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9 résultats trouvés

  1. Profiling: Utilisez la Méthode Belbin Ce qui m'intéresse le plus en poker, c'est la dimension psychologique de ce jeu et c'est le sens des billets de mon blog. Outre les compétences de base à acquérir concernant les probabilités et leur calculs, il reste la dimension humaine et toute sa complexité face au choix, au risque, au changement, aux émotions et surtout à soi et aux autres. En 2012, j'avais écrit un billet relatif au profiling selon la méthode DISC de Marston (Lien ici) qui proposait un outil assez complet permettant d'établir le profil de vos adversaires. Je proposais une catégorisation tenant compte des forces, limites, besoins, motivations et peurs de chaque type de profil. Une fois ce travail fait, je vous proposais dans un autre billet (L'art du tilt : lien ici) d'appliquer les leviers qu'offraient ces profils pour les faire tilter. Fidèle à l'esprit de mes billets précédents, je vous propose dans ce billet de découvrir un nouvel outil de profiling simple, issu du management que je détourne pour l'utiliser à une table de poker: le modèle de Belbin. Meredith Belbin (né en 1926) est un psychosociologue britannique spécialiste du management d'équipe et créateur d'un inventaire de comportements qui met en évidence les neuf rôles clés nécessaires au bon fonctionnement d'une équipe. Il analysa les personnalités et leur influence sur les processus de groupe. Vous trouverez de nombreuses explications sur le net, la méthode est commercialisée au service des entreprises et des managers. Ce que je vais essayer de faire ici, c'est d'illustrer les comportements typiques de joueurs et d'utiliser la classification de Belbin pour les profiler. Il ne faut pas oublier que cet outil cherche à valoriser les compétences des différents rôle en équipe. En lisant ces descriptifs, essayer de garder à l'esprit ce qui se dégage de la dynamique de votre table, les traits les plus saillants, les réactions, les attitudes et surtout ce qui vous touche ou vous agace spontanément. Ce sont d'excellents indicateurs intuitifs et instinctifs que votre corps vous émet auxquels vous devez être attentifs. Neufs profils répartis en 3 groupes d'orientation: Action, communication et savoir Les profils orientés vers l'action: n° 1 à 3 1. Organisateur (Exécutant): Met les projets à exécution 2. Propulseur (Réalisateur): Aime les défis 3. Perfectionneur (Finisseur): S'assure que le travail est bien fini Force: 1. Discipliné, fiable, efficace, ordonné, méthodique 2. Dynamique et fonceur, travaille bien sous pression, courage et capacité de surmonter les obstacles 3. Consciencieux, à la recherche des erreurs et omissions, a le souci de la perfection Faiblesse: 1. Peu conciliant ou flexible, lent à réagir dans les nouvelles opportunités 2. Peut provoquer les autres et être parfois blessant mais sans attention malveillante 3. Enclin à s'inquiéter pour chaque détail, a des difficultés à déléguer Idées d'exploitation: C'est évident, mais le principal ennemi de ces 3 profils est précisément l’inaction ! Vous observerez les signes de lassitude, d'ennui ou d'impatience. Vous avez tous en tête également ces joueurs pinailleurs qui ne supporteront pas les choses désordonnées. Ils vous feront des remarques sur votre stack mélangé, votre absence de cache-card ou encore contrôleront que vous avez bien posé vos blindes ou donneront des indications de retour de monnaie avant même le croupier. Ils préféreront de loin prendre les choses en main plutôt que de dépendre d'un tiers. Cela se manifestera d'ailleurs dans le self-dealing si votre tournoi se déroule sans croupier. Ils feront le maximum pour accélérer l'action et ne supporteront pas les "a peu près". Leur indicateur d'inconfort se manifestera lorsque vous ferez un move inattendu ou inhabituel, cela les perturbera ils pourraient devenir un peu agressif ou sec. Il deviendront irrités et pourraient prendre comme irrespectueux votre lenteur, imprécision, créativité "non standard" qu'il pourraient interpréter à tort comme de l'amateurisme. Personnellement j'ai un petit truc tout con pour les révéler: si c'est à mon tour de dealer, je pose les cartes du board de manière inhabituelle (sur le côté, en carré, en fleur ,en escalier ...) et ce type de joueur ne peut pas s’empêcher de réagir sur le côté non-académique de la chose. Les profils orientés vers la communication: n° 4 à 6 Descriptif: 4.Coordinateur: Mature et confiant 5.Soutien (coéquipier): Sociable et coopératif, posé, sensible et conciliant 6.Promoteur (pionnier): Extraverti et enthousiaste, communicatif Force: 4. Attentif aux autres et diplomate. Clarifie les objectifs et fait progresser les prises de décision 5. Attentif aux autres et à leurs besoins, est plein de tact 6.Explore les opportunités et développe des contacts à l'intérieur et à l'extérieur Faiblesse: 4. Parfois perçu comme calculateur ou manipulateur. A tendance à déléguer le travail personnel qu'il n'aime pas faire 5. Indécis, souvent mal à l'aise dans les situations cruciales ou de crise. facilement influençable 6. Trop optimiste. Manque de réalisme et peut se désintéresser des projets après l'enthousiasme initial Idées d'exploitation: Là aussi, le principale ennemi de ce type de profil est de les priver de lien, les frustrer de communication, les ignorer. Vous repèrerez ces joueurs par leur tendance spontanée à tempérer d'éventuels conflits à table par une dédramatisation ou une reformulation de ce qui a été dit pour éviter une escalade ou de l'incompréhension. Vous les