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Run It Twice 974

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Je les aime

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Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    Run It Twice 974 reacted to 3moisdepoker for a blog entry, Et on décolle   
    On décolle ? Mais non il me reste encore 3 semaines dans le paradis et/ou l'enfer du jeu (barrer ou entourer la/les mentions inutile).
    Jeudi soir j'ai fait ma meilleure session depuis mon arrivée en septembre dernier, sans faire durer le suspense, j'ai pris 4,5 caves il a suffit que je double rapidement avec un brelan et que je prenne quelques coups pour monter à +1.5 cave sur la table puis arriva AA en grosse blind (2/5)   zero limp jusqu'au bouton qui fait 20, la petite blind fait 65, flat call de ma part, bouton remet une couche avec 220 et petite blind aussi 420, je décide qu'il y a assez au pot part All in, bouton a compris, petite blind s'accroche à son AKo, et je double-up ..
    Vendredi soir, je continue sur ma lancée, je gagne 2.5 caves, mes mains tiennent et/ou je suis payé par moins bien.
    Samedi soir, j'arrive sur une table moins lose que les jours présidents, j'hésite à changer de table, puis je reste, je monte tranquillement en jouant la position et mon image pour 3bet light lorsqu'il y a un pot intéressant. J'ai pris 1.5 cave.
    Dimanche après ma session de sport, je suis allé faire les courses, et une fois arrivé à l'appart, j'ai décidé de pas jouer.
    Cette semaine, je vais accueillir mon nouveau coloc, et j’espère faire une semaine identique niveau poker.
     
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    Run It Twice 974 reacted to Shawn Michaels for a blog entry, Programme hors poker Vegas 2015   
    Comme vous, j'aime bien jouer au poker, mais en fin de compte, je suis bien moins passionné que tout le monde ici. Ce qui me fait vraiment rêver, c'est les $, mais pas forcement le poker...
    D'ailleurs, j'ai beau être allé plusieurs fois à Vegas, en fin de compte je n'ai jamais passé des heures et des heures dans les poker room, loin de la même.
    C'est le gain qui m'attire, et il est plus facile pour moi de m'asseoir derrière une machine qui peut techniquement me faire gagner plusieurs millions en 2 minutes, qu'un tournois ou je suis à 99% sur de ne pas gagner, qui va me prendre beaucoup de temps et beaucoup d'énergie etc...! C'est d'ailleurs pour ça que j'avais complètement craqué sur les expressos et m**de dans le genre. Le fait de gagner beaucoup en 2 minutes me plait énormément. D'ailleurs je ne tilterais plus jamais ici pour ça car j'ai fermé mon compte W et PS pour 3 ans...pas que je sois broke, mais parce que ça me rend con et surtout ça donne une image de moi complètement erronée.

    Tout ça pour dire que quand je prépare Vegas, j'ai tout intérêt à préparer un programme hors jeu important pour pas devenir fou, et par la même occasion broke. Il est important de préparer tout ça minutieusement, car si je pars et que j'ai rien prévu, le rêve peut vite tourner au cauchemar. Ma première expérience à Vegas il y a 6 ans avec mon super poto qui à le même profil que moi a été une catastrophe nucléaire. Certes, on gardera des bons souvenirs, inoubliables...mais on a frisé la correctionnelle niveau débilerie et brokerie...

    Shopping:

    Je m'habille comme un sac, je n'achète jamais de fringue car je trouve que c'est inutile et couteux, et je déteste faire ça, sauf quand je suis à...Vegas!
    Et pour le shopping, mon spot préféré, c'est le Premium Outlets North, tout prêt de Downtown. Des magasins de marques par dizaines, bon marché, avec plein de trucs ou on peut manger des truc gras! C'est mon fashion hall!



    Resto:
    Je suis un bon vivant, et une journée ou je casse pas la croute correctement n'est pas une bonne journée! Quand je parle de manger correctement, une fois de plus je vais un peu sortir du cadre.
    Les endroits chicos ou on mange des trucs raffinés, bein c'est pas du tout ma tasse de thé.
    Moi ce que j'aime vraiment, c'est le fat, l'original et le détendu. Donc déjà, tout ce qui est fast food comme In n Out Burger, Binions café, Taco Bell etc...j'adore ça, et Vegas c'est le paradis!
    Ensuite, mon péché mignon, c'est la viande, plus précisément le BBQ, et la aussi, Vegas est le paradis pour moi! Dans le cochon tout est bon pourrait être ma devise, et Vegas regorge de restaurants BBQ ou on peut manger mon plat préféré...les ribs!
    Cette année j'ai décidé d'en faire le plus possible à commencer par:
    -Texas de Brazil
    -Rollin Smoke Barbeque
    -Golden Steer
    -Famous Dave BBQ




    SPA
    Qu'est ce qu'il y a de plus cool que de se détendre dans un spa?
    Faut pas oublier que c'est avant tout des vacances, et les vacances c'est fait pour se détendre! La quasi totalité des hôtels de Las Vegas ont un Spa. Certains sont fabuleux (Palazzo, Caesar Palace etc...).
    Alors certes, c'est pas toujours donné, mais il vaut mieux cramer 50$ et se détendre 2 heures dans un spa que de craquer 500$ dans une machine en 10 minutes.



