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DonReg

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Everything posted by DonReg

  1. DSO La Grande Motte

    Quote for blackness
  2. DSO La Grande Motte

    Merci Fake J'espère ne pas le noircir plus que ce 45/55 ou il fait doubler le short Pour Guillaume, j'ai pas demandé de photo, il est déjà bien dans la lumière depuis hier
  3. DSO La Grande Motte

    C'est David Pelletier, Fake, pas Patrice Si tu peux faire une petite pic d'ailleurs, c'est un bon poto au jeu flamboyant. Tu devrais pas t'ennuyer lorsqu'il est dans un coup d'ailleurs. Very nice job ce coverage marathon Fake
  4. DSO La Grande Motte

    Bon ben bust avec KK ou je cold 4bet shove preflop et je me fais payer par JJ. J flop obv. Toute ma vie
  5. DSO La Grande Motte

    Down a 34k ici après un 3barrel avec une overpair ou je me fais raise allin river et j'abandonne.
  6. DSO La Grande Motte

    Merci Fake : c'est quand tu es passé me donner l'écusson CP que j'ai touché ma plus belle main de la journée. QQ avec set flop et full river dans un pot 3bet Tu veux pas m'en filer un autre :D
  7. DSO La Grande Motte

    In table 24 siège 8. Volontaire pour porter les couleurs Nice coverage Fake btw
  8. Motivé par le trip report de mon pote salette, je poste ici l'inoubliable semaine passée à Vegas été 2013 grâce à un package ship sur PMU pour faire l'event 56 des WSOP à 2500$. Je vais poster par épisode pour pas vous assommer d'un coup avec un pavé de malade. En espérant que vous y trouverez un intérêt, et, peut être, pour ceux qui n'y sont pas encore allés, susciter l'envie. La Qualif Début mai, je me dis : « cette année, c’est objectif Vegas ». Depuis que les potes du poker m’en parlent, je me dis qu’il faut vraiment que je fasse un séjour à Sin City. Je regarde ce qui se propose sur les rooms. Winamax a une offre de satellite, mais c’est rempli de monde et je n’arrive pas à passer le 2ème palier. Je joue un peu sur PMU depuis les qualifs pour le CNIC, et je me rends compte que PMU propose plusieurs packages : 1 pour l’event 56 et 1 pour le main event. J’ai fait quelques ITM sur la room et ai monté une BR à 400€ en partant de 20€ de dépôt (tout petit brag inside ). Du coup je tente un satellite à 23€ en direct buy-in. Ce satellite donne accès au super satellite à 215€ pour un package à 4000€ garanti pour l’event 56. Nous sommes 38 joueurs sur le satellite à 23€ et je finis par le gagner, pour prendre mon ticket à 215€ (3 tickets + quelques euros pour le 4). Le super sat est programmé tous les dimanches à 21h. Je ne peux pas faire le suivant, je m’inscris donc pour celui d’après, le 19/05. Après quelques déconvenues sur d’autres sat (sur Wina ou sur PMU pour le WPT Annecy via le CP, d'ailleurs, ou je me fais littéralement violer par des vilains), je prends le parti de jouer tous les gros tirages à fond. Nous ne sommes que 20 joueurs sur ce super sat, c’est donc un winner takes all avec un pack à 4000€ à la gagne. Belle structure : 5000 jetons, rounds de 20mn avec augmentation très progressive. Je me maintiens autour de 4,5k sur les premiers niveaux, quand je décide de squeeze en BB avec 78cc sur l’open d’un joueur standard et le call d’un LAG. Je suis payé 2 fois. Flop 9Tx avec 2 trèfles. J’ai un monster draw ! Et là, le LAG en SB (qui est CL avec 3 fois mon stack), direct shove en donk overbet ! Suivant mon principe de jouer les tirages, je call et touche un magnifique 6 dès le turn Le gars avait QJo et ne touche rien river. Nous sommes encore 13 ou 14 joueurs et je suis dans le top 3. Je joue peu de mains (card dead) et mon tapis fond un peu, mais je reste au-dessus de l’average jusqu’à 8 left. Nous sommes donc en TF et je décide de défendre ma BB sur un min raise avec QThh sur un joueur au profil TAG. Flop Q35hh. Top paire et flush draw, je suis bien. Je check, vilain bet 1/2 pot standard, je raise, il shove, et toujours suivant ma ligne directrice, je call (et puis c’est un winner takes all, hein). Vilain shows KK. Aie, il faut que je touche. Turn : Kh. Je flush mais ce n’est pas fini vilain peut finir en full, ce qui n’arrive pas… Je passe CL de la TF, et change de rythme pour mettre la pression. Je run good jusqu’à 3 left ou j’ai 80% des jetons, et vilain 1 et 2 ont chacun 10%. Ça se présente bien pour moi ça. Finalement, compte-tenu de mon avance en jetons, je finis par gagner le satellite sans frayeur après que vilain1 ait sorti vilain2. Il est 2h du mat et j’ai mon package pour Vegas, baby ! Le package à 4000€ : le buy-in pour l’event 56 des WSOP à 2500$, 7 nuits dans une suite au Palazzo (qui fait partie du complexe Venetian / Palazzo) et 1100€ pour les frais. Les préparatifs et le départ Caramba, je me rends compte que mon passeport est périmé et qu’il faut 6 à 8 semaines à Marseille pour refaire son passeport… ‘Tain, tu vas voir que je vais pas pouvoir aller à Vegas pour une histoire de passeport à la con. Heureusement, je poste ça sur le forum de mon club de l’époque Marseille Holdem, et là, FredMadx me donne la solution : aller faire refaire mon passeport à St Maximin. Effectivement, ça ne prendra qu’une semaine. MERCI Fred Je confirme donc ma participation à PMU et commence les échanges de mail avec le chef de produit Poker. J’ai le droit de venir avec un accompagnant qui profitera de la suite, mais qui doit payer son avion. Ma femme ne pouvant se libérer pour les dates concernées, je décide de partir avec Salette, qui a déjà fait un séjour à Vegas, contrairement à moi. Le package prévoit 7 nuits du dimanche 30/06 au dimanche 07/07. Comme je dois reprendre le boulot le lundi 8/7 et pour assurer une journée de décompensation au retour le dimanche, nous décidons de partir le samedi 29/6 pour rentrer le samedi 6/7. On se trouve un billet d’avion, façon puzzle (mode Bernard Blier dans les tontons flingueurs), MRS – MILAN – NY – VEGAS, retour VEGAS – ATLANTA – PARIS – MRS. Ouf, méchant périple ! Le tout pour 1440€ A/R par personne. Il nous reste à trouver une chambre pour la nuit du 29 au 30/6. Sur les bons conseils de Salette, qui me dit qu’il faut au moins passer une soirée downtown sur Freemont pour voir le centre historique de Vegas et l’antre originelle des WSOP, nous décidons de booker une nuit au Golden Nugget. Cela permettra d’être sur place pour cette première soirée et de partir sur le strip le lendemain matin et rejoindre notre hôtel, le Palazzo. Dernières formalités à assurer : l’ESTA, changer les dollars, … Plus le départ approche et plus l’impatience monte. L’avion part de Marignane à 6h55, journée marathon en prévision. Rendez-vous à 4h30 place Castellane avec Salette pour rejoindre l’aéroport. Rude. Arrivée à Milan à 8h15. Départ pour NY à 9h35 avec 9h de vol et une arrivée à 12h35 en comptant les 6h de décalage, avec un premier bad beat quand même : on hérite des pires places, tout au fond dans la travée du milieu, près des cabèches et de la cuisine. Méchantes odeurs all flight long, et queue devant les chiottes en boucle… Même pas pu profiter de l’arrivée sur NY, puisque nous n’avions aucune visibilité sur les hublots. On atterrit, et avec chance, il y a assez peu de queue à la douane, et on fait un passage sans douleur (aucun toucher rectal à déplorer). Je me dis qu’on a fait le plus dur, que Vegas nous tend les bras. En fait, il reste 6h de vol, et il y a encore 3h de décalage. Départ 15h20, arrivée 18h15. Deuxième bad beat : on a exactement les mêmes places que sur le Milan – NY. What the f*ck ! C’est un complot. L’arrivée, enfin. Récupération des bagages rapide, direction les taxis pour rejoindre Freemont. Et là, le choc en sortant de l’aéroport. Il fait plus de 50°. Ca fait un peu comme si l’avion duquel nous venions de sortir était à 10 mètres, et n’avait pas encore arrêté ses réacteurs, dirigés directement sur nous… On se jette dans le taxi climatisé à bloc, on lui dit de ne pas prendre le tunnel (le truc local pour promener le touriste dollarisé), et il nous raconte qu’il est prévu que le record de chaleur de tous les temps à Vegas soit égalé demain dimanche. 54° en perspective… En même temps, on est en plein désert, après tout. Allez, dans 10mn, on y est, PAPA !
