Jump to content
Status Updates

abuze

CPiste
  • Content count

    530
  • Joined

  • Last visited


Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

Reputation Activity

  1. Like
    abuze reacted to NICEBET for a blog entry, Le Run Rose [PART 2]   
    Mes chers lecteurs,
     Voici le day 2 de mon Run Rose. RR pour les adeptes des vieilles cartes Francaises mais pas des vieilles chattes. Je vous ai quitté relativement shortstack après m’être value cut avec Alice. La variance est une sal*pe qui a probablement un piment tatoué sur la fesse gauche mais il faut savoir faire avec « that’s life ». Me revoilà en selle et l’action commence tout de suite. Impossible de me souvenir de son prénom, je l’appellerai donc « Q ». Tout simplement parce que je n’ai pas trouvé de prénom de fille qui commence par Q.
    Swag on ‘em
     
    Q : *22 ans, étudiante en droit. Rencontré sur Adopte un mec.
    Je la charme sur adopte et elle m’envoie un message avant même que je puisse le faire. En général c’est plutôt les meufs qui ne me plaisent pas qui m’envoi le premier message mais en l’occurrence il se trouve qu’elle a l’air vraiment jolie sur les photos. Petit détail qui a son importance, elle n’a pas sur-rempli son profil. Je tiens à le préciser car vraiment les connasses qui remplissent tout ça me débecte d’entrée. En général je prends ça comme un tell de "warning girl". Bref. On parle, c’est fluide, je lui propose donc de boire un café le lendemain en fin d’après-midi car « je suis dispo » #Busy. Je la rejoint aux jardins du Peyrou. Arrivé sur place, je crois la voir de loin (je suis très physionomiste) mais pour le coup je ne suis pas sûr que c’est elle. Je l’appel et je vois que mon doute sort son téléphone. Bon. Elle est vraiment très mince, voir maigre. Même si j’aime bien les demoiselles fines, là, c’est un peu trop. J’ai déjà envie de fold mais je suis une grosse CS donc je call pour voir ses papiers.
    On s’assoit en terrasse et on commence à parler. Et puis, très rapidement je tilt quand elle me dit que c’est sa première année de droit.
    « Tu as redoublé ? »
    « Ah….Euh non non pas du tout, mais j’ai un truc à te dire la dessus… En fait, j’ai 18 Ans. Ce n’est pas cool d’avoir menti je sais » tout en me faisant des yeux de biches.
    Dans ma tête je me dis que d’habitude je ne joue pas ces limites-là -même jamais en fait. (j’ai 26 ans au moment de l’action) Mais bon, je suis un Homme faible, esclave- prisonnier de sa condition et de son style large aggressif, . Et puis je dois reprendre du poil du bet après Alice. Je ferme donc les yeux en tentant d’oublier le fait que j’avais déjà une vie sexuelle quand elle avait 8 ans. Après tout elle est jolie et elle à un truc qui m’excite. Le regard d’une jeune coquine.
    Elle me raconte sa vie en me disant qu’elle a abusé avec la drogue et que depuis elle ne reprend pas de poids. Que sa relation avec son père est coupée et qu’elle a du mal avec les gens de son Age. C’est vrai qu’elle fait plus mais je suis quand même surpris du terme « abuser avec la drogue ». A 18 ans, ça me parait dingue. Apparemment elle a commencé à 14 ans avec la MD. Je suis sidéré. J’ai découvert les drogues « dures » à 22 ans. put**n de précoce la petite.
    Malgré tout, elle a un franc parlé qui me plait bien et un engouement juvénile délicieux. Elle a du caractère et semble savoir ce qu’elle veut malgré ses 18 printemps. On passe une grosse heure ensemble avant que je m’éclipse en prétextant un « rendez-vous ». Mon bluff passe easy et on se sépare. #Malin
    En rentrant chez moi, je reste mitigé et je me dis que je réévaluerai à la turn. Je suis prêt à give up sur une autre mauvaise carte.
    Je crois que deux trois jours se passent avant qu’elle ne m’envoie un message pour me demander ce que je fais le soir. Par hasard pour elle, c’est mon soir de cuisine. En gros, une fois par semaine je me cuisine un bon repas. Je lui propose donc de venir. Elle snap call et me demande ce qu’elle doit ramener. Je lui réponds « tes petites fesses et un truc à boire ».
    Elle arrive à l’heure et mieux apprêté que la première fois. Mon read est sans appel- sa range est light, on va 3 bet tout ça bien salement. On prend le temps de manger et de tomber une bouteille de vin, encore une fois la discussion est fluide et on rigole bien. Elle me fait rire la minette et je commence à l’imaginer en levrette. Après m’avoir complimenté sur mon repas (entrée/plat) elle me demande droit dans les yeux -sourire en coin- si il y’a un dessert. De là, c’est une pancarte clignotante qui me signale « 3BET 3BET 3BET ». Je l’embrasse en pensant qu’un doigt direct serait passé. Je la touche à peine qu’elle en peut plus mais me dit qu’elle est un peu réticente à l’idée de le faire dès le premier soir. Ah la jeunesse. Je lui réponds que je ne suis pas pressé et que si elle veut attendre y’a pas de soucis mais qu’il faut arrêter d’être aussi chaude parce que sinon « je te baise ». Elle rigole, ne s’arrête pas, le 3 bet passe, barrel de forain.
    Au matin, j’ai une double barre : dans mon zlip et au front. Je me souviens d’être un peu deg qu’elle soit encore là. Elle ouvre les yeux, me grimpe dessus, je lui mets un second barrel immédiatement. Je la laisse giser sur mon pieu et je vais chercher des pains au chocolat. Déjà parce que j’aime manger des viennoiseries le matin mais surtout parce que je sens que si je ne trouve pas une solution rapide, elle va squatter encore un moment chez moi. Ça ne me dis rien, j’ai envie d’être tranquille.
    J’appelle donc un bon pote en lui disant de m’appeler dans 20 minute et de hurler au téléphone « put**n t’es ou je suis à tel endroit, je t’attends. On avait dit 11 heures pour être à 12h à l’annif/ barbeuc de Yoyo ». J’ai des bons potes et il accepte de jouer la comédie. Pourquoi je ne lui ai tout simplement pas dit que je devais bouger ? Je ne sais pas. J’ai voulu être tricky et faire comme dans les films.
    Il m’appel et encore une fois, le bluff passe crème.
    De nouveau seul, je reste encore une fois très mitigé. La turn n’est pas si horrible mais le sexe n’était pas dingue même si je sens un bon potentiel en elle. La différence d’âge me dérange et je n’ai pas envie d’entreprendre une session de coaching. Au moment de l’action, je n’ai qu’elle sous la dent donc je me dis que je ne devrais pas trop faire la fine bouche. Je passe en mode passif sur les messages, en ne faisant que répondre.
    Finalement, je me dis qu’il faudrait mieux que je m’éloigne.
    C’était sans compter le fait que je fais pas mal de soirée à cette époque et qu’évidemment, je bois.
    Un soir, alors que j’avais pris mes distances et que je pataugé dans une flaque de rhum, elle m’envoie un message « J’ai envie de toi, viens me baiser ». Texto. Mon égo est flatté et je quitte mes potes pour aller la voir. Faible et alcoolisé que je suis. J’arrive chez elle ou elle m’attend en petite tenue, on va à l’abattage, mais encore une fois son manque d’expérience à la table se fait sentir. Je dors chez elle et pars au petit matin.
    Le lendemain, je me dis que ce n’est pas bien de se servir d’elle et je décide de ne plus call.
    Mais elle est à fond. Elle veut encore voir mes cartes.
    Je ne réponds quasiment plus mais elle continue. Elle me renvoi des messages du style « Bon, quand est-ce que tu viens me baiser ? J’entends mes voisins, je suis toute mouillé ». Que des trucs du genre.
    Mais la magie n’opère plus.
    Au bout d’un moment ça devient trop, et je décide d’aller chez elle pour lui parler.
    Je lui explique que je ne veux pas continuer, elle tente de me corrompre, se touche quand je lui parle mais il n’en est rien. J’ai anticipé ses potentiels move et me suis branlé avant de venir-je suis donc insensible à ses perversions- fino que je suis.
    Elle me dit que c’est dommage, qu’elle trouvera quelqu’un d’autre, que de toute façon elle ne voyait pas que moi. A ce moment-là je suis déjà en train de me demander ce que je vais manger ce soir et je comprends que j’ai pris la bonne décision.
    La morale de cette histoire, c’est qu’il faut savoir écouter son instinct et ne pas perdre de temps à jouer des limites trop basses. Jouer une partie sans EV, c’est pas terrible. Savoir contrôler ses émotions mais surtout savoir prendre du recul et bien évaluer notre range perçu, c’est mieux. Ce n’est pas parce qu’on est un peu card dead qu’il faut prendre tous les spots. Parfois il est plus sage d’attendre. Je tiens à préciser que je m’en suis un peu voulu de lui faire perdre son temps. Je sais ce que c’est que de désirer quelqu’un sans que cela soit réciproque et c’est particulièrement désagréable. Désolé Q…
     
