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JoKeR_4_UtG

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


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Ils ne m'aiment pas trop

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    JoKeR_4_UtG reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Perceived range   
    J'ai beaucoup réfléchi à ce que je pourrais continuer d'écrire sur ce blog.
     
    J'adore théoriser, penser poker, et donc écrire poker aussi, car malgré l'effort que ça demande, sur le long terme ça structure mon apprentissage et renforce mon attitude à la table. Cependant, j'ai beaucoup grandi, et il m'apparait de plus en plus évident que la vie est multiple, complexe, et certainement pas uni-dimensionnelle. Ainsi, prodiguer des conseils ou des attitudes profitables 'dans le jeu du poker' a quelque chose de potentiellement assez inutile.
     
    Pourquoi cela? Parce que le poker est un jeu de maîtrise, et cette maîtrise est complexe, potentiellement totalisante (elle prend et incorpore beaucoup d'aspects de la vie d'une personne, au point parfois de l'engloutir) ; cette maîtrise est aussi bâtie sur l'experience, et surtout sur une pratique attentive et conscientisée.
    Quels que soient les aspects de votre jeu que vous voulez travailler, le poker n'accepte pas de réponse définitive, de réponse toute faite. Je dis ça, et dans le même temps, je suis assez d'accord avec Daniel Negreanu qui disait je ne sais plus où (un podcast mental game je pense): le poker est un jeu beaucoup plus simple que tout le monde aime à le penser.
    Mais il n'y a pas de recette magique, il n'y a pas 'une bonne manière'.
     
    Ainsi de plus en plus, je réalise que ce qui fonctionne pour moi n'a pas de raison particulière de fonctionner chez les autres, car c'est lié à comment j'ai mené ma vie jusqu'à ce point précis, cet instant précis. Beaucoup de mes attitudes changent avec le temps, mes certitudes également. Beaucoup de joueurs talentueux ont d'autres approches. Ce n'est pas facile de gagner sa vie au poker, ce n'est pas facile de 'faire ça bien' (sur tous les plans, y compris un équilibre psychologique. Car de fait, on rencontre des joueurs talentueux mais malheureusement pour eux un peu perdus dans leur vie). Mais même si ce n'est pas facile, il y a beaucoup de manières différentes d'y arriver et de l'entretenir.
     
    Facteur décisif déjà: être bon au poker n'a aucune, strictement aucune influence sur nos résultats futurs. Evidemment, ya la variance des cartes, oui ya ça. Mais c'est tellement rien en comparaison de la variance dans la qualité de jeu des joueurs, leur focus, leur attitude. Donc ouais, contrairement à beaucoup de domaines, on ne fait jamais ses preuves dans le poker, ou alors on fait ses preuves potentiellement à chaque main qu'on joue, et voilà, c'est tout.
    Donc on en revient à ce point crucial: la maîtrise, ce n'est pas quelque chose qui s'obtient. Ce n'est pas 'savoir la bonne réponse'. La bonne réponse n'est jamais la même en fait.
     
    Quelle est la bonne attitude à avoir? Cela dépend. Quelle sont les meilleures décisions possibles dans cette main particulière? Dans ce tournoi? A cette table de cash? En tant que joueurs (cherchant à gagner), nous sommes fondamentalement des décideurs, nous devons donc devenir experts en décision, et ces décisions sont à TOUS les étages. Beaucoup gagneraient à introduire plus de flexibilité dans leur decision-making. Personnellement, je gagne à renforcer ma solidité, résister à ma tendance naturelle à être 'trop' flexible. Mais clairement la tendance générale dans toute tentative de maîtrise d'un domaine, c'est de manquer de flexibilité et de s'attacher désespéremment à nos forces (mais ce qui marchait un moment.... ne va pas toujours marcher). Tant de gens ont un mal fou à questionner leurs paradigmes, visions des choses. Je suis dans la tendance opposée, mon travail est donc fondamentalement différent du travail d'un autre (et pas forcément plus facile).
     
    Le matériau qui nous permet de décider et investir sur ces décisions, c'est nous-même. Notre corps, notre esprit. Et tout ce que ça implique en terme de fluctuance.
    Le poker, ET la vie, apportent tellement de situations qui vont nous sortir de notre zone de confort. C'est en cela que la maîtrise est subtile et difficile.
    Evidemment quand tout marche pour nous, on peut naviguer sans trop de problème. Un moment ou un autre cependant, personne n'est épargné par les vents de l'existence (toutes les manières sont possibles). On ne compte plus les gens abbatus par un coup de bâton de trop, dans leur vie ; dans le poker de même, ne ne compte plus les étoiles filantes (ont connu du succès, le succès temporaire a amené l'échec au final). Le facteur déterminant de sélection des bons joueurs au poker va plutôt être leur capacité à se relever de leurs propres débacles. Et des débacles, des perditions, il y en a dans le monde du poker. C'est seulement que les 'vainqueurs' d'un moment sont beaucoup plus visibles que tous ceux qui 'échouent' (vrai sur d'autres aspect, l'écriture de l'Histoire par ex).
     
    Quelle attitude donc? Ca dépend. Mais mieux vaut être flexible, mieux vaut ne pas s'accrocher trop à ce qui ne marche plus. L'écosystème est perpétuellement changeant, personne ne joue aujourd'hui comme il y a seulement quelques années. De nouvelles stratégies deviennent populaires, plus de joueurs ont gagné en solidité et résilience mentale. C'est juste plus dur, donc il n'est plus temps pour les recettes toutes-faites.
    Ainsi, la bonne question n'est pas: comment être bon au poker, comme un fait général, absolu et définitif, mais plutôt : le poker crée une infinité de situations perturbantes et nouvelles, comment les naviguer?
     
     
    J'écoutais un podcast récemment sur le sujet du talent, et du travail.
    L'auteur suggérait que les meilleurs niveaux de performance dans tous les domaines étaient construits sur les attitudes suivantes:
    A) Se mettre autant que possible dans des situations à ' la pointe de nos compétences ', autrement dit risquer de faire des erreurs, parce que nous sommes à la limite de notre skill, là où il n'est pas encore bien intégré, bien maîtrisé. C'est ainsi que le savoir est renforcé, par la mise à l'épreuve. Il faut plonger un peu la tête dans le feu, voir ce qui se passe, et en tirer les meilleures leçons.
    B) Sentir, accepter de sentir, accepter tout court, les erreurs, malgré la douleur et frustration que cela crée pour quiconque dans une approche compétitive. Il n'y a pas de réelle progression sans lutte. La sensation de 'chi**' dans un domaine qu'on investit, est extrêmement difficile à dépasser pour un être humain. Usuellement, en réaction, les humains vont principalement éviter ces situations d'inconfort. Il y a cette tendance fort naturelle à préférer faire ce qu'on sait faire plutôt qu'à s'exposer à s'humilier aux yeux des autres (si on donne de l'importance à leur regard), et juste s'exposer à se sentir mal parce qu'on a fait une erreur. On se juge, tellement facilement, et le jugement amène aussi les attentes / aspirations, la peur, et une diminution du courage global. Dans le poker, c'est extrêmement présent. Très peu de joueurs sont prêts à explorer la compexité du jeu en No-limit parce qu'ils ne veulent pas risquer de chi** lamentablement dans leurs expérimentations. Sans aucun doute une de mes plus grandes forces en tant que joueur est d'avoir donné et redonné dans l'expérimentation de ce qu'on pouvait faire avec ce jeu.
    S'exposer aux erreurs, les comprendre non pas comme des erreurs justement, mais des nécessités, est difficile mais crucial. On pourrait aussi bien dire: s'exposer à des situations marginales. Le meilleur dans un domaine sera plus facilement celui qui est sorti de sa coquille pour évoluer dans des situations confrontantes. L'expérience bâtie est simplement exponentiellement plus grande.
    C) Incarner notre apprentissage dans un processus conscientisé. Cela veut dire digérer notre processus de travail et de progression en le mettant constamment en perspective et en questionnement. Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre, de mieux? Quels sont les présuposés que j'ai qui peuvent être subtilement erronés? Quelles sont les émotions qui bloquent un apprentissage libre et fluide? Il est nécessaire d'opérer des temps de recul et de contemplation, plutôt qu'être la tête dans le guidon, car c'est alors qu'on peut faire évoluer nos structures (= nos manières) mêmes d'apprentissage. A ce sujet, trouver des moyens de créer du feedback (des moyens de mesurer l'évolution de notre apprentissage), est également crucial. Il s'agit de pouvoir faire des hypothèses, les tester, et ensuite avancer vers des conclusions, qui sont aussi des nouvelles hypothèses.
     
