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Natanoj Trip

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Comment se passe le retour en france et à la vie sedentaire ? Le contrecoup n'est pas trop dur ? Je sais pour en avoir eu des témoignages que ceux qui ont fait un long voyage ont parfois du mal à s'en remettre

Bonjour tout le monde

Maintenant qu'un peu plus d'un mois a passé, je peux répondre un peu mieux a cette question.

Il y a eu deux étapes dans mon retour. La première a duré quelques semaines. On m'avait annoncé une grosse déprime, et je revenais un peu sur la défensive, et j'ai été surpris de constater que non, tout allait bien, je n'étais pas déprimé bien au contraire, très content de revoir plein de vieux potes etc. J'ai passé les dernières semaines à bouger un peu partout pour revoir plein de monde, à Lille, Paris, Bretagne, Provence, maintenant Barcelone. C'était super, mais au final, j'ai eu peu de temps pour réellement me poser, et avec un peu de recul, je réalise que c'était peut-être une manière inconsciente de ne pas commencer à trop réfléchir et à affronter l'angoissante question de  ce que j'allais bien pouvoir foutre de ma vie désormais.

Mais il fallait bien s'y mettre. Et m'y voila, c'est probablement la deuxième étape du retour, un peu moins enthousiaste et plus angoissante. Je l'ai dit cent fois un peu partout, je n'ai pas l'intention de redevenir archi. J'ai envie de continuer à avoir ce mode de vie excitant et libre, et la solution la plus intéressante pour moi me paraissait être dans l'écriture. J'aurais aimé être fixé sur mon sort des mon retour, savoir si j'ai un avenir la dedans, mais je suis dans une position un peu inconfortable ou je ne peux faire aucun plan avant fin octobre, date de parution du bouquin. J'ai hate de voir ce que ça va donner. J'ai essayé d'écrire le meilleur bouquin possible, et je suis vraiment très content du résultat, mais le succès est une chimie bizarre et on ne peut pas vraiment prévoir ce qu'il va se passer. 

En attendant, je suis un peu crevé de tellement voyager, meme a mon retour, un peu crevé de l'exposition permanente du worldpokertrip, même si c'est ce que je voulais, et j'aspire a revenir un moment a une certaine routine et simplicité. Dans les deux mois qui me restent avant la parution, je vais probablement me poser à Paris, et histoire de ne pas passer mes journées à ne rien faire, j'ai envie de chercher un boulot. Un truc sociable et a temps partiel. Serveur serait parfait. Si certains d'entre vous ont des pistons, je suis preneur. 

Voila voila. 

 

 

 

 

Edited by natanoj

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Bonjour tout le monde

Maintenant qu'un peu plus d'un mois a passé, je peux répondre un peu mieux a cette question.

Il y a eu deux étapes dans mon retour. La première a duré quelques semaines. On m'avait annoncé une grosse déprime, et je revenais un peu sur la défensive, et j'ai été surpris de constater que non, tout allait bien, je n'étais pas déprimé bien au contraire, très content de revoir plein de vieux potes etc. J'ai passé les dernières semaines à bouger un peu partout pour revoir plein de monde, à Lille, Paris, Bretagne, Provence, maintenant Barcelone. C'était super, mais au final, j'ai eu peu de temps pour réellement me poser, et avec un peu de recul, je réalise que c'était peut-être une manière inconsciente de ne pas commencer à trop réfléchir et à affronter l'angoissante question de  ce que j'allais bien pouvoir foutre de ma vie désormais.

Mais il fallait bien s'y mettre. Et m'y voila, c'est probablement la deuxième étape du retour, un peu moins enthousiaste et plus angoissante. Je l'ai dit cent fois un peu partout, je n'ai pas l'intention de redevenir archi. J'ai envie de continuer à avoir ce mode de vie excitant et libre, et la solution la plus intéressante pour moi me paraissait être dans l'écriture. J'aurais aimé être fixé sur mon sort des mon retour, savoir si j'ai un avenir la dedans, mais je suis dans une position un peu inconfortable ou je ne peux faire aucun plan avant fin octobre, date de parution du bouquin. J'ai hate de voir ce que ça va donner. J'ai essayé d'écrire le meilleur bouquin possible, et je suis vraiment très content du résultat, mais le succès est une chimie bizarre et on ne peut pas vraiment prévoir ce qu'il va se passer. 