    J. 20 ans, étudiante en commerce. J. est une très très jolie fille, bien qu’un peu jeune. Rencontré sur Tinder on discute longtemps avant de se rencontrer. Finalement, après avoir longuement patienté, on finit par se voir, enfin !! J constitue mon plus long deeprun cette année, nous nous sommes vu pendant presque 3 mois.
     
    Aaaah J ! Quelle beauté cette petite !
    Je la rejoins place saint Anne à Montpellier et l’emmène dans un bar à vin qu’on m’a conseillé. Au vue de l’avion que c’est, je veux fournir mon A game absolu. Ce qui en fait n’est pas une stratégie optimale- mieux vaut être soit même et ne pas en faire des tonnes mais c’est un sujet que je ne traiterai pas maintenant. Je l’aperçois dans sa petite robe bleue, elle est « gorgeous ». 1,70M (j’aime les grandes étant moi-même grand), de magnifiques et longs cheveux couleurs ébène, des yeux noirs, un grand sourire et un visage harmonieux. Le type méditerranéen que j’affectionne particulièrement.
    On s’assoit dans le bar et je commande une bouteille de vin blanc. On discute, c’est très fluide, j’étale un peu ma science et je sens bien qu’elle n’y est pas insensible. Elle me dit que je ressemble à Jon Snow (j’ai les cheveux mi long à cette époque et tout le monde me le dit). Je fais le surpris « Ah bon tu trouves ? » et je lui rétorque qu’elle ne ressemble pas à Ygritte mais que ça fera bien l’affaire. Elle rigole timidement et raise en disant que de toute façon les grottes et les puçeaux ce n’est pas son truc. Je souris. On continue de discuter de tout et de rien, la bouteille se vide et mon appétit grandit. On n’en commandera pas d’autres car elle doit prendre le dernier tram. Je la raccompagne et l’embrasse sur les quais. Fait relativement inhabituel car en général j’attends toujours le 2eme rendez-vous mais là vraiment, elle est trop jolie et je me dis que je ne veux pas louper le spot. Elle est un peu surprise mais loin d’être réticente, j’ai le souvenir d’un baiser langoureux. Jusqu’ici tout va bien donc.
    On se renvoie des texto régulièrement dans les jours qui suivent mais madame n’est pas beaucoup disponible. Elle prétexte des trucs à faire tout le temps et finalement n’est jamais visible. Elle est en Erasmus à Glasgow et de ce fait elle doit faire le tour des copines et fait soirée sur soirée. Ça me gonfle mais je prends sur moi. J’ai besoin d’une bonne turn.
    Un Vendredi soir alors que j’avais commencé à réduire ma fréquence de messages depuis déjà quelques jours, elle m’en envoie un en me disant qu’on peut se voir en milieu de soirée. Chez elle, ça veut dire après 23h00. Je dis benco !
     Vers minuit, elle me dit qu’elle est chez une copine et que deux mecs louche les ont suivi et sont en bas. Tel un chevalier vaillant je lui dis « ok bouge pas  j’arrive ». Avant de partir de chez moi, je prends deux shot de rhum histoire de me chauffer, briquet dans la main droite et j’y vais au pas de course. J’arrive sur place, il n’y a personne. Elle me voit du balcon et descend avec sa copine en ricanant. Je me suis dit « tant mieux » sur le coup mais finalement je crois qu’elle voulait me montrer à sa pote et qu’elle avait inventé cette histoire. A ce moment-là, je décèle un tell de « trop jeune ». Une voix en moi me dit « tu perds ton temps » mais comme d’habitude en matière de femme, je ne l’écoute pas et  je l’embarque. Elle est ivre et peine à marcher droit. On va chez moi et elle me saute dessus. On baise et la- grosse déception. Elle ne fait AUCUNS BRUITS et c’est moi qui fait 100% du taf car sinon ça aurait été missionnaire de longue. Quel gâchis ! Une beauté plastique pareille qui n’a pas confiance en elle au lit. Même bourrée. Lors des préliminaires, lorsque elle va pour me sucer, elle me met l’oreiller sur la tronche « pour pas que je regarde ». Sur le coup ça m’a fait rire et après notre petite affaire je lui ai dit «Tu n’aimes pas ça ? » ce à quoi elle me répond « si si, mais ça me met mal à l’aise ». Trop jeune. « Et tu ne gémis jamais ? » Madame répond « Non, j’ai du mal à me laisser aller » Trop jeune. f*ck.
    Après ça, je suis vraiment déçu de cette turn mais je me sens en mission pour l’éduquer sexuellement. Vous auriez vu cette beauté, vous n’auriez pas fold de suite. Mais quand même, un mauvais coup à ce point c’est dingue quand on voit le potentiel physique qu’elle a.
    Dans le passé, j’ai été pendant 3 ans et demi avec une fille qui été totalement libérée et qui s’assumait complètement. C’était incroyable au lit. Tout ça pour dire que j’aime les filles qui ont confiance en elles et qui assument d’être des sal*pes au pieu. Les mijaurées, ce n’est pas dans ma range. Et Mlle J, à l’air d’être la reine des Mijaurées.
    Je crois qu’elle comprend que je suis un peu déçu et après cette nuit on se revoit plus régulièrement. Un soir, elle arrive vers minuit chez moi et lorsque je finis de prendre ma douche et que j’apparais dans le salon/ chambre, elle m’attend en porte jartel/ corset, à quatre pattes sur mon lit. On baise, c’est un peu mieux que d’habitude, je la sens plus à l’aise mais encore une fois aucuns bruits et tintin pour la fellation. De coutumes, je parle toujours après pour savoir ce qu’elles ont aimés, ce qu’elles voudraient en plus/ en moins etc…  La petite review post session qui va bien quoi!
    Et là je comprends mieux car la petite lâche quelques infos.
    Elle me dit que je suis le premier qu’elle revoit plus de 5 fois. Que d’habitude ce sont des coups d’un soir  (surtout) quand elle est bourrée. Qu’elle à un challenge avec une pote « celle qui se tape le plus de mec » mais SURTOUT : Elle ne parle jamais de cul entre copines. Je ne sais pas si c’est vrai,  ça me parait fou car ayant pas mal d’amies filles, je sais qu’elles passent une bonne partie de leurs temps ensemble à absolument tout raconter de ce qui se passe au lit avec leurs conquêtes. Mais là, finalement, ça ne m’étonne pas trop. Je comprends mieux en fait. Je lui explique que je trouve ça un peu malsain d’avoir un challenge de la sorte et que c’est la qualité qui compte et non pas la quantité- ce qu’elle a du mal à capter- sous-entendu « tous des conn**ds ». J’apprends aussi qu’elle a des gros soucis d’ententes avec sa mère et qu’elle vénère son père.
