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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    OwnRisk reacted to bol2cafe for a blog entry, Retour spectaculaire en CG micro limit   
    Bonjour à tous,

    il y a de cela 1 an et quelque j'avais quelques difficulté en nl 50, d'autres raisons ont également fait que j'ai arrêté de jouer au poker en ligne.

    Puis il y a 1 semaine la motivation est revenu, des envies de gravir les limites pour le sport, la passion et également le BIIIIIIFF ma poule!

    J'ai donc voulu faire un nouveau départ, regravir les limites une à une. En commençant cette fois de la nl 2, tellement de courage en moi.

    La nl 2 était pour moi une façon de m'assurer que j'arriverais toujours à être gagnant même après ce gros break. Même si 7,5KH c'est vraiment pas un sample important je décide d'up en nl 5 le lendemain.

    Attention âme sensible s'abstenir, le graph qui va suivre résulte de deux jours de geekage intensif, pour un résultat qui n'est pas des moindres ! Bref un RUN DE FOLIE !!



    Une fois toutes ces caves récoltées, j'ai eu une prise de conscience:

    "OMG LE CHALLENGE DE CASH GAME MICRO LIMIT !"

    Suite à cette révélation je regarde le classement et m'aperçoit que je suis tout en haut du tableau

    Certe je dois conserver ma place jusqu'à vendredi ce qui n'est pas chose faite. Mais j'ai un peu d'avance néanmoins:

    https://www.winamax.fr/les-challenges-winamax_cash-game_classement-micro-limites

    Aujourd'hui, j'ai up en nl 10 (toujours considérée comme une micro limite), malheuresement je n'ai pas bien run et j'ai fait un peu trop de C game à mon goût.
    Résultats : 7,4KH jouées et -3.5 caves. Je ne montre pas de graph tant qu'il n'ai pas assez beau

    Je compte rester en nl 10 au minimum 1 semaine puisque je trouve qu'il y a une nette différence entre la nl 5 et 10. Ce ne sont que mes impressions, je devrai pouvoir m'en tirer quand même si je fais preuve d'un peu plus de rigueur.

    Voilà pour ce billet, merci de m'avoir lu jusqu'à la fin pour ceux qui l'on fait.

    J'attends vos réactions, questions avec impatiance !

    Good Luck à tous!
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    OwnRisk reacted to CRAC00 for a blog entry, Suite et fin   

    Bonjour à tous.

    Après plus de 4 ans de poker sur le .fr il est tant de faire un petit bilan comme on les aimes.
    Déjà pour commencer, je voudrais juste dire quelque chose sur le rapport qu'ont beaucoup de joueurs comme moi à ce jeux. Je pense que, même quand on joue des tournois à petit buy-in (de 5 à 20 € dans mon cas) on rêve tous malgré tout de gagner gros. Si nous sommes capable de passer 6 heures ou plus derrière notre ordi, pour gagner quelques dizaines ou centaines d'euros la plupart du temps (non en fait perdre du temps et de l'argent la plupart de temps) c'est qu'on se dit que c'est qu'une étape, une étape vers plus de Bankroll, vers des tournois plus gros et donc plus de gains, plus d'argent. On se dit tous qu'on finira par gagner gros.
    J'ai donc joué beaucoup de mtts pendant ces 4 années, en espérant finir par gagner gros et voilà le résultat...



    D'un premier abord on peu se dire que c'est pas trop mal. Mais à y regarder de plus prêt, ça le fait pas trop...

    Le temps passé.

    Pour gagner cette somme, j'ai passé des centaines d'heures. Des centaines d'heures à jouer, à regarder des vidéos, des forums... Il faut se rendre compte clairement des choses. Avoir une vrai visibilité de l'argent qu'on peu gagner à ce jeu, quand on est pas un de ces génie du poker.
    On se dit toujours pourquoi pas moi? J'ai cru pendant longtemps que je pouvais vraiment gagner de l'argent. Pas devenir pro (quoi que) mais en tout cas après mes premier gains, j'avais toujours le sentiment que les prochains seraient plus gros et ainsi de suite. Au final vous voyez le résultat par vous-même sur la courbe. La progression n'a pas été exponentielle comme imaginé.

    Les frustrations.

    Il faut être honnête, en mtt, la quasi totalité de vos sessions vous apportera de la frustration. Car comme vous le savez, seul la première place vous satisfait totalement. A la limite un top 3 pour les gros mtt vous suffira. Mais le reste du temps, c'est à dire 99% du temps, vous allez être frustré.
    La malédiction des pots important qu'il ne faut pas perdre. Les pots qui vous mettent cheapleader à 12 left et que vous perdez systématiquement, vous allez voir à force, ça fatigue...

    Aujourd'hui, je n'ai plus la motivation de jouer à fond. J'aime toujours énormément ce jeux, mais j'ai beaucoup de mal à rester concentré et motivé pendant des heures devant des mtts. J'ai donc décidé de tout cash out. Plus de bankroll. Je suis devenu un joueur récréatif qui cash in de temps en temps les sommes qu'il veut jouer. Bref j'ai arrêté. Beaucoup trop de temps consacrer à une activité au final peu lucrative.
    Rendez-vous compte du temps que vous allez perdre si vous décidez de continuer ou de vous lancer dans "l'aventure" du grind mtt online. Juste une dernière par rapport au grinder, à ceux qui gagnent gros. Regardons manub_ pros de chez winamax. Il affiche 100K de gains en mtt depuis l'ouverture du .fr. Oui c'est beau. Mais ça fait des clopinettes ramené à un salaire mensuel sur plus de 4 ans...(je parle juste de ses gains mtt online)


    Mes erreurs

    Les cash-out.

    La où j'ai vraiment déconner dans ma courte vie de joueur de mtt, c'est avec les cash out. J'ai trop retirer mes gains, beaucoup trop. Il y a très peu de joueur de poker dans mon entourage. Mes amis, ma copine, m'ont toujours à l'époque incités à retirer l'argent que je gagnait. Si bien que je n'ai jamais eu plus de 3 500 euros sur mon compte winamax. Le gros soucis c'est que du coup, je n'ai jamais pu m'attaquer aux mtt à 50€ ou plus (bankroll management stricte pour moi). Très grosse erreur. Car c'est a partir de ces buy-in que les field se réduissent, que les joueurs qui fond nimp sont un peu moins nombreux etc...
    Le fait de n'avoir jamais vraiment jouer les "gros tournois" du online .fr sont certainement une grande cause de ma lassitude et de ma décision d'arrêter le grind.

    La concentration.

    Je vais pas m'étaler, mes nous avons tous spew pleins de mtts. Rester concentré sur 10 tables pendant 8 heures plusieurs jours par semaines, faut le faire... Faire du gros volume me semble indispensable pour gagner en mtt.



    Dans tout les cas, je voudrais avertir les joueurs débutant qui se lance plein d'illusions dans ce jeu. L'escuse de gagner un peu d'argent nous déculpabilise d'y passer autant de temps. Mais n'y a-t-il pas mieux à faire que rester derrière sont ordi, pour ganer quoi, 1 ou 2 euro de l'heure en moyenne? ( en contant l'étude du jeu, video etc...)

