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kevv04

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    kevv04 reacted to cesautica for a blog entry, Changer !   
    Je voulais parler du changement. Comment il s'effectuait en nous, dans la vie ou au poker. Qu'est ce qui fait qu'on décide tout d'un coup de changer ses habitudes ?
    Pour illustrer mon propos, ce soir même, en sortant du boulot totalement harassée, je me suis pris un petit kebab et me suis posée sur les quais du Rhône, un bon air frais glissant sur mon visage, des gens qui avaient l'air d'être heureux, des couples, des jeunes en groupe, même une femme seule qui lisait un livre à côté de moi. Un doux air de vacances, juste après être sortie du travail, c'est la classe ! Décider de profiter de la beauté de sa ville, d'aller se vider la tête après une rude journée de travail, mais pourquoi ne le fais je pas plus souvent ?
    Les bonnes vieilles habitudes... Mais n'est ce pas plus agréable que de faire un tel détour plutôt que de se caler dans un gros bus remplis de gens éméchés, sentant la sueur et l'alcool, qui vous regardent toujours un peu bizarrement ? Changer de sa zone de confort, se faire des "petits kiffs" , c'est ça qui est bon dans la vie. Ca ne coûte absolument rien, mais ça peut rendre une journée banale absolument délicieuse.

    En marchant, un peu avant que je m'installe dans l'herbe, je vois un bogosse qui était juste devant moi, et qui d'un coup croise 2 nanas plutôt jolies, il se retourne vers elles, et voit que je le regarde également. En gros il a 3 nanas pour lui, le pied quoi... Quelques secondes plus tard, elles disent " il est pas mal lui..." Je regarde de nouveau le mec qui alors se retourne bien 5 fois successivement...C'était fou, ça m'a tilté complet. Ok, que la nana mal fagotée bouffant son gros kebab, je comprends que ça puisse rebuter, lol, mais alors qu'il ait même pas daigné faire demi tour pour aller accoster les 2 filles en robe d'été qui n'attendaient que ça... mais quelle tristesse !!! J'étais à deux doigts d'aller courir après lui pour les foutre ensemble. Pour le coup je ne suis pas allée au bout de ma nouvelle philosophie, changer par le bien. Depuis que j'ai vu la très belle vidéo de Peanuts ( sur le
    ) j'essaie d'appliquer autant que possible cela dans ma vie. Essayer de s'améliorer jour après jour ET petit à petit.
    Allez la prochaine fois, j'interpelle le bogosse et je lui dis de retourner voir les 2 bombasses qui l'attendaient. Bon c'est pas tout mais j'ai pas que ça à foutre que faire cupidon, j'ai un challenge moi monsieur !

    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Revenons aux choses sérieuses : la semaine dernière j'ai fait à peu près toutes les actions que je m'étais imposées c'est à dire de mater des vidéos de poker, de commencer à me faire des routines de travail. Un gentil monsieur de club poker est même venu me proposer en MP de me coacher gratuitement et (pour changer) j'ai accepté. Mon nouvel ami Kev004, qui apparemment aime les dédicaces m'a proposé de m'aider également J'espère que tout cela fonctionnera, en tout cas cela m'a déjà donné des ailes et j'ai affronté ma peur à bras le corps. J'ai donc ouvert un replayer. OMG je me suis choquée. J'ai même calculé ! 40 longues minutes et j'ai aimé ! Rien de sexuel, ici, quoi que... Grosse révélation : plus rien n'était évident je me suis posée 40 questions que je ne me serais pas posées en temps normal, j'ai vu tout un tas de spots pas pris pendant la session. C'est ca qui est bon au poker c'est de voir qu'on évolue. J'imagine bien qu'à un certain niveau c'est moins passionnant mais moi dès que je passe un pallier j'éprouve énormément de plaisir.

    Ici, le pallier c'est de prendre conscience de l'ampleur du boulot que j'ai à faire, me faire aider, et voir que je suis capable de progresser bien plus vite que ce que j'avais imaginé. Je suis clairement dans un très bon état d'esprit et je sais que ça paiera d'une façon ou d'une autre. Confiance +++ Pour Dublin, j'ai demandé cette après midi, à mon boss si c'était bon pour les vacances. Je saurais ça probablement dans les jours qui viennent. Suspense ! S'il me dit non je serais archi déçue vraiment. S'il me valide mes vacances, je vous raconte pas l'état de transe dans lequel je vais être. Quand au fait de buy in ou pas, ça devient de plus en plus évident que quoi qu'il se passe je ferais le tournoi quand même, j'ai vraiment trop envie.

    Maintenant, je suis une battante, je vais me les gagner ces 550e à la sueur du front, enfin, il n'y aura pas que celle là je crois...

    Allez, changez bien les copains !
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    kevv04 reacted to DIVICO for a blog entry, Gestion de la frustration: la théorie de la dissonance cognitive   
    Ça démange et ça picote et...ça frustre !
    Voilà plusieurs mois que l'envie de se mettre autour d'une table devient de plus en plus présente.
    Seulement voilà, la quantité d'énergie à investir est limitée ainsi que les moyens en argent et en temps. Méchantes contraintes que ces réalités inévitables avec lesquelles devoir composer.
    Une certaine tension intérieure commence à naître, celle issue de la conscience qu'il va falloir faire des choix de positionnement personnel face au poker. Etablir un contrat implicite et tacite entre la personne que je suis dans sa globalité, le joueur de poker et les exigences du jeu créant 3 couples d'interactions.

    Pour rester motivé, trouver un équilibre s'impose pour que ces interactions soient les plus harmonieuses possibles :


    Ma personne et le poker : le plaisir du jeu doit rester la clef, sa valeur ajoutée doit être suffisante pour trouver sa juste place parmi les autres domaines d'intérêt et de réalisation personnelle. C'est aussi un outil de connaissance de soi et de ses limites.

    Ma personne et le joueur: les humeurs et état de l'un ne doivent pas s'influencer négativement et nécessitent de bien se connaître. Fatigue, disponibilité, moral, ambition, ouverture et capacité de remise en question sont des compétences à soigner. La vie de famille ou de couple, le travail et la santé physique et psychique sont des partenaires obligatoires.

    Le joueur et le poker : connaître mon profil de joueur, points forts et points faibles, thèmes à travailler, analyses du jeu et ds sessions, lectures, lien avec le jeu, gestion du bankroll etc.


    Parfois, les circonstances font que des tensions apparaissent entre ces interactions. Elles sont souvent liées à l'apparition de zones d'inconfort, d'incohérence ou de contradictions pouvant générer une insatisfaction ou une frustration.

    Ce sentiment désagréable peut aussi être une opportunité d'introspection et de compréhension de soi laissant la place à la possibilité de ne plus subir seulement mais de poser des actes et choisir ses combats.
    Je considère que la pratique du poker est un excellent moyen de travailler ce processus, comme un fitness psychologique permettant par l'expérience du jeu des ancrages de prise de conscience permettant une meilleure connaissance de soi et, par conséquence, des autres.

    En fait, la frustration n'est probablement que le fruit d'un mécanisme plus subtil et profond que j'aimerais aborder dans ce billet et qui trouve ses racine dans la théorie de la dissonance cognitive.

    La théorie de quoi ?

    La théorie de la dissonance cognitive propose une modélisation des conflits cognitifs pouvant intervenir entre deux ou plusieurs éléments incompatibles.

    Un conflit quoi ?
    Cognitif ! La cognition c'est tout élément de connaissance, d'opinion ou de croyance sur l'environnement, soi-même ou sur son propre comportement.

    La dissonance ?
    C'est la simultanéité de cognitions qui entraîne un inconfort mental en raison de leur caractère inconciliable ; ou l'expérience d'une contradiction entre une cognition et une action.
    Donc un conflit entre ce que l'on prône et ce que l'on fait.
    Par exemple un avocat étant obligé de défendre une cause ou un client en totale opposition avec ses valeurs.

    En tant que joueur de poker, cela ne vous rappelle rien ?
    Les situations de frustrations sont multiples et de toutes formes dans la pratique du jeu.
    Les plus évidentes sont celles concernant les situations de tilt, mais dans le fond, la maitrise du jeu commence d'abord par la maîtrise de soi.
    Il faut en effet être un peu masochiste pour se lancer dans le poker sans se préparer mentalement à être repoussé dans ses propres limites psychologiques, mentales, logiques, intellectuelles, relationnelles, rationnelles et émotionnelles.

    Chaque joueur se souvient avoir pris des décisions irrationnelles ou impulsives, d'avoir été pris dans un conflit intérieur entre l'instinct et la raison, la poursuite d'une partie perdante alors que la conscience dicte de s'arrêter etc.

    La première clef est sans doute dans un premier temps d'essayer d'identifier ces mécanisme, de les reconnaître et de les regarder en face.
    Une fois identifiés, reste à les comprendre, à repérer leur carburant, ce qui les anime et les fait vivre.
    Ce qui est connu fait moins peur, et ce qui ne fait pas ou plus peur nous rend plus fort.

    Ce sont les étapes que je vous propose de suivre dans la suite de ce billet.

    Dans cette phase de découverte, pensez à vos propres zones d’inconfort et à vos conflits intérieurs lorsque vous jouez.
    Quels sont les pièges habituels dans lesquels vous tombez régulièrement ?
    Quelles sont les émotions récurrentes qui paralysent votre jeu ou votre capacité à prendre des décisions ?
    Dans quelles situations avez-vous le sentiment qu'une tension intérieure naît ?

    Vous avez quelque chose en tête ? Ce déséquilibre subit c'est de la dissonance cognitive.

    Regardons cela de plus près avec un schéma :
    http://i18.servimg.com/u/f18/19/23/71/34/schema10.jpg
    Ici l'attitude c'est par exemple une ligne de conduite que vous vous êtes fixé : « En cas de bad beat je ne tilterai pas et si je tilte je sortirai de table pour me concentrer »
    Le comportement c'est ce que vous allez mettre en oeuvre pour être en adéquation avec cette ligne.
    Plus il y aura d'écart entre attitude et comportement, plus de la dissonance (ou de la tension) se créera. Plus cette écart sera grand plus il faudra d'énergie pour le réduire.
    Dans cet exemple, imaginons que le bad beat arrive, 3 situations possibles:
    Ligne verte : j'ai pris un bad beat, je me concentre sur le prochain coup et je me souviens de mes réussites, mes bonnes lectures, mes bluffs réussis, mes bons fold et mes bon call.
    Il y a cohérence entre les 2 éléments attitude et comportement et pas de tension.