En attendant, je suis un peu crevé de tellement voyager, meme a mon retour, un peu crevé de l'exposition permanente du worldpokertrip, même si c'est ce que je voulais, et j'aspire a revenir un moment a une certaine routine et simplicité. Dans les deux mois qui me restent avant la parution, je vais probablement me poser à Paris, et histoire de ne pas passer mes journées à ne rien faire, j'ai envie de chercher un boulot. Un truc sociable et a temps partiel. Serveur serait parfait. Si certains d'entre vous ont des pistons, je suis preneur. 

Voila voila. 

 

 

 

 

Merci pour ce retour d'xp, c'est très intéressant.

J'ai l'impression que tu portes beaucoup d'attention à la sortie de ton livre et à l'accueil qui lui sera réservé, comme si tu misais tout sur ça, sans autre alternative possible que le succès ou l'échec, et que tous tes choix futurs se feront en fonction de ça. Alors qu'il me semble raisonnable de penser qu'il est possible que tu sois dans un entre-deux, ni un best-seller ni un four, qu'est-ce que tu attends exactement de cette sortie? A partir de quoi te baseras tu pour savoir si tu veux continuer là dedans? Un succès d'estime, des bonnes critiques, ou un nombre de ventes significatives???

Je te souhaites la plus grande réussite possible mais je pense que si tu veux devenir écrivain, et pour moi tu as tout pour en devenir un très bon, il ne faut pas que tu te bloques sur cette première sortie, peut-être que le succès ne sera pas immédiat, que tu n'atteindras pas le nombre de ventes escomptées...et qu'il va falloir te battre pour sortir un deuxième livre puis un troisième, et qu'enfin, par un heureux concours de circonstances il rencontrera un public plus large, un critique littéraire le lira après une baise mémorable et il écrira un papier dithyrambique qui te propulsera en haut de l'affiche.

Tout ça pour dire que même si le succès n'est pas retentissant, ça semble être ta voie d'écrire, donc comment te débrouiller pour continuer à faire ce que tu aimes dans les meilleures conditions possibles me semble être une question que tu peux te poser dès maintenant sans attendre comme une sentence définitive la sortie de ton livre.

Bon courage dans ta recherche de taf en attendant.

Edited by matgrossac

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merci pour ta réaction intéressante, et effectivement en te lisant, je réalise que tu as raison et qu'entre le succès et l'échec, la solution la plus probable serait quelque part entre les deux. 

 

 

Tout ça pour dire que même si le succès n'est pas retentissant, ça semble être ta voie d'écrire, donc comment te débrouiller pour continuer à faire ce que tu aimes dans les meilleures conditions possibles me semble être une question que tu peux te poser dès maintenant sans attendre comme une sentence définitive la sortie de ton livre.

oui, ca me parait tout a fait judicieux, merci. Par ou commencer cette réflexion cependant, je n'en n'ai aucune idée. 

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Y a un truc que j'ai pas compris: a partir de quel moment tu t'es lassé du poker ? 

 

Sinon on tu cherches toujours un job ?

Ca a été très cyclique. Je me rappelle que tu m'avais fait une remarque sur la vidéo de la première année, c'était déjà venu un peu, et reparti. Disons qu'à partir du moment où j'ai commencé à être moins bon, genre Equateur c'est devenu un peu pénible. Y'a eu des phases de remotivation genre à Medellin, Cartegena, Panama et d'autres de gros vide genre du Costa Rica au Mexique, pour revenir en force au moment de Vegas. Par contre depuis mon retour, plus du tout envie.

 

Oui, je cherche toujours un truc genre barman, serveur dans un café, ou libraire, histoire de m'occuper les 2 mois qui précèdent la sortie du livre. Si vous avez des plans.

