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    DonTilt reacted to ArtPlay for a blog entry, Poker, morale et liberté   
    Poker, morale et liberté
    Disclaimer !

    Je ne prétends pas que mon ressenti soit universel. Je le communique à titre strictement personnel, mais je vais pas m’emm**der à exprimer à chaque fois « à titre personnel gnagnagna »

    Je n’ai jamais réellement adoré jouer au poker. En 2007 ce n’était encore qu’un prétexte pour me saouler la gueule autour d’une table avec quelques amis. Et si depuis 2008 je m’y suis pleinement investi, ça a toujours été avant tout pour une question d’argent. L’étude du jeu me fascine, mais le jeu de la carte en tant que tel m’a toujours blasé : trop de hasard, trop d’injustice, trop de frustrations.

    C’est faute d’une orientation de carrière dont la perspective ne me rendît pas totalement dépressif que je me suis tourné vers le poker en quête d’argent facile et d’une grande liberté d’action et d’organisation.

    Il semblerait bien que ces objectifs soient atteints sans problème. De janvier à juillet j’ai joué en tout et pour tout 400h, soit environ 2 fois moins qu’un salarié français, avec une flexibilité totale et en gagnant très bien ma vie.

    Pourtant aujourd’hui et depuis plus d’un mois j’ai totalement arrêté de jouer. On pourrait s’attendre à ce que ce soit à la suite d’un tilt ou d’un gros bad run. Bien que j’aie vaguement breakeven en juin ce n’est pas le cas. J’ai simplement été frappé par la réalisation que ma soi-disant liberté était en fait illusoire, et que passer mes journées à faire quelque chose qui ne me plait pas n’était pas le moyen le plus épanouissant d’avancer dans ma vie.

    Une liberté illusoire
    Tout ceci pourrait fort bien ressembler à un caprice d’enfant gâté. Je pense que ce n’est pas le cas, et plus je réfléchis à mes désirs et à ma situation ces années passées, plus je m’en convaincs.





    Moi j'voulais des pâtes, ils sont dégueulasses tes haricots


    Oui j’ai bénéficié d’une grande liberté. Chaque jour où je souhaitais glander en slip au lieu de grind je pouvais le faire. Je faisais même généralement les deux à la fois. Chaque soir où j’ai voulu sortir m’abrutir d’alcool sans réfléchir à arriver au bureau entier le lendemain j’ai pu le faire. Chaque fois que ma copine a trouvé un job dans un nouvel endroit j’ai pu la pousser à accepter et déménager sans souci.

    Si toutefois je me penche en détail sur ce que j’ai pu accomplir grâce à cette liberté le bilan est assez maigre. Je me suis toujours fixé des objectifs en termes de développement personnel (apprentissage de nouvelles choses, investissement, réalisation de projets), et ai toujours été le premier à dire « le poker oui, mais il faut songer à une reconversion ».

    A bien y réfléchir pendant ces années je n’ai jamais réussi à profiter de la liberté accordée par le poker pour m’atteler à tout ça. J’ai appris des bribes dans de nombreux domaines sans jamais avoir le courage de creuser en profondeur (je me suis inscrit à de nombreux nombreux MOOC sans jamais aller au bout d’un seul). J’ai lancé un projet de site de coaching vidéo qui m’aura certes beaucoup appris en gestion mais qui restera un échec parce que je n’ai pas su suffisamment m’y investir. J’ai eu des tonnes d’idées d’écriture sans jamais jeter la première ligne d’un roman ou d’un essai.

    De manière plus étonnante encore, même lorsque j’étais sous contrat avec PokerStars, je n’ai jamais été réellement proactif pour leur proposer des challenges, promos ou autres qui auraient pu tourner autour de ma personne. Alors que j’aurais eu tout le temps du monde pour en designer, et tout intérêt à le faire.

    Mon unique accomplissement au cours de ces années reste finalement l’écriture du Poker Apprivoisé. Paradoxalement je ne l’ai absolument pas rédigé lorsque je jouais au poker, mais à 90% lors mes trajets quotidien de RER durant les trois petits mois de ma vie où j’ai exercé un emploi salarié en 2010.





    Pourquoi donc, alors que le poker m’a offert l’argent et la liberté nécessaires à monter et à mener n’importe quel projet à bien n’ai-je jamais réussi à accrocher le train de la motivation ?


    Raisons
    Mon sentiment est que le poker professionnel n’offre finalement, si on n’y prend pas garde, qu’une illusion de liberté. Il y a encore trois mois je disais à un ami suite à une après-midi de grind difficile « pff, quel jeu de mer*de ». Lorsqu’il me répondit « arrête. » je me surpris à ânonner « impossible, je gagne trop d’argent ».

