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Soit un taux horaire énormissime comparé à des mecs qui sont payés 10k/mois (qui ne bosse pas que 60 heures dans le mois, on est tous bien d'accord).

que doit approcher n'importe quel bon reg gagnant en 600+ sur le .com, sauf que moorman représente la crème des joueurs de MTT (à la base c'était pour comparer CG et MTT je crois)

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que doit approcher n'importe quel bon reg gagnant en 600+ sur le .com, sauf que moorman représente la crème des joueurs de MTT (à la base c'était pour comparer CG et MTT je crois)

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Edited by checkneed

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Non sens les calculs sur Moorman. Pas envie de détailler car c'est pas le sujet. Mais vous faites fausse route quand vous essayez d'estimer le taux horaire d'un joueur MTT. Surtout en ce qui le concerne vu qu'il joue sur 50 rooms différentes et que PS.com est la plus high variance de toutes.

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J'ai passé un entretien pour gérer la com de Winamax quand ils arrivaient en France. J'ai pas été pris et c'est dommage, mais l'histoire c'est que Canel Frichet, la boss de Wina donc, élue entrepremeunse de l'année par exemple, essec mba harvard toussa, m'a dit texto quand on parlait de la cible à toucher : "on vise les geeks"

 

et effectivement les multi-tableurs sont avant tout des geeks, on le prend comme on veut mais c'est imparable. Et un geek, même si l'appréciation de nos jours est moins péjorative qu'au départ, reste un geek, c'est à dire un no life, le plus souvent dépressif et sans amis.

 

Un no life riche reste un no life. Et un no life aura toujours l'air absent, il s'intéressera pas, il s'enfermera dès que possible, sacrifiera les autres activités, bloquera sur son PC pendant des plombes, trouvera le moyen - évidemment - de bouffer en jouant, et perso il m'est même arrivé de porter mon put**n de pc portable jusqu'aux chiottes pour continuer à jouer tout en pissant

 

j'ai déjà lu Artplay répondre à un random qui le charrait parce qu'il ne jouait jamais après 18h. Il a simplement répondu qu'il y avait un temps pour le poker, jusqu'à 18h, et un temps pour sa meuf, après. Et il s'y tenait, et ça l'empêche pas de prendre gros et d'en vivre depuis des années.

 

Le problème vient pas du poker, ou du pari sportif, ou de facebook ou de counter strike. Le problème vient de l'utilisation qui en est faite par nous autres joueurs. Donc en conclusion rien c'est pire, mais moins c'est mieux.

Ok pour le commentaire par contre faudrait vraiment arrêter d'utiliser le mot geek à la place du mot nerd car il y a une différence énorme... Dans geek il y a le côté passionné et surtout il y a le côté CREATION alors que le nerd, comme ce que tu décris est simplement une mer.de qui a un gros problème dans sa vie qu'il comble en jouant à outrance sans ne jamais rien apporter à la communauté. Un geek n'est absolument pas un "no life".

Edited by k4ne

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Vous êtes étrangement majoritairement tous des dépressifs dans l âme , non?

 

Je n ai ni le courage, ni beaucoup de contenu à produire pour faire un pavé mais, en revanche, j ai été salarié plus longtemps que la plupart d entre vous (une bonne douzaine d années), et toujours plutôt bien payé par rapport au salaire médian ( entre 1.5k et 4.5k par mois en fonction des périodes disons) , le tout en bossant toujours très peu toujours par rapport à la moyenne des salariés français (+/-entre 1h30 et 8h par jour pour être honnête, dailleurs plutôt de façon inversement proportionnelle à mon salaire) . Bref, en ayant toujours été +/- un salarié privilégié en terme d hourly , je me suis perso jamais vraiment épanoui dans le salariat . Sans jamais non plus avoir eu l impression de vivre une vie de m**de absolue , je n ai jamais jamais pris mon travail comme une activité cool ni épanouissante : fallait y aller et faire le job quoi ...

 

Pendant les dernières années j étais déjà plus rentable au poker qu au boulot en terme d hourly et j me mettais plus facilement à jouer qu à aller visiter toujours les mêmes clients ou qu à former des mecs ( j étais en fonction des périodes commercial puis responsable co puis commercial à nouveau en B to B) .Alors, certes, l envie de jouer et le plaisir que ça procure s érode avec le temps comme la passion amoureuse et tu finis par avoir une relation avec le poker différente et moins érotique mais même après j sais pas trop combien de temps mais au moins 6/7 ans de façon "active" (nan msieu le controleur , rien à voir avec pro!!!) , j suis loin d être contraint  de me bousculer autant pour aller jouer que je n étais parfois voire souvent obligé de le faire pour aller bosser ...