    Suite à cette discussion, je ne sais plus trop quoi faire. D’un côté elle m’attendrit un peu car elle n’a jamais eu de réelle affection d’un Homme et j’aimerais redorer l’image qu’elle a de notre genre et d’un autre c’est vraiment une gamine. Moi, j’aime les femmes. Les gamines, je ne projette rien avec elles. Mais encore une fois, sa beauté divine me fait faire des concessions.  De plus, je la sens un peu fausse parfois mais sur le coup, je n’arrive pas à la nexter
    Elle change de sujet et me dit en rigolant « je suis sûr que tu ne serais pas cap de venir me voir à Glasgow, de toute façon même mes amis ne viennent pas me voir ». Je rigole. Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça. Je ne compte plus le nombre de trucs stupide que j’ai fait lorsque on  m’a défié. Je snapcall. Elle se marre sans trop savoir si je blague ou pas. Je la re-baise en me disant qu’elle se lâchera peut être un peu plus à quelques jours de son départ si elle croit qu’on se reverra pas (elle part pour 6 mois). Non elle ne se lâche pas, ce n’est de nouveau pas terrible. Shit.
    Elle repart à Glasgow le surlendemain et je ne la reverrai pas avant 1 mois et demi.
    Je regarde donc les billets d’avions et j’en trouve pour 67€ A/R. Lorsque je lui dis que j’ai trouvé des billets pas chers elle semble vraiment très surprise que je tienne ce que j’ai dit quelques semaines plus tôt. « Et ouais c’est ça un Homme ma petite ». Elle est ravi mais lorsque je lui propose de rester 7 jours elle m’envoie un pavé en me disant en gros « tu sais, j’ai jamais vécu avec un mec donc 7 jours ça me parait trop ». Je lui dis ok bon, 4 jours alors ? Elle accepte. J’en profiterai pour faire un stop à Paris pour voir une copine que je n’ai jamais pu baiser car j’étais en couple, ce qui n’est finalement pas une mauvaise nouvelle. J’adore Paris.
    Un gros mois se passe avant le départ pour Glasgow, et c’est à ce moment-là que je rencontre la prochaine de cette liste. Jane. Ma merveilleuse Jane. Au moment de partir voir J, je vis un truc de fou avec cette divine créature blonde et je me sens un peu triste quand cette dernière retourne à Berlin, où elle vit avec son mec. Sacré histoire, mais je ne vais pas vous spoil, cette aventure arrive dans le prochain billet. C’est juste pour vous dire que j’en ai plus grand-chose à foutre de J qui en plus d’être un mauvais coup, ne m’a pas l’air très sincère. Vous savez, ces jeunes qui ont l’impression de tout connaitre et de bien mentir. C’est un peu J. Mais on l’a fait pas au vieux singe que je suis. Je suis un bluffeur professionnel et j’ai de très bon read mais malgré ça, j’y vais quand même car j’ai pas vraiment mieux à faire. Et puis j’ai bien envie de découvrir Glasgow, je me dis que ça me fera une première expérience avant l’Australie.
    J’arrive d’abord à Paris ou je vois ma pote. On passe une soirée « décevante » car je pensais pouvoir la baiser mais finalement elle me présente son nouveau mec #Déception.
    Je décolle le lendemain et après un bon caca culotte dans l’avion, j’arrive à Glasgow. Je me souviens que j’apprécie mon arrivée. Découvrir un nouveau pays c’est toujours une bonne sensation. Leurs accents me fait rire – c’est incompréhensible quand ils parlent, mais ils sont gentils. Je prends un bus, puis deux et malgré la pluie je suis content. J me dis qu’elle m’attend à un arrêt de bus. Elle est là. Sous sa capuche et la pluie battante, elle m’attend. Je me souviens de la scène car nous sommes tous les deux très content de se retrouver. Bizarrement. Je crois qu’on appréhender énormément tous les deux. On s’embrasse sous la pluie et le temps s’arrête un moment. Je suis trempé mais je m’en fous. Elle me dit qu’elle est vraiment contente de me voir et qu’elle n’y croyait pas jusqu’au dernier moment. On marche en direction de sa cité U pour finalement arrivé dans son petit studio après une bonne vingtaine de minutes de marche sous la flotte. Je découvre son environnement, elle m’explique quelques trucs sur les gens ici et ses potes mais cette fois, elle a l’air gênée. Moi, le seul truc qui m’intéresse sur le moment, c’est de la baiser. En toute logique, ça devrait être ce qui la travaille aussi, mais apparemment, non. Une fois qu’elle m’a fait faire le tour du propriétaire, on baise. ENFIN. Mais là encore, aucuns gémissements et une petite sensation ankward. Je ne saurais pas trop dire pourquoi mais je ressens une perturbation dans la force.
    Le lendemain elle m’emmène visiter la ville. Une vraie petite guide pour le coup ! C’est une journée agréable. On trouve un petit pub ou on mange un fish & chips dans une ambiance cool, tamisé – quasiment seul. Typiquement Ecossais, j’adore !
    On rentre à la nuit tombante et je prépare le repas. On mange dans la salle commune et je sens Mlle d’humeur coquine. On expédie le repas et on file chez elle. On baise et il y’a du mieux. Même si elle ne gémit toujours pas beaucoup elle me suce sans oreiller sur la face et fait preuve d’initiative sur les positions. Elle se sent un peu plus à l’aise et ça me réjouit. Je me dis qu’on avance doucement et lors de la discussion post coït, elle me dit que personne ne lui a jamais fait de cuni et qu’elle ne se touche quasiment jamais. "QUOI ??????? Tu ne te touches jamais ????" Je comprends mieux. Elle ne connait pas son corps en fait. « Comment prendre du plaisir quand tu ne sais pas t’en donner toi-même ? » Punchline. Elle parait subjuguée par cette révélation et ne trouve "n'avais jamais vu les choses sous cet angle".