    La vérité est que la pression et l’incertitude fiscale, ainsi la perspective de ne peut-être plus pouvoir gagner sous 2 ou 3 ans, m’ont tout simplement fait abandonner l’idée d'entreprendre d’autres projets que celui de jouer au poker pour gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible. Ceci alors même que ma situation en l’état ne le nécessite absolument pas, et qu’il est sûrement bien plus judicieux à l’heure actuelle de me concentrer sur mon développement personnel.

    On pourrait par ailleurs imaginer que j’organise mon quotidien de sorte de mener le poker et d’autres projets de front. Mais cela m’a également été rendu psychologiquement extrêmement difficile. En effet les jours où je perdais j’étais extrêmement motivé par le poker et par la volonté de redresser la barre. Les jours où je gagnais, généralement des sommes de l’ordre de 1000 à 2000€, il m’était aussi extrêmement difficile de me motiver : essayez de vous bouger le cul à vous lancer dans un cours en ligne ou dans l’écriture d’un début de roman (vraisemblablement voué à l’échec) alors que vous pouvez tranquillement filer à la plage et siroter un mojito en vous reposant sur les lauriers d’une journée productive. Ou jouer à Hearthstone ouais …

    De manière générale que je gagne ou que je perde le poker est de toute façon une activité mentalement épuisante et je n’ai que rarement eu la volonté d’engager davantage de travail, même d’une autre nature, à la fin d’une session. Toutes ces raisons m’ont finalement rendu esclave d’un job qui semble pourtant fort ressembler à un des plus beaux du monde






    Les meufs menottées à poil se sentent étonnamment esclaves elles aussi

    Morale
    Eh oui ce billet n’a pas fini d’être long et chiant c'est le quart d'heure introspectif. Dans la même période de temps où j’ai commencé à prendre conscience de mon absence de liberté j’ai également eu une révélation tout à fait troublante pour moi qui me suis toujours considéré comme le pire des misanthropes : j’apprécie les gens et leur compagnie.

    Alors rassurez-vous, pas celle de n’importe qui, je continue d’être emm*erdé par un solide 90% de la population. Mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas réellement vivre seul, et plus important (et dérangeant pour quelqu’un qui s’est toujours considéré comme un enc*ulé solitaire) je ne peux pas non plus vivre sans une certaine reconnaissance des gens. C’est probablement une des raisons pour lesquelles j’ai démarré ce blog. Enfin, ne nous mentons pas, la raison principale était « je deviens connu et je me fais sponsoriser, » (Antho, tu me dois 1000 balles que tu as sûrement intégralement fumés en beuh).

    De manière tout à fait coïncidente, probablement en raison de la récete sortie de Daniel Colman, c’est également le moment qu’ont choisi plusieurs personnes pour me poser ces questions particulièrement chiantes que j’avais étonnamment rarement entendues en tant que poker pro : Ça te gêne pas de prendre l’argent de mecs qui se ruinent au jeu ? Ça te gêne pas d’être une grosse mer*de qui contribue pas à la société ? T’en as pas marre de passer tes journées à te gratter les cou*illes en calbar tout seul devant ton PC comme un geek ?

    La dernière n’a rien à voir avec notre problématique mais elle m’a souvent été posée, quoi qu’en des termes moins triviaux. Sur les deux premières je ne m'étais jamais vraiment interrogé parce que, non, ça ne me gênait absolument pas. Mais puisque ces questions intéressent au moins trois personnes distinctes, je vais donner et étayer un peu mon avis.


    Pouiller les misérables addicts

    En préambule, j'ai souvent lu l'argument suivant : "les fishs veulent se divertir, les pros ont un rôle d'accélérateur de trafic". C'est ça. On est les joyeux-gentils clowns d'une industrie aussi rose que celle de la barbe-à-papa. Cet argument est à mon avis d'une hypocrisie totale, le brandir c'est se voiler la face et ne considérer que les joueurs récréatifs au comportement totalement sain. Ceci étant écarté, passons aux choses sérieuses.

    Bien sûr la perspective de contribuer à la ruine de personnes ayant potentiellement un gros problème avec le jeu ne m’a jamais particulièrement enchanté. Pour autant, à part lors des rares occasions où je me suis retrouvé face à mes « victimes » autour d’une table de casino, je n’ai jamais ressenti le moindre malaise non plus.

    J’ai essayé de rationaliser le pourquoi de mon désintérêt émotionnel. De manière très claire je pense que c’est parce que je ne m’identifie absolument pas à ces personnes et à leur malheur. Je déteste les jeux d’argent (oui, oui), j’ai un cerveau jusqu’à maintenant très résistant à toutes les addictions, bref sur le plan émotionnel l’addiction au jeu m’est aussi étrangère que pourrait l’être un arc-en-ciel à un aveugle de naissance.

