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DeepInYourAce

Chroniques à Krynaco

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Up.


Out


Au final, le rêve globe troqueur aura pas duré trop longtemps... Pas passé le casting vidéo (trop moche?). C'est balot parce que ça aurait été cool, mais en même temps ça m'enlève un gros dilemne: j'ai un pote burkinabè venu me voir (à l'origine pour remonter en France par la route, finalement pour tourner un docu), et ça aurait été un peu foireux de le planter en Guinée... Surtout qu'on a un projet d’atelier théâtre/documentaire avec la seule et unique école pour sourd de Krynaco. Mon pote est comédien sensibilisateur, je le connais depuis 2005 et mon premier voyage en Afrique. Depuis lui et moi on a eu des expériences chacun de notre côté, qui sont pas mal complémentaire aujourd'hui: moi en médiation, et lui en sensibilisation par le théâtre en France et au Burkina.

In


Du coup, on a un plan: monter une boîte de médiation/communication en France et faire du théâtre forum sur le thème du handicap, de la prévention de la violence et du vivre ensemble dans des prisons, des entreprises, des foyers pour handicapés, des maisons de vieux, des écoles etc.. Ca va être funky tout ça. A suivre.

In & out


Sinon, faudrait quand même que je vous parle un peu de la russe. Au final, c'est plus ou moins ma copine. Plutôt plus que moins en fait. Et surtout, plus que j'en aurais envie... Elle continue de m'envoyer des textos bizarres, hier soir: "There is a baby lizard on my wall, i lay on a bed watching him, so cute!". FML. Moi j'étais parti juste pour des horizontalisations ponctuelles, et elle commence à me la jouer viens-on-s'envoie-des-messages-à-la-con-toute-la-journée.... Ceci dit, elle a quand même des bons côté. Je sais pas si on peut généraliser à partir de cet échantillon non représentatif puisqu'unique, mais d'après ce qu'en j'ai vu, je dirais que la russe n'est pas timide.

C'est aussi ma troisième ou quatrième meuf de plus de trente ans. Etant donné que j'ai pas de tendance pedobear, c'est un chiffre amené a progresser à mesure que mon âge avancera. A condition bien sûr que je continue à passer entre les flèches de ce batard de Cupidon, et que je n'en vienne pas à me fixer à un seul et unique sourire post coït pour le reste de ma vie (car oui, je suis un homme fidèle).

Quand j'avais 20 piges, je redoutais ce moment, inéluctable, où mon cœur de cible ne serait plus de première fraîcheur. Maintenant que j'y suis, je me rends compte avec soulagement que cette peur était largement injustifiée. Je tiens ici à rassurer tout les vingtenaires qui me liront: ne craignez rien. Bien vrai les trentenaires ont les seins qui tombent un peu, mais elles ont d'autres choses à offrir. Je dis pas ça seulement parce que leur propension à faire l'étoile de mer le moment venu est proche de zéro (attention, sample non représentatif. C'est un vrai avantage... mais même d'un point de vue esthético-tactile, il y a du bon chez les trentenaires.

Certes, (et c'est une injustice) le corps montre les prémices d'un affaissement général: les seins, surtout les plus gros, semblent vouloir s'asseoir sur les genoux de leurs propriétaires. Les fesses ont moins de tenue, les culs s'aplatissent ou grossissent (parfois les deux, là c'est vraiment pas de bol), les ridules apparaissent... Ca ressemble à un tableau apocalyptique, mais pas du tout: c'est aussi un corps libéré. Un corps plus accueillant, moins sujet à l'imprécation de beauté, un corps qui dans un sens, dit: "Oh, et puis j'en ai rien à foutre." C’est un peu comme le premier jour qu’on porte des basket neuves, elles sont souvent plus belles après quelques jours d’utilisation. Ma première trentenaire m'a faire découvrir ça: elle avait quelques kg en trop (pas trop non plus), des huge boobs qui commençaient à tirer vers le bas, un cul probablement un peu plus encombrant qu'il ne l'avait été par le passé, des yeux bordés d'une peau un peu froissée...Et pourtant, je crois que j'ai jamais autant kiffé un corps que le sien, il avait un côté apaisant, doux.