Edited by natanoj

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Après six mois d'arrêt, des polémiques, des WSOP, du sponsoring, un arrêt de porno etc. j'ai décidé de reprendre l'écriture du World Poker Trip ! La saison 2 comportera 29 chapitres, j'ai fait le plan ce matin, et il s'agit du préambule, histoire de vous annoncer la couleur... Bonne lecture !

http://www.worldpokertrip.net/0-preambule-saison-2/

"Comment se sent-on quand le rêve d’une vie s’est effondré? Quand pendant un an, on a réussi peu à peu à se défaire de toutes ses chaînes, de ses croyances, de ses complexes. Qu’on a retiré ses fringues une par une, qu’on a osé se mettre à poil, pour ne se couvrir que d’un fragile manteau de bonheur. Comment se sent-on quand une bourrasque fait s’envoler ce vêtement si chaud, mais si léger, et que le vent glacial de la réalité nous enveloppe? La réponse est simple : on a froid. Et même dans la chaleur tropicale du Sud de la Colombie, on tombe malade. Mais comme nos habits sont invisibles, inconscients, on a beau tousser, suer, éternuer, grelotter. Déprimer. On n’a aucune idée de pourquoi l’on est si mal."

IMG_20140621_203258.jpg

 

 

Edited by natanoj

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L'autodérision est le fait de se tourner soi-même en dérision. Elle peut être utilisée comme une forme d'humour, ou pour diminuer des tensions interpersonnelles. Avoir un recul sur soi-même ou sa propre culture, sans être guidé par un motif d'estime de soi (simple wilki).

Vivre mieux en se prenant moins de place, c'est possible!

 

Edited by Dixit

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Ouai n'abuses pas trop. Tu as juste perdu toute l'argent que tu avais prévue pour ce voyage de poker (tout en gardant des économies au cas où).

Du coup, plutôt que de rentrer alors que tu voyages n'était pas fini, tu as préféré transférer 1000 € de ton compte pour continuer ton périple. C'est assez logique, qui serait rentré s'il avait les moyens de rester ? Tout autant logique que de ne pas dire cette mésaventure à un futur potentiel sponsor...  C'est le contraire qui aurait été un peu stupide à mon gout...

Ca n'a rien à voir avec le fait de faire un déni au même titre qu'une femme violée.. :shock:

Edited by Texicitys

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L'autodérision est le fait de se tourner soi-même en dérision. Elle peut être utilisée comme une forme d'humour, ou pour diminuer des tensions interpersonnelles. Avoir un recul sur soi-même ou sa propre culture, sans être guidé par un motif d'estime de soi (simple wilki).

Vivre mieux en se prenant moins de place, c'est possible!

 

je n'ai pas tres bien compris, tu pourrais expliciter? J'ai jamais été trop fan de la dérision, qui en désamorçant grâce au rire, fait perdre aux choses leur sérieux. Je trouve que c'est important le sérieux parfois. Meme quand on parle de soi meme. Je n'ai pas de problème à avoir des tensions interpersonnelles, je préfère les regarder en face, sans rire, pour mieux les résoudre.

Et sinon, on peut être exigeant avec soi même tout en s'aimant. C'est un peu le principe de l'amitié : je t'aime mais je suis prêt à te critiquer.

après peut être t'agaces tu du fait que je dramatise beaucoup dans l'article. C'est juste que j'essaie de décrire le plus précisément possible l'émotion que j'ai ressenti au moment où ça s'est passé. Et pour le coup c'était vraiment traumatisant. C'était pas juste un brokage à la con, c'était un brokage devant des milliers de personnes qui avait des conséquences énormes sur ma vie. Ce qui n'empêche pas que malgré tout, aujourd'hui, j'en parle avec un détachement total,  ça fait des mois que j'ai dépassé ce truc là.

 

Ca n'a rien à voir avec le fait de faire un déni au même titre qu'une femme violée.. :shock:

Noon tu mélanges tout. Mais c'est pas grave. C'était juste un article introductif. (pour le début de ton intervention ou tu relativises, j'en parle dans ma réponse à dixit)

Edited by natanoj

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Non, en fait, je souligne grossièrement quelques paradoxes.

Tout d’abord, le décalage entre ton aventure, construite au gré de rencontres, et cette obsession de soi (et par conséquences collaterales, de ton image). Tu as toujours prétendu voyager pour découvrir les gens, je pense plutôt que l’axe de ton voyage était auto-centré. Dépendance vis à vis de la critique, « Swings » d’estime calqués sur les situations du moment, manque de legereté, etc..

J’ai aussi du mal à comprendre la non-distanciation émotionnelle de tes situations, par rapport à ton vécu et la varieté de tes rencontres, parfois, ca fait un peu robot narcissique dénué d’empathie.


