo, n’hésite pas à citer du Maurras dans ses conférences de presse et à gracier le milicien Touvier pour refermer les plaies ouvertes « dans un temps où les Français ne s’aimaient pas ». À la même époque, le grand intellectuel Raymond Aron exhortait ses coreligionnaires israélites à rejeter « l’obsession du souvenir ». Pompidou comme Aron seront balayés. En 1981, Paxton, avec un autre historien nord-américain, Michael Marrus, enfoncera encore le couteau dans la plaie avec Vichy et les Juifs 2. La doxa est édifiée. La thèse restera inchangée. Elle repose sur la malfaisance absolue du régime de Vichy, reconnu à la fois responsable et coupable. L’action de Vichy est toujours nuisible et tous ses chefs sont condamnables.

Les grands historiens ne sont jamais aussi simplistes que leurs épigones. Michelet fut souvent implacable avec les exactions de la Révolution (massacres de septembre, Terreur, etc.), et lucide quant aux faiblesses de la « Grande Nation ». ll arrive au sévère procureur américain de reconnaître ici ou là que Laval ne fut pas antisémite ou que les dignitaires nazis furent fort désappointés par les maigres chiffres des convois de déportés partis de France. Il lui arrive même, au détour d’une phrase, de pointer le décalage profond entre notre époque, obsédée par les préoccupations humanitaires et l’extermination des Juifs, et celle de la guerre, marquée par les soucis prosaïques des Français sous l’Occupation, pour qui le mot déporté évoque le départ forcé pour l’Allemagne de jeunes réquisitionnés par le STO.

Mais peu importent ces détails qui n’altèrent pas la charge du procureur. Une seule question le taraude, mais il choisit de l’ignorer en l’ensevelissant sous l’opprobre : « On peut se demander comment, dans ces conditions, les trois quarts des Juifs de France, ont pu échapper à la mort. »

Question posée à la fin de son second ouvrage – Vichy et les Juifs – après dix ans de recherche supplémentaire ; mais à laquelle il apporte une réponse lapidaire. Question qu’il ne peut qu’éluder car elle détruirait la doxa.

Entre-temps, Serge Klarsfeld lui a servi le chaînon manquant : c’est le peuple français qui les a sauvés. Ce sont les « Justes » qui enrayeront à eux seuls la machine exterminatrice de Vichy ; car, pour Paxton comme pour Klarsfeld, les Allemands et leur idéologie nazie sont des figurants, anecdotiques, presque dépassés par la perfidie vichyste.

Avec l’appoint de Klarsfeld, la doxa paxtonienne est indestructible.

Incontestable. Incontestée.

Pourtant, la question subsiste, lancinante. Si ces Français – qu’on a, depuis la même époque, caricaturés sous les traits d’infâmes salauds, antisémites et délateurs – ont permis un sauvetage d’une telle ampleur, pourquoi les Hollandais et les Belges, nos voisins, n’ont-ils pu en faire autant ? Le nombre des justes hollandais est pourtant supérieur à celui des français ! Et les Juifs hollandais ont été exterminés à près de 100 %. À cette question, l’historiographie française d’avant R.O. Paxton avait apporté une réponse devenue sacrilège. Des historiens comme Robert Aron rappelaient que la France vaincue, sous la botte allemande, était soumise aux pressions permanentes de Hitler. Les mêmes expliquaient le bilan ambivalent de Vichy par la stratégie adoptée par les Pétain et Laval face aux demandes allemandes : sacrifier les Juifs étrangers pour sauver les Juifs français.

Cette thèse est aujourd’hui réputée nulle et non avenue. Scandaleusement indulgente. Et crime suprême : franco-française. Pourtant, le grand spécialiste mondial de l’extermination des Juifs, Raul Hilberg, dont les analyses du processus de la solution finale sont reprises par tous ceux qui écrivent sur le sujet, ne dit pas autre chose dans La Destruction des Juifs d’Europe 3 : « Dans ses réactions aux pressions allemandes, le gouvernement de Vichy tenta de maintenir le processus de destruction à l’intérieur de certaines limites […]. Quand la pression allemande s’intensifia en 1942, le gouvernement de Vichy se retrancha derrière une seconde ligne de défense. Les Juifs étrangers et les immigrants furent abandonnés à leur sort, et l’on s’efforça de protéger les Juifs nationaux. Dans une certaine mesure, cette stratégie réussit. En renonçant à épargner une fraction, on sauva une grande partie de la totalité. »

Mais cette partie de l’héritage intellectuel de Hilberg est ignorée.

