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Ryf86

L'actualité des sciences, de la recherche,...

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Purée quand je pense que j'ai voté pour ce truc à l'époque et on n'a même pas une preuve que cette enflure a posé un étron du zoo dans le code. On s'est bien fait enfler sur ce coup là.

Après la première place de la calzone ça commence à faire beaucoup.

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il y a 5 minutes, Byshop a écrit :

Vous n'avez fait qu'une seule pièces que vous avez testé sous toute les coutures, ou bien c'était du travail en quasi série pour fracasser les bidules contre les murs histoire de voir comment ça réagissait ? Très content pour toi en tout cas ! Ça doit être une sensation bien particulière de savoir sur Mars un objet qu'on a eu entre les mains.

La logique le plus souvent dans le spatial est d'avoir a minima un vrai modèle de qualif, sur lequel tu appliques des marges plus importante en essais pour anticiper les différents aléas (par exemple si avec des analyses et des modèles tu détermines que le système va vivre dans une plage de température -50/+30, tu appliques déjà une première marge de calcul, par exemple 5°C, donc ta sortie de calcul est -55/+35. Pour les essais, tu appliques de nouveau une marge supplémentaire, et tu vas tester entre -70 et 50 par exemple (les marges changent en fonction du type de systèmes etc ...)
Tu brutalises ce modèle, parfois même jusqu'à des tests destructifs. 

 

La logique d'un modèle de qualif va bien quand tu as une logique de lot. Dans une logique de lot avec une construction identique, tu prends 5 pièces A/B/C/D/E, tu bourrinnes A en modèle de qualif (tu prends parfois même celui qui a potentiellement déjà le plus de défauts), tu prends ensuite B/C/D/E sur lesquels tu appliques des essais dits d'acceptance, et tu prends le meilleur de ce lot pour le faire voler.

 

Pour certains sous-systèmes, on avait des modèles de qualification. C'est le cas pour les deux types de mécanisme. 
Ca a duré si longtemps parce qu'on a également appliqué des marges sur la durée de vie de ces mécanismes.
 

Par exemple, pour le mécanisme d'équilibrage qui nous a donné le plus de fils à retordre

Spoiler

Moteur d'équilibrage (© IPGP) 

pendule_vbb_BM_big.jpg

Il permet, comme son nom l'indique, d'équilibrer le système (un moteur qui se déplace sur une vis, et guidé par deux guides sur les côtés).

On savait approximer l'utilisation pour la vie nominale de la mission (2 ans) en se disant "ok, on va faire tant de "petit" équilibrage par semaine, tant de "gros équilibrage" par mois, ..." Il fallait également analyser les mouvements que l'on ferait sur Terre pour les différents essais des différentes campagnes : au niveau acceptance du mécanisme tout seul, au niveau des essais d'acceptance du sismomètre, puis d'acceptance de la sphère, etc ... des labo de la banlieue ile de france, jusqu'aux essais avant d'intégrer le système entier sur la fusée.

On a multiplié ces actions par 3, et on savait combien de fois il fallait le tester. Mon premier but du jeu était de construire le plan de qualification au vu de tout ça, estimer le cas pire, mélanger un peu tout ça, et tu sors avec un plan qui fait plusieurs pages qui te dit plage de température, nature du mouvement, etc.

C'est pour ça que la durée de vie donnée nominale est souvent dépassée (comme pour le rover spirit du JPL par exemple, construit pour travailler 90j, il a finalement marché plus de 5 ans, l'autre rover de la mission Opportunity lui, s'est arrêté juste cet été, 15 ans ... vendus pour 90j, c'est pas de l'obsolescence programmée là).
Ensuite on l'a cyclé pendant des mois en température. Mais c'est une étape moins critique, c'pour ça que j'en parlais dans le premier message, la qualification des mécanismes devaient finir après le lancement.
C'est le but d'un modèle de qualif.
Et quand je parle de tests destructifs, c'est pas exagéré, à la fin, on fini parfois par découper des morceaux, pour observer au microscope dans la matière, et voir comment auraient pu se créer des fissures ou ce genre de choses.
 