    Comme j’ai quand même un cœur (oui, oui) j’ai tenté de réfléchir à la question de l’impact que peut avoir mon activité sur le volume des pertes d’un joueur récréatif. Ma conclusion, simple mais réaliste, a été de me dire « si ce n’est pas moi qui lui prends son fric, ce sera un autre. Autant que ce soit moi ». J’applique très régulièrement et très volontiers ce genre de raisonnement, mais j’admets que d’un point de vue philosophique ce n’est pas très malin. Je me fais régulièrement rattraper par la brigade de la bien-pensance quand j’essaie notamment d’expliquer que le fait que je vote ou non a une utilité strictement nulle.

    Pour éviter ce problème je vais ici généraliser l’hypothèse : quel est l’impact de l’activité de tous les regs « éduqués » sur les comportements addictifs ? En d’autres termes si on supprime les joueurs « éduqués » qui tentent de générer un profit en jouant au poker, améliore-t-on le quotidien des addicts ?

    Il n’est malheureusement pas possible de répondre de façon totalement tranchée à cette question, mais j’ai malgré tout mon opinion. On pourrait se dire que la disparition des gagnants réguliers diminuerait l’attrait du jeu et que parmi le pool de perdants certains deviendraient gagnants et les autres perdraient moins vite : tout benef pour les perdants. Mais ce serait oublier que l’attractivité du poker n’est pas du tout constituée des regs online, mais bien par premières places des gros tournois et par les joueurs sponsorisés mis en avant par les rooms.

    J’aurais donc personnellement tendance à penser que le marché engloutirait toujours des sommes d’argent comparables : oui certains perdants du passé deviendraient gagnants. Oui certains perdraient moins et moins vite. Mais à un jeu si facile où des amateurs complets parviendraient à sortir durablement gagnants on verrait peut-être alors apparaître une nouvelle frange de joueurs, des « super-fishs » qui n’auraient pas forcément été attirés par le poker technico-rébarbatif pratiqué actuellement sur les tables de poker online.

    Bref disons qu’à tout le moins la question, même en partant sur une hypothèse générale finalement absurde, n’a rien d’évident. Donc non, que ce soit rationnellement ou émotionnellement, je ne me sens pas mal de prendre l’argent des addicts.





    Je manque officiellement d'idées pour aérer mon texte



    Inutilité sociale
    Cette question-là m’a également fait réfléchir à plus d’un titre.

    D’abord parce que c’est une question extrêmement désagréable à poser à quelqu’un et qu’on aimerait bien avoir une réponse cinglante toute prête à donner qui commencerait par « pauvre fils de pute » et qui s’achèverait par « , conn**d ». Mais je ne vis malheureusement pas dans un sketch de Jean-Marie Bigard et je me contente donc généralement de répondre :

    « c’est vrai, mais tu sais y’a plein de métiers qui servent à rien socialement voire qui sont néfastes, le mec qui t’appelle pour te vendre des options binaires, le mec qui se pointe chez toi pour te vendre un aspirateur foireux, ton conseiller bancaire … Est-ce que tu demandes à ton conseiller bancaire si ça le fait chi** de faire un job de con inutile quand tu vas le voir et qu’il essaie de te fourguer une assurance vie avec 1.5% de frais de gestion ? Non tu lui fous la paix …. » … je m’égare.

    Donc pour répondre à la question : oui je réalise pleinement ma totale inutilité sociale. Mais j’ai un problème avec la façon qu’ont les gens de formuler cette question. Ils semblent bien souvent partir du principe qu’embrasser un job inutile est un comportement d’égoïste. Ils oublient en revanche totalement qu’un certain nombre de métiers sont inutiles, et que par ailleurs et indépendamment de cela, 90% des gens qui exercent un métier utile ne le font de toute façon pas pour leur utilité intrinsèque mais bien pour gagner du fric.

    Personne ne va aller casser les couilles à la caissière de Carrefour parce qu’elle ne réalise pas que son boulot est utile socialement. Il l’est, mais elle ne le fait que parce qu’il lui apporte un salaire pas pour remplir un besoin de la société de consommation. Même chose pour un taxi, un éboueur ou un tourneur-fraiseur. Malheureusement il semble que pour beaucoup de gens gagner de l’argent doive nécessairement s’accompagner de culpabilisation et d’une nécessité de faire amende honorable. Lâchez-moi la grappe.

    Malgré cette diatribe je ne suis pas entièrement un fils de pute égoïste. Car si cette question de l’utilité sociale me gêne, c’est bien souvent davantage par sa forme généralement culpabilisatrice et moralisatrice que par son fond. Couplée à ma récente réalisation que j’avais besoin pour m’épanouir des gens et de leur reconnaissance, j’ai également pris conscience du fait qu'avoir une utilité sociale me manquait. Je veux pouvoir collaborer à une société, je veux pouvoir faire profiter les gens de mes compétences.

