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tu pars de chez toi vers 8h et rentre à 18h30 /19h

Il y a ça et dans une grande partie du privé, 25 jours de vacances ou moins.

Le temps passe très, très vite quand on travail à ce rythme, et regarder sa vie comme un train qui passe (vite) c'est flippant, déprimant.

Je pense que s’épanouir c'est aussi pouvoir alterner des périodes de travail libre, et de travail encadré, mais même en pensant ça, j'entame ma 15ème année de travail de bureau, parce-qu’on n'a pas toujours le choix, qu'on a peur, et les années filent à une vitesse terrifiante.

 

Je comprends qu'on se lasse, qu'on ai envie d'autre chose, qu'on se sente inutile, isolé, mais rien n'est irréversible. Mais sociabiliser, c'est un travail a plein temps, qui est relativement dissocié de son activité professionnelle et de sa situation financière. C'est un gros effort d'être disponible, d'aider... prendre des nouvelles. Quel grinder fait réellement ces efforts?

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Skip,

 

Il est bien évident qu'une comparaison est toujours utile, mais tu pourrais tout aussi bien (sur d'autres forums dédiés) poser la question "Peut on être heureux dans son travail", "Peut on être heureux en couple" , "Peut on être heureux avec 3 jambes" et je suis persuadé (peut-être moins pour le 3ème exemple ...) que tu trouverais du pour et du contre.

 

Ce n'est pas parce qu'un type vit (possiblement bien) du poker qu'il n'a que ça dans la vie ... rien ne l'empêche (il me semble que certains gros grinders bien connus le font) de se fixer des horaires de poker comme d'autres suivent des horaires de boulot et ainsi réserver (comme tout autre travailleur) du temps pour sortir, voir des potes ou la famille, voyager, lire et tutti quanti.

 

Il s'agit ici de ses propres choix et je connais des gars qui n'ont pas de vie car obnubilés par leur boulot. Donc plus que le poker c'est l'excès de poker tout comme l'excès de boulot ou autre qui produit cet isolement.

 

Have fun.

Panda.

 

 

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Sauf que l'excès de poker est bien plus standard que l'excès de boulot, pour cause on croit qu'on peut le maîtriser puisqu'après tout on reste chez soi. Et cet excès a tendance à se rapprocher d'une pratique quelque peu "addictive", même pour les joueurs gagnants et pour les raisons évoquées précédemment : lisser la variance, gagner plus compte tenu de l'incertitude du marché, s'améliorer etc. 

 

Je trouve ça assez caduque de comparer en permanence le poker à un job d'entreprise mal aimé, on peut très bien avoir un boulot que l'on aime et où l'on s'épanouit sans pour autant devoir soulever des montagnes pour y parvenir (par exemple, des métiers dans le social qui sont une véritable vocation pour certains, au contact des enfants / personnes âgées, etc.) si l'on excepte les cas plus rares (type artistes, ou métier à sélection drastique, comme pilote d'avion par exemple..). Ca revient à dire : de deux maux je choisis le moins pire.

 

Maintenant, concernant ma propre expérience, c'est clair que l'épanouissement au cours de la pratique s'amenuise vraiment , une fois passé les "aha moments", les calls Ahigh 200bb pot en CG et les pwnage de regs étrangers en MTT. On se retrouve dans la majeure partie des cas à envoyer du volume quand on n'est pas un grindeur HS balla ou qu'on n'a pas eu son one time. A ce sujet, malgré le skill, il y a quand même un petit peuple d'élus au poker, ceux qui ont pu ship un gros donkament en godmode ou à l'époque ou le poker n'était pas si connu, ou encore ceux qui ont bénéficié d'un bon run pour en arriver à des limites confortables. Et quand on évoque une pratique parcimonieuse du poker, c'est aussi qu'on n'a pas à se soucier de son mois soit parce qu'on a une énorme roll, qu'on joue a des limites hautes / avec un edge énorme ; enfin bref quand on a la certitude qu'on fera rentrer un bon billet à la fin du mois.

 

Pour tout un tas de grinders "d'appartement", peu ont le courage de le dire ou de se l'avouer, mais la pratique est bien trop chronophage, elle engendre une sorte de sacrifice de soi, de son hygiène de vie, de son tissu social - eh oui, samedi soir et dimanche restent les jours à ne pas louper pour le commun des mortels.. - et tout ça souvent pour une somme qui ne mettra pas à l'abri, loin s'en faut. Il faut alors reconsidérer le choix de cette activité à plein temps, même si l'on grind la 100 ou des MTT's à BI correct.

 

Personnellement, je ne joue pas au poker de l'été - je fais d'ailleurs un break prolongé - et me rends compte d'un bien être oublié : redécouverte d'autres centres d'intérêt, nervosité à la baisse, vie sociale bien meilleure, autres fenêtres d'opportunité que l'on considère, dynamisme, etc.