    Bref j'aime ce jeux, et j'y étais totalement addict pendant plusieurs années, mais aujourd'hui les illusions sont tombées. J'ai juste l'impression d'avoir consacrer beaucoup de temps, trop de temps à ce jeux. Parce que l'illusion de l'argent, le sentiment qu'on peu maîtriser un jeux, peu vous brouiller un peu la vue.

    Sans rancunes
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    OwnRisk reacted to Bandecdc for a blog entry, Bilan des 6 derniers mois : erreurs, coups durs, highlights et consécrations   
    Et oui, ça fait déjà 6 mois que je n'ai pas mis à jour ce blog, il était peut-être temps que je m'y remette. J'ai décidé de m'y atteler car même si j'ai été bien moins actif sur le forum, et au jeu d'une manière générale, j'ai quand même pas mal de choses sympathiques à raconter.
    Petit rappel,
    datant de mars dernier, préparait une séance de grindage des Scoop et des Winamax Series. Finalement, il n'en sera rien puisqu'un début difficile et l'arrivée des partiels auront eu raison de ma motivation à grind. Je finirais ainsi mars avec le solde pas très glorieux de -306€ pour 12h de jeu, soit mon plus mauvais mois lifetime et mon premier mois négatif depuis 2011 (!).
    Petite pause durant le mois d'avril, je décide de proposer une activité de coaching pour les joueurs de MTTs micro buy-in, ou joueurs souhaitant se lancer dans la variante. J'ai été surpris de recevoir dans la foulée plusieurs dizaines de propositions de joueurs intéressés (28 à l'heure actuelle). Certains inconnus au bataillons, d'autres réguliers du forum dont la candidature m'a flatté.
    D'une manière générale, l'expérience "coaching" a été mitigée pour moi. Concrètement, les joueurs que j'ai sélectionnés s'en sont bien sortis, et ont globalement été satisfait de l'apport en termes de temps et de contenu. Ce qui en ressortait c'est que je n'étais pas le plus fin technicien du monde (pas de surprise sur ça), mais je maitrise correctement le fields des micros, je suis pédagogue, organisé et perfectionniste, voire chipoteur parfois - ce qui a beaucoup de bon dans un jeu où la différence se fait surtout sur l'accumulation de petites précisions. Au cours des 44h passés sur skype entre début mai et fin aout, j'ai facturé et encaissé environ 520€, correspondant entre 20 et 50% des gains nets réalisés sur la période du coaching.
    La seule ombre au tableau : l'élève que je suivais et qui gagnait le plus (environ 1500€ sur la période) s'est visiblement dit que "hey, c'est internet ! Si je décide de couper les ponts et faire le mort du jour au lendemain, il va me faire quoi ?". http://reactiongifs.me/wp-content/uploads/2013/11/James-McAvoy-filth-middle-finger.gif
    Effectivement, si ce monsieur décide de ne plus me contacter et ne pas respecter ses engagements, je l'ai dans l'os pour quelques 300€ de plus. Nous n'avions pas d'autre contrat qu'un simple gentlemen's agreement et je ne n'ai pas envie de me fatiguer à faire un scandale pour une somme aussi petite, même si je pourrais pour le principe. Je vais garder le nom de cet membre actif sur le forum anonyme pour le moment afin de lui accorder le bénéfice du doute, mais je pense que tôt ou tard je balancerait un petit name dropping publique qui va bien, ça serait la moindre des choses.
     

     
    Mi-mai, je décide de contacter un régulier du forum suite à une annonce indiquant qu'il recherchait un stakeur. A prori le joueur (qui lui aussi restera anonyme dans ce billet) a l'air sérieux, a un sharkscope positif à 5 chiffres, j'ai peut-être un investissement juteux à exploiter.
    On se mets d'accord pour lui bloquer 1500€ sur une période de 4 mois (l'échéance étant due au 15 septembre prochain) à un taux avantageux pour lui par rapport au marché (55/45 pour lui du bénéfice net).
    Malheureusement, je constate rapidement que le joueur n'est finalement pas aussi bon que ce que je l'avais espéré et peine à sortir la tête de l'eau. Après avoir fait un tour sous les -800, il enchaine un rush de folie qui le propulse à +900... avant de retomber en à peine un mois aux alentours des -500€ à trois semaines de la fin du contrat, et cela même après avoir joué plus d'un milliers de games et des centaines d'heures de jeu. C'est assez décevant mais plutôt prévisible : une fois encore je me suis précipité sur une opportunité sans analyser en profondeur les tenants et les aboutissants de l'investissement.
     

     
    Crédit photo : http://pokernem.over-blog.com/ (AKA meilleure BD poker francophone)
    Je tiendrais peut-être un autre discours si d'ici là le joueur parvient à regagner quelque chose - après tout il n'est pas mauvais techniquement même s'il a des difficultés à s'adapter sur les fields de micros et néglige l'ICM - mais globalement il est très improbable que je ressorte gagnant d'un sou de cette opération.
    A côté de ça, le mois de mai se termine bien pour moi aux tables : je termine le mois à +1070€ pour 19h de jeu après avoir notamment gagné un 5€ turbo et finis 2ème du Cocktail (et après avoir refusé un deal contre un fish, aaaargh). Il faut dire que l'effet "Pseudo de fille" fait toujours son effet, on continue de me demander en ami chaque fois que j'adresse la parole à quelqu'un. Un débile m'a même filé son numéro de téléphone et son facebook (si si) alors que je le jouais en HU.
     

     
    Des fois ils sont moins gentils quand même.


     
    En juin il ne se passera pas grand chose, c'était un mois très occupé pour moi et j'ai préféré ne pas accorder de temps à ce jeu mais plutôt à des occupations plus importantes.
    Parallèlement je finis 2ème du championnat de Dijon aux échecs alors que j'avais une autoroute pour la win après avoir battu tous les joueurs dangereux, j'avais juste à gagner les trois games suivantes et j'ai finis par perdre (sur un spew énorme) l'une d'entre elles. J'ai probablement craqué sous la pression. Aux échecs même contre des joueurs un peu moins bien classé, il est difficile d'enchainer 3 victoires consécutives, particulièrement quand on a les noirs dans deux des trois matchs.
    Sur internet, je me lance dans les "bullets", format de jeu où chaque joueur dispose d'une minute pour finir sa partie, sans quoi il la perdra. C'est fun à jouer mais c'est assez frustrant parfois XD.
     