« Quand, avoue Paxton, lors de la réédition de son livre, je relis aujourd’hui certains jugements prononcés par moi à l’époque, je concède qu’ils sont bien trop totalisants et parfois féroces. Ils étaient influencés, je le reconnais, par ma répulsion devant la guerre menée au Vietnam par mon propre pays. Mais à mes yeux, il est toujours légitime de dire que le régime de Vichy aura été de bout en bout souillé par son péché originel de juin 1940… »

Quant à Klarsfeld, c’est pendant son intervention lors d’un colloque dans la Creuse les 29 et 30 mai 1996 qu’il explique que, s’il est revenu à l’Histoire (après une carrière d’avocat), « c’est pour que l’on ne dise pas un jour que Vichy avait sauvé des Juifs ».

Ces deux interventions éclairantes sont rappelées en préface d’un ouvrage, Vichy et la Shoah, paru en 2011 4 dans un silence médiatique assourdissant. L’auteur, le rabbin Alain Michel, y montre une audace inouïe, presque suicidaire, décortiquant le paradoxe français avec une rare délicatesse et honnêteté. Il reprend, en l’étayant, l’intuition des premiers historiens du vichysme, et montre comment un pouvoir antisémite, cherchant à limiter l’influence juive sur la société par un statut des Juifs inique, infâme et cruel, et obsédé par le départ des Juifs étrangers – pour l’Amérique, pense d’abord Laval qui, devant le refus des Américains, accepte de les envoyer à l’Est, comme le lui affirment alors les Allemands –, réussit à sauver les « vieux Israélites français ».

Paxton avait bien compris la différence radicale de point de vue entre un Xavier Vallat, antisémite maurrassien, qui ne tolère que les Juifs assimilés à la manière d’un Swann dans Proust, et un Himmler qui juge que les Juifs assimilés sont la pire espèce car on ne peut dévoiler aisément leur judéité. Mais il jugeait que l’antisémitisme d’État de Vichy avait précédé, favorisé, décuplé l’extermination nazie. Alain Michel lui donne un démenti cinglant en montrant l’efficacité de l’échange immoral, Juifs français contre Juifs étrangers, voulu et obtenu par Vichy. Paxton est persuadé que les Allemands n’auraient pas pu agir sans l’aide de la police française en zone occupée. Michel rappelle les obligations juridiques qui contraignaient l’administration du pays vaincu à collaborer avec l’occupant. Il montre aussi le débarquement d’Aloïs Brunner venu en mission à Nice, à la fin de la guerre, avec son escouade de SS, raflant tout ce qui ressemblait à un Juif, français ou pas, provoquant bien plus de dégâts que la police française. Paxton avait relevé le refus de Pétain que les Juifs portent l’étoile jaune en zone libre ; Michel s’étonne, faussement naïf, qu’on ne lui en sache pas gré alors qu’on en rend un éternel hommage au roi du Danemark.

Michel démontre même – suprême insolence – que des Juifs français rassurés sur leur sort par Vichy (90 % des Israélites sortiront vivants de ces années terribles) s’occuperont l’esprit libre du sauvetage de leurs coreligionnaires étrangers, et surtout de leurs enfants. Ultime paradoxe : c’est la faiblesse de la vie communautaire juive en France qui a permis d’obtenir ce taux très bas de victimes.

Michel ne veut nullement réhabiliter Vichy. Il dénonce sans ambages ce statut des Juifs qui, dès octobre 1940, fait des Israélites des citoyens de seconde zone ; mais il ose aller au-delà de l’émotion et de la condamnation légitimes, pour creuser les contradictions d’un pouvoir pétainiste et distinguer entre morale et efficacité politique, qui ne vont pas forcément de pair. Il glisse de la complexité dans une histoire qui appelle le manichéisme ; il n’approuve pas les présupposés antisémites de Vichy, mais il reprend tout de même la ligne de défense de ses responsables à la Libération. On comprend le silence atterré des médias français. Sans doute fallait-il être français, mais ne pas vivre en France ; être historien, mais pas universitaire ; juif – et même rabbin – mais résidant entre Israël et les États-Unis, pour oser déconstruire avec autant d’audace le mythe paxtonien ; être juif mais passé par le moule sioniste pour comprendre aussi bien les contraintes de la raison d’État.

Dans son livre Aimer de Gaulle 5, Claude Mauriac décrit cette scène de 1944 : « De Gaulle explique à mon père qu’il y avait eu deux sortes de Résistance entre lesquelles nulle entente après la Libération n’était possible : “la mienne – la vôtre – qui était résistance à l’ennemi – et puis la résistance politicienne qui était antinazie, antifasciste, mais en aucune sorte nationale”… »

Paxton et Klarsfeld ont repris ce combat entre les deux résistances pour donner une victoire posthume aux adversaires politiciens du Général. Ils l’ont emporté parce qu’ils portaient sans le savoir une approche nouvelle qu’attendait la génération des années 1970 et 1980.

Quand on lit Paxton, on s’aperçoit qu’il critique deux traits essentiels de Vichy et, au-delà, de la République et de la France.

