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shReDz

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    shReDz reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Sur la variance, compléments   
    Quelques idées en plus sur la variance.

    Vous voyez parfois à la table des joueurs, généralement relativement âgés et old school. Ces joueurs sont des (mauvais) nits. Généralement ils jouent ultra weak et obvious, surprotégeant leurs mains faites 'parce qu'ils ne veulent pas se faire craquer'. Aussi le genre de joueur grognon, assez désagréable à la table, et qui se plaint s'il ne touche pas 3 sets par heure. Et je comprends, ça doit être assez chiant de jouer comme ça. Il s'agit de joueurs très prévisibles, et de ce fait très mauvais, bien qu'ils ne le penseront sûrement pas eux-mêmes (ils peuvent être très légèrement gagnants, vu qu'il existe toujours d'autres joueurs prêt à les livrer).
    Mais là n'est pas mon point: je pense que ces joueurs un peu aigris jouent comme cela parce qu'ils ont peur de la variance. Ils ont peur des cartes, peur du dealer. Cette aversion au risque les décourage de se mettre dans des situations marginales ou compliquées: leur but est de toucher des belles cartes et de gagner, puisqu'ils ont des bonnes cartes. Une premium preflop mérite de gagner pour eux, s'ils perdent c'est qu'ils se font craquer (remarquez dans les termes comme ils ne prennent aucune responsabilité pour leur échec). Ce qu'ils ne comprennent pas du tout, c'est que leur style ultra-lisible et stupide ne peut pas être gagnant, ou alors si peu ; or qui dit winrate faible dit énorme variance.
    Par ailleurs, vu que ces joueurs attendent des mains fortes preflop pour ensuite bombarder dès qu'ils touchent TP ou mieux, et que tout le monde à la table le sait ou le voit, et bien ils vont généralement gagner un petit pot (pas de résistance, ils ne vont pas se faire bluff non plus), ou perdre un gros, puisque toute l'action qu'ils génèrent se matérialise contre des ranges qui les battent.

    Ainsi ces joueurs craintifs de la variance se retrouvent ballotés plus que d'autres par elle: d'une part parce qu'ils sont breakeven, légèrement gagnants ou légèrement perdants (et c'est là qu'il y aura le plus de variance), d'autre part parce que leur style implique que leurs mains tiennent, et il y a beaucoup de variance là-dedans. Or, ça tombe très bien pour eux, puisque ces joueurs ne sont pas là pour vraiment gagner (IMO), mais pour pouvoir se plaindre du sort. Etant sujets à beaucoup de variance (de leur faute, du fait de leurs actions, de leur 'transparence'), mais la haïssant, attendant d'elle qu'elle soit toujours de leur côté comme si c'était normal de recevoir AA et d'automatiquement gagner 2 stacks, ces 'specimens' sont pour les vrais étudiants du jeu un bon modèle (à ne pas suivre).

    Observez votre rapport à la variance, vous pourriez bien en apprendre plus que vous ne le pensez sur les désirs inconscients que vous mettez dans le jeu, sur les leaks mentaux que vous avez et qui vous font perdre, voire même sur votre vision du monde et de votre propre existence.

    Je considère les joueurs cités au-dessus comme faibles. Ils m'exaspèrent souvent à la table ; c'est comme s'ils n'étaient pas vivants: ils viennent tous les jours pour grinder, et semblent jouer à l'inverse des gambleurs de roulette, mais ont en eux la même pulsion auto-destructrice, avec cette propension à se plaindre des cartes, ou quoi que ce soit. Mais pourquoi revenez-vous pour vous faire du mal? Que cherchez-vous dans le poker si ce n'est vous faire punir? Etes vous obligés d'infliger vos tendances masochistes aux autres? Je n'aime pas jouer contre vous, et je ne pense pas être sadique, mais vous vous mettez dans une position où je serai obligé de vous punir à la table, et où je n'hésiterai pas à vous faire tilter si je le peux ; après tout vous occupez un siège qui pourrait être pris par un joueur plus fun (tant dans le jeu que dans la présence).
    Hate mode off#