    Spectacles et excursions:

    Pour être très clair, me poser pour regarder des acrobates, c'est pas vraiment mon kiff. Je suis persuadé que les spectacles du Cirque du Soleil sont géniaux, mais si c'est pour dire "je l'ai fait", rien à branler.
    Pas de chance, Céline Dion reprend ses spectacles au mois d'Aout. La ok, j'aurais beaucoup aimé, mais ce sera pour une autre fois.
    J'ai bien envie de survoler le Strip de nuit en hélico par contre, je pense que ça va me plaire ça!
    Sinon, j'adore toutes les attractions de Vegas. Du roller coaster du NY NY aux attractions de la Stratosphère, je passe à chaque fois un excellent moment avec des fous rires et des sensations fortes! L'adventuredome du Circus Circus aussi me ramène un peu en enfance, et j'apprécie énormément!




    Night Life:
    Les putes à Vegas sont très belles, mais aussi coutent une sérieuse blind. Puis je suis très amoureux de ma femme, donc on va bien regarder le menu, mais pas plus.
    En ce qui concerne les boites de nuit, j'ai passé l'age. J'en ai rien à ciré, je suis plutôt du genre à me poser dans un bar et boire des grandes bières avec mes potes, mais le côté boite de night, c'est mort pour moi!
    Le vrai spectacle est la vraie soirée pour moi c'est le Strip, Fremont Street, les lumières et les gens heureux, ça suffit à me combler!



    Voilà, j'ai oublié plein de truc, mais j'ai exposé un peu mon programme hors poker. J'espère que vous avez passé un moment agréable à me lire.

    @Bientôt
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    Run It Twice 974 reacted to ArtPlay for a blog entry, Ma vie en Oz'   
    Salut cher lecteur,

    Tu t’es peut-être demandé pour quelle raison, bien qu’étant désormais installé en Australie depuis un peu plus de trois mois, je n’avais toujours strictement rien publié ici sur ma palpitante nouvelle vie.

    Je déconne, on sait tous très bien que personne ici n’attend désormais plus rien de mon légendaire dilettantisme. Mais à dire vrai, cette question, je me la suis moi-même posée. Comment, pourquoi n’ai-je pas encore trouvé le temps ou la motivation de délivrer un petit point sur ma nouvelle vie aux antipodes ?

    On pourrait s’imaginer que je sois trop occupé à découvrir les quatre coins du pays, ce qui me prendrait pas mal de temps, l’Australie étant un put*ain de grand bazar. On pourrait à défaut croire que je me consacre corps et âme à des projets révolutionnaires. De manière plus réaliste (soyons sérieux), il serait facile de penser que je végète dans une espèce de marasme glandeur comme j’ai si bien pu le faire par le passé.

    Rien de tout ça en fait. Ma nana a un job, ce qui m’empêche de courir le pays sous peine de castration, j’ai pas mal regrind donc reporté mes projets de domination mondiale à Q3 2015, et je n’ai pas le sentiment de perdre mes journées.




    Une des activités de mes premiers jours à Sydney. Je ne perds pas mes journées.


    Ce qui me bloque en réalité c’est que tout est différent ici, sans pour autant que ma vie ait réellement changé d’un iota. Certes les gens parlent anglais, sourient, et sont à peu près tous asiatiques. Certes, je vois des gratte-ciel de ma fenêtre. Eh oui, Sydney c’est pas Antibes, le scoop. Mais malgré ça, ma vie est la même. Ma nana fait rigoureusement le même job, quant à moi je ne fais pour l’instant rien de nouveau non plus. Il ne s’est donc pas présenté d’événement ou de situation si extraordinairement surprenants que je me sois senti obligé de venir vous les raconter.