 

Pour le reste, on est tous différents et un grinder multi tableur avec une pratique aliénante peut très bien s'épanouir lorsqu'un CGeur midstake à petit volume n'y trouve plus son compte ; je reste d'avis que la pratique en elle même du poker online reste une aberration au niveau de ce qu'on peut en tirer en terme d'expérience de vie : qu'on ne vienne pas me dire qu'on développe du skill qu'on peut transposer dans la "vie réelle" : prise de décision, patience, self control etc. On se rend surtout complètement con à cliquer nerveusement sur des boutons virtuels et à passer la journée avec une armée de types qui veulent en permanence nous mettre une quenelle.

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Non mais encore une fois je ne connais pas l'approche de la "vie de joueur de poker pro" que tu as, mais clairement il s'agit d'un rythme de vie à part. C'est non seulement du travail à domicile, ce qui est en soi quelque chose de très complexe à gérer à mon avis, mais en plus de cela il s'agit d'une activité extrêmement stressante dans un domaine où tes résultats vont fluctuer en fonction des semaines voir des mois, allant parfois jusqu'à te faire perdre de l'argent sur une plus longue période.

C'est très éprouvant, et je ne pense sincèrement pas que quoi que ce soit soit comparable, à part éventuellement du trading en ligne.

Du coup oui, je pense que le simple fait d'être joueur de poker peut faire perdre de vue le sens des priorités dans la vie, et ne pas être épanouissant. Comme cela à déjà été évoqué dans ce thread, l'accumulation des gains peut cependant faire illusion, et je soupçonne certains intervenants de se voiler la face.

J'ai la chance d'avoir rencontré un bon paquet de monde dans ce milieu, et je ne pense pas me tromper. Après il y'a certainement des personnes pour lesquelles cette situation reste appropriée, et tant mieux pour eux. Mais si il fallait faire une généralité, ça me semble tout tracé.

P.S. Premier jour de boulot post-vegas et je regrette déjà d'être rentré hein :) Mais ça ne change en rien mon point de vue.

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Le temps passe très, très vite quand on travail à ce rythme, et regarder sa vie comme un train qui passe (vite) c'est flippant, déprimant.

Pourtant rarement vu une activité aussi chronophage que le poker.

A titre personnel, j'ai redécouvert le bonheur d'avoir ma soirée / mon week-end / ma semaine de vacances. Quant on est libre de toute obligation en permanence, la notion de temps libre devient très abstraite, et au final on en profite pas.

A force de se dire qu'on aura tout le temps de se faire un petit kiff un peu plus tard (achat, sortie, voyage), on risque de passer à côté. Alors qu'en ayant un temps défini attribué à ce temps libre, on va vouloir en profiter un max.

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put**n faut vraiment l'avoir vécu alors parce que je comprend pas comment la liberté qu'apporte le poker ne peut être qu'une illusion. Je boss 35/semaine 9h/17h à 5min de chez moi, ce qui est un luxe, et j'ai l'impression d'avoir jamais le temps de faire ce que j'ai envie de faire.

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Ma vision est forcément restrictive puisque je ne suis moi-même pas joueur de poker pro, loin s'en faut.

 

Je dis simplement, pour résumer, que cette vie n'est peut-être pas adaptée à tous, puisqu'il faut comme tu le soulignes être capable de vivre avec une contraignante incertitude.

 

La question pourrait dès lors se résumer à : "Ai-je le talent et les capacités personnelles pour faire ce job?"

 

Le poker est une compétition permanente contre les autres et soi-même c'est clair et à ce titre se rapproche plus du sport que du monde du travail mais au football combien de Messi, au basket combien de Jordan ... au cyclisme combien de médecins (oups)?

 

Le fond du débat est peut-être là non?  Sous couvert du rêve d'argent facile, d'un lucky ship de gros tournoi, d'un run good de quelques semaines/mois, peut-être qu'à la fin seuls quelques élus peuvent transformer à long terme le mirage en réalité ...

 

Courage pour le boulot :)

Have fun.

Panda.

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Je ne vais pas reprendre tous les éléments du thread je voudrais juste rebondir un peu sur quelque chose que vous dites sur le point de l'aliénation au poker, et la comparaison par rapport à un taf. J'en vois plusieurs dire "ouais le poker c'est aliénant machin gnagna". Le poker devrait être un moyen, pas une fin, et oui, si tu décides de jouer 10h / jour ça va te rendre dingo, surtout que ça va pas être 5h le matin / 5h l'aprem mais plutôt 15h de suite puis une cuite puis dodo 24h, bref totalement aliénant socialement.

Ce problème ne vient pas du poker, il vient de ce que les gens en font. Mon cas n'est absolument pas ni général ni généralisable mais pour le citer à toutes fins utiles j'ai joué un peu plus de 300h cette année, soient environ 50h/mois, et je pense qu'avec un job classique ça me serait rigoureusement impossible d'être aussi heureux que ce que je suis, que ce soit personnellement, financièrement, ou socialement.