  9. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Effectivement ! Du coup mon référentiel est biaisé
  10. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Quand je vous disais que c'était un bon pote ce salette
  11. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    In-n-Out, Cash in & Check out : this is the end Direct sur la route des Vegas Premium North Outlet, on a un programme chargé : je dois ramener des jeans, des baskets, des tshirts, et autres vêtements en tous genres pour toute la famille. Salette a aussi son itinéraire. Après un rapide (trop pour moi ) petit déjeuner sur place, il est 11h. On se sépare et on se donne rendez vous à 12h45 pour manger, finaliser les derniers achats et partir au Binion’s pour un 200$ à la structure à priori honnête, afin d’y faire notre dernier tournoi avant le départ. On doit d’ailleurs y retrouver Vincent. Le contretemps, c’est qu’à 12h30, je n’avais pas encore fait la moitié de ma liste. Le problème, c’est que tu ne trouves jamais exactement ce qu’il y a sur la liste, et moi, dans ce cas là, je perds un temps fou à savoir quel modèle je dois prendre, si la taille sera bonne, ... J’appelle ma femme 15 fois pour lui demander. En plus, les outlets du Nord, même s’ils sont bien mieux que ceux du Sud par le nombre et la qualité des marques, présentent le désavantage d’être en extérieur, alors que les autres sont dans un centre commercial climatisé. Du coup, tu passes de 50° à l’extérieur à 18° à l’intérieur des magasins, le meilleur moyen de se finir en pneumonie. Je croise Salette, qui lui a bien avancé. Je lui dis que je galère et qu’il vaut mieux qu’on se retrouve directement à la sortie à 14h pour prendre le taxi. 1h après, la chaleur, la sueur et les sacs qui commencent à s’accumuler au bout des bras (je conseille d’ailleurs la valise à roulette pour ceux qui comptent y aller, c’est indispensable en fait) alors que je n’ai pas encore tout bouclé, finissent de me décourager d’aller au Binion’s dans cet état. J’appelle Salette qui m’attend depuis 15 mn à la sortie et lui dis d’y aller sans moi car je n’ai toujours pas fini. Je me fais quand même traiter de vraie gonzesse (un bon pote ce salette ), alors que justement c’est parce que je n’ai pas vraiment l’habitude de faire les magasins, que j’en chie comme ça. Je termine finalement vers 16h, je prends un taxi. Je tombe sur gars très sympa d’origine éthiopienne avec qui je parle histoire de France. Improbable mais excellent moment d’échange. Pas mécontent d’arriver enfin dans la chambre, poser les sacs et prendre une bonne douche. Je commence à faire mes valises pour le départ prévu le lendemain à 15h. Salette rentre du Binion’s, où il n’a rien fait de notable. On a prévu quoiqu’il arrive de s’envoyer un In-n-Out avant le départ. C’est une chaine de fast food de l’Ouest américain, connue pour proposer les meilleurs burgers. La carte « officielle » est hyper minimaliste : hamburger, cheesburger ou double double (2 steaks et 2 tranches de fromage). Officielle car, en fait, il y a un menu secret qui n’est affiché nulle part, mais qui se partage entre aficionados. Bon en fait c’est plus trop secret (une recherche google vous permettra de vite connaitre toutes les spécialités non affichées). Par exemple, on peut demander un 3x3 (3 steaks, 3 tranches de fromage) ou un 4x4. Si j’avais su ça avant… En fait on se renseigne à un des bars ou on boit un coup avec les gars de pmu. On nous conseille de demander au valet avant de prendre le taxi. Et oui, car il n’y a que deux In-n-Out dans le coin et on ne peut pas y aller à pied. Le valet nous conseille celui de Safari road, un poil plus loin mais normalement beaucoup moins fréquenté que l’autre. Ce détail a son importance quand on sait que tout y est préparé à la commande et que tous les ingrédients sont frais. Les frites, par exemple, sont découpées et préparées entièrement sur place sous nos yeux. Les tomates et la salade itou. Le valet nous recommande en fait de garder le taxi avec lequel on y va car on trouvera difficilement un taxi là bas pour rentrer, d’autant plus que c’est Independance day et que c’est la folie en ville. Pour finir avant de monter, il nous conseille de commander un burger « animal style »… Un connaisseur apparemment On tombe sur un taxi russe très sympa avec qui on parle foot tout le trajet (ligue 1, liga, premier league et même bundesliga, le gars était calé). On arrive sur place, c’est un coin un peu perdu effectivement, loin du Strip et de son clinquant. Il y a très peu de monde, je descends commander pendant que Salette et le taxi attendent sur le parking. Je prends 2 menus double double animal style. Cette sauce s’avèrera après vérification être à base de fromage fondu, oignons grillées et moutarde. Hyper efficace. Effectivement tout est préparé à la commande et sous nos yeux. Je paye 15$ les deux menus (le burger + 1 boisson medium chez eux correspondant à une XXL chez nous et une généreuse barquette de frites). On repart avec le taxi, et on payera finalement 35$ la course : le menu de fast food le plus cher de ma vie . Mais ça en valait la peine ! On remonte s’envoyer ça dans la chambre. C’est vraiment excellent, même à peine tiède. Le tout avec la vue vertigineuse du 35ème étage de nuit. Le bonheur Bon, il est près de 23h. Les sacs sont prêts pour le lendemain, on a bien bouffé. On a donc la nuit devant nous pour finir ce séjour poker. Direction le Flamingo pour une dernière session de cash game. On arrive sur place et on se rend compte que l’Independance day attire vraiment du monde à Vegas. Les tables sont pleines, et on est 14 ou 15èmes sur la liste d’attente. Ça nous laisse le temps d’observer un peu les profils : du touriste alcoolisé, du récréatif, du jeune shark venus les déstacker, des femmes sapées comme jamais (mais peu et très court ). De quoi passer une soirée merveilleuse. Finalement nous attendrons 30mn pour être assis. Salette et moi ne sommes pas à la même table et c’est tant mieux. Je m’installe à ma table et d’entrée je ne sens pas bien les choses. Personne ne parle, ambiance de mort à la table. En plus, j’ai une place pourrie dans le passage et chaque personne qui passe derrière moi tape invariablement dans ma chaise, je suis déjà en tilt à cause de ça. Je perds mes 200$ en 40mn, avec des rencontres du genre set contre quinte, 2 paires contre set, … plus ou moins bien jouées de ma part. Je suis dégouté, d’autant que Salette est super bien à sa table, pas tant pour ses gains à ce moment là que pour les personnages qui s’y trouvent. Je traine un peu, reçoit deux coups de fil de potes que je n’ai pas eu depuis longtemps et qui ne savaient pas que j’étais à Vegas. Je reviens 1h après et Salette est toujours aux anges et la salle est plus calme car elle s’est considérablement vidée. Je décide donc de recaver à 150$ et retourne m’asseoir à une autre table (f*ck la place dans le passage ). Cette table là est beaucoup mieux, ça discute, ça déconne. Ca me semble bon enfant. Mais je ne touche toujours pas de jeu sauf que je joue comme ça : je suis de BB, UTG et CO limp (classique ), le bouton porte les enchères à 9$ (sur 1/2$ pour mémoire). Je call pour setminer d’autant que je sais déjà que les limpers vont call aussi, ce qui est le cas (classique again). Il y a donc 37$ dans le pot (la SB a fold). Flop . C’est bon ça ! Je suis premier de parole et décide de ne pas donkbet et laisser l’agresseur initial faire son travail en position. Malheureusement, tout le monde check behind. WTF ?! Turn Là je décide de lead car il est temps de faire payer les tirages ou les paires qui me verraient sur pas grand chose. J’envoie 24$, UTG et CO fold et le relanceur preflop paye. Je le mets sur une paire en dessous du valet, un tirage cœur ou quinte, voire 2 overcards qu’il ne veut pas lâcher. River une brique (disons un ), j’envoie 40$ dans ce pot de 86$ histoire de value car je suis persuadé d’être devant. Et là vilain me minraise à 80$. Je just call, me disant qu’il peut avoir un set de 9 ou de 7, on sait jamais. Et bien non, il a pour la quinte papa. La ventrale qui rentre au turn… Wow, je me suis bien fait owned là et je tombe à 46$. Il est à peine 1h30 et je sens que je vais devoir rentrer prématurément… J’attends donc une bonne main pour tenter de doubler et m’éviter ça justement. A la table j’ai 2 jeunes sharks très LAG à la tête d’un gros stack, 3 touristes américains au niveau de jeu plus ou moins bon, une serrure qui joue une main toute les heures et le grand frère de Joe Pesci. Un américain en bermuda et mocassins avec chaussettes (truc que je n’avais pas vu depuis la fin des eighties ), la soixantaine, jouant beaucoup de coup à base de limp/call ou de raise 6BB, à la tête d’un gros stack. Il est assez actif, en position ou non. Je suis de BB, Pesci brother relance 12$ UTG+1, il est call 2 fois, j’ouvre AJo et décide de tout mettre à ce moment là (oui je sais ce n’est pas optimal, mais faut se mettre à ma place avec ce que j’ai pris depuis le début de la soirée, je commence à tilter sec). 