D’abord, la souveraineté. Paxton considère que la défense farouche par le vaincu de parcelles de sa souveraineté perdue fut néfaste. Il moque et condamne Vichy pour sa volonté d’avoir sa propre politique antijuive ; il dénonce les efforts de Vallat, de Bousquet, de Laval, pour défendre des queues de cerises de souveraineté. Avec Klarsfeld, ils reprennent là aussi le combat des « politiciens antinazis et antifascistes » qui, disait de Gaulle à Claude Mauriac, contestent seulement Pétain, pour ce qu’il a essayé de rétablir l’État.

Mais le vrai combat de Paxton est contre l’assimilation à la française. L’Américain estime à juste titre que c’est ce qui relie la IIIe République à Vichy. Il montre la continuité entre les efforts de la République et ceux de Vichy pour se débarrasser des étrangers et des apatrides, dont beaucoup de Juifs venus de l’Est. Il reconnaît que la France avait été, dans les années 1930, le pays au monde qui avait accueilli le plus d’immigrés ; que l’arrivée de réfugiés espagnols, vaincus par Franco, avait fait déborder le vase ; que l’antisémitisme populaire fulminait contre le « marché noir ».

Mais il en fait une question de principe. Si la France avait renoncé à ses exigences assimilationnistes, si elle s’était convertie à ce qu’il appelle le pluralisme culturel, elle aurait mieux accepté les Juifs et n’aurait pas servi la machine exterminatrice nazie. Il touche du doigt la faiblesse de Vichy, ce que Bernanos avait formidablement résumé avec une rare ironie – si française – dans sa célèbre formule : « Hitler a déshonoré l’antisémitisme. » Paxton pense que Vichy a aussi déshonoré l’assimilation. Et il s’en réjouit. Il est très américain.

Et de son temps. En 1973, de Gaulle est mort ; la souveraineté française doit s’incliner devant l’empire américain et se noyer dans l’Europe ; et la vieille France assimilationniste doit s’ouvrir au modèle communautariste que la génération des années 1980 parera bientôt des atours chatoyants de la « diversité ». Depuis Napoléon, les Juifs français avaient pourtant fait le chemin inverse, contraignant la nature isolationniste et communautariste de la religion juive afin de se conformer à l’adresse du comte de Clermont-Tonnerre montant à la tribune de l’Assemblée nationale en 1789 : « Il faut donner tout aux Juifs en tant qu’individus, rien aux Juifs en tant que nation. »

Paxton clôt cette période. Les Juifs étrangers et surtout leurs enfants – devenus français – survivants de la Shoah ne pardonneront pas à la France sa rigueur assimilationniste d’alors. Les anciens Israélites s’inclineront en maugréant devant cette nouvelle ligne communautariste, voire antifrançaise. L’équation paxtonienne : Vichy est le mal absolu ; Vichy, c’est la France ; donc la France est le mal absolu, fait des ravages dans la jeunesse juive des écoles et, par capillarité médiatique, dans toute cette génération née après guerre.

Les autorités françaises ne défendront pas leur modèle qui avait pourtant permis d’intégrer des générations d’immigrés. Avant même qu’il ne les soustraie à l’Europe en 1997 par le traité d’Amsterdam, l’État français ne tenait plus guère ses frontières face au flot d’immigrés venus du sud, de crainte d’être accusé d’envoyer les « Juifs » dans les camps d’extermination. Il ne pourra plus exiger des nouveaux venus qu’ils donnent des preuves d’assimilation sous peine d’être ramené « aux pires heures de notre Histoire ».

La victoire de Paxton, honoré, célébré, adulé, était totale. Avec les discours sur la rafle du Vél’ d’Hiv’ des présidents Chirac en 1995 et Hollande en 2012, la doxa paxtonienne deviendra vérité officielle, sacrée. Religion d’État.

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lu.

 

Ce qui est écrit n'a pas grand chose à voir avec les critiques de la dite journaliste. Il est très loin de chercher à réhabiliter pétain. C'est d"ailleurs pas le sujet.

 

thx

 

edit : sinon je confirme qu'il s'agit bien de discourir du sexe des anges.

Edited by jou0eur

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Nauséabond et les heures sombres, c'est le genre de conneries qu'on peut lire 10 fois par jour, c'est ce que le sot sans argument va te jeter à la face pour stopper net une discussion. C'est le degré 0 du débat.

Le sot sans argument? quelle condescendance!

 

Du coup, si je te comprends bien, on ne peut alors plus qualifier les idées de Zemmour de nauséabondes même si elles le sont...

 

Interessant.