Cette sensation d'aliénation peut à mon avis venir de plusieurs choses distinctes :

Les conditions du jeu "professionnel"

Le plus important c'est à mon avis que trop de joueurs ont décidé de se professionnaliser envers et contre tous les avertissements qui émanent en boucle de la communauté depuis 5 ans. Quand j'ai pris la décision de m'essayer au poker le message communément admis était "il est ridicule d'envisager d'être pro si on ne bat pas la NL400 MINIMUM". Le souci c'est que petit à petit des joueurs se sont "déclaré" pro en jouant d'abord en NL200, puis en NL100. De plus en plus on a même vu des joueurs déclarant vivre du poker en NL50, 25 voire 10. Je ne dis pas que c'est 100% du temps une mauvaise décision, mais je pense que c'est le cas dans une très grande majorité des cas. Ce qui peut être un temps une alternative agréable au monde du travail risque bien souvent d'être simplement reculer pour mieux sauter, dans le vide.

Le symptôme le plus caractéristique de cette tendance c'est pour moi la myriade de gens que l'on voit vouloir se déclarer en auto-entrepreneur pour le poker, à mon sens une erreur à de multiples égards.

Bref je m'éloigne du sujet, pour y revenir, je pense en effet que devenir "pro" à ces faibles limites va automatiquement rendre le poker super aliénant : si on n'a pas la discipline d'un moine bouddhiste c'est extrêmement difficile en jouant en NL100 et moins d'atteindre des volumes de gains tels qu'on se dise "à quoi bon gagner plus ?". D'où la volonté d'enquiller toujours plus d'heures de jeu (aux moments les plus juteux tant qu'à faire, la nuit), pour espérer atteindre des montants de gains satisfaisants. La pression fiscale et d'un marché en berne aggrave encore cette situation "omgomgomgomgomg faut que je gagne beaucoup de fric pour parer au futur" sans oublier qu'il est virtuellement impossible de faire "carrière" longterm dans le poker, ou même de se recycler, contrairement à la plupart des autres jobs. Malheureusement la bonne solution pour parer au futur aurait souvent été d'éviter le poker :( .

Conséquence moins de temps libre, moins de vie sociale, déprime.

Ce point est questionnable en ceci que certains joueurs même en gagnant 20k/mois ne s'en contenteraient de toute façon pas. Mais disons que le problème ne réside alors plus dans l'argent mais dans la personnalité de la personne.

L'origine des joueurs

Pas mal de grinders passés pro ont souvent au mieux un passé de sportif, au pire (et c'est plus fréquent) un passé de gamer. Je le constate d'expérience et c'est assez logique, l'esprit de compétition peut facilement amener vers le poker, et la facilité à jouer X tables à la fois aide beaucoup à démarrer plus rapidement. Je précise que mon point n'est pas de caricaturer, juste de donner un ressenti que je retrouve chez pas mal de connaissances : mais force est de constater que les sportifs ont une tendance à se donner à fond dans leur passion, d'y passer des plombes et des plombes dans l'optique de progresser. C'est l'aspect "positif" de l'aliénation, mais qui socialement peut malgré tout faire des dégâts.

Je retrouve le problème en bien plus embêtant chez les gens qui ont une sensibilité gamer, déjà parfois avec un passif d'asocialisation à cause d'un jeu X ou Y, qui reproduisent le même schéma sur le poker qui reste après tout un jeu vidéo, mais avec de l'argent et pour les > 18 ans. Pour moi tous les mêmes mécanismes sont un peu là, désociabilisation, regroupement avec d'autres joueurs presque exclusivement, monomanie.

Manque de structure sociale

Être célibataire, ne pas avoir d'agenda social bien organisé (tels loisirs tel jour, copine à partir de telle heure, les parents le weekend, tel pote tel jour etc) sont forcément des facteurs d'aliénation. Avec mon geekisme et mon alcoolisme hérités de l'école d'ingé j'aurais je pense facilement pu faire absolument n'importe quoi au poker si j'avais été célibataire.

Personnalité addictive au sens large
. Le poker même quand on y est gagnant reste un jeu d'argent avec un fort potentiel addictif. De mémoire les mécanismes de l'addiction sont similaires pour toutes les addictions. Les plus grands passionnés X ou Y, les plus gros fumeurs ... risquent de s'isoler là-dedans.

Pour tous les autres, qui sont pros dans de bonnes conditions et ne devraient a priori pas avoir de prédispositions à l'addiction, je pense que le souci peut souvent venir d'un manque de recul. A mon sens c'est paradoxal d'être joueur pro de poker et de se plaindre du manque de contact social. Pour moi être pro de poker c'est pouvoir s'organiser comme on le souhaite, potentiellement avec des horaires light. A partir de ce moment là tu trouves forcément le temps de t'organiser des loisirs, de faire du sport, d'apprendre 10 langues étrangères si tu en as l'envie. Celui qui n'en a pas le temps devrait à mon avis reconsidérer sa décision d'être pro car elle risque de lui coûter trop cher.