    A l'opposé de ce spectre il y a les gambleurs fous, un autre genre de joueur. Vous savez, le genre à avoir toujours des milliers d'euros sur lui, et qui joue pourtant atrocement ; le genre à ne jamais fold preflop, à se sentir personnellement attaqué si on 'vole' son option. Beaucoup de destructivité chez ces joueurs également, mais je les aime beaucoup plus. D'abord ils sont fun à jouer, ils sont des catalyseurs incroyables pour une table, et c'est souvent ce qu'ils veulent: être au centre de l'attention. J'aime l'action qu'ils procurent. Et quelque part, ils m'impressionnent. Ces joueurs sont l'inverse des précédents: ils ont une aversion négative au risque, cad qu'ils valorisent le risque sur le gain: ils sont accros à la variance! Ils peuvent ainsi devenir accidentellement des joueurs gagnants contre les joueurs scared money, parce qu'ils créent une telle variance qu'ils transforment certains joueurs a priori compétents en gros fishs nitty / obvious. Evidemment, ils ne veulent pas au fond d'eux être gagnants, donc ils trouveront un moyen d'augmenter encore les frontières de la variance (par exemple en faisant un flash in the dark), au point de finir par perdre, et rentrer chez eux repus.

    Il y a quand même quelque chose qui m'impressionne chez ces gambleurs: ils n'ont aucune crainte de laisser leur destin entre les mains de la variance. Alors que les nits aigris la fuient comme la peste, les gambleurs la recherchent. Pour cela, ils ont souvent une très grande présence à la table, et une personnalité relativement intéressante, de mon point de vue. Ce sont des gens qui n'ont pas peur de la vie. Pas peur d'être ridicules, pas peur de perdre, pas peur des montagnes russes émotionnelles. Ils ont un détachement qui devrait inspirer les joueurs pro (évidemment il ne s'agit pas de jouer spewy, mais de voir qu'il est possible d'être détaché... reste à être détaché ET équilibré).




    On lit souvent sur les forums: 'stack off sur ce spot, si tu perds c'est juste la variance', ou bien 'en cash game, tu dois prendre tous les spots EV+, peu importe la variance'. Autant je suis d'accord (je pense qu'au final on réduit sa variance en augmentant son edge), autant il faut nuancer. Tout le monde est affecté à sa manière par la variance. Autant le conseil est vrai dans l'absolu, si nous étions des robots ; mais étant des humains naviguant aux émotions (ce n'est pas forcément une faiblesse, loin de là), il s'agit bien de considérer comment on gère la variance, avant de se dire qu'elle n'a pas d'importance (cela contredit en apparence ce que je disais dans mon précédent post sur la 'vacuité de la variance', mais au fond non, car les illusions sont le moteur de notre vie).

    Pour le dire simplement: si vous avez peur de l'eau, n'allez pas en haute mer.
    Perso je suis plutôt du genre gambleur, au fond. J'aime le risque, j'aime l'action. J'aime jouer avec la psychologie de mes adversaires, qu'ils croient que je me tape de l'argent devant moi. Et honnêtement, c'est plutôt un leak. Ca me rend chiant à jouer sur certains spots, mais ça me fait aussi un peu spew (tellement moins qu'avant pourtant!). Du coup, il est pour moi avisé de faire attention : en suivant certains conseils relatifs à la variance, on peut en arriver à jouer complètement crazy, à relancer beaucoup trop, beaucoup trop souvent.
    Pourquoi? Parce qu'en commençant à se dire 'peu importe la variance, seul compte l'EV', et bien on croit voir de l'EV potentiel partout, alors qu'en fait on s'est fait entraîner par l'excitation, et que ce qu'on recherche, c'est en fait plus de variance, plus de montagnes russes. Le danger est donc de se faire entraîner par une pulsion qui trouverait sa justification dans une réflexion consciente ; le danger est que cette pulsion se développe et se renforce en toute impunité.

    En bref, il faut se garder pour certaines personnes de l'indifférence à la variance, parce qu'on devient facilement un maniac (c'est dur d'être un bon maniac). Pour les personnes ayant naturellement une aversion au risque, certes oui, il faut chercher à se détacher de la variance, ne plus la craindre.
    Je dirai quand en fait qu'il n'y a pas de règle absolue. Si vous êtes scared money, que vous avez une petite bankroll, ou que vous savez que perdre un gros pot vous fera jouer super mal après, et bien vous avez le droit d'abandonner un peu d'EV sur la table pour espérer avoir moins de variance (attention à ne pas tomber dans le piège des nits, qui récoltent plus de variance qu'ils n'en voudraient). Faites ce qui vous semble le mieux, vous seul êtes responsables de vos cartes et de toutes vos actions à la table.

