Jump to content
Status Updates

DRMY

CPiste
  • Content count

    1098
  • Joined

  • Last visited


Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

Reputation Activity

  1. Like
    DRMY reacted to NICEBET for a blog entry, Le Run Rose [PART 3]   
    Mes chers grindeur de la vie, adepte de tinder et de 3bet bien senti, bienvenue dans cette 3ème partie qui se voudra plus fragile
     
     Je vous ai laissé à la fin de mon plus long mais néanmoins décevant deeprun. Il est maintenant l’heure « du plus intense ». Ce deeprun que tu n’attendais pas. Tu n’étais aucunement préparé, tu n’osais même pas l’imaginais et pourtant… Tu buy in le tournoi sans espoir, proche d’être totalement broke, et la magie opère… Mais évidemment, la variance n’est jamais loin…
     
    Jane, 26 ans. Monteuse/ Assistante réal/  Réalisatrice/ Interprète.
    Une rencontre « live » lors d’une soirée chez une amie et pas sur un site pété (ça change)
    Elle à quitter la France à 18 ans pour s’installer à Berlin afin d’intégrer une école de ciné (montage/réal). Parle Français, Anglais et Allemand couramment. Féministe, cultivée, indépendante- bandante. Du haut de son mètre quatre-vingt, elle à un regard de renard et marche avec assurance. Une beauté sous toutes les coutures. Un visage fin, une silhouette de mannequin et un cerveau bien fait.
    Le genre de fille qui fait rentrer les marins au port bro.
     
    Je ne peux pas commencer lorsque je la rencontre car ça serait mal vous mettre dans l’ambiance. Je dois revenir quelques mois avant cette folle journée du 27 Décembre.
    Nous sommes fin Octobre 2015, quelques mois seulement après ma rupture avec mon ex et j’en chie une tonne. Je suis encore très triste de l’avoir rendu et pleure en PLS quasiment chaque jour que l’Homme fait. Je peine à avancer dans ma vie et à me reconstruire. Je suis shortstack- l’impression que je n’ai plus joué à ce jeu depuis 10 ans et que je serais de toute façon face up/ mauvais quand je devrais jouer une main. Totalement ruiné mentalement, sans repères, j’entreprends un travail sur moi-même et tente de mettre dans ma vie de nouveaux automatismes- de nouvelles habitudes. Je fais pas mal de sport à cette période par exemple et ça m’aide clairement à avancer.
    Pour la première fois depuis longtemps je me sens bien dans mon corps. Par contre, je galère avec les filles. C’est très bizarre. Sans être prétentieux, j’ai un physique agréable et un charme naturel puissant. Ce qui fait qu’en général j’accroche toujours des clientes. Le problème c’est que postflop je me tire une balle dans les deux pieds quand je parle. Ou plutôt quand je parle trop –Je veux beaucoup trop value. Je ne suis tout simplement pas habitué à « gérer » des meufs d’un soir ou des plans culs. En fait, je n’ai jamais eus de plan cul à 26 ans. Moi, je n’ai connu que deux grandes histoires d’amour qui m’on pris en tout 7 ans et demi de ma vie. Avant ça, c’était des relations de collège-Lycée. Je suis donc super maladroit et quand bien même je veux que du cul, elles pensent que je veux me mettre en couple. Toujours difficile d’auto identifier ses propres leaks, mais je commence à m’en rendre compte à cette époque.
     
    On est Samedi soir et mon meilleur pote me dis qu’il à une soirée avec ses copines du Lycée. Il a toujours gardé le contact avec elles mais ça fait longtemps qu’il ne les a pas vus.
     
    « What a spot »
     
    On est donc convié rue de la loge à Montpellier. J’y vais avec Ben et Yaya. On forme le trio célibataire du groupe et cette soirée marquera l’avènement de notre « tri force ».
    On arrive dans l’appartement ou se trouve une grosse dizaine de personnes, dont ses 5 copines.
    Je vous mets une Petite description rapide des filles en texte caché. Par la suite elles sont (presque) toutes devenues des amies et de surcroit mon fanclub attitré #TeamJonSnow :

    Votre fidèle serviteur en pleine époque "Jon Snow" (grosse fragilité sur cette photo)
     
    On arrive vers 21h30 et première surprise : pas de musique. On prend le lead et je balance des playlist. L’ambiance est très « radio nova ». Je discute avec une des 5. « Agathe N.». Elle a quelque chose qui me plait. Elle est discrète mais présente, d’une douceur palpable et d’un charme certain. On discute quelques minutes, je lui parle de mon futur voyage et de mon projet. J’apprends qu’elle a passé 8 mois au Canada et a peine ai-je le temps d’observer ce délicieux flop que sa copine Fanny Donkbet. « Salut Jon Snow » dit-elle avec une voix suave en prenant place juste à côté de moi- éclipsant au passage sa copine. Fanny nous a accueilli en bas mais j’étais trop occupé à discuter avec Yaya d’un groupe d’Italiens qui avait braqué pour 1,8M€ de Parmesan. J’avais spotté qu’elle était bonne mais j’étais dans mon truc. Elle a quelque chose de terriblement excitant. Pas de douceur chez elle, l’inverse même et ça interpelle mon côté bestial. Je change rapidement de cible car je sens clairement qu’elle est intéressée et délaisse mon premier feeling. Je le regretterai.
     
    Je décide de la jouer détacher et après avoir discuté 10-15 minutes de ma ressemblance avec Jon Snow, je sit out pour aller discuter avec les gens de la soirée et lâcher quelques référence d’oss117 bien senti à Ben. « A l’occasion, je vous mettrez bien un pti coup d’poliche ». La finesse.
    Mao, passe à ce moment-là- me regarde- regarde Fanny- rigole, puis s’assoit à côté d’elle. Quelques autres références fusent, deux verres de rhum se vident mais je ne lâche pas pour autant l’affaire. Fanny discute avec deux copines et me regarde très régulièrement. Lorsque nos regards se croisent, elles ricanent toutes les 3. Ca messieurs, c’est un tell de force. Ça veut dire que TU es en position de force.
     
    Ou alors qu’elles se foutent de ta gueule, mais pour le coup l’expérience me dis que je suis bon ici. J’ai les papiers et je veux lui donner une bonne cote pour vérifier.
     
    Je décide donc de retourner discuter avec elle. Je prends place sur le canapé à côté d’elle, et on discute longuement. Sur les coups de 1 ou 2h du mat’ tout le monde veut sortir au Rockstore (c’est l’endroit où tu vas quand tu veux finir ta soirée à Montpellier). J’apprends que Fanny n’y va pas et give up l’idée de me terminer la bas. De toute façon je suis ivre saoul, c’est aussi bien de rentré. Avant de partir, je l’embrasse. Pas un petit bisou- on se roule des pelles comme au collège pendant 5 minutes devant la porte de l’immeuble. J’entends les ricanements de Mao & Pauline et entrevois le regard déçu d’Agathe B. Je lui propose de venir chez moi mais elle refuse. Elle me propose de se revoir dans la semaine, j’accepte.
     

    Ben, moi, Fanny et Yaya à la soirée "triforce" 
     
    Trois jours passent, on s’envoie quelques messages et prévoit de se voir le Mercredi mais elle annule au dernier moment et me propose finalement le Vendredi soir. Je sens que ça pue mais je reste cool et j’accepte la chose.
    Le vendredi matin, je lui envoie un message pour lui dire qu’il y’a une expo dans un bar que je connais qui a l’air cool. Ce à quoi elle me snap répond :
    « Je ne suis vraiment pas cool mais en fait je vois déjà quelqu’un depuis un moment et je crois qu’on est ensemble maintenant. C’est dommage car tu as l’air vraiment quelqu’un de bien et j’avais senti un feeling sympa… Désolé Jon Snow… ».
     
    Frustration intense. Ça me détruit sur le coup. Comme un con, je m’étais emballé. Car à la différence des autres, je l’avais rencontré en soirée et non sur un site de rencontre pété. On s’était plu au premier regard, vraiment dommage. Pour un mec qui ne bosse pas et qui n’étudie plus, c’est assez rare pour être appréciable. Encore une fois, je crois sur le coup que j’ai un problème car je les séduis rapidement mais aucune n’approfondit vraiment. Ce n’est pas la première qui me fait ce move. Les filles de cette liste ne représentent que la partie ou je suis allé à l’abattage. Alice est la partie émergée de l’iceberg des meufs qui m’ont dit « oui » puis « non ». Le classique : Je suis devant pf/ Je suis derrière flop/je suis devant turn/ je finis derrière à la river. Je me promets de ne plus m’emballer pour rien et qu’à l’avenir je prendrais la chose moins à cœur. Je me remets aussi en question mais peine à trouver ce que je fais de mal. En y repensant, je crois juste que c’était juste un mauvais timing. Un set up défavorable.
    Par la suite, j’apprends que le mec de Fanny est… Un f*cking musicien. Encore un bordel. Vraiment c’est une constante chez moi. Elles se tapent toutes des musicos après mon passage et c’est l’amour fou. Y’a quelque chose à comprendre selon vous ?! Le pire, c’est que j’ai toujours rêvé d’être un artiste. J’ai une âme d’artiste d’ailleurs mais je n’ai pas eus le courage d’approfondir cela quand j’étais jeune et peine aujourd’hui à la faire vivre. Ironique non ?  Je rappel pour info que mon Ex est avec un bassiste d’un groupe qui connait un peu de succès, et vis l’amour fou.
     
    Le temps passe, et nous voilà à Noel. Période que mon ex adorait alors que pour ma part, je n’en étais pas fan. Mais pour le coup, je vais vraiment passer un Noel de m**de.
    Déjà, je le passe sans ma mère qui est en Bretagne, ni ma grand-mère qui est décédée en début d’année, ni ma sœur qui le fait chez sa belle-famille. En plus d’être totalement déprimé par le manque de mon ex. D’habitude, on le passait en famille chez ma mamie avec toutes mes tantes, mes cousines, mes sœurs, ma mère mon père et mon ex et c’était vraiment agréable comme moment. Mais pas cette année. Cette année, je me retrouve donc avec mon père, ma belle-mère et la belle famille. J’adore mon père et ma belle-mère mais ma belle-famille m’ennuie profondément et le manque de 75% des gens que j’aime me déprime de mutant. J’arrive sur place avec le moral dans les pompes à devoir passer un 20/80 en fin de tournoi. Ma belle-famille à prévu un repas « banquet ». Pas de grandes tables, pas de gigau de 8 heures, pas de rires. Une ambiance morte. Je reçois des textos de mon ex qui me dit que c’est vrai que c’est déprimant mais que c’est comme ça. Tout le monde se couche à 23h00 et je me retrouve seul dans le salon, à devoir dormir sur le canapé car tous les lits sont pris. Je me siffle une bouteille de whisky pure, m’empeste de joint et pleure toutes les larmes de mon corps jusqu’à 6 heure du mat. Vraiment un souvenir de m**de. On s’envoie des messages avec mon ex pendant une partie de la nuit et décidons de se voir le 27 midi. Le lendemain matin, mon père à des paroles réconfortantes lorsqu’il me ramène chez moi -je n’oublierai jamais ce qu’il m’a dit ce jour-là.
    « Tu sais Hugo, tu as fait un choix. Ton premier choix d’adulte. Ton premier choix d’Homme. Tu dois l’assumer et faire en sorte de ne pas avoir tout quitté pour rien. C’est normal d’être triste, mais c’est un choix délibéré de souffrir alors relève toi mon fils. Moi je crois en toi. »
    Ses paroles résonnent encore aujourd’hui. Merci papa. Tu ne te rends pas compte comme ça à fait écho en moi. Il est à préciser que je n’ai pas seulement quitté mon ex à cette période. Après 3 ans et demi à Toulouse, i’ai quitté un CDI à 28-32K€ net/An, des amis et globalement toute une vie. Une vie de confort. «Ton premier choix d’Adulte. Ton premier choix d’Homme ». f*ck yeah papa.
    Je rentre donc dans mon appartement et décide de dire à mon ex qu’il est temps d’arrêter de s’envoyer des messages et de passer définitivement à autre chose.
    Le lendemain nous sommes donc le 27, on se voit en terrasse par ce jour froid de Décembre et je n’arrive pas à être glacial. Elle non plus. On se dit néanmoins que c’est la dernière fois qu’on se voit avant longtemps car ça nous fait trop de peine d’avoir encore un contact. On sait très bien qu’on s’aime encore énormément, mais j’ai besoin de faire mon chemin et elle le sait. On passe la journée ensemble, on s’embrasse, se regarde longuement dans le blanc des yeux sans un mot. A la nuit tombante, nous sommes sur le point de nous quitter à Antigone. Aux portes de la galerie marchande, on se tient la main. On n’arrive pas à se lâcher. Elle fait quelques pas, puis reviens s’engouffrer dans mes bras en pleurant. On s’embrasse une dernière fois, on se regarde un dernier instant avec cette passion qui nous était propre et puis elle tourne les talons et fonce au pas de course sans se retourner vers son arrêt de tram. Je resterai debout stoïque et absent, jusqu’à ne plus voir sa silhouette.
     