Voila, quelques incompréhensions, mais globalement je suis admiratif de ton projet, et j’espere que ton livre fera un bon buzz! 

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Voila, quelques incompréhensions,

J'ai toujours voyagé pour les gens. Pas pour les lieux. C'était le point de départ du World Poker Trip. C'était ma devise de voyageur. Je ne la renierai jamais. Sauf que nous sommes des êtres humains, et nous apprenons des choses en cours de route. On ne doit pas rester rigide. C'était ma devise, mais désormais, je l'élargis.

Car j'ai compris beaucoup de choses sur la route, et l'une d'elles c'est que le voyage nous change. Qu'on le veuille où non. Le voyage nous extrait de notre zone de confort, de notre culture, de l'influence de notre famille, de nos amis, de nous mêmes et de nos croyances limitantes. Nous affrontons des épreuves, et pour la première fois de notre vie, nous apprenons à les gérer seul, avec notre propre cerveau, notre propre corps, notre propre sensibilité, en développant nos propres mécanismes de compréhensions. Et comme notre succès ou notre échec ne dépend que de nous, nous apprenons à chaque épreuve passée ( si ca t'intéresse, je pourrai te donner des exemples plus concrets).  Et tout cela nous fait changer profondément. 

Tu exagères lorsque tu parles d'obsession de soi et de manque d'empathie. Oui, j'ai une réflexion sur moi. Une réflexion qui n'existait pas du tout au début du voyage, car à l'époque, mon seul besoin c'était de m'extraire de la France, de changer d'air et de vivre du poker. D'où des articles qui parlaient peu de moi. Sauf qu'une fois que ce besoin a été atteint, au bout de 2 mois de route, l'urgence passée, j'ai commencé à pouvoir me regarder, me remettre en question. Et forcément la nature de mes articles a commence à changer. Moi qui ne me remettait que très peu en question, j'ai commencé à développer cette sensibilité vis à vis de moi même, et de mon image. Et au lieu de la refouler, par peur du changement, je l'ai acceptée, tout simplement. J'ai compris que cette étude me faisait progresser. Et j'ai développé de la critique, d'abord prudemment, avec distance, puis au fur et a mesure des mois, de plus en plus franchement, jusqu'à ce qu'elle devienne une étude impitoyable de ce que je suis. D'autant plus impitoyable que je suis toujours prêt à débattre de moi-même, meme en public, et sans toujours être prêt émotionnellement à le faire, d'où parfois cette hypersensibilité. 

Alors même si je suis d'accord pour dire que l'écriture a changé, qu'elle est devenue plus centrée, je pense que 1. c'est intéressant. Ne serait-ce que pour m'aider moi. Je comprends en ce moment que mon blog a été sans que je m'en rende compte une psychothérapie 2. ne soie pas caricatural. Il y a de l'équilibre malgré tout, et je ne suis pas dans ma bulle. Il suffit de voir les derniers articles de la saison 1 et tu te souviendras de quoi ils parlent. Et puis tu verras les prochains de la saison 2 aussi. 

Tout ca pour dire que désormais, ma devise de voyageur c'est :

je voyage pour les gens, pas pour les lieux, et aussi pour m'améliorer.

 

Edited by natanoj

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Ce serait sympa d'arrêter de tomber sur son dos à chaque occasion non ?

On voit bien que Natanoj a envie/besoin de répondre à vos critiques. Comme elles touchent son intime c'est forcément désagréable et ses réponses peut-être maladroites ou un peu trop spontanées... Un peu de bienveillance peut-être ?

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Dans ce message "J'ai toujours voyagé pour les gens.[...]"

tu dit :

Je ou j' 19 fois

Nous (mais pour parler de toi)  10 fois

Moi 6 fois

Mon/ma 6fois

Felwin ( je me suis toujours demandé si tu étais le mec d'Alsace Poker que j'ai joué il y a 6/7 ans et qui avait le meme avatar que toi, c'est le cas? )

A la fin du message, je dis que désormais, j'ai élargi ma devise. Au lieu de dire "je voyage pour les gens", désormais je dis "je voyage pour les gens, et aussi pour m'améliorer". 

A partir de là, il est normal que je parle de moi puisque Dixit me pose une question qui me concerne. 