verrez aussi de temps à autre révéler leurs cartes pour qu'on les prenne au sérieux si cela fait plusieurs coups qu'ils gagnent de suite. Comme pour se rassurer en pensant que les autres ne pensent pas mal d'eux. ils chercheront beaucoup à briser la glace à table par des gags ou des commentaires positifs ou constructifs après un coup bien joué. Ils seront compréhensifs et compatissant auprès de joueurs ayant subit un badbeat et ne seront pas à l'aise de l'infliger. Ils chercheront l’approbation de la table et la reconnaissance. Il sera facile de leur mettre la pression dans des situations ou la décision à prendre n'est pas facile et il sera facile de les influencer en jouant sur le procurer ou leur enlever du lien ou de l'attention. En self-dealing, si c'est à eux de tourner les cartes et qu'ils sont engagés dans un coup à décision difficile, vous les verrez volontiers demander le retournement des cartes à une autre personne. Le côté optimiste du promoteur le fera venir dans plus de coup à tirages et cela malgré les cotes défavorables pour y trouver le moment enthousiasmant et intense qu'il attends. Les profils orientés vers le savoir: n° 7 à 9 Descriptif: 7. Concepteur (inventeur): Créatif, imaginatif et anticonformiste 8. Observateur (priseur): Modéré, stratégique 9. Expert (spécialiste): Déterminé, autonome, concentré vers un seul objectif Force: 7. Peu orthodoxe, propose de nouvelles idées et des solutions originales 8. Fait preuve de discernement et envisage toutes les options. Évalue les idées avec précision 9. A une source de connaissances et de compétences utiles à l'équipe Faiblesse: 7. Tend à négliger les détails pratiques. trop absorbé pour se soucier de communiquer 8. Perçu comme manquant de dynamisme. Peut être trop rationnel et parfois trop critique 9. Possède un champ de compétences généralement étroit. A tendance à négliger la "vision globale" Idées d'exploitation Je suis sûr que vous avez tous en tête ces joueurs "je sais tout" qui s'empresse de donner des explications complexes dans un jargon hyper technique. Leur approche du jeu est majoritairement logique, calculée, orientée résultat et EV+. Ce genre de joueur est donc sensible à la critique et se fera une joie de tomber dans le panneau de la justification pour démontrer leur intelligence et raisonnement. Par conséquent ils ne donneront du crédit qu'à leur semblables. Ils seront capables de vous raconter des coups avec tous les détails utiles et nécessaires. Ce sont donc des bons clients au bad beat et il faut au maximum éviter de leur donner la moindre information ou justification. Mais si vous démontrer quelques capacités d'analyse justifiée auprès d'eux, vous pourrez ensuite jouer plus largement avec des mains aléatoires et ils surestimeront plus facilement vos mains. Leur créativité et stratégie est avant tout technique et le profiling qu'il feront de leurs adversaires ne se fera pas ou peu sur le terrain psychologique. Ceci illustre le côté négligent de la "vision globale". Attention toutefois à faire la distinction entre le concepteur qui fera preuve de créativité et d'imagination pour piéger ses semblables et l'observateur plus modéré et plus prévisible. Un truc simple pour les repèrer est de lancer une discussion sur un coup récemment médiatisé et de lancer la discussion ouvertement. Vous verrez que ceux qui mordront à l'hameçon seront les profils orienté savoir. Si vous voulez les bluffer et que vous n'êtes pas de ce type de profil, préparez vos arguments ! Conclusion: Inévitablement vous allez vous questionner sur votre propre profil et cela vous permettra aussi de réfléchir à la manière de réduire vos faiblesse, d'être attentif à vos mouvements et raéctions spontanées pour pouvoir les identifier, accepter puis les contrôler autant que possible. Ce profiling permet aussi de réfléchir à l'influence que cela a sur vos processus de décision, les critères prioritaires que vous mobilisez pour trancher. C'est pourquoi mon prochain billet traitera des différentes catégories de pensées qui influencent le processus de décision, leur séquençage et ordre. Cela permettra de faire le lien avec les profils et d'avancer vers la prise de conscience de ce qui influence nos décisions ou nos absences de décision. Merci pour votre attention et commentaires éventuels. DIVICOMEBACK !
  2. Bonjour à tous et toutes, Dans le cadre de ma thèse de Doctorat en Psychologie réalisée à l'Université de Nice Sophia Antipolis. je recherche des participants âgés de 50 à 90 ans pour répondre à une série de questionnaires. Les questions portent essentiellement sur des ressentis dans la vie quotidienne (estime de soi, anxiété, bien-être, etc.). Si vous souhaitez participer, cela nécessite de s'inscrire sur le site internet https://datapsy.org/ puis d'aller dans l'onglet "C MAGGIO". Une inscription est demandée pour que vous puissiez quitter le site et revenir quand bon vous semble donc réaliser les questionnaires en plusieurs temps si vous le souhaitez. Toutes les informations se trouvent sur le site mais n'hésitez pas à me contacter en MP si besoin. Votre participation m'est précieuse, un grand merci à vous. CM
  3. J'ai souvent entendu dire que les micros limites en HU cash game étais impossible à battre à cause d'un rake trop important.Je vous propose de vérifier cela.Pendant 20 jours (du 10 Septembre 2017 jusqu'au 30 Septembre 2017 inclus) je vais jouer en NL2 cash game HU pour prouver que le rake est possible à battre dans la plus petite limite.Puis à la fin de ses 20 jours je vous ferai un bilan qu'il soit positif ou négatif.