    Après cet épisode, je ne me sens pas de rentrer tout seul chez moi et décide d’aller chez Yaya. Il ramasse de son Noel qu’il à passer avec un pote, et n’écoute pas un mot de ce que je lui raconte. Je parle seul dans ce grand appartement. Je me parle à moi-même. Il me sert une bière, puis deux et me rappelle que ce soir on a une soirée. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai pas la force d’y aller mais Ben m’appel et me convainc de faire l’effort. « Ça te fera penser à autre chose ». La soirée en question, c’est chez Pauline et cette fois, elles sont toutes les 6. Sur le coup je n’y pense pas, mais plus tard je me suis souvenu que Ben m’avait parlé de cette soirée du 27.
    « Y’aura Jane, je pense qu’elle peut te plaire »
     Il m’en avait un peu parlé mais sans plus. Juste comme quoi ça faisait longtemps qu’elle n’était pas descendue pour voir ses copines et qu’elle était super cool.
    J’y vais vraiment la mort dans l’âme à cette put**n de soirée. Je me souviens que je suis complètement ailleurs lors de l’apéro. On rejoint son pote Remy en terrasse avant d’y aller et je suis déjà bien allumé quand on quitte le bar. J’arrive dans la soirée, on est accueilli par Pauline. Il y’a pas mal de monde dans le premier salon et je ne calcule personne. Je suis Ben et Pauline dans le petit renfoncement ou sont les canapés.
     Et là, au milieu des gens, je la vois. Jane.
    Ça peut paraître culcul mais il y’a vraiment eu un truc quand on s’est vu pour la première fois. Lorsqu’elle tourne la tête et m’aperçois, elle interrompt sa conversation une demi seconde avec un regard un peu béat, puis la reprend en me regardant et enfin tourne la tête. Je fais la bise aux filles et arrive vers elle.
    Mes premiers mots ? Maladroit as f*ck.
    « Ah c’est donc toi Jane »
    Elle me regarde du style « Euuuh, ouais » avec un petit rictus ankward. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai dit ça sur le coup. Surtout que Ben ne m’en avait pas parlé plus que ça. Bref, la soirée se passe et je me dis que je me suis bien grillé comme un conn**d. Je fume joint sur joint, boit Rhum sur Rhum et discute qu’avec des mecs car de toute façon je me sens incapable de séduire.
    Vers minuit, je reçois un message de mon ex. Un bon New York back raise des familles. Le message commence par « Au revoir mon amour en espérant que ce n’était pas un adieu ». Bien qu’il ne se limitait pas à cela, je ne retiens que cette partie et je m’isole dans les chiottes pour pleurer un bon quart d’heure. Quand je reviens dans la soirée Ben me demande ce que je foutais. « J’ai vomis, je me sentais pas bien ». Il sait que je mens mais à la délicatesse de ne pas le relever devant l’assemblé même si à ce moment-là, la soirée c’est un peu vidé.
    Je m’assoie dans le canapé qui est vacant et Ben prend place sur le pouf en face. On discute et il sent bien que je suis triste. Il essaye donc de me faire rire en lâchant des trucs bien gras. Ce qui fonctionne, on se met à se foutre de la gueule des hippies qui joue de la guitare devant des filles en totale admiration. Il connait ma récente haine des musicos qui use de leurs guitares pour attirer l’attention des pouffiasses. Le pire c’est que ça fonctionne. #ChristopheMaé
    « Tellement obvious ».
     On continue à boire comme des trous et Jane arrive dans l’espace canapé. Elle s’assoit une première fois sur le siège libre à coté de Ben. Marque un court temps d’arrêt. Me regarde, puis finalement vient s’installer à côté de moi. Je suis ivre saoul et me sens incapable de jouer une main. Ben prend la tangente et elle commence à me tchatcher. On parle de voyage, de cinéma, de son métier, de mes projets. Elle me fait rire. Elle a des expressions bien à elle. « Hors suj ». Elle m’attendrit à tel point que j’arrête de boire pour retrouver mes esprits mais je ne calcule pas vraiment ce qui se passe. Je ne pense plus à mon ex et me contente de suivre ses lèvres lorsqu’elle les articule et répond par questions ouverte pour limiter mes mots. C’est un moment indescriptible ou je suis perdu dans cette soirée ou je ne devais pas être à écouter une fille à qui j’ai l’air de plaire alors que je suis au trente sixième dessous.
    Avec un petit sourire que je noterais de « tendancieux », elle me confirme que je ressemble à Jon Snow. C’est vraiment le tell universel du moment pour savoir que je suis bon dans ce spot, mais j’ai quand même du mal à y croire. Je sais qu’elle a un mec depuis longtemps à Berlin et ce n’est pas trop ma cam de détourner des filles maqués. Vers 4h du matin, on est encore à discuter et il ne reste plus grand monde. Depuis une heure, Pauline et Ben sont avec nous mais parlent de leurs côtés.
    Au bout d’un moment, ils partent se coucher et nous nous retrouvons seuls.
    Elle se rapproche alors de moi, son parfum m’envahit et nos jambes se touchent sans malaise.
    Lorsque je lui demande : « Tu te rends compte qu’il n’y a plus personne ? »
    Elle me répond : « Je me rends compte que toi tu es la ».
     Punchline. J’étais pas prêt.
    J’en reviens pas qu’elle m’ait dit ça et reste un peu con. Une fille qui a des couilles.
    Elle me regarde silencieusement avec des yeux qui me disent « vas-y mon con, embrasse-moi ». J’hésite, puis m’exécute. Le temps s’arrête sur ce canapé. On s’embrasse avec passion, je passe ma main dans ses cheveux d’or et entends son souffle qui s’accélère. Je passe en mode agressif, l’allonge et prend le contrôle. Elle me regarde avec un désir brulant. Mes gestes sont précis et elle apprécie. Après je ne sais combien de temps, on se relève et je lui lâche un très léger :
    « Bon. Soit je te baise sur le tapis, soit on va chez moi » #punchline
    Elle éclate de rire et on part dans la nuit en direction de mon appartement.
    Sur le trajet on rigole, gambade comme des gosses qui vont à la kermesse de l’école, dans ces rues sombres et silencieuses.
    On croise une patrouille de militaire qui nous fait un grand sourire, elle me lâche un « on est hors suj complet », on en rigole puis on s’arrête près du jardin des plantes pour s’embrasser sous un lampadaire. Elle me dit que c’est fou ce qu’elle fait mais que ça fait longtemps qu’elle n’a pas connu cette sensation, je lui réponds avec un sourire –un regard- et le silence qui suit en dit plus long que tous les mots que j’aurais pu trouver.
    On arrive finalement chez moi et pour la première fois depuis longtemps, je ne la baise pas, je lui fais l’amour. On fait l’amour.
    C’est génial. Comme si on se connaissait depuis toujours, tout est naturel, il n’y a aucuns gènes. Je suis sauvagement tendre. On se regarde dans les yeux avec une flamme qui nous brûle, elle hurle de plaisir. Pas de discussion post coïtale, juste un échange les yeux dans les yeux qui dure. Je m’endors avec sa tête sur mon pectoral et mes bras autour d’elle. C’est une nuit magnifique. J’en ai des frissons lorsque j’y repense. Cette nuit, on s’est abandonné l’un à l’autre sans penser au lendemain et c’était parfait. Elle m’a conquis.
     
    Le lendemain, j’ouvre les yeux et Jane me fixe en me tripotant les cheveux.
    « Salut toi »
    Salut beauté.
     
    Sans y avoir trop pensé mais un peu quand même, je suis surpris qu’elle ne regrette rien. Ce simple move me fait dire qu’elle assume totalement. Une femme. Une put**n de femme.
    Vous me connaissez, je ne suis pas le genre à check la turn quand j’aggresse le flop, je lui mets tout de suite « barrel matinal ». Je passerais les détails mais c’est aussi bien que la veille, même sans l’alcool.
    Je file chercher des viennoiseries pour lui préparer un petit déj de reine et cette fois je n’ai aucune envie d’être tranquille. J’ai envie qu’elle reste.
    Je remonte et madame s’est rendormie. Je l’observe un moment en me disant que ce n’est pas croyable qu’une beauté pareille dorme à poil dans mon lit puis m’active à lui préparer le petit déjeuner. Je sors le grand jeu- Viennoiserie, fruits, jus d’orange pressé et thé du palais des thés. Elle se réveille pour de bon et on déjeune ensemble.
     
    « Tu fais ça pour toutes les filles que tu ramènes chez toi ? »
    « Non, bien sûr que non. D’habitude j’achète du jus d’orange en bouteille »
     
    Petit sourire de sa part suivit d’une petite bagarre sur le lit. Je la maitrise, ça l’excite- 3ème barrel.
    L’impression que ça fait 1 an qu’on est ensemble tant on est déjà complice, c’est juste dingue.
     
    Une fois le petit déj et ma bite engloutie #poète, elle file à la douche et je reste dans mon salon avec une sensation d’imbécile heureux.
    Elle sort de la douche et nous parlons de tout et de rien, lorsque son portable sonne. C’est une copine Allemande qui l’appel pour qu’elles se mettent d’accord sur l’heure où elle viendra la chercher. Enfin, c’est ce qu’elle me dit. Je pense qu’elle lui a aussi fait un petit débrieff de ce qui se passe ici au vue de ses tells physique quand elle parle et de son intonation. Je ne capte rien à l’Allemand mais je sais reconnaitre ce genre de trucs.
     
    Instant culture, saviez-vous que lorsque vous parler seulement 15% de votre message est transmis par ce que vous dites ? Votre corps et vos gestes représente 80% et l’intonation 5%. Dingue non ?
     
    D’ailleurs, c’est bien la première fois que je trouve la langue des nazis aussi sexy. Sa voix est un peu plus aigüe quand elle parle Allemand, un peu comme quand elle crie au lit. Je lui mettrai bien un 4eme barrel mais mes couilles sont épuisées et m’obligent à check.
    Elle me dit qu’elle doit prendre son avion tôt dans la matinée et qu’elle devra partir de chez moi en milieu d’après-midi pour aller voir sa tante et ses cousins. Un poil déçu qu’elle reparte si vite mais c’est ainsi. Je commence à me dire que c’était très bien comme ça et que ça ne continuera pas. Je resterais « sa petite folie Montpelliéraine ». Elle a une vie bien remplie à Berlin et m’oubliera vite me dis-je.
    Je la raccompagne à la Comédie et on s’embrasse en se disant des mots doux. J’ai vraiment l’impression que c’est la dernière fois que je la vois du coup j’essaye de prendre le truc à la légère. Elle par contre, à l’air vraiment triste de partir si vite, mais je me dis qu’elle joue la comédie comme je l’ai fait de nombreuses fois « pour pas faire de peine à l’égo de l’autre ».
    Je tourne le dos et ne me retourne pas.
    Je rentre chez moi un peu dépité mais tente de me dire que c’est mieux d’avoir vécu ça, que rien du tout. Et soudainement, je me rends compte que je n’ai pas pris son numéro. Harba de con que je suis.
    En milieu de soirée, elle m’envoie un message sur Instagram pour me dire qu’elle aimerait bien garder contact et que c’était vraiment génial. OUF ! J’accepte sans me faire prier et lui souhaite un bon retour au pays des mangeurs de saucisse. Emoticône concombre, émoticône pêche.
    « T’es complétement hors suj mon pauv’ vieux, mais t’es mignon » J’aime sa répartie et son style.
    Il est à noter que je tâche d’être bon en terme de répartie et de phrasé et c’est vraiment la première chez qui je sens un vrai répondant.
    Quelques semaines passent [je rencontre J pendant cette période car « faut bien grinder »] et Jane continue de m’envoyer des messages, tous les 2/3 jours, pour prendre des nouvelles. Même à distance on rigole beaucoup. Elle a vraiment un truc cette femme.
    Un jour elle m’annonce qu’elle redescend pour 15 jours dans le sud dans un mois. Elle doit voir son père qui est dans l’Aveyron et qui n’est pas au mieux. Elle me dit qu’on pourra se voir 2 ou 3 jours si je veux bien, mais qu’elle devra faire le tour de sa famille et de ses copines.
    J’avais donc tort. Elle ne m’a pas menti, n’a pas jouer la comédie et souhaite me revoir. Dingue.
    J pars à Glasgow et le sur lendemain je rejoins Jane place de la Cannourgue. C’est l’hiver, elle est emmitouflé dans son gros blouson mais n’en reste pas moins sublime. J’avais oublié ce que ça faisait d’avoir des frissons à la vision d’une personne particulière. On s’embrasse, s’enlace et en bon gentleman je tire sa valise avant de la tirer elle. Nous arrivons chez moi, je lui prépare un thé, on discute 2 minutes puis un blanc s’installe. On se regarde. 30 seconde après on à poil. Après la déception coïtale de J, je peux vous garantir que je revis d’avoir une femme qui s’assume au pieu.
    Elle me dit qu’elle va à Millau voir son père dans trois jours et que d’ici là elle ne sait pas trop où dormir. Sa famille habite à Cournonterral (15 min de Montpellier) et ça l’embête d’aller s’isoler loin du centre, point névralgique de son réseau social, sachant qu’elle n’a pas le permis. Je lui propose naturellement de rester chez moi. En fait, je ne lui laisse pas le choix. Elle accepte et semble soulager. « Je pensais que ça ferait trop pour toi »
    J’avais envie de lui dire que je ne manquerais pas l’occasion d’avoir un ange dans mon enfer mais je me suis abstenu par peur de passer pour un gros fragile.
    On passe les trois jours ensemble et tout fonctionne. Elle part chez son père pour 72h mais laisse son gros sac chez moi. Elle m’appel deux fois pour me dire que c’est un peu dur mais qu’elle est contente d’être là pour lui.
    Moi qui étais insensible à toutes les autres, elle me provoque à chaque fois cette sensation de bonheur inexplicable. Je ne l’ai pas signalé dans les deux post précédents, mais je ne ressens tout simplement rien. Au mieux, une affection timide pour ma partenaire mais rien de plus. Pas de sentiments, aucuns. Aucune tristesse quand je les quitte, aucune sensation de manque- rien. Mes couilles ressentent quelque chose, parfois mon égo, mais pas mon cœur.
    Elle revient au bercail après sa visite paternelle et n’en décollera pas avant son départ.
    On passe nos journées à se balader dans Montpellier, à avoir des discussions tantôt sérieuse tantôt légère, à faire l’amour, elle me montre des courts métrage- son court métrage, on écoute de la musique en fumant des joints, allongé sur le lit à regarder le plafond, je l’emmène faire des soirées à droite à gauche. Elle s’adapte toujours, comme moi.
    A aucun moment je ne joue un rôle. Je suis moi-même car elle à ce qu’il faut dans le ventre pour voir mon vrai visage. On vit notre truc sans trop savoir ou ça mène. C’est d’une beauté rare.
    Petite anecdote, lors d’une soirée elle se fait draguer par « Al Sticking » (une figure du street art à Montpellier qui monte) devant moi et lui met un rebond mémorable ! On dit qu’il a rebondi jusqu’en Chine ce nain dalleux.