    Exemple simple et courant chez pas mal de joueurs gagnants au poker, symptomatique d'un processus d'apprentissage non conscientisé, sans vraie prise de recul : l'incpacacité à sortir d'un système, ou d'un format de jeu, pour s'exposer à de nouveaux apprentissages. Principalement parce que le temps de la prise de recul n'est pas pris, il n'y a pas de possibilité de réelle évolution. Ainsi, pas mal de joueurs gagnants vont gagner avec consistance pendant un moment (par exemple sur un format précis), puis le jeu les éjectera naturellement, car le point de rupture sera atteint: ils auront résisté efficacement avec leur méthode face à un écosystème changeant, mais un moment ils n'auront pas les compétences de la remise en cause et de l'adaptation profonde, réelle (on ne parle pas ici, de seulement incorporer des nouvelles manières d'accumuler des jetons, c'est plus vaste).
    J'ajouterai un point très important à ce sujet: la totale intéraction, dépendance même, entre nos idées, nos émotions, et nos actions. C'est sûrement un peu cela que j'implique quand je parle d'attitude. Changer d'attitude peut passer par exemple par une gestion de nos émotions (clairement ce que j'ai le plus travaillé depuis deux ans dans ma pratique du poker), qui à son tour va créer des cycles vertueux dans les pensées que nous produisons et les actions / réactions que nous choisissons. On peut aussi changer nos actions (nos habitudes au quotidien: assez diabolique d'efficacité, mais très difficile en pratique) afin que nos 'états' changent.
    => Incarner son apprentissage, c'est prendre en compte cette multi-dimensionnalité, et ça n'implique pas du tout d'aller dans sur-complexité. C'est plutôt, se considérer et se sentir à la fois comme Un (un individu formant un tout, tout est lié) et comme Multiple ( 'je' est traversé par de multiples choses, potentiellement paradoxales ou en conflit. Comment équilibrer tout cela?).
    Juste, ce fait: nous sommes humains, et basiquement un humain arrive pas à grand chose s'il ne se gère pas bien sur ces différents aspects (entremêlés).
     
     
    Donc ouais, clairement, ne croyez pas aux recettes magiques si vous avez de l'ambition dans le poker. Croyez en vous, en ce que vous pouvez faire à partir du matériau qui est votre vie. Ce que vous voulez faire, aussi. Dans le même podcast, le sujet de la motivation (afin de travailler ces états de haute performance) était abordé: plutôt que quelque chose d'interne, qui viendrait du fond de nous, peut-être s'agit-il en fait de quelque chose d'externe. Par exemple observer la réussite de nos pairs: si lui peut le faire, pourquoi pas moi? Que puis-je faire pour le rejoindre?
    En partant de là, l'efficacité de se visualiser dans le futur comme 'la personne qu'on veut être' est très importante. Cela crée une direction dans l'apprentissage.
     
     
    Il faut bien noter aussi, qu'en adoptant cette approche du poker comme une activité athlétique, on maximise aussi nos compétences pokéristiques sur un plan plus large: on développe la capacité à se dépasser, se développer, et tout basiquement la capacité d'apprendre. Les conditions si perturbatrices du poker peuvent créer chez certains joueurs cette attitude d'exigence vis-à-vis d'eux-mêmes qui certainement leur servira dans d'autres aspects de leur vies, ou autres domaines de compétence (d'autres fields).
     
     
    Je me permets de me recentrer sur ma petite personne d'1m90: j'ai énormément bossé depuis quelques mois. Et j'ai principalement bossé sans jouer, car j'ai surtout travaillé à laisser des mutations s'opérer. Ce qui marchait bien pour moi avant dans ma vie s'est mis à moins fonctionner. Nécessité de changer de paradigme, s'ouvrir au nouveau. Quelque part, arrêter de s'entêter dans les conneries.
    Ce travail a été très fructueux dans le sens où j'ai mieux compris quelle forme de travail je devais fournir : il s'agit de 'faire avec' ma sensibilité (extrême), ma permabilité aux éléments qui m'entourent, et aussi me traversent. Pourquoi cela? parce que j'ai fait le choix, indépendemment du poker, d'ouvrir les portes de la perception dans mon existence, c'est ma poutre, ma structure vitale. Me sentir vivant, ressentir. (Ma technique est simple, elle tourne entièrement autour de la respiration. Je suis plus conscient qu'avant, car avant je ne me sentais pas autant inspirer et expirer. En revenant à la respiration, ma vie a pris une densité démentiellement plus importante, chaque jour est vaste.)
    Fondamentalement, cela m'a posé des obstacles assez évident dans le poker, qui n'ont rien à voir avec mon niveau technique (exemple tout simple: une tendance à chercher trop, si cela est possible, les situations marginales justement. Je dois quelque part ralentir le processus que j'ai décrit au dessus, car chez moi il opère naturellement, trop facilement).
    Mais ça m'a aussi ouvert des portes. Depuis facilement 2 ans, je travaille mon jeu complètement de façon auto-didacte, et mon apprentissage est totalement orienté sur mes ressentis, et sur les propres hypothèses que je formule. Et c'est bien pour cela qu'il est difficile de transmettre ce qui marche pour moi, car cela marche pour des raisons précises et définies. Je travaille (avec succès) à faire de ma sensibilité une arme. A une table de live, en tout cas c'est ce qu'on m'a dit, je parais parfois comme un 'radar', qui capte manifestement plus d'informations que la moyenne (et ainsi se retrouve parfois surchargé d'informations et d'émotions, c'est là l'inconvénient, enfin la faiblesse à gérer).
     
    Sur un plan personnel, j'ai décidé de renoncer à des 'idéaux' que j'avais pour m'exposer beaucoup plus à la confrontation avec l'altérité: ça s'est incarné dans mon déménagement pour Amsterdam, qui a eu lieu il y a un mois.
    Sans aucun doute, les conditions pokeristiques sont meilleures ici qu'en France :). Mais en vérité j'suis surtout venu ici pour avoir le plaisir de voir 50+ jolies filles par jour. Etant un peu un renard solitaire, vivre dans une capitale est évidemment confrontant. Mais j'ai réalisé que c'était exactement ce qu'il me fallait. Le ressenti est toujours là après un mois de vie dans la ville du spliff et des fietsen.
     
    En termes de résultats, mon premier mois en Hollanderie est un des meilleurs de ma carrière, bien aidé par une perf dans un Scoop (3ème d'un 100€ du dimanche, et surtout une énorme satisfaction dans la qualité de jeu déployée tout au long du tournoi). Mais aussi cohérent avec le travail pokéristique que j'ai fait ces derniers mois, en premier lieu le réel questionnement que j'ai eu pendant mes 3 mois de break: ai-je toujours envie de jouer? ne suis-je pas en train de me perdre dans ma vie?
    Bah j'me suis retrouvé.
    Après le break j'ai arrêté de faire le con. J'ai pris au sérieux des stakes moisies. Pendant plusieurs mois, inspiré par un autre joueur de pokey, spécialisé en MTT depuis des années, j'ai lancé des sessions MTT small buy-in. En m'attelant à bien jouer même quand je deep runnais le classico ou la fièvre en monotable pour finalement gagner 32€. Ouais, ca change de l'intensité des high stakes. Mais quel travail massif j'ai fait sur moi pour dépasser l'addiction à l'adrénaline. Pour accepter que le jeu, c'était le jeu, qu'il fallait respecter le jeu. Respecter ses adversaires, quels qu'ils soient. Se respecter soi-même, au final. Et juste bien faire le taf', sans laisser les p'tites émotions parasites individuelles prendre le contrôle (ce qu'on veut prouver, l'ego de la domination à la table, ou peu importe ce qui s'applique pour vous).
    Et, certes pas d'énorme de perf sur cette période, mais des résultats, quelque shipperies satisfaisantes. Des indices clairs que le travail avait des répercussions.
    Et ici à Amsterdam des résultats sur tous les tableaux. Des deep run prometteurs (22ème du scoop 500€, 15ème du bigger 55 sur ps.com, un bon day 1 sur le highroller 1K wina bien que pas d'ITM au final), des sessions live en mode pillard viking. Un jeu fondamentalement beaucoup plus solide mais tough (enfin!) en cash game online. Ca se sent, quand on joue bien (ou juste mieux).
     