     Sans fausse modestie, je sais donner du plaisir aux femmes car d’une part j’ai eu une excellente formation avec mon ex et d’une autre part je suis très à l’écoute et pense tout autant au plaisir de ma partenaire, qu’au mien. En vérité, si elle ne prend pas de plaisir, je n’en prends pas. Ou beaucoup moins en tout cas. J’ai le statut supernova élite pour les cunis et lui dis qu’il faudrait qu’elle y pense. Elle parait gênée. Elle a peur d’avoir honte. Une vraie ado. Elle change de sujet assez vite et on s’endort dans la foulée.
    Le lendemain on glande toute la journée car elle me dit qu’elle a prévu une sortie se soir avec une copine à elle et son mec. En début de soirée on se prépare donc pour aller manger au Hard Rock Coffee de Glasgow. Ma première sortie « en couple » depuis belle lurette. Le repas se passe bien, le cadre est sympa et une fois le repas engloutis on sort en boite. Je déteste les boites mais je prends sur moi. La musique n’est pas trop mal mais c’est bondé de monde. Mon seul réconfort c’est que J est chaude et qu’on danse ensemble. A 4 heure du mat, on pli boutique, monte dans un taxi et finit la soirée dans son studio à boire du vin. Devinez quoi ? Je la baise ! Pas vraiment d’évolution de son côté mais j’ai souvenir de la déglingué et pour une fois, sans trop me retenir. Elle me confie qu’elle a beaucoup aimé notre soirée, spécialement la fin et on s’endort.
    Je me réveil seul vers midi, réveillé par son portable sur le lit qui vibre par intermittence depuis 30 minutes. Je jette un œil, et je vois ses copines de France qui lui parlent sur Messenger. Je m’attends à lire des trucs croustillant mais tout ce que je peux voir sur l’écran vérouillé c’est « Bichette, et dire qu’il est venu te voir aussi loin » « Ça te gave autant que ça ? » « Miskine, t’es pas sympa ». Des trucs du genre. Sur le coup, ça touche mon égo et m’attriste de savoir que je suis « relou ». Ou que du moins je lui pompe son air. C'était ça la perturbation dans la force. Je comprends maintenant que c’était trop de venir. Bref, je préfère seat out pour quelques heures et part en ville sans rien dire. C’est le dernier jour où je suis à Glasgow et j’ai envie de me barrer direct mais je ne peux pas avancer mon vol. Elle m’envoie un message au bout de 20 minutes pour me demander ou je suis et je lui réponds que je suis parti me balader. Elle me répond de la tenir informé quand je rentre pour que je puisse rentrer dans.
    Dans ce charmant petit café de Glasgow, je pense au plan quand je rentrerai. J’hésite vraiment à lui dire que j’ai vu les messages, ce qui impliquerai de ce commit sur une discussion que je n’ai pas envie d’avoir. Ou alors, deuxième option, de laisser couler et de la re-baiser quelques fois avant de plier bagage pour de bon 24h plus tard. Je choisis la deuxième option et rentre au berquaille.
    Je l’attends en fumant une clope en bas lorsque j’arrive en bas. Elle arrive toute pimpante, visiblement de bonne humeur, viens dans mes bras et me demande si il y’a quelque chose qui va pas. Je lui sors une excuse bidon du style « je t’ai attendu 10 minutes puis j’ai eus faim », elle gobe le bluff mieux que ma bite et on remonte. Elle me dit que ce soir on a une big soirée dans une coloc et que ça va être vraiment cool. Une vingtaines de personnes dans un grand appart, la plupart de sa promo. On passe la journée et je n’arrive pas vraiment à être sympa. Tout au plus pas dérangeant. On discute mais je donne des réponses simples. Finalement je fais une sieste car la nuit s’annonce longue et j’ai mon vol à 6h15. Je me réveil vers 19h00 on mange, je fume un joint que j’ai gratté à sa voisine. Seul. Je remonte et il est l’heure d’y aller. Dans le taxi, elle me prend la main et me dit qu’elle sera triste que je parte. Je ne sais pas comment réagir, j’ai l’impression qu’elle se fout de ma gueule. Je crois que j’ai du lâcher un truc du genre « Tu vas me manquer, oui ».  On arrive sur place et c’est vrai que c’est cool. Je discute avec tout le monde et globalement tous les gens sont sympas. Je passe le plus clair de ma soirée avec les ses potes, mais pas avec elle. Je crois que j’ai déjà fait mon deuil à ce moment-là et que j’en ai plus grand-chose à branler. Je me bourre donc joyeusement la gueule !
    On quitte ensemble la soirée aux alentours de 4h du mat’ et je suis bien bourré. C’est un peu flou dans mes souvenirs, je ne me souviens pas du trajet en taxi mais je me souviens qu’on rentre et qu’on se couche direct malgré ma tentative d’accouplement « elle est fatigué » je me souviens clairement de me dire « put**n mais je pars demain connasse » et de m’endormir. 1h00 de sommeil plus tard je dois me lever pour aller chopper mon bus qui m’emmènera à l’aéroport. Tant bien que mal, je me lève. Sur le pas de sa porte, elle me dit que je vais lui manquer et que c’était vraiment cool. Je ne la crois pas. Je l’embrasse en puant de la gueule, la remercie et pars sans me retourner en me disant que c’est fini.
    Je ne la reverrais pas.
    Elle m’envoi quelques messages par la suite et j’y réponds qu’à moitié. A un moment donné, je ne réponds plus et voilà. C’est fini. Je ne lui donne pas d’explications et elle ne m’en demande pas.
    Je ne suis même pas triste, simplement un peu déçu de moi-même.
    La leçon que j’en tire, c’est que même si la table tourne il ne faut pas toujours s’assoir. Il faut savoir respecter son bankroll management et ne pas s’engouffrer par « défi personnel ». J’ai voulu « jouer le joueur » pour finir ça m’a coûté du temps et de l’énergie pour un résultat plus que médiocre. Il faut aussi se dire que ce n’est pas notre rôle d’éduquer sa partenaire. On peut le faire à petite dose, mais on ne doit pas entamer un chantier trop gros. J c’est la Sagra Familia. Dans 10 ans, ça sera toujours en cours de construction et on ne peut rien y changer. On ne doit pas penser qu’on peut changer quelqu’un. C’est à prendre, ou à laisser. C’était néanmoins mon plus long deeprun et ma première expérience de « couple » depuis mon ex et l’expérience été bonne à prendre, j’en ressors clairement grandi.
     