Cette nuit-là j'ai eu la partie de jambes en l'air la plus sereine de ma vie. Edited by DeepInYourAce

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Bon... ben voilà

 

J'ai fini mon taf. Dernier jour vendredi dernier.

 

Je quitte le pays le 31... d'ici là je filme l'atelier théâtre de mon pote avec les sourds de Krynaco. Première fois qu'il bosse avec des sourds, c'est assez priceless. Peut-être que je posterai la vid ici!

 

Sinon, un dernier petit portrait d'expert. Ces cons-là sont quand même dans le TOP 1 des trucs que je suis content de quitter.

 

Une langue de pute

 

 

Langue+de+vipere.jpg

 

Mercredi dernier, dernière réunion en présence du coordinateur du Projet (majuscule au « p » de Projet, jamais compris pourquoi...) Ce gars est:

  • surchargé de travail,
  • un peu dépassé par la masse de taf qui le noie depuis bientôt deux ans,
  • entouré de mecs par forcément incompétent mais qui se reposent complètement sur lui,
  • en manque de charisme pour encaisser le tout…

Ce type est la pire langue de pute que j’ai rencontrée. J’ai essayé pendant toute la réunion de comprendre pourquoi il est comme ça, ce qu’il cherche à en tirer. Je vous livre mes conclusions.

 

Contextualisation

En gros, à chaque fois qu’il parle de quelqu’un (personne physique, structure partenaire ou autre) il laisse entendre que ce sont des sous-m**de. Exemple : « Il travaille dessus. Enfin… il essaie. », « Ils rendent ça d’ici quinze jours, mais bon eux et les délais… », « Elle lit le rapport et nous dit ce qu’elle en pense, si tant est qu’elle soit capable d’y comprendre quelque chose… » Ca varie selon le nombre de personne en présence, qui ils sont, et la nature de leur relation avec la dite langue de pute. Quoiqu’il en soit, dans la très grande majorité des cas, il ne peut pas s’en empêcher.

 

Hypothèses

Pourquoi il fait ça ?

De toute évidence, il sollicite une sympathie, probablement encouragé par son manque de confiance en lui et son incapacité (objective) à avoir une autorité sur ceux qu’ils coordonne ou la moindre maîtrise du déroulement du Projet. Il cherche des soutiens, et à défaut des complices, des sympathisants. Il a beaucoup recours à des pseudo private joke tournant autour de référence culturelles communes, de langage technicisant… Il multiplie les regards en coins, les sourires entendus…

 

Diagnostic

 

Un trou du cul de plus.

 

0.jpg

 

 

Impressions

J’ai dû évoluer pas mal en un an, parce qu’en arrivant, je le trouvais fourbe, mais fin (il est toujours en recherche dans la moindre de ses discussions), aujourd’hui, je le trouve lourd, prévisible. Il avance avec des gros sabots, persuadé que ce sont des ballerines.

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Vraie vie, mon cul

 

Bon voilà, un mois pile que je suis rentré. Pas remis les yeux sur le cp depuis. Je dirais bien qu'en rentrant j'ai eu plein d'occupations diverses, pas une minute à moi et tout... mais en vrai depuis que je suis rentré j'ai pas glandé grand chose. Du coup, comme vous décrire ce que j'ai fait depuis un mois n'est pas intéressant, je vous raconte mon premier.

 

Je suis arrivé le 1er avril, donc. J'ai squatté le soir chez une pote, un autre pote nous a rejoint et on a parler une bonne partie de la nuit. Je passe la dessus parce que c'est pas là non  plus la partie intéressante. Au petit matin (11h à peu près), je sors de chez ma pote (qui vomis tripes, boyaux, et vodka) pour aller à la gare. J'ai atterris à Paris et c'est à Grenoble que je vais. En sortant, je croise la concierge de l'immeuble. Je suis harnaché comme un put**n d’âne, avec mon gros sac et plein de petits, je galère pas mal. Cette pintade se met à me parler comme si de rien n'était, alors que c'est à peu près sûr que sur ma gueule c'est écrit: "n'a pas dormi depuis 48h, porte la moitié de son poids sur son dos." Mais bon, son pintadisme fait qu'elle s'en bat sa race de galliforme. 