    Je n'ai pas perdu de temps en sortant du jeu. En breakant totalement. Puis en jouant des low stakes le temps qu'il fallait. J'ai littéralement oublié la rentabilité, je suis de toute façon un hippie anti-productif et fièrement opposé à la marche de notre société, junkie à l'agitation. J'ai travaillé ma patience, toutes les variétés de patience en fait. En premier lieu, être patient avec l'animal que je suis. On a tous autant de qualités que d'obstacles (souvant naissant de ces mêmes qualités). L'inverse est aussi vrai. Les barrières que nous avons à dépasser nous transcendent. Ce que j'ai eu à dépasser, ça m'a pris du temps, mais finalement la patience (et aussi donc, bizarrement, l'obstination) paye. Je le sens, et je ne dis pas ça à cause des résultats récents. Des résultats, c'est juste des résultats, ça mesure pas grand-chose en soi. Mais je sais d'où viennent ces résultats récents, ils viennent d'un vrai renforcement dans l'application des mes skills (de mes forces) et des stratégies plus adéquates pour naviguer / gérer mes faiblesses. Deep run 3 gros tournois ne veut rien dire évidemment, mais les deep run en monotable ou quasi monotable avec un niveau de focus et d'effort, c'est déjà moins du hasard, car on peut sentir à quel point on a bien joué, ou non (avec l'expérience, et à ce niveau là, au niveau de l'expérience d'évaluer son skill à un moment T, je commence à avoir du bagage par rapport au field dans le monde du poker).
     
    Ma motivation pokéristique est à un relatif pic (dans le même temps, le jeu m'obsède carrément moins qu'avant, je suis motivé, mais pas obsédé). Et pourtant, je joue peu. Je travaille beaucoup mais dans la préparation plutôt. Quand j'arrive, c'est pour être un viking. Et ca a l'air de marcher. J'ai bien l'intention de concentrer la motivation dans une attitude assez relachée donc, privilégiant mon bien-être (si je ne veux pas jouer, si je veux arrêter, ben c'est ok. C'est comme folder. Juste un fold.), et quand je joue, autant que possible, je joue. Je me mets en mode open dans mes perceptions, je joue avec les possibilités, je suis totalement concentré et présent (toutes choses relatives à mon potentiel du moment T, d'où tout le reste de nos actions dans notre vie, les habitudes qu'on prend, ce qu'on mange, etc).
    Ca avait déjà très bien fonctionné, cette approche, à Vegas. Je crois que je tiens un truc. Le taf continue.
     
    Dans tous les cas, je suis fondamentalement: pas pressé.
     
    Aujourd'hui, je vois ma vie, ma carrière, en rétrospective, et je contemple. 27 ans de vie, c'est beaucoup, quand on a activé le bouton conscience (peu importe la forme que cela prend, chacun est différent). Et put**n de vraiment, j'me sens adulte, vieux parfois même, comme si j'avais vécu 12 vies, déjà. Je sens une force énorme, une résilience mentale que je n'ai jamais connu. Et j'embrasse cela parce que j'ai aussi embrassé à quel point les erreurs et les faiblesses étaient déterminantes des forces. Faut se laisser casser, faut brûler comme le phoenix et renaître tout neuf, paf.
    Au fond, la vie est bien faite. Elle nous mets des bâtons dans les roues pour nous forcer à exprimer notre potentiel. Ainsi, pas besoin de parler de justice, ou qu'on mérite (ou ne mérite pas) quoi que ce soit. On a littéralement ce qu'il nous faut, et littéralement ce qu'on choisit d'avoir. Dans le même ordre d'idée, une phrase d'un maître zen : 'chaque personne a exactement la quantité de problèmes qu'elle souhaite avoir, ni plus ni moins'. Si vous comprenez cela, vous saurez ce que vous avez à faire. Et vous le ferez.
     
    Aujourd'hui, les éléments s'alignent bien pour moi. Je suis dans une put**n de ville dans un appart balla, avec un colloc super et des renardes partout dans la ville. Le poker m'enthousiasme. Bientôt le WPT Amsterdam. Que je jouerai seulement si j'le sens, mais étant donné les excellentes sensations autant en MTT (online) qu'en live (cash), ya moyen que les éléments s'alignent bien, là. Et toute façon ya encore Vegas cette année, où je jouerai quelques trucs en plus du cash game.
     
     
    Encore un article qui commence apparemment sans inspiration et qui finit à n'en plus finir! Oh well.
     
    Doei!
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    JoKeR_4_UtG reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Jte mets sur Roi Valet, Valet Dame   
    Ah ça fait longtemps qu'on était pas passé ici. Ya comme de la poussière dans les coins.
    Je regrette de n'avoir pas plus écrit, car c'est toujours un exercice enrichissant. Et quelques personnes m'ont rappellé que j'avais un blog récemment! Pour ma décharge, j'ai eu une année intense-bizarre-métamorphose, comme ça semble devenir la norme depuis que je cultive la conscience de l'instant présent. Comme si je vivais et renaissais chaque jour. Enfin chaque instant, potentiellement, bien qu'évidemment je ne sois pas TOUJOURS en pleine conscience, ni même que je le recherche, comme une pseudo-toute-puissance. Non, juste je cultive la pratique du boudhisme (cad la méditation), et j'apprend un art de vivre on va dire. BREF. Ca rend ma vie certainement différente d'avant, je change d'avis fréquemment, parfois comme très récemment je prends un break poker de 3 mois et j'en profite pour ne rien faire (pas d'internet du tout pendant un bon moment), et aussi prendre le temps d'aller en Chine.
     
    Mais venons en ce qui vous intéresse, le Pokey.
    Well, the Game. The Game is still there.
    Dans mon dernier post, qui date du début de l'année, je parlais d'un rapport contrasté au poker, marqué par les années. La difficulté du jeu, enfin ce qu'il provoque, aussi des addictions mélées. La difficulté à gérer mes émotions à la table, pas parce que je régresse, mais parce que ma sensibilité et mon contact à mes propres émotions s'enrichit de jour en jour. En commançant les arts martiaux et la méditation, je pensais que ça allait m'aider au poker, et de fait ça me rend la tâche plus difficile, subtilement difficile! Jsuis bon, honnêtement. J'ai du skill, et de la créativité, et la ténacité, l'âme du guerrier. Mais je ressens tellement de choses depuis quelques années, les gens, les endroits, moi-même, parfois je m'y perds comme dans une tempête. Donc voilà, le thème, depuis un bon moment, pour continuer à survivre dans l'écosystème du poker, c'est la gestion émotionnelle. J'ai aucun doute qu'une relation épanouie avec une fille géniale m'apaiserait grandement sur ce plan-là, mais j'en rencontre pas tous les jours!
     
    Ainsi, cette année, j'ai traversé des bons moments de doute. J'ai moins joué à certains moments, j'ai mal joué à d'autres. Bien aussi parfois, excellement parfois. Un peu sur un coup de tête, après 2-3 mois de play moyen, je décide d'aller à Vegas. Je décide aussi d'y aller pour bosser. Pas pour fétarder, pas pour bader non plus.
    Là-bas, pas de pétard pendant un mois. Avec le décalage horaire, j'me réveille les premiers jours aux aurores. C'est cool, ça me permet de courir quand il fait pas encore une chaleur étouffante. J'ai trouvé un supermarché qui vend des bons produits en vrac, des noix, quelques légumes et fruits 'organic', en tout cas je commence à avoir l'oeil à ce niveau-là, vivant à la campagne et aimant la nature. Des super jus de proto-biotiques, des jus mélangés à du thé fermanté généralement, générant ainsi des centaines de millions de bactéries bénéfiques à notre organisme: de fait une tuerie. Comme une drogue, mais absolument saine et naturelle. Ca m'a permis de jouer des MTT avec un niveau de focus jamais vécu. Et, en jouant Martin Jacobson dans un 1.5k WSOP (6 max à ce moment là), je vois qu'il boit la même boisson... Prends soin de ton corps et de tes organes surtout, c'est aussi ça le 'connais toi toi-même'.
    Je fais des salades. Je prends un soin particulier à cuisiner et à bien manger. Mes premiers pas dans un casino de Vegas ont eu lieu au Rio, mais l'endroit a une atmosphère assez sale et dégoulinante, donc je me tourne plus naturellement vers le Venetian, assurément un des meilleurs endroits pour jouer au poker au monde, de ma modeste expérience! Je grind en journée. En 5/10. Je fais des sessions courtes. Je sais que je suis là pour 6 semaines. Je joue au top, ou je quitte. Je fais des breaks quand j'veux, et je reste pas à la table 4 h de suite comme une larve, je vais prendre le soleil pour compenser le drôle d'air climatisé, probablement enrichi en oxygène!
     