    Ligne orange : j'ai pris un nouveau bad beat, je sens que ça m'affecte et que je suis fragilisé. Je n'arrive pas à me concentrer sur une visualisation positive. J'ai maitrisé jusque là, je peux bien m'autoriser un petit tilt...
    Il y a début de tension, le comportement commence à s'écarter de la ligne fixée.


    Ligne rouge : C'est le 3ème bad beat et toujours avec le même donk qui call n'importe quoi pour un runner runner. J'ai vraiment une malchance terrible et c'est injuste. Je tilt c'est vrai mais je vais pas me laisser faire comme ça et je débrieferai tout à l'heure à la pause avec mon coach
    Il y a clairement malaise et inconfort mental flagrant car continuer de jouer et respecter la ligne sont des éléments contradictoires et inconciliables ! Il y a dissonance.

    Quelles sont les conditions idéales permettant l'apparition d'un effet de dissonance ?

    Le sentiment donné à l'individu d'être libre de réaliser ou non le comportement problématique que l'on attend de lui.

    L'aspect irréversible du comportement problématique

    le fait que ce comportement problématique soit réalisé publiquement

    On l'a vu, une forme de non-respect de soi, de ses valeurs ou lignes de conduite

    Les conséquences du comportement problématique sont :
    Aversives : qui suscite ou provoque une violente antipathie ou un dégoût

    irréversibles

    prévisibles

    perçues par l'individu à l'origine du comportement problématique

    être attribuées par l'individu à lui-même (responsabilité de son comportement)



    Vous constaterez donc combien le joueur de poker est complètement concerné par ces conditions et qu'on pourrait même dire que ces conditions font partie du coeur du jeu !
    En être conscient c'est savoir utiliser les leviers permettant d'accentuer la dissonance chez l'adversaire et de prévenir la vôtre !
    C'est pour cela que sans conscience du jeu, deux profils extrêmes de joueurs en danger ou dangereux se dégagent : les débutant et les ludopathes (accros pathologiques au jeux)
    Dans les deux situations, leur consience ou absence de conscience altère leur manière de jouer. C'est le jeu qui domine le joueur et pas l'inverse.

    C'est pour cela que j'affirme qu'à mon sens, un « bon » joueur de poker est un joueur conscient et que, par conséquent, ses risque de dépendance sont réduits si il travaille cette conscience.

    Il y a-t-il d'autres « symptômes » à repérables ?
    Lorsqu'un individu souffre d'anxiété, il cherche à la cacher avec des explications irrationnelles

    Lorsqu'un individu a fait un choix irréversible et qu'il cherche à minimiser son impact pour qu'il fasse moins mal en cas d'échec

    Lorsqu'un individu cherche à justifier un comportement qui s'oppose à ses valeurs pour en minimiser les conséquences négatives

    Lorsqu'un individu cherche l'approbation de personnes de même opinion que lui dans le cadre d'une décision manifestement mauvaise pour en minimiser l'impact

    Lorsqu'un individu en sentiment d’infériorité ou inférieur en compétences se met volontairement en échec plutôt que de subir l'humiliation d'une défaite


    Si le joueur de poker est capable d’identifier et de reconnaître ses dissonances, il cherchera à les réduire ou les éviter. Quels sont ces modes de réduction ?

    [*]
    La rationalisation cognitive :


    Lors que la réalité physique, concrète est trop dure ou inéluctable sur quoi peut-on agir ?
    Sur la réalité psychologique !
    L'attitude de l'individu en proie à un comportement problématique peut se réfugier dans une justification des raisons qui l'ont poussé à le faire, ce qui donne de la consistance permettant de réduire la dissonance. Cependant ce genre de stratégie surviendra surtout lorsque l’individu et acculé et soumis à le faire par la situation.
    Nous avons tous assisté à ce genre de scène où un joueur chanceux et inconscient se décrédibilise totalement avec des explications boiteuses sur les raisons de son succès. Le contraste est saisissant avec un joueur expérimenté qui se tait voir s'excuse lorsqu'il a chatté sa carte river sur une mauvaise décision.

    [*]
    La rationalisation comportementale :
    Suite à un comportement problématique, l’individu saisi une deuxième occasion de renforcer ce comportement pour s'appuyer sur un sentiment d'assumer l'inassumable.
    En quelque sorte il persiste et signe.
    Exemple : une calling station serrée vient de perdre un pot énorme qui, de toute évidence était incallable mais répète le même schéma le coup d’après comme pour marquer son « droit » ou sa liberté à jouer comme il veut.
    [*]
    La trivialisation :
    L'individu minimisera le comportement problématique ou l'importance de l'incohérence du conflit avec ses valeurs en les minimisants ou les dévalorisant « c'est pas si grave en fait parce que... »
    Un exemple récurent en poker se présente lorsqu'au moment d'un choix entre deux choix équivalents le joueur cherche après coup à justifier son choix en maximisant les points positifs de son choix et minimisant ceux de l'alternative délaissée.
    [*]
    La recherche d'un support social ou d'opinion :
    L'individu cherche à modifier son environnement social en le convertissant à sa cause. Il devient prosélyte et s'entoure de personne acquises à sa cause qui ne le confronteront pas à son incohérence. Il recherche l'appartenance à un groupe d'opinion similaire pour être moins seul et moins ressentir sa dissonance.
    Là encore, vous vous souviendrez de discussions interminables entre partisans et opposants du déroulement d'un coup avec les joueurs concernés qui alimentent le débat afin de ne pas passer pour un joueur inconscient.
    [*]
    L'ajustement hypocrite :
    Un individu défend clairement son opinion. Or il est poussé à admettre que par le passé il ne s'est pas toujours comporté en accord avec cette opinion. Dès lors ce constat de dissonance l'amène à adopter un nouveau comportement allant dans le sens de son idée et prouvant sa cohérence.
    Par exemple un joueur dit ne jamais bluffer et est obligé d'en montrer plusieurs. Dès lors il cherchera à prouver par la suite ses dires en montrant ses jeux gagnants sans bluff




    Quelques derniers exemples de stratégies d'auto-manipulation que nous nous imposons parfois :

    Lorsque les modes de réductions des dissonances cognitives ne sont pas efficaces, d'autres biais spontanés peuvent s'imposer avec plus ou moins de conscience :
    [*]
    L'effet Forster ou effet Barnum :
    Une tendance à écarter les descriptions inexactes pour nous concentrer sur celles qui nous conviennent. Le récit est arrangé, les omissions flirtent avec les mensonges arrangés pour obtenir l'approbation des autres ou minimiser sa propre souffrance.
    Par exemple lorsque nous expliquons un coup joué en omettant de décrire un élément à charge pouvant nous priver du soutien de proches ou d'amis
    [*]
    Le conformisme :
    Par peur du rejet induit par la pression sociale pousse à adopter une opinion majoritaire qui n'est pas celle de votre moi intérieur.
    [*]
    La Loi de Murphy :
    Le besoin de donner du sens à des événements injustifiables ou incompréhensibles nous pousse à croire à des raisons irrationnelles ou des idées reçues plutôt que de faire appel au raisonnement et l'analyse.
    En poker, c'est se réfugier dans l'idée que la malchance ou le mauvais oeil est sur vous, que le sort s'acharne et que rien ne pourra résister à votre cycle de malchance. Que tous les coin-flip sont contre vous etc. La loi de Murphy est celle de l'emm**dement maximum.
    Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal



    En conclusion, j'espère que ces éléments vous permettront de réfléchir sur vos propres limites et stratégies lorsque vous êtes en situation de dissonance cognitive et surtout d'être capable de reconnaître les symptômes avant-coureurs.

    En les reconnaissant bien chez vous, vous éviterez à vos adversaires de les exploiter et vous saurez les repérer chez eux.

    Encore une fois, ce qui se vit dans le jeu est une concentration de situations vécues dans la vie courante. Le fitness mental dont je parlais au début. Je reste convaincu que de travailler ses mécanismes sont autant d'opportunité de s'entraîner à bien réagir dans des situations plus complexes ou vitales en dehors de la table de poker.

    Bon jeu et bonne expérimentation !

    DIVICOGNITIF...
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    kevv04 reacted to cesautica for a blog entry, Variance, tilt, bonus, coup de gueule... et travail !   
    Cette semaine j'ai au moins 15 sujets qui me tiennent à coeur dont j'aimerais parler.
    Je vais essayer de faire un résumé en une ligne de ma semaine précédente, pour ceux qui auraient pas la motivation de tout lire :

    Fin de la bataille des planètes sur PS => TILT => tous les regs partis => games faciles => variance => déchatte => TILT = >on se reprend => on rechatte.

    Bankroll : 297,90e
    En image c'est assez parlant :



    Si on dézoom on a quelque chose d'assez standard.






    Pour le moment rien de bien affreux non plus. L'échantillon de parties que j'ai, est juste ridicule pour en conclure quoi que ce soit. Ne sachant même pas si je suis gagnante en sng 5e ( -2.6% de ROI sur 800 parties) je continue car je m'amuse bien plus qu'à des limites plus basses, que le niveau n'est pas très différent avec les 3e, que je gère "pas trop" mal les swings, et que je sais redescendre de limites. Je suis toujours partie du principe qu'on s'améliorait plus vite avec meilleur que soi. C'est peut être une erreur d'ailleurs, peut être devrais je mieux dérouler aux limites inférieures, acquérir de bonnes bases et remonter par la suite ? à voir.
    C'est un autre débat, je voulais aborder particulièrement la variance propre au sng.
    Il est habituel de dire qu'il n'y a pas beaucoup de variance en sng. C'est vrai, c'est là où il y en a le moins, mais il y en a déjà énormément, et ce, même pour les top regs avec un gros volume de jeu.