 

Et j oublie vraiment pas que , même au boulot ,  j ai toujours été un peu privilégié  ! Par exemple, ma femme bosse dans un taf pourri depuis 20 ans à 1.3k par mois avec des horaires à la con et une activité totalement inintéressante et même pas gratifiante donc bon , j veux bien comprendre que celui qui gagnait beaucoup hier et qui rame aujourd hui , comme c est le cas de pas mal de mecs au poker depuis quelques mois , ressente du mal-être ou de la peur de l avenir et donc devienne anxieux voire même que le poker tout court amène de l anxiété même sans bad run et en gagnant bien sa vie mais je garde quand même une franche impression que , pour beaucoup de ceux concernés par ce genre de ressenti , c est surtout lié à une candeur de fin d adolescence... (iamcandide , c était pêt bien choisi d ailleurs même si en l occurence pour lui ca semble être le contraire ;))

 

J ai l impression que vous n avez, pour certains , pas encore idée de la dureté de la vie professionnelle et n avez pas forcément d idées très concrêtes quant à la valeur réelle de l argent et à la difficulté du monde professionnel  , d autant que + d implication n amène bien souvent pas + d argent dans la vraie vie . J ai pas mal l impression que bon nombre de ceux qui whine sur leur rythme de cashgamer pro aujourd hui auront une grande mélancolie dans 5/10 ans quand ils regarderont derrière eux ( je parle obv pour ceux qui gagnent bien leur vie au poker)

 

Qu on se comprenne bien, je ne cherche en rien à faire l apologie du poker pro  qui n est d ailleurs pour moi pas un "métier" et qui ne mérite pas vraiment l argent qu il gagne ( enfin maintenant avec impôts et niveau qui monte , c est vachement moins vrai vu qu on gagne beaucoup moins...)

 

Bah,en fait,  au final, c est quasi un pavé ...

 

bonne chance à tous que ce soit aux tables ou dans d autres projets , trouvez juste ce qui vous rend heureux , au moins de temps en temps ... ;)

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Les pleureuses font qd meme pas mal enfants gates.

Le poker devient lassant, je perd la motivation, etc.. etc... mais c'est un peu comme n'importe quel boulot les gars.

Imo, l'enorme majorité des boulots a sa part de routine, engendre une lassitude parfois, des frustrations (hierarchie interne par exemple), des bad beats (quand on perd des affairesa repetition et on decroche plus rien), etc...

Sauf que votre boulot, il se rapproche plus d'une passion que d'une galere.

Edited by Kastet

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Alors moi je ne suis que trentenaire, et je ne suis pas pro, et ce que disent Lulu et Kastet ressemble pas mal à ce que j'ai connu dans mon premier job. Une boîte super, mais avec plein d'inconvénients, comme toutes les boîtes, que TOUS les juniors (moi y compris à un certain moment) se mettaient à critiquer et à avoir l'air de ne plus supporter. Dans plein de cas, ceux qui ont changé se sont rendus compte a posterio des avantages et de la qualité de la première boîte. En gros, pour la plupart des pro ici le poker est leur première expérience pro, ils n'ont pas forcément le recul pour bien en juger les points positifs et négatifs. Ce qui peut conduire à être extrêmement critique.

 

Je ne dis pas qu'il n'y a que des points positifs à vivre du poker (ça ne me viendrait d'ailleurs jamais à l'idée, tellement l'incapacité à me projeter dans 10 ans me terrifierait), mais les vécus très difficiles présentés ici par certains montrent que ce n'est pas seulement le jeu qui est à remettre en cause, mais aussi et beaucoup la personnalité des gens concernés. Et en disant cela, je ne prétends pas avoir une approche 100% saine du jeu moi-même.