    Si la forme de cette question n’était pas culpabilisatrice mais au contraire constructive voire pleine de pitié (n’exagérons rien, OK, mais je ne trouve pas comment le formuler là, de suite, et après 2440 mots j’en ai marre de chercher) elle serait beaucoup plus acceptable. La caissière, le taximan, l’éboueur (!!) qui ne réalisent pas que ce qu’ils font est utile sont à plaindre – au-delà de leurs conditions salariales j’entends. Votre conseiller bancaire qui vous ouvre un compte-titre à la con, le mec qui vous appelle pour essayer de vous escroquer avec des options binaires, le joueur de poker, ça ne sert à rien de les faire culpabiliser et de les critiquer, ils s’en branlent. Ça ne devrait pas vous empêcher d’essayer de leur faire réaliser que peut-être ils peuvent obtenir plus de satisfaction personnelle autre part ou en ajoutant une autre composante à leurs activités quotidiennes. Mais par pitié de façon intelligente et raisonnée.

    Pour ma part vous l’aurez compris j’ai résolu de changer un peu d’activité. J’ai plusieurs choses que je souhaite réaliser dans un futur proche, en particulier redonner un peu de coaching et écrire un second bouquin de poker, destiné aux joueurs avancés celui-ci, non plus aux débutants. Cela me permettra de conjuguer à nouveau deux passions, l’enseignement et l’écriture. J’ai par la suite d’autres projets plus ambitieux et hasardeux, hors poker, dont je vous toucherai peut-être un mot dans le futur. Je n’exclus absolument pas de reprendre le grind quand les circonstances seront plus favorables (l’accès au .com et au format Zoom me ferait le plus grand bien)

    J’ai terminé d’échafauder des plans pour « l’après-poker » : je m’y mets tout de suite.
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    DonTilt reacted to M€LJA for a blog entry, Et toi Melja, qu'est-ce tu deviens ?   


    Salut chers lecteurs même si je doute que vous soyez encore nombreux après plus d'un an sans publier .




    Je dois l'avouer,si tout irait bien et que j'aurais 4 tables qui tournent en ce moment , je n'aurais probablement pas pris le temps de revenir poster sur ce blog .




    Vous l'aurez remarqué, je ne suis pas une lumière en orthographe mais je vais essayer de faire du mieux possible pour vous raconter ma vie pokéristique et la vie du poker en général durant cette année passée .




    Commençons par le commencement , mon BAN des casinos français et des sites ARJEL suite à une altercation dans un casino .




    La plupart d'entre vous connaissent déjà l'histoire donc je vais éviter de revenir dessus même si il faut bien dire que cette sanction m'a quand même mis un gros frein dans ma vie de joueur de poker .




    Juillet 2012 : Suite à l'altercation du mois de mars , Je suis convoqué à la PJ de Lille où l'on me signifie l'arrêté ministériel qui m'interdit d'entrer dans tous les casinos de France et surtout de jouer sur tous les sites français agréer par l'ARJEL pour une durée de 2ans .




    La nouvelle est dure à accepter même si je m'y attendais après avoir eu des échos par des gens du milieu . Je décide dans un premier temps de m'expatrier en Belgique pour jouer sur le .com mais ma gestion de bankroll désastreuse va vite me résoudre à rentrer en France au bout de deux mois sans vraiment avoir pu m'installer sur le .COM.




    De retour chez moi complètement broke , je décide d'ouvrir des comptes sur les sites de poker français sur le nom d'amis qui ne sont pas joueurs .



    Winamax détecte assez vite la supercherie et me clôture mon compte . Aucun recours à faire, passons .



    J'ouvre ensuite trois autres comptes sur d'autres rooms qui me permettent encore à l'heure actuelle de jouer .




    Mais le soucis quand on joue sur le compte d'un autre, c'est qu'il faut être très discret ce qui veut dire ne pas parler de ses perfs publiquement, (assez chiant pour un bragueur comme moi) mais aussi faire très attention avec les cash out pour ne pas "déranger" trop souvent l'ami qui me sert de prête nom ni sa banque qui n'aime pas forcémment le poker ...




    Même si je réaliserais un gros hiver sur Barrière (+20k€) et quelques coups d'éclats en MTT (notamment la win d'un SCOOP et d'un HR sur pokerstars), mes sessions sont souvent dominées par le sentiment de ne pas être moi et surtout par ce tilt récurrent depuis des années qui m'empêche d'avoir une bankroll stable . Je me suis fait à l'idée qu'il ne me quittera d'ailleurs jamais .




    Pour ce qui est des tournois live, j'en ai disputé qu'un, le WPT Bruxelles à 1650€ en Février ou j'ai spew comme un cochon et bust au bout d'une heure . Pas de quoi raviver ma flemme pour le live !




    [idea=Et maintenant, on fait quoi ?][/idea]




    Je suis dans une période ou je me demande combien de temps vais-je encore avoir l'envie de jouer au poker ...