    Une des rares preuve de son passage dans ma vie. Soirée dans un appart ou on a finit rabat complet. Pour preuve mes yeux en mode 16:9eme et sa pose "grosse cochonne avec lunette" (elle ne porte pas de lunette au naturel). La fin de l'époque "Jon Snow"
     
    Une après-midi alors que nous étions en balade au bord de plage, on s’assoit sur un rocher face à la mer et pour la première fois elle me parle vraiment de son mec. Elle m’en avait déjà parlé un peu mais cette fois-ci c’était le sujet principal.
    J’apprends qu’il est chanteur/ guitariste dans un groupe qui marche assez bien sur Berlin. Quand je vous dis que j’ai un truc avec les musicos.
    Il est au courant qu’elle l’a trompé et qu’elle est avec moi en ce moment mais ça n’a pas l’air de le déranger plus que ça. Elle me dit que pour lui ce qui compte « c’est la musique ». Elle a l’air un peu dépité mais finalement résigné à accepter cela. Je comprends qu’elle ne sait pas bien ou elle en est avec lui et qu’elle va là où se sent le mieux. Pour le coup, avec moi.
    Son mec c’est l’Allemand type. Il n’exprime pas ses sentiments, est très terre à terre et très chauvin. Il est également très torturé et très spécial, obsédé par la musique. Un jour elle lui propose de partir à Londres car elle aimerait bien y vivre et il lui répond en gros « si tu veux y aller, vas-y ». 5 ans qu’ils sont ensemble.
    Je comprends mieux ce qu’elle me trouve. Lorsque je suis en confiance je suis absolument l’inverse.
    Tout ça pour dire que la dessus elle est paumé. Je sens bien qu’elle attend que je propose quelque chose mais je n’y arrive pas. Moi qui d’habitude n’ai aucun scrupule à me vendre, je n’y arrive pas cette fois. Je n’ai pas envie de forcer quoi que ce soit, bizarrement. Je l’écoute simplement en essayant de ne pas lui faire tout quitter pour un mec qu’elle a vu qu’une dizaine de fois. Certes il y’a quelque chose de fort entre nous mais je n’arrive pas à me dire que j’assumerai le fait qu’elle quitte tout une vie pour moi. C’est trop de responsabilité. C’est un trop gros pot que je ne veux pas jouer hors de position.
    Je l’enlace dans mes bras sur le soleil couchant et nous décidons de rentrer.
     
    Elle repart en Allemagne le lendemain et lorsque nous allons nous coucher, après avoir fait la sexualité, elle me lâche cette phrase :
    « Je crois que… Non, laisse tomber. Si je te le dis tu vas t’enfuir par la fenêtre »
     
    Je n’ai pas répondu. Lâche que je suis. J’aurais dû dire un truc du genre :
     
    « Je ne m’enfuirai pas car moi aussi je t’aime Jane. D’un amour que je n’ai pas construit et que je ne comprends pas vraiment mais je t’aime. Tu me rends heureux. »
     
    Je ne l’ai pas dit, j’aurais dû.  Je le regrette et pourtant je ne regrette pas grand-chose en général car j’ai comme mantra «vis à fond ».  Ça aurait peut-être fait une différence, qui sait. Elle se contentera d’un « arrête de dire des bêtises » J’ai tellement été mauvais. Je la sens déçu, elle n’ajoute rien et on s’endort.
    Le lendemain matin, je l’accompagne à la gare pour qu’elle prenne son train pour Paris. Cette fois, je crois vraiment que c’est la dernière fois qu’on se voit. Je déteste ce genre de départ, ça me fou dans tous mes états et je finis par paniquer. Le poker m’a aidé à gérer mes émotions afin de ne plus en être esclave mais pour le coup, je sais plus où j’habite. Quand c’est comme ça, je fais caca en plein milieu du salon. Voir la raison de mon bien être partir me fend le cœur mais encore une fois je n’arrive pas à lui dire que je l’aime et qu’elle m’a fait renaitre. Je l’embrasse, lui dit que c’était merveilleux et que j’ai hâte de la revoir. Elle attendait quelque chose de plus profond, je m’en rends compte aujourd’hui. Elle me dit « je t’apprécie beaucoup tu sais Jon Snow ».  Je pleure intérieurement mais rien ne sort à l’extérieur. Je crois que je ne réalise pas. Je ne réalise jamais sur le coup et c’est bien sick. Je reste sur les quais jusqu’à ce que le train parte et nos regards ne se lâchent pas. Elle est partie, et j’ai tout foiré sur la fin. J’ai spew le HU comme un gros noob.
     Je m’en rends compte à l’ instant où le train avance et que je la vois me regarder les larmes aux yeux. Rien ne me consolera ce jour-là ni cette semaine-là d’ailleurs. On s’envoie toujours beaucoup de messages mais rien n’y fait, j’ai l’impression d’avoir loupé le coche.
    Pourquoi rien n’est sorti ?!
    Les jours passent et j’ai moins de nouvelles qu’avant. Après plusieurs jours sans messages et juste avant de prendre mon vol pour Glasgow, je lui renvoi un message du style « tient regarde ce que j’ai vu aujourd’hui, ça m’a fait penser à toi », histoire de relancer la conversation. Ça fonctionne ! Elle me répond vite et me dit qu’elle a beaucoup de choses à gérer en ce moment mais qu’elle comptait m’appeler pour me dire qu’elle avait accepté un job de traductrice ANGàFR lors du festival « Itinérance » à Alès.
    Elle revient !
     
    Elle m’invite donc à venir avec elle pendant 7 jours. On sera logé dans une petite cabane au fond d’un jardin (true story) chez une des organisatrices du festival. Elle aura le devoir de faire les traductions de tous les acteurs/ réal/ intervenant anglophone du festival donc on ne passera pas tout notre temps ensemble, mais je m’en satisfais.
    L’événement à lieu dans un mois tout pile et alors que je suis dans le hall de l’aéroport en attendant mon avion pour aller voir J, je languis qu’une chose, de me réveiller un mois plus tard.
     
    Vous connaissez l’étape Glasgow.
     
    Le jour de son arrivé, je vais la chercher à l’aéroport de Fréjorgues. Nous sommes hyper heureux de nous retrouver et elle apprécie tout particulièrement que j’ai emprunté la voiture de ma sœur pour la cueillir. On dépose la voiture chez ma sœur qui au passage, insiste pour qu’on rentre. Jane n’est pas gênée pour un sou. Elles tchatchent ensemble un petit peu et nous allons chez moi.
     
    1er barrel de rigueur.
    Je lui prépare une omelette aux champignons de bo goss et on part se balader au jardin des plantes avec une bouteille de rosé et un bédo. On ressort de là un peu pété mais surtout avec une sacrée fringale. On part manger un burger à Burger & Co (best burger sur Mtp, je recommande chaudement) et on rentre chez moi à la nuit tombante.
     
    2nd barrel, la base.
    Toujours aussi bien, on passe une petite étape et je lui fais mon final préféré. Elle accepte sans sourciller et même si elle en prend un peu dans l’œil, elle se marre.
     
    Je lui collerais 24 gamins put**n.
     
    Le lendemain, elle part pour Alès et j’attends qu’elle voie avec son hôte pour savoir si c’est OK que je vienne. Le soir même elle me dit qu’il n’y a pas de problème et je débarque le jour suivant.
    Trépignant d’impatience, j’arrive donc à Alès pour mon premier festival de cinéma. D’une part parce qu’il y’a Jane et d’autre part parce que j’adore le cinéma.
    Jane m’accueille en coup de vent car elle à une trad’ à faire dans 15 minutes et je n’ai pas le temps de lui mettre une petite street de value, dommage. La cabane est petite mais nous avons notre intimité, c’est l’essentiel.
    Il y’a une rétrospective sur Steeve McQueen, personnage que j’adore et l’invité « star » du festival est le réalisateur Jerzy Skolimowski. Un pote à Roman Polanski au passage. Elle est fan de lui, et je vous recommanderai « deep end», un super film. « Le cri du sorcier » m’a beaucoup plu également. Bref.
    La journée, je visionne donc des films en attendant le soir. Car chaque soir, c’est soirée à la salle avec tout le staff et les artistes de la journée/ semaine. L’endroit en géniale. C’est un ancien laboratoire d’analyse, redécorer avec des lumières bleus, rouges, vertes, turquoises, des guirlandes lumineuses, des petites salles avec une tv qui passe des vieux films. L’ambiance est unique. Il y’a évidemment un bar ou tu peux boire des tipunch pour 1€ et des pintes pour 3€. Tous les soirs, il y’a un coktail spécial à 2€. En d’autres termes, tu finis ivre mort à la fin mais tu discutes avec des gens super intéressant. L’ambiance est vraiment géniale. Jane me présente à tout le monde comme étant son « Boy Friend ». Bien que très fier, ça me fait un peu bizarre. On rentre vers 3h ce soir-là et elle repart bosser à 9h le lendemain. On a une discussion sur l’oreiller et je lui dis que cette fois c’est moi qui ai peur qu’elle s’enfuit par la fenêtre. A ma grande surprise, elle ne répond mais m’embrasse. On va à l’abatage et on s’endort.
    La semaine se passe en suivant à peu près le même schéma. La journée je matte des films et le soir on se quinte au labo !
    Arrive le dernier jour. Dès le matin, je sens une perturbation dans la force.
     
    Ce soir, mon pote Ben vient à Alès faire la dernière soirée au labo et nous ramène le lendemain à Montpellier. Il arrive vers 18h au festival, on va à une projection tous les trois et une fois la séance terminée on se dirige vers le labo.
    Jane est différente. Elle est plus distante, se moque de moi en public tout en restant semi correct. Très bizarre. Je sais pas trop quoi en penser et décide de faire comme si de rien n’était.
    On se met un gros tarif ce soir-là alors qu’on doit se lever à 7h30 le lendemain car on a une heure de route.
    On rentre, Ben vomit dans le salon de notre hôte (énorme lol) et Jane est un peu gavée. On va se coucher mais Madame est fatiguée. Je me la collerais sur l’oreille ce soir-là, et j’ai la quasi-certitude que ça va puer dans longtemps et que cette « distance » qu’elle a mis ce soir entre nous est loin d’être anodine.
    Après avoir dormi 3h, nous partons tant bien que mal d’Alès pour l’aéroport de Montpellier.
    Dans la voiture elle parle beaucoup alors qu’avec Ben on est plutôt en mode silencieux.
    Arrivé à l’aéroport, je l’accompagne jusqu’au Hall. Malgré mes perches pour avoir des infos sur notre avenir, elle ne répond rien de concret. On s’embrasse et elle est atrocement froide comparé aux autres adieu. Je sais qu’il y’a une couille dans le potage.
    Quand je rentre dans la voiture, Ben me demande comment ca s’est passé et je lui répond :
    « Je pense que c’est mort, je l’ai senti vraiment bizarre »
     
    Ça se confirme quand malgré quelques messages de ma part, madame répond toujours évasivement.
    Au bout d’une semaine elle m’écrit qu’elle aimerait bien qu’on se skype.
    Le « il faut qu’on parle » 2.0 quoi.
    On skype et elle me dit qu’elle a besoin de temps et d’espace pour réfléchir. Je la laisse donc tranquille et ne lui envoie plus de message.
    Au bout d’une semaine, elle m’écrit un pavé en me disant que finalement elle doit se concentrer sur sa vie à Berlin car c’est là qu’elle doit être. Elle est désolée et me dit à quel point « je suis une belle personne » mais qu’à présent, elle préfère en rester là.
    J’ai du mal à avaler la pilule même si je m’y préparais. Je crois qu’une fois rentrer j’en pleure un petit coup et je repense à cette fois où j’aurais dû lui dire « Je t’aime ».
    Je me fais une raison et me dis « tant pis, faut accepter la variance, c’est le jeu ».
    Encore aujourd’hui il m’arrive de repenser à ce que nous avons vécu et ce merveilleux sentiment « d’être amoureux ».
    Je suis quand même heureux d’avoir vécu cette histoire, même si forcément un peu frustré sur la fin. Même si ça n’a pas duré, je suis retombé amoureux un court instant et ça m’a fait du bien. Qu’importe la fin en fait. J’étais rassuré de voir que je pouvais plaire à ce genre de fille.
    Avec le recul, je me dis que ce n’étais pas le moment. En fait, ça m’a encore plus motivé à partir voyager. Ca a vraiment marqué le début de l’organisation de mon trip et la définition de mon « why ». J’ai vu ça comme un message de la vie :
    « Tu n’as pas quitté une femme que tu aimais pour te mettre avec une autre, ton plan de base c’était de voyager donc ne me remercie pas, c’est cadeau. Maintenant go mon petit »
     
    Voilà la fin de cette partie 3 qui comme annoncé, était sur un autre ton. On s’approche plus d’une CSB mais rassurez-vous, la part 4 repart sur les chapeaux de roues ! J’ai pris du poil de la bête sans épiler le torse de Caballero et celles qui suivent ont pris de gros barrel en tout genre !
     

    Photo prise par Jane lors de sa seconde venu.
    Leçon 22: Pratiquer l'inception
     
    Fragilement votre,
    H
     
     
     