 

Le poker est un job qui présente pas mal de caractéristiques communes avec entrepreneuriat, avec le défaut de ne pas forcément pouvoir servir de carte de visite en cas de plan B, contrairement au fait de pouvoir dire que tu as monté un truc, même si ça a planté. Le seul atout est qu'il peut permettre de mettre de la thune de côté pour monter un truc ultérieurement, quand on bat les limites les plus hautes. Il y a des gens qui sont prêts à assumer ces risques, et d'autres non. Après il y a ceux qui se sont posés la question avant de se lancer, et ceux qui ne l'ont pas fait. Et comme dit Hitman, il y a ceux qui vivotent avec le poker, disons entre 1 et 2 SMIC (j'ai conscience que c'est déjà mieux que pas mal de gens en France), et qui font à mon avis une erreur (au regard du fait qu'à un moment ils devront repartir de 0) et doivent effectivement en ressentir une certaine souffrance, même si cette erreur n'est pas conscientisée.

 

Et pour finir, comme on est dans la rubrique M/H Stakes, j'imagine qu'on parle de la souffrance de ceux gagnant plus que cela, et dans ce cas, il peut être pertinent de se poser la question d'équilibrer mieux vie perso & poker ou nouvelle vie pro (éventuellement à temps partiel) & poker, et voir si ça aide à gérer ces difficultés. On peut gagner très correctement de l'argent à ce jeu, même en pondant seulement 35kh ou 50kh par mois.

Edited by Willy_Odin

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Bonjour,

 

Je pense comme certains que vivre du poker (MTT, CG peu importe) présente un certain nombre de similitudes avec l'entreprenariat.

Qu'il doit être bon de ne dépendre d'aucun patron, d'aucun horaire et être le seul responsable de sa potentielle réussite financière ... mais comme bien souligné dans quelques réponses, le revers de la médaille est qu'on devient également responsable de tout quand ça m**doie (bad run toussa toussa).

 

Mais c'est pareil partout, au poker ou au boulot, rien n'est jamais acquis !!! Je suis dans ma boite avec un bon poste depuis 7 ans, bosse depuis quasi 20 ans et aujourd'hui encore je suis quasi persuadé que je ne finirai pas ma vie professionnelle là où je suis ... Si je deviens moins productif, que mon bosse me saoule, qu'un jeune shark me pousse vers la sortie et bien il faudra changer mon fusil d'épaule et tout recommencer c'est comme ça.

 

Alors oui parfois ça fout le cafard, j'ai une femme et un enfant de 2 ans, quand on se dit que ce n'est pas gagné, et que je ne peux pas encore acheter ma retraite, mais c'est le jeu et il faut savoir positiver sur ce qu'on a aujourd'hui et se donner les moyens de continuer ainsi. Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir, et avoir les miquettes de perdre ce que l'on a tout à fait humain ... mais bon fait pas que ça devienne pathologique quoi !!!

 

Et si demain ça s'arrête bah tant pis j'aurai profité et je ferai comme il y presque 2 décennies, je me sortirai les doigts et trouverai une nouvelle voie.

 

Have fun.

Panda.

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Ok pour le commentaire par contre faudrait vraiment arrêter d'utiliser le mot geek à la place du mot nerd car il y a une différence énorme... Dans geek il y a le côté passionné et surtout il y a le côté CREATION alors que le nerd, comme ce que tu décris est simplement une mer.de qui a un gros problème dans sa vie qu'il comble en jouant à outrance sans ne jamais rien apporter à la communauté. Un geek n'est absolument pas un "no life".

merci pour la précision geek/nerd

 

en revanche je te trouve un peu dur sur le nerd, je suis pas sur qu'il y ait un pb au départ ou que le jeu cache un pb sous-jacent ou je ne sais quoi. c'est peut-êre une bonne question je sais pas.

 

moi j'adore jouer, que ce soit sur PC, à la belote, aux échecs, aux dominos, au golf ou au foot, etc... ensuite que le pok soit le jeu qui me fasse le plus kiffer et que j'en abuse c'est un fait, mais je crois pas avoir un pb au départ

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Le poker est un grand tissu d'illusions, et on se perd tous dedans à notre manière.

On peut être un très bon joueur de poker, au sens de 'savoir jouer', mais être pro sur la durée nécessite des qualités bien plus profondes et invisibles...

Au fond le poker est un révélateur. C'est un mouvement, c'est le changement incarné, et il reste insaisissable. On essaie, nous 'joueurs confirmés' d'élaborer des théories, des approches stratégiques. On modèle des concepts complexes, on cherche la clef, on croit résoudre un puzzle. C'est une des grandes illusions: le poker ne se saisit pas, il s'éprouve.