    Oui, j'ai gagné beaucoup d'argent ces dernières années (environ 150k€) mais tellement irrégulièrement qu'il m'arrive de rouler dans une belle Audi 6 mois et de prendre le métro les 6 mois d'après ...




    Croyez moi ou non, Il m'est arrivé cet hiver de dépenser en une après midi 10 000€ en liquide dans un café sur des courses PMU à coup de 1500€ gagnant par cheval . C'etait un samedi . Je me souviens que tout le monde me regardait échanger mes billets violets contre un vulgaire récépissé .




    Mes amis présents ce jour là et qui sont pour la plupart en galère avaient envie de gerber ...



    Et bien pas moi .



    L'idée que j'ai eu pour me refaire ? Miser le lendemain les 5000€ qui me restait sur un match de tennis féminin dont j'ai oublié le nom de la joueuse, je sais qu'elle avait un nom de russe qui m'avait inspiré confiance et qu'elle avait une cote de 1,75 . ma joueuse a facilement gagnée le 1er set 6-1 mais quand elle a perdue le second , je savais déjà au fond de moi que mes derniers 5000€ ne m'appartenaient déjà plus .



    S'en suivra quelques mois de galère où j'ai même du faire de l'intérim pour pouvoir payer mes factures .




    Comme beaucoup de joueurs donc, je suis un flambeur/spewtard dans l'âme et les rooms de poker l'ont bien compris : avec la mise en place depuis 2 ans des hyper turbo et déglingos, je suis tout simplement break even en HU, j'ai eu la chance de trouver une certaine réussite en MTT qui m'a permis de pouvoir encore gagner .



    C'est donc très difficile mentalement de toujours repartir jouer au poker et d'ouvrir des heads up à 10 balles ou pire encore bosser pour 70€ par jour à l'usine quand on a claqué 15k€ le mois d'avant ...




    C'est la principale raison qui me pousse à réfléchir à mon avenir car je me dis que finalement, l'argent du jeu n'appartiendrais t'il pas au jeu ?



    Mais ce n'est pas la seule raison qui me fait me poser des questions sur l'utilité de continuer au poker ...




    Le niveau des joueurs sur le .FR augmente de plus en plus , le FISC guette, mais surtout la lassitude du jeu et la fatigue mentale devient de plus en plus dure à gérer , je m'en expliquais sur un thread sur le CP qui parlait du blues du grinder il y a quelques mois :




    "Je ne parlerais pas des périodes de bads run car je pense que l'on vit tous à peu près la même chose dans ce cas, mais plutôt du mal être du joueur de poker même quand tout va bien :



    C'est vrai que je me sens privilégié face à mes amis qui galèrent à se lever à 6h du mat tous les jours pour un smic mais parfois , j'échangerais bien les rôles une petite semaine par mois . Je m'explique : Ne rien faire d'autre que jouer au poker sur son PC tous les soirs , parfois même le jour est vraiment lassant au bout d'un moment . Parfois j'ai vraiment envie d'avoir une vraie vie professionnelle avec des rapports humains etc (sauf à France Telecom
    ) ... Comme beaucoup l'ont dit , être joueur de poker nuit aussi à une bonne hygiène de vie (repas avalés à la hâte etc ..) et créer un décalage avec la vraie vie comme le fait de terminer une session à l'heure où d'autres se lèvent pour aller au travail .



    Il m'est arrivé de me sentir mal en rentrant d'un cash game live en casino à 6h du matin en croisant les enfants qui partent à l'école , même en ayant gagner un SMIC en 5 heures de session . Il m'est aussi arrivé de ne pas avoir envie de commencer ma session du soir mais de me sentir obligé de la faire , comme par manque ou par appât du gain .




    Pour être un joueur de poker épanoui , il faut être un bon gestionnaire (ce que je ne suis pas du tout) , et avoir un mental à toute épreuve . Il faut apprendre à aller se coucher à l'aube en ayant perdu 1K contre un mongolien qui comprend rien au jeu alors qu'on sait qu'en principe on aurait du lui prendre 2k ou encore perdre en 1 soir le bénéfice qu'on a mis 1 semaine à gagner , parfois plus . A part l'expérience rien d'autre ne peut apprendre à accepter ce genre de trucs .




    Ce que je trouve dur aussi c'est qu'il faut constamment apprendre à repartir de rien ou presque , nous jouons au poker pour gagner de l'argent . On part d'un petit dépot puis on grind pendant des mois jusqu'à atteindre une certaine somme et là on a l'envie de s'acheter quelque chose (ou de simplement payer ses factures pour ceux qui jouent à des limites plus basses) et on cash out et devons repartir de plus bas . Cet éternel recommencement est fatigant mentalement et c'est encore plus vrai en cas de brokage . Ce problème ne concerne pas ceux qui ont une gestion de bankroll parfaite mais je pense que l'on est très peu dans ce cas .