    Voilà messieurs, c’est ainsi que s’achève ce deuxième billet. Le volume 3 traitera d’une histoire qui n’a pris racine qu’un court instant, mais quel instant. J’espère arriver à retranscrire avec précision tout ce qui à entourer cette période à la fois très noire et diablement lumineuse de ma vie amoureuse. J’ai hâte de vous la faire partager !
     
    H
  2. Like
    abuze reacted to ArtPlay for a blog entry, Joueur de poker : le bilan   
    Salut à tous,

    Ca fait maintenant un petit bail que je ne joue plus pour gagner ma vie, et que j’ai promis de faire un report sur ma vie de chôm… branl… grinder ! Ce jour, le 24 juin 2010 à 7h52 en gare de Lognes, RER A, je m’y colle enfin.

    Mon parcours

    Mars 2008, je lis sur un forum quelconque, pas spécialement de poker, et absolument pas adressé à mon intention : « allez pas sur ClubPoker, c’est que des noobs ». Ni une ni deux je m’y rends, et avec mon tout petit niveau (à l’époque j’avais dû jouer environ 10kh entre la NL2 et la NL10), je me mets à lire les forums, en particulier stratégiques. Bien entendu, à l’époque je suis en stage de fin d’études.

    Juillet 2008 mon stage s’achève. Depuis j’ai pas mal appris en lisant les forums stratégiques 5h par jour depuis 5 mois, j’ai même réussi à me monter une petite bankroll d’environ $1.800 en jouant en 5-card-draw limit, jusqu’en $3/$6. Je décrète unilatéralement que mon stage était vraiment nul (j’y avais réellement mis du mien, pourtant ). Après tout ce temps passé à lire les forums stratégie, et à distiller mes précieux avis sur les sujets de NL100 alors que je n’ai même jamais joué en NL25, je me dis que si les mecs qui postent des sujets aussi pourris sont capables d’être gagnants à ces limites, je le suis moi aussi – c’est une constante : je me crois souvent plus malin que tout le monde. J’effectue 2-3 calculs dans ma tête, en NL100 je dois pouvoir dégager des gains substantiels, et je n’ai pas envie de travailler. Vendu.

    Novembre 2008 : j’attends que ma copine trouve un job, on emménage, et je deviens un grinder de la NL25. Je profite d’ailleurs de ce billet qu’elle ne lira jamais ( ) pour la remercier d’avoir accepté un truc pareil, à sa place je me serais envoyé chi**. Mon objectif à l’époque : je prends 2009 pour jouer, et si à la fin je ne suis pas gagnant de plus de 100k$, je me trouve un boulot, histoire de pas me retrouver avec un diplôme totalement inutile et sans porte de sortie.

    Décembre 2008 : après des débuts laborieux (j’ai même dû demander à un pote de m’aider à régler mon jeu, cette honte) je passe en NL50.