  4. Salut à tous. A l'occasion de la mise en ligne de mon nouveau site, j'y partage un article que j'ai publié il y a maintenant 2 ans dans LivePoker. Je vous en ai fait un belle version pour le forum mais vous pouvez également le consulter ici Pour précision, ceux qui ont vu mes vidéos sur PA n'y apprendront rien. Émotions et processus de décision au poker Les émotions, surtout quand elles sont négatives, peuvent poser beaucoup de problèmes au poker et sont souvent à l'origine de pertes conséquentes chez les joueurs, bons comme mauvais techniquement. Alors il peut s'agir d'émotions liées au tilt (frustration, colère...), mais également d'autres émotions comme la peur, le manque ou l'excès de confiance en soi. Pour pouvoir combattre et supprimer ces émotions négatives aux tables, il convient au préalable de comprendre comment elles fonctionnent et de quelle manière elles impactent le processus de décision du joueur de poker. Ce qu'est l'émotion L'émotion est une réaction psycho-physiologique déclenchée par un stimulus qui sert à apporter une réponse à une situation donnée. On dit que l'émotion est psycho-physiologique car elle se ressent à la fois dans l'esprit et le corps. Si l'on rentre un peu plus dans le détail, l'émotion peut être décrite comme un composite de plusieurs réactions. Les réactions physiologiques sont des manifestations déclenchées automatiquement et instantanément par notre cerveau reptilien pour faire face à une situation. Ces réactions peuvent être une accélération du rythme cardiaque, de la fréquence respiratoire, l'apparition de rougissement, de transpiration, d'une certaine pâleur, d'une sensation de malaise, de palpitations etc... L'expérience subjective est quant à elle l’expérience consciente de l’émotion ou encore le sentiment émotionnel accompagné de la capacité à verbaliser cette émotion. En bref, ce sont des pensées au sujet des émotions. Cette expérience subjective donne lieu à une pulsion à agir. Dans le cas de la peur par exemple, cette pulsion à agir pourrait être de fuir. Enfin, les réactions motrices sont composées des expressions faciales et des variations vocales. Ces réactions sont incontrôlables et sont le sujet principal de la série télévisée "Lie to me". Les expressions faciales sont différentes des tells en ce sens que ces derniers peuvent être contrôlés à une table live alors que les expressions faciales sont des micro-expressions de quelques dixièmes de secondes totalement incontrôlables et qui trahissent l'émotion du joueur en dépit de ses efforts pour faire passer une émotion différente. Il est extrêmement difficile de les détecter sans un entraînement intensif aux théories de Paul Ekman (Psychologue américain). Tous ces composants de l'émotion vont aboutir à une proposition de comportement, qui sera adoptée ou non par l'esprit conscient de Hero. Alors prenons l'exemple d'une situation au poker pour illustrer tout ce qui compose l'émotion. Admettons que hero prenne un bon badbeat, un 80/20 par exemple. Si ce n'est pas le premier, hero va commencer à s'énerver voire à être en colère. Détaillons donc ce qu'il peut se passer dans le cadre de la colère (nous verrons plus loin pourquoi la colère se déclenche dans cette situation). Au niveau des réactions physiologiques, hero peut ressentir différentes choses : une tension dans tout le corps, une sensation de chaleur, une gêne dans la poitrine ou encore le souffle qui s'accélère. Ce sont les principales réactions que j'ai observées chez les joueurs que je coache mais il y en a d'autres. S'agissant de l'expérience subjective, hero va bien-sûr ressentir de la colère et se dire à lui-même des phrases telles que "mais c'est pas possible ! ", "comment il peut call avec sa main?!?!?!", "je ne gagnerai jamais avec mes AA" ou "quel chattard ce gars !", pour ne citer que les plus adaptés à un article. La pulsion à agir va pouvoir être par exemple de se venger, de se refaire ou bien de faire mal (dans le sens imagé bien-sûr) à vilain qui lui a pris son tapis, en lui infligeant à son tour un badbeat. Passons sur les réactions motrices pour nous intéresser à la proposition de comportement issue de l'émotion. Ici les émotions de vilain vont l'inciter à devenir plus agressif et/ou plus loose, à jouer plus de pots contre vilain avec des mains marginales, à call plus light river etc... c'est le début du tilt. Attention ce n'est pas pour autant que la conscience de vilain choisira les propositions faites par les émotions, tout va dépendre, comme nous le verrons plus loin, de l'intensité émotionnelle subie par Hero à cet instant t. La naissance des émotions Mais quels sont les déterminants qui vont faire qu'une situation donnée va déclencher une émotion particulière ? Et pourquoi la même situation de jeu ne va pas déclencher la même émotion chez tout le monde ? Tout simplement car entre la situation et l'émergence de l'émotion existe une évaluation cognitive inconsciente de la situation qui va déterminer si le cerveau doit apporter ou non une réponse émotionnelle. Comme son nom l'indique, cette évaluation est purement inconsciente et est exécutée presque instantanément à la perception de la situation. Notre inconscient évalue la situation au regard de ce que je nomme notre référentiel interne, ce qui fait de cette évaluation une évaluation purement subjective. Voilà pourquoi nous ne réagissons pas tous de la même manière à une situation donnée. Ce référentiel interne est entre autre constitué de nos schémas de pensée, de nos représentations de soi, de nos objectifs et de notre mémoire. Les schémas de pensée sont des organisations de croyances et d'idées entre elles qui vont constituer un filtre de notre vision du monde. Il est important ici d'insister sur la notion de croyances car c'est en grande partie sur celles-ci que va reposer notre évaluation émotionnelle de la situation. Les croyances sont des généralisations de nos expériences. Plus précisément, il s’agit de généralisations à propos de relations entre plusieurs expériences. Ces généralisations portent sur la causalité, le sens et les limites. Ce qui va poser problème au poker et plus généralement dans notre vie de tous les jours, ce sont les croyances dites limitantes, c'est-à-dire les croyances, la plupart du temps fausses, qui vont nous empêcher de nous épanouir, d'atteindre nos objectifs voire de fixer des objectifs. Ces croyances limitantes vont jouer un grand rôle dans le processus d'évaluation