     
    Ce qui nous amène en juillet, à l'arrivée des Micro Séries de PS, j'avais prévu de jouer les dimanches pour le fun. Mais Muffinman m'a signalé sur facebook que "tu prends cher sur le thread des MS mdr". Après vérification, j'ai constaté qu'un challenge se préparait entre une quinzaine de membres du CP et que GeneralM, non content de me démolir aux échecs régulièrement, m'avait trashtalk gentiment charrié sur le fait qu'on ne me voyait plus aux tables depuis plusieurs semaines.
    J'ai donc décidé de me la jouer à la Marty Mac Fly et d'accepter de participer au challenge, même si il faut le dire je n'étais guère enchanté de devoir jouer tous les jours pendant 8 jours alors que j'avais un travail à temps plein. Pas forcément la décision la plus intelligente de ma vie si on en juge par l'état de fatigue avancé qui était le mien après le challenge. lol.
    https://www.youtube.com/watch?v=5WXUlLBX2qg
    Bref du premier au 6ème jour, je suis resté dans le milieu de peloton, sans parvenir à me démarquer ni m'enfoncer dans les méandres du bas de classement non plus.
    Au 7ème jour, je parviens à me hisser en table finale d'un des plus petits events : le 3€ Zoom.
    550€ à la gagne, mais surtout l'occasion pour moi de pouvoir hold'up le championnat. Je bénéficie d'un coup de main du destin quand je raise en mp avec 22bb, payé au bouton, le big blind push ses 5 dernières bb et je reshove. Le BU avait trap avec Il m'a bien own. Je l'emporte malgré tout sur un board X X salvateur. Après quoi le 3 handed n'est plus qu'une question de technique et je l'emporte relativement aisément.
    A la fin de la soirée, je suis passé de 6ème à 2ème à seulement un jour de la fin du challenge. Nous somme 15 à avoir mis 25€, le premier prendra 250€, le second 125€.
    Le dernier jour se passe également très bien, je réalises trois jolies places payées, dont un deep run sur le Classico où je finis 19ème/6300 (ou 6800, je ne sais plus) pour 235€ supplémentaire. Ça reste une place extrêmement cruel, 19ème, vu la belle somme réservée au gagnant. Mais bon globalement je ne vais pas cracher dans la soupe.
    Finalement après quelques frémissement de joueurs qui ont deep run leurs day 2, je l'emporte avec 400 points d'avance, un bénéfice net d'environ +800€ et les +225€ nets réservés au gagnant du challenge. Comme on dit dans le jargon, "cours mieux".
     

     
    Ah oui ce n'est pas tout ! J'ai aussi gagné une lot d'une valeur inestimable que pokerstars offre à tous les gagnants d'un event des MS.
     

     
    Et oui, en anglais Cap veut dire "casquette", génial non ? Je suis trop heureux !
    Début aout, je décide de staker deux autres joueurs pour 1000€ chacun pour une durée de 4 mois et une cut de 50/50. Pour l'un il s'agit d'un pote compétent mais qui a la flemme de déposer malgré son salaire confortable (?) et c'est plus une sorte de dépannage, vu qu'il n'aura pas trop de temps pour faire du volume. J'estime que son rendement moyen devrait malgré tout être légèrement positif s'il s'applique et je sais qu'il le fera. Il est déjà à -50€ pour l'instant mais ce n'est pas inquiétant.
    Le second est andrag73, un gros régulier du topic des sng micros qui a déjà fait ses preuves d'un point de vue des gains et du sérieux. Pour l'instant je suis extrêmement satisfait de son approche du staking et de sa façon de jouer d'une manière générale : très discipliné, n'hésite pas à se remettre en question, joue une majorité de ses games dans les meilleures conditions; très patient, très peu de tilt. Tout ce qu'on peut demander de quelqu'un qui joue avec notre thune.
    Dans les faits, il est déjà monté à +1500€ uniquement sur les trois premières semaines.
    Et je ne pense pas qu'il ai prévu de s'arrêter là ^^. Il a un un ROI > 100% qui sera très dur à maintenir à mon avis, il a bénéficié d'un très bon run sur les 135 premières games - ça aide - mais globalement je pense qu'il est tout à fait acceptable de tabler sur un +3000 sur l'ensemble de la période vu son niveau et son set de qualités (même si je lui ai accordé une clause lui permettant de mettre fin quand il le veut s'il estime avoir gagné assez). Ça me ferait un joli +1500 si ça se produisait, donc on croise les doigts. Pour l'instant je suis virtuellement à +750€, donc à lui tout seul il supporte les pertes des 2 autres et me permet d'atteindre mon objectif de rentabilité que j'avais mentalement fixé à 5% du total du capital investi (soit 175€). Idéalement je souhaiterais atteindre 15% de ROI et ce n'est pas utopiste d'espérer les atteindre d'ici fin novembre.
    Un dernier petit mot sur la chaine youtube que j'ai créée et où je peux regrouper les vidéos de mes sessions live, post-mortem et mes analyses de mains. Je compte peut-être aussi varier un peu en postant des vidéos d'autres jeux puisqu'on est partis ^^.
    Voici la chaine en question :
    https://www.youtube.com/channel/UC6S3MteXNQQD8F3Mggrye7g
    Et les trois dernières vidéos que j'y ai posté :
     
    En espérant que ça plaise à quelque uns d'entre vous =). Je suis ouvert à toute critique constructive qui me permettrait d'améliorer la qualité de mon contenu, que ce soit sur la forme ou sur le fond.
     
    Voilà c'était tout pour ce billet ! Je n'ai aucune idée de quand j'écrirais le prochain, alors on va dire que ça sera une surprise !
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    OwnRisk reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Le blues du joueur de poker, ou pourquoi il ne me touche pas   
    J'écris en référence au et au sujet du forum. Ca va être long, et si ça vous saoule RAF. Parfois il faut prendre le temps, la culture zapping ne permet pas vraiment d'aller loin dans la vie.

    Je tiens à dire d'abord que le poker est un jeu extrêmement difficile, pesant émotionnellement et mentalement. Très peu peuvent devenir pro, encore moins peuvent le rester plus que 2-3 ans (le nombre d'étoiles filantes est impressionnant, que ce soit parce que les joueurs surestiment leur niveau ou parce que le poker finit par les drainer). Etre pro de poker implique un stress phénoménal, de profonds moments de doutes. Le fait est qu'on est absolument responsable de nos résultats, et qu'on est aussi tout seul là-dedans ; les gens qui sont les plus aptes à nous aider sont aussi nos adversaires. Il y a une compétitivité incroyable dans le poker, comparable au sport de haut niveau, et pourtant au poker plus qu'ailleurs on est seuls (on a pas une équipe de kinés et coachs derrière nous pour nous guider et encadrer, non il faut faire ça nous même).
    Donc gagner sa vie au poker est difficile ; beaucoup en rêvent, peu y arrivent. Ceux qui y arrivent réalisent souvent (tel Artplay) que ça n'en vaut pas forcément la peine, que le poids du jeu est trop important.

    Cette difficulté est massive. La plus grande difficulté au poker selon moi, c'est de naviguer à travers les illusions que nous créons à travers l'intermédiation du jeu. La première des illusions, fondamentale, partagée par récréatifs et pros (et la raison qu'il y a de l'argent dans le jeu), est qu'il est facile de gagner de l'argent en jouant à un jeu. Beaucoup d'argent même, et il suffit de jouer pour ça! Je vous renvoie à ?p=3406006 que j'avais déjà écrit il y a plusieurs mois. Pas de secrets, il faut travailler pour gagner au poker.
    Je vais essayer d'énumérer quelques illusions que les joueurs mettent dans le poker. Pour moi, la 'désillusion' vient de la non-compréhension de l'illusion initiale, ou de la compréhension tardive. Comprendre l'illusion et s'en garder, c'est ainsi éviter la désillusion du poker.
    Il est facile de fantasmer sur l'argent que gagnent certains joueurs, sur une période significative ou du fait d'un one-time. La réalité est que le succès est toujours plus visible que l'échec, et que pour un top pro qui amasse des millions (ou moins, on s'en fout), il y a 100 joueurs qui ont tenté et qui se sont cassé la gueule, ou en tout cas qui ont eu des résultats beaucoup plus modestes. Voir les 'success stories' dans le poker ne nous indique pas le nombre de 'fail stories'. L'industrie du poker, via les joueurs sponsorisés et le marketing des MTTs (notamment, mais aussi des grosses parties de cash game télévisées, ou le rail des high stakes games), alimente cette illusion de facilité, et c'est bien compréhensible puisque c'est ce qui convainc les joueurs de tous niveaux d'investir leur argent dans un jeu de carte.