    Pourtant étant assez avertie sur le sujet de la variance, j'ai eu un choc en allant me promener sur les sharkscope des plus gros multitableurs dans le leaderboard ( .com.fr etc...) Je n'avais pas bien conscience du nombre fou de parties qu'il fallait atteindre pour avoir une idée de son ROI de manière assez précise. J'estimais grosso modo qu'à quelques milliers de parties on pouvait commencer à se faire une idée assez précise de son niveau réel, mais quand on regarde sur 100 000 games, c'est assez fréquent que sur 5k games certains soient totalement à l'équilibre... J'ai commencé à me pencher sur les calculs d'estimation de son ROI réel... et ça fait peur. Je conseillerais vraiment aux joueurs débutants d'aller s'imprégner de tout ça, parce que c'est tellement abstrait pour la plupart d'entre nous.

    D'autres paramètres rentrent en compte pour voir les conséquences d'un badrun, on ne sait absolument pas, si sur ces 5 000 parties ils ont joué leur Agame ou pas. Ils ont très certainement tilté, leur jeu s'est très certainement dégradé mais ça laisse songeur, non ?




    joueur de sng turbos (leaderboard Sharkscope, mêmes limites)

    Peut être la variance est elle plus folle en turbo ? Très certainement mais quand même...
    A l'inverse, j'ai vu des stats de regs de sng regular et on a des lignes droites parfaites. Il y a un peu de tout qui existe. Ca reste long quand même 5000 parties. Même si t'en fais 100 par jour, ça fait 50 jours de grind dans le vent, encore faut il s'appeler crazypix pour pouvoir te les enquiller. Là on comprend pourquoi il n'y a pas véritablement de joueurs pros en sngs, car il y a bien à un moment donné où le joueur va badrun, et même s'il est très bon mentalement, j'en connais pas beaucoup qui arriveraient à garder leur Agame après s'être pris 10 bulles d'affilé. Je pense avoir suffisamment joué pour dire que parfois c'est indécent, et j'ai un profond respect pour tous ceux qui ont passé ces épreuves. Quand j'entends dire que les sngs ne sont pas tiltants, j'ai envie de les emplâtrer lol.

    Pour les joueurs sngs de micros, les challenges leurs permettaient de compenser ces périodes moins fastes, et de mettre un peu de beurre dans les épinards, ce n'était pas négligeable. Certains petits smicards du poker, vivaient même là dessus. Pour des joueurs breakeven, dans lesquels je me situe, ça les faisait jouer plus longtemps clairement. Ceux là vont se broke plus rapidement. En même temps, je dois dire que ce n'est pas super valorisant de passer sa vie à aller grinder des bonus à 50e. Je ne dis pas ce qui est bien ou pas, mais il y a une révolution complète en ce moment qui se fait et personne n'en parle. Ca affecte vraiment directement très peu de joueurs, une vingtaine je pense, mais par contre ça affecte tous les autres indirectement. Pokerstars n'en a eu visiblement rien à faire de prévenir ses joueurs réguliers, j'ai été extrêmement déçue sur ce plan là. Ca a eu pour effet radical d'avoir un trafic totalement réduit et beaucoup de regs partis sur la room concurrente, winamax. Si j'étais revenue sur Pokerstars c'était clairement pour l'attrait de la bataille des planètes, mais bon... je vais quand même rester puisque c'est pas mieux ailleurs et que ma roll est là. Malheureusement, tout ça ne donne qu'une envie, s'en aller sur le .com, mais avouez que ça serait un peu con d'aller le crier sur la place publique... On est dans l'attente, en espérant que quelque chose se débloque au niveau national.

    Cette histoire a quand même eu des aspects positifs, car le ratio de fish par table a augmenté, et toute une nouvelle population de joueurs arrive. En gros peu de tables, mais des tables très juteuses. Une chose à ce propos, c'est qu'il y a une masse de joueurs qui ne vont pas s'inscrire s'il y a un reg ou 2 préinscrit en attente...S'ils voient un joueur qui joue sur toutes les tables, tous les jours, ils croient que c'est un bot. D'où l'intérêt d'aller parler dans le chat d'ailleurs... j'encourage tous les joueurs réguliers à le faire de temps en temps, ça rassure beaucoup les autres, et ça crée une ambiance plus sympathique ! Si vous voulez que le poker aie une belle image c'est à l'ensemble de la communauté de faire des efforts, ROOMS et JOUEURS, les deux. Les efforts individuels au quotidien comptent clairement.

    Au boulot !!!




    Ne travaillant absolument pas mon jeu, le trafic étant dégueulasse, mes horaires de boulot pas adaptés au grind, je vais essayer utiliser ce temps de non jeu pour faire d'autres choses, qui me serviront évidemment plus tard.
    chercher les routines classiques d'un joueur de sng pour bosser ( replay, sng wizard etc... de quelle manière pour être efficace le plus rapidement possible )
    mater 1 vidéo de sng tous les 2/3 jours avec grosses prises de notes à l'appui. Gratter la moelle de la vidéo

    [*]regarder les plays d'1 adversaire par jour


    Si vous avez des suggestions de bonnes vidéos techniques je suis totalement preneuse.
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    kevv04 reacted to cesautica for a blog entry, Le travail c'est la santé   
    C'est là que ça se corse et que ça devient intéressant en terme de challenge.

    Les difficultés pour arriver à mes objectifs de grind, que je vais définir ensuite, ça va être la fatigue et le manque de temps. Mon boulot est vraiment très épuisant autant mentalement que physiquement. Je fais de la mise en rayon, métier passionnant ^^ Franchement plus valorisant que ce qu'il n'y paraît, le contact avec les gens c'est juste top pour l'estime de soi. C'est agréable de sentir vraiment utile. Quand une petite mamie vous dit "je sors jamais de chez moi " et qui commence à vous raconter sa vie pendant une demi heure... c'est vraiment des très beaux moments de partage. Derrière mentalement, ça donne envie de tout défoncer.
    Autre point positif, moi qui ai toujours détesté le sport, là c'est une bonne façon de se bouger et de maintenir un bon mental. N'ayant jamais pratiqué d'activité physique vraiment régulièrement, je ne connaissais pas les bienfaits sur son bien être général et c'est fou en fait, je vois clairement la différence. En plus quand je me regarde dans la glace avec mes jolis bras tout musclés, ça me donne un sentiment d'être une guerrière


    Malheureusement du négatif, il y en a beaucoup. Le stress avec des tâches à effectuer clairement pas faisables dans le temps imparti, énormément de choses à retenir en même temps, et à la limite je sais combien il y a en terme de quantité de chaque article, à n'importe quel moment de la journée^^ Croyez moi que c'est épuisant. Je gère 50 choses à la fois, et j'espère bien que ça me servira quand je voudrais multitabler sérieusement. La mémoire est mise à rude épreuve. Bon finalement ça peut être positif, arriver à mémoriser tout un tas de choses même sous stress. Le souci c'est que je suis jamais loin du burn out avec ce genre de boulot. Toutes ces choses ne sont pas néfastes en elles même, mais il faut trouver le bon dosage.

    Revenons au poker.

    En pratique, j'ai des horaires vraiment pas faciles et qui tournent toutes les 2 semaines. Là je vais pouvoir enfin jouer.
    Ayant déjà testé pendant plusieurs mois cette routine je sais que j'y arrive, maintenant avec la chaleur il va falloir voir peut être réévaluer. 6h-12h20 boulot (40min de transport) je rentre je me pose tranquille manger, rouiller un peu, et je fais une grosse sieste vers 15h je me lève en début de soirée, vers 19h00 et je peux jouer à des horaires décents toute fraîche face à ceux qui sortent du boulot ^^ Vers minuit, quand il n'y a plus de trafic, je refais une petite nuit. Donc travail/ dodo/ poker/dodo/ travail. Bizarre, mais ça a fonctionné dans le passé on va retenter l'expérience.
    Ayant uniquement un jour de repos par semaine, il sera dédié à écrire un petit pavé ici, au ménage et au grind selon. 1 jour de repos c'est vraiment peu, et c'est bien pour cela que si je veux tenir sur la durée il faut que je fasse attention à bien gérer mes cycles de sommeil et à savoir stopper quand il le faut.





    Le souci c'est quand je fais 15h40-22h00 là c'est juste horrible à cause du trafic en sngs...
    Une des solutions que j'ai trouvée hier, c'est simplement de mettre ces 2 semaines à contribution pour travailler le jeu, chose que je ne fais pas, bien à tort.
    Changer de boulot ? c'est évident, mais dans ce cas je ne pourrais pas avoir mes vacances pour Dublin, et ça c'est mon but ultime du moment ! Ouais ouais la meuf elle est capable de faire un job épuisant juste pour pouvoir faire du poker. T'es passionné ou tu l'es pas

    Cette semaine je suis contente je vais être en horaire du matin, donc je vais pouvoir tenter l'expérience. Je vais probablement faire 2 sessions de 8 sngs à 5e pour commencer. Une petite vingtaine par jour donc, c'est cool pour commencer, on fera un point en fin de semaine, en terme de gains, de plaisir, de progression, de fatigue. Je joue sur pokerstars, et je ne sais pas trop comment ça va se passer pour la bataille des planètes on verra bien.