    Pourtant j’en aurais des choses à partager sur ma découverte de ce pays (enfin ma découverte de Sydney pour l’instant, n’allons pas trop vite en besogne). C’est d’ailleurs ce qui motive l’écriture de cet article : m’y mettre enfin.
    Mais avant ça, comme nous sommes sur un site de poker, et que je me suis remis au poker tranquillement, avec une motivation un peu retrouvée (enfin qui commence déjà à s’étioler sans quoi je ne serais pas en train d’écrire mais en train de jouer), un petit point.


    Reprise du poker Et puisqu’il n’y a que ça qui vous intéresse, telles les filles pour Dany Brillant, le graph :



    J’ai eu la chance de run assez good en début d’année alors que je n’avais pas joué depuis 6 mois. Il faut dire que le décalage horaire joue fortement en ma faveur : à 10h chez moi il est 2h chez vous, la seule chose que vous soyez encore en état de faire à une table de poker c’est souvent de me filer votre fric.

    Petite semaine de semitilt en mars après avoir run un rien moins good. Ça m’a remis les pieds sur terre et me voici revenu dans le bon rythme : j’ai confiance en mon jeu tout en trouvant des situations qui méritent réflexion très régulièrement, je suis convaincu que c’est à peu près le meilleur état d’esprit dans lequel on peut se trouver au poker.

    Vous avez été plusieurs à pas mal me harceler gentiment « et le .com du coup ???? c dur ou pas ???!! ». J’ai mis longtemps à m’y mettre pour des raisons de transfert de fonds et de dégel de compte. Actuellement j’alterne en gros à 50/50 les tables du .fr et la Zoom 200 où je me monte tranquillou une BR (je reste un nit, ne l’oubliez pas, puis c’est chiant de transférer du fric). Mon sample n’est pas colossal (30kh) mais je run pour l’instant à un confiant 4ptBB/100.

    Bref niveau poker tout va bien. Je twitch à l’occasion des reviews de session sur http://www.twitch.tv/artplaie , n’hésitez pas à vous abonner.

    Pour autant j’avoue ne pas me voir jouer des années durant : pour la petite histoire je me renseigne un peu pour faire du volontariat dans des assos à but caritatif. La bonne blague c’est que même en cherchant à travailler gratuitement personne ne me répond. Je sais pas si c’est les vacances de Pâques ou quoi, mais j’ai l’impression que le monde de l’entreprise ne veut pas de moi. Prochaine étape je leur propose de l’argent pour m’employer, j’aurai peut-être au moins la chance d’avoir un mail de refus.


    Découverte de l’Australie Comme je l’ai dit tout est très différent ici. Je ne peux donc pas tout aborder de front, et vais devoir choisir mes sujets.




    Bondi Beach, la plage emblématique de Sydney.



    Stéréotyes Quand je suis allé en Italie pour la première fois de ma vie je m’attendais à voir des bruns propres sur eux qui disent « ma che » assez fort en agitant leurs mains. Une fois que j’y ai effectivement mis les pieds j’ai vu des bruns relativement propres sur eux qui disaient des tas de trucs très forts et agitaient leurs mains.

    En arrivant en Australie je m’attendais à voir des descendants d’Anglais ayant appris le surf. En gros des rouquins cramés au soleil. Quand je suis arrivé, tout ce que j’ai vu, c’est des put**ns de Chinois à perte de vue.
    Je le dis comme je l’ai ressenti, je sais bien que pour être politiquement correct il faut dire « des Asiatiques ». Bon. Je sais jamais dire d’où ils viennent exactement mais pour moi ça restera des Chinois.

    Alors il y a quand même bien quelques rouquins, que tous les Skips de ce monde se rassurent. Mais d’abord ils ne font que rarement du surf : leur carnation fragile supporte mal le soleil brûlant, tout excité de pouvoir filer le cancer à un maximum de monde au travers du trou dans la couche d’ozone. Ils brûlent plus vite qu’Edward Cullen se transformerait en diamant scintillant.

    En bref si vous vous attendez à retrouver en Australie un morphotype moyen proche de celui de la perfide Albion vous vous trompez, en tout cas si vous mettez les pieds à Sydney. On parle souvent, en Europe, de l’Australie en tant que colonie pénitentiaire britannique, mais on n’a en fait aucune idée des flux migratoires constants qui ont fait l’histoire du pays qu’ils soient européens ou depuis 1950, asiatiques.

    Et pour une raison qui m’échappe, tous les asiatiques ont apparemment décidé d’habiter Sydney. Non pas que ça me dérange, la bouffe asiat’ est de bonne qualité un peu partout et très abordable. C’est bien le seul truc abordable à Sydney, d’ailleurs. La bouffe est généralement assez chère. Mais bien sûr ça n’arrive pas à la cheville de l’immoblier. Pour rire, je paye 680$ par semaine de loyer. Et encore mon 3 pièces est une sacrée affaire en ratio taille/distance du centre.