 

Elle me demande d’où je viens, je lui dis. Elle me demande ce que j’y ai fait, je lui dis. Elle me fait : « Vous, au moins, vous vivez dans la vraie vie. » Puis elle part dans le procès de la société, où « les gens » vivent de manière formatée, sans réfléchir. Elle sort un Werther's original qu'elle gobe, sans m'en proposer un. Sale pute.

Je tente un « bah… toutes les vies sont de vraies vies ! ». Mais non, m’explique-t-elle, « les gens » ne réfléchissent plus, suivent les indications, évoluent dans des parcours balisés sans même s'en rendre compte.

Sa put**n de vraie vie est faite de lieux communs ultra standards et d'idées préconçues. Bref, de certitudes qui la rassurent sur son existence ordinaire mais qu'elle espère différente. Je la laisse en lui disant que mes bagages sont lourds, que mon train ne m'attendra pas, que c'est l'heure des chiffres et des lettres, que Benoît n'est plus pape, et que, on ne le sait pas encore, mais Cahuzac va faire un aveu de ouf et je voudrais être rentré chez mes parents pour le voir (je n'y parviendrai pas).

 

Cette connasse me fait quand même réfléchir là-dessus, en sortant je me demande s'il y a des vraies vies et des fausses vives. Des vies qui valent mieux que d'autres. Genre la vie Natanoj qui va à la fois se faire des couilles en or au Brésil (d'après les dernières nouvelles) et profiter de ses ressortissantes pour se les vider (ou pas) comparée à celle d'un type du même âge, comptable ou un truc dans le genre, qui a femme enfant et un prêt sur 30 piges pour payer sa baraque, qui ne sortira de France que pour aller à Djerba ou en bungalow dans le sud? Est-ce que, objectivement, l'une et meilleure que l'autre? Est-ce que, au final, on choisit pas tous un type d'agitation, de diversion à notre immobilisme? Un semblant de sens (fonder une famille, acheter une maison, voyager, niquer des meufs...) sous forme d'auto persuasion?

Bon en me relisant (j'ai écrit ça dans le train du retour, le 2), je me dis ça doit être la fatigue qui m'a fait cogiter comme ça. Quelle connasse de m'avoir mit ça en tête. En plus, elle a croqué son Werther's Orignal, au lieu de le laisser fondre. Preuve qu'elle manque de savoir-vivre.

 

Dehors, je vois un type courir après son bus. Il a un costume gris, un peu élimé, beaucoup en fait, parce que ça se voit de loin. Ses chaussures  n'ont pas l'air au top non plus. On sent la vie sans écart, et sans argent. Une existence scrupuleusement, ennuyeusement réglée. Est-ce qu'il est plus dans la vraie vie qu'un autre qui aurait un costard flambant neuf parce qu'il en a les moyens?

En tout cas, avec son vieux costard, il consacre le peu d’adrénaline que son existence barbante lui offre à courir après un bus pour ne pas le rater. La concierge pourrait dire: "il n'est pas dans la vraie vie, mais il veut être dans un vrai bus!"

 

Bon, je crois plus avoir encore beaucoup de choses à raconter. Du coup je vais m'arrêter là. Ce thread m'aura vraiment éclater, et je regrette de pas l'avoir créer avant.

 

Merci à tout le monde pour l'avoir lu, et commenté. 

 

A la revoyure

 

 [/thread]

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et sinon, hors sujet, mais je m'en fous je fais ce que je veux, c'est mon thread et en plus il est fermé:

 

En mode bouteille à la mer, j'ai un appart de 90m² à Grenoble et il y a de la place pour deux gus de plus en coloc (je suis seul pour l'instant avec un pote qui squate de temps en temps)

 

Si ça vous dit, MP me!

Edited by DeepInYourAce

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