 

Pour les pendules VBB, et au vu de la grande difficulté d'avoir un sismomètre intégral qui fonctionne dans la gamme qu'il faut, on n'a pas eu de modèle de qualification.

Spoiler

Le pivot à lamelles d'un pendule (© IPGP) au début par exemple, on n'arrivait pas à construire cette pièce, qui s'appelle le pivot. C'est une des pièces les plus impressionnantes que j'ai vu : chaque petite lamelle qu'on voit fait 50 microns d'épaisseur. Il faut qu'elles soient parallèles. C'est l'axe de rotation du pendule. La pièce fait a peine 5 cm de longueur.

On imaginait pas bourriné ce genre de pièce tant c'était compliqué au début de les fabriquer. Après, notre industriel était parfois capable de nous en livrer un en 10j. Phénoménal.

On est parti dans une logique qui s'appelle proto flight. En gros, tu construis tes modèles de vol, tu les testes et les acceptes, et ils volent. Y a pas de modèle que tu vas brutaliser. 
Tu rajoutes à ça que chaque pendule VBB est absolument unique, donc la logique de lot est inutile à appliquer (chaque combinaison de ressort, pivot, mécanisme, ... forme un système unique de paramètre, et sont y a pas de reproductibilité identique d'un pendule à l'autre). La seule chose qui arriverait, c'est que tu brutaliserais trop un potentiel modèle de vol, quand on a parfois craint être incapable de livrer 3 pendules suffisamment performants. Ce risque n'a pas été pris.

Il fallait livrer 6 sismomètres : 3 pour le modèle de vol, 3 pour le modèle de rechange (tu dois être capable jusqu'à très tard de décider de switcher et de prendre ton modèle de rechange).
On a construit plusieurs sismomètres, on les a testés et acceptés (avec une marge moins forte que la marge de qualification), et un choix a ensuite été fait "tel pendule sera modèle de vol, tel autre modèle de rechange".

 

 

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Il y a 2 heures, General_doc2 a écrit :

 

 

Ahah je sais pas si je me level ou pas, mais vu qu'on a pas mal discuté quand on était sur le chan football manager, j'imagine que PassTaga voulait savoir plus précisément sur le sismomètre ? :ninja: 

 

Beh ouais c'est carrément ça, maintenant que ça s'est (merveilleusement <3 ) concrétisé, forcément je trouvais intéressant d'avoir vraiments les p'tits détails du truc, là qu'on voit à quoi ça ressemble, qu'on comprend à quoi ça sert et tout de manière concrète... Vraiment no troll!!

Merci <3

Et azi envoie les anecdotes, secrets de fabrication et tout dans le trède dédié, perso, ça m'ferait bien kiffer 

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Dans le style gros calcul de malade mental !!!

 

Des chercheurs ont récemment calculé le nombre de photons émis par toutes les étoiles depuis le début de l’Univers.

Les chercheurs ce sont basés sur des mesures de la lumière de fond extragalactique, sorte de brouillard cosmique de rayonnement qui s’accumule depuis que les étoiles ont éclairé l’Univers pour la première fois il y a 13,7 milliards d'années.

Les astronomes se sont ensuite appuyés sur la lumière de 739 blazars (trous noirs supermassifs émettant de puissants jets de rayons gamma et donc ultra brillants)  comme « balises » pour éclairer ce brouillard.

Les photons à rayons gamma de ces blazars étant en grande majorité absorbés en traversant ce brouillard de lumière, les chercheurs ont alors (grossièrement) pu calculer la quantité de radiation perdue en cours de route. Cela leur a ensuite permis d’estimer la quantité de lumière produite par les étoiles depuis le début de l’Univers.

Depuis le début de l’univers, environ 1 000 milliards de milliards d’étoiles ont évolué, rayonnant au total 4×10 84photons. Autrement dit : 4 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 photons.

Les résultats suggèrent par ailleurs que la formation d’étoiles était à son plus haut niveau il y a environ 11 milliards d’années.