    PS :
    Je tiens à vous le dire : MERCI DE ME LIRE
    Vos commentaires me font chaud au cœur, vous me faites sentir un peu plus utile et c’est très appréciable pour le joueur à tendance misanthrope que je suis. N’hésitez surtout pas à commenter ou critiquer.
    J’entends bien finir cette aventure du Run Rose et trouver une suite qui n’en sera pas une mais qui me permettra de prendre la plume avec autant de plaisir et de passion que ce que cette série m’inspire et je l'espère, pour votre plus grand plaisir !
    Bisous mes grinders
  2. Like
    DRMY reacted to FishyDoui for a blog entry, Hors sujet: Les reportages [MAJ 03/11]   
    Un petit ticket hors sujet, juste pour partager quelques bons vidéos / reportages poker. Comme je le disais en introduction de ce blog, au delà du simple jeu j'adore tout l'environnement autour de ce jeu, je trouve que certains  joueurs de poker sont très charismatiques, touchants, drôles et très intéressants à suivre! Et puis bon nombre de personnes ont réalisés de magnifique reportages!! Le plus connu : Victor Saumont. J'ai du regarder l'ensemble de ses reportages une bonne dixaines de fois chacuns... Alors du fond du coeur: Merci Tapis_volant! 
    Alors si comme moi vous êtes fans de reportages, non pas sur le jeu mais sur son environnement, en voici quelques uns:
    - Nosebleed : reportage sur Seb Sabic et Alex Luneau en Hight Stakes et à vegas. Très très grands joueurs de variantes différentes du NLHE. (Victor Saumont)  ★★★★★
    - One Time : Parcours de 3 joueurs sur EPT Deauville 2014. (Victor Saumont) ★★★★★
    - Live in Deauville : Parcours de 3 joueurs sur l'EPT Deauville 2013 (Je ne suis pas sur de l'année...) ★★★★★
    - Boa : Magnifique reportage très touchant sur le très charismatique Guillaume Darcourt. (Loïc Xans) ★★★★★
    - Joueurs Hors Catégories : Un court métrage pleins de sincérité sur la réalité parfois malheureuse du Poker... (Loren Claessens) ★★★★★
    - Dans la tête d'un pro : Evidement!! Les pros du team Winamax suivit dans lors de leurs tournois live avec les coups cartes ouvertes et commentés. (Winamax) ★★★★★
    - Winamax Live sessions : Parties de cash game live avec des pros Winamax et des célébrités. Personnellement je ne suis pas fan mais ça peut plaire à certains! La seule chose que j'apprécie sont les commentaires de Ludovic Lacay (les vidéos "L'oeil de Ludovic Lacay" sont vraiment pas mal!) ★★★★★
    - Documentaires Winamax : Winamax a crée 4 documentaires sur le poker. Celui à ne pas manquer étant November Nine sur Sylvain Loosli avant et pendant sa 4ème place au Main Event. ★★★★★
    - Petit Joueur : Une série de 8 episodes suivant Antoine "PonceP" Vannini durant les FCOOP de Pokerstars. On y voit pas mal de bons grinders. (Victor Saumont) ★★★★★
    - Face Up : Un reportage très bien fait sur un joueur que je connaissait peu SLM Freeman durant le Sismix 2016 à Marrakech. Un coup de coeur pour l'interview du monument Fabrice Soulier ★★★★★
    - Isabelle Mercier, Un destin en main : Reportage sur la très connu Isabelle Mercier. Pour moi pas le meilleur reportage techniquement parlant, mais intéressant du point de vue réussite de carrière. Elle su jouer de ses atouts pour devenir populaire et ainsi se mettre à l'abri, le fameux "Gagner de l'argent avant de s'assoir à une table" dont je parle en introduction de ce blog. ★★★★★
    - Bet Raise Fold : Magnifique reportage sur l'évolution du Poker Online dans le monde et notamment aux Etats Unis avec le black friday. Le seul point négatif est qu'il est en Anglais. Mais en achetant les accès sur le site officiel vous pouvez avoir les sous titres français ainsi que des vidéos bonus. Je conseil l'achat! ★★★★★
    - That's Poker : La base, j'aurai même du commencer par celui la! L'un des tout premiers reportages que j'ai regardé en commençant le poker. Innévitable!! (Décomposé en 5 parties) ★★★★★
    - Joueur(s) : Un reportage sur des joueurs à Las Vegas (Un peu anciens... ) ★★★★★
    - Secrets de poker : Un reportage signé Arte sur le poker. Un reportage à la base dédié à un public ne connaissant rien au poker avec un des doublages à la Arte... ^^ Mais bon un reportage pas mal fait dans l'absolue. ★★★★★
    - Moi, JojoPoker, restaurateur... : Petit reportage sur le plus connut des restaurateur au sein de la communauté: Jojo! Je ne permettrait en aucun cas de critiquer ton niveau de jeu, mais pour moi sa médiatisation il l'a doit avant tout à son charisme, son humour et surtout sa sincérité! Et je trouve ça épatant, il a notamment participer à la maison du bluff. ★★★★★
    - Life of cards : Une série de reportage sur de grands noms du poker mondial. Bon c'est filmé et monté à l'américaine ce qui personnelement me dérange et de plus ce n'est disponible qu'en VO. Néanmoins, ça vaut le coup d'oeil. ★★★★★
    - Yoh Viral Vs Police : Mythique situation du mythique Yoh_Viral en direct live sur Twitch alors que la police défonce sa porte...  GENIALLLL!!  ★★★★★★★★★★
    - Hommage PokerStars Live : Tout simplement touchant! Pleins de sincérité et de tendresse... Qui montre les gens de l'ombre qui oeuvre pour la beauté de ce jeu! Tapis_Volant Genius! ★★★★★★
    (Je reviendrais mettre à jour régulièrement ce post)
  3. Like
    DRMY reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Long article, mal formate, et sans image. GL   
    Pardonnez l'absence d'accent, j'ecris sur un clavier US.
     
    Au pok, il est facile de faire ca mal. Etant un grand perfectionniste de nature, cette realite me confronte regulierement. Mais je me soigne.
    Des exemples de main jouees ici a Campione d'Italia. Sans tout detailler, dans un tournoi a 500e avec structure exceptionnelle (WSOPc), je decide de folder un bon bluffcatcher river dans un petit pot, sans infos sur mon adversaire. Jai base ma decision sur son clignement de paupieres suspicieusement eleve, presque comme s'il donnait un faux tell. Evidemment il avait le bluff, tout italien qu'il est.
    En cash game, dans un pot que jai 3 bet,  je cb flop et check back turn en mode trap contre un joueur un peu hors de controle. River il overbet 300 dans 180 et je decide de fold alors que je comptais snap call. Il faut dire qu'a priori il peut bluff le spot en misant 100e, ce qu'il n'a pas fait. Aussi des choses qu'il m'a dit, le fait qu'il est le type de joueur a utiliser son image pour maximiser sa value, et que jai deja fold des petits pots contre lui. Il n'a aussi jamais mise une si grosse somme avant dans la session. Evidemment il avait le bluff, tout kosovard qu'il est.
    Bon, jai une raison a tout cela. Depuis plusieurs mois, je travaille ma solidite. Les parties sont globalement plus difficiles et moins spewy qu'avant, donc il faut faire attention a ne pas call trop comme un debile des annees 90. D'ailleurs les parties que j'ai jouees dernierement sont particulierement tight: online d'abord, que ce soit sur le .fr ou le .com (on est bien dans in ecosysteme en train de mourir), et live egalement, a Amsterdam (parties bien reggish) et a Vegas (qui ne me semble pas l'eldorado).
    Pour faire simple, mes erreurs ont un fondement, meme plusieurs. Les habitudes de jeu ont la vie dure: j'ai dans ma memoire emotionnelle et corporelle tous les calls ou plays spewy que jai fait dans ma carriere. Jai aussi integre le fait que le field ne bluff pas autant river que jaimerais le penser.
    La ou je veux en venir, cest que je ne suis pas une machine de pure rationnalite, indifferente a mon passe, mon experience, et mes emotions. Dans le cas de la premiere main decrite, je fais un fold 'explo' base sur un mauvais read, ce qui est une erreur sans infos precisement (j'aurais du call car suffisamment haut dans ma range, bonne cote de pot, etc). Mais cette erreur vient de ma tentative de maximiser mon edge, de prendre les meilleurs decisions possibles, y compris si cela implique des tells ou soul reads. Dans ce processus complexe d'interpretation des informations a la table, on peut facilement se tromper.
    Allez une autre, jouee tout a l'heure en cash game. Je raise turn avec un combo draw, vilain call OOP. River je hit flush, et il lead rapidement pour pot. Ma flush n'est pas max du tout. Je sais qu'il a tres peu de bluff, du fait de : sizing, timing, attitude apres le bet. Et surtout, une theorie personnelle, qu'on pourrait appeller le Sobo theorem: quand un joueur call une action agressive turn en etant OOP, surtout s'il s'agit d'un raise, avant de lead big river, en particulier a tapis, et bien il a une range nutted. On devrait donc fold une tonne, y compris des mains tres fortes. Dans certains spots, on peut clairement fold 2nd nuts dans le visage de notre adversaire meduse. En realite, personne ne sait folder des mains nutsees river, ce qui est exactement la raison pour laquelle les joueurs donk bet enorme pour value river apres avoir call turn....
    Dans cette main donc je suis pret a folder, tellement pret... Et mes erreurs precedentes, le fait d'avoir fait un play explo et de m'etre trompe, le fait de me faire bluff beaucoup plus ici (Italia...) qu'a mon habitude, je call pour verifier. Il avait les papiers, tout israelien qu'il est.
    Ainsi sans aucun doute les erreurs de jugement peuvent en entrainer d'autres. Je ne suis pas une machine rationnelle, et de ce que je vois aux tables reelles ou virtuelles, vous non plus.
    Certainement le poker est un jeu d'investissements. Etre un bon investisseur revient ici a etre un bon decision-maker. Notre vision est que derriere le chaos apparent du jeu, un systeme logique se degage. Comme une partie d'echecs, les strategies s'affrontent. Cependant il y a un hic. La facon dont le poker fonctionne. La facon dont nous le construisons plus exactement.
    Pour comprendre ce que j'entends, visualisez-vous il y a un an, ou deux, ou cinq. Ce n'est pas seulement que vous etiez probablement moins fort. C'est tout votre paradigme, tout votre schema du jeu qui evolue a chaque nouvel element integre. Tout edifice de raison que vous construisez sera un moment chamboule par le jeu, vous obligeant a detruire et reconstruire votre pyramide de savoir.
    Pour comprendre ce que je veux dire encore, aucun livre de poker ne vous transformera en top player. La raison est qu'il n'y a pas de secret, aucun mystere a mettre a jour. Le savoir est perpetuellement remodele a l'aune de notre experience, des adversaires que nous affrontons et de leur propre paradigme.
    Le poker est peut etre plus un langage qu'une partie d'echecs perturbee par le facteur chance.
    Le secret est qu'il faut s'abimer sur le jeu, encore et encore, se tromper, encore et encore, laisser notre paradigme se deconstruire encore et encore jusqu'a se fluidifier.
    Evidemment, l'esprit humain se rassure de la causalite et de l'ordre. Nous sommes des machines biologiques creatrices de sens, a partir de langage symbolique.
    Generalement, toute perturbation de cette chaine causale, nous la blamons sur la stupidite de nos adversaires (incapables de comprendre notre langage, qu'on croit Le langage "objectif" du jeu...) ou sur la variance, cette mysterieuse entite qui recompense et punit a sa guise. Je ne m'etends pas plus sur le sujet de la variance, car j'ai ecrit un (bon) article portant sur ce theme, et qui devrait etre publie en format papier sous peu...
    Ce que j'essaie maladroitement de dire, c'est quelque part une inevitabilite de l'erreur. Le processus d'apprentissage est infini et tumultueux. Je commence a etre un vieux dans le monde du poker, et ca commence a m'amuser de systematiquement voir mes adversaires penser qu'ils ont compris, oui, aucun doute, ils savent comment se joue ce jeu.
    Moi je ne sais pas, j'essaie beaucoup de choses, je doute souvent aussi. Et petit a petit, je me vois tout de meme passer des etapes, et grimper au dessus de ma propre tete. Chaque jour le poker est le meme, chaque jour il est different.
     
    Qu'est ce qui ferait un bon decision-maker?
        ⁃    Capacite a engranger des informations (deja grosse limite pour pas mal de raisons: nos perceptions sont toujours limitees et parfois voilees, notre esprit est paresseux et ne pioche pas facilement sans une forte discipline. Ou alors il suffit d'avoir faim, d'etre fatigue...)
        ⁃    Capacite a analyser ces informations correctement : c'est la chose tres difficile, on peut se tromper sur les facteurs pertinents par exemple. Un biais cognitif tres frequent consiste a donner plus de poids a ce qui confirme nos hypotheses initiales. Ainsi dans le monde de la recherche, lorsqu'une equipe essaie de prouver quelque chose, le risque est grand de donner plus de valeur a tous les elements qui justifient l'hypothese de depart, plutot qu'a ceux qui la refutent. Ce biais existe dans le monde rationnel, critique, de la science, rendant d'ailleurs beaucoup de "conclusions" facilement invalidables. Comment ne pourrait-il pas exister dans une main de poker jouee entre humains bourres d'adrenaline et de testosterone?
        ⁃    Capacite a mettre en relation plusieurs spheres d'information. C'est pour moi la le plus grand signe d'intelligence, cette mise en relation des donnees.
    Je pourrais detailler chaque element, mais il existe quantite d'ouvrages excellents traitant du fonctionnement de notre esprit, la paresse de notre esprit analytique (et ainsi notre tendance a prendre des decisions basees sur nos premieres impressions, par exemple), les illusions perceptives, biais cognitifs, etc.
    Ce que je suggere, c'est surtout que le poker est infiniment complexe, et pour devenir un bon decision-maker, il va falloir engranger beaucoup d'experience. Par experience, je n'entends pas seulement le temps passe a jouer, car quantite de joueurs jouent depuis des annees, ou des centaines de milliers de mains, sans pour autant avoir l'air d'avoir appris beaucoup. Non, il faut considerer temps de jeu multiplie par la concentration, l'attention, et aussi la digestion. Il s'agit donc de jouer, pratiquer avec conscience. L'infinite des situations creees par le poker nous pousse irremediablement a la faute. Et comme tout joueur l'a surement remarque, il ne suffit pas toujours de connaitre le bon play pour l'effectuer: il est facile de cliquer sur le mauvais bouton, ou de ne pas oser faire un bon bluff en live. Non, il faut que l'apprentissage passe dans la chair, dans la detresse autant que dans l'euphorie. Et je ne parle meme pas des erreurs que nous faisons sans savoir (encore!) qu'il s'agit d'erreurs! A mesure de nos erreurs, nous avons la possibilite de faire evoluer nos schemas mentaux, nos modeles, paradigme a propos du jeu. Nous gagnons en finesse. C'est la une possibilite, mais clairement tout le monde ne la saisit pas. Beaucoup restent dans leur zone de confort, continuent de faire ce qui marche, ou ce qui a marche, plus ou moins, sans trop savoir pourquoi. En ce sens, ils croient avoir resolu le jeu, et evidemment ne comprennent pas pourquoi le jeu ne les recompense pas ou plus.

    Dans tout cela, je n'ai meme pas evoque le poids des emotions dans nos decisions.... Mais celles ci sont excessivement presentes et guident nos choix de maniere phenomenale. Je disais au debut de cet article etre perfectionniste. C'est, je pense une bonne chose de toujours douter de soi-meme, de chercher a toujours faire mieux. Mais cela peut aussi etre un frein, car sans confiance on ne va certainement pas jouer au top: j'ai observe que parfois je n'ose plus faire confiance a mes reads, ou alors je cherche un "systeme" qui resoudrait le jeu, ou en tout cas m'eviterait la douleur de perdre.... Ou encore chercher a prouver de differentes facons que je suis bon, voire le meilleur. Ce genre de choses, qui exterieurement peuvent ressembler a un ego fort, quand clairement il s'agit d'un ego fragile. Chez d'autres joueurs j'ai observe les ravages de l'exces de confiance.
    Il y a aussi, evidemment, massivement, ce qui se passe dans notre vie en general : sommes-nous heureux, equilibres? Cherchons nous a compenser des choses dans le poker? Le poker est-il ou devient-il notre seule source de gratification? Auquel cas on risque fort d'etre ballote par les fluctuations du jeu, et prendre nos decisions en fonction... Par exemple, on perds plein de tournois, on a pas tellement de satisfactions hors poker...comment esperer avoir la confiance et discipline de gagner le prochain tournoi? Ca n'arrivera pas, car notre capacite a prendre des bonnes decisions est totalement floutee....
    Il faut en fait un doute permanent, une capacite a douter de ses propres perceptions, de sa propre rationnalite, de ses propres systemes, et en meme temps avoir la confiance necessaire pour jouer sans crainte ni exces d'orgueil! Vous rendez vous compte de l'exigence de la tache?! Par ailleurs, et c'est tres important, il n'y a pas de terrain d'entrainement au poker. Evidemment on peut bosser son jeu en dehors des tables, ou jouer des stakes plus basses. Mais ca ne sert que partiellement. Vous pouvez avoir un grand savoir technique developpe en dehors des tables et galerer a l'appliquer sous la pression.... Ah tiens, voila un autre parametre perturbant nos decisions: notre capacite a gerer la pression! Et celle ci est frequente et multi-facettes.