    Autres Je pourrais vous abreuver de tirades quasi-raciste ou anti-roux pendant des pages et des pages. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
    Au menu des choses que je développerai probablement ultérieurement, dans des billets sûrement plus courts mais plus fréquents :
    L’Australie en fait c’est tout vert, c’est pas vraiment un désert géant
    Pourquoi les français sont souvent des cons
    Pourquoi les administrations françaises sont des parasites dysfonctionnels et incompétents. Avec des vrais morceaux d’URSSAF dedans.
    Mon premier kangourou (enfin plutôt le quatrième, parce que les trois premiers étaient morts écrasés au bord de la route)
    Les Australiens sont plus amicaux que ces cons de français
    Le cricket, sport nul
    Les « Blue Moutains », ni bleues, ni des montagnes, mais sympa quand même
    La bouffe
    … et plein d’autres trucs put*ain.




    J'appelle ça des collines vertes moi ...


    Bref. Si jamais vous ne l’avez pas encore deviné, rien n’a vraiment changé, mais je m’y plais dans ce pays géant plein de petits Chinois.

    Cheers !
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    Run It Twice 974 reacted to ArtPlay for a blog entry, Poker, morale et liberté   
    Poker, morale et liberté
    Disclaimer !

    Je ne prétends pas que mon ressenti soit universel. Je le communique à titre strictement personnel, mais je vais pas m’emm**der à exprimer à chaque fois « à titre personnel gnagnagna »

    Je n’ai jamais réellement adoré jouer au poker. En 2007 ce n’était encore qu’un prétexte pour me saouler la gueule autour d’une table avec quelques amis. Et si depuis 2008 je m’y suis pleinement investi, ça a toujours été avant tout pour une question d’argent. L’étude du jeu me fascine, mais le jeu de la carte en tant que tel m’a toujours blasé : trop de hasard, trop d’injustice, trop de frustrations.

    C’est faute d’une orientation de carrière dont la perspective ne me rendît pas totalement dépressif que je me suis tourné vers le poker en quête d’argent facile et d’une grande liberté d’action et d’organisation.

    Il semblerait bien que ces objectifs soient atteints sans problème. De janvier à juillet j’ai joué en tout et pour tout 400h, soit environ 2 fois moins qu’un salarié français, avec une flexibilité totale et en gagnant très bien ma vie.

    Pourtant aujourd’hui et depuis plus d’un mois j’ai totalement arrêté de jouer. On pourrait s’attendre à ce que ce soit à la suite d’un tilt ou d’un gros bad run. Bien que j’aie vaguement breakeven en juin ce n’est pas le cas. J’ai simplement été frappé par la réalisation que ma soi-disant liberté était en fait illusoire, et que passer mes journées à faire quelque chose qui ne me plait pas n’était pas le moyen le plus épanouissant d’avancer dans ma vie.

    Une liberté illusoire
    Tout ceci pourrait fort bien ressembler à un caprice d’enfant gâté. Je pense que ce n’est pas le cas, et plus je réfléchis à mes désirs et à ma situation ces années passées, plus je m’en convaincs.





    Moi j'voulais des pâtes, ils sont dégueulasses tes haricots


    Oui j’ai bénéficié d’une grande liberté. Chaque jour où je souhaitais glander en slip au lieu de grind je pouvais le faire. Je faisais même généralement les deux à la fois. Chaque soir où j’ai voulu sortir m’abrutir d’alcool sans réfléchir à arriver au bureau entier le lendemain j’ai pu le faire. Chaque fois que ma copine a trouvé un job dans un nouvel endroit j’ai pu la pousser à accepter et déménager sans souci.

    Si toutefois je me penche en détail sur ce que j’ai pu accomplir grâce à cette liberté le bilan est assez maigre. Je me suis toujours fixé des objectifs en termes de développement personnel (apprentissage de nouvelles choses, investissement, réalisation de projets), et ai toujours été le premier à dire « le poker oui, mais il faut songer à une reconversion ».

    A bien y réfléchir pendant ces années je n’ai jamais réussi à profiter de la liberté accordée par le poker pour m’atteler à tout ça. J’ai appris des bribes dans de nombreux domaines sans jamais avoir le courage de creuser en profondeur (je me suis inscrit à de nombreux nombreux MOOC sans jamais aller au bout d’un seul). J’ai lancé un projet de site de coaching vidéo qui m’aura certes beaucoup appris en gestion mais qui restera un échec parce que je n’ai pas su suffisamment m’y investir. J’ai eu des tonnes d’idées d’écriture sans jamais jeter la première ligne d’un roman ou d’un essai.