Si vous voulez que j'arrête de parler de moi et que je parle de l'Amérique du Sud, je serais ravi de le faire, sérieusement, mais posez moi des questions sur l'Amérique du Sud.

J'ai un millions de choses à raconter sur le poker la bas, les femmes, la moto, l'aventure etc, mais donnez moi l'occasion d'en parler :)

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Felwin ( je me suis toujours demandé si tu étais le mec d'Alsace Poker que j'ai joué il y a 6/7 ans et qui avait le meme avatar que toi, c'est le cas? )

Non du tout, par contre si un jour ton World Poker Trip t'amenait en Thailande tu serais le bienvenue.

 

J'ai un millions de choses à raconter sur le poker la bas, les femmes, la moto, l'aventure etc, mais donnez moi l'occasion d'en parler

:)

On va attendre les nouveaux articles alors ;)

Le message de Dixit resume bien ma vision des choses, j'aime ton aventure et j'espere que tu va pouvoir continuer d'une maniere ou d'une autre, et egalement que tu reussira a prendre un peu de distance sur toi meme et savoir faire preuve d'auto derision.

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Non mais te prends pas la tête @natanoj; c'est évidemment normal que tu parles de toi vu le caractère du World Poker Trip. Je pense que tu es le sujet bien involontaire d'un phènomène assez courant en ce siècle: c'était hype de suivre le WPT y'a 2 ans, mais maintenant que tu as fait le tour, aussi bien d'Amérique du Sud que des différents médias, c'est trop mainstream et tous les Jean-Michel Hipster font la moue. Du coup c'est devenu hype de dénigrer ton boulot sur le zoo.

 

Alors après, d'aucuns mettront en avant qu'il était normal que le récit soit très auto-centré tant que tu racontais ta survie grâce aux cartes, mais que ça aurait du changer de dimension une fois que tu as arrété de jouer au poker. A titre personnel j'y vois l'histoire (fabuleuse) d'un type un peu perdu qui a bougé son cul pour changer les choses, et qui nous a communiqué son excitation au travers d'un blog mémorable. Les récits qui en découlent (et le bouquin j'imagine) sont ainsi bien plus qu'un énième guide touristique. C'est une autobiographie des plus originales, où héro raconte non seulement sa vie, mais aussi comment elle change grâce à sa vision évolutive du monde.

 

Ca m'attriste franchement de voir tous ces bashs sans aucun autre fondement que suivre la meute, mais bon, la conclusion, c'est que toute personne un peu médiatisée sera dans l'incapacité de satisfaire 100% des gens qui la suive, et qu'avoir des (pseudo) haters, bah ça fait partie du jeu ma pauvre lucette :)

#JeSuisNatanoj

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Car j'ai compris beaucoup de choses sur la route, et l'une d'elles c'est que le voyage nous change. Qu'on le veuille où non. Le voyage nous extrait de notre zone de confort, de notre culture, de l'influence de notre famille, de nos amis, de nous mêmes et de nos croyances limitantes. Nous affrontons des épreuves, et pour la première fois de notre vie, nous apprenons à les gérer seul, avec notre propre cerveau, notre propre corps, notre propre sensibilité, en développant nos propres mécanismes de compréhensions. Et comme notre succès ou notre échec ne dépend que de nous, nous apprenons à chaque épreuve passée ( si ca t'intéresse, je pourrai te donner des exemples plus concrets).  Et tout cela nous fait changer profondément.

Ce n'est pas spécifique aux voyages ce que tu décris, et c'est surtout très personnel. Cela me semble valable pour chaque expériences de vie, pour tout adulte qui a un minimum d'auto-critique. Dans ton cas particulier, c'est ton trip qui t'a fait "changer", mais cela aurait pu être une autre expérience je pense. Je veux dire, pas l'impression que voyager soit la cause de tout ceci, c'est simplement un élément facilitateur...comme cela aurait pu en être un autre, dans un contexte différent.

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      ...