 

A titre de comparaison le nombre de façon de mélanger un jeu de 52 cartes est de 8.0658 × 1067 ^_^

 

 

Modifié par Gonzo49ers

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Photo la plus proche du soleil jamais réalisée

Le 8 novembre la sonde Parker Solar Probe  a fait un premier survol de notre étoile, à environ 27 millions de kilomètres, capturant au passage la photo d’un jet coronal.

Un jet coronal est une structure de plasma éjectée suite à des éruptions ayant pris place au-dessus des taches solaires (zones où l’activité magnétique est très intense).

Sur la photo on observe deux rayons visibles (sur la gauche). Le point brillant n’est autre que Mercure, de passage devant le Soleil.

f.jpg.1ffe019b142567774ce7dad2a8b1d0ab.jpg

Modifié par Gonzo49ers

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https://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Mars_Express/Mars_Express_gets_festive_A_winter_wonderland_on_Mars

Sur mars, vue oblique reconstruite à partir des prises de vue de dessus.

Je sais pas si c'est de la glace ou de la glace de CO2

Perspective_view_of_Korolev_crater.jpg

Quote

Perspective view of Korolev crater

This image from ESA’s Mars Express shows Korolev crater, an 82-kilometre-across feature found in the northern lowlands of Mars.

This oblique perspective view was generated using a digital terrain model and Mars Express data gathered over orbits 18042 (captured on 4 April 2018), 5726, 5692, 5654, and 1412. The crater itself is centred at 165° E, 73° N on the martian surface. The image has aresolution of roughly 21 metres per pixel.  

This image was created using data from the nadir and colour channels of the High Resolution Stereo Camera (HRSC). The nadir channel is aligned perpendicular to the surface of Mars, as if looking straight down at the surface.

 

 

Modifié par FabD

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ils disent de la glace

 

Citation

 

orolev crater is 82 kilometres across and found in the northern lowlands of Mars, just south of a large patch of dune-filled terrain that encircles part of the planet’s northern polar cap (known as Olympia Undae). It is an especially well-preserved example of a martian crater and is filled not by snow but ice, with its centre hosting a mound of water ice some 1.8 kilometres thick all year round.

This ever-icy presence is due to an interesting phenomenon known as a ‘cold trap’, which occurs as the name suggests. The crater’s floor is deep, lying some two kilometres vertically beneath its rim.

The very deepest parts of Korolev crater, those containing ice, act as a natural cold trap: the air moving over the deposit of ice cools down and sinks, creating a layer of cold air that sits directly above the ice itself.

 

Ce serait sympa d'aller patiner là bas en fevrier.

Modifié par jou0eur

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Le 05/11/2018 à 23:25, FMK a écrit :

« Les premières étoiles de l’univers » : cette phrase me donne le vertige, surtout que dans 5 ans on aura découvert des étoiles encore plus vieilles. 

L'univers a environ, selon toute vraisemblance, 13,8 milliards d'années. Cette étoile récemment découverte a 13,5 milliards d'années ; on trouvera difficilement des étoiles plus vieilles, ou alors "à peine" plus vieilles.

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13,8 Milliards d’années ? Donc en gros tu me dis qu’on connaît la date de naissance exacte de l’univers. Le selon toute vraisemblance à l’echelle de l’univers ça revient à dire « on sait à peu près déterminer un âge à hauteur de 13 milliards d’années mais pas plus.

Je sais même pas pourquoi je réponds tellement j’y connais rien.

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Il y a 3 heures, FMK a écrit :

13,8 Milliards d’années ? Donc en gros tu me dis qu’on connaît la date de naissance exacte de l’univers. Le selon toute vraisemblance à l’echelle de l’univers ça revient à dire « on sait à peu près déterminer un âge à hauteur de 13 milliards d’années mais pas plus.

Je sais même pas pourquoi je réponds tellement j’y connais rien.