    Allez on rentre dans le vif du sujet, j'espère que je serais à la hauteur. Je vous raconte tout ça la semaine prochaine sans faute, et même si je me broke promis ! On montrera les petits graphiques tout ça ! Je déclare le grind ouvert.
    Et n'oublions pas tous les chemins mènent à Dublin !
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    kevv04 reacted to Hopenhagen for a blog entry, BANKROLL MANAGEMENT LIMITS   
    MARS 2014 :

    J'ai commencé le mois par quelques sessions sur la 1-3$ du Caesar.
    C'est amusant comme 1$ de blind peut très vite changer la taille du pot de façon rapide.
    Je me suis pris à avoir des sueurs en allant chercher mon dernier coeur au turn.
    Un soir j'ai joué avec un ukrainien que j'avais déjà croisé pendant le 6 handed du circuit WSOP. Je lui avais fait faire deux gros fold alors qu'il était dans le chiplead, mais n'ai pas eu le temps de le croquer m'étant fait sortir dans le niveau suivant (f*ckin' set of Js...).
    Sur un coup, il me met un 3e barrel un peu en dessous du pot (4/5?). Je prends mes jetons pour payer puis arrête mon geste un instant pour finalement raise bluff en utilisant mes jetons et non ma voix.
    C'est un petit move qui peut passer sur certains joueurs tard le soir, je ne pense pas que ça peut passer. Mais je le vois difficilement avec le jeux max, et je sais que je l'ai déja fait folder 2 fois sur de gros pots, alors allez Vegas Baby.
    J'ai la fâcheuse tendance à adorer fixer mon adversaire droit dans les yeux dés qu'on est sur de grosses raises. Il fold, mais me demande si on se connait. Je lui demande s'il a déja joué en France, et lui fait conclure qu'on a joué ensemble aux séries WPT d'Amneville il y a X années.
    ça a l'air de passer. J'aurai pu me trahir avec le regard. Mais alors pourquoi je me casse le cul avec cet ukrainien au fait ?!
    Bien entendu, j'ai un read. Le garçon a un chiptrick de faiblesse.
    Enfin de ce que j'avais vu, et de ce que je constate ce soir, ça marche. Il ne touche pas souvent ses jetons, quand il fait son truc classique il doit être content de sa main globalement. Enfin je pense. Mais quand il fait la version chaloupé saut carpé doradé passement de jambes cross over et qu'il finit avec le coup du Caribou (ouai je n'y connais rien en chips tricks en fait) ben là il est pas serein le garçon ! Et il fold ! C'est beau.
    Ce sera ma seule vrai bonne session de plaisir dans cette room. On se croirait dans une cafeteria. En plus c'est plein de vieux flippants, et on ne sait pas vraiment où l'on met les pieds. Rien qu'à voir leur daily tournements, les structures sont ultra dégueulasse pour le prix que tu payes. Alors que tu peux faire une meilleur structure pour moins cher de l'autre côté de la rue au même moment.
    Le Caesar est à mes yeux clairement devancé par le Flamingo, vis à vis de la Maison M du groupe éponyme. Et de plus, le Flamingo a ce cachet historique, cette clientèle particulière, mais tout est mieux en fait. Bon niveau serveuse, pas difficile de devancer le Caesar Palace, et le Flamingo ne sort pas le grand jeux non plus. Mais elles sont toutes de vraies femmes de Vegas, et débarque avec une sérénité et une efficacité hors pair.
    Pour la poker room, je préfère la 1-2$ du Flamingo et ses papys pleins d'histoires, qui partent se refaire sur la Limit avant de revenir avec une cave en NL. C'est juste génial, c'est Vegas bordel. Quand tu remontes ce couloir entre les tables de Craps, la cashier, que tu vois ces lumières roses, que tu vois la poker room en face, que tu y vas tout droit... Tu te sens perdu dans le passé, prêt à vivre les belles années cet ville magique.
    Tout ça pour en venir aux faits des défauts de la Poker Room du Caesar Palace. L'ambiance glauque est plus adapté à un robot casque lunettes qu'aux joueurs de live. En tout cas pour la 1-3$. Le rapport (Chips*Buyin)/Level(min) des daily tournaments est ridicule comparé aux concurrents autour.
    Aucun plaisir dans cette room, pourtant maison mère de Total Rewards que j'ai décidé de privilégier au vu des comps et cadeaux. Ils sont bien plus généreux que Mlife. Bon bien entendu, le gros souci est que les poker rooms des Mlife sont souvent bien plus appréciables que les Total Rewards.
    Mais la room du Caesar ne me servira qu'aux tournois officiels qui s'y joueront.


    Mais au milieu du mois, je suis rattrapé par ma BR Management à nouveau. Et je sais que ce n'est pas la dernière fois si je ne fais pas une grosse perf ou un bon weekend.
    L'autre soir, je me tape 6h au Planet pour repartir avec ma cave initial et sans avoir jamais vraiment pu construire un stack. Je préfère éviter le tilt et part en voiture me détendre devant le lac Mead.
    Un petit joint, une bière, juste de quoi décompresser avec le superbe Payback de James Brown comme fond musical.
    Quelques heures plus tard sur le retour, je ne peux m'empêcher de voir le totem du Green Valley et décide de tourner le volant.
    Je reprends mes 200$ et suis bien décidé à les doubler avant d'aller me coucher.
    Funny fact, 20min après moi débarque une de mes croupière preferé du PH. Cette femme n'est pas capable de sourire je crois, mais ça n'enlève rien à sa beauté.
    C'est amusant d'avoir comme adversaire une croupière qui t'as donné les As la nuit precédente.
    J'étais très curieux de voir son level, et j'aimais le fait qu'elle vienne jouer dans cette room géniale.
    Après 2 C-bet de suite sur moi que je fold, je ne peux m'empêcher de lui faire remarquer que je l'ai déja assez tipsé comme ça plus tôt. J'ai eu le droit à un sourire en plus.
    Il fallait forcement qu'elle soit en train de jouer au poker pour faire quelque chose d'aussi surprenant.
    On a même eu notre petit headsup avec des sous au milieu.
    J'ouvre les 7s au CO 4BB, elle call BB.
    flop A73o
    je cbet 3/4 pot et elle min raise assez rapidement. -
    Je prends un moment, l'air de douter du kicker de mon As.
    Turn 5
    Elle bet pot. Je pense qu'elle a double pair.
    J'aime pas trop toute les m**des qui peuvent encore rentrer river, surtout avec l'as et le 5 de coeur.
    Je préfère raise tout de suite, ça fait plus bluff catcher que value car j'aurai payer avec les 7s normalement pour attraper ensuite.
    Et là elle me dit "didn't I... already gave you 7s earlier?" c'était fort possible. J'ai pris deux gros pots avec les 7s la nuit dernière. C'est fort possible qu'elle m'en ai offert un.
    J'étais un peu sur le cul qu'elle se rappelle de ça en fait, quand on voit le nombre de mains qu'elle deal et l'importance qu'elle semble y accorder.
    Mais j'ai envie d'y croire, donc j'y crois. Elle fold face up A3.
    Je montre un 7 et lui propose de parier 5$ sur mon autre carte. Il reste un 7 contre deux As à tirer en fait. Et je lui propose un double up, elle devait choisir l'As, mais elle choisit le 7.
    C'est le genre de moment qui me fait aimer le CG de Vegas plus que tout. Surtout hors strip ou ce genre de truc arrive souvent.

    Enfin ça n'a pas beaucoup arrangé ma BR cette histoire. Mais le Harrah's du samedi soir m'a sauvé. Il m'a fallu une grosse chattasse à partir du 4 handed pour dégommer les 3 autres en moins d'un level alors que j'étais short. Mais la chattasse de compet là. J'ai touché comme un porc et eux ils touchaient en dessous. Chip la win du samedi soir, belle win, un peu d'air, ça mérite d'aller fêter ça.
    J'ai pris une chambre au Planet avec mes comps, et ai profité du Samedi soir. Je me suis enfilé les Cuba Libre au Rockbar à regarder les coquines du samedi faire joujou avec le taureau mécanique. Le tout depuis la terrasse avec un bon 25° qui tient. Qui passe à 27° quand la voisine te fait un sourir.
    C'est cool la vie.
    Au final, je suis parti fumer sur Harmon Ave avant d'aller me prendre un burger compsé au Planet Dailies, to go to the room. Mais j'ai rencontré une fille en fait. Elle a rigolé en sentant mon herbe. Je lui ai proposé de fumer, on a parlé banal. Je comprends que c'est une escort qui va chercher son bonheur sur le strip. Elle fait la gueule, il lui manque des sous pour aller se coucher. Et elle a un cocard. Elle a pas l'air bien en point en fait. Je me sens tout mal en fait. Et je l'aime bien en plus, elle n'a pas été superficiel comme elle l'est avec un client. Elle me demande si je suis intéressé bien sur. Mais non, c'est pas mon truc. Et quitte à payer, je me prends le Real le mardi soir, pas le FC Seville un jeudi. Surtout que l'Europa League à Vegas t'as pas besoin de payer pour rentrer avec.
    La C1 c'est d'entrer dans le dernier carré.
    Ouai le foot me manque.
    Finalement je lui ai payé une pizza, et on est retourné fumer un joint. Et elle est parti. C'était marrant.
    Et j'ai regretté de ne pas me l'être tapé. Puis j'ai remarqué qu'elle m'avait piquer mes lunettes.
    Là je me suis sentit dépouillé d'une pizza et de mes lunettes.
    Comme quoi on peut être local et encore se faire avoir.

    Laissez moi maintenant vous parler d'un tournoi atypique du strip. Celui que je nomme le "Highly Drinky Donkament".
    Le principe est simple, le dernier tournoi de la journée sur le strip est au Flamingo pour 50$ à minuit et demi.
    Et là c'est la foire à la saucisse. 5k level 20' mais avec du débutant mauvais dont certains sont trop ivres pour comprendre ce qu'ils font ici, d'autres n'ont jamais joué au poker.
    Et globalement de tout en fait. Entre 10 et 20 joueurs, la table finale est une boucherie à cause des niveaux et des indiens genre calling 'center' qui mettent 1min à se décider genre "je fais les World Series". Génial en turbo.
    J'avoue que si la journée s'est mal passé, et que je n'ai pas de quoi caver à minuit... Je fume un peu d'herbe, fais ce tournoi avec une Newcastle, et je me rassure sur mon niveau tout en laissant la chatt... pardon, la Variance faire son boulot au vu de la structure.
    L'objectif du tournoi est d'arriver aux alentours de la bulle pour proposer un chop qui raviera tout le monde car ils ont peur de toi à ce moment en fait.
    Finalement, aussi surprenant que cela puisse paraître, je suis légèrement EV+ sur ce tournoi depuis Janvier en le faisant au moins 1 fois par semaine.
    Mais au delà de ça, quand on est broke, c'est une partie de poker marrante avec des personnages, eux aussi sont broke, alors tu bois une bière, tu level et laisse les flips te maintenir en vie.
    Je recommande vivement aux touristes pour sentir le Vegas moyen sans véritable pression mais avec toujours un Price Pool descend.