     
    Personne me connait ici, et je ne connais rien du poker américain. J'entre discret, 70bb, et discret aussi dans le reste, qui je suis, comment j'me comporte. J'écoute, et je regarde. J'ai des bonnes idées aussi. Des moves que je ne décrirai pas ici, mais qui me permettent de manipuler les situations à mon avantage d'une manière dévastatrice. Pour faire simple, c'est passer pour un reg-fish en étant le meilleur joueur à la table (à ce moment là s'entend, j'étais le plus présent peut-être, plutôt). Bref, je sens les spots, je suis affuté. Je crush en toute tranquilité.
    Quand je grind au bellagio, je prends des jus de carotte toute la journée. Je vais fumer des clopes certes. Je m'emplis aussi de cendre et de feu, le feu de Vegas, le désert autour, toute cette agitation absurde et ce gachis d'eau. Ces gens, qui viennent comme à dysneyland payer super cher pour faire des trucs, honnêtement assez pourris (comparons ça à l'ambiance de certains bars européens que diable!). Genre regarder la fontaine de feu wooow trop cool. Et ensuite payer 25$ pour un burger.
    Bref, cette ville n'a aucun sens. Mais je suis là pour bosser, et en l'occurence je fais bien le boulot. Je sens que c'est un tournant. Tout ce que je n'arrivaits pas à faire depuis plusieurs mois, avoir une discipline de jeu (cad, en ce qui me concerne, gérer mes émotions à la table!), MALGRE la méditation et le kung fu (qui de fait, m'aident mieux à gérer ma vie en dehors de la table, nous avons donc là un mystère, un paradoxe)...... ici, à Vegas, le temple de la décadence humaine, je la trouve, cette discipline.
     
    Chaque jour pour aller et revenir du Venetian à mon logement, je marche une demi-heure, souvent donc sur le soleil brûlant. Le temps de vraiment voir la ville. Passer au dessus du highway près du Rio. Voir ces files incessantes de voiture qui vont et viennent dans la ville-lumière au milieu de l'ombre et du désert, le futile au milieu du Rien. Passer dans les rues, sur le strip, voir tout ce qui s'y passe, les milliers de vies qui s'y déploient de manières si différentes. Les gens qui bossent, les autres. Moi je bosse.
     
     
    Je m'essaie aux tournois avec des résultats plus mitigés, mais quand même un deep run dans un wsop (celui où Erwann Pécheux fait runner-up), un mixed max bien sharky pour un 1k5 (9max day1, 6max day 2, HU day 3, TF 8 handed) ; et autres sensations sympa, genre finir chip leader d'un gros mtt du Venetian fin du day 1. Un 3k 6max où j'hérite d'une table très difficile avec un top reg américain et surtout deux jeunes canailles allemandes à ma gauche, des gars vraiment trop bon quoi. J'étais impressionné, moi qui suis toujours à chercher l'edge, là je dois me battre pour pas me faire violer. Je survis jusqu'au bout du Day1. Pas assez de cartes pour batailler sur une table qui n'offre quasi aucun spot. Rare que je ressente ça à une table!
    Et le main event. Non prévu, mais j'ai rarement aussi bien joué de ma vie qu'ici à Vegas, et qu'est-ce que je cherche d'autre dans ce jeu, que de vaincre des sommets?
    Day 1, like a star. J'finis top 10 de mon day. Pas que j'ai spécialement run good, genre stacker flush avec full hein, non j'ai juste bourriné tout le monde et pris tous les spots d'explo. Gérant mon image avec beaucoup de précaution. Un moment, j'ai risqué de perdre 70k sur 90k (stack de départ 30k) dans un bluff que je savais fonctionner 100% du temps, ou pas loin. J'avais saisi mon adversaire. Je sais qu'il a overpaire. Je sais qu'il n'a jamais mieux qu'une paire sur ce board 875 78, moi j'ai seulement AQhi en sandwish dans un pot squeezé. Certes, sa paire est souvent QQ+.
    Je sais aussi, dans ces yeux, dans ce qu'il est, qu'il ne va pas risquer son tournoi, ever, ever, sachant qu'il lui reste 150bb derrière river (ou un truc du style!). Mon image est suffisamment bonne. Les éléments sont alignés correctement. Je vais donc check-raise énorme au flop (snap call), barrel énorme turn (snap call), puis shove river et patienter 1, 2 minutes peut-être, avant de voir mon adversaire muck face up KK. Je ne montre pas le bluff.
    Bref, je m'emballe même pas de mes 'exploits' slash 'hero bluff'. Je bosse, et j'exploite, comme un loup des steppes. Dans un jour comme ça, je vois les formidables progrès dans mon jeu, dans ma gestion aussi.
     
     
    Day 2, 2 jours après. Jme suis préparé. Sur tous les plans. Je pense stratégie. Je pense errements du mental, je pense qui risque de craque,r pourquoi, quand, est-ce que moi je craque? Je sais aussi les illusions qui doivent se créer dans ses cas là avec un gros stack, vouloir gamble avec les jetons. Jle savais, mais je ne croyais pas que ça m'arriverait. Juste un truc à se méfier. Je joue si bien depuis plus d'un mois, certes parfois je fais des erreurs, mais je m'en relève et me gère bien.
    Et là, je ne peux juste pas expliquer. Je suis passé à côté. La pression de l'évènement, qui ne m'avait pas effleurée au day 1, me revient dans la gueule d'un coup. Pris dans une spirale négative de mauvais spots et de mauvaises décisions, comme quelque chose dont on ne peut pas s'extirper. Ca n'a rien à voir avec le poker. C'est juste mon âme que j'explore dans le poker autant que dans tout le reste. Parfois mon âme est en lutte avec elle-même, a des comportements auto-destructifs.
     
    Bon. Au moins je suis pas le seul terrien comme ça. Savoir qui je suis ne me rend pas invincible, ni infaillible, loin de là.
     
    En tout cas, l'enjeu est là. Je grandis, en tant que personne, je développe une grande force interne qui, parfois, me rend très performant à ce jeu. Et parfois, je me prends les pieds dans le tapis, je m'égare moi-même à penser trop, je remets en cause mes reads instinctifs, je doute, et je ne joue plus au top. Pire même, vu que je garde l'habitude de vouloir exploiter tous les edges, parfois je développe des stratégies trop complexes et inadéquates. Parfois je ferais mieux d'oublier mon skill, parce qu'il me fait déjouer.
    Je n'oublie pas que j'ai dû, au cours de ma vie, dépasser une très grande timidité. Et maintenant je m'assois aux tables avec des sharks, et je suis l'un des sharks. J'aime le jeu parce qu'il me force à me dépasser en permanence, et parfois me force à dépasser des gros blocages. Je me sens fort parfois, car je le suis, et je sais que je dégage cette force. Mais je suis aussi fragile, pas si serein, à moitié fou peut-être. Les deux en même temps. Yin et Yang. Nos faiblesses alimentent nos dépassements. Nos égarements nous font trouver la Voie.
    Dans ma vie, j'ai cherché à ouvrir les portes de la perception. Mais je suis encore jeune là-dedans, et peut-être trop intrépide: j'ai accepté de plonger la tête la première dans une nouvelle forme de sensibilité (sentir avec le bide), force est de constater que je ne contrôle pas toujours le dragon que j'ai éveillé en moi!
     
     
    Pourquoi cela arrive-t-il lors du tournoi le plus important du monde? J'ai fait au mieux niveau préparation. Bordel, j'suis vraiment une m**de. J'peux rester des heures à méditer, face au mur, j'peux endurer pas mal de truc, et là j'suis incapable de me tenir? Incapable de rester en contrôle, tight, sans forcer les choses, dans un event où j'ai un edge massif? Je suis rarement scared money, peu importe les montants. Au day 1, le fait de ne pas l'être pas permis de dépeçer ma table. Au day 2, ça m'a fait bust en 4h. J'aurais adoré que l'argent ait une valeur pour moi dans ce day, que je sois un peu plus en phase avec les fish nits qui composent la majorité du field, et qui clairement ne veulent pas bust. Je ne crains pas de bust, cette 'force' s'est révélée en l'ocurrence très préjudiciable.
     