    On parle aussi beaucoup de la liberté de ce mode de vie mais je me souviens avoir refusé plusieurs fois des sorties avec des amis car "ce soir c'est dimanche et c'est jour de tournoi" ou " non ce soir j'ai 500€ à rattraper" sans parler des évènements de plus en plus fréquents ( FCOOP,SCOOP,WS etc...) qu'on a pas envie de louper et qu'il faut financer . On a beau être libre sur les horaires , ce jeu est notre gagne pain si on ne joue pas on ne gagne pas . ça demande énormément de temps et un joueur de poker travaille beaucoup plus qu'un salarié aux 35h et souvent 7 jours sur 7 .




    Pas de soucis donc avec le fait de gagner beaucoup plus d'argent que Mr Tout le monde car comme tout métier qui paie , il faut non seulement bosser beaucoup mais surtout avoir les compétences , voire un talent , ce qui n'est pas donné à tout le monde .




    Malgré tout ces inconvénients , Je suis d'accord avec ceux qui disent que réussir à gagner sa vie grâce au poker est une véritable chance mais il y a un dicton que j'ai entendu qui est on ne peut plus vrai : " Le poker est l'argent facile le plus difficile à gagner " . Cette phrase résume à peu près tout ."




    Et oui , ce n'est pas tous les jours facile et Chaque jour, on apprend la retraite prématurée d'un joueur et on sent dans le discours de tous que l'augmentation du niveau, la menace du FISC et surtout la pénibilité mentale du "métier" pèsent de plus en plus dans les esprits .



    [learn=Le poker, une perte de temps ?][/learn]



    Cette photo de moi à côté d'Arnaud Matern pendant l'EPT Deauville il y a déjà 4 ans illustre vraiment bien ce que j'exprime dans ce billet . Pourquoi ?








    Rappelons nous . à l'époque, je suis un jeune ramdom qui prend plaisir à jouer l'attention whore sur un forum de poker et qui rêve de faire une grande carrière de joueur de poker sponsorisé .



    Arnaud Matern est lui l'un des joueurs les plus reconnus dans le poker français partageant l'affiche de Pokerstars avec Elky .



    Ou en est-on aujourd'hui ? Pour moi on vient d'en faire le tour et rien de bien folichon .



    Mais pour Arnaud Matern, c'est encore plus terrible puisqu'il a perdu son sponsor et que çela fait maintenant 17 mois qu'il n'a pas fait ITM alors qu'il dispute encore de nombreux EPT .




    C'est donc ça la vie de rêve ?




    Et Elky il est encore là me direz vous ?



    En effet , il continue à parcourir le monde sous les couleurs de Pokerstars mais si Hendon mob lui retirerait les buy in de tous les tournois qu'ils disputent sans faire ITM, je pense qu'il ne lui resterait que la moitié de ses 10 millions de gains en live . et oui ça va vite quand on fait des one drop à 1M$ ou des super high rollers à 100k$ .




    Mais bon, tout le monde n'est pas Elky et nombreux sont les joueurs qui ont disparu du circuit soit parce qu'ils se sont broke même en ayant gagné des tonnes auparavant, (je pense à Kzouls qu'on ne voit plus sur aucun tournoi depuis plus d'an même si je ne sais pas si il est broke mais c'est fort probable) ou d'autres comme Tristan Clémençon .



    Rappelez vous il y a 6 ou 7 ans , le petit prodige malmenait ses adversaires sur les tables de Poker770, aujourd'hui, celui qu'on surnommait le PDG quand il était chez Winamax a finit par vraiment le devenir en investissant ses gains pendant son sponsoring dans la création d'une entreprise . Peut être le plus malin de nous tous ?




    J'ai donc l'impression que par les temps qui courent, la tendance est au déclin .




    Mais paradoxalement, les chiffres en terme d'affluence sur les tournois live sont très bons . On vient de battre le nombre de participants du circuit WPT à Marrakech et les WSOP-E d'Enghien sont dans la même lignée que l'année dernière malgré la perte du glamour de la Côte d'azur .




    Mon discours n'est-il alors pas trop alarmiste ou trop personnel ?



    Peut être est-ce juste la fin d'une génération de joueurs dont je fais partie que la routine et les frustrations des 80/20 décisifs perdus ont finit par lasser ? Réponse dans quelques années .




    Mais quand on regarde ce que sont devenus les précurseurs en la matière, il y a de quoi penser que le poker ne fût pour eux, comme pour beaucoup, qu'une brève illusion ... Rappelez vous : Pascal Perrault, Thomas Fougeron, que je me souviens avoir croisé il y a 2 ans à St Amand, cherchant désespérément un stacking pour jouer le 500 deepstack .