    Ma conclusion: le poker vous abimera. Si vous etes pret a accepter cette realite (c'est a dire d'echouer systematiquement pour grandir), ou comme le heros de kung fu panda, vous faire defoncer et dire "oh yeah, give me more"' alors vous avez de mon point de vue compris quelque chose. En acceptant la destruction de votre ego opere par le jeu, la tension permanente, vous autorisez en realite votre ego a devenir plus fort car plus souple, vous autorisez vos ailes a se deployer.... Evidemment il ne s'agit pas d'etre masochiste et d'aimer perdre, car alors vous devenez un gambler, rien de plus. Cela je pense, est assez clair.

    Sur ce, may the force be with you, always.
  4. Like
    DRMY reacted to NICEBET for a blog entry, THINKIN WTF PROCESS   
    Nimes, 5h31.
    Je ne sais pas quel jour on est, une vague idée tout au plus. Mardi, Jeudi? Qu'importe en réalité, mon esprit est déjà ailleurs et connaitre le jour exact, est une préoccupation de personne active. Professionnellement et socialement parlant j'entends. Ce n'est pas- plus mon cas. Je ne suis ni actif professionnellement, ni actif socialement.
    Pour la première fois de ma vie, et pourtant j'ai passé un an au chômage, je suis vraiment à l'envers de tout. C'est déroutant, mais c'est un bon "entrainement" avant le grand départ. 
    Les souvenirs, bons et mauvais de c'est derniers mois refont surface lorsque le mental plonge. Les cheveux d'or de Jane brille, ses yeux noisette, sa peau vanille, son parfum léger m'éblouissent, m'affame et m'enivre...
    Mais je m'égare, nul besoin pour le moment de vous décrire cette divine créature Berlinoise, qui à su éveiller des sentiments enterés de ma dernière longue relation. C'était dingue Jane, et c'est pour cela que ça n'a pas durée. Trop intense, trop utopique. Le poisson que je suis est fait pour les grands espaces marin, et ne peut pas rester éternellement hors de l'eau. L'association avec la reine des animaux n'est pas viable, de toute façon la lionne ne veut pas mouiller ses petites papatte. Dommage. (en référence à nos signes astrologique #vismaviedefragile)
    De toute manière, je ne suis pas capable d'être sérieux sur le long terme. J'envie la rigueur de certaines personnes autant que je les plains. Je dois vraiment évoluer la dessus. Je pense simplement que l'heure d'être sérieux n'est pas arrivé. C'est ce que je me dis pour me rassurer, mais à 26 ans, il serait temps d'avoir un peu plus que des belles paroles.
     
    Dans ce billet, je me livre (un peu), car de toute évidence je n'arrive pas à le faire en face d'Humain, si proche de moi soient-ils. Je n'arrive jamais à me dévoiler complètement- c'est quand même très étrange quand on sait que j'ai un très bon cercle d'amis/ famille. Je me sens obligé de "me sentir seul" je crois.
    L'écriture pourrait être un bon moyen de retranscrire toutes les émotions que je ressens, mais je ne m'y applique pas avec sérieux. J'ai beaucoup de mal à me motiver. J'ai arrêté de fumer 10 joints par jour depuis une semaine, ça devrait me rebooster non? Oui, en théorie. Sauf que je sors de 10 jours de grind intensif ou j'ai vu ma BR monter à 2K pour finalement finir à 0,80 cts. Donc question motivation/ mental je dirais que je suis en bas pour l'instant. L'idée même d'aller me coucher pour me lever demain vers 15-17h, et n'avoir RIEN A FAIRE, m'angoisse. Il va me falloir au moins quelques jours pour réorganiser mon quotidien, dans cette ville à durée limité. Il va falloir que je me trouve un "train train" à durée limité. Etrange.
    Vous me direz alors : Tu n'a qu'à préparer ton voyage. Oui, certes mais pas trop quand même. D'après le récit de beaucoup on SUR-prépare son voyage car on angoisse. Pas d'angoisse ici, juste l'envie de partir. Je vous rassure quand même, j'ai un minimum préparé mon voyage, j'ai le visa, le billet, le sac à dos, les fringues, une lampe frontale, 10 000€, ma bite et mon couteau ! Tout ce qu'il faut quoi ! 
    En vérité, je ne vous le cache pas j'ai peur. Je n'ai pas peur de partir à l'autre bout du monde, ça m'excite au moins autant qu'une veille de gros live- j'ai peur de moi même. De l'éternel mais talentueux spewtard que je suis. Honte sur moi si je n'arrive pas à gérer mon argent, si je ne tiens pas le coup mentalement ou si je n'arrive pas à m'acclimater au pays- si j'arrive pas à comprendre la dynamique "de la table".
    Je n'ai jamais voyager, et comme premier voyage je pars à l'autre bout du monde. C'est comme débuter au poker en cash game 5/10, de suite, c'est plus compliqué. En suis-je capable? Pas dit que j'arrive à doubler, mais si je survis c'est déjà beau. Je lance d'hors et déjà un message à tous les requins Australien: Je me nourris essentiellement de nems, grec, pizza et autres junk food depuis un an et je n'ai jamais mangé l'un des votres ! Je vous vois arriver avec votre aire de squale, mais non, détrompez vous, je ne suis même pas gros. Je suis même plutôt taillé. Dans tes 2000 dents morfale ! Je ne suis pas un met de choix, donc s'il te plait va plutôt manger Chang, éternel tyran de ton espèce et laisse moi surfer en paix ! Si vous pouvez passer le message a vos copains les croco de mer, c'est cool. 
     
    Alala ! Australie, Australie... Je rêve de toi toutes les nuits, quand je ne reve pas de mes nuits torrides du passé. Deux mois sans sexe, ça travaille ! Ne me montrez pas du doigt ! 
    Je pense que la prochaine qui aura l'honneur que je l'honnore, va plus savoir ou elle ha-bite pendant quelques jours, tant je vais la secouer. Je m'imagine déjà avoir un succès fou sur place, alors qu'ici je ne prends même plus la peine de me raser ou de me coiffer. Je crois que j'ai pas mis de déo depuis 1 semaines, mais je prends des douches au moins une fois tous les deux-trois jours. En même temps, cela fait 10 jours que je passe mes journées torse nu, alternant les shorts de sport mais surtout, sans bouger de ce "put**n" d'appart (les connaisseurs reconnaitront la citation tiré d'un film culte). 
     
    Le pays d'Asterix me manquera, mais pour l'instant j'ai plutôt envie de boire du ROME sur des plages paradisiaque ! Loin des préoccupations quotidiennes des Français actif. No offense à ceux qui bosse, mais comme j'ai moi même déjà bosser, je peux critiquer si je veux. C'est comme quand t'es juif- tu peux faire des blagues sur les juifs, c'est autorisé, on a le droit! 
    Que rajouter si ce n'est que je n'ai pas envie de retoucher ce que je viens d'écrire. De toute façon je doute que quelqu'un lise mes articles en entier. Pourtant quand je me relis, parfois je trouve qu'il y'a quelques phrases bien senties. Mais bon, je fais d'abord cela pour moi- pour vous, mes futurs enfants.
    D'ailleurs, pour mes rares lecteurs, vous lisez peut être les tout début d'un futur grand auteur de livre de voyage et de romans ! Car c'est bien ça mon projet. Ecrire. 
    J'ai toujours eus des envies de "métier" <très réalisable>. A l'école je voulais devenir Informaticien pour créer des jeux vidéos, sauf que je détestais les maths. J'ai ensuite voulu faire skateur pro, grand chef cuisto, chef d'entreprise, joueur de poker, et maintenant écrivain. OK Hugo, dit comme ça c'est pas du tout flippant. En gros, j'ai toujours voulu des trucs compliqué à avoir, sans réellement me donner les moyens de le faire. Hyper rassurant comme constat. Si seulement je pouvais croire en moi, autant que mes proches le font... Mon plus gros soucis et qu'à chaque fois, les paroles des gens m'ont mis des barrières fictives. Barrière qu'aujourd'hui je peine à ôter. (cf "les 4 accords toltèques"). Pour profiter de mon voyage, il était nécessaire d'en faire sauter un maximum, et pour le coup je suis pas mal. Je suis en total roue libre, je m'en bats royalement les testicouilles et je suis comme je veux être. Si j'ai envie de 3 bet light une meuf et de fold 12bb deep sur son 4 bet, je le fais. (gné?)
     
    Bref, message à mon moi du futur quand je relirais ce billet: 
    Ou en es-tu mon grand ?
    Ou es-tu?
    Ca va mieux? Ca se passe à l'autre bout du monde ?
    Autant de questions que mon moi du futur répondra dans les commentaires. 
    Je trouve l'idée sexy, je pense que je vais bien me marrer quand je relirais tout ça et ça sera non sans une pointe de nostalgie que je repenserais aux conditions d'écriture de ce billet. Il est 06h08 à Nimes, et je vais bientôt avoir le luxe de me faire un pti dej a base de pain au chocolat tout chaud. Prend ça moi du futur, en Australie t'auras pas de pain au chocolat !
    Vraiment WTF ce billet, ça reflète bien mon état d'esprit du moment. J'ai trop de pensées, trop d'envies, trop d'attente. J'ai envie d'exploser, de crier sur tous les toits que depuis longtemps je n'ai pas été aussi heureux, mais tout le monde s'en fou finalement. Les gens se foute des gens heureux. Pire, ça doit en agacer certains quand tu baignes dans le bonheur et que eux non. En même temps t'avais qu'à pas faire des choix de m**de et enfanter à 20 ans sale pute. Maintenant ton mec c'est un canard et tes vacances c'est 15 jours l'été à Barcelone ou  Palavas les flots, et à peine commencer tu penses déjà à ton retour au bureau. Je me fais des films tout seul, je pense n'avoir personne comme cela dans mon entourage, mais je trouvais la phrase drôle. Ca m'a fait rire. Ou en étais-je? Ah oui, je suis vraiment heureux ! Donc, A part mes couilles qui touchent par terre et mon récent brokage, je suis bien dans ma vie, c'est pas tous le temps qu'on peut en être aussi certain. 
    Je veux de l'authenticité. Des gens authentiques, des paysages authentiques, des FEMMES authentiques, des moments simple... Et authentique ! 
    Just do it bro, just do it !! 
     
    Aller il se fait tard, et si je continue je vais perdre le peu d'entre vous qui se demande quand est-ce que ça finira. Ayé, j'ai finis.
     
    Bisous

    Hugo
     
  5. Like
    DRMY reacted to Pad for a blog entry, No Edge Spinning. f*cking lotto game with no postflop !   
    Aujourd'hui j'ai pu entendre une énième fois le même préjugé sur les expressos, et cela m'a donné envie d'écrire sur le sujet. Quel est ce préjugé ? C'est le préjugé que nous avons tous eu, et tous entendu sous diverses formes :
     
    Je ne vais jeter la pierre à personne puisque ce genre de préjugé, j'ai également pu l'avoir. Ayant grindé plus de 2 millions de mains en CG SH, j'ai toujours aimé la profondeur car elle permet de complexifier les aspects stratégiques du jeu. Alors si à l'époque on m'avait parlé d'un format de ce genre, j'aurais probablement répliqué : PAS POUR MOI VOTRE LOTTO !
     
    Aujourd'hui j'ai une vision différente des choses, j'aime toujours autant la stratégie, j'aime toujours autant le jeu postflop, j'aime toujours autant la masturbation intellectuelle et figurez-vous que j'arrive tout à fait à m'épanouir dans des formats tels que le HU Hyper-Turbo et les expressos. Et la raison est très simple, pendant les périodes où je travaille mon jeu sur ce format, j'ai non seulement l'impression d'énormément progresser, mais j'ai surtout systématiquement la sensation d'avoir encore énormément à apprendre. Le jour où j'aurai la sensation d'avoir fait le tour du sujet, de ne plus pouvoir progresser, alors peut-être que ce jour là je me dirai : "Bon, allez maintenant on passe à du CG HU deep en PLO et on finit ce nouveau jeu". Mais pour l'instant j'ai vraiment l'impression d'être loin d'être d'avoir fini mon apprentissage.
     
    Et finalement, qui peut juger si un format est intéressant stratégiquement à part un mec qui a absolument tout compris à la stratégie du dit format ?
     Ceci étant dit, je propose d'essayer d'analyser ce qui fait que ce format n'est pas si inintéressant, et qu'un edge peut largement y être développé. La conclusion concernant l'absence d'edge en expresso se base souvent sur le fait que le jeu est uniquement du preflop, et qu'il n'y a pas de profondeur. Je rejoins cette réflexion sur un point : moins il y a de postflop, moins la stratégie est complexe et moins on peut développer d'edge (en plus c'est moins intéressant). Là où mon opinion diverge, c'est tout simplement que non, en expresso et/ou hu hyper on est loin d'avoir que du preflop. Je pense qu'il y a même beaucoup plus de postflop que dans d'autres formats comme par exemple les MTT ou les DoN et que surtout la profondeur y est plus forte dans de nombreux spots.
    Un petit exemple pour vous faire comprendre ce que je veux dire : je vous propose 2 situations dans lesquelles nous sommes au flop, vous me dites le plus rapidement possible laquelle est la plus deep (selon votre intuition, pas votre calculette).
    - Situation 1 : Nous sommes en CG 6max à 100bb deep, CO raise 3bb, BTN calls, SB et BB fold. On se retrouve au flop.
    - Situation 2 : Nous sommes en HU à 25bb deep, SB limp, BB checks. On se retrouve au flop.
    - Situation 3 : Nous sommes en MTT full-ring à 50bb deep avec des ante à 10% de la BB. UTG raise 2.5x, SB call le reste fold. On se retrouve au flop.
     
