Jump to content
This Topic

Recommended Posts

Faut voir la gueule des "contacts humains" en entreprise aussi.

Si tu le dis ! Je pense néanmoins que tu as plus d'xp dans le poker que dans le monde de l'entreprise pour dire ça.

 

Après on en revient aux geek/nerd qui ont parfois du mal à se socialiser et à évoluer dans ce type de structure. Il existe aussi bien sûr des jobs de m**de. Globalement je pense quand même que mes propos sont justifiés. 

 

Sisi ça concerne aussi et surtout le live.

Boarf, j'ai quand même l'impression d'être plus "vivant" quand je suis au casino. Tu parles au croupier, aux joueurs, les sensations sont plus fortes. Après de là à parler d'épanouissement je suis ok c'est trop :)

Edited by Guest

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci Bobi d'avoir lancé ce beau sujet.

 

J'ai du mal à comprendre quand vous dite que votre vie est bouffée par le poker. Je suis un des plus gros grinders en volume du .fr. Je joue max 6h/jour. Je bosse mon jeu 1h/j et je dors 7h/j.

Il me reste 10h/jour pour voir ma meuf, voir mes potes, faire du sport, lire, aller au ciné, aller au marché et me faire de bons petits plats...

Et je fais aussi des breaks de une à trois semaines pour partir loin de Paris sans penser au poker du tout.

 

J'ai bcp plus de temps libre que quand j'étais cadre avec plus de 10h au taf et 1h de transport.

Y'a une difference assez nette en termes de qualite de vie entre quelqu'un comme toi qui reussis a faire des heures "de bureau" en CG de 9 a 17 ou w/e et la plupart des posteurs qui grindent les tournois entre 20h et 4h. Tes 7h de sommeil sont de bien meilleure qualite que les leurs. Et tu vas voir tes potes sans pb, le grindeur de tournoi bosse tres exactement quand les siens sont libres (soir et w/e) et vice versa.

 

Je pense que le rythme de vie impacte enormement le ressenti. Sur les 4 premiers mois de l'annee j'essayais de grinder SNE en SnG, en jouant 7h par jour 7/7, avec un rythme un peu decale mais en terminant quasiment jamais mes sessions apres 23h, et finalement c'etait dur mais pas plus penible qu'un grind "nocturne" meme bien mois soutenu.

Edited by Jeaan

Share this post


Link to post
Share on other sites

 Je reste convaincu que cliquer sur des boutons comme tu dis -même en prenant en compte la réflexion en amont- est beaucoup moins épanouissant que de nombreux jobs.

Pas vraiment d'accord. Quelque soit le degre d'interet de ce que tu fais, quand tu en fais ton boulot et le pratique a plein temps tu te lasses et trouves automatiquement ca moins epanouissant. Perso si j'avais pas ete joueur de poker j'aurais ete dans la recherche, je pense que c'est dans le top des boulots epanouissant (intellectuellement), mais pour autant quand tu le fais a longueur d'annee, t'as souvent hate de terminer pour lancer quelques tables de poker ;) L'herbe a toujours l'air plus verte a cote.

Share this post


Link to post
Share on other sites

This cet argument est une vraie foutaise

Absolument pas, c'est probablement un des trucs les plus censés de ce thread.

 

Le poker c'est bien, si on s'y met sérieusement et qu'on a un minimum d'aptitudes on est capable de gagner des sous en restant chez soi, et c'est vrai que c'est sexy et plus sympa que la plupart des boulots.

 

Mais comme ça à été évoqué dans ce thread, il y'a plusieurs choses qui font que c'est impossible à tenir sur le long terme.

 

1/ Comme dit à l'instant, l'isolement social. Il est extrêmement important, et terriblement sous-estimé par la plupart (et même par les meilleurs apparemment :) ). C'est tout con, mais avoir des contacts avec ses collègues, ses clients, ses prestataires, même si ils sont superficiels, bah ça change la vie. Je pense que l'être humain à besoin de ça, et un joueur de poker va quant à lui "travailler" plusieurs heures de suite, seul à domicile, et peut très bien passer une journée (voir plus, ça m'est arrivé de rester 3 jours sans sortir de chez moi et sans voir ma nana) sans voir PERSONNE, si il ne fait pas l'effort de sortir. 