    Dire qu'on se fiche de la variance est peut-être vrai pour un grinder online avec une énorme bankroll, qui joue chaque jour contre les mêmes regs. Mais dire qu'on se fiche de la variance à une table très juteuse de cash game live est à mon avis une erreur. Le jeu live est différent du online, le long terme n'a rien à voir, et du coup la variance non plus.
    Il y a en effet une donnée fondamentale particulièrement prononcée en live, mais aussi vraie online: les gens sont affectés par leurs résultats, et sont affectés par les résultats des autres. Se foutre de la variance peut amener à se foutre de ce fait, or ce peut être une erreur. Vous pourriez bien vous retrouver dans une situation où votre conscience vous dit 'peu importe t'as perdu une cave, variance', mais où des forces inconscientes remuent en vous en vous murmurant 'tu te rends compte que tu viens de perdre un loyer?' Si vous refoulez ces forces inconscientes, vous vous exposez à de gros dégâts.

    Si vous ne souffrez pas de perdre une cave c'est bien. Mais êtes-vous sûr que les autres s'en foutent? Perdre un gros pot peut sacrément endommager votre momentum. Les gens croient consciemment ou inconsciemment aux rushs. Quelqu'un qui perd reçoit généralement moins de crédit, se fait plus bluff, plus hero call, etc. Si vous êtes bon pour gérer votre image, savoir comment vos adversaires vous perçoivent, le crédit qu'ils vous donnent, etc, vous verrez qu'il y a une énorme opportunité d'edge dans ce domaine. Si par contre vous ne parvenez pas à saisir les changements de dynamique, de ce que les autres attendent de vous, etc, alors rentrer dans des spots high variance vous entraîne aussi dans un inconnu où vos perceptions ne sont pas en phase avec les perceptions de vos adversaires ; vous pourriez bien y perdre votre edge, parce que c'est là le cœur du jeu: avoir un coup d'avance sur nos adversaires, avoir une idée de comment ils nous perçoivent et quels sont leurs plans.
    En live, vous n'avez pas une image tight ou une image loose. C'est pas ça qui importe. Mais jvais pas révéler tous mes secrets non plus .

    Au fond, ce qui sort de cela selon moi, c'est qu'il est primordial de saisir aussi précisément que possible comment chacun à la table se comporte par rapport à la variance (pour lui-même mais aussi pour les autres). Est-ce qu'il y a de la crainte? Est-ce qu'il y a 'désir de variance'?
    Certains joueurs considèrent comme un crime que leurs mains perdent, et en appellent au jugement de la court martiale (la table, le dealer, le floor): 'c'est moche' (comme si au poker la justice et la beauté s'accordaient sur un point: la meilleure main de départ doit gagner).
    Certains joueurs considèrent comme un kiff de craquer les mains des serrures. Vous vous êtes déjà demandés pourquoi? Essayez.
    Ces deux exemples opposés sont riches en enseignement sur la manière dont vos adversaires considèrent le jeu, à un niveau psychologiquement très profond.


    En conclusion, je me répète, car cela résume assez bien ma raison de jouer au poker ("Connais toi toi même") :
    Le choix est toujours votre: si vous plongez suffisamment en vous, vous devriez pouvoir éclaircir quelles sont vos peurs ou vos désirs liés à la variance ; à partir de là, vous pourrez prendre des choix éclairés sur votre jeu, et même sur votre vie en général.

    GL, feedback welcome.
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    shReDz reacted to olivierp for a blog entry, Mon poker   
    Bobi mon amour <3...





    Salut Bobi ! Ca va ?


    Y'a pas bien longtemps maintenant, j'ai eu un message de Bobi qui me demandais de participer à un thread qu'il avait initié, soit disant parce que parait-il que j'ai déjà joué pas mal de main à ce jeu de carte qu'est le poker. Le thread en question :

    Je sais pas si vous connaissez Bobi, mais faut le dire tout de suite, c'est 100kg de muscles () et un caractère ultra agressif. Donc bon, ça a beau avoir l'air d'être un message anodin, ce n'en est pas un... Et puis en plus je l'aime bien et j'ai envie de lui faire plaisir

    Par contre je suis un peu emm**dé, malgré ce que j'ai dit au-dessus, je ne vois pas bien quoi ajouter directement à la conversation. Donc j'ai décidé de feinter, de ne parler que de moi. Et vu qu'un blog c'est fait pour ça normalement, ben je vais le poster ici.