    Alors ? Vous avez répondu la situation 1 > Situation 2 > Situation 3 ? Vous avez raison. Mais voyons les chiffres pour comprendre la profondeur de chaque situation de manière plus précise.
     
    - Situation 1 : Pot à 7.5bb, stack effectif à 93bb deep soit un PSR (Pot Stack Ratio) de 12.4
    - Situation 2 : Pot à 2bb, SE à 24bb soit un PSR à 12.
    - Situation 3 : Pot à 7bb, SE à 47.5bb soit un PSR à 6.79.
     
    Au final lorsqu'on est au flop, la situation en expresso est très proche de la situation en CG. Avec ce PSR, on va clairement pouvoir jouer un jeu multi-street postflop permettant de multiples barrels ainsi que des raises. La situation en MTT par contre, est à peu près 2 fois moins deep.
     
    Alors vous pourrez me dire, en expresso on est pas toujours à 25bb, souvent moins. C'est vrai, mais non seulement on peut souvent être plus (jusque 37.5bb en HU) mais en plus dans ma comparaison j'ai pris une situation de MTT très deep. On peut tout à faire prendre une autre situation en hu, à 18bb deep dans un pot minraisé. On tombe à un PSR à 4. Mais est-ce si affreux que ça ? Prenons une situation de CG, UTG raise 3bb SB 3bet à 11bb et UTG call. Pot à 23bb, SE à 89bb soit un PSR à 3.87. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai jamais entendu dire "les pots 3bets il y a pas d'edge à avoir, on a pas assez de profondeur postflop". Même avec un PSR de 4 il y a largement de quoi faire des erreurs, je vous l'assure !
     
    Maintenant que la notion de profondeur a été un peu abordée, j'aimerais aborder un deuxième point qui me fait aimer les expressos : les range preflop. En CG 6-max les joueurs jouent quoi ? Dans les 25% de leur main en moyenne ? En MTT FR ça donne quoi, 18% ? (je joue pas en mtt donc j'en sais fichtre rien). En sng hu (et les expressos, c'est 55% de mains jouées en HU), personnellement je joue proche de 100% de mes mains, dont une bonne grosse partie en limpant. Moi et mon adversaire allons alors nous retrouver postflop non seulement avec un PSR très correct (comme l'a montré mon exemple précédent en pot limpé), mais on va surtout se retrouver avec très souvent absolument rien. Et finalement le poker, quand on a QQ+ / AK ça reste relativement straightfoward à jouer, mais quand on se retrouve avec des J6o, ça devient tout de suite plus complexe. Et de là, un edge énorme peut être développé tout simplement parce-que votre adversaire fera une giga tonne d'erreurs, et que vous vous en ferez uniquement une petite tonne ce qui fera de vous un gros gagnant.
     
    De tout cela, une conséquence à tirer : parfois on entends dire : ce genre de format c'est que du push or fold. Et bien non, en tout cas pas si vous ne le voulez pas. Et petit hint à ce sujet, lorsque vous êtes en SB, vous n'avez pas du tout envie de jouer en push or fold. Le limp vous permettra de jouer postflop et de profiter de la position et vous devriez donc abuser et encore abuser de cette arme. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut jamais push, certaines mains comme 22 vont s'open push même à 20bb, mais ça veut dire que vous ne devez pas jouer push or fold avant très très short. Jusqu'à 6bb de profondeur, vous pouvez continuer à beaucoup, beaucoup limp.
     
    Pour finir, je tiens à préciser que ce billet n'a pas pour but de comparer des formats, ni dans leur profondeur ni dans leur intérêt. Mais ce billet a simplement pour but d'attirer l'attention sur des préjugés qui, à mon avis, sont souvent infondés et basés sur une mauvaise perception de la jouabilité que l'on peut avoir dans ce genre de formats. Si vous êtes un bon joueur et que vous comprenez l'intérêt de jouer énormément de SB dont la plupart en limpant, vous vous rendrez compte que non seulement le jeu devient très intéressant stratégiquement grâce au jeu postflop mais qu'en plus vous pourrez développer un énorme edge sur vos adversaires.
  6. Like
    DRMY reacted to Bandecdc for a blog entry, Grind for Vegas (award du titre le plus original de 2015)   
    Il est temps de faire un bilan de mon année de jeu, un mois avant la fin de l'année et vous allez comprendre rapidement la raison de la sortie un peu en avance de ce billet. Je vous avait laissé ici à mon retour en France, avec une bankroll à 1.000€ et la promesse que j'allais arrêter les cash-out pour de bon. Évidemment, je ne m'y suis pas tenu et j'ai retiré presque tout ce que j'ai gagné, parce que ça coûte cher la coke et les putes  les sorties entre amis toussa toussa.
     
    Venons en aux résultats, points par points :
    Volume : Considérablement abaissé par rapport aux deux années précédentes, 42 sessions pour 191h en 2015, contre 61 pour 381h et 88 pour 473h respectivement pour 2014 et 2013. Cette baisse de volume est liée à quatre facteurs : les trois premiers mois j'étais en Pologne, je n'ai pas pu jouer, j'ai eu un agenda professionnel bien rempli, j'ai eu globalement moins de motivation et enfin il reste encore un mois à grind. J'ai joué un total de 444 MTTs (924 en 2014, 1.119 en 2013), 100 SNG HU (508 en 2014, 654 en 2013) et pour la première fois cette année, 151 SNG Jackpot (expressos, Spin'n'go et Twisters). Résultats et hourly : +4.760€, dont 4.500€ aux tables et le reste en rakeback. C'est ma plus petite année depuis 2012, mais avec moins de 200h de jeu, c'est assez compréhensible. Mon hourly est correct : 25€/h, contre 22€/h en 2014 et 28€/h en 2013. J'ai quand même fais 4 mois à 500€+ ,dont deux à 1.000€+, et aucun négatif, ce qui montre que je peux maintenir une régularité. J'ai brièvement vendu des parts d'un set pour les Summer Shots de Winamax qui s'est joué à un flip en TF d'un gros field de me faire passer positif, mais qui finira un peu négatif pour les stakeurs. Globalement dans les tendances, on voit un accroissement du nombre de sessions positives, et seulement une seule session sous la barre des -200€ (-241€) contre 3 à +500€, mais à noter que mon ROI en MTT est légèrement plus bas que les années précédentes, bien qu'encore tout à fait à ma convenance.
    Les perfs : Pas de gros résultats cette année, même pas une perf à 4 chiffres. La raison est un ABI qui reste aux alentours de 12€, une sélection de fields en moyenne plus petits et à l'ouverture d'un compte sur PMU comme room d'appoint. Malgré tout je deal à 3 l'Eldorado (Encore, c'est la 3ème fois sur ce MTT ^^) et je gagne le Brunch, pour respectivement environ 900€ et 930€. Je dénombre également 21 tables finales sur des tournois de plus de 100 joueurs, dont 5 victoires supplémentaires. Le nombre de victoires total passe à 16 si on les compte toutes, mais certaines sont assez risibles car on peut trouver des victoires qui ont rapporté moins de 100€, voire une de 47€ seulement. Le jour où j'ai gagné le Brunch, j'ai également gagné deux 5R sur PMU, ainsi qu'un Deepstack sur Winamax, pour un total de 1.550€ net dans la soirée. HU SNG et SNG Jackpot : J'ai pu jouer seulement 100 HU cette année et le manque de motivation passe même devant les problèmes de trafic. Ils étaient tous au Buy-in de 20€, avec une majorité de regulars et quelques turbos, et j'en ai gagné 59. J'étais à 43/80 et j'ai enchainé sur une jolie winning streak de 16/20 sur la fin, ce qui me laisse un ROI sympa de 11.22% et un gain net de 224€ pour 12h passées dessus. Pour les Jackpots, j'étais pas très chaud à propos de cette variante au départ et je n'avais jamais accroché au concept. Mais le superbe thread de Pad et sa vidéo sur Kill Tilt m'ont convaincu de tester et j'y ai accordé 7h pour en jouer environ 150 à 10€. Je vous avoue que je n'ai pas encore le recul nécessaire pour commenter ces résultats, mais visiblement j'ai bien run sur les gros coeff, même si apparemment mon rake moyen d 11.3% m'indique que je n'en ai pas eu beaucoup. Globalement j'ai l'impression que les probas théoriques et effectives convergent assez vite et que mon rake moyen va se stabiliser aux alentours des 10.8%, ce qui est le rake moyen sans toucher de gros coeff (il est de 7% en moyenne, en comptant les gros coeff que les gens normaux ne touchent jamais). Au final, je prends quand même 190€ sur ce format.
    Le rakeback : Cette année il est de 251€, soit 37%, ce qui est beaucoup par rapport à l'année dernière, et pourtant sans jamais avoir dépassé Silverstar (d'ailleurs atteint une seule fois cette année) ni Bronze. C'est principalement dû aux promos "dépot jackpot" de Pokerstars, sur lequel j'ai optimisé en déposant chaque fois qu'il était possible et en faisant 2x un 50€ et 2x un 20€, plus plein de fois des 2€ et 3€. J'ai aussi débloqué quelques tranches de bonus deposit traditionnel, un stellar, quelques itms sur des tournois privilèges et tournois vip sur Winamax, ainsi que plusieurs milliers de miles, fpp et points PMU. Je trouve que c'est plutôt pas mal pour un grinder qui joue moins de 20h par mois et qui a rake 680€ toutes rooms confondues sur une année entière.
    Coaching : au cours de l'année j'ai eu 3 élèves, dont encore 1 avec qui je n'ai pas terminé le programme. J'ai simplifié le mode de paiement en proposant un forfait complet pour 250€. Il y a donc 750€ qui sont rentrés cette année et j'y ai passé 26h, avec encore 5-6 à venir en compagnie de l'élève qu'il me reste. Je vais peut-être essayer d'en reprendre un de plus d'ici la fin de l'année et un entre janvier et février. En dehors de ça, j'irais peut-être donner des cours au sein de mon ancienne école, pro bono cette fois. Challenge CP : Le challenge le plus intéressant de l'année pour moi était sans conteste le Team Challenge #2 sur le thème de Game Of Thrones. J'étais en équipe avec Allaniut et on a dominé à deux une grande partie du challenge, mais si vous ne l'avez pas lu, je ne vais pas vous le spoiler. Actuellement, je participe au Team challenge #3 sur le thème de Star Wars , encore avec Allaniut mais aussi D-vil cette fois. Malgré les très bons résultats de ce dernier, et ma maigre contribution, il semblerait qu'on s'achemine vers la 2ème place encore une fois (et la bulle, du coup). Il reste encore 3 grosses semaines pour mettre un gros coup de collier et rattraper le gros retard que nous avons sur les premiers.
    Vidéos : J'ai posté quatre séries au cours des 9 derniers mois : - Une série en 4 parties en live du début à la fin dont voici la première partie, où on peut voir notamment un tournoi de la première main jusqu'à la win pour 500€ environ
     
    - Une série spéciale Summer Shots en 7 parties, en live au départ, puis en analyse post-mortem sur les parties 3-7. On peut y voir notamment deux gros deep run sur le Classico et un Summer Shot 4-max.
     
    - Une série en 6 parties pas depuis le début mais jusqu'à la fin de la soirée ,où j'ai gagné 4 tournois pour un peu plus de 1550€. On peut me voir aussi tester PMU pour la première fois.
     
     
    - Une partie un peu plus théorique où je fais des mini-cours de 30-45min sur des thèmes précis. On peut aussi compter la vidéo où je review les mains clés de ma 3ème place de l'Eldorado dans cette série
     
    -En plus de ces vidéos, j'ai été l'invité des streamers de Jack-High lors d'un twitch en MTT live. Vous pouvez voir le replay ici, mais je vous conseille de commencer à la 30ème minute à cause de problèmes de son de la première demi-heure. :
     
     
    Mes plans pour les vidéos suivantes sont les suivants :
    -Un hors série sur les échecs et sur le stratego
    -Un vidéo sur les Spin And Go et une sur les SNG HU
    -Une vidéo-cours sur le limp au bouton
    -Une vidéo-cours niveau débutant sur la stratégie préflop
    -Une série sur les Micro-séries qui commencent dimanche
    -Un match vs Madskill813, qui me le doit toujours.
     
     
    Voilà, je crois que j'ai fais le tour de mon année au poker, il est temps de penser aux objectifs à venir. Comme le titre l'indique, mes potos du chan MTT auquel j'appartiens prévoient de partir 3 semaines à Las Vegas pour le début des WSOP. Ayant longtemps lurké les joueurs de tout le CP y participer chaque année, je me suis convaincu que cette fois c'était la bonne : j'allais y participer. Le premier problème, c'est du point de vue professionnel : je cherche actuellement un emploi (jeune diplômé) et il m'est difficile de prévoir ce que je ferai dans 7 mois, et encore plus si je pourrais obtenir 3 semaines, ou même 2 semaines de congés pour fin mai-début juin prochain.
     
    Mais en admettant que ça soit possible, j'ai décidé de payer le voyage et les tournois joués/activité là bas uniquement avec mes gains de poker. Seulement voilà, après avoir continué de cash-out pour diverses raisons, il ne me reste actuellement pas assez online pour financer avion/logement/restauration et surtout tournois, même si je n'ai pas l'intention de jouer des $1.500 non plus. Ma bankroll strictement réservée au poker est actuellement d'environ 1.300€ (+70€ de rakeback latent) sur les sites online, et 45% des parts d'un staking à 2.000€ d'un bon joueur (je sais j'avais dis que j’arrêtais les stakings, mais celui-ci à une très bonne équité). Mon objectif est d'arriver à environ 4.000€ d'ici mi-février, soit la deadline pour réserver avion/villa. Si je pars du principe que je récupérerais entre 1.000€ et 1.200€ du staking, cela me laisse entre 1.700€ et 1.500€ à gagner en deux mois et demi. (Si vraiment je n'y parvient pas, je paierais certainement de ma poche car j'ai les sous irl, mais dans la mesure du possible je préfère éviter d'y toucher pour le moment)
     
    The task has been set, ce n'est ni un objectif simple, ni insurmontable et ça me motive beaucoup à jouer. Je pense que pour le mois à venir, je vais certainement passer à un rythme de deux sessions longues (MTTs) par semaine, avec sans doute deux sessions courtes (HU et Jackpot). On en reparle dans 2 mois ?