    J'en viens à mon problème le plus important si je pouvais dresser un bilan de mes 3 mois : La gestion de BR bien sur.
    Ma BR ne peut se permettre d'être rigoureuse. La table la moins cher de Vegas a beau être à 25c/50c, elle se fait sur ecran au Plaza. Et croyez moi, même pour le fun, c'est pas marrant.
    Alors c'est la 1/2, mais la 1/2 ça cave 200$, ce qui, en étant gambler, reviendrait au moins à une bankroll de 10'000$. Ce que je n'atteint pas.
    Malgrés de bons résultats globalement, en étant prudent bien sur, je n'arrive pas à combattre la variance. Je posterai surement sur forum pour ça.
    Mais il est très difficile d'encaisser plusieurs sessions négatives d'affilés et de voir ta BR plonger dangereusement. Je finis toujours par rebondir mais pour combien de temps...?
    Les tournois sont trop chers pour avoir une structure descente, et les rares intéressants à moins de 125$ (Monte Carlo 18h 65$ 8k L20'; Mirage 19h 80$ 10k L20' ; PH daily 75$ 5K L20' MAIS OVERLAY GPP1500)
    ne sont pas assez lucratifs et offres surtout des levels de 20'... C'est vraiment court avec 5k.
    Sinon on passe dans les 125$ intéressants car 10k ou 12k pour level 30'.
    Mais quand tu arrives vers la bulle, le level est bien supérieur à une table de 1/2 je trouve.
    Alors qu'être patient en CG et attraper les gros pots disponibles, ça rapporte de façon plus régulière.
    Ma seule solution serait de basculer en Limit de temps en temps. Mais je ne sais pas jouer au limit Hold'em. Je ne fais que le poker fermé en limit, et surtout le deuc27 SDraw... Si vous avez déja pratiqué cette variante sans limite de cave ou de mise dans un endroit privé, vous comprendrez pourquoi.

    Le mois prochain, je me lancerai peut être dans le limit pour voir si ça peut être assez EV+ pour construire des caves pour ensuite aller sur la 1-2. ça pourrait être intéressant, mais ça semble long et hasardeux sur ces tables absolument pas sérieuses.
    Mais le mois prochain, c'est surtout le HU Tournament des PHamous Series, une apparition à un deepstack des séries du Venitian, et surement une review du Rio vu que je viens d'emménager à deux pas.
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    kevv04 reacted to Bandecdc for a blog entry, Scoop/Winamax Series : Objectif 10.000 en deux semaines.   
    Zloty.
    Je parle en Zloty, la monnaie polonaise bien sûr, ce qui au taux de change actuel équivaut à exactement 2381.57€. Pour comprendre où je veux en venir avec ce titre, il est sans doute préférable de revenir un peu en arrière.
    Dans le cadre de mon master de finance, j'ai été affecté en université partenaire en Pologne, d'où cette volonté de m'entrainer dés maintenant à faire des conversions, et sans doute pour faire un titre plus accrocheur, il faut bien l'admettre. En effet, mon set pour les SCOOP et les Winamax Series est de... Oh attendez... Non. laissez moi revenir encore plus tôt.
    Ca faisait 6 mois que je ne dormais plus. Avec l'insomnie, rien n'est réel. Tout n'est qu'une copie d'une copie d'une copie... (Oups, pas le bon film, désolé)
    Donc on reprend : Ceux qui suivent mon blog se souviennent certainement
     
     
    j'avais écris il y a de cela un mois et demi. Les joueurs de poker le savent, les périodes fastes précédent assez souvent les périodes creuses et plus particulièrement quand on a le culot de s'en vanter. J'ai donc passé les quelques centaines de games (et une bonne trentaine d'heures, lol) qui suivent à ne plus rien gagner, voire à reperdre un petit pourcentage de ce qui avait été gagné durant cette première période.
    Pris de l'envie de faire une pause de quelques semaines, je propose à mon stakeur de mettre fin au contrat, ce qu'il accepte sans problème en prenant sa part des 1800€. Pour ma part, je clôture le mois de févier à +113€ pour 54h de jeu, ce qui en fait à la fois le mois le plus faible en termes de gains et en termes de gain horaire de ces deux dernières années. Bon appétit.
    Je passe donc le mois de mars à vaquer à d'autres occupations plus importantes comme par exemple la surcharge de cours et de travail assez démente en milieu-fin d'année scolaire.
    J'ai aussi pu passer un mois à améliorer un peu mon skillzz aux échecs. J'adore ce jeu. Dimanche dernier j'ai battu mon deuxième 2100+ en partie longue de toute ma vie (sur 5 affrontés en tout). C'était une partie intéressante car il faut situer le contexte : Je n'ai pas participé à la première ronde du championnat de Dijon, ce qui fait que je commençais le tournoi avec un round de moins que tous les autres. En voyant les 19 autres joueurs inscrits, je me rends compte que mon classement Elo de 1925 FIDE est le second plus haut de la liste. Au dessus de moi, Jacques, un senior adorable et avec une culture incroyable, qui avait un niveau assez fou dans les années 90 et qui aujourd'hui se maintient aux alentours des 2115. Et en dessous, quelques 1850-1800 et le reste du field composé de débutants sous la barre des 1600.
    Jacques va très certainement gagner toutes ses parties, et finira invaincu si je perds contre lui. Même si je gagne toutes les autres et perds contre lui, je finirais à 7/9 et je ne suis même pas sûr d'assurer la deuxième place. En revanche si je le bats et gagne toutes mes autres parties, on finis tous les deux avec 8/9 et j'aurais un départage très favorable.
    C'est donc après une partie de 6h très tendue, très tactique, que j'ai réussi à obtenir cette position qui a provoqué l'abandon de mon adversaire.
     

     
    En effet dans cette position, tous les coups noirs perdent, la prise du cavalier avec la dame entraine un échange des dames suivi du fou qui prend le pion f4, le pion c6 qui avance en c7 et le fou qui prend en a6 le coup suivant qui aboutira au gain de la tour. Sur dame noire en b6 ou a7 ou c8, je joue mon cavalier en d7 et mon roi ne craint rien, me laissant avec deux pièces de plus.
    Par la même occasion, la relégation de l'équipe de la N3 à la N4 pour la saison 2013-2014 m'a permis de réaliser ma plus longue winning streak (6 victoires à la suite) et la plus longue non-losing streak (12 parties à la suite sans défaite). #brag #indecent #osef
    Bref je m'emporte, cool story bro, on est pas là pour parler d'un jeu de plateau mais d'un jeu de cartes. Revenons en à nos moutons : comme chaque année Winamax organise ses Series (3 fois dans l'année je crois) et Pokerstars les siennes, modestement appelées les SCOOP, ou Spring Championship of Online Poker. Et comme chaque année, les deux concurrents la lancent en même temps pour se tirer mutuellement dans les pattes .
    Quelle belle occasion pour reprendre le jeu que deux grosses séries avec des espérances de gain assez énormes ! Je me suis monté un set de 1500€ pour 5 jours de jeu, dont les 3 dimanches de la compétition (obligé lol). Je prévois donc de jouer le 30 mars, le 6 avril, le 7, le 11 et le 13. Parmi les gros events, on compte le 100€ Scoop #2 high, le 150€ Full ko high, le 150€ Ultra Deepstack high et bien sûr le Million Event, point d'orgue de la compétition puisque le vainqueur est assuré de repartir avec un gain à 6 chiffes (!). Pour le reste, je garde une partie de l'enveloppe pour ajouter des back ups parmi les tournois réguliers que j'ai l'avantage de bien connaitre.
     

     
    (Scarlett Johansson dans "Scoop" de Woody Allen. See what I did there?)
    Effectivement, ces tournois sont plus chers que ceux que j'ai l'habitude de jouer mais pas de panique ! J'ai évidemment vendu des parts à droite à gauche. Le principe de la vente de parts est très simple : on prévoit un budget fixe pour une série de tournois et on la divise en action comme une société. On en vend ensuite à des joueurs désireux d'investir sur nous et à la fin de la période, ils récupèrent la part des gains nets correspondants à leur pourcentage. A l'heure actuelle j'en ai vendu la moitié, j'aurais aimé 70-75% pour être parfaitement tranquille, mais bon c'est déjà pas mal. En ce qui concerne mon niveau, étant donné que ces séries attirent beaucoup de joueurs récréatifs, je pense en toute objectivité être capable de dégager un profit moyen sur ces limites (enfin l'inverse me ferait quand même beaucoup me remettre en question, sans que ça soit toutefois un drame cela dit).
     

     
    Quand on fait une simulation sur la répartition des gains, on se dit plusieurs choses : déjà qu'on aurait du écouter le prof de stats à la fac quand il parlait de la loi de Poisson d'une part, et d'autre part que les MTTs c'est quand même vachement ressemblant au Loto sur un terme aussi court. 61% de chances de finir OTM sur 50 games avec 40% de ROI, il va falloir passer les lancers de pièce !
    Mais passons, je vais ship de toute façon. Plus sérieusement, contrairement à mon titre (aguicheur, remember?), je ne me fixe pas d'objectif autre que celui de faire de mon mieux, jouer mon A-game tout du long et limiter au maximum mes erreurs futures. J'envisage aussi de tourner quelques petites vidéos vu que j'aurai très peu de tables de toute façon, ça n'affectera pas ma concentration.
    Je vous tiendrai donc au courant dans trois petites semaines de comment ça s'est passé. Mesdames, messieurs, bonsoir.
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    kevv04 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Le poker est réalisation (1ère partie)   
    WARNING: cet article est long. Et c'est que la première partie.

    Intro
    Drôle de jeu. Un jeu où on prend cher, en permanence, et de plein de manières. Avez-vous remarqué que le poker privilégie les caractères obsessionnels ? Il y a les gambleurs, les accrocs à l'adrénaline. Il y a les 'pros' aussi , c'est-à-dire ceux qui ne viennent pas (seulement ?) pour se détruire... mais qui sont tout de même souvent très junkies (poker junkies) Quand je suis à une table, je vois des jambes qui tremblent, des mains qui s'agitent, des chip tricks et shuffles, des tics, des yeux grand ouverts ; je vois et sens de la nervosité qui traverse l'espace comme un courant électrique. Gambleurs ou pros, il y a souvent de l'obsession. Les corps penchés sur la table, tremblements, les mains qui jouent avec les jetons, frénétiquement. Tout le monde se fait prendre par ça.
    Même online, je ressens très souvent une excitation assez violente dès que je commence une session ; ça se calme parfois au fur et à mesure, mais pas toujours. Au point d'en avoir du mal à dormir parfois, la tête encombrée d'un mélange d'émotions et de données brutes (l'enchaînement cyclique du même ; toujours des mains, des cartes, des actions, et le chaos qui ordonne, si vous permettez l'expression). La transition entre 'vie normale' et poker est parfois brutale et teinte d'étrangeté.