    Janvier 2009 : fort d’une bankroll astronomique de $4500, j’effectue mon premier cashout, $500. Je suis le roi du pétrole. Je passe en NL100.

    Mars 2009 : avec près de $10.000, j’attaque la NL200. Bientôt j’ai une mauvaise série, ponctuée par ma première journée à -1k. Je me fâche tout rouge (oui, oui), cashout la moitié de ma bankroll et repars grind le 5-card-draw pendant deux mois, parce que la variance c’est vraiment trop nul.

    Mai 2009 : après avoir regagné $10k en 5CD, je retourne vers le hold’em, en NL100 naturellement : 140BI de bankroll ne sont jamais de trop.

    Jusqu’en mai 2010 : je continue de grind le NLHE, en passant d’abord par le fullring histoire de m’assurer de rester un énorme nit. Après avoir joué avec succès jusqu’en NL400€ (ok, 1000 mains, mais quand même), c’est le drame, je trouve un job alors que je commençais à faire 1-2 mois à $10k.


    Micro-résumé pour les feignasses :
    - 30k$ de gains en 2009
    - $30k de gains sur les quatre premiers mois de l’année 2010
    - Un pétage de plombs en mars 2009 parce que je me voyais déjà millionnaire et que j’ai vécu le DRAME de perdre 1k$ en une journée (soit 5 buy-in, mon dieu quelle horreur).

    Retour sur la vie de grinder

    Plein de choses me viennent en tête pour en parler. Plutôt que d’essayer de structurer ça comme une dissert’, je vais juste dire ce qui me passe par la tête et détailler après.


    - C’est pas bien difficile…

    … d’un point de vue pratico-théorique (hum…). J’entends par là que je pense qu’énormément de gens sont capables d’en vivoter. Dégager 4.000$ par mois en NL100 une fois qu’on a l’habitude de jouer, ça ne demande pas des trésors d’assiduité ou de génie. Et c’est déjà deux fois plus que ce que gagne la moitié de la société française.
    « Ca ne permet pas de vivre décemment ! », j’entends déjà les râleurs. En fait ça ne permet pas de planifier décemment d’en vivre à long terme. Mais c’est une excellente solution court terme. Même maintenant que j’ai trouvé un vrai travail, avoir l’assurance de pouvoir le quitter demain et retourner me faire mes 3-4k par mois sans forcer, sous ma limite de confort, en bossant 4h par jour, c’est quand même un sacré confort. Rien que grâce à ça, je ne pense jamais me sentir enchaîné où que ce soit. Et même après avoir arrêté, ça contribue déjà en grande partie à mon bonheur.


    - … mais ça pose quand même des problèmes

    J’ai eu la chance pendant toute ma période de jeu de pouvoir compter sur le soutien moral et financier de ma chère et tendre (1800€ net par mois, 750€ de loyer, heureusement cela dit que j’ai pas trop tardé à être dans le vert). C’était je pense une condition sine qua non de ma réussite, en raison de deux facteurs.
    • Déjà j’ai décidé de me lancer en jouant en NL25. Autant dire que je risquais pas de pouvoir m’auto-entretenir financièrement.
    • Ensuite et surtout, parce que la variance tue. Vous le savez tous, et pour beaucoup d’entre vous sûrement mieux que moi qui ai été relativement épargné de ce côté-là. Toujours est-il que quand j’ai fait mon seul mois négatif, ben j’étais sacrément pas bien. Je pense que si j’avais eu en plus à payer un loyer, j’aurais été me faire passer sur une femme sur un forum de poker pour rechercher des life-stakers (Camelia2222, si tu me lis…)
    Autant dire que si jamais vous souhaitez faire l’essai de jouer à plein temps pendant quelques mois je vous conseille d’avoir une assise financière stable pour ne pas avoir à vous en soucier. Ou bien c’est encore un facteur qui sera contre vous (et ils sont déjà nombreux)


    - C’est pas facile tous les jours

    Alors oui, le jour où vous gagnez 2k, vous êtes content. Le lendemain où vous en perdez 1.5 pourtant, vous êtes paradoxalement beaucoup plus énervé que vous n’étiez heureux la veille (pour ma part ça tient aussi au fait qu’en général j’ai joué 10 fois plus longtemps pour en arriver à ce résultat).
    Mon humeur était souvent assez changeante au quotidien, et ce n’était pas forcément à vivre pour mon susdit soutien financier (heureusement ceux qui la connaissent savent que même avec un job régulier elle est pire – c’est une femme - donc ça ne se passait finalement pas trop mal. Mais rien que pour vous, même si vous êtes un ermite, il y a de nombreux moments où vous êtes loin d’être joyeux. Et dans la mesure où vous avez choisi ce « job » pour être heureux, c’est quand même dommage.


    - Pour vivre heureux vivons en nit

    En conséquence de ça, et après avoir broyé du noir lors de l’épisode où j’ai cashout la moitié de ma bankroll pour repartir en NL100, j’ai eu une révélation. Pourquoi m’escrimer à vouloir à tout prix monter de limite extrêmement vite, quitte à me stresser et à me rendre malheureux en cas d’échec, alors que je pouvais tout simplement attendre d’être à l’aise.
    A partir de là, et ayant réalisé que je n’avais pas besoin d’être en NL1k d’ici 3 mois pour être heureux, j’ai beaucoup mieux vécu ma situation, et paradoxalement, ne plus me focaliser sur « il faut que je move up » m’a aidé à me concentrer sur l’essentiel et à progresser. La montée s’est faite tout naturellement. Et quand j’en suis venu à faire mon premier mois à 10k$ (en février 2010), plutôt que de me dire « eh ! je vais moveup pour me faire encore plus de thunes ! », je me suis dit que j’étais plutôt bien avec 10k$ / mois (on le serait à moins), et que vouloir briguer plus ne risquait que de me rendre durablement malheureux (en imaginant par exemple que je perde 5k$ le mois suivant.)
    Je sais néanmoins que les deux psychologies existent. Certains vont vouloir jouer beaucoup pour monter vite et haut, dans l’idée de mettre un maximum de côté. Je ne les en blâme pas, j’avais la même idée à la base. Seulement j’ai réalisé que le moral ne suivait pas (le niveau non plus peut-être) et j’ai choisi une approche plus conservative. Je lisais récemment un post, je crois de NLegend – le choriste aux dents longues – qui disait que beaucoup de grinders avec lesquels il avait pu parler n’étaient finalement pas heureux. Je pense que ça peut aussi être lié à cette façon de procéder, de chercher d’atteindre les sommets pour ne plus avoir à en redescendre. C’est peut-être l’idéal pour les happy fews qui atteignent leur objectif, mais je pense que la grande masse qui échoue (plus par manque de réussite que par manque de niveau souvent) se retrouve très frustrée et pas forcément heureuse. Alors même que leurs résultats sont souvent néanmoins excellents.