46$ et boite. Pesci insta raise (ça pue) et les autres fold. En cash, comme vous le savez, on n’est pas obligé de retourner son jeu quand on est à tapis payé, et comme il ne retourne pas le sien, je ne le fais pas non plus. Un J au flop me fait espérer. Showdown, je montre mon AJ et Pesci retourne AKs bien dégouté. Il lâchera même dans sa barbe à demi mot ce que je comprends être une amabilité sur les français. Je lui réponds que AK c’est pourri de toute façon, pour finir de l’énerver (j’aime ça quand les mecs sont cons ). En même temps il n’a perdu que 46$ sur son stack de 400+… A partir de là, je me remets à jouer plus solide et cible les 2 jeunes qui jouent trop agressif, la soirée avançant et l’alcool aidant (l’un d’eux notamment commande whisky coca sur whisky coca). Entretemps je fais un carré de 7 (rien que ça) vs un touriste américain au jeu plutôt décent mais qui avait voulu trap avec KK en just call ma relance préflop. J’ai pp7, je raise 11$ UTG, je suis call 3 fois (standard). Flop 7xx sec. Je cbet et il me raise à hauteur quasi de mon tapis. Je push, il a 15$ à ajouter, je lui dis qu’il peut encore fold. Il me répond qu’il n’y a aucun cas ou il peut fold cette main, ajoute les 15$ et retourne donc les K. Il grimace lorsque je retourne mes 7, et, gâchis de chatte, un beau 7 sort à la rivière. Tout le monde s’exclame et ça finit de me remettre sur les rails. Finalement à 6h30, je suis remonté à 500$ et décide d’arrêter (pour un petit + 150$ finalement, mais bon, après un tel début catastrophique, je suis bien content). Salette qui venait me voir toutes les 5 minutes pour me raconter des coups incroyables qui se passaient à sa table, et hyper chaud pour rester, donc je l’attends un peu en discutant avec un italien de Livourne très cool, qui joue à la table de Salette et qui fait une pause clope. Je lui dis que je suis de Marseille, et il me dit qu’il est déjà venu au Vélodrome car les winners de Marseille et les ultras de Livourne (dont il fait partie) ont un « partenariat » et s’invitent régulièrement. On délire sur les chants du stade qu’il connait et tout ça. C’est quand même une hallu toutes ces rencontres incroyables que j’aurais faites en 5 jours à Vegas ! Salette se lève finalement, à contre cœur, car il y a une super ambiance à sa table. 2 ou 3 joueurs me disent de m’asseoir jouer avec eux plutôt que de partir, mais je crois que c’est le bon moment malgré tout. On part, super contents de notre session, et de l’excellent délire de la soirée. Salette finit à près de +250$. Pour être sûr de ne pas rater l’avion, on décide de ne pas dormir. Ça tombe bien la team PMU a rdv ce matin pour aller faire un tour en buggy dans le désert, nous étions invités mais nous avons dû décliner pour cause de timing trop short par rapport à l’avion. Nous allons quand même au rdv pour remercier le staff et saluer tout le monde. Ensuite on va s’envoyer un petit déjeuner au food court du Palazzo. On se dit (enfin surtout Salette) qu’on aurait pu rester plus longtemps au cash du Flamingo finalement… Bon ben voila, check out du Palazzo, taxi pour l’aéroport McCarran en passant par le Strip pour un dernier coup d’œil sur ses hôtels et retour Marseille. Ce fut vraiment un séjour inoubliable en tous points de vue. Je me suis régalé et j’ai vraiment hâte d’y retourner. Et ça, ceux qui y étaient déjà allés m’avaient prévenu : une fois que tu es allé à Vegas, tu ne penses qu'à ça et tu sais que tu vas y repartir un jour. C’est le paradis du joueur de poker, surtout quand tu y vas tous frais payés et que tu as la chance de revenir plus riche que quand tu y es parti. Un grand merci à Salette pour m’avoir accompagné, soutenu, conseillé, avoir fait une préparation d’une précision à toute épreuve, fourni plusieurs photos, toussa toussa. Et merci à vous pour m’avoir lu. D’ailleurs, si vous voulez commenter quelques mains ou autres, n’hésitez pas je suis preneur
  12. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    TY Introl Tu vas y aller cet été c'est ça ? A priori à partir de fin mai si tu veux faire le Colossum (j'ai cru voir que les jours 1 étaient prévus les 28 et 29/05).
  13. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Sous le signe des MTT On rentre à la chambre pour se pieuter car il est déjà près de 5h du mat. Réveil vers 10h car on doit être à 12h au Caesar Palace pour retrouver Vincent, afin de participer au 130$ NLHE 6-Max, 15k jetons et 30mn de round. On passe prendre un petit déjeuner rapide dans le food court du Venetian, et au moment de commencer, Salette nous fait un bon gros malaise, impressionnant mais finalement sans suite (anecdote marrante, enfin si on veut : la veille il m’avait prévenu qu’une à deux fois par an il était sujet à ce genre de problème) grâce à l’intervention des paramedics du casino et du 911, et après un rapide tour aux urgences, quand même… Pour les détails voir le trip report de salette (car il l'a refait au day 20 de son séjour 2014 le bougre). Du coup, on arrive en gros late reg au Caesar, puisqu’il reste 5 mn pour s’inscrire, et c’est la pause d’ailleurs. On démarre donc avec 15k et nous sommes déjà au niveau 7, 300/600. Excellente ambiance, croupiers très pro. En 6-max ça favorise les discussions qui vont bon train. Je touche un peu de jeu et monte à 20k, quand je reçois . Je raise 1500, le bouton 3bet 4000. Il avait l’air assez actif et à la tête d’un gros stack. Considérant que ma main a beaucoup de valeur en short handed, je 4bet shove et il insta call avec , bien sur. Détail amusant, il portait un tshirt « Aces Cracked »… Car effectivement je vais finir avec une magnifique quinte on the river Quelques mains après, je touche UTG+1, je raise. Le bouton (Aces cracked) call et la SB, qui avait environ 20k et a passé un bon moment en sit out depuis la reprise, décide de shove. Je call obv et le bouton fold. Vilain a et, malgré quelques possibilités, ne touche rien. Je passe à près de 65k Une sympathique québécoise, à ma gauche a monté un beau stack aussi (env 45k) avec un jeu solide et sans fioriture. Je suis de SB avec encore alors que tout le monde a fold. On doit en être à 600/1200, je raise 2600. La québécoise en BB 3bet 6k, je 4bet 14k elle call. Flop hauteur 9, je bet 16k et elle shove, je call et elle a . Pas de miracle, je retombe à 20k. Avec le recul, je pense bien sûr que ma ligne est pourrie. Ca fait un moment que Salette et Vincent ont sauté, et on a prévu de se tenir au courant pour le 19h de l’Aria, un 125$ avec une structure assez correcte aussi. Ensuite je ne me souviens plus trop du détail des coups et je me maintiens sous la moyenne genre 30k, lorsque je touche en SB. Tout le monde fold et je raise 4500 (sur 1k/2k). La québécoise en BB défend. Flop . J’ai top paire et des backdoors, je bet 5,5k et elle boite 23k. Avant ce coup j’ai environ 30k donc, la moyenne est env 55k, nous sommes encore 60 joueurs (sur les 333 de départ) et il y 36 payés. J’ai déjà vu vilain faire ça avec des tirages, et comme le but est plutôt d’aller loin (galvanisé par la perf de la veille), je call. Elle a . Brique turn mais un magnifique à la river me laisse crippled avec moins de 3k. Je double une fois, puis je push in the dark après l’open de la fille à ma droite. Tout le monde fold, je découvre, en même temps que tout le monde les dames. C’est beau… Sauf que vilain a les rois . Voila je saute 55ème pas très très loin de la bulle. Direction l’Aria après un échange tél avec Salette qui y va aussi, RdV à 18h45 sur place. Le City Tram, un