    L'illusion de la liberté. En réalité ce n'est pas une illusion: le poker plus qu'une infinité d'autres activités nous offre une vaste liberté d'action. Pas de boss, pas d'obligation de jouer si on ne veut pas, pas d'obligation de se réveiller le matin ; en bref on peut jouer au poker et vivre à notre convenance. Mais c'est là que ça bloque: une grande liberté implique une grande responsabilité. On ne peut pas prendre la liberté d'un côté et manquer de responsabilité de l'autre (c'est là l'illusion de beaucoup). Rien ne vient facilement dans la vie. Vu qu'on est libre de nos actions dans le poker (personne viendra nous gronder, et personne viendra nous aider non plus), on est libre de faire n'importe quoi, d'adopter des comportements malsains et destructifs. Ce que font beaucoup de joueurs: vu qu'ils n'ont plus de barrières, ils se laissent aller, mangent mal, se gèrent mal, jouent dans les pires conditions, et très vite leur winrate s'effondre, le poker devient un labeur, un grind journalier nécessaire. Le grind devient ce qui leur permet de financer leurs mauvaises habitudes!!! Et ainsi la liberté offerte par le poker devient la pire des prisons. mais ce n'est pas le poker qui emprisonne, c'est nous-mêmes.

    Hier soir mon maître de méditation zen a dit, citant un moine Chinois du 7ème siècle (courant du Chan): 'Je suis libre de moi, donc libre de tout'. AD: Erreur dans ma citation, il s'agit de Shunryu Suzuki, un maître zen contemporain, aujourd'hui décédé, qui enseignait en Californie dans les années 70. La racine de la pratique reste la même cependant (elle traverse les âges, depuis 2500 ans), et l'idée a toujours sa place ici.
    L'illusion des êtres humains, c'est de chercher la liberté à l'extérieur d'eux-mêmes. Dans l'argent, ou dans la reconnaissance, dans la non-contrainte en fait. Mais la contrainte existe partout, elle est corolaire de la liberté. Se contenter de peu c'est être riche. On peut avoir tout l'argent du monde et être misérable, et c'est là une forme de stupidité / cupidité avancée. Le poker nous promet la liberté, mais en fait il nous mets en face de nous-même: arriverons-nous à nous libérer de nous-mêmes dans ce jeu où toutes nos pulsions ressortent si facilement? Arriverons-nous à naviguer au milieu de nos pulsions en gardant la tête froide? Arriverons nous à nous gérer? A nous comprendre et à travailler sur nos tendances? Ce n'est pas quelque chose qui viendra sans efforts, et si on ne le comprend pas très vite, alors oui le poker enfermera, le poker nous bouffera.
    L'espace de liberté qu'offre le poker laisse nos pulsions inconscientes totalement libres. Le jeu, par sa fureur et sa nervosité, peut faire de nous des addicts, des esclaves, de différentes manières.

    En ce qui me concerne, cela fait un bon moment que j'ai décidé de considérer le jeu comme 'réalisation' (voir d'autres billets du blog), et donc comme une opportunité de me connaître, de me gérer et d'évoluer. Je vois la liberté comme pratique ; c'est quelque chose qui se travaille.


    En tout cas ce qui se passe, c'est que les joueurs se font prendre par l'illusion. Dans la vie, l'accumulation d'argent et de reconnaissance est une illusion. Tout cela meure avec nous. Vous pouvez gagner 100k tous les ans (ou 100M), faire tous les projets que vous voulez, chercher à vous réaliser dans ces projets, ces 'rêves' ; de fait vous pouvez mourir demain, et à chaque seconde de votre vie. La vie est fragile, et elle ne nous appartient pas. S'illusionner de l'argent, vouloir s'enivrer du pouvoir que procure celui-ci, ou de la puissance ressentie dans le jeu, ce sont des attitudes de contrôle, la recherche de conjurer la mort. Je ne dis pas qu'on peut éviter ces 'désirs', mais clairement on peut choisir de ne pas les alimenter, de les laisser à leur place ; ils viennent, et ils partent, comme ils sont venus.
    Quand je vois des joueurs (comme l'exprime Artplay), qui dit continuer à jouer au poker pour l'argent qu'il en tire, bien qu'il considère parfois cela comme 'un jeu de m**de', ma foi la désillusion est évidente et inévitable. On ne tire aucune liberté, aucune connaissance, aucune maîtrise, et aucune réelle fierté, dans l'accumulation d'argent en soi. L'argent c'est de la matière morte, de la matière fécale pour prendre des termes psychanalitiques. Dans notre monde, tout le monde célèbre pourtant l'argent, son pouvoir d'échange, d'usage, et son pouvoir symbolique. C'est là pour moi une illusion, et de l'illusion nait la désillusion (la médiocrité que ressent un joueur gagnant 100k / an, parce qu'il est maintenant désillusionné, et l'outrage que cela crée chez ceux qui sont pris dans l'illusion, et qui croient que s'ils gagnaient 100k il seraient forcément plus heureux).


    Ce n'est pas ce que je fais. Je n'aime pas l'argent, je le méprise. Je n'aime pas la reconnaissance non plus, en tout cas j'essaie de faire attention à ce qu'elle ne me bouffe pas.
    Je ne gagne pas 100K/an (cette année peut-être, mais pas les années précédentes). Et pourtant je suis riche. Très riche. La raison est que je me contente de peu, je n'alimente pas trop mes désirs, j'essaie de garder mon ego à sa place, en contrôle. Je peux aisément vivre avec 1000€ par mois et être le plus heureux des hommes. Alors quand je gagne 3 fois cette somme ou plus, qu'est-ce que je vais me casser le cul à gagner plus?

    J'adore le poker. Evidemment je suis passé par toutes les sortes de doutes, le jeu m'a souvent obsédé et rendu très mal ; il a fréquemment perturbé mon sommeil et aussi l'harmonie de mes journées. Mais je n'ai jamais été désillusionné. Et d'ailleurs le jeu m'obsède beaucoup, beaucoup moins qu'avant.
    Je ne joue pas au poker pour l'argent. Je joue parce qu'il me passionne.
    Je joue au poker pour ce qu'il m'apprend. Pour ce qu'il révèle. Il fait sortir tellement d'états, et avec une telle intensité et profondeur, que j'en fais une pratique de connaissance de soi. En travaillant des leaks dans mon mental game, pour améliorer mon jeu, j'ai aussi déraciné des tendances à la colère et à la puissance qui s'exprimaient dans bien d'autres aspects de mon existence. Grâce au poker, j'ai appris à dompter la bête qui était en moi. Et la bête est toujours là, il faut la dompter chaque jour.
    Le poker m'offre une gestion totale de mon temps. Il m'offre du temps libre, mais encore faut-il le prendre! (ce que beaucoup de gens ne peuvent faire, complètement angoissés à l'idée de ne rien faire)

    De fait dans ma vie, j'ai progressivement abandonné toute volonté d'exister. Je n'ai pas de réel projet de vie, je n'ai pas envie d'accomplir quelque chose. Vivre est suffisant, sans laisser trop de traces. Ce qui me mène, c'est le 'Connais-toi toi-même', cette sagesse qui remonte à l'antiquité. Il ne s'agit pas d'être égoiste. Permettez-moi de citer Maître Dogen, un japonais du XIII ème siècle:
    'Apprendre la voie du boudhisme, c'est s'étudier soi-même.
    S'étudier soi-même, c'est s'oublier soi-même.
    S'oublier soi-même c'est être certifié par toutes les existences du cosmos.
    Etre certifié par toutes les existences du cosmos, c'est dépouiller son propre corps-esprit et celui des autres'.