    J'ai chié ; gâché une opportunité. Juste après avoir bust, je suis comme sous le choc de ce que je viens de faire, cette force en moi qui peut brûler 10 000$ parce qu'elle sait que ça n'a aucune importance. Ca m'effraie presque. Jamais je n'aurais fait ça avant. Et puis, je m'allonge, j'essaie de calmer mon esprit, et mon corps, tous deux perturbés par l'échec. Me revient alors clairement une sensation de Deauville, fin du festival, après avoir bust de plusieurs gros MTTs, je m'inscris dans un 1.5k€, résolu à faire de mon mieux. Je fais de mon mieux pendant 3h. Et puis sur un coup à la con, j'engage mon tapis en semi-bluff contre le brelan évident du nit de la table. Je l'savais, j'l'ai fait quand même.
    Je sors de la salle de tournoi, et là me vient le vent marin, les odeurs, les sons des mouettes. En quelques minutes à peine je me sens mieux. Mais dans la salle de tournoi, j'avais la gerbe. Je voulais sortir, j'en pouvais plus de ce jeu, et aussi de ces personnes qui le jouent.
    Dans ces moments là, c'est simplement mon corps qui veut se lever de sa chaise. Sortir de cette compétition acharnée, m'éloigner des gens perdus dans une pâle addiction au jeu. C'est en cela que les pratiques que je fais se révèlent préjudiciables à la table. J'écoute plus mon corps qu'avant, beaucoup plus. C'est devenu la priorité dans ma vie d'être honnête avec moi même, et là, ici et maintenant, avec ce qui vient. Parfois je dois sortir du jeu, souvent, plus souvent que les autres, ce pourquoi je dois être l'un des joueurs pro faisant le moins de volume en France! Mais, j'suis toujours là. En sous-marin, sous le radar.
     
    Cet été je vais grind à Aix-en-Provence. Lors d'une session nocturne sur une 5/10 extrêmement profitable, je spew un stack contre mon pote (bon il me dit après que mon hero call fait sens, que j'ai déchatté la situation, mais quelque part on sait tous les deux qu'il bluff jamais là-dessus, malgré son degré de compétence incroyable. Juste une question de timing plutôt. Il peut bluffer cette situation, mais juste pas là tout de suite). En plus sur une table facile où toute personne rationnelle voudrait ne pas jouer contre son pote, qui est le seul autre shark de la table, et se concentrer sur les joueurs faibles. Les requins ne se mangent pas entre eux n'est-ce pas. Et moi si. C'est mon pote, on se connait super bien, il est fort, moi aussi, c'est lui que je veux affronter. Les autres ils m'ennuient, ils pigent rien. Ils me forcent pas à me dépasser. Qu'est-ce que je cherche, au fond, si j'en viens à oublier / mépriser la première raison qui m'amène à la table, cad gagner de l'argent (facile!) ? Pourquoi ce besoin de chercher plus de difficulté, plus d'obstacles? Ne suis-je pas en train de devenir un gambleur fou, qui gamble avec sa vie et son devenir?
    Je sors de là en me disant sérieusement: c'est fini. Ma carrière, c'est fini. J'observe mon corps et mon esprit méticuleusement auto-détruire mon skill, comme s'ils voulaient me broke pour que je sorte de ce put**n de casino. C'est comme si l'éveil de la conscience boudhiste en moi, la sagesse et la compassion aussi, me rendaient allergique au jeu. Comme un paradoxe existentiel, qui s'exprime malgré tous mes efforts.
     
    Parfois j'me dis, ça serait si simple, il suffit que je joue au poker avec la même conscience que quand je médite. Sans recherche. Et alors le jeu est facile, et surtout je ne me tâche pas, je ne me perds pas dans les illusions du jeu. Souvent, c'est à peu près le cas. Mais quand je me déçois moi-même méchemment, c'est trop dur à vivre, je me dis que c'est ptet pas ma place.
     
    Bref, je sors du jeu. Réellement. Je pense à arrêter définitivement, alors même que Vegas m'a montré que je pouvais jouer avec les meilleurs du monde, et que j'avais ma place dans l'arène. Que je le veuille ou non, j'ai fait mon chemin dans ce jeu. Je pense par moi-même, j'ai mes propres approches. Pu besoin d'imiter les pros dans des vidéos haha, je fais du jeu ce dont j'en ai envie. Je perturbe. Un top reg bulgare vient me voir un jour à Vegas, me dit: j'ai cru au départ que t'étais un fish, maintenant je me rends compte que t'es un des meilleurs ici. Je sais, mec. Je peux l'être. Quand les éléments sont bien alignés. Quand je suis pas entraîné par la tempête de mes ressentis. Comment un être si fragile que moi peut parvenir à être si fort parfois? Si fort dans l'adversité généralement?
    Bref, j'en ai marre, ce jeu crée trop de souffrance, je dois trop forcer ma nature pour être bon.
     
    Je ne joue pas pendant 3 mois. Je m'assois dans des cafés, pendant des heures, j'écris, des choses, mais pas sur le poker, plutôt sur les mouvements d'âme, sur l'existence, les gens qui passent et m'entourent sur cette place magnifique d'Aix. J'écris ce qu'ils m'inspirent, le reflet du soleil et les sons. J'me dis, il serait peut-être temps de faire autre chose de ta vie. Ecrire un bouquin, revenir à l'Art, revenir à la sérénité. Faire un job simple, plutôt qu'un combat du quotidien. Et d'ailleurs, pourquoi ai-je un guerrier en moi? Pourquoi cet appel du sang en même temps que cet appel à en sortir?
    Méditer, c'est juste s'assoir. Je fais ça. Je suis assis, je laisse le monde être autour de moi. Il me donne une grande inspiration.
     
    Je passe des jours sans internet, simplement à 'être'. Lire, écrire. Rester conscient du temps réel, plutôt que me perdre dans l'Ecran Rétinien. Que c'est bon, de ce permettre cette respiration. Mon plus long break depuis que je joue. Et je pense, beaucoup de personnes, quand elles prennent des vacances, s'agitent à faire des choses. Moi j'ai accepté de laisser couler, laisser infuser. Je connais très peu de gens qui aiment à faire comme je fais, cad sentir comme chaque jour est unique. Même quand on se fait chi**, c'est unique. Fuir dans le divertissement permanent comme notre société le permet tellement, ça ne résoud pas l'Angoisse, et ça je pense qu'on le sait tous, quelque part.
    Je pars en Chine. J'apprends des choses. Je vois qu'un jour futur, peut-être, j'irai là-bas apprendre auprès de ce maître de Tai Chi, dans une montagne taoiste sacrée en plein milieu de la Chine. Un chemin de vie qui se dessine, un possible.
    Et en même temps, 'chaque choix en efface mille autres'.
     
    Et là je reviens, tout doucement. Le poker est toujours là. Je tâche à ce qu'il ne soit pas au centre de mes pensées, je tâche à ce qu'il passe toujours après la Pratique, désormais. Ca reste un travail. On verra, si j'arrive à continuer mon bout de chemin dans ce monde. J'ai les forces pour, il s'agit pour maintenant de les faire travailler ensemble, ces forces, plutôt que les voir s'opposer! Trouver l'apaisement en fait. Je suis bien la seule baltringue engagé dans une quête existentielle dans le poker, tout en ayant une partie de moi profondément anarchiste et chaotique, qui crache sur l'argent, la réussite, la gloire, toutes ses illusions dont se nourrissent les Hommes pour croire qu'ils existent.
    J'aime mon pseudo, avec les années. Mr Sneeze. Mr Atchoum. C'est ça. C'est qui je suis. Parfois j'éternue de toute mon âme. Vivre, c'est un gigantesque chaos. Une tempête incessante, qui nous porte comme feuille morte. Mais qui est prêt à voir cette réalité? La réalité que nous vivons et mourrons? Que la mort, précisément, n'est pas un accident ; même la seule chose non-accidentelle, puisqu'inéluctable. La Vie, plutôt, est l'accident perpétuel dans la Mort.
     
     
    Lors du main event day 1, le soir vers le dinner break, une grosse tempête s'abat sur Vegas. Le Rio est proche de mon logement, alors je cours sous les trombes d'eau pour manger un morceau. Pour revenir, la pluie a presque cessé, mais les rues sont inondées. Plus personne dans les rues, et l'eau, l'eau partout dans cette ville au milieu du désert. Il y a comme une atmosphère de catastrophe, enfin tout est à l'envers à l'endroit. L'eau partout, donc plus vraiment de trottoir dans la rue. Il faut sauter au dessus des flaques énormes, passer dans la boue, escalader une grille un moment. Les voitures, paralysées. Et là, baigné dans la lumière du soleil d'Orage, je sens que j'adore ça. J'adore ce chaos, quand les éléments se perturbent, et que je me sens vivre, simplement dans le contact avec mes sens, la matière et les choses. La Réalité de la tempête, les éléments qui prennent le dessus sur les Hommes, et leur ville bizarre. Dans le Rio, l'eau traverse le plafond, inonde légèrement la salle de tournoi. Le Réel, qui pénètre dans l'Illusion.
     
    Et moi, un sourire aux lèvres et dans ma cage thoracique, à sauter dans la boue, au milieu de la Force Brute des éléments.
     