     
     
     
  7. Like
    DRMY reacted to Plasmaja for a blog entry, To introduce the start of the beggining   
    Bonjour à tous, tout d'abord ceci est mon premier blog, je le fais parce que... je veux faire croire en faisant cette intro qu'il va se passer quelque chose d'incroyable : si je décide finalement, après des années d'hésitation, d'en faire un, c'est que ça y est ; ma vie va changer ! 
    Cela finissant bien entendu en blog ayant pour but de crusher la NL2 avec une BR de 200 caves en jouant 500 mains par mois. 
    ICI Rien à voir, c'est du 100% Balla avec de hautes sommes en jeu, de l'amour, un périple incroyable et de la tendresse animalière. 
    En Effet, perclus dans une belle région de France appelée "Centre", je n'ai pour passer ma jeunesse fougueuse et étrenner mon envie de relations, sociales évidement, que poules (pas de luxe : des rousses !), chats et ma sœur. Si ce n'est pas désagréable, cela n'en reste pas moins limitant, d'autant plus que cette dernière commence à courir vite et est en âge de procréer depuis 2 semaines. 
    Grâce au hack d'un modem 56k et d'un cd AOL offrant 100h d'internet gratuit, j'ai pu en utiliser 13 heures sur un chat (on y revient finalement) afin de nouer contact avec une personne de sexe féminin n'étant pas de ma famille.  Cela s'étant avéré une gageure, je vais tout comme pussy magnet, tenter de ne pas lâcher cette unique "biche" et de rester collé à elle, la seule ayant la polarité lui permettant, à ses dépends, de ne pas être repoussée à mon approche.  
     Problème : elle habite dans une région à 4h de route ! 
    Et c'est le drame de cette histoire romano-romantique (romance de gitans) : la voir nécessiterait un budget de 250€ !!
    Etant encore aux francs, n'ayant  pour source de revenu que la vente d’œufs en forme de coloquintes (cf. début de l'histoire) et n'étant pas aussi riche et puissant que le dernier sus nommé, cela me prendrait environ 3 ans et 6 mois pour réunir la somme. 
    Hors l'amour durant 3 ans selon Fredo, j'ai décidé de hâter le destin en forçant la chance.
    Dans cette contrée centriste reculée, nous jouons à un jeu de carte nommé "poker" et quelle ne fut pas ma surprise en constatant que sur l'internet on y joue aussi ! 
    J'ai donc piraté le compte du chanteur préféré de ma mère (pas kool shen, Patrick) pensant trouver là un pécule suffisant pour rejoindre ma destinée. Quelle ne fut pas ma surprise en constatant le solde du compte : 61.36€  ! 
    Patoche ayant sans doute trop bu à la terrasse du café des délices : 
    Me voilà dans l'obligation
    De taper le carton
    Comme on dit dans le village
    Pour tenter d'atteindre
    Le tout sans me restreindre
    Le budget suffisant mon voyage !    
     
    Cet aparté aussi poétique qu'impromptu  résume à merveille le défi tant con qu'inutile que je me suis lancé : Gagner grâce aux 87 heures d'internet qu'il me reste, (soit  avant le 3 décembre 2015) , 250€, grâce aux 61.36€ de Patrick et éventuellement ses points si je suis aussi talentueux que lui au poker et que j'ai besoin d'acheter des tickets tournois sans mendier sur le chat telle une prostituée Leader Price. 
    Pour réussir je me base sur plusieurs éléments concrets : 
    -Ma vie parmi les animaux et ma nourriture uniquement composée d'avocats  qui m'ont permis de développer d'extraordinaires capacités  digestives et intellectuelles (comme Tarzan ou Remus ) 
    -L'étude des cycles de chance
    -La lecture de poker cadillac
     
    Comme vous le voyez tout est étudié et laisse peu de place à l'incertitude, d'autant que Jehovah me protège et que je n'ai aucun doute qu'il guide ma main afin de pouvoir féconder une femelle aussi frivole que vagabonde.
    Qu'il vous protège vous aussi afin que vous puissiez répondre à la question qui vous taraude : Vais-je réussir ? 
     
     
  8. Like
    DRMY reacted to ArtPlay for a blog entry, Back to back pour un jeu de cons   
    Salut tout le monde,

    Quelques nouvelles du bout du monde. On vient de changer d’heure, il est 20h47 et il fait 32° depuis 2 jours, je reviens de 3 jours de camping. Ça ne vous intéresse pas vraiment ? Je le conçois. Parlons plutôt de mes résultats poker de ces deux derniers mois.
    Août

    Si ma mémoire ne me joue pas de tours, août 2015 a officiellement été le pire mois de ma vie. Je l’ai aussi vécu très différemment de mes autres mauvais mois. Par le passé j’avais tendance à jouer beaucoup plus quand je perdais, beaucoup moins quand je gagnais. Depuis 4-5 mois j’essaie de m’astreindre à un rythme de 2kh par jour (plus ou moins). 

    Ainsi là où mes badruns duraient en général au maximum 3 jours de douleur absolue pendant lesquels je jouais 25kh comme un crétin, ils durent désormais les mêmes 25kh, mais étalées sur 1 mois. L’impact psychologique est probablement encore plus pénible, le sentiment d’impuissance et de frustration est permanent pendant un mois entier c’est assez lourd à vivre. Surtout pour ma gonzesse j'dois dire

    A côté de ça si j’avais joué ces mains en 3 jours, nul doute que mon niveau de jeu aurait été sévèrement dégradé et que je n’aurais peut-être pas perdu 10k, mais peut-être bien 20. L’un dans l’autre je pense que ma nouvelle approche reste probablement plus saine et génère certainement une ev supérieure.
    La petite main typique du mois d’août : 

    Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 4 players - View hand 2796416
    DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter
    BTN: $467.25
    SB: $1013.15
    Hero (BB): $527.82
    CO: $941.58
    Pre Flop: ($7.50) Hero is BB with Q A
    1 fold, BTN raises to $15, 1 fold, Hero raises to $40, BTN calls $25
    Flop: ($82.50) 8 9 4(2 players)
    Hero bets $40, BTN calls $40
    Turn: ($162.50) 5(2 players)
    Hero bets $95, BTN calls $95
    River: ($352.50) 3(2 players)
    Hero bets $352.82 all in, BTN calls $292.25 all in
    Final Pot: $937.00
    BTN shows 7 J (a flush, Jack high)
    Hero shows Q A (high card Ace)
    BTN wins $935.50
    (Rake: $1.50)

    J’avais décidé de tenter des 3bets plus petits BB vs D, afin de pouvoir tranquillement utiliser une range plus mergée. Un peu à la manière des bots qui ont récemment défrayé la chronique. Bien évidemment « je suis en train de run bad, quelle meilleure idée que de tenter d’incorporer des trucs tout nouveaux et super douteux dans mon jeu ? ».

    Bref une main typique : play douteux et timing désastreux. Pendant un mois, constamment, c’est chiant. On se dit, comme à chaque badrun comme une petite fiotte « bouhouhou, je gagnerai plus jamais d’argent au poker c’est fini je vais postuler au McDo ». Et puis arriva septembre.
    Septembre

    Si ma mémoire ne me joue pas de tours, septembre a officiellement été le meilleur mois de ma vie. Oui c'est complètement crétin. J’ai forcément un peu mieux joué qu’en août, mais pas non plus de façon drastique, et pourtant voilà que j’enchaîne avec le meilleur mois de ma vie. Comme vous pouvez le voir sur les mains suivantes, mes plays n’ont pas été beaucoup moins borderline, mais le dieu de la chatte m’a conféré le don du timing parfait.

    Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 6 players - View hand 2796438
    DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter
    BTN: $705.21
    Hero (SB): $538.19
    BB: $657.87
    UTG: $769.71
    MP: $1251.20
    CO: $562.20
    Pre Flop: ($7.50) Hero is SB with 7 4
    3 folds, BTN raises to $10, Hero calls $7.50, BB calls $5
    Flop: ($30.00) T 3 9(3 players)
    Hero checks, BB checks, BTN bets $5, Hero raises to $30, BB folds, BTN calls $25
    Turn: ($90.00) K(2 players)
    Hero bets $65, BTN raises to $130, Hero calls $65
    River: ($350.00) 8(2 players)
    Hero bets $368.19 all in, BTN calls $368.19
    Final Pot: $1086.38
    BTN shows Q J (a straight, Nine to King)
    Hero shows 7 4 (a flush, Ten high)
    Hero wins $1083.58
    (Rake: $2.80)
     

    Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 5 players - View hand 2796439
    DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter
    BTN: $500.00
    SB: $2316.18
    Hero (BB): $689.70
    UTG: $1521.68
    CO: $931.25
    Pre Flop: ($7.50) Hero is BB with 9 8
    UTG raises to $13.25, CO calls $13.25, 2 folds, Hero calls $8.25
    Flop: ($42.25) 6 7 2(3 players)
    Hero checks, UTG checks, CO bets $26.71, Hero raises to $80, UTG folds, CO calls $53.29
    Turn: ($202.25) 5(2 players)
    Hero checks, CO checks
    River: ($202.25) T(2 players)
    Hero bets $145, CO raises to $838 all in, Hero calls $451.45 all in
    Final Pot: $1395.15
    Hero shows 9 8 (a straight, Six to Ten)
    CO shows T T (three of a kind, Tens)
    Hero wins $1392.35
    (Rake: $2.80)
    Bref en 4 jours de septembre j’avais récupéré toutes mes pertes d’août. Jeu de cons.
    Vidéos Si ces quelques mains volontairement douteuses ne vous ont pas découragés d’écouter mes brillants conseils poker, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous.
    Tout d’abord je me suis remis à faire des vidéos à la demande sur Poker Académie. Je reste très partisan du modèle de la VOD par rapport à celui de l’abonnement : cela incite d’une part le client à être plus « intelligent » dans son approche de la consommation de contenu éducatif, cela force d’autre part le coach à produire des vidéos de qualité, sous peine de se faire incendier et de ne plus jamais en vendre. 

    Donc si vous voulez voir des vidéos actuelles destinées à vous faire progresser en middle stakes, ça se passe par ici : Les vidéos MidStakes d'ArtPlay sur Poker Académie
     
    Si ça ne vous intéresse pas parce que ces limites ne vous concernent pas ou que vous trouvez ça trop cher (et soyons francs : c’est effectivement cher. Mais j’espère avec un peu de prétention que ce n’est pas trop cher pour le contenu proposé !), vous pouvez toutefois vous consoler avec 20 minutes de vidéos jouées en NL200 Zoom ici : 
     
     
     
     
    Je viens de réaliser que je ne savais pas insérer une vidéo avec cette nouvelle version. Comme le dirait Francis Cabrel, "c'était mieux avant" et "WebDesigner, démission"

    Enfin en termes de contenu poker, je vous propose une petite main bonus, jouée en août pour le coup. Le dénouement est donc surprenant.

    Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 6 players - View hand 2796420
    DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter
    BTN: $500.00
    Hero (SB): $503.47
    BB: $802.88
    UTG: $438.72
    MP: $721.15
    CO: $491.04
    Pre Flop: ($7.50) Hero is SB with 8 7
    4 folds, Hero calls $2.50, BB raises to $15, Hero calls $10
    Flop: ($30.00) 3 J 9(2 players)
    Hero checks, BB bets $15.75, Hero calls $15.75
    Turn: ($61.50) A(2 players)
    Hero checks, BB bets $39.34, Hero raises to $145, BB raises to $255, Hero raises to $472.72 all in, BB folds
    Final Pot: $571.50
    Hero mucks 8 7
    Hero wins $568.70
    (Rake: $2.80)
    Je vous invite très chaudement à commenter les plays dans les commentaires, si vous avez des questions ou souhaitez m’insulter, c’est fait pour ça. 
    Nouvelles d’Australie Bon … Je ne résiste malgré tout votre désintérêt pas au plaisir de vous soumettre quelques photos de mon dernier weekend à Port Stephens, ville côtière à 200km au nord de Sydney, parce que c’était quand même bien cool.

    Ma meuf et un kangourou. Bouclettes naturelles.
     

    Un coucher de soleil à l’air complètement fake, mais 100% pas retouché
     

    Enfant qui se fait ruiner son château de sable. Je ne suis pas un pédophile, juste un sadique
     
    Enfin les deux photos suivantes ont été prises à Sydney même, près de Cronulla pour les connaisseurs. Ca n'a donc strictement rien à voir mais je les aime bien alors quitte à vous spam ...

    Des Chinois qui font un remake de la Création
     

    Des pêcheurs qui s’apprêtent à prendre cher
  9. Like
    DRMY reacted to CoucouCestMoi for a blog entry, Et ca continue encore et encore ...   
    Et m**de, une fois de plus, broke , ou presque. J'écris ce premier article à chaud , au lendemain d'une énième cagoule. Réveil difficile, comme un lendemain de cuite. Pour avoir vécu les deux un bon nombre de fois, je ne sais pas quelle situation est la plus difficile à vivre. Quoi qu'il en soit, jsuis pas au mieux.
    Raise, shove, tilt, bankroll, à l'heure actuelle , ces mots me dégoutent. Hier, j'ai encore fais des choses pas très bien...
    Pour en venir aux faits, tout commence il y a un peu plus de deux semaines sur Winamax où je décide de déposit 1k pour y jouer les HUSNG .. et les expressos aussi en fait, et un peu de mtt c'est pas mal, enfin je vais jouer sur Wina quoi. Une chose est sûre je ne jouerais pas cash game en tout cas , promis !
    Joueur de HUSNG middle/high stakes , la salle de Patrick est vraiment cool pour jouer ce format, les regs ne sont pas très nombreux , le niveau abordable jusqu'à la 100 et surtout l'action infinie. 
    Ca doit être la 214ème fois que je dépose sur cet room avec objectif de grind tranquillement, de partir de 0 , de monter de limites et construire une roll comme tout joueur de poker qui se respecte. Ce que j'ai donc fais au début en jouant donc HUSNG/Expressos 50 principalement , accompagnés de quelques sessions MTT en soirée.
    Un run de porc et une semaine plus tard, après avoir ship le HighRoller , le GoFast , chatté quelques TF et être assez up en expressos. 10 jolis petits K sont affichés au compteur de ma roll Wina.