genre de tram aérien gratuit climatisé et super rapide, emmène du Bellagio à l’Aria. Je traverse donc le Caesar pour rejoindre le Bellagio et prends le City Tram. J’arrive au registration desk de l’Aria et retrouve Salette dans la queue. On fait la carte et on s’inscrit. Les jetons et les tables sont très beaux, et le staff (croupiers, floor) est pro. C’est un 10k round 30mn. Ca se passe bien pour moi en ce début de tournoi. Je monte du jeton tranquillement mais régulièrement pour toujours être entre 1,5 et 2 fois la moyenne. Salette saute assez vite avec AQ < QQ et me dit qu’il se barre faire un tour dans Vegas by night. Ce qu’il fera pour finir en cash game au Flamingo Il y retrouvera aussi Vincent. Les deux finiront très positifs. Les rounds avancent et je me sens bien, jouant un jeu solide imo. Le niveau est excellent. Après celui des WSOP, c’est largement au dessus du Golden Nuggets et du Caesar. Et plus on avance, plus je peux le constater. Il y avait 164 joueurs au départ, 16 payés et nous ne sommes plus que 27 ou 28. J’ai environ 55k, soit à peu près la moyenne, lorsqu’un short 23k shove en LP. J’ai en BB, je call. Il a et touche un K à la river. Je tombe à 30k. Quelques mains après, j’ai UTG+1 alors qu’UTG (un DJ anglais très sympa qui a déjà mixé aux Docks des Suds à Marseille), ouvre à 7k sur 1,5k / 3k. Je shove 30k, une fille qui s’est perdue ici, reshove ses 26k et le DJ fold. Elle a . C’est bon ça. Si je gagne je repasse au dessus de la moyenne. Hélas le flop douche mes espoirs, et deux briques plus tard, il me reste 4k. Je les pousse avec A9o et je suis payé par AKs qui tient. Je saute 24ème pour 16 payés, un peu dégouté d’avoir perdu un coin flip et un 70/30 en 4 mains, si proche de l'ITM. Je rentre me coucher vers 2-3h. Salette est encore au Flamingo. Le lendemain c’est independance day, le 4 juillet, et nous devons passer une partie de la journée aux North Outlets pour les achats. Et oui, si ma femme a été cool pour que je la laisse seule gérer les gamins avec le boulot, en contrepartie j’avais une liste longue comme le bras de cadeaux à ramener pour la famille
  14. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    TY. C'est clair que j'en garde un excellent souvenir (tu m'étonnes) aussi pour l'ambiance, le floor et les croupiers qui en tout cas en 2013 étaient très carré, avec d'excellentes conditions de jeu : tables espacées, sièges confortables, tables en super état. Peut être les jetons un peu en dessous. La structure était belle, maintenant si c'est passé à 30mn, c'est sur que ça dégrade un peu, mais bon...
  15. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    La Win, Papa ! Tous les ans, de début juin à début juillet, le Golden Nugget, un casino du Vegas historique ou nous avions dormi la première nuit, downtown, organise les Grand Poker Series. C’est une série de tournois, dont le point d’orgue est un main event à 1080$ de buy in (bon, ok, on est loin des WSOP, là). Chaque jour il y a 2 tournois : un 135$ NLHE 12k jetons et round de 40mn (en fait c’est un 120$ pour 10k jetons, mais tout le monde ajoute les 15$ pour 2k jetons de plus) et un 230$ dont la variante change (PLO, HORSE, Stud, …) chaque jour. Les 2 tournois commencent à midi. Ce jour là l’autre tournoi était un HORSE. Le 135$ était noté numéro 1 dans le classement de Salette compte-tenu de la structure, le buy in, le rake, … On décide d’aller faire le 135$, en taxi bien sûr. Bon gag (enfin avec le recul) sur le trajet : le taxi, un gars du Salvador très sympa avec qui on parlera foot, s’arrête tout à coup sur le freeway to downtown, car il fait tellement chaud que son taxi a atteint la limite et tombe en panne. Il fait 45° à l’ombre et on est arrêtés en plein cagnard dans la voiture qui fait office de four du coup, car obv, la clim ne fonctionne plus non plus. Le gars appelle le dispatch par radio et explique la situation. Ils envoient un autre taxi pour finir la course. Les premières minutes ça va, avec les fenêtres ouvertes pour faire un semblant de courant d’air (à 50°…), mais au bout de 15mn je commence à mal halluciner. Heureusement, l’autre taxi arrive et on s’y jette. La clim est à bloc. Ca fait du bien. On arrive finalement sans encombre, on s’inscrit en late reg du coup, et on s’installe. Je me retrouve à une table que je ne sens pas. Je touche des mains moyennes, jouables mais que je préfère ne pas jouer pour l’instant, et ça joue plutôt sérieusement. La bonne nouvelle au bout de quelques mains c’est que le floor, qui monte une table avec des nouveaux arrivants, et au moment où je vais être de grosse blinde, me demande d’y aller. Cette table s’avèrera beaucoup mieux : le niveau est plus faible et je vais toucher du jeu. Je relance en début de parole et suis payé 3 fois. Flop Rien de tel que de flopper un set, d’autant que contrairement au tournoi du Caesar, il y a peu de chance que je tombe sur un overset, un gars avec les dames m’aurait surement 3bet preflop. Ca check avant moi dans les blindes, j’ouvre et suis payé 1 fois par la SB (qui a check call donc). Turn une brique, et là la SB prend le lead et bet 1000 (dans un pot qui doit faire 2000). Vilain me semble être un joueur récréatif, américain et soixantenaire, du genre à payer pour ses tirages (de ce que j’ai pu voir en quelques mains). Son move annonce de la force, imo, donc je raise à 2500. Il paye rapidement. River encore une brique, il check, je mise encore 2500 et il paye. Je montre mon brelan et il montre une dame. Je ramasse un bon petit pot (environ 13k) sur les blind 50/100. Je ramasse quelques coups, avec de gros jeux au showdown, et j’en profite aussi pour voler quelques pots quand les spots sont bons. Je monte un bon stack, autour de 23 ou 24k. Dernier coup avant la pause (10 mn toutes les 2 heures), je raise au HJ et je suis payé 2 ou 3 fois. Flop sec Q high, je cbet et suis check raise par le bouton, un joueur plutôt mauvais. Je call. Je check call le turn. A la rivière (une doublante de la brique du turn, ce qui me rassure si vilain avait 2 paires), je check encore et vilain envoie 5k et tapis (il était plutôt short) dans un pot qui fait 12k environ. Je tank bien 2 ou 3 minutes en l’observant alors que tout le monde est déjà parti en pause. Je sens bien qu’il n’est pas serein, et ça me convainc de payer. Il montre pour top paire kicker 9 Je finis à 35k et ai triplé en 3 niveaux, et contrairement à la veille, je suis content de mon jeu. Peut être aussi parce que c’est plus mon niveau Au retour de la pause, je rentre dans un cycle « card dead », je me maintiens avec ce stack jusqu’à la pause suivante, c'est-à-dire encore bien au dessus de l’average. Ma table casse et je me retrouve à la table 1, celle qui ne cassera plus jusqu’à la fin. Cette table est beaucoup plus active, notamment 3 ou 4 joueurs qui monopolisent l’action. Du coup, je resserre et joue très peu de mains. Certaines gagnées, d’autres perdues. J’oscille autour de 40k, mais ça me laisse à peine au dessus de l’average. En tout cas, l’ambiance aux tables depuis le début est excellente. Les gens discutent, détendus et les croupiers et le staff sont plutôt très pro. Il y a quelques belles passes d’armes entre les joueurs les plus actifs, ce qui sourit finalement à une femme 2 places à ma gauche. Elle passe dans un rush de fou et sort 4 ou 5 gars en 1h. Elle est chipleader du tournoi (genre 110 ou 120k) alors que je suis toujours entre 40 et 50k. On apprend, d’ailleurs, que c’est la femme d’un des croupiers. Du coup ça déconne sur les suspicions de collusion. Après avoir été patient pendant plusieurs niveaux, ça tourne enfin et je rentre dans un gros rush au même moment ou Salette arrive à ma table. Je touche quelques grosses mains. Lors d’une d’entre elles, je fais un bon call turn et river contre la femme du croupier qui voulait me mettre la pression en bluff dans un pot que j’ai raise preflop. Je suis UTG+1 et raise à 3600 sur les blind 800/1600 avec . Elle seule call. Le flop vient, sec et sans figure. Je cbet à 3600, elle call. Turn encore une brique, je check. Elle mise 3600. J’avais remarqué ses betting patterns, et notamment qu’elle misait plutôt 2/3 pot lorsqu’elle avait gros jeu et plutôt moins de la moitié du pot avec petit jeu. Je call. River un beau , je check encore