 

2/ La marginalité de la situation. C'est marrant 5 minutes, ça plait aux coups d'un soir quand on brag dans un bar, mais soyons honnêtes, c'est terriblement mal vu par la plupart des gens, papy et mamy nous demandent toutes les semaines quand on stop, et papa est pas cro cro content d'avoir payé des études à 25k pour qu'on finisse joueur de poukaire sur internet. Par ailleurs, le joueur de poker n'a pas la sécurité sociale, ne cotise pas pour la retraite et n'a le droit à aucune aide sociale. Enfin, à moins - depuis quelques mois - de se déclarer auto-entrepreneur et accepter de reverser la moitié de ses gains à l'URSAFF et au fisc :)

 

3/ Le fisc, justement, qui pointe le bout de son nez, et la conjoncture actuelle, dont parle Tof, avec les tables qui se font de plus en plus rares, et de poissons avares. Son analyse de la situation me semble solide, et très clairement c'est une raison en elle même pour ne pas pouvoir être heureux.

 

4/ On est trop dépendant de l'état du traffic. Ca m'est arrivé plusieurs fois de refuser un diner ou une soirée parce qu'il y'avait une trop bonne table, ou un tournoi trop attrayant. Certes ça m'arrive de temps en temps avec le boulot, un imprévu en somme, mais ça n'est en rien comparable en terme de fréquence imo.

 

5/ Les résultats influent grandement sur notre humeur. Même les plus zens d'entre nous passeront une mauvaise soirée si ils ont perdu 15 caves dans l'après-midi, ne serais ce que par ego. Pour les moins zens d'entre nous ça peut même avoir des conséquences redoutables, avec des transferts de colère sur l'entourage. Encore une fois, ça m'est arrivé plusieurs fois de refuser des soirées voir des déjeuner familliaux parce que j'avais fait une session catastrophique.

 

=> Ces raisons font que le poker est une expérience certes intéressante, qui amène quelques clés pour être heureux telles que la liberté ou l'argent, mais qui n'est pas - du tout - épanouissante. On ne construit rien, on n'a rien d'autre qu'une pauvre courbe à la con à "admirer" quand l'on regarde derrière nous (et encore, elle est probablement à diviser par 2), on est socialement isolé, souvent incapable de revenir à la vie active alors qu'elle nous attends tous dans les prochaines années étant donné la tournure des évènements, et c'est extrêmement complexe de mener une vie de couple stable dans ces conditions.

 

Ca ne fait pour moi pas l'ombre d'un doute qu'on ne peut pas être fondamentalement heureux en jouant au poker à plein temps. Je ne sais pas si c'est possible de l'être en faisant autre chose, mais ce qui est certain c'est que c'est plus valorisant et épanouissant de mener à bien une mission professionnelle, ou mieux encore de monter sa boite, que de réussir à ship 3x plus en jouant au poker.

 

Encore une fois je pense que quoi que l'on fasse, le plus important pour être heureux dans la vie, c'est de pouvoir regarder derrière soi et se dire qu'on a fait de belles choses. Ceux qui font le tour du monde en grindant la 25/50 auront une très belle expérience de vie à n'en pas douter, mais quoi, un, peut être deux ans ? Pour le reste, pour le commun des grinder d'appartement, je ne pense vraiment pas que ça soit le cas.

 

Voilà, my2cents from Vegas où je suis peut être un peu aigri pour la forme, mais le fond de ma pensée est réel.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bon, skip, il reste le ME !  :>

 

Un bien beau témoignage en tous les cas !

Edited by Burne d'or

Share this post


Link to post
Share on other sites

Assez d'accord avec skip sauf sur la partie isolement social.
Que tu passes une journée sans voir personne, ça arrive, mais c'est pas différent de passer un dimanche sans voir personne, et de ce côté là, ça choque personne.