    Quelle est cette énergie que les gens cherchent dans le poker ? Cette énergie qu'ils cherchent, ils l'alimentent aussi, et le jeu leur permet de se 'brancher'. De quoi nous, joueurs, nous nourrissons-nous dans notre pratique ? Certes il y a l'adrénaline, l'excitation, la compétition. Mais est-ce vraiment tout ? Est-ce qu'on supporte la folie du jeu (et des gens qui y jouent) simplement parce qu'il nous donne notre dose hormonale ? Il doit y avoir autre chose.



    Puissance et castration (première partie)

    Je dis 'le poker est réalisation', car telle est mon approche. Je sais que tous les joueurs ne la partagent pas, et quasiment tous obéissent quelque part à des pulsions destructrices. Il faut bien voir le poker pour ce qu'il est : une grande machine à laver qui, du simple fait de la force centrifuge, plaque tout le monde sur les bords jusqu'à la gerbe.
    Qu'est-ce que le poker ? La grande castratrice. Je m'aventurerais à dire que le poker ressemble parfois à une réunion d'impuissants (volontaires?). Je ne dis certainement pas ça comme un jugement, mais plus comme une catégorisation psychique. Je vais développer, en incorporant mon expérience personnelle à ce sujet.
    L'expérience du jeu est du domaine de la castration, parce que le mouvement chaotique des cartes devient un cadre d'expression de notre Désir. Le nombre d'aspirations que les humains peuvent mettre dans le poker est assez phénoménal. Autant d'illusions ! Fatalement, le poker nous brise, souvent, sans prévenir, ou en prévenant. Le poker nous rend impuissant. Ce peut être parce que la river anéantit nos espoirs dans une main, ou bien parce qu'on tombe aux portes d'une table finale, ou bien parce qu'on jouit de faire coucher nos adversaires par notre agressivité, avant que cette dernière ne se retourne contre nous-même, et que le jeu lui-même nous dévore. A ce niveau là, chacun aura son expérience.
    Le jeu nous dévore. Pourquoi cherchons nous à nous faire dévorer ? Est-ce pour tester nos limites ? Un jeu avec le destin, symbolisé par le hasard des cartes ? Pourquoi cette obsession des joueurs de poker à revenir chaque jour prendre cher, de façon très répétitive et en même temps toujours neuve ? Sommes nous des adeptes de la torture ?

    J'avais déjà parlé du live dans d'autres posts, mais comment expliquer ce mystère des grinders qui viennent chaque jour pour se plaindre qu'ils n'ont pas 'touché de jeu depuis 3 h', et qu'ils sont damnés ? Qu'ils mériteraient que les cartes leurs soient plus favorables ? Est-ce qu'ils ont vraiment pas pigé que le poker est intrinsèquement frustration ? Pourquoi reviennent-ils, si c'est pour toujours se plaindre ?
    Pourquoi joue-t-on à ce jeu jusqu'au dégoût ? Qui n'a pas connu l'expérience de rentrer chez lui lessivé, sans énergie et sans argent, bref, réduit à l'impuissance par un jeu ?
    Quand est-il des gens qui se réalisent dans le jeu, au sens où ils ont un certain succès, ils ont de l'argent et de la reconnaissance, mais qui ne parviennent pas à trouver l'harmonie dans leur vie, en tout cas pas en dehors des tables ? C'est quelque chose que je sens me menacer (se retrouver envahi par le jeu), et j'ai vu de nombreux joueurs vidés comme des truites par les cartes. Leur vie, c'est le poker. Pas de copines, pas d'amis en dehors. Les cartes, matin et soir, au goûter, et à la pause clope. Ils se consument, ils brûlent à l'intérieur au rythme du tabac fumé et des revers infligés par le poker.

    Une des raisons, à mon sens, de notre volonté à toujours retourner au combat, est que le poker offre des armes. Evidemment, il finit par nous les retirer. Mais pendant un moment, on peut expérimenter la puissance. Un exemple qui me semble significatif, et un travers que peu évitent : j'ai vu quantité de joueurs claquer leurs mains monstres sur la table, comme s'ils étaient fiers d'avoir touché un carré ou quelque chose comme ça. Toucher un carré, c'est le genre de sentiment de puissance qu'on peut ressentir. Ce sentiment est à mettre en relation avec celui du vide, le désert de cartes, ces moments où on n'arrive pas à toucher des mains, ou alors on les perd.
    Si ce genre de sentiments (la fierté de toucher une couleur, et la montrer avec un petit sourire) est plutôt l'apanage des joueurs récréatifs (d'ailleurs ça semble parfois plus important pour eux de toucher des 'belles mains' que de gagner des gros coups), la même chose existe sous un mode un peu différent chez les joueurs plus expérimentés. Un bon joueur pourra se sentir infiniment puissant quand il est 'in the zone', que toutes ses décisions sont précises et justes, qu'il sent ce qui se passe et ne se laisse pas prendre par la nervosité ambiante. Et il se sentira tout aussi misérable quand il n'arrivera pas à se concentrer, ou qu'il perdra des tonnes à une table de fishs, qu'il fera des moves affreux, etc. En général, plus on progresse, plus la frustration est lié à la qualité de notre jeu plutôt qu'aux cartes. Mais peu importe, le mouvement est similaire : une dialectique entre exercice d'un pouvoir, d'une certaine domination, et d'autre part le corollaire : frustration, impuissance. Echec.

    Qu'on y songe : dans une très large mesure, bien qu'on puisse (et doive) prendre les meilleurs décisions possibles à chaque instant (sur beaucoup d'aspects d'ailleurs!), on se retrouve quasiment tout le temps dépendant des mains qu'on reçoit (et du board, et des actions aléatoires qui vont se tisser autour de nous, etc). Qu'on y songe : quand on joue au poker, on se bat contre ses voisins. Mais on se fout pas des uppercut ou des coups de savate. Non, on se bat avec des mains. Pas les nôtres, celles qu'on reçoit. Ces mains nous donneront parfois la puissance d'un titan, d'un colosse, golem, ou magicien. Et parfois les mains nous réduiront au rang d'insecte se débattant dans la bouche d'un merle.

    Une situation que j'ai vécue au casino en décembre. NL1000 au casino de Lille, la table est composée de regs que je commence à connaître, et de joueurs faibles, globalement une table dont tout pro pourrait rêver. Beaucoup d'argent à la table, et des joueurs qui n'ont pas peur de gambler, donc les jetons volent, ya un pot de 1000€ ou plus tous les 5 mains (pour caricaturer). Je suis limité dans mes actions par la structure de la table (je peux pas vraiment bluffer les gambleurs fous, et vu qu'ils sont tous à ma gauche, je peux pas non plus jouer trop large). Je monte un stack, je suis content de mon jeu. Il y a ce reg asiatique, très mauvais (mais il ne le sait apparemment pas), dans le genre tight weak super évident dans son jeu. Je le lis comme s'il retournait ses cartes. C'est aussi le genre à avoir peur du board et du croupier : par exemple après avoir mis sont argent au milieu avec un set, il regardera son adversaire avec angoisse et demandera 't'as la couleur ?', avant de prudemment retourner sa main monstre, évidemment gagnante.
    Un moment, alors qu'il limp et que je le relance, je remarque qu'il me regarde avec agacement et frustration, et je sens alors son sentiment : il m'en veut. Déjà que la table est folle avec des mauvais joueurs qui ont pas peur de mettre plein d'argent au milieu (ce qu'il déteste faire, à moins d'avoir les nuts, et encore), mais en plus il y a moi, un joueur agressif qui n'a pas peur d'abuser ce weak-tight, ni de perdre son argent. Et un moment j'ai eu cette sensation très étrange : en me demandant pourquoi ce gars venait très souvent jouer alors que son expérience à la table était principalement la peur (de se faire craquer, de perdre de l'argent, etc), j'en suis arrivé à la conclusion qu'il voulait se faire punir. Quelque chose dans sa personnalité voulait souffrir. De fait, même dans les situations normalement les plus jouissives du poker (comme se retrouver all-in avec une main monstre), ce joueur souffrait de la possibilité de perdre. Je me suis donc dit que c'est ça qui l'excitait. Il voulait prendre cher, se sentir impuissant et ballotté par les forces des cartes et des autres joueurs.

    A partir de là, alors que je jouais avec ma pile de jetons qui commençait à devenir imposante, j'ai un moment ressenti une grande puissance, comme si mon stack était un phallus (= non pas un pénis, mais un objet de pouvoir), et que mes jetons étaient des armes, que je pouvais utiliser pour faire souffrir mes adversaires, en jouant mieux qu'eux. Alors je me suis dit, 'ok ce gars veut souffrir ? J'vais lui donner ce qu'il attend'. Remarquez qu'en ressentant ça, je me rendais bien compte de ce qui se passait, ce qui est à dire vrai assez troublant.Si certains mettent leurs pulsions masochistes dans le jeu, il est assez logique que d'autres y mettent leurs pulsions sadiques, leurs pulsions de domination. Je pense à vrai dire que le rapport le plus fréquent au poker est celui du sadisme, et non pas du masochisme, mais tout cela s'entrecoupe.

    Bref, le point est que je me sentais puissant. J'avais des jetons, j'étais up, je jouais bien, des joueurs me craignaient, yavait du fish. Finalement, dans un pot avec option, je perds 2500€ sur un coup contre les gambleurs fous, un spot assez inévitable où je fais très vite grossir le pot avec KK et me retrouve contre des ranges tellement wide que je suis contraint d'engager mon tapis avec seulement une overpaire. Je n'ai pas, je pense, mal joué. Juste un coup où j'ai un monstre à une table folle où personne ne fold, et où nécessairement il va y avoir des swings. Et c'est ça le poker. C'est la castration. Plein d'espoir et d'attachement, pour au final tout s'évapore sur une main.
    Un exemple de castration télévisée :

    Le poker c'est ça. On monte un tapis, on se voit déjà au sommet du monde, et là, paf. C'est fini, comme c'est venu. Il y a un investissement libidinal phénoménal et fascinant des joueurs dans les cartes. Le visage de Matt Affleck, et sa réaction, sont à ce titre très instructifs : on voit sa force, sa confiance et jouissance de se retrouver all-in avec AA contre l'autre big stack. Il se voit déjà gagner le coup, il se voit déjà avec le bracelet. Et bam, river, tout s'effondre. Mais rien n'existait avant qu'il n'entretienne ses illusions ! Le titre était encore loin. mais déjà dans son esprit. C'est le poker.