    - Gardez le rythme

    Si jamais vous envisagez d’embrasser pendant un temps cette activité, un autre aspect à mon avis crucial est de s’efforcer de garder un rythme de vie normal. Pour ma part je me suis efforcé de me calquer sur les horaires de ma compagne (en me levant même à 8h pour faire le petit déjeuner, la dèche put*ain), et de faire une session le matin, une l’après-midi (avec une pause de 3h entre les deux tout de même)
    Se forcer dans une certaine mesure est à mon avis capital, car jouer pour gagner de l’argent quand c’est vous le faites 5h/j est finalement moins amusant que de se lancer des tables pour le seul plaisir du jeu. Beaucoup moins. C’est même fréquent de n’être pas motivé, mais pour ne pas devenir une superlarve, il faut tâcher de passer outre, tant que ça n’affecte pas votre qualité de jeu.

    Si je devais résumer les éléments les plus importants pour réussir une « césure » poker, je dirais :

    - Discipline
    - Cadre stable
    - Minimum syndical de compétence au poker : même sans être un crack parmi les cracks, avec du volume vous devriez être gagnant.
    - Et puis re-discipline, parce que c’est je crois le plus important. En un peu plus d’un an de poker, je n’ai pas dû spew plus de 3-4 BI. Je n’ai pas un jeu extraordinaire, en particulier je n’aime pas les situations à forte variance et cela m’amène – parfois – à être légèrement weak et à ne pas aller au bout de mes reads. Mais ma discipline a compensé ça et m’a permis d’être malgré tout largement gagnant. Ne la considérez jamais comme moins importante que votre niveau général.

    Retour à la vie civile

    Depuis début mai donc, j’ai trouvé un emploi dans une petite SSII (70 salariés) qui a la particularité de placer l’organisation du travail au dessus de la technique pure. Bon, ça a l’air bien dit comme ça, et surtout ça a l’air bien pour quelqu’un comme moi qui ne souhaite pas devenir technicien.

    En pratique ce n’est pas le boulot de mes rêves, mais ce n’est de toute façon pas le sujet, donc ne nous étendons pas plus là-dessus. Le point intéressant c’est comment s’est passé ce retour aux semaines de 39h + 15h de transports (dédicace à tous les galériens du RER A, kikoo PonceP) depuis les semaines de 5 x 4h à domicile.

    Eh bien en fait … Plutôt pas mal. Je ne vous cache pas que la première semaine a été difficile, en particulier rentrer décalqué à 19h30 en ayant qu’une seule envie, me mettre au lit à 22h – ça ne me change pas diront les mauvaises langues – il ne reste pas grand-chose de votre vie après ça.

    Dès la deuxième semaine en fait l’adaptation était déjà réalisée, et j’avais finalement en dormant moins davantage d’énergie : 4h de poker quotidiennes ne sont finalement pas forcément moins usantes que 12h au boulot et dans les transports. J’ai aussi rapidement réalisé la chance que j’avais : si un jour mon boulot me fait trop ch*ier, je me casse et j’aurai toujours une source de revenu à portée de main. Quand je discute avec certains collègues qui se sentent prisonniers de la boîte, parce qu’ils n’ont rien sur quoi se retourner, je prends conscience de la liberté que ça m’apporte, même si je n’aurai peut-être jamais besoin de la saisir (enfin … je dis juste ça desfois que ma patronne lise ce billet, on peut rêver)

    Plein d’énergie donc, et de temps libre dans le RER, j’ai décidé de me lancer dans un projet qui va tous vous faire hurler : la rédaction d’un eBook pour apprendre aux milliers de fish français à jouer. Je m’ouvre au marché et je deviens moi aussi commercial, à l’image des maléfiques WebMaster et WebDesigner (ils sont très très méchants, ils passent des pubs Winamax). Bon, rassurez-vous, la cible du livre ne sera pas uniquement les débutants complets. Les microstakes grinders jusqu’à la NL50 devraient également y trouver des informations pouvant impacter positivement leur jeu. En effet, mon objectif étant de faire d’un débutant complet un gagnant en NL100, tous les joueurs dans ce scope y trouveront leur compte. Mais je vous en dirai davantage dans un prochain billet.

    Bilan

    J’ai un job, de l’argent en banque, un projet commercial, un « secteur d’activité » vers lequel me tourner si un jour je ne sais plus vers quoi me réorienter. Pas grand-chose à améliorer, malgré un an et demi à jouer au poker et à passer pour un dépravé dans la bonne société (dites que vous vendez de la drogue plutôt que vous jouez au poker, vous serez perçu comme plus respectable), je suis parfaitement heureux dans ma vie.

    Pour autant, je déconseille à 99% des gens qui s’adressent ou pourraient s’adresser à moi de tenter la même aventure. Les critères les plus rédhibitoires que je vois et qui me font vivement déconseiller de tenter de vivoter du poker :

    - Les étudiants qui comptent arrêter leurs études, soit de manière définitive, soit sans avoir planifié quoi faire sous une durée déterminée (un an, deux au mieux) : on ne sait pas de quoi demain sera fait – le beau poncif – et un diplôme est un sésame nécessaire si on souhaite pouvoir se retourner vers autre chose.
    - Les gens qui n’ont pas une situation financière saine
    - Les gens qui n’ont pas une expérience suffisante du poker – sous une forme ou une autre – en particulier qui n’ont aucune conscience de la violence de la variance. Qui monotablent aussi éventuellement (rare !)
    - Plus rarement, les gens qui ont de manière évidente d’énormes lacunes techniques. Il y en a peu, mais ça arrive.
    - Les gens qui s’imaginent qu’un gain moyen de 1500$/mois constitue une solution durable pour vivre (corollaire de la forte variance)
    - Les gens qui pensent que ce sera facile.
    - Les gens qui sont seuls. Avoir de l’entourage est important à votre bonheur et à votre santé mentale, et devenir professionnel de poker sur internet ne va pas vous aider.