cognitive inconsciente, car elles vont faire résonance avec la situation donnée et vont donc mener au déploiement des émotions négatives. Au poker, beaucoup de croyances limitantes sont enfouies dans l'inconscient des joueurs et induisent des évaluations négatives des situations de jeu pouvant les mener jusqu'au tilt. En voici quelques exemples. Croyances limitantes relatives à la variance Croyances orientées résignation : J’ai moins de chance que les autres au poker / dans la vie Le sort est contre moi Croyances orientées déni de la variance : Etant gagnant sur le long-terme je devrais ressortir gagnant de mes sessions C’est injuste de perdre autant à cause de la variance alors que je suis un joueur gagnant Les fish/mauvais joueurs sont censés repartir de la table en étant négatifs Ces joueurs ne devraient jamais remporter de gros pots Quand le coup part à tapis et que je suis devant je suis censé remporter le pot Autant de chance/malchance est impossible Il y a également les croyances limitantes relatives au joueur Croyances orientées dévalorisation : J’ai moins de facultés intellectuelles que les autres joueurs pour y arriver Je ne pourrai jamais être un regular de NL600 (si joue en NL200) Croyances orientées surévaluation : Je suis un bon joueur, je devrais être gros gagnant à ma limite Je serais un joueur bien gagnant si je « runnais pas bad » tout le temps Enfin il y a les croyances relatives à vilain et au jeu Folder contre un fish/mauvais joueur est weak Donk bet le PFR est un manque de respect L’agression à la table est une histoire d’ego Quand un joueur est agressif envers moi de manière répétitive, il ne me respecte pas Le fish est idiot Ces croyances sont ancrées dans l'inconscient en ce sens que bien souvent, à froid, le joueur a plutôt des pensées raisonnées sur ces sujets. Malheureusement à chaud, pendant le jeu, ces croyances limitantes vont resurgir et faire que le joueur va être émotionnellement impacté par un joueur récréatif qui lui prend un gros pot ou par un regular trop agressif ou encore une série de badbeats, alors même que ce joueur averti sait consciemment que la variance fait partie du jeu et qu'elle s'annule sur le tong-terme, ou encore qu'il est important que les joueurs récréatifs gagnent de temps en temps grâce à la chance pour entretenir l'écosystème etc... Impacts des émotions sur le processus de décision au poker Voyons maintenant de quelle manière les émotions négatives impactent le processus de décision du joueur de poker en considérant le schéma suivant. Nous avons donc vu que la situation de jeu, souvent liée à des facteurs contextuels, va être évaluée de manière inconsciente au regard de notre référentiel interne, ce qui va donner lieu ou non à la naissance d'une émotion. Ce n'est qu'une fois ce travail inconscient d'évaluation effectué que les fonctions cognitives conscientes du joueur vont prendre en charge les informations issues de la situation et vont les traiter de manière à prendre une décision optimale. Ces fonctions cognitives conscientes nous permettent tout simplement de raisonner, de prendre des décisions, de penser de manière rationnelle, de nous adapter à la situation, de planifier, de penser de manière stratégique... bref, elles constituent notre pensée logique et consciente et s'appuient sur les connaissances techniques acquises au fil des années et de l'expérience. Dans le cas idéal, l'état émotionnel induit par la situation est neutre ou faible et permet aux fonctions cognitives conscientes de fonctionner à plein régime. Toutefois il arrive bien trop souvent au poker que des émotions négatives telles que la colère, le sentiment d'injustice, la frustration ou encore la peur ne surgissent. Dans ce cas, les fonctions cognitives conscientes vont être en partie ou totalement désactivées. Le joueur ne sera plus capable de raisonner selon ses acquis techniques et ce sont ses émotions qui prendront les décisions à sa place. La pulsion à agir, que nous avons vue comme un des constituants de l'émotion, va pousser le joueur à prendre des décisions irrationnelles, ce qui va entraîner le tilt : spew, jeu trop agressif, trop loose ou au contraire trop resserré. Si par exemple le joueur se prend 2 suckouts river en 5 minutes face à un joueur récréatif, il va commencer à ressentir de la frustration et de la colère. La pulsion à agir va pouvoir alors être de se venger de ce joueur et de reprendre son argent. C'est alors tout naturellement qu'il va commencer à ouvrir son jeu contre celui-ci en rentrant dans les pots avec des mains trop marginales, hors de position, ou encore en devenant de plus en plus agressif pré-flop et post-flop contre ce joueur et en payant plus light river. Ses capacités d'analyse seront très nettement diminuées voire inexistantes. Il va se lancer dans des 3-barrels bluff sans réellement réfléchir à la range de vilain et à ses probabilités de lui faire coucher sa main. Bien entendu il s'agit ici du cas extrême, ni l'émotion ni sa relation avec la désactivation des fonctions cognitives ne sont binaires. L'état émotionnel varie et progresse au fil d'une session de jeu ou des jours. Dans une session qui se passe mal, l'émotion va grandir peu à peu sans que le joueur ne s'en rende forcément compte. La frustration monte petit à petit tandis que les fonctions cognitives conscientes se désactivent progressivement. Le joueur va commencer à prendre de mauvaises décisions, à 3 bet light alors que le spot le permet difficilement, à faire des hero calls alors que rien ne les justifie etc... Chaque coup dur va apporter un peu plus d'émotion. Il en est de même en période de badrun. Le joueur va commencer une session avec un niveau émotionnel déjà élevé et, par rapport aux sessions de run standard ou goodrun, il lui faudra moins de quantités de badbeat, set-up et autres coups du sort pour que celui-ci ne soit on tilt. Je conclurais donc en disant que tout travail sur son mental doit commencer par une compréhension du fonctionnement de ses émotions au poker et l’apprentissage de la prise de conscience de la naissance des émotions pendant le jeu. En effet, généralement le joueur se rend compte qu’il est en tilt bien trop tard, une fois que les émotions sont trop fortes pour être apaisées par quelque technique que ce soit. Apprendre à connaître et reconnaître ses émotions quand celles-ci naissent va permettre de pouvoir intervenir au plus tôt et donc au plus bas de leur intensité.