    De manière plus étonnante encore, même lorsque j’étais sous contrat avec PokerStars, je n’ai jamais été réellement proactif pour leur proposer des challenges, promos ou autres qui auraient pu tourner autour de ma personne. Alors que j’aurais eu tout le temps du monde pour en designer, et tout intérêt à le faire.

    Mon unique accomplissement au cours de ces années reste finalement l’écriture du Poker Apprivoisé. Paradoxalement je ne l’ai absolument pas rédigé lorsque je jouais au poker, mais à 90% lors mes trajets quotidien de RER durant les trois petits mois de ma vie où j’ai exercé un emploi salarié en 2010.





    Pourquoi donc, alors que le poker m’a offert l’argent et la liberté nécessaires à monter et à mener n’importe quel projet à bien n’ai-je jamais réussi à accrocher le train de la motivation ?


    Raisons
    Mon sentiment est que le poker professionnel n’offre finalement, si on n’y prend pas garde, qu’une illusion de liberté. Il y a encore trois mois je disais à un ami suite à une après-midi de grind difficile « pff, quel jeu de mer*de ». Lorsqu’il me répondit « arrête. » je me surpris à ânonner « impossible, je gagne trop d’argent ».

    La vérité est que la pression et l’incertitude fiscale, ainsi la perspective de ne peut-être plus pouvoir gagner sous 2 ou 3 ans, m’ont tout simplement fait abandonner l’idée d'entreprendre d’autres projets que celui de jouer au poker pour gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible. Ceci alors même que ma situation en l’état ne le nécessite absolument pas, et qu’il est sûrement bien plus judicieux à l’heure actuelle de me concentrer sur mon développement personnel.

    On pourrait par ailleurs imaginer que j’organise mon quotidien de sorte de mener le poker et d’autres projets de front. Mais cela m’a également été rendu psychologiquement extrêmement difficile. En effet les jours où je perdais j’étais extrêmement motivé par le poker et par la volonté de redresser la barre. Les jours où je gagnais, généralement des sommes de l’ordre de 1000 à 2000€, il m’était aussi extrêmement difficile de me motiver : essayez de vous bouger le cul à vous lancer dans un cours en ligne ou dans l’écriture d’un début de roman (vraisemblablement voué à l’échec) alors que vous pouvez tranquillement filer à la plage et siroter un mojito en vous reposant sur les lauriers d’une journée productive. Ou jouer à Hearthstone ouais …

    De manière générale que je gagne ou que je perde le poker est de toute façon une activité mentalement épuisante et je n’ai que rarement eu la volonté d’engager davantage de travail, même d’une autre nature, à la fin d’une session. Toutes ces raisons m’ont finalement rendu esclave d’un job qui semble pourtant fort ressembler à un des plus beaux du monde






    Les meufs menottées à poil se sentent étonnamment esclaves elles aussi

    Morale
    Eh oui ce billet n’a pas fini d’être long et chiant c'est le quart d'heure introspectif. Dans la même période de temps où j’ai commencé à prendre conscience de mon absence de liberté j’ai également eu une révélation tout à fait troublante pour moi qui me suis toujours considéré comme le pire des misanthropes : j’apprécie les gens et leur compagnie.

    Alors rassurez-vous, pas celle de n’importe qui, je continue d’être emm*erdé par un solide 90% de la population. Mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas réellement vivre seul, et plus important (et dérangeant pour quelqu’un qui s’est toujours considéré comme un enc*ulé solitaire) je ne peux pas non plus vivre sans une certaine reconnaissance des gens. C’est probablement une des raisons pour lesquelles j’ai démarré ce blog. Enfin, ne nous mentons pas, la raison principale était « je deviens connu et je me fais sponsoriser, » (Antho, tu me dois 1000 balles que tu as sûrement intégralement fumés en beuh).

    De manière tout à fait coïncidente, probablement en raison de la récete sortie de Daniel Colman, c’est également le moment qu’ont choisi plusieurs personnes pour me poser ces questions particulièrement chiantes que j’avais étonnamment rarement entendues en tant que poker pro : Ça te gêne pas de prendre l’argent de mecs qui se ruinent au jeu ? Ça te gêne pas d’être une grosse mer*de qui contribue pas à la société ? T’en as pas marre de passer tes journées à te gratter les cou*illes en calbar tout seul devant ton PC comme un geek ?