    Par contre, si vous avez un job qui vous saoule, 10.000€ de côté (ou une compagne arrangeante ), une bankroll de 4000$, que vous jouez en NL100, que vous pensez avoir une marge de progression … Lancez-vous. Au pire inventez sur votre CV que vous avez passé 6 mois à Londres pour accompagner votre compagne (testé et approuvé) si vous craignez le « trou ». Vous ne risquez rien. Mais vous avez tout à gagner.
  3. Like
    abuze reacted to CoucouCestMoi for a blog entry, Et ca continue encore et encore ...   
    Et m**de, une fois de plus, broke , ou presque. J'écris ce premier article à chaud , au lendemain d'une énième cagoule. Réveil difficile, comme un lendemain de cuite. Pour avoir vécu les deux un bon nombre de fois, je ne sais pas quelle situation est la plus difficile à vivre. Quoi qu'il en soit, jsuis pas au mieux.
    Raise, shove, tilt, bankroll, à l'heure actuelle , ces mots me dégoutent. Hier, j'ai encore fais des choses pas très bien...
    Pour en venir aux faits, tout commence il y a un peu plus de deux semaines sur Winamax où je décide de déposit 1k pour y jouer les HUSNG .. et les expressos aussi en fait, et un peu de mtt c'est pas mal, enfin je vais jouer sur Wina quoi. Une chose est sûre je ne jouerais pas cash game en tout cas , promis !
    Joueur de HUSNG middle/high stakes , la salle de Patrick est vraiment cool pour jouer ce format, les regs ne sont pas très nombreux , le niveau abordable jusqu'à la 100 et surtout l'action infinie. 
    Ca doit être la 214ème fois que je dépose sur cet room avec objectif de grind tranquillement, de partir de 0 , de monter de limites et construire une roll comme tout joueur de poker qui se respecte. Ce que j'ai donc fais au début en jouant donc HUSNG/Expressos 50 principalement , accompagnés de quelques sessions MTT en soirée.
    Un run de porc et une semaine plus tard, après avoir ship le HighRoller , le GoFast , chatté quelques TF et être assez up en expressos. 10 jolis petits K sont affichés au compteur de ma roll Wina.

    C'est probablement déjà arrivé une petite dizaine de fois ( attention, je cacherais quelques petits brags comme celui ci part ci par là ) mais cette fois ci, et le plus dur étant fait, je suis bien décidé à ne pas spew, à continuer de grind mes limites et point barre. 200 Buy In pour les expressos, même si la variance est énorme, ça me semble suffisant. Je mixerais avec les 25 ( ou pas ) et jouerais aussi HU Hypers en parallèle , nice !
    J'ai tenu cette promesse 3 jours.
    Je pense que ce genre de résolution est aussi réalisable que quand ma mère promettait d'arrêter de fumer le 1er Janvier de chaque année. Oh Wait, elle ne fume plus !
    Qu'est ce que j'allais donc pouvoir faire de tout cet argent ? Grinder normalement ? Hum, trop long, pas intéressant , je ne pourrais jamais monter 50k en 3 jours.
    C'est donc l'heure de flâner sur le lobby et de regarder un petit peu ce que propose la room de plus drôle. Voyons voyons... les sportbets ! Une sacrée bonne idée mais non, a part un ATP500 a Washington, pas grand chose. Ah si , la finale de la Copa Libertadores , j'aime pas Gignac, tout sur River Plate ! Bon, je l'ai pas fait, dommage..
    Ca n'aurait évidemment pas été plus intelligent mais ça m'aurait en tout cas éviter de découvrir ce jeu absolument magique et révolutionnaire qu'est le SHORTRACK. Des potes m'avait parlé de ce format : " put**n mec, il y a des tables sur Wina où tu cave à 5bb max, c'est la folie, tu peux ship des tonnes ou te broke en 2h ! "
    A vrai dire, cela m'étonne toujours que je ne suis pas allé tester ça avant, quand ils m'en avaient parlé.
    J'ai donc commencé à jouer les shortracks de manière assez soft, sur la 50. Blindes 5/10, c'est génial !
    Le premier soir , j'ai du prendre quelque chose comme 2k. Sur ce genre de table, quand tu as 100bb, tu es intouchable,  les mecs te donnent littéralement leurs 5bb en permanence et même en cas de double up, tu trouve toujours le spot pour destacker ton adversaire tant ton stack est conséquent. Enfin, c'est ce que je croyais...
    Ayant fais une bonne soirée sur ce format avant hier, stop les HU/Expressos, je décide hier , de bon matin de ne jouer que du shortrack. C'etait la pire idée de ma vie bordel.
    Je suis passé de 11k à 14k de roll en quelques heures et ait commencé à jouer la 250. Ba oui, ça run good, faut en profiter.
    C'est en milieu d'aprem que ma copine quitte l'appart en me disant : "Fais quand même attention avec ce jeu, ça va vite " en parlant des shortrack.
    "T'inquiète, au pire je stop si je perds 2/3k" . Elle croit quoi, jsuis pas débile, je gère quand même, un minimum.
    Je n'aurais pas les mots pour vous décrire sa tête a son retour de balade.
    BROKE messieurs dames, vous avez bien entendus, broke, plus rien, walou , nada.
    Ah, il me reste le rakeback. Vous allez être surpris mais je ne l'ai pas spew. Il me reste donc 1k pour regrind sérieusement et le truc le plus dingue dans l'histoire, c'est que j'arrive à me dire que tout ça n'est pas si grave, c'est ce que j'avais déposé sur Wina il y à deux semaines après tout.
    J'ai pas la plume d'un Benjo ou Harper mais j'aime écrire et ce blog sonne comme une thérapie. Dernière étape avant le rendez vous psy où je devrais lui expliquer pendant des heures ce qu'est un grinder, que l'on peut gagner de l'argent au poker. Il me dira tout de même probablement que les shortracks s'apparentent aux slots du casino de Trouville et il aura raison le con.
     
     
     
     
English
Retour en haut de page
×