    C'est là la Voie que je suis. On en revient à la liberté: 'je suis libre de moi, donc libre de tout'. Se libérer de soi-même, c'est de là que vient la véritable liberté, la véritable joie, la véritable connaissance aussi (on peut avoir toutes les connaissances du monde mais être ignorant, car prisonnier de soi-même, de ses conditionnements).

    Je cherche donc en premier lieu dans le poker une connaissance de moi. Une connaissance de mes états, de mes pulsions, de mes failles et de mes forces. Et une connaissance du détachement vis-à-vis de tout cela. La connaissance que ces états, ces tendances, ne sont pas figées dans le marbre. Que toute cela ne m'appartient même pas, mais est fruit des circonstances et des conditionnements passés.
    Le poker apprend à laisser passer tous les attachements, parce que quand on joue, quantités d'émotions et de pensées absurdes vont nous saisir. On devient comme des singes dans le jeu. Il y a là un potentiel d'enfermement, mais du même coup un potentiel de libération, par apprentissage de la contrainte.
    La plupart des joueurs voient l'adversité comme quelque chose de désagréable, quand en fait l'adversité est le meilleur maître. On apprend en tombant. Le poker nous offre une adversité illimité. Et je ne parle pas de la compétition avec les adversaires, bien que cela fasse partie du tout, mais de la lutte contre nous-même qui se déploie dès qu'on s'assoie à une table de poker. Cette adversité là n'a pas de limite. Les meilleurs joueurs le savent. Les médiocres pensent qu'ils luttent contre les autres.

    Par ailleurs, le poker m'apporte argent et temps. Laissez-moi vous dire ce que je fais de mon temps, ce que j'aime à faire de ma vie. L'an dernier, à la fin de l'hiver, je suis parti seul dans un trou paumé des montagnes ardéchoises, dans une ancienne maison de berger loin d'être correctement isolée. Je suis parti seul, une semaine, avec une température nocturne intérieure de 0 à 5°C. Ma seule nourriture fut: un sac de haricots et un sac de farine, ainsi que quelques noix. Je n'ai pris aucun divertissement, pas de musique, pas de livre, si ce n'est l'oeuvre complète de Tchouang-Tseu, un penseur Chinois ayant vécu il y a 25 siècles (le genre de bouquin dont on ne peut pas lire plus de quelques pages d'un coup, tant c'est profond. On lit 3 pages, et on les laisse infuser une après-midi. Impossible à lire compulsivement).
    Je devais me laver dans de l'eau glacée. Je devais marcher 25km tous les jours simplement pour maintenir ma chaleur corporelle. Le midi, je ne mangeais que quelques noix. Je m'alimentais du souffle, et des éléments de la nature. J'ai ressenti des angoisses incroyables, des sensations de vertige, de grandeur et de petitesse. J'ai observé la folie de l'esprit, sa tendance à s'accrocher à tout. Pendant une journée (entière) j'ai eu une chanson dans la tête. Indélogeable. Au milieu des arbres et du silence. Je n'ai croisé personne en une semaine, en tout cas je n'ai parlé à personne. Après ces quelques jours, après avoir traversé une myriade d'états et de peurs, mon esprit s'est apaisé. Je suis revenu à la ville un nouvel homme.

    C'est ce que j'aime faire quand j'ai du temps. La semaine prochaine je vais marcher dans les Vosges, avec une tente, un de mes meilleurs amis, et pas grand chose d'autre. Je suis fondamentalement un anti-balla.
    J'ai beaucoup voyagé au Maroc, mais j'y vais pas pour squatter dans un Ryad à Marrakech, non je marche dans l'Atlas, je dors à la belle étoile dans les forêts de cèdres avec les chiens sauvages qui aboient à quelques kilomètres et me font dormir d'un seul oeil.
    Je me suis toujours senti mal à l'aise dans le fait d'être 'servi', ou de payer pour trop de services. Je préfère autant faire le max par moi-même, y compris me faire à manger.

    Qu'est-ce que le poker me permet de faire? Il me permet d'avoir du temps de contemplation. Je ne vais pas trop développer ici parce que l'extrême majorité des gens ne comprennent pas du tout la nature de la contemplation. Ils croient qu'il s'agit d'une admiration béate devant l'univers, quelque chose d'un peu stupide et de pas très intéressant. En réalité la contemplation c'est faire silence. Quand on trouve le silence, alors on commence à entendre, et à voir. Quand on se libère de soi-même, on voit la vie qui se déploie à travers nous. On voit la vie au-delà de soi.
    La contemplation, ce n'est pas la paresse. C'est un travail incessant, un travail de lâcher-prise. Quelque part, le plus confrontant des travaux, parce qu'on s'attaque directement à l'ego. C'est l'acceptation absolue de ce qui est. L'acceptation absolue de l'interdépendance, et de l'impermanence. L'acceptation que notre vie est comme une cascade, elle coule, jaillit, et très vite elle rejoint la grande rivière ; très vite on vit et très vite on meurt. S'attacher à nos possessions (l'argent, mais aussi nos diverses identités), c'est l'ego qui résiste à la réalité de l'Etre. Cette tension qui nous traverse, tous, entre ego et Etre, depuis des millénaires, c'est le mouvement de la vie humaine.
    Ma vie, c'est plonger dans cette connaissance, plonger dans cette liberté. Remonter à la racine. Accepter la tension comme caractéristique de notre être, et trouver une paix dans cette tension même. Voir que l'angoisse est ce qui nous met en mouvement, plutôt que de compulsivement chercher à fuir l'angoisse (plus on fuit, plus on est poursuivi....).

    Alors ma vie tourne autour de certaines pratiques. La méditation zen et le kung fu me nourrissent et me libèrent. Mais je dois pourtant toujours me forcer à pratiquer. Quelque chose résiste toujours en moi, comme chez tout le monde. C'est normal, c'est ça être Homme (plutôt qu'arbre par exemple. Bien que l'homme puisse beaucoup s'inspirer des arbres pour se réaliser!). Le poker lui-même devient une pratique de réalisation. L'argent que j'y gagne me permet surtout de continuer à jouer, donc continuer à pratiquer ce jeu qui apprend tant sur nous et sur les hommes en général. Evidemment que je ressens du stress et des difficultés dans le poker. Mais j'aime ces difficultés.