Il est communément admis que l'Univers a environ 13,8 milliards d'années… à 0,1 milliard d'années près, il me semble. On ne parle pas de date de naissance, mais plutôt de temps écoulé depuis le Big Bang dans l'univers observable. Les scientifiques sont généralement prudents lorsqu'ils évoquent de tels sujets et évitent autant que faire se peut d'user d'un ton péremptoire. Le passé a montré que les théories admises pouvaient être sévèrement remises en cause et la méthode scientifique nous enseigne de ne pas tomber amoureux de sa théorie, si implacable semble-t-elle.

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Posté (modifié)

Les tornades se formeraient au sol

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D'après les spécialistes les tornades se forment en altitude puis descendent vers le sol. Des chercheurs apportent aujourd’hui quelques preuves du contraire.

Ils ont étudié dans le détail les centaines d’images d’El Reno (la plus grande tornade jamais observée 4,2km de diamètre)  La tempête s’est abattue sur les États-Unis fin mai 2013. Et les chercheurs se sont aperçus que son entonnoir nuageux apparaissait au sol plusieurs minutes avant que les radars Doppler ne détectent le moindre mouvement de vent à 250 mètres d’altitude.

Un point d’observation placé au sommet d’une colline a aussi donné des enregistrements radar des vitesses des vents près du sol. Des enregistrements qui ont confirmé la formation d’une rotation rapide à proximité du sol avant qu’elle n’apparaisse plus haut. Et ces observations ont pu être confirmées sur trois autres tornades.

Ainsi, lorsque la tornade atteint les nuages, il semblerait que les vents en soient déjà à des vitesses dangereuses près du sol. Selon les chercheurs, ces résultats pourraient permettre d’améliorer le système d’alerte tornade. Pour l’heure, celui-ci en effet se base uniquement sur des mesures de vitesses des vents dans les nuages.

 Source

Modifié par Gonzo49ers

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Un nouveau minéral, appelé carmeltazite, a été découvert sous forme d’inclusions dans des saphirs d’Israël. Il serait plus dur et plus rare que le diamant.

Un nouveau minéral vient d'être ajouté le 7 janvier à la liste officielle des minéraux, après approbation de l'Association internationale de minéralogie (AIM).

Il a été découvert le mois dernier par la compagnie minière Shefa Yamim sous forme d’inclusions à l'intérieur d'un saphir Carmel™, un type de saphir spécifique déposé par la compagnie dont la couleur varie du orange au bleu et au noir. La carmeltazite doit son nom au lieu de sa découverte (près de la rivière Kishon sous le Mont Carmel au nord d'Israël) et des minéraux qu'elle contient (titane, aluminium et zirconium, soit TAZ).

Le carmeltazite aurait été formée lors d'une éruption volcanique durant le Crétacé.

 

Sa composition : ZrAl2Ti4O11

 

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Il y a plus d’une vingtaine d’années, une vague scélérate (de 25m de haut) enregistrée par des instruments scientifiques a frappé la plate-forme pétrolière Draupner dans la mer du Nord. Des chercheurs britanniques ont voulu recréer cette vague artificiellement.

La vague Draupner s’est produite le 1er janvier 1995, il s’agit de la plus célèbre des vagues scélérates dont les observations sont considérées comme étant assez rares. Malgré les témoignages de nombreux marins depuis des siècles, l’existence des vagues scélérates a pourtant été remise en cause jusqu’au milieu du XXe siècle, en raison d’un manque de données scientifique.

Les chercheurs ont utilisé un réservoir circulaire de 25 mètres de diamètre servant habituellement à tester le potentiel des énergies marines. Ainsi, les scientifiques ont pu soulever des houles et ont remarqué que lorsque les vagues ne se croisaient pas, leur déferlement était source de limitation de leur hauteur. En revanche, lorsque celles-ci se croisaient en observant un angle d’environ 120°, le phénomène recherché se produisait : une petite vague scélérate s’est produite sous les yeux des chercheurs.

Ces recherches ont permis de comprendre dans quelles conditions se forment les vagues scélérates, ce qui pourrait bien être une première piste vers la prédiction de ce genre de phénomène considéré comme potentiellement dangereux.

 

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Source

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