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    JoKeR_4_UtG reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Le mystère des tournois   
    Pendant longtemps je ne jouais pas de MTTs. Et puis je m'y suis mis depuis 1 an ou quoi. Je suis loin d'être un crack, je joue peut-être 250 tournois / an, mais j'y réfléchis suffisamment imo.
    Je vais exposer ici quelques idées que j'ai sur les tournois, du point de vue d'un professionnel, et au niveau du mental game.

    En premier lieu, je me rends compte que mon gain horaire est beaucoup plus faible en MTT qu'en cash game, et je pense qu'il doit sûrement en être de même pour la plupart des joueurs compétents. Evidemment, les premières places font rêver. Investir 100€ (whatever) et gagner 10 000€ est toujours super cool. La réalité, évidente, est pourtant que je gagne assez peu par heure passée à jouer des tournois ; les gros gains sont rares. Si je devais estimer, je dirais sûrement entre 10 et 20€/h (évidemment je suis encore assez peu expérimenté en tournoi, et j'ai longtemps spew, donc je peux espérer que mon gain horaire augmente avec le temps). Relativement au temps passé, le cash game est donc bien plus profitable.

    Voyons maintenant au niveau énergie: les tournois demandent une concentration bien plus importante. Peut-être est-ce parce que je suis moins habitué, mais rester attentif à l'évolution des stack sizes, l'augmentation des blindes, qui vient de perdre un gros coup, etc, réclame de l'énergie. Ajouté à cela les courtes pause (5 min/heure), et l'impossibilité de prendre un break quand on le sent. En cash game, je peux juste fermer mes tables une heure si je sens que j'ai besoin de décompresser, je fais un peu d'exercice, je mange un truc, et je retourne au combat. Basiquement je peux gérer mon niveau énergétique beaucoup mieux. Alors que les tournois, c'est un marathon où on peut pas vraiment s'arrêter pour reprendre son souffle, à moins de bust.
    Or, l'edge créé autour de la table (quand prendre une pause, quand s'arrêter, quand changer de table, quand rajouter des tables, etc) est pour moi une des raisons majeures de mes résultats au poker. En tournoi, ces décisions sont sévèrement limitées: on ne choisit pas ses horaires, ni ses pauses, ni ses tables. On ne peut pas se lever d'une table même si on a 3 pro agressifs à notre gauche.
    Au final, plus d'énergie requise pour moins de gain horaire, un edge plus aléatoire ; il semble que je devrais simplement arrêter les tournois.

    Au niveau psychologique, les tournois sont très difficiles. J'ai beaucoup de respect pour les professionnels qui ne jouent que des tournois, et peu ou pas de cash game. En effet, en cash game, évidemment il y a de la variance, mais on est quelque part récompensé ou puni beaucoup plus vite. En tournoi on peut très bien jouer parfaitement 4 coups, mais si on joue mal le 5ème on bust ; la même situation en cash game est plus 'soutenable', bien que non optimale évidemment (on aimerait éviter les erreurs), parce qu'on reste en course.
    C'est très frustrant de jouer parfaitement dans un tournoi, pour finalement perdre un flip, jouer optimalement avec un stack de 20bb, et perdre sur une confrontation random. Vu que 10-15% des fields de MTT sont ITM, ça veut dire que même un joueur incroyable ne va sûrement pas être ITM plus de 50% du temps.
    Il faut voir les MTTs comme des grandes loteries. Prenons un tournoi avec 100 joueurs. Plutôt qu'avoir une chance sur 100 de gagner, un bon joueur aura peut-être 2 ou 3% de chance de gagner. Son edge est donc réel, potentiellement massif, et pourtant il gagnera excessivement rarement. A l'inverse un joueur très faible aura peut-être 0.1% de chance de gagner.
    Faire une TF est évidemment rare. Pourtant, la frustration est énorme lorsqu'on échoue aux portes de la TF, ou même qu'on fait deuxième. Donc au final les tournois sont source de grande souffrance mentale, où nos résultats sur un tournoi donné sont très dépendants d'un run good.
    Au final, l'approche mentale des tournois me semble: jouer bien jusqu'à ce que le run good arrive. Et surtout ne pas mal jouer quand il arrive! Cela semble très difficile: maintenir un jeu solide quand la variance nous fait valser est un des défis mentaux les plus importants au poker.

    Donc j'ai beaucoup de respect pour les MTT pros, qui savent qu'ils auront rarement de gratification psychologique, et pourtant arrivent à continuer à retourner au combat (la plupart de leurs sessions seront perdantes). C'est vraiment différent du cash game.



    Pourquoi les joueurs aiment tellement les tournois? Parce qu'ils rêvent de la win, parce qu'il veulent la reconnaissance de leurs pairs, parce qu'ils valorisent plus la compétition et la gloire que l'argent, parce que les joueurs récréatifs peuvent s'amuser à prix fixe, parce que ça leur permet de jouer contre des pros sans se ruiner, parce que ça permet aux pros de jouer contre des joueurs faibles.
    Du fait de la variance énorme des tournois, beaucoup surestiment leur edge. Beaucoup d'étoiles filantes se déclarent 'pro' en MTT parce qu'ils ont run good sur quelques tournois. Très vite, ils vont déchanter, ne serait-ce parce qu'ils ne supporteront pas de faire une année négative après avoir gagné une grosse somme l'année précédente (au niveau psychologique, ils vont s'attendre à ce que leurs résultats perdurent: ils se retrouvent complètement biaisés, incapables de voir la variance et leur bonne fortune, et se croyant au final meilleurs qu'ils sont, ne méritant pas de perdre, et ne comprenant pas pourquoi ils ne gagnent pas un WSOP).
    Les situations en tournois étant rarement expérimentées (on fait rarement une TF), la variance prend une place importante: ainsi si un joueur joue spewy à la bulle de la TF et chatte, arrive chip leader et gagne le tournoi => il va facilement se créer un biais psychologique où il va associer l'agressivité au gain, alors que concrètement il a spew, et que sa stratégie ne se révèle pas la meilleure sur le long terme. Cela est vraie aussi à l'inverse: si on fait un move qui nous fait bust deep dans un tournoi, notre esprit va l'enregistrer comme mauvais, alors que c'était potentiellement très EV+.

    Ces biais sont difficiles à éviter. Au final, il y a de l'edge en tournoi... parce que tout le monde se trompe sur son edge.


    Après ce vaste topo, pourquoi donc continuer à jouer des MTTs? En premier lieu parce que j'ai encore beaucoup à progresser et que j'aimerais voir jusqu'où je peux pousser mon edge. Ensuite parce qu'il y a quelque chose de très excitant à se retrouver deep dans un tournoi, malgré les frustrations associées.
    Et parce que jouer des MTTs me fait beaucoup progresser à tous les niveaux. Mon gain horaire est peut-être plus faible en MTT, mais depuis que j'en joue mon gain horaire augmente en cash game.

    Les raisons? La première est qu'en tournoi, il est nécessaire d'être très attentif aux dynamiques et de saisir les bons spots (très important de bien 'sentir' quand on a un spot de squeeze ou de steal, et quand c'est pas un bon spot) ; cela m'aide beaucoup à exploiter les dynamiques en cash game. Aussi, on apprend plus à faire des hero folds en MTT ; ainsi je me retrouve à fold des mains en CG que j'arrivais pas à lâcher avant.
    Ensuite jouer des marathons MTTs améliore mon endurance physique et mentale + quand je joue des tournois et du cash en simultané, la concentration sur les MTTs me permet de jouer aussi plus patient en cash (moins spewy), et en même temps plus concentré.
    Enfin les tournois me font réfléchir sur différents aspects techniques et psychologiques du jeu: sizings, pression qu'on peut mettre en fonction des stacks, à quel moment changer de vitesse, etc. Et puis le fait que chaque main soit si importante en tournoi (on veut vraiment pas bust débilement) me force à me concentrer beaucoup plus et à réfléchir sur les gros pots en cash. Avant j'étais trop rapide dans mes décisions, trop spewy dans les gros pots. Le fait d'expérimenter la pression des tournois me rend au final plus en contrôle dans les gros coups de cash game (je suis dans la main, et rien que dans la main).