    J'aime profiter de mon temps pour faire à manger. J'aime beaucoup manger, mais j'aime aussi la simplicité. Je vais ramasser des fruits quand je peux, sinon je trouve des graines et des légumes et je me fais des soupes de paysan, toutes simples, toutes bonnes, extrêmement nutritives et saines. Hier je me suis fais des falafel maison. Une seule boulette nourrit suffisamment pour aller faire une aprem de randonnée.
    Je profite de mon temps pour travailler l'énergétique. Evidemment j'explore cela dans le kung fu par exemple, mais aussi dans tout. Tout tourne autour du souffle (le Chi, l'énergie vitale fondamentale), rien n'est plus important dans notre vie, et pourtant bien peu sont ceux qui connaissent ce mystère. Surtout à notre époque! Mais l'énergie c'est en fait tout ce dont on s'alimente. Donc la nourriture. Un simple bol de graines préparé en conscience nourrit plus profondément qu'un steak de boeuf servi dans la plupart des restaurants. Mais personne ne me croira là-dessus, et ça ne me pose aucun problème, je suis suffisamment heureux d'avoir pu entrer en contact avec ces 'secrets' millénaristes. Ceux qui veulent s'intéresser à cela, je peux vous en dire plus. Mais vous pouvez aussi trouver par vous-mêmes, les gens qui cherchent ne manquent pas.

    L'autre jour, j'ai fait mon propre dentifrice, et mon propre déodorant. Naturels, extrêmement économiques, et écologiques. J'avais déjà mon propre produit vaisselle, non-polluant. J'aime trop la nature pour rejeter des m**des dans mes tuyaux. Mon empreinte sur le monde est minime. J'ai une machine à laver manuelle, que j'ai volontairement préférée à une machine électrique. Cela semble stupide, une perte de temps, que de devoir essorer ses habits à la main, à l'ancienne. Pour moi c'est une hygiène de vie, une gestion de moi-même. Quand je fais la lessive, ou la vaisselle, c'est un moment de pratique physique, de concentration et d'oubli de moi-même. Je prends volontairement du temps pour pratiquer, et c'est tout l'inverse de la perte de temps. C'est par la pratique, par l'usage du monde, que l'on apprend. Je parle là de la maîtrise de nous-mêmes et de notre environnement, le type de maîtrise que les arts martiaux enseignent depuis des millénaires. La maîtrise, c'est la pratique, et faire la vaisselle peut être une pratique de réalisation, de même que marcher sur du sable. On peut faire n'importe quoi et en apprendre, de fait, il suffit de mettre sa conscience en éveil sur ce qu'on fait, ici et maintenant. Faire la vaisselle, ce n'est pas 'perdre du temps de vie', c'est une occasion de pratique de conscience. Le poker en est une aussi, mais si on néglige certaines pratiques au profit d'autres, si on cherche uniquement le plaisir, le divertissement et qu'on fuit la contrainte, très vite le déséquilibre et la disharmonie s'installent.
    Dans notre monde, tout le monde veut toujours gagner du temps, foutre un croque-monsieur industriellement préparé au micro-ondes, et se dépêcher de se jeter dans un divertissement quelconque. Il n'y a pas de fin dans ce mouvement, pas de répit, pas de paix. Ca ne mène à rien. Chercher à gagner du temps, c'est le plus sûr moyen de passer à côté de sa vie.
    Aussi, gagner du temps a généralement un coût (par exemple s'acheter de la bouffe pré-préparée dégueu), et il faut alors travailler pour financer ce 'gain' de temps. Où est le gain au final, quand on est obligé de travailler plus? Je cherche très peu à gagner du temps, et donc j'ai très peu besoin de travailler.

    Quand je vais dans un endroit nouveau, je ne prends pas les transports. Je ne prends pas de cartes, je ne visite rien de spécial. Je marche, je me laisse guider par l'intuition et les sens. Je prends le temps de vivre, même s'il n'y a pas une direction précise.
    Le poker m'offre cela, parce que si je veux je peux prendre le jour off. Evidemment, je fais moins de volume que la plupart des 'pros'. Mais je m'en fous, je suis riche, et je suis assez bon et assez passionné pour continuer à gagner ma vie avec ce jeu. Je ne suis pas le meilleur, mais ma pratique est apaisée et profonde. Très loin de moi l'idée de gagner le plus possible pour arrêter et faire autre chose. Non, je veux juste continuer à vivre comme cela autant que possible, et si les circonstances changent, ma foi je changerai avec elles. C'est cela que m'apprend le poker également: l'environnement change, chaque situation est unique, il faut toujours s'adapter. La vie c'est pareil.



    Je me suis laissé aller à parler librement. J'ai choisi de le faire parce que mon approche est contraire à la plupart des gens, à la plupart des pros, et pourtant je sens que j'en tire le meilleur. J'essaie de vivre ma vie avec conscience, à chaque instant, chaque inspir, chaque expir, chaque pas, chaque action, chaque pensée et émotion. Je vie le poker pareillement, et le poker est à dire vrai un excellent maître dans la connaissance de soi. Je n'ai jamais eu le blues du poker. Je ne me suis jamais questionné sur mon utilité sociale. Il faut bien voir que le monde des hommes est toujours changeant: la réussite sociale ne veut rien dire, car elle dépend des circonstances et de la chance ; les principes de réussite changent à chaque génération. Ils ne dépendent de personne, et notre réalisation n'a certainement rien à voir avec tout cela, de mon point de vue tout le moins.
    Mon référentiel, c'est l'Univers. Le monde des hommes c'est une chose, et évidemment j'en fais partie. Mais la vie est partout, sous une infinité de formes, et la grandeur de l'homme c'est de pouvoir contempler la vie au-delà de lui-même (au delà de la société, mais aussi au delà de sa propre individualité, de sa propre identité, son propre ego).

    Homo Sapiens Sapiens. L'homme qui 'sait qu'il sait'. Dans le mouvement du 'savoir qui se connait lui-même', il y a quelque chose d'illimité. C'est notre liberté et même notre devoir d'explorer la connaissance cyclique qui nous est ainsi offerte. S'abîmer dans l'existence en courant après les illusions, c'est malheureusement le quotidien de la majorité des hommes depuis toujours, mais la vie ne nous l'impose pas, c'est nous-même qui refusons de nous accorder avec le Réel.


    A ceux qui sont allés jusqu'au bout, bravo à vous, merci d'avoir pris le temps, et à une prochaine.
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    Poker, morale et liberté
    Disclaimer !

    Je ne prétends pas que mon ressenti soit universel. Je le communique à titre strictement personnel, mais je vais pas m’emm**der à exprimer à chaque fois « à titre personnel gnagnagna »

    Je n’ai jamais réellement adoré jouer au poker. En 2007 ce n’était encore qu’un prétexte pour me saouler la gueule autour d’une table avec quelques amis. Et si depuis 2008 je m’y suis pleinement investi, ça a toujours été avant tout pour une question d’argent. L’étude du jeu me fascine, mais le jeu de la carte en tant que tel m’a toujours blasé : trop de hasard, trop d’injustice, trop de frustrations.

    C’est faute d’une orientation de carrière dont la perspective ne me rendît pas totalement dépressif que je me suis tourné vers le poker en quête d’argent facile et d’une grande liberté d’action et d’organisation.

    Il semblerait bien que ces objectifs soient atteints sans problème. De janvier à juillet j’ai joué en tout et pour tout 400h, soit environ 2 fois moins qu’un salarié français, avec une flexibilité totale et en gagnant très bien ma vie.