car si elle bluff, ce que je pense à ce moment là, il faut la laisser tenter de voler pour prendre plus. Elle bet effectivement 6k et je call après avoir quand même réfléchi un peu, et surtout l’avoir regardé pour me rendre compte qu’elle était en apnée. Elle avait et donc air. Cette main lui a mis un coup au moral et elle finira par dilapider ses jetons pour finalement sauter un peu plus tard. Je termine ce rush par une paire d’as qui me permet de sortir le sosie de Mike Matusow dans un coup ou il 5bet shove preflop avec les dames. Ce coup me permet de passer à plus de 100k quand arrive le dinner break. On doit être encore 40 ou 45 joueurs sur les 139 de départ et il y aura 13 payés. Avec Salette on échange quelques mots avec un français qui a rejoint notre table 1 ou 2 niveaux avant le dinner break. Il est très sympa et on décide de manger ensemble. On va bouffer dans un snack sur Freemont. Le gars habite et travaille au Mexique depuis quelques mois et devait sortir du pays pour renouveler son visa. Comme il est joueur de poker (et plutôt bon d’ailleurs), il a bien sur décidé de passer 4 jours à Vegas pour ça. Retour au tournoi, pour se maintenir puis tomber doucement en dessous de l’average à 3 tables left. Je ne vois plus de jeu et essaye dans ce cycle bas de ne pas m’envoyer en l’air. Salette et le franco mexicain ont sauté, mais sont dans le rail et me soutiennent. Franchement ça aide dans ces périodes down au niveau jeu. On arrive à 16 left, et il y a un gros débat car le jeu est sévèrement ralenti à l’approche de la bulle. Il est proposé par certains joueurs de rembourser les 16, 15 et 14ème en prenant dans le prize pool. Je suis short maintenant et ça me va bien. Le floor part faire les recalculs de pay structure à la demande des gros stacks qui sont hésitants à accepter. Sauf que le floor refuse que le jeu soit mis en pause pendant ce temps. Ce serait dommage de sauter dans ce laps de temps… La parole est à moi, j’ai au bouton et tout le monde a fold. Salette qui suit aussi les discussions à l’autre table me conseille de tank tant que le floor n’est pas revenu et qu’une décision de deal pour les prochains sortants n’est pas prise. Le croupier semble agacé, mais comme personne ne demande le time à ma table, je tank encore. Finalement ça va durer 10mn, Salette me disant que c’est pareil à l‘autre table. Le floor revient et annonce la nouvelle répartition. Le deal est accepté de tous et le jeu peut reprendre. Du coup je shove avec mon Ax, et je ramasse (en faisant fold un meilleur as que moi d’ailleurs). J’en profite pour agresser fort et je vais shove 4 ou 5 fois d’affilée (parfois avec AJo parfois avec T9s), ce qui va me permettre de repasser dans une zone plus confortable, vu la hauteur des blindes, et continuer d’être très actif. Ca saute petit à petit et je sors la 11ème joueuse (66 > A6) et reviens au-dessus de la moyenne alors qu’arrive la TF à 10 joueurs. Et là je maintiens la pression et je suis en confiance. Je sors les 9ème et 8ème joueurs. Sur le dernier coup, j’ai et 280k environ sur les blindes 6k / 12k je pense et le short, un brésilien avec son fan club dans le rail, pousse ses derniers 100k au bouton. Je call en BB. Il a et le flop vient . Ses potes sont en folie, ça crie et ça saute, mais j’ai quand même un tirage flush et ventrale. Turn c’est un , je fais flush mais le brésilien et ses potes n’ont, semble-t-il, pas vu et continuent de célébrer. River un qui ne change rien, et le brésilien commence à reprendre ses jetons quand je suis obligé de lui faire remarquer que je fais flush et qu’il est busto . Après ce coup, j’ai 395k et suis CL de la TF, le 2nd en stack avec 306k est tout de suite à ma droite, et le short stack a 170k. Les blindes vont passer à 8k/16k. A ce moment là plusieurs joueurs sous l’average proposent de deal en répartissant à parts égales le prize pool restant soit 1600$ par tête. Je refuse bien sûr, non pas un deal mais ce deal. Je propose avant de me prononcer d’avoir un calcul basé sur le chipcount. Le gars avec 306k est, obv, de mon avis. On arrête de jouer en attendant que le TD revienne avec le résultat des calculs. Pendant ce temps Salette, avec son appli iPhone, qui permet de calculer sur base ICM, me dit que je peux accepter à partir de 2000$ minimum et la win pour moi. Finalement le TD revient et annonce la répartition : 2228$ pour moi, 1852 pour le 2 puis 1572, 1431, 1360, 1297 et 1280 (le brésilien avait pris 480). J’accepte, sachant que je suis aussi déclaré vainqueur car CL au moment du deal. Il est 3h du matin et je suis vraiment content ! Le staff nous organise les photos avec le stack et la winning hand. Ils sont vraiment très cool. Le TD inscrit mon nom sur le tableau des Grand Poker Series 2013. Je vais changer mes jetons en cash et on accompagne Vincent, le franco mexicain, déposer sa valise (il était arrivé direct de l’aéroport au casino) à son hôtel, le Bally’s. Je paye un verre (c’est le minimum pour les remercier de leur soutien et conseils) au bar du Paris, reconstitution assez impressionnante du Paris Montmartre des cartes postales. Je suis aux anges, et même si c'est sans commune mesure, ça permet de contrebalancer l’amertume de la veille sur le WSOP. Et puis ça fait une ligne Hendon Mob, ma première ! Allez, demain on remet ça au Caesar…
  16. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    WSOP, excitation puis frustration Réveil mis à 9h, départ 9h45 direction le Cosmopolitan pour prendre le « petit » déjeuner. Car de petit, il n’a que le nom… Le temps de trouver la bonne salle (oui le Cosmo aussi est immense, et il a fallu demander à 3 personnes, dont le dernier nous a accompagné jusqu’à la salle) et faire 20mn de queue pour nous acquitter des 25$ et on s’installe. De là, le festin peut commencer. Il y a vraiment tout : viennoiseries, pains, œufs en tous genres, sushis, toutes sortes de préparation de viande, poisson, spécialités asiatiques, italiennes, glaces, gâteaux et j’en passe. C’est clairement EV+ pour moi, qui, je dois l’avouer, ai un bon appétit (et ça se voit…). 11h10, c’est l’heure de repartir pour être à l’heure au RdV de 11h30 avec le staff. Taxi again (and again and again). Dans le taxi, je me demande si on a bien fait de se faire un buffet pantagruélique juste avant le début du tournoi : je me sens un peu lourd On arrive à l’heure pour le briefing avec le staff PMU dans la poker kitchen. Zak nous explique qu’il faut qu’on prenne du plaisir, qu’on a le temps, tout ça tout ça et qu’il faut respecter les règles car les pénalités peuvent tomber facilement ici (un qualifié de l’event 54 s’est pris un tour de pénalité pour avoir parlé français à la table). Il laisse ensuite la parole à Greg et Pierre, les 2 gars qui s’occupent du coverage de tous les qualifiés et pros de la room. Ils nous disent qu’ils tourneront pour prendre quelques photos et si possible faire un point sur les stacks et les mains. Ils nous précisent aussi de venir les voir dans le coin presse si on bust longtemps avant la pause (une pause de 20mn aura lieu tous les 2 niveaux c'est-à-dire 2h). Bon c’est le moment de rejoindre ma table, ça va démarrer. Je colle les patches de la room : un sur le bras et un sur le devant de mon t-shirt Marseille Holdem. Bizarrement, je suis assez détendu malgré le délire WSOP. Surement parce que je suis en mode freeroll… Table 48, siège 2, donc. Il n’y a que 4 joueurs assis à la table quand je m’installe. Sur instruction d’un floor, la croupière laisse des stacks fantôme qui tourneront sur 2 places vides et réserve 3 stacks pour les late regs. C’est carrément Jack Effel qui lance le tournoi par le rituel « Shuffle up and deal ». Nous jouons donc en short handed pour l’instant, et je suis de BB dès la 1ère main sur les blinds 25/50 avec 7500 jetons de départ. Tout le monde fold jusqu’à la SB (un joueur allemand qualifié via party poker) qui complète. Je découvre et check. Flop , SB check je bet pot (100), et il me raise à 325 assez rapidement. Je me vois bien avec mon roi, en mode livetard « j’ai TP kicker de m**de » mais je ne lâche pas. Si j’avais réfléchi 2s, je me serais dit que ce mec ne me bluffera jamais sur la 1ère main en bataille de blind et sur un flop aussi dry… Donc je paye ainsi que les 2 barrels turn et river (2 