    Je ne cherche pas à me moquer de ses joueurs mais ils représentent pour moi le début du poker Français et je ne peux m'empêcher de les citer .




    Mais pas de panique, Il y aura toujours de nombreux candidats prêts à se lancer et à rêver de gagner sa vie au poker pour, pourquoi pas un jour, ship un gros tournoi live qui changerait leurs vies.





    Car, si les années passent, emportant avec elles les exploits et les souvenirs d'anciennes gloires , il y en aura toujours de nouvelles pour faire rêver le joueur comme Quentin Lecomte, qui du haut de ses 20 ans, ferait mourir d'envie tout ramdom qui bosse pour le SMIC toute l'année et qui vient de découvrir le poker .



    Le petit 2balla n'a jamais aussi bien porté son nom : en 2013, il a déjà encaissé 200 000€ et, cerise sur le gâteau, vient de trouver un sponsor à l'heure ou la majorité des joueurs perdent le leur . Mais le plus dur reste à faire : rester positif sur le très long terme .




    En fait, ce que je veux résumer de tout ce billet c'est que peu importe votre niveau, le poker, c'est des gains , des pertes puis des gains puis des pertes .



    Au final , tout cela commence à ressembler à une perte de temps pour moi et pour les stars mondiales de ce jeu, c'est la même chose comme le
    montre cet article datant d'aujourd'hui .



    Et
    Gus Hansen, ce "Dieu" du poker qui semblait maîtriser les cartes, comment se passe sa vie de joueur pro ?



    Je vous laisse chacun réfléchir à votre sort, quand à moi, je n'ai aucune idée de ce que demain sera fait . Peut être vais-je tenter de me faire stacker un petit montant pour jouer online car il est possible que jouer avec l'argent des autres me responsabilise dans ma gestion du tilt et de ma bankroll .




    Ah oui, au fait ... comme Gus, je viens de me broke . Contre ce fameux mec décrit plus haut, celui qui comprend rien au jeu, mais qui utilise la part de hasard à merveille . Cette même part de hasard qui finira un jour par lasser les meilleurs d'entre nous ...




    EDIT : La lassitude, Roger Hairabedian en faisait justement part lors d'une
    interview à Live poker hier :



    " """Mais j'avoue ressentir aujourd’hui une grande fatigue car toute une saison de tournois est très difficile et les jeunes sont plus affûtés physiquement que moi. Douze mois de poker en live à une cadence intense est très fatigant surtout vu mon âge et mon poids. il faut voyager toute l’année et cela peux coûter physiquement. Il faut aller au charbon. Je ressens aujourd’hui une lassitude après neuf mois de tournois. Quand les cartes vont bien tout est plus facile, mais quand elles se ternissent il est très difficile de tenir mentalement"




    Quelques heures plus tard , il remportait le second bracelet WSOP-E de sa carrière et les 150 000€ qui vont avec .



    De quoi relativiser et se dire qu'avec du talent, on finit toujours pas être récompensé un moment ou un autre et terminer ce post un brun nostalgique par une note d'espoir .

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    DonTilt reacted to Introl for a blog entry, Vegas, Episode VI : En mode Super-Balla ou Super-Rom ?   
    Let's play a game...

    Pour mon sixième séjour à Las Vegas depuis mon arrivée à Vancouver il y a 4 ans, les dates sont déjà posées : ce sera du 10 au 18 novembre 2013.

    Et j'ai décidé de me lancer un petit défi, afin de savoir quelle forme il prendra, en établissant 4 différents scénarios (Super-Balla, Balla, Standard, Rom), que je vais m'empresser de vous détailler :


    Scenario 1 (le god mode) : Super Balla

    Rien n'est trop beau ni trop cher. Il faut dire qu'avec plus de $20.000 pour 8 jours, il y a de quoi se faire plaisir !

    Tout commencera donc par un vol direct Vancouver-Las Vegas en Business avec Air Canada pour la modique somme de $1867. Une fois arrive a McCarran, il sera temps de prendre le shuttle pour se rendre au Car Rental Hub, et y prendre possession pour les 8 prochains jours d'une Ford Mustang cabriolet (ou equivalent) contre une somme relativement modique, tout compte fait, de $550.