 

Et bon, je pense pas que voir des gens tout les jours soit "épanouissant" surtout quand tu vois les mêmes personnes tout le temps, tes 3 mêmes collègues, les mêmes mecs du restau du coin ou tu vas bouffer le midi, etc...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Assez d'accord avec skip sauf sur la partie isolement social.

Que tu passes une journée sans voir personne, ça arrive, mais c'est pas différent de passer un dimanche sans voir personne, et de ce côté là, ça choque personne.

 

Et bon, je pense pas que voir des gens tout les jours soit "épanouissant" surtout quand tu vois les mêmes personnes tout le temps, tes 3 mêmes collègues, les mêmes mecs du restau du coin ou tu vas bouffer le midi, etc...

Bah passer un dimanche à se reposer pépouze devant la télé une main dans le slip parce que t'as eu 50 rdvs dans la semaine pourquoi pas :) Mais avoir un dimanche tous les jours c'est pas sain, même si ça à l'air cool au (tout) premier abord.

 

En ce qui concerne les collègues c'est pas le fait de passer ton temps avec les même personnes qui est épanouissant, c'est juste le fait d'avoir un contact humain, quel qu'il soit. Le coup du "mes collègues me prennent la tête" on le connait tous, ça nous fait la même chose régulièrement avec notre meuf ou avec des potes quand on part en vacances ensemble, c'est juste du à la promiscuité. Ca n'empêche pas qu'on a besoin de leur contact pour être épanouis.

 

Je ne sais pas à quel point les différents interlocuteurs de ce thread ont été investis dans le poker, mais l'année ou j'ai fait SNE, malgré ma nana et même si je sortais régulièrement me murger la gueule avec une bande de potes pour décompresser, ma vie sociale était assez limitée à resto / ciné / bar les vendredi et samedi soir, et surtout on me parlait toujours de poker (et je kiffais ça).

 

Aujourd'hui j'imagine que j'apprécie donc plus que d'autres la petite pause café où on discute de la dernière aberration de Hollande ou du match de foot de la veille :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

entre faire SNE et jouer au poker longtemps (dans la durée) à des doses modérées , même en tant que pro , y a de l espace ...

 

J vois pas en quoi le poker online réduit le contact social perso, c est que vous voulez bien l accepter imo , on a du temps j trouve... bien plus que dans le privé

Share this post


Link to post
Share on other sites

95% de mes pots, je les ai rencontrés :

-durant mon cursus scolaire

-durant mes stages

-pots de pots

 

En jouant au poker tu fais exactement comme un mec qui fume des joints, tu restreints sans t'en rendre compte ton cercle social aux gens que tu connais de longue date, tu rencontres pas grand monde, et au final tu en patis.
Le problème c'est même pas les échanges avec les autres (on se doute que tous les pros de poker ne sont pas des geeks renfermés vivant seuls dans leur petit 2pièces), le problème c'est le manque de diversité dans tes contacts qu'une telle pratique engendre.
Et je dis manque de diversité, mais je pourrais aussi bien dire manque de nouveauté.

Edited by mad_max

Share this post


Link to post
Share on other sites

Si tu le dis ! Je pense néanmoins que tu as plus d'xp dans le poker que dans le monde de l'entreprise pour dire ça.

Perdu !

 

C'est juste que les rapports sociaux en entreprise, sous les poignées de mains cordiales et les sourires sont très souvent faux. Que ce soit avec ta hiérarchie, tes subordonnés, tes clients, tes fournisseurs... tu dois reconnaître (puisque tu travailles) que tu as rarement l'occasion en entreprise d'être simplement naturel. D'ailleurs le moindre désagrément (problème avec ton boss ou livraison en retard par exemple) te ramène à la réalité : c'est du business avant tout.