    Donc voilà, j'ai pris la décision de parler ma relation ( <3) avec le poker depuis que j'y joue. Ca fait un bout de temps maintenant, et je suis passé par pas mal de phases différentes. Avec du bien et du moins bien. Je vais forcement parler pas mal de ma vie autour et de ce qui a influé sur les décision poker, mais le but du jeu, c'est quand même de parler principalement de mes états psychologiques vis à vis du poker.

    Le poker : un coup de bol et un exutoire





    La galère


    Il y a très longtemps, dans une ancienne vie, j'étais en thèse. Et franchement c'était quand même bien la galère. Pas la thèse hein (quoique...), c'est vraiment un milieu qui me convenait bien et j'avais eu la chance de trouver un laboratoire avec des chercheurs extrêmement compétents et des étudiants avec qui je m'entendais très bien, bref y'avait tout ce qu'il fallait pour me plaire.

    Sauf que... J'avais quelque soucis de santé et j'allais pas super super. Disons que parmi les chose qui m'étaient difficile à faire pendant les quatre ans qu'ont durés cette expérience, y'avait : tenir debout (ça m'est arrivé un certain nombre de fois de m'écrouler dans la rue, comme ça sans raisons...), et arriver à faire une phrase en entier passé midi. J'étais un poil fatigué, tout le temps.

    En plus de ça j'avais un directeur de thèse que je considérais énormément, mais qui avait une petite tendance lunatique... Et manque de bol, il était en phase terminale d'un cancer à ce moment là, ce qui donnait une ambiance de thèse un peu particulière...

    Bon disons que l'un dans l'autre ça allait pas trop, que je passais beaucoup beaucoup de temps chez moi à ne pas faire grand chose, et une grande partie de ce temps sur mon ordinateur.






    Un coup de bol


    Ca a quand même pris un petit moment, mais c'est à ce moment là que j'ai trouvé le poker. Et j'ai vraiment tout de suite accroché. Et en plus de me passionner, j'ai eu la chance de pouvoir monter assez rapidement en 2/4 sans avoir ni un winrate fantastique ni un niveau délirant.

    Outre le fait d'y trouver une passion (ce qui est toujours sympa), à ce moment là le poker m'a surtout permis de penser à autre chose. Dans la vrai vie j'étais vraiment tout en bas, au fur et à mesure des mois qui passaient je faisais des croix sur les différentes voies qui s'offraient à moi pour mon futur. Parce que bon tenir debout et arriver à articuler des phrases cohérentes toute une journée durant c'est quand même quelque chose qu'il faut en général savoir faire.

    Le coup de bol là aussi, c'est que j'étais capable de jouer au poker à des moments où je n'étais pas capable de faire quoi que ce soit d'autre (parler par ex...), et même d'être un peu gagnant sans faire des efforts démesurés. Je jouais sur Doyle's room à l'époque, ceci explique certainement cela ...

    Je crois bien qu'à ce moment là, le rôle principal du poker a été de me permettre d'avancer. Je ne suis pas sûr du tout que j'aurais pu finir ma thèse si je n'avais pas réussi à "m'évader" grâce au poker. Ca m'a permis de ne pas trop penser à moi à un moment où ça allait pas trop, et où je ne pouvais pas faire grand chose pour que ça aille mieux.

    Bon en tout cas à un moment donné j'ai rendu ma thèse, je l'ai même soutenue. On m'a demandé ce que j'allais faire plus tard... J'avais fait un croix sur toutes les carrières "classiques", je n'étais très clairement pas en état pour les envisager. Et un truc sympa quand même, c'est qu'après avoir fait des croix sur tout, il me restait le poker. Je gagnais déjà un peu de sous, et j'adorais ça, y'a quand même bien pire comme voie de garage...

    Les circonstances auraient été différentes, je suis à peu près sûr que je ne me serais pas lancé dans le poker "à temps plein", pour tout un tas de raison. Mais en tout cas, les choses étaient ce qu'elles étaient, et j'ai encore aujourd'hui l'impression d'avoir eu un bol fou de découvrir le poker à ce moment là. C'est quelque chose que je garde encore en tête aujourd'hui.

    Le poker compétition





    Sky 10/20 is the limit


    Tout juste sorti de ma thèse, j'avais deux objectifs relatif au poker :
    Me servir de mon nouveau rythme de vie de pouvoir regagner en forme
    Progresser au poker

    Pour me mettre dans l'ambiance quand même, je commence par un bad run incroyable (pour moi à l'époque) d'un mois. Un vrai hein, pile ce qu'il faut pour être en confiance...