Dans le cas particulier de Bobilovic, j'ai l'impression que tu devrais avoir absolument toutes les cartes en main pour être heureux à 100% dans ce que tu fais, que peut-être ce qui te manque c'est juste un peu de recul. Il faut bien réaliser que parvenu à un certain niveau tu dois pouvoir te permettre de jouer deux fois moins tout en gagnant quasiment autant. Au sens où ce que tu perds en temps de travail tu le gagnes en winrate. Et tu fais plus que le compenser par rapport à ce que tu gagnes en qualité de vie.

Désolé pour ce long post qui est peut-être un peu hors sujet (lu le topic au cours des semaines, et pas relu avant de poster), et sonne sûrement un peu papa chiant, ce qui peut paraître un peu insolent vu mon âge et mon expérience de la vie en entreprise. Mais je trouve vraiment triste qu'on puisse être pro et se sentir peu épanoui : c'est pour moi se méprendre sur l'intérêt du poker "professionnel".

Edited by ArtPlay
Mise en page, relecture

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Ah et pour répondre à un truc :

put**n faut vraiment l'avoir vécu alors parce que je comprend pas comment la liberté qu'apporte le poker ne peut être qu'une illusion. Je boss 35/semaine 9h/17h à 5min de chez moi, ce qui est un luxe, et j'ai l'impression d'avoir jamais le temps de faire ce que j'ai envie de faire.

Ca peut assez facilement se transformer en illusion de la manière suivante : j'ai vu un posteur tôt dans le topic dire "moi je passe pro mais c'est pas pour grinder 12h par jour comme un chinois, je veux en profiter".

Je pense (malheureusement pour lui :)) qu'absolument tout le monde se dit ça en se lançant. Le problème c'est que tout ne se passe pas forcément toujours comme tu le prévois, et la pression du résultat, la pression fiscale, la pression de la performance et de la montée de limite peuvent rapidement prendre le dessus sur ces belles résolutions.

Toutefois pour répondre au post de Skip que j'ai trouvé super noir et pessimiste :

Pourtant rarement vu une activité aussi chronophage que le poker.

A titre personnel, j'ai redécouvert le bonheur d'avoir ma soirée / mon week-end / ma semaine de vacances. Quant on est libre de toute obligation en permanence, la notion de temps libre devient très abstraite, et au final on en profite pas.

A force de se dire qu'on aura tout le temps de se faire un petit kiff un peu plus tard (achat, sortie, voyage), on risque de passer à côté. Alors qu'en ayant un temps défini attribué à ce temps libre, on va vouloir en profiter un max.

tout ça n'est qu'un problème d'organisation, et un peu triste je trouve. C'est comme si tu disais "oula je veux pas être payé trop, je saurai pas quoi faire de mon argent après ..."

A titre d'exemple s'imposer de se coucher à 19 et de se lever à 9, de pas grind les jeudis après midi parce qu'on a cours d'italien, et pas les mardis après-midi parce qu'on a piscine, c'est pas si difficile que ça si on accepte de se prendre 2h avant de démarrer son année pour se dire "bon ok, je veux faire quoi de ma vie cette année, quels sont mes objectifs ?". Même si de nouveau OK, ça implique souvent d'être un pro bien à l'aise aux tables.

Et si JAMAIS on a une volonté en mousse (c'est mon cas) ou une personnalité addictive , il existe des logiciels de contrôle de productivité qui te bloqueront à telle ou telle heure tel ou tel jour. Ou encore plus simple, une gonzesse.

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J'aime bien ce thread vraiment des contributions de qualite 

 

En attendant je ne sais pas si ca deja ete cite mais un debat similaire a aussi eu lieu sur 2+ 2 avec pas mal de temoignages : 

http://forumserver.twoplustwo.com/29/news-views-gossip/quitting-poker-living-best-decision-i-ever-made-1005852/ 

http://forumserver.twoplustwo.com/62/bbv4life/former-supernova-reenters-poker-world-after-2-year-retirement-tl-dr-1349992/

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Mouais, ça part trop sur des expériences personnelles je pense, ça va être dur d'apporter des réponses globales. Tu as par exemple considéré qu'être salarié représentait trop de contraintes tandis que pour ma part même en ayant pris suffisamment de recul pour voguer vers d'autres horizons, j'ai toujours la même vision des choses (et tant mieux pour moi btw).

A titre d'exemple s'imposer de se coucher à 19 et de se lever à 9, de pas grind les jeudis après midi parce qu'on a cours d'italien, et pas les mardis après-midi parce qu'on a piscine, c'est pas si difficile que ça si on accepte de se prendre 2h avant de démarrer son année pour se dire "bon ok, je veux faire quoi de ma vie cette année, quels sont mes objectifs ?". Même si de nouveau OK, ça implique souvent d'être un pro bien à l'aise aux tables.