briques). Bien sur il a donc 2 paires depuis le flop. Je spew 1300 jetons sur la 1ère main, ça me met en semi tilt, et je deviens très nerveux. La main d’après je touche et paye une relance en SB. Je ne touche rien au flop et abandonne. Sur les 10 premières mains j’ai dû toucher 5 ou 6 mains décentes pour du short handed (genre pp3, A8s, KQo, …) et je ne connecte aucun flop ou me fait 3bet 1 fois sur 2. Je touche même QQ en MP, que je relance, suis payé une fois. Flop , je cbet 250, vilain raise 600. Je tank un peu et finis par payer, turn , je check et vilain balance 1000 et je lâche, un peu dépité de jouer aussi mal. Salette qui est derrière moi à 1m car ma table est au bord du couloir central de la salle, veut me parler. Je me lève, et il me dit que je suis plein de tells et que toute la table me joue. Mon stack a d’ailleurs fondu, et il me reste 4000. Je prends conscience de ce que me dit Salette, mets mes écouteurs et décide d’attendre maintenant une bonne main. Nous sommes aux blinds 75/150, c'est-à-dire que je n’ai pas du jouer une main pendant tout le 2ème niveau. Je relance de temps en temps sur ce 3ème niveau et vu que je ne joue plus et suis maintenant calme, je ne suis pas payé, sauf une fois ou j’abandonne au flop avec pp7 et 3 overcards. Salette, qui s’est inscrit à un side event à 235$ (1500 joueurs et 40k$ à la gagne quand même), va s’installer dans la Pavillion room, non sans avoir croisé quelques joueurs notables. Au niveau suivant, je suis encore card dead, ne joue pas et tombe à 3100. J’ai eu le temps d’observer la table, vu que je ne joue quasiment pas une main, et je peux me rendre compte du niveau très élevé de la table. Quasiment pas d’erreur, de moves de fish, etc… Le profil des joueurs est vraiment hétérogène : le jeune allemand à ma droite, une femme très masculine à ma gauche, un fan de heavy metal chrétien membre de la fellowship of christian poker players, qui a plein de card guard à connotation religieuse, un jeune américain latino au look de b-boy basketteur, un italien la quarantaine, un jeune asiatique américain, … Certains parlent beaucoup, d’autres pas du tout. Certains sont ouverts et sympathiques et d’autres plutôt tout le contraire… A la fin du niveau 100/200 (le 4ème), à quelques minutes de la 2ème pause, je touche enfin une premium . Le latino relance à 475, un joueur peu bavard mais qui a monté un très gros stack (il vient de bust l’italien et l’asiatique en 1 orbite) 3bet à 1300. J’envoie mes 3100 en SB. La BB et le relanceur initial fold. Le gros stack réfléchit 10s et paye un peu à la dégouté mais il est obligé d’ajouter les 1900 dans un pot de 5075. Il show , et mes dames tiennent. La main suivante, je suis au bouton donc et le gros stack qui vient de me faire doubler (j’ai environ 7000) ouvre à 450, son voisin de gauche call, l’allemand fold. Je découvre et me demande si je dois jouer ses put**ns de valets comme une petite pocket et just call pour setminer, ou si, compte tenu de ma position et de mon stack, je dois 3bet, car beaucoup de flop vont être scary pour ma main. Je finis par 3bet à 1650 (on peut discuter du sizing...). Tout le monde fold jusqu’au gros stack, qui me demande un compte, et balance 5 jetons de 1000. L’autre fold, et je tank un peu et me dis que je ne peux pas 3bet fold avec mon stack et cette main. Je suis prêt à jouer un coin flip car j’en ai marre d’être en mode survie depuis 4h. Je finis par shove, il call obv et montre . Pas de miracle. Il y aura même un A au flop. Voila, c’est fini. Un fort sentiment d’amertume m’envahit car j’ai vraiment l’impression d’être passé à coté de ce tournoi. put**n, un WSOP à 2500$, je vais pas en faire tous les ans ! Je suis vraiment dégoûté et erre dans les couloirs en attendant la pause. Je croise un autre qualifié PMU qui a bust avant moi. Maigre consolation, je ne serais pas le premier éliminé de la room. Comme on avait un side bet sur le first buster, il me paye une bière. Pendant ce temps c’est la pause et j’annonce mon bust à Pierre le coverer. L’aventure WSOP est terminée, mais j’ai encore du mal à digérer, car j’ai le sentiment de ne vraiment pas avoir profité de l’évènement. Je traine encore, vais annoncer à Salette que j’ai sauté. Il est encore en course dans le 235$. Je sors fumer une clope, je reviens au frais, discute un peu avec Pierre le coverer. Et là on voit passer Marvin Rettenmaier, qui porte difficilement un petit paquet de liasses de billets de 100$. Il vient de bust du HR à 25000$ de buy in et a fini ITM. Il doit avoir 60 ou 70k$ dans les bras. Pierre le connait bien car ils ont fait pas mal de tournois en coloc, l’un travaillant à l’époque pour Titan et l’autre étant sponsorisé par cette même room. Le gars est vraiment très sympa (et un excellent joueur pour ceux qui ne le connaissent pas), et on commence à taper la discute tous les 3. Il va finalement mettre son petit pactole dans son coffre dans une des salles gardées du Rio, et Salette me rejoint un peu plus tard car il vient de bust. Je suis chaud pour faire un side turbo boucherie à 135$. Salette me dit que c‘est pas bon de rejouer si vite après la déconvenue du 2500 et que je vais faire n’importe quoi (put**n, mais c’est ça qui est bon ). On croise alors le cameraman qui suit les qualifiés pour réaliser des petites vidéos déposées sur le blog poker de la room. Il discute avec un français qui vient justement de s’inscrire au 135$. Le cameraman hésite entre faire le tournoi et aller jouer en cash game au Flamingo. Le Flamingo est un casino du strip, plus ancien, un peu défraichi. Il nous raconte que la poker room est rempli de joueurs récréatifs plutôt mauvais. Un bon spot. Le français avec qui il discute, s’avèrera être Nicolas le Floch qui s’est qualifié pour le main event via un satellite à 1000$ et qui l’a deep run pour finir 23ème et prendre 230k$. VGG Salette insiste pour aller voir les fontaines du Bellagio, car il me dit qu’il ne faut pas manquer ça, surtout de nuit (il doit être 22h). Finalement le cameraman, Mika, prend l’option Flamingo (en face du Bellagio). On prend un taxi tous les 3 et on lâche Mika à l’arrivée. On rentre dans le Bellagio, et on fait un tour par la poker room. Elle est très belle et les tables de CG sont pleines. Ca sent le shark à plein nez et certains joueurs ont des stacks énormes. Salette achète des jetons de 1$, on passe devant la Bobby’s Room (là où les limites sont les plus hautes), dans laquelle une table est ouverte en short handed. Salette a faim, il s’envoie une pizza. Puis on sort pour assister au show des fontaines, qui est effectivement très réussi. Je ne regrette pas. Bon, j’ai quand même très envie de retoucher un peu les cartes. On décide donc d’aller au Flamingo pour vérifier si ce que nous a dit le cameraman est vrai. Il n’y est pas (plus ?) quand nous arrivons. Nous sommes installés tous les deux à la même table (une 1$/2$), cote à cote. La table est composée de 3 touristes américains, déjà bien entamés et qui s’envoient bière sur bière, de 2 soixantenaires américains loin d’être dans le besoin, d’un gars baraqué genre camionneur tatoué et d’une cinquantenaire américaine, apparemment reg de la room, à la tête d’un gros stack et très nit. Ça joue globalement mal. Salette est très actif avec du jeu la plupart du temps, et monte rapidement des jetons. Je suis card dead et joue très peu, surtout que Salette prend tous les spots d’open ou de resteal juste avant moi. On s’était fixé une heure limite (genre on joue 1h30 jusqu’à 1h du mat). Salette se lève et part avec un bénéfice de 250$ environ. De mon coté je suis à peine au dessus de ma cave de départ (200$), et ça me gave un peu. Je refais une dernière orbite lors de la quelle je split avec un des touristes alcoolisés avec AQ contre son AJ. Grrrr. Puis je ramasse le tapis d’un papy aisé avec TPTK vs flush draw dans un pot 3bet (il avait T7s quand même) où tout est parti au turn. Il avait d’ailleurs fait la même contre Salette avec le même résultat. Je me lève avec +150$. J’ai bien fait de faire encore un tour, moi . Direction notre chambre au Palazzo, à pied par le Strip et quelques casinos sur le passage pour reprendre le frais par intermittences. On a prévu d’aller faire le daily à 135$ des Grand Poker Series du Golden Nugget demain à midi.