    Ca se passe assez rapidement mieux quand même, et je regagne en forme petit à petit. Donc bon, le premier objectif se réalise doucement, reste à progresser. Quatre-cinq mois après la fin de thèse, je met enfin l'engrenage en route : je joue énormément en heads up. En plus de ça j'avais trouvé deux américains motivés pour progresser. On enregistres des vidéos de nos matchs, on les commente. Ça et le heads up, c'est le top absolu pour apprendre le poker.

    Je n'avais pas l'ambition de monter toutes les limites en HU, ça se passait bien, mais j'avais comme objectif de retourner au short handed ensuite. C'est ce que j'ai fait. Passé quelques réadaptations, je pouvais monter en 5/10 et me débrouiller très bien sur ces tables.

    Dans le même temps j'essayais d'autres variantes, le HU PLO en particulier où j'ai joué pas mal de mains. En tout cas je prenais énormément de plaisir à apprendre.

    J'essayais de passer en 10/20, je me cassais les dents.

    Je réessayais de passer en 10/20, je me cassais les dents à nouveau.

    ...

    Bref, j''avais du mal à monter plus haut, mais j'avais passé quelques mois "à fond" poker, en progressant et en regardant vers le haut : c'est vraiment une période que j'ai beaucoup apprécié. J'avais vraiment l'impression de faire partie d'une compétition mondiale. Je cherchais à monter les divisions, une à une, et j'y arrivais en partie. C'était vraiment bon.

    Clicking buttons




    Pas très bien dormi cette nuit...


    Et puis je suis retourné sous cortisone. C'est incroyable comme ça rend nerveux ces conneries... Au bout d'un mois à quatre heures de sommeil par nuit, je commençais à me sentir super limite en 5/10, trop fatigué. Et pour en rajouter une couche, je ressentais le besoin de canaliser la nervosité du moment.

    C'est là que j'ai commencé à vraiment mass multitabler, je me suis dit que c'est ce qui correspondait le plus à mon humeur / niveau effectif du moment. Je suis descendu en 2/4, je jouais 16 tables (limite de FT à l'époque). Si je me sentais encore plus limite, je descendais encore d'un cran, en 1/2, pour me sentir à l'aise.

    Ça dure un bon moment comme ça. Et puis le .fr est arrivé.

    Y'a un truc horrible avec le multitabling, c'est que c'est terriblement difficile de revenir en arrière quand on y a gouté...

    Donc je continue.

    Début août, ma femme se retrouve alité pour au moins deux mois. Donc bon, la vie sociale à ce moment là est plutôt en stand by. Alors je décide de me fixer un objectif : faire sne en quelques mois. Je joue une tonne en nombre d'heures et de tables, et trois mois après c'est plié : j'ai fait mon million de mains.

    Ça peut paraitre très bourrin, mais au final j'en ai un bon souvenir. J'étais motivé par un objectif, j'ai passé beaucoup de temps en couple, on attendait un petit. Un petit coup de mou quand même au milieu où j'ai eu mon pire bad run en terme de set up / flips. Si je me souviens bien, au bout de 100k mains début octobre, quand je prenais mon tracker, la première main avec laquelle j'étais gagnant c'était AQo... La bonne nouvelle quand même, c'est qu'à ce rythme, 100k mains ça dure dix jours...

    Papa





    Mon ptit


    Et puis je suis devenu papa. Au niveau poker, ça a marqué la fin d'une période où je jouait énormément de mains en prenant du plaisir.

    J'ai aussi déménagé en même temps, emménagé dans un appart en travaux, et fait une partie de ceux-ci... Quand est venu la fin du congé maternité de ma femme, je me suis occupé de mon petit, en attendant la crèche qu'on ne devait avoir qu'à la rentrée. Et puis avec les histoires d'adaptations, de travaux dans la crèche voisine... La rentrée en fait c'est fin octobre. Et fin octobre c'est le début des épidémies, et le p'tit avait pas encore fait ses défenses immunitaires... Donc bon, malade tout le temps, je continuais à le garder très souvent, fatigué par ses non nuits en plus...

    Au milieu de ça j'essayais de jouer au poker... Je l'ai vraiment très mal vécu. J'essayais de jouer dès que j'avais un moment de libre, donc forcément fatigué, nerveux, pas dans de bonnes conditions. Mes sessions duraient souvent moins d'une demi-heure, et pour arriver à faire des mains, je me retrouvais souvent sur trente tables....