Et si JAMAIS on a une volonté en mousse (c'est mon cas) ou une personnalité addictive , il existe des logiciels de contrôle de productivité qui te bloqueront à telle ou telle heure tel ou tel jour. Ou encore plus simple, une gonzesse.

C'est pas si facile que ça imho :)

Les bonnes résolutions de début d'année on les a tous eu, peu les ont tenues.

Et ni la gonzesse ni les gros poissons ne sont là en journée pour nous motiver.

Les meilleurs tables changent d'horaires et sont bien souvent aux pires horaires possibles, en soirée.

Mais oui, il y'a des mecs comme Tof et toi qui sont sick à respecter des horaires fixes et crush malgré les tables full reg.

Cependant ça ne peut mathématiquement pas être le cas de tout le monde :)

Quant à la tournure de mon dernier post, c'est la réorientation d'une pensée plutôt positive qui dit que c'est une bonne chose que notre temps soit limité sur Terre car ça nous oblige à nous motiver à faire des trucs qu'on aurait repoussé au lendemain si nous étions immortels.

Enfin bon je vais loin là, mais pour faire plus simple, le joueur de poker est trop souvent un branleur dont le maitre mot est : PROSCRATINATION :)

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vraiment excellents les posts d amyllia et artplay ci dessus

 

 

Pour ma part je cherche toujours l ideal car je pense pas pouvoir tenir a long terme sur du poker donc j ai arrete

 

Par contre, la vie de boulot metro dodo me fais chi** a mourir, les relations professionnelles m apportent absolument rien d enrichissant, c est au contraire un calvaire de consensualisme, d hypocrisie et de restrictions 

 

"Salut il fait moche encore t as vu, Cordialement" Voila ce que je retiens de 4 ans dans des bureaux,, pourtant j ai bosse dans une startup, une PME, une boite qui a 150 000 employes dans le monde

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J'ai bien lu ton témoignage Artplay, je le trouve très bien construit et très cartésien, maintenant peut on objecter que c'est aussi une vision des choses à posteriori ? Dans le sens ou tu es installé, ou le gros de ton effort si situe déjà en amont, et tu as certainement une aisance financière relative te permettant de considérer les choses avec recul et sagesse.

 

Parce que si l'on considère le jeu aujourd'hui, sans forcément céder aux sirènes de panique type "le online va mourir, dépêchez vous.." on sait bien que la compétition devient plus rude et que l'un dans l'autre, si on veut progresser et parvenir à une vie de grinder satisfaisante (suffisamment de gains / niveau satisfaisant permettant d'organiser son temps de grind et de faire des choses à côté), ben il faut taper dedans, ne pas compter ses heures, se confronter aux affres de la variance et rester confiant malgré tout. Voir à ce sujet la plus grosse aberration du online, les grinders - pas plus cons qu'un autre - tellement stuck à leur basses limites et qu'on imagine aisément stuck dans leur propre vie ; persuadés qu'ils peuvent y arriver. Des mecs qui crush sur des sessions de 2H/J et qui doivent pas effacer un ou deux jours de tilts ou gommer la variance, y'en a bien peu..

 

Je parle ici de l'activité grind en elle même, pas des à côtés puisqu'elle concerne quand même une bonne majorité de grinders et ça me semble difficile de trouver un épanouissement là dedans (et après ? Ben faut se remettre au charbon parce que le marché s'appauvrit, grind des limites plus basses parce que le niveau augmente, etc.. enfin bref c'est sans fin). Du coup on n'est pas dans un cercle vertueux mais dans une précipitation sourde et prenante qui empêche la sérénité et l'installation d'un cadre de vie sain - du moins pour les plus faibles d'entre nous!

 

Mais pour en revenir au sujet initial, puisque c'est un grindeur de midstakes qui posait la question, peut être juste qu'on ne peut pas trancher, ça revient à disserter sur la conception philosophique du bonheur. J'ai tendance à considérer qu'on peut mieux atteindre celui ci dans l'ouverture et le partage, dans la multiplicité des découvertes et des lieux de découvertes et à priori le côté "sédentaire" de l'activité poker ne le permet pas vraiment ; mais c'est une seule des pistes. D'autres diront que le cheminement intérieur que provoque chez eux le poker leur convient tout à fait et se trouve être bien plus enrichissant que tel ou tel voyage, qui sait..

 

Il doit bien exister un "edge" permettant de contourner le côté addictif un peu sournois de la pratique mais aussi désormais le côté anxiogène concernant l'avenir du jeu. C'est certainement la clé de cette joie à laquelle on réfléchit tant.

 

Petit note tout de même : tout ce texte n'est pas un whine, on est tellement au fait de la variance dans le poker avec tous les threads existants que ça devrait être une interdiction formelle de se plaindre de la difficulté du truc.