    La dernière n’a rien à voir avec notre problématique mais elle m’a souvent été posée, quoi qu’en des termes moins triviaux. Sur les deux premières je ne m'étais jamais vraiment interrogé parce que, non, ça ne me gênait absolument pas. Mais puisque ces questions intéressent au moins trois personnes distinctes, je vais donner et étayer un peu mon avis.


    Pouiller les misérables addicts

    En préambule, j'ai souvent lu l'argument suivant : "les fishs veulent se divertir, les pros ont un rôle d'accélérateur de trafic". C'est ça. On est les joyeux-gentils clowns d'une industrie aussi rose que celle de la barbe-à-papa. Cet argument est à mon avis d'une hypocrisie totale, le brandir c'est se voiler la face et ne considérer que les joueurs récréatifs au comportement totalement sain. Ceci étant écarté, passons aux choses sérieuses.

    Bien sûr la perspective de contribuer à la ruine de personnes ayant potentiellement un gros problème avec le jeu ne m’a jamais particulièrement enchanté. Pour autant, à part lors des rares occasions où je me suis retrouvé face à mes « victimes » autour d’une table de casino, je n’ai jamais ressenti le moindre malaise non plus.

    J’ai essayé de rationaliser le pourquoi de mon désintérêt émotionnel. De manière très claire je pense que c’est parce que je ne m’identifie absolument pas à ces personnes et à leur malheur. Je déteste les jeux d’argent (oui, oui), j’ai un cerveau jusqu’à maintenant très résistant à toutes les addictions, bref sur le plan émotionnel l’addiction au jeu m’est aussi étrangère que pourrait l’être un arc-en-ciel à un aveugle de naissance.

    Comme j’ai quand même un cœur (oui, oui) j’ai tenté de réfléchir à la question de l’impact que peut avoir mon activité sur le volume des pertes d’un joueur récréatif. Ma conclusion, simple mais réaliste, a été de me dire « si ce n’est pas moi qui lui prends son fric, ce sera un autre. Autant que ce soit moi ». J’applique très régulièrement et très volontiers ce genre de raisonnement, mais j’admets que d’un point de vue philosophique ce n’est pas très malin. Je me fais régulièrement rattraper par la brigade de la bien-pensance quand j’essaie notamment d’expliquer que le fait que je vote ou non a une utilité strictement nulle.

    Pour éviter ce problème je vais ici généraliser l’hypothèse : quel est l’impact de l’activité de tous les regs « éduqués » sur les comportements addictifs ? En d’autres termes si on supprime les joueurs « éduqués » qui tentent de générer un profit en jouant au poker, améliore-t-on le quotidien des addicts ?

    Il n’est malheureusement pas possible de répondre de façon totalement tranchée à cette question, mais j’ai malgré tout mon opinion. On pourrait se dire que la disparition des gagnants réguliers diminuerait l’attrait du jeu et que parmi le pool de perdants certains deviendraient gagnants et les autres perdraient moins vite : tout benef pour les perdants. Mais ce serait oublier que l’attractivité du poker n’est pas du tout constituée des regs online, mais bien par premières places des gros tournois et par les joueurs sponsorisés mis en avant par les rooms.

    J’aurais donc personnellement tendance à penser que le marché engloutirait toujours des sommes d’argent comparables : oui certains perdants du passé deviendraient gagnants. Oui certains perdraient moins et moins vite. Mais à un jeu si facile où des amateurs complets parviendraient à sortir durablement gagnants on verrait peut-être alors apparaître une nouvelle frange de joueurs, des « super-fishs » qui n’auraient pas forcément été attirés par le poker technico-rébarbatif pratiqué actuellement sur les tables de poker online.

    Bref disons qu’à tout le moins la question, même en partant sur une hypothèse générale finalement absurde, n’a rien d’évident. Donc non, que ce soit rationnellement ou émotionnellement, je ne me sens pas mal de prendre l’argent des addicts.





    Je manque officiellement d'idées pour aérer mon texte



    Inutilité sociale
    Cette question-là m’a également fait réfléchir à plus d’un titre.

    D’abord parce que c’est une question extrêmement désagréable à poser à quelqu’un et qu’on aimerait bien avoir une réponse cinglante toute prête à donner qui commencerait par « pauvre fils de pute » et qui s’achèverait par « , conn**d ». Mais je ne vis malheureusement pas dans un sketch de Jean-Marie Bigard et je me contente donc généralement de répondre :

    « c’est vrai, mais tu sais y’a plein de métiers qui servent à rien socialement voire qui sont néfastes, le mec qui t’appelle pour te vendre des options binaires, le mec qui se pointe chez toi pour te vendre un aspirateur foireux, ton conseiller bancaire … Est-ce que tu demandes à ton conseiller bancaire si ça le fait chi** de faire un job de con inutile quand tu vas le voir et qu’il essaie de te fourguer une assurance vie avec 1.5% de frais de gestion ? Non tu lui fous la paix …. » … je m’égare.