    Je prends juste un moment pour vous raconter un détail de cette main où je perds 2500 et décide de quitter en trombe le casino. On est 4way au flop, avec les 3 spots de la table et moi premier de parole (j'ai relancé 110€ preflop avec une option à 20€, le pot est donc déjà de 450€ au flop). Le tye à ma gauche a plus de 3000€ devant lui, et je me dis qu'il faudra faire gaffe à pas forcément spew contre lui, vu comment il est deep... ironique que je perde mon stack contre lui après cette pensée XD !
    Le flop est 235r. Je c-bet, et le joueur à ma gauche flat (à noter qu'il allait limper preflop, et qu'il a finalement call rapidement mon big raise. Sa range est très wide : any pair, any broadway, et plein de cartes avec un A dedans ou deux cartes suitées) ; le second joueur shove pour 900€ (un total touriste qui tire une fierté de son indifférence à l'argent... par exemple il tire un sentiment de puissance dans le fait de ne pas avoir 'peur' de suivre n'importe qu'elle relance preflop). Bon donc j'ai un easy call, et l'autre call aussi assez rapidement. A ce stade on a pas loin de 3000€ dans le pot, et il me reste genre 1350€. La turn est un 3. La situation pue un peu, parce que le premier vilain peut tout à fait avoir A4s, ptet 46s, et aussi any set. Il peut aussi avoir AJ, QQ (oui il limperait ça), A5, 54. Donc assez clairement soit il me crush, soit il a une main avec une certaine équité, et qui va toujours check behind si je check. Vu que le pot est déjà énorme et que j'ai souvent la meilleure main, je shove.
    Chose intéressante, alors que j'empile mon stack et commence à faire mine de l'avancer, vilain fait la même chose que moi, comme s'il allait call si je mise. Ce tell me conforte dans ma décision (je vois généralement ce tell comme une tentative de décourager une mise ou relance). Donc, confiant que la probabilité qu'il ait les nuts diminue, j'avance mon stack. Et il se met à réfléchir pendant bien 2 min. Jsuis content, ça veut dire que ma main est bonne, vraisemblablement. Finalement il call, l'autre vilain demande qu'on retourne, je dis ok, je montre mon KK, il montre AKo, et le vilain qui avait tank ne retourne pas sa main mais dit qu'il a AA. Ok, f*ck, je commence à mettre mon manteau, c'est la vie jvais perdre un gros coup. La river est un 2, et là vilain retourne sa main sur la table (en la claquant) et en criant : 'carré' ! Et il montre 22. Je n'ai aucune explication pour l'attitude de vilain. Ni pour son tell, ni pour son tank/call turn, ni pour le fait qu'il dise qu'il a AA et ne montre pas, ni pour le fait qu'il jouisse autant de toucher un carré dans un spot où il a concrètement chatté, indépendamment de ses maigres qualités pokéristiques. A noter que vilain est du genre à se plaindre fréquemment, et à haute voix, quand le board vient J22 et qu'il avait J22. 'Tu te rends compte, j'avais full ! J'ai vraiment pas de chance'. Ce coup où il touche un carré n'est sûrement pas pour lui un coup de chance, plus quelque chose qu'il mérite pour toutes les fois où il fold 93o et ne touche donc pas une suite.
    En bref, je trouve cette histoire très intéressante pour ce que j'essaie de développer.

    Ce qui m'a beaucoup marqué c'est de ressentir successivement cette puissance (dans ce que je pouvais faire avec mes jetons à la table) et cette impuissance (perdre un énorme pot sans pouvoir y faire grand chose, et en plus souffrir de la stupidité ou perversité de mon adversaire). En rentrant chez moi je me suis dit : 'ok poker, c'est bien toi le maître, je m'incline devant ta puissance, à l'avenir j'éviterai de trop me sentir sur un nuage parce que je gagne des coups'. Le poker ne tolère pas ce genre de sentiments très longtemps, et les brise implacablement.

    A ce stade, on est comme au départ de cet article dans un épais brouillard. Il y a ce jeu, dans lesquels les joueurs mettent une énergie gigantesque, qui menace de tous les dévorer un par un, et qui les brise, tous en même temps, chaque jour, tout le temps. Comment un jeu peut-il concentrer autant de frustration et de violence, et pourtant avoir un tel succès ? Qu'on soit récréatif ou pro, on prend cher. Même avec l'expérience, on continue à prendre cher parce qu'on reconfigure de nouvelles illusions.

    Je formule ici une hypothèse : de toutes les manières imaginables les humains sont guidés par la volonté de puissance. C'est le désir d'exister. Exister, c'est-à-dire savoir qu'on vit et qu'on meurt. La réalité est que toute vie retourne à la poussière, et que toute l'identité qu'on cherche à polir et à renforcer n'est qu'une parmi des milliards, et des milliards de morts avant nous. On peut faire ce qu'on veut dans notre vie, accomplir quoi que ce soit, accumuler tout, peu importe, on va quand même mourir, et le soleil va mourir, et les galaxies s'effondrent et renaissent, etc. Bref, on est un petit rien doué de conscience et qui veut défier son destin. A ce titre le poker est une pratique psychiquement grandiose : le Désir d'existence de l'Homme peut s'y incarner, sous toutes les formes imaginables ; la jouissance, à portée de main. Et en même temps, la Faucheuse. La réalité du poker, c'est une hécatombe. Des amputations, des défaites et des pertes. Des joueurs qui se brisent, financièrement et psychologiquement. Des pros qui jettent l'éponge, ou développent tellement de mauvaises habitudes qu'ils en deviennent fous, des résidus d'humains. Au fond, jouer au poker c'est vivre nos mouvements profonds de manière condensée, avec une effectivité et une brutalité assez uniques. Donc l'hypothèse : on joue au poker parce que le poker résonne avec ce qui est peut-être le plus fondamental dans nos vies : la dialectique entre désir et réalité. On éprouve cela, et on se sent totalement vivant. Parfois plus vivants que dans le sexe.

    Est-ce que vous commencez à voir où je veux en venir, quand je dis 'le poker est réalisation' ? Jpense qu'il y a déjà assez à digérer pour maintenant. Ce qui est sûr, c'est que je continuerai ce long article plus tard, dans une seconde partie.
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    kevv04 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Keep rising   
    Le poker est un environnement changeant. Le jeu a beaucoup changé au 21ème siècle, et on peut clairement se rendre compte d'évolutions de tendances d'un mois à l'autre, si on grind régulièrement.
    On peut regarder les vidéos de 2008 des meilleurs joueurs de l'époque, et s'inspirer de leur talent et intelligence, mais si on se contente d'imiter leurs stratégies, on n'aura certainement pas le niveau de succès qu'ils ont eu. Parce que jouer en mid / high stakes en 2014 n'est pas du tout la même chose qu'en 2008.

    La réalité est que tout le monde progresse, parce que l'information se diffuse, les stratégies gagnantes sont émulées, etc.
    Ca effraie pas mal de regulars (parce que leurs stratégies se révèlent avec le temps moins efficaces), mais perso je trouve ça super de participer par mes efforts à l'évolution collective du jeu. Quand on grandit en tant que joueur de poker, par la compétition, on fait aussi grandir le jeu, à une autre échelle.


    Une grande erreur serait de considérer le poker comme un système, comme quelque chose qu'on peut résoudre. Chaque situation est toujours nouvelle, et unique. Tout change tout le temps.

    J'expérimente très souvent des nouvelles stratégies. Mais aucune n'a une utilité absolue ; il faut développer un éventail de tours, évaluer les paramètres critiques, et prendre une décision. Et je suis convaincu que pour être un vrai killer, il faut être ouvert à tout, absolument tout. Il faut être capable d'avoir toutes les vitesses imaginables. Jouer comme un nit un spot, et comme un pur maniac une autre ; de même d'un jour à l'autre, d'un mois à l'autre, d'une table à l'autre, on peut avoir tous les styles. Plutôt qu'avoir un style, mieux vaut prendre la forme qui convient, comme l'eau qui prend la forme du récipient qui la contient.


    Les joueurs intermédiaires veulent être 'agressifs', ou 'LAG'. (C'est plus rare de vouloir être un nit !) Ils veulent se prouver des choses, ou alors prouver aux autres.
    Seuls les grands joueurs comprennent la juste mesure, l'agression sélective. Et c'est tout un art que de trouver les bons spots. Ils ne forcent pas les choses, ils pêchent. Quand le bon spot se présente, ils n'abandonnent pas.
    Ils évitent les mauvaises situations.
    En bref, ils se donnent la possibilité de minimiser leurs propres erreurs (inévitables!) et de maximiser celles des autres. C'est là une approche très différente que celle du wannabe-LAG, qui veut gagner tout, tout de suite, et agresse tous les spots possibles sans faculté d'arbitrage. Au final il fait des big moves, certains réussissent, certains échouent. Dans le lot, la marge d'erreur et de tilt est assez grande.

    J'ai longtemps été un spewtard. Capable de sortir un pur bluff n'importe quand (et du coup un peu trop souvent). Ce qui fait de moi un meilleur joueur que jamais, ce ne sont pas les gros bluffs ou gros calls que je fais. C'est plutôt ce que je ne fais plus, ce que je réfrène. Je célèbre mes folds beaucoup plus qu'avant. Je célèbre le fait de jouer nitty quand c'est approprié. Je ne suis plus aussi frustré qu'avant par le fait de ne faire que fold à une table juteuse si c'est ce qui se révèle le mieux.
    Je célèbre aussi les sessions qui se passent mal, mais où je n'essaie plus de faire que ça aille bien. C'est une grande victoire pour moi que d'être capable d'accepter (pas en théorie, je parle à un niveau émotionnel profond) qu'une session peut être perdante, que c'est la réalité de ma pratique.
    J'attends les bons spots, si yen a pas tant pis, j'arrête ma session et je reprends le lendemain. C'est ok de ne pas gagner tout de suite. Rien ne presse. C'est aussi ça penser sur le long terme (adopter la mentalité du pêcheur).