    C'était complètement con, je n'arrivais simplement pas à accepter que je ne pouvais pas avoir le même rythme de jeu dans ces conditions. Et j'empirais la situation en voulant le forcer à tout pris.

    J'arrive quand même à faire un bilan en fin d'année (après avoir fini SNE avec une gastro à Noël chez mes beaux parents...) : je fais de la m**de. Et pire que ça, je le vis terriblement mal. Je décide de prendre du recul avec les résultats, et surtout de ne plus me donner d'objectifs poker. Je joue quand je me sens de jouer et j'essaie au maximum de ne rien forcer.

    Un aparté quand même, autant j'ai très mal vécu ma gestion du poker, autant j'ai eu la chance de participer à CPR à ce moment là, et j'y ai pris énormément de plaisir. Je crois que ça a énormément compensé le coup de mou lié au jeu en lui même.

    On arrive à l'an dernier, et j'ai déjà pas mal parlé de ces périodes dans mon blog.

    Quelque chose dont je suis assez content, c'est que j'ai plutôt bien vécu ma pire année poker. J'ai fait (beaucoup) moins de volume, et je pense avoir relativement bien joué pendant une grosse première moitié d'année. J'ai delete mes databases pour éviter de trop les regarder, mais de mémoire, j'étais 5bb/100 en dessous en ev au bout de six mois et 350k mains. Tout en étant gagnant.

    J'ai voulu faire une revanche contre ohsosick, j'aurais certainement du éviter... Je perds vraiment énorme et je crois que c'est la première fois depuis que je joue au poker que j'ai été incapable de reprendre la souris pendant deux ou trois semaines après m'être fait démonter... Ça je ne l'ai pas bien vécu.

    Et puis de septembre à décembre, j'étais vraiment très bas physiquement. Incapable de remonter la pente. J'ai très peu joué, et quand j'ai joué, j'ai très mal joué...

    Mais encore une fois, je crois que la seule chose que j'ai mal vécu niveau poker c'est le HU contre ohsosick. Je me suis pas mal détaché du reste, et c'est quand même beaucoup plus facile à vivre comme ça. Je vis quand même les hauts et bas liés au poker, je ne pense pas qu'on puisse totalement les éviter, mais au moins ça ne me mine pas plus que ça.

    Je pense que c'est un peu mon état d'esprit actuel, je suis explosé à peu près tout le temps, et si y'a un truc qui m'affecte, c'est bien ça. J'essaie de gérer ma forme, ma famille, mes amis, et je galère pas mal là dessus. Le poker vient après, et il a son importance.

    Deux choses pour finir :

    Quelque chose qui me surprend au fur et à mesure du temps qui passe : je prends toujours du plaisir à jouer. Alors bien sûr, les raisons de ce plaisir ont évoluées au fur et à mesure du temps, mais je pense que ce n'est pas le cas de tout le monde et que ça change absolument toute la relation que l'on peut avoir avec ce jeu.
    Ma relation au futur à complètement changé avec le poker. Avant, j'avais l'habitude d'essayer de me projeter à 5/10 ans pour savoir où je voulais être. Je ne le fais plus, je ne vois pas bien comment le faire en jouant au poker. J'ai d'ailleurs l'impression de m'y habituer plutôt pas mal. Depuis que je joue j'ai l'impression que ça peut s'arrêter du jour au lendemain. Un jour ça s'arrêtera...
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    shReDz reacted to anuscopie for a blog entry, GROS PEDE VA   


    salut les gros ped!

    5 petits mois pour trouver la motivation de pondre une nouvelle m**de infamme, au moment où j'écris ces quelques mots d'introduction je ne sais même pas encore de quoi je vais parler. Non parce comme dirait thierry "utopike" lacloture on s'en branle un peu des histoires de poker et de bad beat.

    t'as bien raison thierry, j'ai moi aussi bien compris que ce que recherchait les minables de ce forum c'est des histoires de roller qui se termine en deboitage d'épaules (mange put**n de trizz ), de pipes avec appareils dentaires et d'achat de baguettes de pains à la boulangerie du tier-quar. Oui parce que c'est passionnant tout ça, fin bien plus que ce jeux de con.
    J'adore les anecdotes de vie. Je pourrais vous en donner quelques une arrivées récemment. Vous parlez de la cullotte degueulasse de nelly, vous dire 2/3 mots de alex, tout juste 19 ans qui se pics avec un portable d'avant guerre ou pourquoi pas vous faire un chti feedback de ma soirée sushis, j'adore les sushis moi. Vous saviez que les sushis c'etait plus calorique le bigmac ?