#JeSuisNatanoj

Cela me parait vraiment super réducteur, et très "discussion de comptoir" que de caricaturer les critiques tel que tu le fais. Si les bashs ne sont pas fondés (je pense qu'ils le sont dans leurs majorités, mais c'est à discuter), il vaut mieux prendre le temps de les détruire par le débat, plutôt que de généraliser avec des lieux communs...qui au final, ne serve pas trop ton opinion. Au delà du fait que tu aimes bien natanoj et le world poker tour, c'est quoi que tu contestes dans les critiques exprimées ici et là? (sur le fond, pas sur ta vision meute/hipster)

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Ce n'est pas spécifique aux voyages ce que tu décris, et c'est surtout très personnel. Cela me semble valable pour chaque expériences de vie, pour tout adulte qui a un minimum d'auto-critique. Dans ton cas particulier, c'est ton trip qui t'a fait "changer", mais cela aurait pu être une autre expérience je pense. Je veux dire, pas l'impression que voyager soit la cause de tout ceci, c'est simplement un élément facilitateur...comme cela aurait pu en être un autre, dans un contexte différent.

Tu as tout à fait raison mec. Voyager est un contexte extrêmement facilitateur car, grâce à de l'argent et de la distance, tu arrives "artificiellement" à t'extraire des pensées parasitaires pour ne te concentrer que sur tes propres pensées et l'analyse de tes expériences. Ca a été MA méthode, mais c'est un truc que tu peux trouver dans un million de contexte différents qui n'impliquent pas le voyage, et que personnellement j'ai reconnu chez des personnes très diverses dont le seul point commun est la volonté de combattre l'adversité ou encore "la volonté de ne pas subir sa vie" (cf l'article sur Bernie, le pigeon voyageur ). D'ailleurs, ca va vous surprendre, mais aujourd'hui, mes meilleurs amis, ceux avec lesquels j'ai l'impression de partager le plus de choses (intérieurement/spirituellement) sont :

 

- mon meilleur pote d'avant mon voyage, un Français noir, d'origine camerounaise ( qui a fait ce voyage via le combat quotidien contre le racisme )

- Bitia, la psychologue que j'ai rencontré en Bolivie ( qui a fait ce voyage dans son combat quotidien de femme intelligente face à la stupidité machiste des boliviens )

- un frère dominicain ( qui a fait ce voyage via la religion)

- un peintre ( qui a fait ce voyage à travers sa recherche artistique )

- Rana, l'égyptienne du thread couchsfuring, (que j'ai revu 5 ans plus tard à Mexico !) mon ex colombienne et la Chata ( qui ont fait ce voyage à travers les difficultés de la vie énorme qu'elle ont rencontré la bas. Les difficultés d'être une femme brillante, belle, ou libre dans des pays où les femmes n'ont pas le droit d'être meilleures que les hommes.)

- un suisse rencontré en Colombie (qui a fait ce voyage là avec l'armée puis la drogue)

- un guatémaltèque chez qui j'ai vécu à Antigua ( qui a fait ce voyage dans l'une des plus dures prisons des USA où il a été incarcéré 5 ans, le pauvre)

- mon père ( un argentin qui a débarqué en France à 25 ans sans parler un mot de français, qui a du affronter le racisme, les moqueries, l'injustice quotidienne, et s'est battu comme un ouf pour nous élever dans la dignité )

 

Edited by natanoj

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Cela me parait vraiment super réducteur, et très "discussion de comptoir" que de caricaturer les critiques tel que tu le fais. Si les bashs ne sont pas fondés (je pense qu'ils le sont dans leurs majorités, mais c'est à discuter), il vaut mieux prendre le temps de les détruire par le débat, plutôt que de généraliser avec des lieux communs...qui au final, ne serve pas trop ton opinion. Au delà du fait que tu aimes bien natanoj et le world poker tour, c'est quoi que tu contestes dans les critiques exprimées ici et là? (sur le fond, pas sur ta vision meute/hipster)

Bah justement j'ai l'impression qu'à part 2-3 personnes (qui comme dit plus haut sont invévitables face au "grand public") y'a pas de réel fond, cest bien ça le problème. Si tu regardes les dernières ça ressemble plus à du "no comment" qu'à des critiques argumentées.

 

Après c'est mon ressenti. C'est pas plus caricatural que de dire que mon opinion est "très discussion de comptoir". #cestCeluiQuiDitQuiEst ;) D'ailleurs le débat je l'ouvre en exprimant que d'après moi ça reste avant tout une autobiographie donnant un pretexte un Natanoj pour philosopher.

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