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Et si JAMAIS on a une volonté en mousse (c'est mon cas) ou une personnalité addictive , il existe des logiciels de contrôle de productivité qui te bloqueront à telle ou telle heure tel ou tel jour. Ou encore plus simple, une gonzesse.

Radical la gonzesse, pire qu'une maman.

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J'aimerai soumettre une idée aux joueurs pro qui ne s'épanouissent pas dans le grind et qui se "désocialisent". Pourquoi ne donneriez vous pas un peu de votre temps (5-10h / semaine) à une association ou un projet qui vous tient à cœur? Quand l'argent n'est plus la préoccupation principale et que le temps est abondant, il y a plein de belles choses dans lesquelles s'investir.

Après si vous êtes pro en grindant la 25 à 200k mains / mois je comprends votre déprime.

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Je suis vraiment super content de la tournure que prend ce thread, il y a vraiment des posts de qualité :)

J'aimerais vraiment que d'autres grinders donnent leur point de vue, je pense a Tilou, membre ancestral du CP, ou OlivierP par exemple.

 Sans vouloir me jeter des fleurs:

[x] best thread de l'année  imo :)

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Sinon, pour répondre a je ne sais plus qui , qui evoquait mon passé de pongiste:

Effectivement, ma passion pour le ping est bien superieure au poker, les emotions provoquées par le sport sont difficilement comparables avec quoi que ce soit d'autre imo.

 

Et je pense que le bonheur plus important ressenti lorsqu'on est jeune est aussi du a l'insouciance qui va avec.

Maintenant j'ai des gosses, j'ai des emm**des de pere de famille etc...

 

J'ai presque envie de dire qu'il est dommage que ce soit un moi qui est initié ce thread car je suis vraiment different du grinder lambda. Les tenants et aboutissants de ma recherche du bonheur sont vraiment differents:

-J'ai arreté les etudes apres le bac, je n'ai que le diplome d'entraineur de ping en poche= je n'ai pas d'options alternatives au poker, financierement et professionnellement je n'ai rien gaché en me mettant dans le poker. D'un coté tant mieux, mais de l'autre, j'ai aussi une vraie pression sur mes resultats, je fais vivre une famille de 5 personnes avec aucune autre réelle solution professionnelle. Il ne faut pas oublier que le confort financier est quelque chose a laquelle on s'habitue tres vite, il est tres difficile de faire machine arriere.

 

-Jai 3 enfants et une femme: j'ai donc des horaires precis :15h/18h et 21h30/00h environ. J'ai donc un cadre assez strict et je ne peux pas tomber dans differents travers inherents au grind intensif.

 

-en revanche le piege dans lequel je suis tombé, cest celui du RB: j'entends par là que petit a petit je suis devenu esclave du statut a maintenir coute que coute, ou jai voulu me lancer dans des Handraces, quasi perdu d'avance d'ailleurs.

C'est une sorte de cercle vicieux, vous grindez + pour + de RB = votre WR diminue(en general). vous voyez vos winnings ne pas avancer= vous jouez encore plus pour compenser etc...

 

Je pense que les leçons à retenir de ce thread sont:

1/ Ne vous lancer pas trop tot dans l'aventure pro.Le vrai kif d'etre pro, il est accessible a partir de la 200, difficilement avant.

2/si vous l'etes: sortez la tete du guidon, faites differents check up, suis je heureux, est ce que je joue bien? N'y a t'il pas une autre maniere d'aborder mon poker, ma vie en general?

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une des choses dont j'ai peur aussi si je me lance un jour en tant que pro , c'est de devenir fou

 

Pas à cause de la variance ou de pas arriver à gérer mon temps , ca je pense pouvoir le faire ( meme si comme l'a dit artplay c'est toujours plus facile à faire qu'a dire)

 

Mais plutot de devenir fou de pas être le meilleur tout simplement.

Je veux dire , tant qu'on grind en même temps que les études / boulot ou quoi que ce soit , c'est plutot facile de se dire mentalement " je suis pas le meilleur car j'ai plus de trucs à gerer , moins de temps pour grind , l'intellect occupé par d'autres choses etc )

Mais une fois qu'on est passé pro , on est plus ou moins sur un plan d'égalité avec les autres

 

Comment supportez vous de ne pas être le meilleur dans une discipline dans laquelle vous vous investissez a 100 % ?

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@bobi

Clairement, tu n'es pas le plus représentatif des grinders, mais y a quand même deux trucs qui sautent aux yeux sur tes habitudes de jeu :

- pour tu coures après tes statuts palladium & co ? Tu peux très bien faire autant de thunes en jouant moins souvent, moins de tables et en focussant sur les plus hautes limites. Tu te sentiras plus malin à ce jeu et tu en prendras plus de plaisir

- tes horaires de grind sont à chi**. T'as une femme et des enfants et tu grindes le soir quand ils pioncent ? C'est le seul moment à soit quand on a des enfants et tu bosses pendant celui-ci ? Passe des soirées à sortir, à voir ta meuf et grind moins ou à d'autres moments. C'est pas une vie de soit bosser soit s'occuper de ses mioches, même si on les adorent. Organise les soirs de la semaine : 2 pour toi, 2 pour votre couple et 3 pour grind par exemple.