    Que nenni les grosses tantes! Rien à branler de vos envies perverses, on va parler tapis vert ici.

    En tout cas thierry, si jamais tu fais du vélo sans casque, n'hésite surtout pas à nous tenir au jus, je suis ton 1er fan. J'ai même voté pour toi aux award du meilleur blog. keep goin'

    Et oui les awards! Comment ne pas en parler vu que bibi à obv ship l'award de la plus
    Ce fu un match de titan, un somptueux duel au sommet mais on a finalement réussis à terrasser sur le fil cette vermine d'olivierpd. Sans rancune mec, j'adore ce que tu fais, par contre t'as une voix bien tiltante, c'est pas du niveau de la gab nassif mais faut faire quelque chose tbh.

    Donc quoi de neuf depuis le temps me diriez-vous ?
    Ptit retour en 2012 : j'ai vraiment vécus une année mutanesque que ça soit niveau pokpok ou niveau personnel. On s'est pas mal goinffré aux tables et IRL ( Lux).
    On n'a pas reussis à s'installer en 200 mais bon, j'ai la vague sensation que mon hourly restera quasi identique en 16 tablant la 100 plutot qu'en 9 tablant la 200+. Puis allez, la petite différence de thunes se recupère en variance limitée et en confort de jeu. et ça le confort, c'est bien. Fin tu peux certainement pas comprendre, vu que tu vies dans un chiotte parisien.
    2013 : bah on continue son petit bonhomme de chemin en NL100 et on tente un peu la luck en 200/400. On empile les plaquouzes en se branlant la queue.

    Flemme de brag, segue toi


    petit coucou à certains fdp de la 100 qui se la joue thug nigga parce qu'ils open 21 % des mains. mangez mon chibre de noir
    PROPBET DE MUTANT

    Pour se motiver à jouer à ce jeu de conn**d alliénant, nous avons décidé d'organiser un chti propbet en mars avec quelques fdp notoire.
    les règles étant simple :
    1bi = 1 point
    1khands = 1 point
    --> on fait le total fin mars et le gagnant empoche le magot. LE BULLDO

    on ne présente plus le doc, jeune biarro vendeur de capote en pharmarcie. à réussi l'exploit de mouv down avec l'arrivé du .fr
    top reg en NLHE, il fait parti des rares mutants à avoir réussis la transition en plo avec succès


    Bien décidé à demarrer l'année 2013 sur les chapeaux de roues, il claque un énorme mois de janvier. Forcément party trouve ça louche et décide de recupérer 23 plaques parce que bon quand le doc gagne, c'est qu'il y a un problème.
    Une bête blessée, donc un concurrent capable du meilleur comme du pire.
    Yonaldinho

    Que dire, c'est un mutant. Le mec est pire que moi : br à 6 chiffres / reg de 50, on n'est pas à l'abris d'un downswing après tout.


    Un des mecs les plus reguliers que je connaisse mais qui BE depuis un petit moment, le bet est un moyen de reveiller la bête qui sommeille en lui. Non parce que l'animal a souvent la "flemme".
    Le gris

    On l'aime, c'est notre gris. Il en faut toujours un, c'est comme ça, sinon tu t'exposes à la LICRA.
    reg de mtt, motivé à redistribuer en cash-game et finir le bet en negatif en jouant same time de la 100 et de la 1K. Mais bon il va prendre 20 plaques en mtt, pas de problèmes pour le gris.
    TALLINEAU

    TALLINEAU, LUI IL PARLE COMME CA, ET PUIS C'EST TOUT. un chti bonhomme plein de vie
    reg de winamax, vomit BI sur BI. risque certainement de se broke avant la fin.


    Bien décidé à torcher ces ordures, on décide d'imposer d'entrée un rythme d'enfer. C'est la baston.
    Yonald s'accroche, le gris se broke, charles a joué 15 mains et tallineau fait le mort. RAS, le plan se passe sans accro.
    10j de bet et ça semble plié, le favori est en tête (moi si t'avais pas suivi gros trisomique) sauf que le gros yonald est bien décidé à ne plus BE depuis 200khands, nice timing ma foi.

    la 2eme semaine de course est marquée par la visite inopinée de la biche un jeudi, TILT.
    stuck in da bed jusqu'au dimanche. Ce fumier de donald en profite et place une attaque digne de Pantani dans le col du tourmalet.
    Le salo à fait le boulot, on reviens aux affaires avec un retard de 30 points.