    Il y a également un aspect social dans le poker, la communauté. Les joueurs s'imitent en permanence les uns les autres. C'est assez splendide comme processus. Tout se diffuse. Cependant, je pense que beaucoup de personnes sont trop attachées à ce que la communauté considère comme juste ; ils sont pris dans le regard social: il est psychologiquement plus intuitif pour l'Homme (profondément grégaire) de copier la majorité plutôt que de faire quelque chose de différent. Ainsi, il peut être difficile pour certaines personnes de sortir du 'dogme'. Et pourtant dans le poker il n'y a pas d'institution véritable!
    C'est une pure méritocratie ; pas de patron, pas de guide absolue. Pour vraiment passer un palier, il faut être autodidacte. Car il n'y a pas de règle sur ce qu'on est autorisé à faire: on le voit bien à la table, tellement de stratégies gagnantes cohabitent. Rien ne vous empêche de minraise le flop, même si c'est un move de fish. Rien ne vous oblige à multibarrel. Alors ne pas oser faire un truc contre-nature parce que personne le fait, c'est quelque part brider son potentiel, à mon sens en tout cas.
    J'ai beaucoup expérimenté tout seul, indépendamment des sites de coaching ou forums. Je prends un maximum de ces ressources, mais je n'en suis pas dépendant. Je suis sûr que plein de regs considèrent que je fais souvent nimps. C'est ça d'expérimenter. Ca veut dire faire des erreurs, voir ce qui marche et ne marche pas.

    Ne pas faire cela, c'est rester prisonnier d'un système de pensée, c'est se refuser la possibilité de vraiment arriver au top. Evidemment cela implique des échecs, des revers et difficultés. Mais qui n'est pas prêt à affronter ça ne peut pas survivre longtemps dans le poker.
    Le meilleur talent au poker est l'adaptation. Il faut une grande souplesse d'esprit, une grande aptitude à la remise en cause, pour évoluer. Et qui n'évolue pas meurt.



    Ainsi, pour survivre dans cet environnement hyper-compétitif, il faut accepter de trébucher parfois. La différence entre les joueurs au top et les joueurs moyens? Les premiers ont avalé leur ego. Ils ont compris qu'il fallait totalement se détacher des résultats monétaires, et aussi se détacher des processus d'essais et d'erreurs.

    Pour simplifier: les joueurs faibles tilt quand ils perdent de l'argent.
    Les joueurs plus avancés peuvent encore tilter quand ils perdent de l'argent, mais deviennent surtout fous quand ils font une erreur.
    Les joueurs accomplis acceptent de faire des erreurs chaque jour. Ils ont digéré cet aspect des choses. Ils ont compris qu'ils allaient expérimenter une dose importante de frustration du fait des fluctuations, qu'il fallait à chaque instant tirer le meilleur enseignement possible de la situation, mais ensuite immédiatement s'en détacher.

    S'ils perdent une main, ils jouent la suivante. Point.

    Pour être bon au poker, il suffit de prendre les meilleures décisions possibles. Pourtant, quel travail mental il faut accomplir afin de se donner les moyens de prendre les meilleures décisions possibles aussi souvent que possible!
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    kevv04 reacted to le zakintosh for a blog entry, TOP SHARK ACADEMY   
    Bonjour a tous, ca fait longtemp, déja un an que je n'ai pas écrit dans cette section, malheureusement j'ai du suivre les conseils de mes amis et j'ai pris la décision d'effacer toute trace de mon ancien blog, comme vous le savez on est nombreux a voir une épée de damocles au dessus de la tete, et il m'a semblé plus prudent de laisser aucune trace de mes résultats surtout que je donnais pas mal de détails avec des courbes sharkscopes etc. Cette décision m'a attristé car ce blog était un exhutoire pour moi et les retours que j'avais m'ont beaucoup touché.

    Pour rappel l'année 2012 a été une année assez incroyable, marquée par mon crush en déglingo haute limite, ma 4eme place au sunday million et mes premiers wsop, sans oublier mon défi/prono un peu raté ou j'ai failli y laisser ma peau.

    QUOI DE NEUF EN 2013?

    2013 fut une année en dent de scie, bien que riche en évènements divers. j'ai commencé l'année par un mois de janvier bien m**dique, je sentais que j'étais au bord de la rupture, le plaisir n'était plus la, j'étais crevé psychologiquement, les reg wars en hu deglingo sont parfois épuisantes, j'avais besoin de faire un break, de faire le point, j'ai donc laché l'ordi pendant 2 mois afin de me poser les bonnes questions sur ce que je voulais faire de mon avenir ( je suis plus tout jeune j'ai bientot 30 piges).puis je suis reparti au charbon début avril, je me suis mis au hu plo, variante avec laquelle je m'amuse beaucoup plus,j'avais retrouvé du plaisir a jouer et evidemment les résultats ont été bien meilleurs. Ce début d'année a été vraiment laborieuse pour moi, j'en garde pas un très bon souvenir surtout que je me suis séparé avec mon ex copine avec qui j'étais pendant 5 piges, et psychologiquement atteint ca a été tres dur de repartir a l'attaque, mais bon ca a quand meme du bon d'etre célibataire pour grinder quand on veut et puis je n'aurai jamais passer ce genre de soirées:


    LE MAIN EVENT DES WSOP:

    Mon année 2013 a été marqué aussi par mon 1er main event des wsop, suite a un packagge gagné sur pmu.fr ( ouverture compte, depot 500, win le sat, la chatte quoi) , je suis repartie a végas avec la ferme intention de marquer un grand coup. J'avais décidé cette année de ne pas faire les crapshot du we et de me focus uniquement sur le main event. L'équipe PMU m'a tres bien recu, j'ai pu faire la connaissance de joueurs adorables et j'ai pu assister a mon 1er UFC ( ultimate fighting championship), sport dont je suis très fan afin de supporter mon idole anderson sylva qui prendra un sale ko ce soir la.

    Malheureusement mon aventure au ME s'est arrété au day3, faut dire que j'ai pas chatté mes tables draw, des le day 1 je me suis retrouvé avec eugene katchalov juste a ma gauche, lucille cailly et ruppert elder ( vainqueur ept san remo). dommage ils ont coupé ma geule sur la photo.
    Au day 2 j'avais dan smith a ma gauche toute la journée et s'est finalement au day 3 alors que j'avais la table la moins relevée de mon tournoi ou je finis par bust sur une bataille de blindes ou je fais une backdoor quinte contre une backdoor flush pour mon adversaire, j'ai pas pu trouver le fold.
    Malgrès tout, ca a été une expérience fantastique, un rêve que je souhaite a tous de vivre au moins une fois, c'est bien le plus beau tournoi du monde, y'a aucun doute la dessus.

    Je me suis rappelé lors de ce ME a quel point j'adorais le poker live et me suis jurer de retenter quelques sat pour des gros events a l'avenir.

    LE FPS CANNES:

    Le mois de septembre est toujours un mois incroyable pour moi, l'année derniere ct le sunday millon, cette année j'ai enchainé les perfs online avec des wins et des podiums sur pas mal de tournois dont nottement un quart de finale aux HU masters de pokerstars.
    Mais finalement l'apothéose de ce mois de septembre sera le fps cannes snowfest, un de mes meileurs potes arrivent a me convaincre d'y aller avec lui car il chopé le ticket sur ps, on décide donc a la derniere minute a 5h du mat de faire une petite valise et de se barrer a cannes pour le jouer ou finalement j'arriverai a me hisser en tf du tournoi et terminerai a la 6ème place pour 23k€, ci joint la présentation de la tf ( je suis en avant dernier).
    http://www.dailymotion.com/video/x15ghvb_fps-cannes-mandelieu-table-finale-presentation_sport

    LES WSOPE:

    C'est donc regonflé a bloc et plus riche de quelques k€ que je décide d'aller chercher un bracelet a enghien, je décide de m'inscrire aux 2 crapsots, celui a un 1k et a 2k, pour le 1er j'ai pas vu le jour et je perd le flip, et au deuxième je me suis fait completement rouler dessus par michael mizrachi juste a ma gauche qui s'amusait a mettre une option ( soit un min raise in the dark) sur mes blindes, il a finit par me faire tilter et me faire faire un call hauteur as river alors que lui était nutsé.
    Je garderai pas un bon souvenir de ces wsope, ca vendait pas du rêve et le niveau était sacrément relevé.

    On a donc repis le grind tranquilement en hu et mtt pour cette fin d'année, je suis pas passé très loin d'un cours de tennis avec julien benneteau en terminant 2èeme du sunday surprise mais sinon pas grand chose a signaler avant ca :

    LA TOP SHARK ACADEMY:

    En terminant en tete du challenge sng ya 2 semaine , je me suis retrouvé au stade 3 de la tsa a mes depends, je pensais pas tenter de me qualifer mais la c'était bête de pas en profiter, et finalement 2 stades plus tard, j'intègre la top shark academy de winamax avec un contrat d'un an a la clef et la possibilité d'intégrer le team winamax, le rêve quoi.
    Comme je vous dis tout, je vous cache pas que la réouverture de ce blog est aussi lié a cette TSA car j'ai grandement besoin de vous, cette semaine on avait 2 épreuves , une épreuve de sng hu ou on devait tous s'affronter, pas trop de mérite c'est mon domaine de prédilection, je termine 2ème de l'épreuve, l'autre épreuve est une épreuve écrite ou il fallait expliquer notre raisonnement sur une main joué par sylvain loosli lors de son ME des WSOP, malheureusement je m'attendais pas a ce que mes adversaires rendent des copies aussi complètes et je me retrouve logiquement nominé suite a ma copie qui je l'avoue manquait de panache.
    on est 4 nominés pour un seul repéché, parmis les 4 nominés se trouvent 2 wameurs bien connus de leur forum, et je me retrouve donc en grande difficulté.
    Alors j'ai grand grand besoin de votre soutien les gars, on a jusqu'a demain 12h pour voter, j'ai pas du tout envie de quitter l'académie, ca vous prendra 10 secondes pour le faire et ca serait génial de faire parler la force de frappe de ce forum, c'est mal parti mais on y croit toujours.
    https://www.winamax.fr/top-shark_top-shark_academy---le-vote?language=FR

    Voila en espérant vous apporter de bonnes nouvelles prochainement, je vous souhaite a tous de passer une bonne année 2014 et que les dieux du poker soient avec vous.
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    kevv04 reacted to smir85 for a blog entry, Le poker de plus en plus sur le déclin!   
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    Dépecher vous de prendre le max € car ça sent la fin proche !
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