    C'est probablement déjà arrivé une petite dizaine de fois ( attention, je cacherais quelques petits brags comme celui ci part ci par là ) mais cette fois ci, et le plus dur étant fait, je suis bien décidé à ne pas spew, à continuer de grind mes limites et point barre. 200 Buy In pour les expressos, même si la variance est énorme, ça me semble suffisant. Je mixerais avec les 25 ( ou pas ) et jouerais aussi HU Hypers en parallèle , nice !
    J'ai tenu cette promesse 3 jours.
    Je pense que ce genre de résolution est aussi réalisable que quand ma mère promettait d'arrêter de fumer le 1er Janvier de chaque année. Oh Wait, elle ne fume plus !
    Qu'est ce que j'allais donc pouvoir faire de tout cet argent ? Grinder normalement ? Hum, trop long, pas intéressant , je ne pourrais jamais monter 50k en 3 jours.
    C'est donc l'heure de flâner sur le lobby et de regarder un petit peu ce que propose la room de plus drôle. Voyons voyons... les sportbets ! Une sacrée bonne idée mais non, a part un ATP500 a Washington, pas grand chose. Ah si , la finale de la Copa Libertadores , j'aime pas Gignac, tout sur River Plate ! Bon, je l'ai pas fait, dommage..
    Ca n'aurait évidemment pas été plus intelligent mais ça m'aurait en tout cas éviter de découvrir ce jeu absolument magique et révolutionnaire qu'est le SHORTRACK. Des potes m'avait parlé de ce format : " put**n mec, il y a des tables sur Wina où tu cave à 5bb max, c'est la folie, tu peux ship des tonnes ou te broke en 2h ! "
    A vrai dire, cela m'étonne toujours que je ne suis pas allé tester ça avant, quand ils m'en avaient parlé.
    J'ai donc commencé à jouer les shortracks de manière assez soft, sur la 50. Blindes 5/10, c'est génial !
    Le premier soir , j'ai du prendre quelque chose comme 2k. Sur ce genre de table, quand tu as 100bb, tu es intouchable,  les mecs te donnent littéralement leurs 5bb en permanence et même en cas de double up, tu trouve toujours le spot pour destacker ton adversaire tant ton stack est conséquent. Enfin, c'est ce que je croyais...
    Ayant fais une bonne soirée sur ce format avant hier, stop les HU/Expressos, je décide hier , de bon matin de ne jouer que du shortrack. C'etait la pire idée de ma vie bordel.
    Je suis passé de 11k à 14k de roll en quelques heures et ait commencé à jouer la 250. Ba oui, ça run good, faut en profiter.
    C'est en milieu d'aprem que ma copine quitte l'appart en me disant : "Fais quand même attention avec ce jeu, ça va vite " en parlant des shortrack.
    "T'inquiète, au pire je stop si je perds 2/3k" . Elle croit quoi, jsuis pas débile, je gère quand même, un minimum.
    Je n'aurais pas les mots pour vous décrire sa tête a son retour de balade.
    BROKE messieurs dames, vous avez bien entendus, broke, plus rien, walou , nada.
    Ah, il me reste le rakeback. Vous allez être surpris mais je ne l'ai pas spew. Il me reste donc 1k pour regrind sérieusement et le truc le plus dingue dans l'histoire, c'est que j'arrive à me dire que tout ça n'est pas si grave, c'est ce que j'avais déposé sur Wina il y à deux semaines après tout.
    J'ai pas la plume d'un Benjo ou Harper mais j'aime écrire et ce blog sonne comme une thérapie. Dernière étape avant le rendez vous psy où je devrais lui expliquer pendant des heures ce qu'est un grinder, que l'on peut gagner de l'argent au poker. Il me dira tout de même probablement que les shortracks s'apparentent aux slots du casino de Trouville et il aura raison le con.
     
     
     
     
  10. Like
    DRMY reacted to CoucouCestMoi for a blog entry, Il était sympa ce MacBook quand même   
    Parfois, en y réfléchissant bien, je me demande si mon métier est joueur de poker ou brocanteur. Si vous saviez le nombre de fois ou j'ai acheté le dernier gadget à la mode pour le revendre un mois plus tard complètement broke, c'est drôle et pathétique à la fois. On entends beaucoup dire que, joueur de poker, tu bouffe au resto un jour et mange des pâtes au beurre le lendemain. C'est vrai mais dans mon cas, c'est plutôt : "Jme la pete avec le dernier Iphone le lundi et joues a Snake sur un bon vieux Nokia3310 le Jeudi".
    Pour la petite anecdote, je me souviens d'une fois il y a environ deux ans où, les comptes à 0, je me suis mis a vendre absolument tout ce que j'avais sur LeBonCoin. Malheureusement pour les acheteurs, j'ai ship quelques K€ entre la date de mise en vente et leur coup de fil. Je n'étais pas peu fier de décrocher et annoncer : " Désolé monsieur, c'est vendu " alors que le robot cuiseur multifonction a 1k était toujours bien branché et posé à la même place. Inutile de préciser que j'ai du m'en servir une, voir deux fois max pour chauffer du riz.
    Spew de la sorte dans n'importe quoi quand on rollé est évidemment complétement stupide mais au moins, une fois broke, vous n'imaginez pas le sentiment de soulagement et de libération de se dire " Hey, mais non en fait , il me reste tous ces trucs que j'ai acheté la semaine dernière ! "
    Et bien me voilà de nouveau dans cette situation.
    J'ai fais l'acquisition d'un MacBook assez sympa il doit y avoir deux semaines. N'ayant pas réussi à regrind avec les 1k de rb qu'il me restait sur Winamax, direction Apple pour leur expliquer que l'objet ne me convient absolument pas. Oui, moi je suis quelqu'un qui réfléchit après achat. J'achète, ensuite je test, et me rends compte que je n'aime pas Apple, que je veux me faire rembourser et acheter un Acer chez Cdiscount, c'est mieux. Une chance pour moi que je n'ai pas cassé l'écran entre temps avec un bon vieux coup droit des familles. J'écrirais d'ailleurs un jour un article complet sur les différentes façons d'exploser votre ordinateur en cas de tilt ; je me pencherais plus sur tout ce qui est "écrans", les souris c'est bien, mais ça défoule pas assez je trouve.
    Arrivé au magasin, je run good direct ! J'avais 14 jours pour retourner le produit, si je compte bien ça doit faire 13, la routourne !  
    Ni une ni deux, et en un coup de baguette magique , on prends les 1K2, on va au buraliste ( le même que celui de PonceP dans PetitJoueur ) et PAF, ça fait des Tickets Premium !
    C'est donc reparti avec un peu plus de 1000€ de Bankroll.
    Je n'ai pas fais de compte rendu purement "Poker" sur "Comment j'ai perdu mes 1k de RB" mais rien d'intéressant à vrai dire. Simple grind en HU50, ba oui , 20BI ca suffit pas , je mérite des claques parfois, souvent en fait.
     
     
     
     
     
  11. Like
    DRMY reacted to ArtPlay for a blog entry, Ma vie en Oz'   
    Salut cher lecteur,

    Tu t’es peut-être demandé pour quelle raison, bien qu’étant désormais installé en Australie depuis un peu plus de trois mois, je n’avais toujours strictement rien publié ici sur ma palpitante nouvelle vie.

    Je déconne, on sait tous très bien que personne ici n’attend désormais plus rien de mon légendaire dilettantisme. Mais à dire vrai, cette question, je me la suis moi-même posée. Comment, pourquoi n’ai-je pas encore trouvé le temps ou la motivation de délivrer un petit point sur ma nouvelle vie aux antipodes ?

    On pourrait s’imaginer que je sois trop occupé à découvrir les quatre coins du pays, ce qui me prendrait pas mal de temps, l’Australie étant un put*ain de grand bazar. On pourrait à défaut croire que je me consacre corps et âme à des projets révolutionnaires. De manière plus réaliste (soyons sérieux), il serait facile de penser que je végète dans une espèce de marasme glandeur comme j’ai si bien pu le faire par le passé.

    Rien de tout ça en fait. Ma nana a un job, ce qui m’empêche de courir le pays sous peine de castration, j’ai pas mal regrind donc reporté mes projets de domination mondiale à Q3 2015, et je n’ai pas le sentiment de perdre mes journées.




    Une des activités de mes premiers jours à Sydney. Je ne perds pas mes journées.


    Ce qui me bloque en réalité c’est que tout est différent ici, sans pour autant que ma vie ait réellement changé d’un iota. Certes les gens parlent anglais, sourient, et sont à peu près tous asiatiques. Certes, je vois des gratte-ciel de ma fenêtre. Eh oui, Sydney c’est pas Antibes, le scoop. Mais malgré ça, ma vie est la même. Ma nana fait rigoureusement le même job, quant à moi je ne fais pour l’instant rien de nouveau non plus. Il ne s’est donc pas présenté d’événement ou de situation si extraordinairement surprenants que je me sois senti obligé de venir vous les raconter.

    Pourtant j’en aurais des choses à partager sur ma découverte de ce pays (enfin ma découverte de Sydney pour l’instant, n’allons pas trop vite en besogne). C’est d’ailleurs ce qui motive l’écriture de cet article : m’y mettre enfin.
    Mais avant ça, comme nous sommes sur un site de poker, et que je me suis remis au poker tranquillement, avec une motivation un peu retrouvée (enfin qui commence déjà à s’étioler sans quoi je ne serais pas en train d’écrire mais en train de jouer), un petit point.


    Reprise du poker Et puisqu’il n’y a que ça qui vous intéresse, telles les filles pour Dany Brillant, le graph :



    J’ai eu la chance de run assez good en début d’année alors que je n’avais pas joué depuis 6 mois. Il faut dire que le décalage horaire joue fortement en ma faveur : à 10h chez moi il est 2h chez vous, la seule chose que vous soyez encore en état de faire à une table de poker c’est souvent de me filer votre fric.

    Petite semaine de semitilt en mars après avoir run un rien moins good. Ça m’a remis les pieds sur terre et me voici revenu dans le bon rythme : j’ai confiance en mon jeu tout en trouvant des situations qui méritent réflexion très régulièrement, je suis convaincu que c’est à peu près le meilleur état d’esprit dans lequel on peut se trouver au poker.

    Vous avez été plusieurs à pas mal me harceler gentiment « et le .com du coup ???? c dur ou pas ???!! ». J’ai mis longtemps à m’y mettre pour des raisons de transfert de fonds et de dégel de compte. Actuellement j’alterne en gros à 50/50 les tables du .fr et la Zoom 200 où je me monte tranquillou une BR (je reste un nit, ne l’oubliez pas, puis c’est chiant de transférer du fric). Mon sample n’est pas colossal (30kh) mais je run pour l’instant à un confiant 4ptBB/100.

    Bref niveau poker tout va bien. Je twitch à l’occasion des reviews de session sur http://www.twitch.tv/artplaie , n’hésitez pas à vous abonner.

    Pour autant j’avoue ne pas me voir jouer des années durant : pour la petite histoire je me renseigne un peu pour faire du volontariat dans des assos à but caritatif. La bonne blague c’est que même en cherchant à travailler gratuitement personne ne me répond. Je sais pas si c’est les vacances de Pâques ou quoi, mais j’ai l’impression que le monde de l’entreprise ne veut pas de moi. Prochaine étape je leur propose de l’argent pour m’employer, j’aurai peut-être au moins la chance d’avoir un mail de refus.


    Découverte de l’Australie Comme je l’ai dit tout est très différent ici. Je ne peux donc pas tout aborder de front, et vais devoir choisir mes sujets.




    Bondi Beach, la plage emblématique de Sydney.



    Stéréotyes Quand je suis allé en Italie pour la première fois de ma vie je m’attendais à voir des bruns propres sur eux qui disent « ma che » assez fort en agitant leurs mains. Une fois que j’y ai effectivement mis les pieds j’ai vu des bruns relativement propres sur eux qui disaient des tas de trucs très forts et agitaient leurs mains.

    En arrivant en Australie je m’attendais à voir des descendants d’Anglais ayant appris le surf. En gros des rouquins cramés au soleil. Quand je suis arrivé, tout ce que j’ai vu, c’est des put**ns de Chinois à perte de vue.
    Je le dis comme je l’ai ressenti, je sais bien que pour être politiquement correct il faut dire « des Asiatiques ». Bon. Je sais jamais dire d’où ils viennent exactement mais pour moi ça restera des Chinois.

    Alors il y a quand même bien quelques rouquins, que tous les Skips de ce monde se rassurent. Mais d’abord ils ne font que rarement du surf : leur carnation fragile supporte mal le soleil brûlant, tout excité de pouvoir filer le cancer à un maximum de monde au travers du trou dans la couche d’ozone. Ils brûlent plus vite qu’Edward Cullen se transformerait en diamant scintillant.

    En bref si vous vous attendez à retrouver en Australie un morphotype moyen proche de celui de la perfide Albion vous vous trompez, en tout cas si vous mettez les pieds à Sydney. On parle souvent, en Europe, de l’Australie en tant que colonie pénitentiaire britannique, mais on n’a en fait aucune idée des flux migratoires constants qui ont fait l’histoire du pays qu’ils soient européens ou depuis 1950, asiatiques.

    Et pour une raison qui m’échappe, tous les asiatiques ont apparemment décidé d’habiter Sydney. Non pas que ça me dérange, la bouffe asiat’ est de bonne qualité un peu partout et très abordable. C’est bien le seul truc abordable à Sydney, d’ailleurs. La bouffe est généralement assez chère. Mais bien sûr ça n’arrive pas à la cheville de l’immoblier. Pour rire, je paye 680$ par semaine de loyer. Et encore mon 3 pièces est une sacrée affaire en ratio taille/distance du centre.







    Autres Je pourrais vous abreuver de tirades quasi-raciste ou anti-roux pendant des pages et des pages. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
    Au menu des choses que je développerai probablement ultérieurement, dans des billets sûrement plus courts mais plus fréquents :
    L’Australie en fait c’est tout vert, c’est pas vraiment un désert géant
    Pourquoi les français sont souvent des cons
    Pourquoi les administrations françaises sont des parasites dysfonctionnels et incompétents. Avec des vrais morceaux d’URSSAF dedans.
    Mon premier kangourou (enfin plutôt le quatrième, parce que les trois premiers étaient morts écrasés au bord de la route)
    Les Australiens sont plus amicaux que ces cons de français
    Le cricket, sport nul
    Les « Blue Moutains », ni bleues, ni des montagnes, mais sympa quand même
    La bouffe
    … et plein d’autres trucs put*ain.




    J'appelle ça des collines vertes moi ...


    Bref. Si jamais vous ne l’avez pas encore deviné, rien n’a vraiment changé, mais je m’y plais dans ce pays géant plein de petits Chinois.

    Cheers !
English
Retour en haut de page
×
Winamax : Winamax Series
Winamax : Winamax Series