    Pourtant aujourd’hui et depuis plus d’un mois j’ai totalement arrêté de jouer. On pourrait s’attendre à ce que ce soit à la suite d’un tilt ou d’un gros bad run. Bien que j’aie vaguement breakeven en juin ce n’est pas le cas. J’ai simplement été frappé par la réalisation que ma soi-disant liberté était en fait illusoire, et que passer mes journées à faire quelque chose qui ne me plait pas n’était pas le moyen le plus épanouissant d’avancer dans ma vie.

    Une liberté illusoire
    Tout ceci pourrait fort bien ressembler à un caprice d’enfant gâté. Je pense que ce n’est pas le cas, et plus je réfléchis à mes désirs et à ma situation ces années passées, plus je m’en convaincs.





    Moi j'voulais des pâtes, ils sont dégueulasses tes haricots


    Oui j’ai bénéficié d’une grande liberté. Chaque jour où je souhaitais glander en slip au lieu de grind je pouvais le faire. Je faisais même généralement les deux à la fois. Chaque soir où j’ai voulu sortir m’abrutir d’alcool sans réfléchir à arriver au bureau entier le lendemain j’ai pu le faire. Chaque fois que ma copine a trouvé un job dans un nouvel endroit j’ai pu la pousser à accepter et déménager sans souci.

    Si toutefois je me penche en détail sur ce que j’ai pu accomplir grâce à cette liberté le bilan est assez maigre. Je me suis toujours fixé des objectifs en termes de développement personnel (apprentissage de nouvelles choses, investissement, réalisation de projets), et ai toujours été le premier à dire « le poker oui, mais il faut songer à une reconversion ».

    A bien y réfléchir pendant ces années je n’ai jamais réussi à profiter de la liberté accordée par le poker pour m’atteler à tout ça. J’ai appris des bribes dans de nombreux domaines sans jamais avoir le courage de creuser en profondeur (je me suis inscrit à de nombreux nombreux MOOC sans jamais aller au bout d’un seul). J’ai lancé un projet de site de coaching vidéo qui m’aura certes beaucoup appris en gestion mais qui restera un échec parce que je n’ai pas su suffisamment m’y investir. J’ai eu des tonnes d’idées d’écriture sans jamais jeter la première ligne d’un roman ou d’un essai.

    De manière plus étonnante encore, même lorsque j’étais sous contrat avec PokerStars, je n’ai jamais été réellement proactif pour leur proposer des challenges, promos ou autres qui auraient pu tourner autour de ma personne. Alors que j’aurais eu tout le temps du monde pour en designer, et tout intérêt à le faire.

    Mon unique accomplissement au cours de ces années reste finalement l’écriture du Poker Apprivoisé. Paradoxalement je ne l’ai absolument pas rédigé lorsque je jouais au poker, mais à 90% lors mes trajets quotidien de RER durant les trois petits mois de ma vie où j’ai exercé un emploi salarié en 2010.





    Pourquoi donc, alors que le poker m’a offert l’argent et la liberté nécessaires à monter et à mener n’importe quel projet à bien n’ai-je jamais réussi à accrocher le train de la motivation ?


    Raisons
    Mon sentiment est que le poker professionnel n’offre finalement, si on n’y prend pas garde, qu’une illusion de liberté. Il y a encore trois mois je disais à un ami suite à une après-midi de grind difficile « pff, quel jeu de mer*de ». Lorsqu’il me répondit « arrête. » je me surpris à ânonner « impossible, je gagne trop d’argent ».

    La vérité est que la pression et l’incertitude fiscale, ainsi la perspective de ne peut-être plus pouvoir gagner sous 2 ou 3 ans, m’ont tout simplement fait abandonner l’idée d'entreprendre d’autres projets que celui de jouer au poker pour gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible. Ceci alors même que ma situation en l’état ne le nécessite absolument pas, et qu’il est sûrement bien plus judicieux à l’heure actuelle de me concentrer sur mon développement personnel.

    On pourrait par ailleurs imaginer que j’organise mon quotidien de sorte de mener le poker et d’autres projets de front. Mais cela m’a également été rendu psychologiquement extrêmement difficile. En effet les jours où je perdais j’étais extrêmement motivé par le poker et par la volonté de redresser la barre. Les jours où je gagnais, généralement des sommes de l’ordre de 1000 à 2000€, il m’était aussi extrêmement difficile de me motiver : essayez de vous bouger le cul à vous lancer dans un cours en ligne ou dans l’écriture d’un début de roman (vraisemblablement voué à l’échec) alors que vous pouvez tranquillement filer à la plage et siroter un mojito en vous reposant sur les lauriers d’une journée productive. Ou jouer à Hearthstone ouais …

    De manière générale que je gagne ou que je perde le poker est de toute façon une activité mentalement épuisante et je n’ai que rarement eu la volonté d’engager davantage de travail, même d’une autre nature, à la fin d’une session. Toutes ces raisons m’ont finalement rendu esclave d’un job qui semble pourtant fort ressembler à un des plus beaux du monde






    Les meufs menottées à poil se sentent étonnamment esclaves elles aussi

    Morale
    Eh oui ce billet n’a pas fini d’être long et chiant c'est le quart d'heure introspectif. Dans la même période de temps où j’ai commencé à prendre conscience de mon absence de liberté j’ai également eu une révélation tout à fait troublante pour moi qui me suis toujours considéré comme le pire des misanthropes : j’apprécie les gens et leur compagnie.

    Alors rassurez-vous, pas celle de n’importe qui, je continue d’être emm*erdé par un solide 90% de la population. Mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas réellement vivre seul, et plus important (et dérangeant pour quelqu’un qui s’est toujours considéré comme un enc*ulé solitaire) je ne peux pas non plus vivre sans une certaine reconnaissance des gens. C’est probablement une des raisons pour lesquelles j’ai démarré ce blog. Enfin, ne nous mentons pas, la raison principale était « je deviens connu et je me fais sponsoriser, » (Antho, tu me dois 1000 balles que tu as sûrement intégralement fumés en beuh).

    De manière tout à fait coïncidente, probablement en raison de la récete sortie de Daniel Colman, c’est également le moment qu’ont choisi plusieurs personnes pour me poser ces questions particulièrement chiantes que j’avais étonnamment rarement entendues en tant que poker pro : Ça te gêne pas de prendre l’argent de mecs qui se ruinent au jeu ? Ça te gêne pas d’être une grosse mer*de qui contribue pas à la société ? T’en as pas marre de passer tes journées à te gratter les cou*illes en calbar tout seul devant ton PC comme un geek ?

    La dernière n’a rien à voir avec notre problématique mais elle m’a souvent été posée, quoi qu’en des termes moins triviaux. Sur les deux premières je ne m'étais jamais vraiment interrogé parce que, non, ça ne me gênait absolument pas. Mais puisque ces questions intéressent au moins trois personnes distinctes, je vais donner et étayer un peu mon avis.


    Pouiller les misérables addicts

    En préambule, j'ai souvent lu l'argument suivant : "les fishs veulent se divertir, les pros ont un rôle d'accélérateur de trafic". C'est ça. On est les joyeux-gentils clowns d'une industrie aussi rose que celle de la barbe-à-papa. Cet argument est à mon avis d'une hypocrisie totale, le brandir c'est se voiler la face et ne considérer que les joueurs récréatifs au comportement totalement sain. Ceci étant écarté, passons aux choses sérieuses.