  5. Ça démange et ça picote et...ça frustre ! Voilà plusieurs mois que l'envie de se mettre autour d'une table devient de plus en plus présente. Seulement voilà, la quantité d'énergie à investir est limitée ainsi que les moyens en argent et en temps. Méchantes contraintes que ces réalités inévitables avec lesquelles devoir composer. Une certaine tension intérieure commence à naître, celle issue de la conscience qu'il va falloir faire des choix de positionnement personnel face au poker. Etablir un contrat implicite et tacite entre la personne que je suis dans sa globalité, le joueur de poker et les exigences du jeu créant 3 couples d'interactions. Pour rester motivé, trouver un équilibre s'impose pour que ces interactions soient les plus harmonieuses possibles : Ma personne et le poker : le plaisir du jeu doit rester la clef, sa valeur ajoutée doit être suffisante pour trouver sa juste place parmi les autres domaines d'intérêt et de réalisation personnelle. C'est aussi un outil de connaissance de soi et de ses limites. Ma personne et le joueur: les humeurs et état de l'un ne doivent pas s'influencer négativement et nécessitent de bien se connaître. Fatigue, disponibilité, moral, ambition, ouverture et capacité de remise en question sont des compétences à soigner. La vie de famille ou de couple, le travail et la santé physique et psychique sont des partenaires obligatoires. Le joueur et le poker : connaître mon profil de joueur, points forts et points faibles, thèmes à travailler, analyses du jeu et ds sessions, lectures, lien avec le jeu, gestion du bankroll etc. Parfois, les circonstances font que des tensions apparaissent entre ces interactions. Elles sont souvent liées à l'apparition de zones d'inconfort, d'incohérence ou de contradictions pouvant générer une insatisfaction ou une frustration. Ce sentiment désagréable peut aussi être une opportunité d'introspection et de compréhension de soi laissant la place à la possibilité de ne plus subir seulement mais de poser des actes et choisir ses combats. Je considère que la pratique du poker est un excellent moyen de travailler ce processus, comme un fitness psychologique permettant par l'expérience du jeu des ancrages de prise de conscience permettant une meilleure connaissance de soi et, par conséquence, des autres. En fait, la frustration n'est probablement que le fruit d'un mécanisme plus subtil et profond que j'aimerais aborder dans ce billet et qui trouve ses racine dans la théorie de la dissonance cognitive. La théorie de quoi ? La théorie de la dissonance cognitive propose une modélisation des conflits cognitifs pouvant intervenir entre deux ou plusieurs éléments incompatibles. Un conflit quoi ? Cognitif ! La cognition c'est tout élément de connaissance, d'opinion ou de croyance sur l'environnement, soi-même ou sur son propre comportement. La dissonance ? C'est la simultanéité de cognitions qui entraîne un inconfort mental en raison de leur caractère inconciliable ; ou l'expérience d'une contradiction entre une cognition et une action. Donc un conflit entre ce que l'on prône et ce que l'on fait. Par exemple un avocat étant obligé de défendre une cause ou un client en totale opposition avec ses valeurs. En tant que joueur de poker, cela ne vous rappelle rien ? Les situations de frustrations sont multiples et de toutes formes dans la pratique du jeu. Les plus évidentes sont celles concernant les situations de tilt, mais dans le fond, la maitrise du jeu commence d'abord par la maîtrise de soi. Il faut en effet être un peu masochiste pour se lancer dans le poker sans se préparer mentalement à être repoussé dans ses propres limites psychologiques, mentales, logiques, intellectuelles, relationnelles, rationnelles et émotionnelles. Chaque joueur se souvient avoir pris des décisions irrationnelles ou impulsives, d'avoir été pris dans un conflit intérieur entre l'instinct et la raison, la poursuite d'une partie perdante alors que la conscience dicte de s'arrêter etc. La première clef est sans doute dans un premier temps d'essayer d'identifier ces mécanisme, de les reconnaître et de les regarder en face. Une fois identifiés, reste à les comprendre, à repérer leur carburant, ce qui les anime et les fait vivre. Ce qui est connu fait moins peur, et ce qui ne fait pas ou plus peur nous rend plus fort. Ce sont les étapes que je vous propose de suivre dans la suite de ce billet. Dans cette phase de découverte, pensez à vos propres zones d’inconfort et à vos conflits intérieurs lorsque vous jouez. Quels sont les pièges habituels dans lesquels vous tombez régulièrement ? Quelles sont les émotions récurrentes qui paralysent votre jeu ou votre capacité à prendre des décisions ? Dans quelles situations avez-vous le sentiment qu'une tension intérieure naît ? Vous avez quelque chose en tête ? Ce déséquilibre subit c'est de la dissonance cognitive. Regardons cela de plus près avec un schéma : http://i18.servimg.com/u/f18/19/23/71/34/schema10.jpg Ici l'attitude c'est par exemple une ligne de conduite que vous vous êtes fixé : « En cas de bad beat je ne tilterai pas et si je tilte je sortirai de table pour me concentrer » Le comportement c'est ce que vous allez mettre en oeuvre pour être en adéquation avec cette ligne. Plus il y aura d'écart entre attitude et comportement, plus