    Je terminerai par cette note: beaucoup de regs de MTTs m'ont paru très perfectibles. Parfois je vois des joueurs ayant eu du succès en MTTs s'essayer au CG, et souvent ils spew comme des bons pigeons. Je les blâme pas, j'ai longtemps spew en MTT parce que je paniquais dès que j'avais moins de 40bb (lol), trop habitué à jouer 100bb+ poker. Beaucoup de joueurs de MTT, même reconnus, ont en fait de gros leaks (des déséquilibres dans leurs ranges), à mon humble avis, et doivent leur succès à de la variance positive, et aussi certainement une stratégie non-optimale mais suffisamment bonne pour durer. Aussi, encore une fois, beaucoup surestiment leur edge.
    Par contre, les top joueurs de MTT sont pour moi des énormes modèles, bien que je suis quasi-certain que le CG restera toujours mon terrain de prédilection. Les excellents joueurs de MTT sont vraiment sick, et n'auront aucun mal à bien jouer en cash game. Ils sont juste tellement bons pour comprendre l'importance de chaque situation, et naviguent sans erreur sur les dynamiques de la table (même, ils créent la dynamique qu'ils veulent). Ils savent quand il faut prendre des moves high variance, quand exploiter leur image et comment. En bref, ils m'inspirent. Je joue donc des tournois pour apprendre leurs tours .
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    JoKeR_4_UtG reacted to Bandecdc for a blog entry, La bulle à mille euro (et autres petites décéptions)   
    On est passé SI PROCHE que s'en est très frustrant !
    Après nous être fait dépassé par la dirtyteam à la 8éme ronde, la dernière allait être absolument décisive pour nous tous. J'ai bust en premier en ayant à moitié tilté/spew contre un joueur peu expérimenté qui a touché beaucoup de jeu contre moi (dont un limp/call shove ~18bb avec Q7 quand j'avais AQ pour toucher le 7 river notamment, beurk.). Maad est sorti peu après, suivi de Muffin qui avait pourtant gagné trois HUs avant de bust sur le 4éme.
    Il restait donc Palmzz qui à la suite de la réception (avec grand plasir) d'un grand nombre de livraisons et quelques hh de légende où il a own ses adversaires de façon épique, se retrouvait à la place du chipleader assez huge entre 13 et 10 left de son tournoi, avec trois fois la moyenne. Un rapide calcul et coup d’œil sur les résultats des joueurs des équipes adverses (lol non je déconne, on était fixé dessus comme des traders devant un discours présidentiel sur la guerre du golf) nous a amené à cette conclusion :
    "Palmzz, si tu finis 2éme ou mieux, on gagne le package ! Si tu finis 3éme, on perd à un point près. No pressure."
    Puis est venu un coup extrêmement sick où il perd un coup énorme à tapis contre le second en jeton qui ne jouait que 2 cartes dans le paquet à la turn (88 vs QQ sur 8xxx) et qui a malgré tout remporté le coup. En gagnant ce coup, il aurait commencé la table finale avec 5 fois la moyenne et 3.5 fois plus de jetons que le deuxième. Comme quoi des fois...
    Un peu déstabilisé, card dead pendant toute la tf et rattrapé par la structure, son avance a complétement disparue. Comme l'a fait remarqué Muffinman, jamais nous n'avions été autant comme des fous devant le rail d'un mtt à 2€ tout pourri.
    Tombé à 9bb en bataille de blindes contre un joueur très serré en bb qui n'en avait plus que 7, il demande notre avis sur un push avec 42o. Je lui conseille de push en précisant que c'est close mais pour faire 2éme ou mieux c'est la solution optimale, ce qu'il fait, et ça passe. Un tour plus tard, il trouve et push cette fois sans avoir à se poser la question. Vilain en face snap call avec et nous gratifie d'un petit "LOL PAS DEUX FOIS C TRO" dans le chat.
    Bravo jeune homme, tu viens de hero call 6 blindes avec un as en bvb, félicitation pour cet éclair de génie. Évidemment la main tient jusqu'au bout, omg ce tilt. OMG CE TILT. On y a tous cru encore quelques secondes quand la main d'après il nous annonce sa main sur skype "AK PAPA ! UNE FOIS !" mais c'était seulement pour tomber sur 22 en face qui touche brelan au flop.
    Bilan de la soirée : on termine à 96 points quand l'équipe gagnante, malgré un zéro pointé ce soir-là, termine à 101. Bravo à eux, c'était entièrement mérité. (pas d'ironie, je suis dégouté mais bon perdant).
    On ramasse donc un ticket à 100€ sur Winamax chacun. Muffinman, encore lui, a proposé qu'on se joue mutuellement en HU sng et qu'on split le mois prochain quand on se verra. Meilleure façon de prendre 95€ 100% du temps, je pense que c'est aussi une solution sage. En quelque sorte on peut dire que cette seconde place nous paye l'entrée à un des sides event. C'est toujours ça de pris.
    Pour la petite finale qui aura lieu demain, à nous 4 on dispose de 10% de chance de ship un package (puisque 40 joueurs), donc on discutera peut-être d'un éventuel swap ou d'un quelconque stacking en fonction du résultat. Wish us luck !
    Mais ce n'est pas tout, j'ai également joué toute l’après-midi et toute la soirée à ce jeu, en lançant un total de 40 games pour 335€ de buy-in cumulés.
    Après un début très difficile comme en témoigne
    je parviens à récupérer 100T€ sur un satellite, puis me hisse en TF du 3€1R1A et d'un petit 5€ KOP SH. Bien que je sorte très tôt sur ces tournois, douloureusement d'ailleurs, je complète avec deux seconde places sur des sng 27 joueurs, respectivement à 6€ et 12€. Puis en fin de soirée, alors que j'ai bien deeprun le main event des freeroll séries et le sunday full KO, je sors prématurément sur des énièmes coups à tapis, dont les deux derniers peuvent donner des hauts le cœur ( < suivi de < pour les 5 dernières bb arfff).
    Bilan de la soirée : +103€... Pour une session de 12h...

     

     


     


     
    Alors certes c'est l'équivalent d'une grosse journée de travail payée au smic et c'est ma 11ème session positive d'affilée, mais il n'empêche que j'ai du mal à ne pas être déçu de ces "demi-bons résultats". Le joueur de tournoi me comprendra.
    Au final au niveau de tous ces chiffres, je n'ai pas réellement à me plaindre. Je pense toujours être du bon côté de la variance après ces 1.6k-ish games. J'ai tenté quelques shoots sur les limites supérieures en SNG. Mais je pense que clairement ce n'est pas encore pour moi. Je suis bien plus à l'aise en micro-stakes pour le moment, que ce soit en MTTs ou en HUs. Entendez par là qu'on ne devrait plus me reprendre à chercher un adversaire en hu 50€+ avant quelques mois au bas mot. D'ailleurs si j'y suis positif sur ces stakes, c'est que - admettons-le modestement - j'ai run good.
    Dernier mot en ce qui concerne la projection que j'avais fais en début d'année sur mes résultats 2013 : j'avais prévu 10k de gain net en un peu moins de 400h de jeu. Je suis actuellement à 9270€ (rakeback inclu) pour moins de 300h et encore 3 mois avant fin novembre. Donc dans l'ensemble je suis plutôt confiant. Comme je l'ai dis dans mon précédent billet, mon objectif est de réaliser 500€ net avant le 25 du mois. Si l'on compte les 103€ d'hier soir et les 95€ que le HU avec mes équipiers va m'apporter, c'est déjà presque 200€ de réalisé. Il me reste donc un dernier petit effort (et/ou coup de pouce de dame chance) pour atteindre ce chiffre. (inb4 trois sessions à -250€ lol).
    Voilà voilà, à bientôt pour de nouvelles aventures !
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    JoKeR_4_UtG reacted to anuscopie for a blog entry, GROS PEDE VA   


    salut les gros ped!

    5 petits mois pour trouver la motivation de pondre une nouvelle m**de infamme, au moment où j'écris ces quelques mots d'introduction je ne sais même pas encore de quoi je vais parler. Non parce comme dirait thierry "utopike" lacloture on s'en branle un peu des histoires de poker et de bad beat.

    t'as bien raison thierry, j'ai moi aussi bien compris que ce que recherchait les minables de ce forum c'est des histoires de roller qui se termine en deboitage d'épaules (mange put**n de trizz ), de pipes avec appareils dentaires et d'achat de baguettes de pains à la boulangerie du tier-quar. Oui parce que c'est passionnant tout ça, fin bien plus que ce jeux de con.
    J'adore les anecdotes de vie. Je pourrais vous en donner quelques une arrivées récemment. Vous parlez de la cullotte degueulasse de nelly, vous dire 2/3 mots de alex, tout juste 19 ans qui se pics avec un portable d'avant guerre ou pourquoi pas vous faire un chti feedback de ma soirée sushis, j'adore les sushis moi. Vous saviez que les sushis c'etait plus calorique le bigmac ?

    Que nenni les grosses tantes! Rien à branler de vos envies perverses, on va parler tapis vert ici.