    On sort du hub en mode keke, les cheveux au vent, on tourne deux fois a droite et nous voila sur Las Vegas Boulevard, plus connu sous le nom de Strip. On passe devant le panneau sud "Welcome to Fabulous Vegas", sous lequel les roms touristes font la queue pour se prendre en photo. Puis on arrive au Mandalay Bay qui marque le debut du Strip. On le remonte vers le nord en passant successivement devant la pyramide du Luxor, le chateau medieval de l'Excalibur, la facade blanche immaculee du Tropicana, La tete de lion geante du MGM Grand, Les gratte-ciels et le Rollercoaster du New York New York, le Monte Carlo, avant d'enfin arriver a destination : Le City Center Complex et le Vdara

    Check-in rapide, et pas besoin de tenter le $20 trick des roms puisqu'on a reserve une Panoramic Suite, rien que ca. Et ouais mon gars ! Une vue a 270 degres sur le Strip et le desert, 80 metres carres de luxe avec cuisine amenagee, King Bed, Living room avec canape convertible (on sait jamais, si un Rom du CP a besoin d'etre heberge), des ecrans LCD 2000 pouces 3d dolby EX qui dechire sa mere, buanderie lave/seche linge, frigo americain, etc... Y'a pas a dire, pour $3512 les 8 nuits, on est bien, la !


    Au niveau des frais annexes, un budget bouffe de $1200, histoire de s'offrir deux bons restos par jour, $1500 pour les loisirs (ballades en helico, spectacles, spa...) et $1500 de shopping aux Outlets.

    Et enfin, car on y va aussi pour ca quand meme, un budget poker de $10.000, une dizaine de caves de 5/10, qui devraient etre bien suffisantes.

    Pour ce scenario 1, on arrive donc a un total bien mega-balla de $20.129 !


    Scenario 2 : BALLA

    Bon, on oublie la business, de toutes facons pour 2h30 de vol on ne va pas se plaindre. Mais on garde un vol direct quand meme, histoire de pas paumer 2h a Seattle, Salt Lake ou Los Angeles.

    Niveau caisse, on va se contenter d'une premium car a $360 les 8 jours. De toutes facons il fait tellement chaud dans le desert, meme en novembre, qu'on est bien mieux avec un toit sur la tete et la clim sur le poitrail.


    On remonte cette fois tout le Strip, jusqu'au Encore, ou pour $2400 on s'installe dans une Resort Suite au dela du 40eme etage, avec vue sur le Strip.


    Cote extras, $600 pour s'offrir un vrai bon resto par jour, $1000 pour les loisirs et autant pour le shopping.

    Et enfin pour le poker on se contentera de $5000, pour jouer a la 2/5 ainsi que quelques tournois.

    Total de ce scenario tout de meme bien kiffant : $10.895



    Scenario 3 : Le sejour standard

    Avec ce troisieme scenario, le plus probable, aucune surprise, qu'elle soit bonne ou mauvaise. On est dans l'average partout : Un vol sur Westjet avec une escale ($385), une chambre standard en centre Strip (Bally ou Flamingo - $530), une voiture full size chez Fox ($322), $40 par jour pour bouffer, deux spectacles pour se detendre ($300), $500 de shopping, et $2000 pour le poker.



    Total : $4337



    Scenario 4 : Le Rom

    La, un seul objectif : tenir 8 jours, en s'arrangeant pour ne pas se broke au risque de ne plus rien avoir a faire de ses journees restantes. On prend donc un package sur Expedia pour un vol avec 2 escales ainsi que 8 nuits dans le Courtyard du Palace Station ($402), pas de loisirs ni de shopping, le but etant avec nos $1000 de budget poker de jouer la super serrure pour tenir le plus longtemps possible et bouffer grace a ses comps. Avec quand meme un petit budget McDo pour changer un peu de temps en temps ($80).



    Total pour ce vis ma vie de pauvre a Vegas : $1582



    Alors, me direz-vous, quel est donc ce challenge ? Et bien je vais grinder les 26 prochaines semaines, a raison de 2 jours par semaine, les casinos de Vancouver. Au programme, du cash game 1/2 et 2/5, un tournoi a $60 et une fois par mois celui a $200.

    Je me donne 3 caves du scenario 4 au total, soit $4.500, soit a peu pres le budget pour le scenario 3, le sejour "Standard". Je vais en jouer les deux tiers, donc ma BR sera de $3.000. Si je go broke, et bien j'investirai mes $1500 restant dans le scenario 4 en novembre prochain.

    Par contre si je reussis, comme je l'espere, a gratter un peu, et bien je vais pouvoir au fur et a mesure me rajouter un peu de confort, avec bien evidemment les paliers des scenarios 1, 2 et 3, mais bien sur des concessions et ajustements si je finis par me retrouver entre deux paliers. Par exemple si je finis a $7000, et bien ce sera un mix des scenarios 2 et 3...

    Ah et tiens, puisque je ne risque pas grand chose, je m'engage sur l'honneur, si j'arrivais a faire peter les $20.000, a faire quelques efforts (oublier la business et rogner un peu sur le shopping) pour inviter a mes frais un membre du CP a partager le sejour avec moi (avion + hotel). C'est beau de rever hein ?


    Allez, je commence demain par un petit tournoi daily a $60 suivi d'une session de CG 1/2 au Edgewater Casino. Je ne vous garantis pas un update tres regulier, mais tenterai quand meme de faire des efforts !
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