de la dissonance (ou de la tension) se créera. Plus cette écart sera grand plus il faudra d'énergie pour le réduire. Dans cet exemple, imaginons que le bad beat arrive, 3 situations possibles: Ligne verte : j'ai pris un bad beat, je me concentre sur le prochain coup et je me souviens de mes réussites, mes bonnes lectures, mes bluffs réussis, mes bons fold et mes bon call. Il y a cohérence entre les 2 éléments attitude et comportement et pas de tension. Ligne orange : j'ai pris un nouveau bad beat, je sens que ça m'affecte et que je suis fragilisé. Je n'arrive pas à me concentrer sur une visualisation positive. J'ai maitrisé jusque là, je peux bien m'autoriser un petit tilt... Il y a début de tension, le comportement commence à s'écarter de la ligne fixée. Ligne rouge : C'est le 3ème bad beat et toujours avec le même donk qui call n'importe quoi pour un runner runner. J'ai vraiment une malchance terrible et c'est injuste. Je tilt c'est vrai mais je vais pas me laisser faire comme ça et je débrieferai tout à l'heure à la pause avec mon coach Il y a clairement malaise et inconfort mental flagrant car continuer de jouer et respecter la ligne sont des éléments contradictoires et inconciliables ! Il y a dissonance. Quelles sont les conditions idéales permettant l'apparition d'un effet de dissonance ? Le sentiment donné à l'individu d'être libre de réaliser ou non le comportement problématique que l'on attend de lui. L'aspect irréversible du comportement problématique le fait que ce comportement problématique soit réalisé publiquement On l'a vu, une forme de non-respect de soi, de ses valeurs ou lignes de conduite Les conséquences du comportement problématique sont : Aversives : qui suscite ou provoque une violente antipathie ou un dégoût irréversibles prévisibles perçues par l'individu à l'origine du comportement problématique être attribuées par l'individu à lui-même (responsabilité de son comportement) Vous constaterez donc combien le joueur de poker est complètement concerné par ces conditions et qu'on pourrait même dire que ces conditions font partie du coeur du jeu ! En être conscient c'est savoir utiliser les leviers permettant d'accentuer la dissonance chez l'adversaire et de prévenir la vôtre ! C'est pour cela que sans conscience du jeu, deux profils extrêmes de joueurs en danger ou dangereux se dégagent : les débutant et les ludopathes (accros pathologiques au jeux) Dans les deux situations, leur consience ou absence de conscience altère leur manière de jouer. C'est le jeu qui domine le joueur et pas l'inverse. C'est pour cela que j'affirme qu'à mon sens, un « bon » joueur de poker est un joueur conscient et que, par conséquent, ses risque de dépendance sont réduits si il travaille cette conscience. Il y a-t-il d'autres « symptômes » à repérables ? Lorsqu'un individu souffre d'anxiété, il cherche à la cacher avec des explications irrationnelles Lorsqu'un individu a fait un choix irréversible et qu'il cherche à minimiser son impact pour qu'il fasse moins mal en cas d'échec Lorsqu'un individu cherche à justifier un comportement qui s'oppose à ses valeurs pour en minimiser les conséquences négatives Lorsqu'un individu cherche l'approbation de personnes de même opinion que lui dans le cadre d'une décision manifestement mauvaise pour en minimiser l'impact Lorsqu'un individu en sentiment d’infériorité ou inférieur en compétences se met volontairement en échec plutôt que de subir l'humiliation d'une défaite Si le joueur de poker est capable d’identifier et de reconnaître ses dissonances, il cherchera à les réduire ou les éviter. Quels sont ces modes de réduction ? [*] La rationalisation cognitive : Lors que la réalité physique, concrète est trop dure ou inéluctable sur quoi peut-on agir ? Sur la réalité psychologique ! L'attitude de l'individu en proie à un comportement problématique peut se réfugier dans une justification des raisons qui l'ont poussé à le faire, ce qui donne de la consistance permettant de réduire la dissonance. Cependant ce genre de stratégie surviendra surtout lorsque l’individu et acculé et soumis à le faire par la situation. Nous avons tous assisté à ce genre de scène où un joueur chanceux et inconscient se décrédibilise totalement avec des explications boiteuses sur les raisons de son succès. Le contraste est saisissant avec un joueur expérimenté qui se tait voir s'excuse lorsqu'il a chatté sa carte river sur une mauvaise décision. [*] La rationalisation comportementale : Suite à un comportement problématique, l’individu saisi une deuxième occasion de renforcer ce comportement pour s'appuyer sur un sentiment d'assumer l'inassumable. En quelque sorte il persiste et signe. Exemple : une calling station serrée vient de perdre un pot énorme qui, de toute évidence était incallable mais répète le même schéma le coup d’après comme pour marquer son « droit » ou sa liberté à jouer comme il veut. [*] La trivialisation : L'individu minimisera le comportement problématique ou l'importance de l'incohérence du conflit avec ses valeurs en les minimisants ou les dévalorisant « c'est pas si grave en fait parce que... » Un exemple récurent en poker se présente lorsqu'au moment d'un choix entre deux choix équivalents le joueur cherche après coup à justifier son choix en maximisant les points positifs