 

Tellement de fois, on croit 'comprendre' le poker, ça y est on a la solution, on crush. Rien ne dure, l'impermanence est la source du mouvement, et voilà, ça arrive sans prévenir, un jour on crush plus. On peut blâmer la variance ou quoi que ce soit: tout d'un coup le poker paraît un piège, on perd toute notre confiance, tous nos repères, on en oublie qu'on pouvait jouer sans crainte. Le fait est qu'on a pris confiance, qu'on a cru 'saisir', et qu'on a lâché la 'bonne posture'. On s'est décalé, ou on s'est rigidifié, et il faut alors faire acte de souplesse, retravailler en profondeur. Ce qu'on a appris, et notamment ce qu'on a mal appris, il faut le désapprendre.

Toujours ce même mouvement: le poker est un puzzle, mais dès qu'on croit l'avoir fini, on se rend compte qu'on était en train de fixer une seule pièce, et pas du tout l'ensemble du truc. C'est vertigineux.

 

Le poker ne rend pas heureux, ni malheureux. il révèle ce à quoi on s'attache. Où sont nos volontés de maîtrise? Quelles sont les forces à l'oeuvre en nous? Et si notre objectif était de nous éveiller à travers ce jeu?

 

 

Tous les gens que je vois jouer, quasiment, s'infligent de la douleur au poker. De fait le poker nous présente en permanence des obstacles, des confrontations, des frustrations énormes et subtiles. Et de manière toujours renouvelé ; on peut s'endurcir, se roder autant qu'on veut, le poker nous surprendra encore par les chemins de souffrance qu'il nous fait traverser. Alors pourquoi continuons-nous de nous asseoir? Qu'est-ce qu'il y a de si addictif dans ce jeu de masos où des gens très bons et profondément gentils peuvent en arriver à des niveaux de tension et de violence qui ne leurs correspondent pas?

 

Le poker révèle, le poker est un Maître. Il n'a pas de forme, il a toutes les formes, chaque jour il nous apprend. Chaque jour il nous confronte, alors chaque jour il est un exercice de présence, de souffle, et de stabilité. Tout dans le poker me déséquilibre et cherche à me faire tomber, comment vais-je rester droit et calme dans cet environnement?

 

En tout cas c'est pour ça que je continue toujours, malgré les revers, parce que je cherche la Voie, je cherche la sagesse ; le poker fait émerger des mouvements inconscients d'une telle complexité qu'on en sort avec une plus grande connaissance de soi. Et c'est aussi pour cette raison que je crois à mes chances dans cet environnement, quels que soient ses changements ; parce que contrairement à beaucoup de joueurs, il semble, je ne cherche plus à 'trouver la solution', j'embrasse le mystère et le mouvement permanent des cartes.

 

 

 

GL à tous.

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Le poker est un grand tissu d'illusions, et on se perd tous dedans à notre manière.

...

Au fond le poker est un révélateur. C'est un mouvement, c'est le changement incarné, et il reste insaisissable.

...

C'est vertigineux.

...

Le poker ne rend pas heureux, ni malheureux. il révèle ce à quoi on s'attache. Où sont nos volontés de maîtrise? Quelles sont les forces à l'oeuvre en nous? Et si notre objectif était de nous éveiller à travers ce jeu?

...

j'embrasse le mystère et le mouvement permanent des cartes.

j'en ai les larmes aux yeux, c'est cro cro beau

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Le poker est un grand tissu d'illusions, et on se perd tous dedans à notre manière.

On peut être un très bon joueur de poker, au sens de 'savoir jouer', mais être pro sur la durée nécessite des qualités bien plus profondes et invisibles...

Au fond le poker est un révélateur. C'est un mouvement, c'est le changement incarné, et il reste insaisissable. On essaie, nous 'joueurs confirmés' d'élaborer des théories, des approches stratégiques. On modèle des concepts complexes, on cherche la clef, on croit résoudre un puzzle. C'est une des grandes illusions: le poker ne se saisit pas, il s'éprouve.

 

Tellement de fois, on croit 'comprendre' le poker, ça y est on a la solution, on crush. Rien ne dure, l'impermanence est la source du mouvement, et voilà, ça arrive sans prévenir, un jour on crush plus. On peut blâmer la variance ou quoi que ce soit: tout d'un coup le poker paraît un piège, on perd toute notre confiance, tous nos repères, on en oublie qu'on pouvait jouer sans crainte. Le fait est qu'on a pris confiance, qu'on a cru 'saisir', et qu'on a lâché la 'bonne posture'. On s'est décalé, ou on s'est rigidifié, et il faut alors faire acte de souplesse, retravailler en profondeur. Ce qu'on a appris, et notamment ce qu'on a mal appris, il faut le désapprendre.