    Donc pour répondre à la question : oui je réalise pleinement ma totale inutilité sociale. Mais j’ai un problème avec la façon qu’ont les gens de formuler cette question. Ils semblent bien souvent partir du principe qu’embrasser un job inutile est un comportement d’égoïste. Ils oublient en revanche totalement qu’un certain nombre de métiers sont inutiles, et que par ailleurs et indépendamment de cela, 90% des gens qui exercent un métier utile ne le font de toute façon pas pour leur utilité intrinsèque mais bien pour gagner du fric.

    Personne ne va aller casser les couilles à la caissière de Carrefour parce qu’elle ne réalise pas que son boulot est utile socialement. Il l’est, mais elle ne le fait que parce qu’il lui apporte un salaire pas pour remplir un besoin de la société de consommation. Même chose pour un taxi, un éboueur ou un tourneur-fraiseur. Malheureusement il semble que pour beaucoup de gens gagner de l’argent doive nécessairement s’accompagner de culpabilisation et d’une nécessité de faire amende honorable. Lâchez-moi la grappe.

    Malgré cette diatribe je ne suis pas entièrement un fils de pute égoïste. Car si cette question de l’utilité sociale me gêne, c’est bien souvent davantage par sa forme généralement culpabilisatrice et moralisatrice que par son fond. Couplée à ma récente réalisation que j’avais besoin pour m’épanouir des gens et de leur reconnaissance, j’ai également pris conscience du fait qu'avoir une utilité sociale me manquait. Je veux pouvoir collaborer à une société, je veux pouvoir faire profiter les gens de mes compétences.

    Si la forme de cette question n’était pas culpabilisatrice mais au contraire constructive voire pleine de pitié (n’exagérons rien, OK, mais je ne trouve pas comment le formuler là, de suite, et après 2440 mots j’en ai marre de chercher) elle serait beaucoup plus acceptable. La caissière, le taximan, l’éboueur (!!) qui ne réalisent pas que ce qu’ils font est utile sont à plaindre – au-delà de leurs conditions salariales j’entends. Votre conseiller bancaire qui vous ouvre un compte-titre à la con, le mec qui vous appelle pour essayer de vous escroquer avec des options binaires, le joueur de poker, ça ne sert à rien de les faire culpabiliser et de les critiquer, ils s’en branlent. Ça ne devrait pas vous empêcher d’essayer de leur faire réaliser que peut-être ils peuvent obtenir plus de satisfaction personnelle autre part ou en ajoutant une autre composante à leurs activités quotidiennes. Mais par pitié de façon intelligente et raisonnée.

    Pour ma part vous l’aurez compris j’ai résolu de changer un peu d’activité. J’ai plusieurs choses que je souhaite réaliser dans un futur proche, en particulier redonner un peu de coaching et écrire un second bouquin de poker, destiné aux joueurs avancés celui-ci, non plus aux débutants. Cela me permettra de conjuguer à nouveau deux passions, l’enseignement et l’écriture. J’ai par la suite d’autres projets plus ambitieux et hasardeux, hors poker, dont je vous toucherai peut-être un mot dans le futur. Je n’exclus absolument pas de reprendre le grind quand les circonstances seront plus favorables (l’accès au .com et au format Zoom me ferait le plus grand bien)

    J’ai terminé d’échafauder des plans pour « l’après-poker » : je m’y mets tout de suite.
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    Run It Twice 974 reacted to mezmerize for a blog entry, Un an plus tard....   
    Apres plus d'un an sans écrire un billet, l'envie de poster un billet me revient. Je ne l'ai pas fait avant pour rester discret à un moment ou l'on parlait beaucoup du fisc, mais aussi sans doute par pure fainéantise.

    L'année dernière, j'avais décidé de prendre une année sabbatique pour me concentrer uniquement sur le poker (avec un diplôme dans la poche et un peu de sous de cote comme même, on est pas fou!).

    La première étape fut le PPT a Cannes ou le résultat a été catastrophique. Plusieurs gros tournois joues dont le ME, la vie qui coute cher la bas....résultat un bon brokage live, il y a rien de mieux pour commencer l'année !
    Enfin je dis ca, mais j'ai passe une semaine énorme en colloc sur place, ca m'a permis de mettre quelques tête supplémentaires sur des pseudos et des potos online, et de rencontrer des gens vraiment au top!