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Beaucoup de points intéressants dans ce topic. Je vais aussi y aller de ma petite expérience puisque je n'ai vu aucun témoignage qui y ressemble. En préembule je voudrais juste vous rappeler que les Français sont les plus déprimés du monde en moyenne, et je pense que ce facteur sociétal se répercute aussi sur nous les grinders. Mais ce n'est qu'un détail. Aussi désolé par avance parce que dans ce post il va y avoir beaucoup plus de "moi je" que d'idées. Je pense que la plupart des points importants ont été déjà soulignés et j'essaye juste de contribuer avec ma propre expérience.

 

Perso j'ai découvert le poker y'a bien longtemps, pendant les études. Plusieurs fois je suis tombé dans des travers qui ont déjà été cité, à savoir se prendre pour un balla parce qu'on a un peut d'argent, payer les tournées quand il s'agit pas d'être le fournisseur officiel de drogue de ton groupe de potes. A ce moment tout va bien, t'es le mec trop cool. Tout le monde s'en fout que petit à petit tu sèches de plus en plus de cours parce que oh m**de, il gagne tellement d'argent. Tout ça pour au final se retrouver en retard dans ses études, à devoir drop la fac parce que 1. on a tellement seché qu'on a complètement foiré ses exams 2. le lifetilt engendré et la dépression qui se referme sur toi fait que tu spew le peu de bankroll qu'il te reste 3. le manque de maturité que tu peux avoir fait que t'as pas prévu à l'après et que tu te retrouves dans la m**de. J'ai fini par faire un taf plus ou moins sympa, payé le smic, en attendant de me remettre à flot.

 

Au passage, mon caractère et mon attitude sont les principaux responsables de cette situation, mais je vous invite quand même à écouter ce petit gars parler de la dépression et du regard qu'en ont les gens. En résumé je citerai un exemple qu'il cite lui même "Casse toi le bras et tout le monde viendra te voir et t'écrire un mot gentil sur ton platre. Dis que tu souffres de dépression et tu vas faire peur à tout le monde" http://www.upworthy.com/this-kid-thinks-we-could-save-so-many-lives-if-only-it-was-okay-to-say-4-words?g=2&c=ufb1

 

Bref suite à quoi grosse remise en question, premier passage par le monde de l'entreprise. A cette époque je me suis fait d'excellents potes, pas dans la boîte qui était une relativement grosse structure mais via UN SEUL de mes collègues de l'époque. Finalement vient la rentrée que je commence 1 mois en retard à cause de la fin de mon contrat de travail. Pas d'intégration avec les gens de la fac qui sont froids et pas très accueillants malgré ma volonté chaleureuse de rattraper mon retard et de faire connaissance avec les gens. Ca je l'explique pas vraiment, peut être des caractères qui ne coincidaient pas, peut être le fait que les Parisiens sont pas réputés pour leur accueil chaleureux, on va pas épiloguer. Je reprends le pok, ça marche bien, je me casse de chez moi et redrop les cours parce que le logement me convenait pas (pour la faire courte j'avais pas d'intimité dans un appartement minable). Je retourne dans ma région d'origine, je loge chez un pote, tout se passe bien.

 

A ce moment là je réalise qu'il faut que je retourne dans une structure sociabilisante parce que mes amis dans le coin, je les compte à ce moment là sur les doigts de la main. Le plan c'était de reprendre les cours (que j'avais drop, mais pour de, je pense cette fois là, de bonnes raisons). Là dessus j'ai plus aucun soutien de la famille qui pense que je les prends pour des cons à refaire les mêmes erreurs blabla malgré la pédagogie que j'ai tenté d'apporter. Rien n'y fait. S'ensuit une période où donc je me retrouvé un peu renié par ma famille et où j'ai pas beaucoup de potes. Super la vie de grinder ! Pendant ce temps je grind tant bien que mal. J'ai pu obtenir un statut de diamond 3* avec un grinding intensif et des gains sympa qui m'ont permis de rembourser les dettes et m'en sortir jusqu'à la rentrée.