de son choix et minimisant ceux de l'alternative délaissée. [*] La recherche d'un support social ou d'opinion : L'individu cherche à modifier son environnement social en le convertissant à sa cause. Il devient prosélyte et s'entoure de personne acquises à sa cause qui ne le confronteront pas à son incohérence. Il recherche l'appartenance à un groupe d'opinion similaire pour être moins seul et moins ressentir sa dissonance. Là encore, vous vous souviendrez de discussions interminables entre partisans et opposants du déroulement d'un coup avec les joueurs concernés qui alimentent le débat afin de ne pas passer pour un joueur inconscient. [*] L'ajustement hypocrite : Un individu défend clairement son opinion. Or il est poussé à admettre que par le passé il ne s'est pas toujours comporté en accord avec cette opinion. Dès lors ce constat de dissonance l'amène à adopter un nouveau comportement allant dans le sens de son idée et prouvant sa cohérence. Par exemple un joueur dit ne jamais bluffer et est obligé d'en montrer plusieurs. Dès lors il cherchera à prouver par la suite ses dires en montrant ses jeux gagnants sans bluff Quelques derniers exemples de stratégies d'auto-manipulation que nous nous imposons parfois : Lorsque les modes de réductions des dissonances cognitives ne sont pas efficaces, d'autres biais spontanés peuvent s'imposer avec plus ou moins de conscience : [*] L'effet Forster ou effet Barnum : Une tendance à écarter les descriptions inexactes pour nous concentrer sur celles qui nous conviennent. Le récit est arrangé, les omissions flirtent avec les mensonges arrangés pour obtenir l'approbation des autres ou minimiser sa propre souffrance. Par exemple lorsque nous expliquons un coup joué en omettant de décrire un élément à charge pouvant nous priver du soutien de proches ou d'amis [*] Le conformisme : Par peur du rejet induit par la pression sociale pousse à adopter une opinion majoritaire qui n'est pas celle de votre moi intérieur. [*] La Loi de Murphy : Le besoin de donner du sens à des événements injustifiables ou incompréhensibles nous pousse à croire à des raisons irrationnelles ou des idées reçues plutôt que de faire appel au raisonnement et l'analyse. En poker, c'est se réfugier dans l'idée que la malchance ou le mauvais oeil est sur vous, que le sort s'acharne et que rien ne pourra résister à votre cycle de malchance. Que tous les coin-flip sont contre vous etc. La loi de Murphy est celle de l'emm**dement maximum. Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal En conclusion, j'espère que ces éléments vous permettront de réfléchir sur vos propres limites et stratégies lorsque vous êtes en situation de dissonance cognitive et surtout d'être capable de reconnaître les symptômes avant-coureurs. En les reconnaissant bien chez vous, vous éviterez à vos adversaires de les exploiter et vous saurez les repérer chez eux. Encore une fois, ce qui se vit dans le jeu est une concentration de situations vécues dans la vie courante. Le fitness mental dont je parlais au début. Je reste convaincu que de travailler ses mécanismes sont autant d'opportunité de s'entraîner à bien réagir dans des situations plus complexes ou vitales en dehors de la table de poker. Bon jeu et bonne expérimentation ! DIVICOGNITIF...
  6. Bonjour ! Je suis étudiante en Master 1 de Psychologie, pour mon mémoire je travaille sur les différents types de jeux en ligne et les profils de joueurs. J'ai réalisé un questionnaire et il est aujourd'hui temps pour moi de le diffuser ! Des joueurs de CandyCrush à WoW en passant par Call of Duty, le Poker ou la belote en ligne, j'ai besoin de vous TOUS ! Il ne vous faudra pas plus de 10-15 min de votre temps et pour moi c'est SUUUUPER IMPORTANT ! Voici le lien : https://fr.surveymonkey.com/s/JeuxEnLigne La recherche vous remercie
  7. Aborder un tournoi

    Bonjour, Comme vous devez vous en douter je suis nouveau sur le CP donc enchanté de tous vous rencontrez Je viens d'avoir 22ans et je joue au poker sérieusement depuis 1 an et demi. J'ai réalisé quelques table finale de tournoi en cercle dont une victoire. Je préfère le jeu de tournoi même si de ce que j'ai compris il est difficile de ne pouvoir grinder que les tournoi. Dans ce post, je vous parlerai uniquement de mon Live. Anyway. J'ai un problème pour aborder mes tournois (car je prends ça au serieux, j'aimerais en faire ma profession). Je vais au cercle Cadet et je crois avoir clairement avoir un edge technique sur le field en générale mais certaines periode ou j'ai run bad m'ont fait perdre un peu confiance ( bad beat consecutive a 5% , 10% et 15% etc de chance de gagner) De ce fait j'ai du mal à aborder les 1er niveau de mes tournoi ( niveau 30min). L'envie de trop bien jouer contre des joueur que j'estime plus faible. Comment se préparer pour ce genre de petit tournoi ? ou pour les tournoi en générale ? J'ai du mal a savoir si je dois être agressive tout de suite ou si je monte en puissance vers les niveaux 5-6 et l'apparition des antes ? ( Dans ce type de structure plûtot rapide et ou beaucoup de joueur ne comprennent pas forcement le jeu ) Avez vous des astuces, des conseils pour m'aider à être plus fort psychologiquement et pouvoir exploiter mon jeu au maximum ? merci à tous et long vie au poker! WSOP2013, Nous Y Serons !!