  17. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Rio, Rio Grande Le taxi nous demande si on va au Rio Poker. Et oui, le lieu des WSOP est dans le conference center du Rio, dans un bâtiment annexe. Il est collé à l’hôtel-casino, mais vu la taille des complexes là-bas, il doit bien falloir 20mn pour passer de l’un à l’autre (j’imagine en fait, puisqu’on n’y est pas allé). Du coup, il y a une arrivée dédiée WSOP, avec voie pour les taxis. Descente du taxi, montée de quelques marches et on parcourt les derniers mètres qui nous séparent de l’entrée, pour vite se mettre au frais. Il est 12h30 et il fait 50° à l’ombre… Ca y est, j’y suis. Les WSOP ! L’endroit est traversé par deux grands corridors perpendiculaires qui distribuent les 4 salles principales : Pavillion Room, Brasilia Room, Lambada Room et la fameuse Amazon Room avec les deux tables télévisées et le coin presse. D’ailleurs cette salle est moins éclairée, les murs noirs y étant pour beaucoup. L’atmosphère y est plus propice à jouer, je trouve. On fait un premier tour à travers les salles. On peut y entrer librement mais on ne peut circuler que dans les couloirs prévus qui sillonnent l'intérieur des rooms. On passe dans la brasilia room, qui est pas mal aussi, où l’event 54 (NLHE 1000$) est en cours. Avec Salette on fait un side bet à 1$ pour le premier qui voit un joueur connu et le nomme. On passe à la salle Lambada, et là je vois Joe Cada assis en train de jouer. Et bim, 1$ pour moi. En fait un peu plus loin dans la même salle, The Magician en personne et à sa droite ce pro anglais dont le nom m’échappe (mais je suis sûr que parmi les lecteurs, certains pourront préciser). On continue de déambuler, de croiser des poker stars, et au milieu de la Pavillion Room, je vois deux gars avec des logos PMU. Je m’approche et ce sont bien les gars du staff avec qui j’ai échangé par mail. Premier contact très chaleureux. Tout le staff s’avèrera vraiment top, convivial, pro et à l’écoute. Le RdV est dans 1 heure. Dans l’intervalle on décide d’aller manger dans la poker kitchen, une salle annexe prévue pour les dinner break avec possibilité de manger en passant par des stands à thèmes (Burger, Salade, Japonais, Chinois, TexMex, …). C’est pas très cher et pas très mauvais. Et c’est justement là qu’est le point de rencontre avec le staff. On s’installe et je m’envoie un Rio burger (c’était le minimum, non ?). L’inscription 14h, je me rapproche du staff mais on est en plein break de l’event 54. Du coup, comme il y a aussi des qualifiés PMU qui donnent les infos pour les coverers, on attendra la fin du break pour le briefing. Une fois la reprise du 54 faite, Zak du staff nous explique qu’on va aller faire notre carte Total Reward (indispensable pour participer aux WSOP) et récupérer notre inscription à l’event 56. Il nous dit aussi qu’on a RdV ce soir à 20h30 à un des bars du Palazzo pour un apéro prise de contact avec tout le monde et pour récupérer les goodies et autres couleurs. On fait connaissance avec les autres qualifiés qui sont déjà là, notamment un gars vraiment sympa qui est un gros reg en MTT sur la room, qui a gagné les 4 ou 5 packages mis en jeu sauf un, et a fini en tête du leaderboard MTT tous les mois depuis 6 mois. Allez direction, le registration desk pour les formalités d’inscription. C’est Zak qui s’occupe de tout pour chacun des qualifiés, et me voila avec mon receipt : Table 48, Siège 2. Derniers échanges pour se mettre d’accord sur le lieu du RdV à 20h30 ce soir, ou à 11h30 dans la poker kitchen le lendemain pour ceux qui ne viendront pas à l’apéro, le tournoi commençant donc le lundi 1er juillet à 12h. On se quitte. Salette, avant de partir avait fait une étude comparative pointue, sur toute l’offre de tournois pendant la période de notre séjour dans tous les casinos du strip et de downtown. En même temps les études c’est son métier. Pour les curieux vous pouvez trouver le résultat de son étude ici, sur le CP. Le mieux classé est le daily du Golden Nugget à 135$ qui fait partie du festival Grand Poker Series 2013 dudit casino. Mais il est à 12h, donc c’est trop tard pour aujourd’hui. Il y a un tournoi bien classé au Caesar à 16h, c’est un deepstack turbo (30k jetons, round de 15mn à 130$). On décide donc d’y aller, d’autant que la poker room est parait-il superbe. On reprend un taxi, donc, et on arrive au Caesar, sur le strip. Le complexe est immense et la salle des paris sportifs impressionnante avec ces 6 écrans géants qui retransmettent les évènements principaux sur lesquels on peut parier, en direct. On arrive pile à l’heure pour s’inscrire et on entre dans la Tournament room qui effectivement ne déçoit pas. Le tournoi démarre. Au début on est en short handed, le temps que les late regs remplissent les tables. Je suis assez actif. Je cible un joueur américain, nerveux et qui ne semble pas à l’aise. Je lui prends plusieurs petits pots sans showdown. Je monte à 35k puis me maintiens dans ces eaux là pendant les premiers niveaux. Au 5ème ou 6ème niveau (200/400 ou 300/600 avec ante plutôt), je limp en début de parole avec , dans l’idée de call un raise éventuel pour setminer. On se retrouve à 5 limpers pour un flop , c’est bon ça. La SB ouvre, je raise car on est nombreux et je peux trouver du client, le CO reraise, la SB et les autres fold, je 4-bet et le CO me 5-bet shove (j’ai env 35k et suis couvert de 5k). Vilain est une femme d’env 45 ans américaine et qui a joué plutôt ABC depuis le début. Je l’ai déjà vu limp en LP avec AT ou AJ. Je n’ai pas su jeter mon set de 2 même si une petite alarme « set de 3 » résonnait dans ma tête. Je finis par call après un tank de 5mn et évidemment elle montre . Pas de miracle et je saute. Salette est encore bien en jeu, je décide de rentrer à l’hôtel pour me reposer, poster un peu sur le forum MH et me préparer pour l’apéro du soir. 20h30, je descends au Laguna, un des multiples bars du Palazzo, et tout le staff est là avec les qualifiés PMU des event 54 et 56, ceux du main event (ils sont 4 veinards) arriveront en fin de semaine. Il reste 4 joueurs de la room (2 pros et 2 qualifiés) encore en course pour le dernier jour de l’event 54, et ils sont déjà ITM. On parle un peu de ça, et les derniers arrivés se présentent. Il y a 3 ou 4 serial qualifiers, niveau package, qui sont là et ils se connaissent maintenant bien avec le staff. Bonne ambiance détendue. Les bouteilles de champagne se succèdent, et Zak nous distribuent le sac de goodies : sweat zippé gris de belle qualité aux couleurs de la room, casquette, jeu de cartes, stylo et patches. Salette finit par rentrer du Caesar, il a sauté 2 places avant la bulle. C’est moche. Il en profite pour s’envoyer une coupe. Ca traine gentiment, puis on se sépare, les uns pour aller manger et les autres (les derniers qualifiés arrivés) repartent au Rio pour faire les formalités d’inscription et ainsi éviter la cohue du lendemain, jour 1 de l’event 56… On va s’envoyer une pizza avec le serial qualifier jeremie, un gars vraiment cool, et son accompagnateur. On finit par un dernier verre au Laguna et direction la chambre. Faut être en forme pour demain, d’autant qu’on attaquera par un petit déjeuner au Cosmopolitan, dont le buffet « all you can eat » à 25$ est plutôt réputé , avant d’aller au Rio à 11h30.