Rien à voir avec une vraie vie sociale donc, et pourtant avant de démissionner je peux pas dire que j'aimais pas mon travail ou que j'avais des collègues désagréables puisque je continue même d'en fréquenter un (seulement c'est une chose bien différente de se fréquenter en dehors du monde de l'entreprise). 

Et pour rebondir sur ce que dit Skip : c'est cool que tu t'éclates à parler avec tes prestataires, et que des interactions que tu juges toi-même comme étant superficielles (ce sont tes mots) te "changent la vie". Personnellement ça n'est pas mon cas.

Tu l'auras compris : je ne pense pas non plus que le monde du travail soit épanouissant. Enfin ça dépend du travail mais bon, disons un random job du tertiaire dans les nouvelles technologies... j'ai pas l'impression d'investir mon temps d'une manière très productive sur le plan personnel. 

 

De mon point de vue lire un bouquin sera toujours plus enrichissant que de passer une journée à bosser (sauf rares exceptions). Voir des amis une heure sera toujours plus enrichissant que de passer 7 heures entre collègues.

 

Sur l'isolement mad_max dit quelque chose de pertinent : il est vrai qu'on rencontre des amis grâce aux études ou au travail, d'une manière général à travers une structure sociale. J'étais en train de lui donner raison en me disant qu'une bonne partie de mes amis je les ai rencontrés dans mes études.

 

Et puis je me suis rendu compte que la moitié des gens que je fréquente régulièrement, je les ai connus par d'autres moyens que les études, le travail ou le poker (je vous vois venir :) ). Mais bon là on s'éloigne du sujet, et je dirais que rencontrer des gens ça dépend grandement de nos loisirs et notre propre capacité à socialiser. 

 

Pour résumer mon post : les gens qui disent que si on travaille pas on a pas de vie sociale, bah je me dis que pour dire quelque chose d'aussi radical et faire de l'entreprise un facteur aussi déterminant il faut soi-même avoir une vie sociale très pauvre.

Après, j'ai jamais annulé une sortie parce que j'avais de l'action donc j'ai pas relevé le reste de tes arguments. 

Edited by HITMANPOKER

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bah passer un dimanche à se reposer pépouze devant la télé une main dans le slip parce que t'as eu 50 rdvs dans la semaine pourquoi pas :) Mais avoir un dimanche tous les jours c'est pas sain, même si ça à l'air cool au (tout) premier abord.

 

En ce qui concerne les collègues c'est pas le fait de passer ton temps avec les même personnes qui est épanouissant, c'est juste le fait d'avoir un contact humain, quel qu'il soit. Le coup du "mes collègues me prennent la tête" on le connait tous, ça nous fait la même chose régulièrement avec notre meuf ou avec des potes quand on part en vacances ensemble, c'est juste du à la promiscuité. Ca n'empêche pas qu'on a besoin de leur contact pour être épanouis.

 

Je ne sais pas à quel point les différents interlocuteurs de ce thread ont été investis dans le poker, mais l'année ou j'ai fait SNE, malgré ma nana et même si je sortais régulièrement me murger la gueule avec une bande de potes pour décompresser, ma vie sociale était assez limitée à resto / ciné / bar les vendredi et samedi soir, et surtout on me parlait toujours de poker (et je kiffais ça).

 

Aujourd'hui j'imagine que j'apprécie donc plus que d'autres la petite pause café où on discute de la dernière aberration de Hollande ou du match de foot de la veille :)

Bah on est d'accord qu'on va pas se retrouver à glander tout les jours. D'ailleurs quand on fait une journée de pok c'est loin de la glande avec la binouse et tout ça.

 

Après pour le côté avec les collègues, bon perso, ça me fait souvent plus chi** qu'autre chose, à part avec un ou deux, mais les autres, je trouve ça chiant toutes ces discussions de surface pour "meubler". Et c'est quand même bien différent de tes potes ou ta nana, ces personnes, se sont dans 99% des cas, des personnes que tu te retrouves à cotoyer tout les jours pas par choix, mais obligation de ton boulot. Le jour ou tu vas changer de boulot, ils vont tous dégager de ta vie (enfin 99%), bien différent d'une relation qu'on peut avoir avec ses potes ou sa nana.

