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BoomShiva

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  1. Real Post

    verification@pokerstars.fr (verification@pokerstars.fr) Ajouter aux contacts 06:30 À : xxx@xxx.xxx Cher Xxxxxx Xxxxx, Vous ne vous êtes pas connecté depuis un certain moment sur votre compte PokerStars.FR ( sur lequel se trouve des fonds en argent réel !) . Alors pourquoi ne pas vous connecter dès maintenant pour constater par vous-même la somme d’argent disponible à jouer ? Si vous avez perdu votre Mot de Passe, utilisez l’option ‘Mot de Passe oublié’ sur la page de connexion du Logiciel PokerStars.fr que vous pouvez télécharger sur http://www.pokerstars.fr/client/download/ Si vous avez d’autres questions ou si vous avez besoin d’assistance, n’hésitez pas à répondre à cet e-mail ! L’Equipe de PokerStars.FR
  2. Real Post

    La nuit était à peine tombée que je sentais déjà les emm**des arriver. Déjà 4 heures que nous attendons ce put**n de train, 4 heures à bouffer des bananes et boire des litres de tchaï. Autour de nous, personne ne semble inquiet ou surpris, malgré les ''five minutes my fwend'' qu'on nous sert à répétition. Mon compagnon et moi ressemblons à 2 Parisiens coincés dans un escalator sur la file de gauche. Autant dire que pour éviter le pétage de plomb, on ne pouvait pas rester dans cette situation. On "remballe la maison", comme nous avions l'habitude d'appeler notre packetage, et on fonce chercher le premier bistrot. Tant pis, le train attendra. Les quelques opportunistes d'entre vous qui ont pu connaître la campagne indienne (si campagne il y a vraiment) savent qu'y trouver un bar s'apparente à trouver un reliquat de gauchisme dans le gouvernement actuel... Celui que nous dégottons est à coup sûr dans le top 3 des lieux les plus glauques qu'il m'ait été donné de découvrir. Après avoir passé la porte grillagée, dont le gardien a fait un imposant bond en arrière à notre vue, on entre dans une grande salle. "La sale salle" sont les premiers mots qui me passent à travers l'esprit. Le sol est jonché d'une couche de 5 à 10 cm d'épluchures de cacaouètes, des feuilles de journaux ayant servi d'emballage semble avoir été reconverties en projectiles, et quelques cannettes couchées achèvent le décor. Une petite dizaine de tables est disséminée ça et là, et la vingtaine de collègues en alcoolisme est évidemment composée exclusivement d'hommes. J'échange un rapide regard avec mon comparse, mais nous n'hésitons guère à rejoindre le comptoir. Un silence se fait entendre dès lors, et tous les regards offerts à nous ; nous y sommes désormais habitué. Le coude tout juste posé sur le comptoir, le tenancier fait à son tour un bond en arrière. Il devait avoir du mal à nous distinguer à travers l'épais nuage de tabacs, et le certainement non moins obstruant voile éthylique que son haleine laisse présuger. Il baragouine alors quelques mots dans sa moustache, sur un air vindicatif mais en visant du regard ce qui semble être ses pieds. Quelques rires se font entendre dans le fond de la salle, et nous voyons un homme hirsute se relever tant bien que mal. La bave sèche au coin de la lèvre, un pull troué et des pieds en piteux état, notre homme semble toutefois avoir gardé en lui des signes d'une grandeur passée, un peu comme ces bâtiments sublimes et abandonnés à Budapest. Ses yeux brillent et avec un franc sourrire il attrape un balai, ou plutôt une branche, et se met en tête de nous faire place propre. Il titube, manque de s'effondrer à plusieurs reprises, mais parvient à nous libérer une table. La grande table centrale, celle depuis laquelle tout un chacun pourra garder un oeil sur nous. Nous commençons nos 2 premières cannettes et tentons dans un hindi très approximatifs de faire passer à notre audience que nous comprenons chaque mot qu'ils prononcent. Plus un mot ne fuse, on se serait cru pendant une petite seconde en Creuse, seul le bruit des vaches broutant à l'extérieur coupant le silence. Puis une pluie de questions s'abat sur nous, et nos interlocuteurs comprennent bien vite le subterfuge. Cela nous attire néanmoins la sympathie de Pankaj et Rajesh, deux jeunes papas pleins de vie avec lesquels je partagerai bien plus tard quelques tartes à la m**de que la vie leur a servi en guise de dessert. Notre première tournée au tas, nous remettons une deuxième et une troisième Kingfisher, quand le moment tant redouté se présente. La coulante qui m'accompagne quotidiennement depuis maintenant 4 mois est ce soir très sage (avant chaque voyage en transports, le combo du voyageur : ercefuryl pour laver, smecta pour plâtrer, et immodium pour fermer le trou. Imparable). La bière quant à elle ne connait aucun remède permettant d'esquiver la case vidange. Je rejoins donc la petite pièce dans le coin opposé de la sale salle. L'odeur était forte face à la portière. Une celle-ci passée, c'est devenu carrément insoutenable. J'ai pourtant passé mon premier été à 18 ans à laver les chiottes communales quotidiennement, donc je croyais m'y connaître question horreur. Mais là c'est bien pire encore. Le sol est à moitié innondé et fait clairement apparaître la pente caratéristique des toillettes indiennes. Seulement, le syphon prévu pour vidanger est bouché, et la charmante clientèle a eu la bonne idée de pisser au milieu de la pièce, au lieu d'utiliser les pissotières ancrées dans le mur, me dis-je. Je passe le t-shirt par dessus le nez, plisse les yeux, et me mets au défi d'envoyer le tout en une seule bouffée d'air. Je n'étais de toute façon pas venu ici pour visiter. Mes tongues me permettent d'atteindre la pissotière avec une demi-semelle d'avance sur le niveau du liquide jaunâtre qui emplit la pièce. J'envoie assez rapidement la sauce, en me concentrant comme un taré pour ne pas déraper et me retrouver dans la flaque. Les première gouttes envoyées, je me rends assez vite compte que quelque chose ne va pas. Mes pieds, pourtant bien stables sur le sol, semblent être touchés par une mini vague de chaleur. J'écarte assez vite l'hypothèse de la flaque qui devait être froide (quoique ça se discute), mais ne comprend pas vraiment d'où cela pourrait provenir. Tant pis, je termine d'envoyer la purée avant d'arriver à bout de souffle et envoie machinalement un coup de poignet sur la chasse une fois fini. Bien sûr elle ne fonctionne pas. J'en profite pour jeter un oeil à mes pieds, et m'aperçois qu'ils sont recouverts de pisse, faisant couler la boue qui s'était agglutinée à mes orteils. Le tube de la pissotière n'était en fait pas raccordé au réseau, mais se deversait directement sur mes panards. Je ressors et tout le monde se fout de ma gueule. Nous louperons évidemment notre train et je resterai au final près de 6 mois dans cette ville de poivrots magiques. Je repense à cette fraîche histoire de frères alors que mon Paris-Chambéry a 40 min de retard, et que je viens de renverser un café sur mes chaussures de pingouin, le costard plein de sueur après avoir couru dans le rer. J'avais envie d'assassiner un contrôleur avant d'écrire cette histoire. Mon train sur le point d'arriver à destination, je pense sérieusement à prendre le chemin retour. Jusque Roissy.
  3. Hello BoomShiva, Bienvenue sur le Club Poker ! :)

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