    En tout cas thierry, si jamais tu fais du vélo sans casque, n'hésite surtout pas à nous tenir au jus, je suis ton 1er fan. J'ai même voté pour toi aux award du meilleur blog. keep goin'

    Et oui les awards! Comment ne pas en parler vu que bibi à obv ship l'award de la plus
    Ce fu un match de titan, un somptueux duel au sommet mais on a finalement réussis à terrasser sur le fil cette vermine d'olivierpd. Sans rancune mec, j'adore ce que tu fais, par contre t'as une voix bien tiltante, c'est pas du niveau de la gab nassif mais faut faire quelque chose tbh.

    Donc quoi de neuf depuis le temps me diriez-vous ?
    Ptit retour en 2012 : j'ai vraiment vécus une année mutanesque que ça soit niveau pokpok ou niveau personnel. On s'est pas mal goinffré aux tables et IRL ( Lux).
    On n'a pas reussis à s'installer en 200 mais bon, j'ai la vague sensation que mon hourly restera quasi identique en 16 tablant la 100 plutot qu'en 9 tablant la 200+. Puis allez, la petite différence de thunes se recupère en variance limitée et en confort de jeu. et ça le confort, c'est bien. Fin tu peux certainement pas comprendre, vu que tu vies dans un chiotte parisien.
    2013 : bah on continue son petit bonhomme de chemin en NL100 et on tente un peu la luck en 200/400. On empile les plaquouzes en se branlant la queue.

    Flemme de brag, segue toi


    petit coucou à certains fdp de la 100 qui se la joue thug nigga parce qu'ils open 21 % des mains. mangez mon chibre de noir
    PROPBET DE MUTANT

    Pour se motiver à jouer à ce jeu de conn**d alliénant, nous avons décidé d'organiser un chti propbet en mars avec quelques fdp notoire.
    les règles étant simple :
    1bi = 1 point
    1khands = 1 point
    --> on fait le total fin mars et le gagnant empoche le magot. LE BULLDO

    on ne présente plus le doc, jeune biarro vendeur de capote en pharmarcie. à réussi l'exploit de mouv down avec l'arrivé du .fr
    top reg en NLHE, il fait parti des rares mutants à avoir réussis la transition en plo avec succès


    Bien décidé à demarrer l'année 2013 sur les chapeaux de roues, il claque un énorme mois de janvier. Forcément party trouve ça louche et décide de recupérer 23 plaques parce que bon quand le doc gagne, c'est qu'il y a un problème.
    Une bête blessée, donc un concurrent capable du meilleur comme du pire.
    Yonaldinho

    Que dire, c'est un mutant. Le mec est pire que moi : br à 6 chiffres / reg de 50, on n'est pas à l'abris d'un downswing après tout.


    Un des mecs les plus reguliers que je connaisse mais qui BE depuis un petit moment, le bet est un moyen de reveiller la bête qui sommeille en lui. Non parce que l'animal a souvent la "flemme".
    Le gris

    On l'aime, c'est notre gris. Il en faut toujours un, c'est comme ça, sinon tu t'exposes à la LICRA.
    reg de mtt, motivé à redistribuer en cash-game et finir le bet en negatif en jouant same time de la 100 et de la 1K. Mais bon il va prendre 20 plaques en mtt, pas de problèmes pour le gris.
    TALLINEAU

    TALLINEAU, LUI IL PARLE COMME CA, ET PUIS C'EST TOUT. un chti bonhomme plein de vie
    reg de winamax, vomit BI sur BI. risque certainement de se broke avant la fin.


    Bien décidé à torcher ces ordures, on décide d'imposer d'entrée un rythme d'enfer. C'est la baston.
    Yonald s'accroche, le gris se broke, charles a joué 15 mains et tallineau fait le mort. RAS, le plan se passe sans accro.
    10j de bet et ça semble plié, le favori est en tête (moi si t'avais pas suivi gros trisomique) sauf que le gros yonald est bien décidé à ne plus BE depuis 200khands, nice timing ma foi.

    la 2eme semaine de course est marquée par la visite inopinée de la biche un jeudi, TILT.
    stuck in da bed jusqu'au dimanche. Ce fumier de donald en profite et place une attaque digne de Pantani dans le col du tourmalet.
    Le salo à fait le boulot, on reviens aux affaires avec un retard de 30 points.

    3eme semaine, on décide de se mettre en chasse patate et on grind hardcore pour refaire son retard, fin de semaine nous somme aux coudes à coudes mais on a plus rien dans les jambes, tel un richard "coeur de lyon" virenque on réussis à bluff pour deal le bet. Les organismes sont touchés, besoin de prendre 3 jours off afin de ne pas burn out. Le plan etant de prendre 100bi, on est légèrement dans les temps mais besoin d'envoyer un sacré rythme la dernière semaine.
    La raclure en profite une nouvelle fois et me met une veritable giffle de 40 points. On est cloué sur notre selle, impuissant.
    On n'aura pas le second souffle pour repartir, up 7 plaques, une tonne de soirées de prévues c'est finalement une assez bonne opération et on laisse la win à ce champion. Respect.
    [*]RESULTATS


    LE BULLDO, fidèle à lui même. Efficace.




    Le gris, avait une volontée de fer.... qu'il a perdu après 3j de bet en voyant à qui il avait à faire. Bon il prend encore 20k en mtt ce mois, pas de problème pour le gris, pas de problème.



    TALLINEAU, je crois bien qu'il a explosé en vol. pas de graf, disparu de skype. ça avait pas l'air d'aller fort sur la fin. RIP fredo Morceaux choisis :



    j'adore ça


    Yonaldinho, qu'est ce que tu veux que jte dise gros enc**é. T'es un monstre, vgg champion. Le pire c'est qu'il aurait largement pu faire mieux, sick mutant.



    et pour finir le mien, manque de volume évident. Les tables ont étaient globalement bonnes pendant les séries sur ps, sinon c'etait pas la joie. Forcément, un peu déçu.



    [*]NEWS DIVERS


    - en avril, on a décidé de remettre ça!! cette fois-ci c'est un propbet par équipe, pour que ça soit plus fun. Le principe reste le même.
    pour suivre cette m**de, http://minu.me/8nr0, le tableau sera mis à jour quotidiennement.

    - yaragui, le top reg de la 25, superstar sur ptr a quand même réussi la performance de faire le back to back sur le Sunday Heads-up fin pas comme si on l'avait mikogo en late game



    pour finir par se broke comme une énorme m**de

    - Melimelotte se porte toujours aussi bien

    - salas est à nouveau papa, une petite léa. Il est donc de retour aux tables pour payer la liste de cadeau. Le gris en mécène.




    - et pendant ce temps là, la copine de karadonk attend depuis bientôt 1an 2ans le fameux mois à 10k qu'il lui promet tant. ça arrive, ça arrive
    [*]100% TECHNIQUE


    Pas de raisons qu'il n'y ai pas de 100% technique sur la crème des blogs. Puis je rappel que j'ai torché le fion à olivierp, donc je lui pique aussi ses fabuleux débat de mains. Dispo pour la bagarre.
    Voici donc une main jouée par charles64, thought ?




    ---
    Dernière petite paranthèse, j'ai reçus énormément de demande de coaching suite à mon commentaire sur Donc pour limiter les demandes plus ou moins farfelues, oui je peux être emmené à coach des joueurs qui galèrent en micro (principalement en NL30+).
    J'avais comme plan de proposer une offre de coaching structurée et adaptée aux microstakes. Fort de mon expérience sur divers bestiaux, je me suis rapidement rendu compte que les leaks sont grosso modo les mêmes.
    Je pense pouvoir proposer une offre spécifique qui puisse permettre de crush rapidement (grosso modo 10h max) jusqu'en 100 sans trop de souci une fois qu'on a acquis quelques automatismes.
    Sauf que le bet d'avril change un peu la donne. Puis il fait beau, les sal*pes sont de sorties, donc manque de tiiiiime.
    En tout cas, pour les motivés, sachez que :
    1. ce n'est pas gratuit. pas de coaching pour 3e de l'heure ici bande de pd.
    2. c'est limité. je fais pas de la masse. même si faire des sessions avec 2 elèves sont plutot instructives (car tu es confronté au même leaks d'un autre et peux permettre de reduire le cout).
    donc contactez-moi et on discute, mais je cherche essentiellement des gens impliqués et motivés mais surtout FUUUUUUUUUUUNNNNNNN. C'est un jeu bordel.


    ps : m'en voulez pas pour le titre, j'avais absolument aucune idée. puis j'aime po les pedes, donc c'est ok.


    'stay tuned tas de cons

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partypoker : Hallowheel
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