 

J'ai pas tenté SNE ou autre, je pense que ça doit être tendu de jouer autant, faudrait connaitre ton nombre d'heure que tu as joué sur une année. Mais en jouant au poker pour gagner sa vie "normalement" je vois pas trop en quoi ça empêche de sortir le weekend avec ses potes, d'aller te faire 2h de sport dans la journée et de rencontrer / parler avec du monde là bas et avoir sa dose de social sans intérêt ^^

 

Je sais bien qu'on va me dire qu'il y a certaines heures ou il vaut mieux faire du poker etc... enfin bon, si tu fais 6h par jour online, c'est vraiment rien en terme de temps par rapport à un boulot classique (surtout en région parisienne), ou tu pars de chez toi vers 8h et rentre à 18h30 /19h

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pour résumer, ce que j'ai énoncé est le fruit de mon expérience personnelle, qui consistait a faire beaucoup de volume, et c'est évident que ça change pas mal de choses.

Maintenant même en ayant grossi volontairement les traits pour exhacerber mon point, je pense vraiment que l'isolement social reste une vérité, que l'on soit geek ou balla.

Et oui les relations avec les collègues sont généralement assez superficielles mais je pense qu'elles sont nécessaires. Mais ça n'est jamais que mon avis :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je suis tout à fait de l'avis de Skip, toutes ces interactions non voulues ou lors desquelles on n'est pas forcément naturel (au travail & co) sont bien plus enrichissantes et nécessaires que ce que l'on pourrait penser.
J'ai moi-même bien du mal à m'épanouir autant en ce moment (je vis chez ma copine mais ne bosse pas, je joue donc au poker une bonne partie de la journée) que lorsque j'allais au travail.


Et il y a une chose dont on n'a pas parlé mais qui me semble très importante dans l'équilibre d'une vie et que le poker n'apporte pas du tout. C'est le sentiment d'avoir "fini" sa journée : on est éclaté, vidé, et on sait que demain est un autre jour.
Au poker, compte-tenu des horaires, du fait que les écrans (ça non plus on en a pas parlé) ont quand même un effet très étrange sur la fatigue et qu'il y a des tables 24h/24 pour les motivés, ben on perd un peu cette notion de "journée", quand bien même on essaie de faire du sport/avoir des repas équilibrés/se laver (ce que je fais perso).

Il n'y a plus d'aujourd'hui où de demain quand on est joueur de poker, juste le fil du temps et les cartes qui se suivent... et ça peut jouer de sales tours au cerveau.

Share this post


Link to post
Share on other sites

1/ Comme dit à l'instant, l'isolement social. Il est extrêmement important, et terriblement sous-estimé par la plupart (et même par les meilleurs apparemment :) ). C'est tout con, mais avoir des contacts avec ses collègues, ses clients, ses prestataires, même si ils sont superficiels, bah ça change la vie. Je pense que l'être humain à besoin de ça, et un joueur de poker va quant à lui "travailler" plusieurs heures de suite, seul à domicile, et peut très bien passer une journée (voir plus, ça m'est arrivé de rester 3 jours sans sortir de chez moi et sans voir ma nana) sans voir PERSONNE, si il ne fait pas l'effort de sortir. 

 

5/ Les résultats influent grandement sur notre humeur. Même les plus zens d'entre nous passeront une mauvaise soirée si ils ont perdu 15 caves dans l'après-midi, ne serais ce que par ego. Pour les moins zens d'entre nous ça peut même avoir des conséquences redoutables, avec des transferts de colère sur l'entourage. Encore une fois, ça m'est arrivé plusieurs fois de refuser des soirées voir des déjeuner familliaux parce que j'avais fait une session catastrophique.