Toujours ce même mouvement: le poker est un puzzle, mais dès qu'on croit l'avoir fini, on se rend compte qu'on était en train de fixer une seule pièce, et pas du tout l'ensemble du truc. C'est vertigineux.

 

Le poker ne rend pas heureux, ni malheureux. il révèle ce à quoi on s'attache. Où sont nos volontés de maîtrise? Quelles sont les forces à l'oeuvre en nous? Et si notre objectif était de nous éveiller à travers ce jeu?

 

 

Tous les gens que je vois jouer, quasiment, s'infligent de la douleur au poker. De fait le poker nous présente en permanence des obstacles, des confrontations, des frustrations énormes et subtiles. Et de manière toujours renouvelé ; on peut s'endurcir, se roder autant qu'on veut, le poker nous surprendra encore par les chemins de souffrance qu'il nous fait traverser. Alors pourquoi continuons-nous de nous asseoir? Qu'est-ce qu'il y a de si addictif dans ce jeu de masos où des gens très bons et profondément gentils peuvent en arriver à des niveaux de tension et de violence qui ne leurs correspondent pas?

 

Le poker révèle, le poker est un Maître. Il n'a pas de forme, il a toutes les formes, chaque jour il nous apprend. Chaque jour il nous confronte, alors chaque jour il est un exercice de présence, de souffle, et de stabilité. Tout dans le poker me déséquilibre et cherche à me faire tomber, comment vais-je rester droit et calme dans cet environnement?

 

En tout cas c'est pour ça que je continue toujours, malgré les revers, parce que je cherche la Voie, je cherche la sagesse ; le poker fait émerger des mouvements inconscients d'une telle complexité qu'on en sort avec une plus grande connaissance de soi. Et c'est aussi pour cette raison que je crois à mes chances dans cet environnement, quels que soient ses changements ; parce que contrairement à beaucoup de joueurs, il semble, je ne cherche plus à 'trouver la solution', j'embrasse le mystère et le mouvement permanent des cartes.

 

 

 

GL à tous.

C' est joliement dit et ça fait plaisir à lire,merci Mr !

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Je rejoins totalement l'avis de certains disant qu'avant de vouloir être heureux au poker il faut être heureux dans sa vie en général.

Le bonheur n'est pas inné, il se cultive.

 

Pour faire de sa vie un bon plat à manger, il fait y mettre les bons ingrédients : sortir, manger équilibré, faire du sport, prendre soin de ses proches, aider les gens (donner des cours, association, bénévolat). Bref, prendre suffisamment de recul sur le pok' permet de mieux réussir.

 

Je ne suis pas pro mais malgré mon faible volume, je me rends bien compte à quel point que cette activité requière beaucoup de rigueur pour celui qui s'y investit sérieusement. Pour ma part je suis tombé dans la marmitte l'année où j'ai décroché mon 1er job il y a 3 ans.

 

J'ai commencé à jouer alors que j'étais célibataire. J'avoue que malgré mon taf en parallèle et ma coloc avec un de mes meilleurs amis je me suis renfermé sur moi-même, dans ma bulle poker. Je refusais très souvent de rejoindre mes potes pour une sortie et n'ayant pas de famille à proximité, l'isolement était fréquent.

 

J'ai vraiment pris conscience que ça ne pouvait pas durer ainsi lorsque j'ai rencontré ma copine. Elle m'a fait prendre conscience que ma vie était vide et que je m'éloignais de mon entourage. Lorsque nous avons décidé de nous installer ensemble, ça a été l'occasion de tout remettre à plat : grâce à de nombreuses remises en question, j'ai repensé à un équilibre de vie qui pourrait me permettre de continuer à évoluer au poker tout en m'épanouissant personnellement et socialement.

 

J'ai alors d'abord défini mes priorités hors poker pour ensuite adapter mon activité à mon mode de vie : jouer pour jouer mieux plutôt que jouer pour gagner de l'argent. J'ai alors laissé de côté le volume pour priviligier la qualité de jeu, l'attention sur mon état mental et physique durant mes sessions.