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Zemmour c'est pour moi la caricature du petit être malheureux qui s'en prend au monde entier plutôt que de se remettre en question. Une sorte de Soral miniature. C'est toujours la même chose, beaucoup de culture, pas de terrain et une rhétorique bien au-dessus de la moyenne, du coup si tu connais pas le sujet évoqué tu peux te laisser berner surtout vu les baltringues d'en face qui sont incapables de le remettre à sa place correctement.

 

Quand le mec parle de gens qui se font agressés et voler dans les cités et qu'il enchaîne tranquillement en assimilant ça à l'Islam personne ne bouge le petit doigt. Y'a que Ruquier qui a réussi à le mettre devant ses contradictions mais il est trop coincé dans son rôle de médiateur.

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Tu peux le faire après avoir expliqué clairement pourquoi elles le sont, après avoir développé tes arguments d'une manière aussi rigoureuse que Zemmour développe les siens. 
Malheureusement dans la pratique quand on rencontre ce genre d'expression on peut être sûr que le message/post/article est d'un vide intersidéral où le jugement moral remplace la rigueur intellectuelle. 

- Que pensez vous des idées de Zemmour ?
- Nauséabondes

Le vide intersidéral ...

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Zemmour fonctionne parce qu'il y a un politiquement correct insupportable. Parce que les medias ne disent rien, alors il y a la place pour dire n'importe quoi et paraitre pertinent.

So true, Zemmour c´est le fruit du politiquement correct des 20 dernières années. Sans cette bien-pensance nauséabonde omniprésente dans les médias, cet homme n'existerait même pas .Ses réflexions pertinentes qui l'ont fait connaitre, aujourd'hui provocantes, auraient été complètement admises. Les gens l écoutent parce qu il fait chi** les nouveaux réactionnaires de la bien-pensance, et que ça  c'est assez jouissif.   

Et a coté de cela aujourd’hui il continue de provoquer en parlant de l Islam, le problème c'est qu il est beaucoup moins pertinent sur ce sujet.

Pour ceux qui se demande s'il soutient Marine Lepen, pour moi la réponse est évidente, il est en accord avec elle sur tous les points.

Il est probablement plus proche avec le FN du point de vue des idées que Soral.

Mais il ne la soutiendra jamais publiquement, il est trop malin pour ça.

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Pour ceux qui se demande s'il soutient Marine Lepen, pour moi la réponse est évidente, il est en accord avec elle sur tous les points.

 

y'a pas que le fn qui soit sur un programme du genre. Sortie de l'euro, retour à la souveraineté nationale, contre liberal (economie de marché).

 

L'upr et debout la république aussi qu'on a de cesse d'assimiler dans les medias justement au fn :---) extreme droite.

 

Je pense pas que l'islam fasse tant gagner que ca de voix au fn. J'ai pas l'impression que ce soit la politique pro islam d'hollande et sarko/copé qui ait permis au fn de finir en tete des européennes.  

Edited by jou0eur

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Tu peux le faire après avoir expliqué clairement pourquoi elles le sont, après avoir développé tes arguments d'une manière aussi rigoureuse que Zemmour développe les siens. 

Malheureusement dans la pratique quand on rencontre ce genre d'expression on peut être sûr que le message/post/article est d'un vide intersidéral où le jugement moral remplace la rigueur intellectuelle. 

- Que pensez vous des idées de Zemmour ?

- Nauséabondes

Le vide intersidéral ...

Honnetement Zemmour est un polémiste de bas étage. Pas besoin de pondre une argumentation en 2 parties pour s'en rendre compte.

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Mais le corollaire de l'existence de la collaboration est l'absence de génocide comme il y en a eu dans d'autres pays. La plus faible mortalité des juifs n'est pas liée à une vertu ou un mérite quelconque de Vichy mais à son existence. Qui n'est en aucune façon justifiée. Toi comprendre moi mieux ?

 

P.S. : Fix ne doit pas être bien avancé, si ?

Quand je disais non c'est à ce que je viens de quote, et vu que tu le répètes ça me confirme que j'avais bien compris.Je ne suis pas d'accord du tout mais je n'ai pas plus envie d'en débattre que toi. Si la France a été (très relativement) épargnée c'est aussi et surtout parce qu'il fallait à tout prix éviter que les colonies françaises rejoignent les Alliés. Et Vichy ou pas, Hitler a donné un ordre direct à son général de faire sauter la Tour Eiffel et les ponts de Paris et d'affamer les Français en achetant en sous-main la nourriture au marché noir, ordres non exécutés pour diverses raisons.

Donc imo cette histoire de Vichy qui nous aurait épargné ceci ou cela c'est juste une fable très dangereuse en ces temps de forte montée de l'antisémitisme.

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T'as lu le texte luckylouser ? Parce que clairement son but c'est pas du tout de réhabiliter vichy, mais réellement d'enfoncer paxton et de réhabiliter l'assimilation. 

 

On s'est fait troller max par la journaliste.

Edited by jou0eur

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