 

=> Ces raisons font que le poker est une expérience certes intéressante, qui amène quelques clés pour être heureux telles que la liberté ou l'argent, mais qui n'est pas - du tout - épanouissante. On ne construit rien, on n'a rien d'autre qu'une pauvre courbe à la con à "admirer" quand l'on regarde derrière nous (et encore, elle est probablement à diviser par 2), on est socialement isolé, souvent incapable de revenir à la vie active alors qu'elle nous attends tous dans les prochaines années étant donné la tournure des évènements, et c'est extrêmement complexe de mener une vie de couple stable dans ces conditions.

 

Ca ne fait pour moi pas l'ombre d'un doute qu'on ne peut pas être fondamentalement heureux en jouant au poker à plein temps. Je ne sais pas si c'est possible de l'être en faisant autre chose, mais ce qui est certain c'est que c'est plus valorisant et épanouissant de mener à bien une mission professionnelle, ou mieux encore de monter sa boite, que de réussir à ship 3x plus en jouant au poker.

 

Encore une fois je pense que quoi que l'on fasse, le plus important pour être heureux dans la vie, c'est de pouvoir regarder derrière soi et se dire qu'on a fait de belles choses. Ceux qui font le tour du monde en grindant la 25/50 auront une très belle expérience de vie à n'en pas douter, mais quoi, un, peut être deux ans ? Pour le reste, pour le commun des grinder d'appartement, je ne pense vraiment pas que ça soit le cas.

 

Voilà, my2cents from Vegas où je suis peut être un peu aigri pour la forme, mais le fond de ma pensée est réel.

Par rapport à ces arguments que je trouve plutot intéressants , et en partant du principe qu'on aborde le poker pro avec une volonté de progresser et d'aller vraiment le plus haut possible ,

Est ce que ce n'est pas comparable à n'importe quelle carrière dans le sport par exemple ?

En dehors de la part de reve engendrée on va dire par les quelques top mondiaux dans chaque discipline ( mais cela existe aussi au poker ) .

 

Meme question pour bobilovic , tu dit avoir été plus heureux quand tu jouais au ping pong pour 1,3K/month , mais finalement a part le fait que ca soit une activité sportive donc peut être meilleure pour le corps , ces arguments ne s'appliquent t-ils pas aussi pour le ping pong ?

Finalement , la seule différence n'est elle pas que la passion qui t'animait pour le ping pong était supérieure à celle qui t'anime pour le poker ?

Voire , est ce que tu n'idéalise pas après coup cette période de ta vie , comme il est probable que dans 10-15-20 ans , tu idéalisera ta période de poker pro en ayant oublié tous les moments de frustation et avec pour seul souvenirs les bon moments et la liberté dont tu jouissais ,

Share this post


Link to post
Share on other sites

A vous lire ce qui ressort souvent est l'isolement. Certain grind probablement déjà à plusieurs de temps en temps chez l'un ou chez l'autre, mais pourquoi ne pas pousser le truc un peu plus loin et imaginer recréer un cadre de travail : un groupe de grinders loueraient un local/appart (frais professionnel ?) pour se retrouver à heures fixes pour grinder. Quelque chose d'un peu plus sérieux et cadré qu'une colloc de balla, histoire "d'aller au travail" et de voir des "collègues de boulot", encaisser les swing à plusieurs à la pause café/clope, rentrer le soir (ou le matin) chez soi et déconnecter, retrouver un semblant de vie normal en somme. Et surtout dissocier le grind de son lieu de vie. Parce que finalement subir la variance chez soi c'est la garder constamment avec soi, c'est vivre avec. Certaine personnes subissent beaucoup de pression et de stress au travail et parviennent quand même à déconnecter complètement et oublier les soucis du boulot dès qu'il mettent un pieds chez eux, chose un peu plus compliqué à faire quand tu vie sur ton lieu de travail ou inversement.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Hello,

 

Je ne capte pas trop pourquoi vous voulez systématiquement mettre en opposition la vie de joueur de poker avec celle d'un salarié (ou entrepreneur) ... et en tirer des généralités.