 

Résultat : je suis plus efficace quand je joue et mon entourage a compris et accepté quelles étaient mes attentes vis à vis du poker. Cette passion m'a permis de prendre confiance en moi, m'a fait découvrir de nouveaux domaines comme la méditation et fait faire de belles rencontres (ils se reconnaitront). C'est même grâce au poker que j'ai repris le sport et que je fais plus attention à moi-même.

 

L'important dans cette histoire c'est de savoir d'où l'on part, qu'est ce qu'on attend, quels sont les objectifs que l'on s'impose et ses limites.

A partir du moment où le cadre est établi alors on peut commencer sereinement notre passion qu'elle qu'en soit la raison.

Chacun vit son aventure pokéristique comme il l'entend, pourvu qu'elle soit en harmonie avec soi-même.

C'est la clé du succès imo.

 

Donc si j'avais un petit conseil à donner en cas de pokerblues ça serait : Sois d'abord heureux dans ta vie avant de vouloir être heureux au poker.

Edited by Manu_O

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Merci Bobi d'avoir lancé ce beau sujet.

 

J'ai du mal à comprendre quand vous dite que votre vie est bouffée par le poker. Je suis un des plus gros grinders en volume du .fr. Je joue max 6h/jour. Je bosse mon jeu 1h/j et je dors 7h/j.

Il me reste 10h/jour pour voir ma meuf, voir mes potes, faire du sport, lire, aller au ciné, aller au marché et me faire de bons petits plats...

Et je fais aussi des breaks de une à trois semaines pour partir loin de Paris sans penser au poker du tout.

 

J'ai bcp plus de temps libre que quand j'étais cadre avec plus de 10h au taf et 1h de transport.

 

Pour moi, il y a une seule chose qui gache la vie du joueur de poker et je suis surpris que personne n'en aie vraiment parlé: c'est la forte incertitude sur le futur.

Nous vivons toujours avec la menace d'un contrôle fiscal sur nos gains passés et nous travaillons dans un marché en pleine récession ou il n'y aura bientôt plus de place pour tout le monde. Je pense que c'est cela qui mine le moral de beaucoup de joueurs même s'ils ne veulent pas se l'avouer.

C'est ce qui les pousse à faire beaucoup de volume pour essayer d'entasser un max ou qui les fait se torturer l'esprit à se demander s'ils n'ont pas fait une erreur de partir dans cette voie et de savoir comment rebondir quand le poker sera fini pour eux.

Edited by Tof59

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HS sur la distinction Nerd/Geek

Ok pour le commentaire par contre faudrait vraiment arrêter d'utiliser le mot geek à la place du mot nerd car il y a une différence énorme... Dans geek il y a le côté passionné et surtout il y a le côté CREATION alors que le nerd, comme ce que tu décris est simplement une mer.de qui a un gros problème dans sa vie qu'il comble en jouant à outrance sans ne jamais rien apporter à la communauté. Un geek n'est absolument pas un "no life".

 

 

1/ geeknerd-simpsons.png?w=500&h=315

 

 

2/ ku-medium.jpg

 

3/ geeknerd-plot-01.png?w=500&h=470

 

 

4/ ku-medium.jpg

 

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Perso j'aime pas jouer au poker mais j'aime gagner de l'argent, donc je me force à jouer tous les jours ou presque. Et c'est comme ça depuis le tout début, y'a 5 ans environ.

 

Honnêtement le seul truc qui me procure de la joie dans ce jeu c'est de voir augmenter ma bankroll, admirer ma courbe de gains ou voir un virement sur mon compte.  Donc tant que je gagne, je serai content.  :/

 

Sinon je suis d'accord avec Tof, je vois pas bien comment on peut se plaindre de gagner pas mal d'argent en étant très libre et en cliquant sur des boutons (en gros c'est mieux que 99% des boulots). 

Par contre les incertitudes sur l'avenir et le fisc, ça je comprend que ça puisse miner le moral. Surtout pour les joueurs 100% pro avec peu d'économies et pas d'autres voies en vue au cas ou...

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en cliquant sur des boutons (en gros c'est mieux que 99% des boulots). 

Absolument pas d'accord avec ça, le poker reste un jeu individuel, et même si tu peux jouer avec des potes/te mettre en coloc etc, il en demeure que les contacts humains sont fortement limités (obv je parle pas du live). Je reste convaincu que cliquer sur des boutons comme tu dis -même en prenant en compte la réflexion en amont- est beaucoup moins épanouissant que de nombreux jobs.

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