  18. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Premières cartes touchées La nuit est entrecoupée de réveils à partir de 4h du matin, décalage oblige. Je me force à rester au lit jusqu’à 8h au moins. Au lever, après le check out au Golden Nugget, on décide de partir au Palazzo pour check in, même si on est en avance. Ca permettra de découvrir les lieux et faire un tour vers la poker room même si la chambre n’est pas encore prête. On saute dans un taxi, non sans avoir laissé 1$ au « valet » (le nom donné au gars posté à la sortie des hôtels qui hèle le taxi pour vous, le voiturier, quoi). A ce titre, pour ceux qui ne connaissent pas, il faut toujours avoir plein de billets de 1$ pour les tips qu’on distribue toutes les 3 minutes à tout le monde. Arrivée au Palazzo, après une courte portion de strip (le taxi est passé par le freeway). Pas du tout le même standing. Le Palazzo est le 5 étoiles du complexe Venetian / Palazzo. Ils ne se sont pas moqués dans le package ! On arrive à la réception pour les formalités habituelles. Je demande si on a une chambre avec une vue. La fille me dit non, c’est pas prévu et l’upgrade coute 45$ par nuit. On fold car le but n’est pas de rester dans la chambre à part pour dormir, de toute façon. « OK, vous avez la chambre 35839, au 35ème étage » nous dit la réceptionniste. Ah ouais, 35ème quand même, je me demande comment c’est possible de ne pas avoir de vue en étant aussi haut… Elle nous indique le chemin pour les ascenseurs : il faut traverser le hall immense, puis le casino au même étage, déjà occupé par les premiers (derniers ?) accros. C’est immense, avec des plafonds à 5 mètres, dans le style vénitien clinquant. On monte et arrivons dans la chambre. Grande, propre et dans l'esprit du reste de l'hôtel, avec un coin bureau / salon / salle à manger. Et la vue, même si elle n’est pas sur le strip, est quand même sacrément bonne Et de nuit c’est encore mieux. On s’installe vite et on décide d’aller voir la poker room du Venetian, et pourquoi pas, de toucher quelques cartes. La poker room est immense, et il y a déjà une dizaine de tables ouvertes. On attend même quelques minutes avant de pouvoir s’asseoir à une table 1$/2$ alors qu’il n’est que 11h. On décide de jouer 1h avant d’aller au Rio pour manger et être au RdV de 14h avec le staff. Je cave à 200$. Les premières mains jouées à Vegas ! C’est bon ça… Assez rapidement, je défends avec sur une ouverture du bouton et un call de la SB. 3way pot à 21$. Flop Check, check et cbet du bouton à 9$. La SB call, je call avec la ventrale et le backdoor flush draw. C’est spewy, mais bon, j’ai envie de jouer et je suis en mode gamble, mais juste un peu. Turn magique Et là la SB ouvre à 25$. Je call juste, histoire de garder tout le monde, mais le bouton fold. River SB bet 35$, ça ouvre la flush mais j’y crois pas trop (genre ), mais j’ai pas envie de value avec ce risque. Donc je call juste, SB shows . Et hop un pot à 170$. Et là, comme il faut tipser les croupiers, pour cette belle ventrale, je veux lui donner 2$ (2 jetons blancs, en général les gars filent 1$ par main gagnée après le flop) mais je me trompe et file 2 jetons rouges de 5$. Je sens un moment de flottement autour de la table, le croupier qui me dit « C’est pour moi ? » (enfin plutôt « Is it for me ? ») un peu surpris. Je dis oui en réalisant mon erreur au moment ou il les prend. Bon c’est trop tard, et je sens bien que toute la table hallucine sur mon compte. Le mec qui paye pour la ventrale, la value pas et file 10$ de tip : le fish, quoi Après je me rappelle plus trop des coups, mais je monte au plus haut à 350$, puis reperds quelques coups (genre 2 paires vs suite ou TPTK vs 2 paires), et je finis au bout d’une heure à la cave de départ. Salette, lui a perdu 100$. On a pu apprécier le niveau plutôt élevé de cette room, avec des regs dès le matin et pas de gros fish (à part moi, je veux dire). Bon, allez, direction le Rio en taxi (comme toujours là bas. Prévoir un bon budget taxi en fait), pour manger et prendre connaissance avec les lieux et le staff PMU.
  19. Perso avec mon petit niveau, j'ai trouvé que les betting patterns de O RLY donnaient vraiment des indications sur la force de sa main. Je suis le seul et je m'enflamme ou d'autres ont trouvé aussi ?
  20. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Samedi soir à downtown Vegas Le taxi nous dépose devant le Golden Nugget, on fait le check in et on monte dans notre chambre. En passant, on voit la piscine (blindée de monde, tu m’étonnes vu la chaleur). Truc marrant, il y a un aquarium adjacent à la piscine et un toboggan qui commence et termine à l’air libre dans la piscine, mais se referme en son milieu pour traverser cet aquarium, dans lequel il y a même un requin ^^. A droite de la piscine, le casino est tout de suite là, avec son bruit assourdissant de bandits manchots et il y a même quelques tables de Black Jack au bord de la piscine, avec des croupières très peu vêtues… Je n’aime pas le black jack, mais je vais peut-être me forcer On monte dans la chambre, assez grande, standard, propre mais un peu défraichie avec 2 lits « queen size » et encore une clim à fond, qui fait un bruit de moteur diesel des années 80, que je serai obligé de calmer un peu. Après une douche, nécessaire, au terme de ce périple aérien, on descend faire un tour pour éviter de capoter tout de suite, il est près de 20h en local, mais 5h du mat pour nous… Cette partie de Freemont street est couverte d’un toit digital sur lequel sont diffusées des animations. C’est plutôt pas mal fait, et ça donne une sensation surprenante de voir toute une rue avec ce ciel artificiel et coloré. Bon par contre, il fait ultra chaud et on s’attarde pas trop en passant devant Miss America, Spiderman, un gladiateur romain, une grosse femme tous seins dehors avec une étoile collée sur les tétons (quand même), … tous ces personnages, comment dire, hauts en couleur, avec qui les touristes peuvent prendre une photo pour quelques $ de tip. Direction le Binion’s, en face du Golden Nugget, pour aller voir la poker room et le poker hall of fame avec les photos des légendes du holdem qui tapissent les murs. Salette va acheter 2 jetons de 1$. Il a décidé de ramener un échantillon de chip de 1$ de tous les casinos ou on passerait. La poker room est peu animée avec une seule table ouverte en full ring. De toute façon, on a décidé de ne pas jouer ce soir car trop fatigués. On monte à l’étage pour voir la salle où se déroulaient les WSOP il y a encore quelques années. Un tournoi de PLO vient d’y commencer. La salle n’a rien de particulier, ça ressemble plus à une salle de conférence vidée de ses fauteuils et hyper éclairée, et l’ambiance est très calme. On ne reste pas, on repart à notre hôtel en faisant un dernier tour sur Freemont street. Je m’en rendrai compte à partir du lendemain, mais la population et l’atmosphère sont vraiment différentes par rapport au Strip. Il est temps d’aller manger. On s’installe à la table d’un des restaurants du Golden Nugget pour s’envoyer un gros burger. Il est près de minuit et il fait encore au moins 40°, c’est hallucinant. Bien nazes, c’est l’heure d’aller se pieuter. Le lendemain, dimanche, j’ai rendez-vous à 14h au Rio avec le staff PMU pour faire ma carte Total Reward, m’inscrire à l’event 56 et pour une première prise de contact. Hâte d’y être !
  21. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Oui, elles arrivent dans les prochains épisodes
  22. [TRIP REPORT] Vegas 2013 et WSOP #56

    Ah oui c'est vrai, j'avais oublié ce gag. En même temps tu en as fait plusieurs dans le même genre pendant le séjour
  23. Bon ben je me suis lancé ici : http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/202957-trip-report-vegas-2013-et-wsop-56/
  24. Gros CR Salette Ca me rend nostalgique de notre trip à Vegas été 2013... Tant je posterai le trip report que j'avais fait à l'époque.
  25. Gagnez votre package LAS VEGAS de 3500€

    Ce qui me gêne plus c'est l'annulation du sat à 25€ de 19h45 aujourd'hui... Je m'y suis inscrit dans la journée, à 19h45 je me connecte pour jouer et je me rends compte que le sat est annulé (les 25€ m'ont bien été reversés). Il y avait un minimum de joueurs pour qu'il ait lieu ?? Je parle bien du sat à 25€ de 19h45. Pas de celui spécial cp qui semblait impec, mais maintenant comme c'est demain à 19h, c'est un peu tôt pour ceux qui travaillent et/ou ont une famille.
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PMU : Happy Wheel
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