 

A ce moment là je me retrouve fauché comme les blés comme on dit. J'ai pu m'arranger avec ma grand mère pour qu'elle m'hébèrge et me nourisse en contrepartie de quoi il fallait absolument que je réussisse mes études. Elle était un peu loin de la fac, j'avais pas le permis, du coup fallait se lever 1h30 voir 2h avant les cours pour y aller. Ca peut sembler normal à nos amis Parisiens mais en Province c'est plutôt rare ce genre de situations mine de rien. Bah j'ai trimé. J'ai regrindé avec mon statut de diamond 3* et 20 put**ns de balles déposé fin aout pour finir tranquillou aujourd'hui diamond 5*, une bankroll solide et un total de gain depuis septembre à 12k€. Rien de bien fou vous allez me dire et c'est même sûrement faible, mais bordel quelle fierté de s'être sorti de la m**de quasiment tout seul, en ayant remboursé ce que la mamie a payé pour soit pendant quelques mois. Quelle plaisir de se faire de nouveaux potes bien cools à la fac grâce à qui j'ai pu me refaire un cercle d'amis tout en gardant les "anciens" du coin.

 

Tout ça pour dire que comme beaucoup l'ont souligné, la clé réside dans une bonne hygiène de vie et être clair quant à nos choix dans son esprit. Je suis un vrai passioné du poker, mais je pourrais jamais devenir un grinder pro je pense, du moins pour le moment j'ai toujours besoin de cette soupape qu'est de finir les études, malgré mon retard. Je ne supporterais pas de me dire "oh mon dieu dans 5 ans le poker c'est mort, oh mon dieu et si le fisc me tombe dessus ?". En attendant à l'heure actuelle je suis le seul mec qui a validé son année en se faisant en moyenne plus d'un smic par mois grâce à son "taf", parce que oui ça reste un taf avec des horaires et vous vous imaginez bien qu'à mon niveau, surtout au début, c'était plus du 40h/semaine que du 35. Aujourd'hui j'ai un hourly qui rendrait jaloux beaucoup de smicards sans qu'il soit non plus impressionant pour un meilleur reg de 50 que moi.

 

Mais ce qui compte, c'est que je sois heureux, que je sois fier de ce que j'ai pu accomplir, que je sache où je vais.

 

La fierté et la stabilité, je pense que ce sont les choses les plus importantes. Le blues de beaucoup de joueur était de se sentir improductif, mais il y a des alternatives à ça comme beaucoup l'ont souligné. Perso je fais pas mal de musiques, j'essaye de voyager et de découvrir les régions d'où viennent mes potos, je me fais une petite virée à Berlin ou à un gros festival histoire de profiter à ma manière. La stabilité je la trouve dans les études et, maintenant que ma famille a vu ce que j'ai pu accomplir, à nouveau avec eux, et bien sûr mes amis. Me manque plus qu'une meuf, si vous avez une copine passionée de géopolitique, de science, de poker, de musique, de bd et de bonne bouffe, n'hésitez pas à m'envoyer un MP :P

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Pour revenir sur le côté addictif, j'ai l'impression d'avoir trouvé une solution assez simple (alors même que je me lance dans des hand challenges une semaine sur deux en ce moment pour monter un BK, n'ayant pas la foi de déposer l'intégralité de mes gains au poker et de les risquer sur des limites que je ne connais pas).

Il "suffit" de jouer au poker "autant que prévu" (selon nos objectifs de volume, pas financiers car ce n'est pas le bon critère à mon humble avis) et de s'arrêter net au moment où l'objectif journalier est atteint : pas de troisième mi-temps, pas de moments à ressasser les coups perdus, pas de discussions poker avec l'entourage : RIEN.
 

Il y aura des journées longues (comme dans tout taf) mais elles sont définies à l'avance, pareil pour la pause repas/les pauses détente. Si les choses ne se passent pas comme prévu, cela ne change rien : on s'en tient au plan.

Avec cette rigueur, parce qu'au final il s'agit avant tout de cela, je pense qu'on peut s'épanouir dans le poker.

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J'ai regrindé avec mon statut de diamond 3* et 20 put**ns de balles déposé fin aout pour finir tranquillou aujourd'hui diamond 5*

[...]

 la clé réside dans une bonne hygiène de vie 

Hmmmmm. Y a quelque chose qui me dit que tu n'es pas 100% lucide sur ton parcours ;)

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Obligé de te -1 sur ce coup. C'est pas du tout incompatible d'être un gros grinder et d'avoir une bonne hygiène de vie. Je suis 5* depuis 2 semaines donc c'est tout récent. Ensuite j'ai toujours joué 12 tables + et les longues sessions ne m'ont jamais arrêté. Faut juste savoir ce dont on est capable, perso j'arrive sans problème à faire 7h de suite sur 12 tables quand c'est pas 15. La qualité de jeu s'en ressent forcément et c'est pour ça que je dis que mon winrate voir mon hourly n'est sûrement pas fou pour les meilleurs grinders de ma limite.

Cela dit, mais c'est complètement HS, il faut bien comprendre qu'un grinder de CG doit fortement tenir compte de son programme de fidélité, et c'était un de mes objectifs de passer D5* d'ici l'été pour l'avantage que ça représente. 350/200 euros de primes en plus par rapport à D3*/D4*, et je parle pas du (petit) bonus de miles en plus. Par mois.

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