    3eme semaine, on décide de se mettre en chasse patate et on grind hardcore pour refaire son retard, fin de semaine nous somme aux coudes à coudes mais on a plus rien dans les jambes, tel un richard "coeur de lyon" virenque on réussis à bluff pour deal le bet. Les organismes sont touchés, besoin de prendre 3 jours off afin de ne pas burn out. Le plan etant de prendre 100bi, on est légèrement dans les temps mais besoin d'envoyer un sacré rythme la dernière semaine.
    La raclure en profite une nouvelle fois et me met une veritable giffle de 40 points. On est cloué sur notre selle, impuissant.
    On n'aura pas le second souffle pour repartir, up 7 plaques, une tonne de soirées de prévues c'est finalement une assez bonne opération et on laisse la win à ce champion. Respect.
    [*]RESULTATS


    LE BULLDO, fidèle à lui même. Efficace.




    Le gris, avait une volontée de fer.... qu'il a perdu après 3j de bet en voyant à qui il avait à faire. Bon il prend encore 20k en mtt ce mois, pas de problème pour le gris, pas de problème.



    TALLINEAU, je crois bien qu'il a explosé en vol. pas de graf, disparu de skype. ça avait pas l'air d'aller fort sur la fin. RIP fredo Morceaux choisis :



    j'adore ça


    Yonaldinho, qu'est ce que tu veux que jte dise gros enc**é. T'es un monstre, vgg champion. Le pire c'est qu'il aurait largement pu faire mieux, sick mutant.



    et pour finir le mien, manque de volume évident. Les tables ont étaient globalement bonnes pendant les séries sur ps, sinon c'etait pas la joie. Forcément, un peu déçu.



    [*]NEWS DIVERS


    - en avril, on a décidé de remettre ça!! cette fois-ci c'est un propbet par équipe, pour que ça soit plus fun. Le principe reste le même.
    pour suivre cette m**de, http://minu.me/8nr0, le tableau sera mis à jour quotidiennement.

    - yaragui, le top reg de la 25, superstar sur ptr a quand même réussi la performance de faire le back to back sur le Sunday Heads-up fin pas comme si on l'avait mikogo en late game



    pour finir par se broke comme une énorme m**de

    - Melimelotte se porte toujours aussi bien

    - salas est à nouveau papa, une petite léa. Il est donc de retour aux tables pour payer la liste de cadeau. Le gris en mécène.




    - et pendant ce temps là, la copine de karadonk attend depuis bientôt 1an 2ans le fameux mois à 10k qu'il lui promet tant. ça arrive, ça arrive
    [*]100% TECHNIQUE


    Pas de raisons qu'il n'y ai pas de 100% technique sur la crème des blogs. Puis je rappel que j'ai torché le fion à olivierp, donc je lui pique aussi ses fabuleux débat de mains. Dispo pour la bagarre.
    Voici donc une main jouée par charles64, thought ?




    ---
    Dernière petite paranthèse, j'ai reçus énormément de demande de coaching suite à mon commentaire sur Donc pour limiter les demandes plus ou moins farfelues, oui je peux être emmené à coach des joueurs qui galèrent en micro (principalement en NL30+).
    J'avais comme plan de proposer une offre de coaching structurée et adaptée aux microstakes. Fort de mon expérience sur divers bestiaux, je me suis rapidement rendu compte que les leaks sont grosso modo les mêmes.
    Je pense pouvoir proposer une offre spécifique qui puisse permettre de crush rapidement (grosso modo 10h max) jusqu'en 100 sans trop de souci une fois qu'on a acquis quelques automatismes.
    Sauf que le bet d'avril change un peu la donne. Puis il fait beau, les sal*pes sont de sorties, donc manque de tiiiiime.
    En tout cas, pour les motivés, sachez que :
    1. ce n'est pas gratuit. pas de coaching pour 3e de l'heure ici bande de pd.
    2. c'est limité. je fais pas de la masse. même si faire des sessions avec 2 elèves sont plutot instructives (car tu es confronté au même leaks d'un autre et peux permettre de reduire le cout).
    donc contactez-moi et on discute, mais je cherche essentiellement des gens impliqués et motivés mais surtout FUUUUUUUUUUUNNNNNNN. C'est un jeu bordel.


    ps : m'en voulez pas pour le titre, j'avais absolument aucune idée. puis j'aime po les pedes, donc c'est ok.


    'stay tuned tas de cons

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