  8. Bonjour à tous, J'ai eu la chance de suivre un cours de management et dans ce contexte le modèle D.I.S.C de Marston a été présenté. Il s'agit de caractériser les différents types de personnalités des collaborateurs et de reconnaître leurs forces et faiblesses pour mener à bien projets et esprit d'équipe. En tant que joueur de poker, j'ai tout de suite fait le lien avec le profiling à table et j'ai écrit deux billets dans lesquels je cherche à exploiter cet outil pour mieux cerner les adversaires et exploiter les failles. Je l'ai fait sans prétention mais avec l'envie de donner peut-être de nouvelles clés de lecture. Si cela vous intéresse, voilà les liens de mes 2 billets. N'hésitez pas à me donner votre avis svp ! Merci et bonne lecture ! 1er article:http://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/68/entry-8084-profiling-utilisez-le-modele-disc-de-marston/ 2ème article:http://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/68/entry-8134-tilting-le-pokers-tartcest-quand-tu-fous-le-tilt/
  9. Tabac et Poker. Je suis en sevrage tabagique depuis sept jours, je suis très motivé pour y arriver et pour l'instant tout cela semble bien fonctionner (attention ne nous emballons pas de trop ce n'est que le début). Je suis patché en 21Mg=21 cigarettes et demain je passe en 14 Mg=14 cigarettes. Je ne suis pas là pour vous parler de mon parcours, mais plutôt de vous parler des bénéfices et des inconvénients de cet arrêt sur la qualité du jeu au poker. Les points positifs : 1. On peut rester beaucoup plus longtemps à table, sans souffrir d'une carence liée au tabac (je mâche un chewing-gum et écoute de la musique à table, ce qui permet de mieux se concentrer sur le jeu). Il n'y a pas encore si longtemps que ca, je me rappelle qu'au début d'un tournoi en casino au bout d'une demi-heure, je me suis sentis obligé de me lever pour fumer et à mon retour, n'ayant pas observé la table, j'ai fait une action qui m'a fait préjudice. De plus lors de mes sessions on-line, je ne suis plus obligé de faire une coupure pour aller fumer, du coup mon volume de jeu et sa qualité s'est améliorée. 2. Il me semble que mon cerveau est beaucoup plus réactif à ce qui se passe à table, de même que je réagis plus vite et a beaucoup mieux lire mes adversaires, je ne saurais prouver que c'est lié à cet arrêt, mais je pense que cela est bénéfique. 3. J'ai l'impression de beaucoup moins tilter sur une bad-beat, je prends cela comme quelque chose de normal. J'avais tendance avant à m'énerver et critiquer le style de mes adversaires, là je prends cela avec philosophie. Les points négatifs : 1. Je me refuse à aller jouer chez les gens ou ça fume, du coup je me ferme les portes de certaines parties (je pense que j'y reviendrais lorsque j'aurais finis mon sevrage) 2. Pour certaines personnes, l'arrêt du tabac provoque des pertes de concentration et des irritations, sachant que la pression au poker peut-être assez forte, cela peut devenir dangereux : voici des conseils forts utiles : Pour mieux résister : améliorez la qualité de votre sommeil en vous couchant un peu plus tôt, en vous protégeant du bruit et d'une luminosité excessive pendant la nuit (si nécessaire, utilisez des bouchons), en évitant de prendre de la caféine le soir (café, boissons cola et autres sources de caféine). En limitant sa consommation d'alcool, on peut améliorer sa résistance contre les difficultés de concentration et la fatigue. Si vous prenez des médicaments qui peuvent aggraver la fatigue, demandez à votre médecin s'il est possible de les prendre le soir. Pour combattre le problème à la source : si les difficultés de concentration et la fatigue apparaissent immédiatement après l'arrêt du tabac, elles sont certainement dues au manque de nicotine. Nous recommandons de prendre un des médicaments qui « trompent » le cerveau, simulant la présence de la nicotine des cigarettes (demandez conseil à votre médecin). Cela permet de limiter les troubles de concentration et la fatigue et d'augmenter beaucoup vos chances de réussite. Astuces « palliatives » : mâcher un chewing-gum sans sucre ou écouter une musique à rythme rapide stimulent à court terme. Pour des activités comme la conduite automobile ou l'utilisation de machines, nous conseillons plutôt de vous reposer suffisamment et de prendre des médicaments contre les symptômes de sevrage, au lieu d'utiliser ces astuces « palliatives ». En prenant les points positifs et négatifs, je pense que l'arrêt du tabac à long terme ne peut être que positif sur le jeu.
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