    Apres Cannes et la décision (que je ne respecterais surement pas) de ne plus jamais jouer de gros tournois live en shot, je suis resté 1 bon mois dans le sud de la France avec 2 grinders. La colloc etait bien sympa, les résultats online étaient corrects, le rythme de vie était vraiment tranquille. On a donc décidé, en tant que bon grinders online, d'aller s'installer à Amsterdam pour quasiment 2 mois.

    On a eu quelques (grosses) galères pour trouver un logement, mais on a finalement trouver un appart sympa prêt du centre ville et pas très cher (LOL) pour le quartier. Le rythme de vie à Amsterdam était comme l'ambiance générale de ville: pose. Ca facilite le grind d'avoir un café local à 10m de chez sois, par contre la vie est très chère la bas, et malgré 2 bon mois au poker, en comptant les excès à cote, j'ai pas vraiment réussi à revenir de la bas avec une plus grosse roll, mais l'expérience en valait le coup !


    Apres ca, on a décidé d'arrêter la colloc, on ne savait pas trop ou aller et Amsterdam coutait vraiment cher. J'en ai profité pour rejoindre un ami étudiant (un néophyte du poker) qui était en Corse. Je devais rester que deux semaines la bas, mais j'ai tellement aimé retrouver ces sorties entre étudiants, un peu de chaleur et le pastis a 80cts que j'ai prolongé mon séjour.
    Par contre, tout ca ne se combine pas bien avec le poker, j'ai clairement fait aucun deep run, aucun cash 'correct' mon pire mois lifetime. Et forcement, c'était une des rares périodes ou je n'étais pas stacker....
    Donc au retour de Corse la roll avait prit une très grosse claque, le moral aussi, même si j'ai passe un super mois la bas, le retour était difficile.


    J'ai passe les fêtes de fin d'année en famille, et j'ai eu la chatte de faire runner up du classico pendant ses vacances, de quoi ce robusto un peu pour l'année 2013 qui arrivais ! Je ne savais toujours pas ou j'allais aller en Janvier, et sur un coup de tête (même si j'y réfléchissais depuis un petit moment) j'ai décidé de partir en Thailande à Chiang Mai rejoindre 2 grinders sur place pour une durée indéfinie.

    Gros changement de décor en arrivant, je pars sous la neige avec le gros blouson, je me retrouve 2j en short T shirt en train de suer comme jamais. Premier soir je suis super bien accueilli, piscine, alcool, tournée des bars et de ce qui s'en suis....je sens que je vais kiffer.....

    Résultat du premier mois, 25j de sorties, 5j de grind. La Thaïlande ca coute pas cher, mais uniquement quand tu vie comme un thai !! J'essaye tant bien que mal de me motiver à grinder (et avec deux collocs qui sortent eux aussi tout les soirs ce n’était pas évident....), je découvre ce fameux .com et décide de grind sur FTP. Des étoiles pleins les yeux, des beaux prize pools, des tournois multy entry des grosses sessions tout les soirs, surement trop grosses même......
    Je n'arrive pas à perf, il me manque ce brin de réussite sur la fin, je devais surement pas être au top de mon niveau aussi. Bilan, encore une grosse cagoule, j'essaye tant bien que mal de rebuild, ca ne passe pas, j'ai test quelques cercles de jeux 'clandestins' sur Bangkok, les parties étaient vraiment sympa, bien deep et beaucoup de gamble, mais avec un run en carton et une expérience du live pas énorme (surtout CG deep....) le bilan est négatif.

    Cerise sur le gâteau lors d'une session dans un cercle, la police débarque et emmène tout le monde au poste (oui le poker est illégal la bas). Apres quelques heures en GAV, et un passage au tribunal dans la même journée, la note s'élève à 20e/personne !! Payé par le cercle évidement, qui rouvrira ses portes des le lendemain en échange d'un bon billet, qu'il est beau ce pays !






    La fatigue se fait ressentir....


    Je suis finalement reste 4 mois en Thailande, et si je ne m’étais pas broke la bas, j’y serais surement encore !! A mon retour en France, je n’avais aucune motivation pour grind, et j’ai donc logiquement pris un break pendant deux mois. Il y a un mois, âpres avoir rebosser mon jeu et retrouver la motivation pour jouer, je me suis remis à grind sérieusement. Avec une bonne motivation et en reprenant sur les low BI et j’ai réalisé mon meilleur mois de l’année, ce qui m’a motivé a reprendre le poker sérieusement (et a poster ce billet accessoirement), en parallèle des études que je vais reprendre l’année prochaine.


    J’espère que le pave n’était pas trop long ! On est de retour aux tables avec les dents longues, good luck everyone !
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