    Bien sûr la perspective de contribuer à la ruine de personnes ayant potentiellement un gros problème avec le jeu ne m’a jamais particulièrement enchanté. Pour autant, à part lors des rares occasions où je me suis retrouvé face à mes « victimes » autour d’une table de casino, je n’ai jamais ressenti le moindre malaise non plus.

    J’ai essayé de rationaliser le pourquoi de mon désintérêt émotionnel. De manière très claire je pense que c’est parce que je ne m’identifie absolument pas à ces personnes et à leur malheur. Je déteste les jeux d’argent (oui, oui), j’ai un cerveau jusqu’à maintenant très résistant à toutes les addictions, bref sur le plan émotionnel l’addiction au jeu m’est aussi étrangère que pourrait l’être un arc-en-ciel à un aveugle de naissance.

    Comme j’ai quand même un cœur (oui, oui) j’ai tenté de réfléchir à la question de l’impact que peut avoir mon activité sur le volume des pertes d’un joueur récréatif. Ma conclusion, simple mais réaliste, a été de me dire « si ce n’est pas moi qui lui prends son fric, ce sera un autre. Autant que ce soit moi ». J’applique très régulièrement et très volontiers ce genre de raisonnement, mais j’admets que d’un point de vue philosophique ce n’est pas très malin. Je me fais régulièrement rattraper par la brigade de la bien-pensance quand j’essaie notamment d’expliquer que le fait que je vote ou non a une utilité strictement nulle.

    Pour éviter ce problème je vais ici généraliser l’hypothèse : quel est l’impact de l’activité de tous les regs « éduqués » sur les comportements addictifs ? En d’autres termes si on supprime les joueurs « éduqués » qui tentent de générer un profit en jouant au poker, améliore-t-on le quotidien des addicts ?

    Il n’est malheureusement pas possible de répondre de façon totalement tranchée à cette question, mais j’ai malgré tout mon opinion. On pourrait se dire que la disparition des gagnants réguliers diminuerait l’attrait du jeu et que parmi le pool de perdants certains deviendraient gagnants et les autres perdraient moins vite : tout benef pour les perdants. Mais ce serait oublier que l’attractivité du poker n’est pas du tout constituée des regs online, mais bien par premières places des gros tournois et par les joueurs sponsorisés mis en avant par les rooms.

    J’aurais donc personnellement tendance à penser que le marché engloutirait toujours des sommes d’argent comparables : oui certains perdants du passé deviendraient gagnants. Oui certains perdraient moins et moins vite. Mais à un jeu si facile où des amateurs complets parviendraient à sortir durablement gagnants on verrait peut-être alors apparaître une nouvelle frange de joueurs, des « super-fishs » qui n’auraient pas forcément été attirés par le poker technico-rébarbatif pratiqué actuellement sur les tables de poker online.

    Bref disons qu’à tout le moins la question, même en partant sur une hypothèse générale finalement absurde, n’a rien d’évident. Donc non, que ce soit rationnellement ou émotionnellement, je ne me sens pas mal de prendre l’argent des addicts.





    Je manque officiellement d'idées pour aérer mon texte



    Inutilité sociale
    Cette question-là m’a également fait réfléchir à plus d’un titre.

    D’abord parce que c’est une question extrêmement désagréable à poser à quelqu’un et qu’on aimerait bien avoir une réponse cinglante toute prête à donner qui commencerait par « pauvre fils de pute » et qui s’achèverait par « , conn**d ». Mais je ne vis malheureusement pas dans un sketch de Jean-Marie Bigard et je me contente donc généralement de répondre :

    « c’est vrai, mais tu sais y’a plein de métiers qui servent à rien socialement voire qui sont néfastes, le mec qui t’appelle pour te vendre des options binaires, le mec qui se pointe chez toi pour te vendre un aspirateur foireux, ton conseiller bancaire … Est-ce que tu demandes à ton conseiller bancaire si ça le fait chi** de faire un job de con inutile quand tu vas le voir et qu’il essaie de te fourguer une assurance vie avec 1.5% de frais de gestion ? Non tu lui fous la paix …. » … je m’égare.

    Donc pour répondre à la question : oui je réalise pleinement ma totale inutilité sociale. Mais j’ai un problème avec la façon qu’ont les gens de formuler cette question. Ils semblent bien souvent partir du principe qu’embrasser un job inutile est un comportement d’égoïste. Ils oublient en revanche totalement qu’un certain nombre de métiers sont inutiles, et que par ailleurs et indépendamment de cela, 90% des gens qui exercent un métier utile ne le font de toute façon pas pour leur utilité intrinsèque mais bien pour gagner du fric.

    Personne ne va aller casser les couilles à la caissière de Carrefour parce qu’elle ne réalise pas que son boulot est utile socialement. Il l’est, mais elle ne le fait que parce qu’il lui apporte un salaire pas pour remplir un besoin de la société de consommation. Même chose pour un taxi, un éboueur ou un tourneur-fraiseur. Malheureusement il semble que pour beaucoup de gens gagner de l’argent doive nécessairement s’accompagner de culpabilisation et d’une nécessité de faire amende honorable. Lâchez-moi la grappe.

    Malgré cette diatribe je ne suis pas entièrement un fils de pute égoïste. Car si cette question de l’utilité sociale me gêne, c’est bien souvent davantage par sa forme généralement culpabilisatrice et moralisatrice que par son fond. Couplée à ma récente réalisation que j’avais besoin pour m’épanouir des gens et de leur reconnaissance, j’ai également pris conscience du fait qu'avoir une utilité sociale me manquait. Je veux pouvoir collaborer à une société, je veux pouvoir faire profiter les gens de mes compétences.

    Si la forme de cette question n’était pas culpabilisatrice mais au contraire constructive voire pleine de pitié (n’exagérons rien, OK, mais je ne trouve pas comment le formuler là, de suite, et après 2440 mots j’en ai marre de chercher) elle serait beaucoup plus acceptable. La caissière, le taximan, l’éboueur (!!) qui ne réalisent pas que ce qu’ils font est utile sont à plaindre – au-delà de leurs conditions salariales j’entends. Votre conseiller bancaire qui vous ouvre un compte-titre à la con, le mec qui vous appelle pour essayer de vous escroquer avec des options binaires, le joueur de poker, ça ne sert à rien de les faire culpabiliser et de les critiquer, ils s’en branlent. Ça ne devrait pas vous empêcher d’essayer de leur faire réaliser que peut-être ils peuvent obtenir plus de satisfaction personnelle autre part ou en ajoutant une autre composante à leurs activités quotidiennes. Mais par pitié de façon intelligente et raisonnée.

    Pour ma part vous l’aurez compris j’ai résolu de changer un peu d’activité. J’ai plusieurs choses que je souhaite réaliser dans un futur proche, en particulier redonner un peu de coaching et écrire un second bouquin de poker, destiné aux joueurs avancés celui-ci, non plus aux débutants. Cela me permettra de conjuguer à nouveau deux passions, l’enseignement et l’écriture. J’ai par la suite d’autres projets plus ambitieux et hasardeux, hors poker, dont je vous toucherai peut-être un mot dans le futur. Je n’exclus absolument pas de reprendre le grind quand les circonstances seront plus favorables (l’accès au .com et au format Zoom me ferait le plus grand bien)

    J’ai terminé d’échafauder des plans pour « l’après-poker » : je m’y mets tout de suite.
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partypoker : Summer Freerolls
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