La question ou réflexion de base était de tenter d'expliquer le blues passager d'un grinder, pas de prouver que c'est parce qu'il grinde qu'il a le blues (subtile mais fondamentale différence à mon avis).

 

On connait tous des gars qui bossent "normalement" avec 0 échange avec leurs collègues, qui gagnent des tonnes et ont le blues, qui ne branlent rien et sont heureux ... bref vous limitez les comparaisons en faisant un procès "à charge" des contraintes de la vie de joueur de poker (que je ne suis pas je sais mais quand même).

 

Dans tous les tafs il ya des contraintes et on peut toujours croire que l'herbe est plus verte ailleurs ... mais dans ce cas il faut se poser les bonnes questions et savoir ce qu'il faut mettre dans la balance pour être heureux ... De qui, de quoi et comment, combien a t'on besoin pour être bien dans ses pompes? 

 

C'est à mon avis la seule approche qui vaille (dans les limites de ses capacités ofc).

 

Have fun.

Panda.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ah ça l'herbe est toujours plus verte ailleurs, c'est malheureusement ce qui caractérise le mieux l'être humain imo :)

Cela étant dit je ne suis pas d'accord avec ton analyse du thème du sujet.

La question c'est peut on être fondamentalement heureux en ne faisant que du poker, ce qui est forcément à mettre en contraste avec une situation plus standard, c'est à dire travailler.

A vous lire ce qui ressort souvent est l'isolement. Certain grind probablement déjà à plusieurs de temps en temps chez l'un ou chez l'autre, mais pourquoi ne pas pousser le truc un peu plus loin et imaginer recréer un cadre de travail : un groupe de grinders loueraient un local/appart (frais professionnel ?) pour se retrouver à heures fixes pour grinder. Quelque chose d'un peu plus sérieux et cadré qu'une colloc de balla, histoire "d'aller au travail" et de voir des "collègues de boulot", encaisser les swing à plusieurs à la pause café/clope, rentrer le soir (ou le matin) chez soi et déconnecter, retrouver un semblant de vie normal en somme. Et surtout dissocier le grind de son lieu de vie. Parce que finalement subir la variance chez soi c'est la garder constamment avec soi, c'est vivre avec. Certaine personnes subissent beaucoup de pression et de stress au travail et parviennent quand même à déconnecter complètement et oublier les soucis du boulot dès qu'il mettent un pieds chez eux, chose un peu plus compliqué à faire quand tu vie sur ton lieu de travail ou inversement.

J'y ai très sérieusement pensé, je me suis même dit qu'il y'avait un business à monter, mais bon en France vu la conjoncture ça me semble compromis :)

 

Sinon je voulais juste revenir sur deux points maintenant que je suis de retour à Paris et que j'ai plus de temps pour y réfléchir : 

 

Tout d'abord j'ai la chance d'avoir dégotté un poste de cadre intéressant et dans une PME dynamique dont je connais de longue date la plupart des employés, ce qui change probablement pas mal de choses concernant les interactions avec les collègues.

 

Par ailleurs, l'intérêt du boulot porte naturellement une grande part de responsabilité dans mon point étant donné qu'il m'apporte les sentiments de valorisation et surtout d'accomplissement que je recherchais. C'est peut être moins le cas pour des postes plus fonctionnels ou pire encore effectués à contre-coeur.

 

Enfin, il y'a un point selon moi essentiel, ce sont les horaires, qui sont fixes dans le cadre d'un boulot classique et la plupart du temps aléatoires + décalés dans le milieu du poker.

Ce point me semble important d'une part parce qu'avoir des horaires fixes permet d'avoir une bien meilleure hygiène de vie, et d'être en forme plus facilement, mais aussi parce qu'avoir des horaires décalés nous met en marge de la société et qu'il est une nouvelle fois ainsi plus difficile d'avoir une vie sociale standard. Quand on se lève à 18h, on est effectivement pas très enclin à aller à un after work pour le petit déjeuner...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now


  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

English
Retour en haut de page
×