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JujuElDoud

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    JujuElDoud reacted to Christensen for a blog entry, Mon été US 2016: WPT Legends, Gus Hansen, Win au Caesar etc...   
    Comme j'ai pris l'habitude de le faire sur mon blog depuis quelques années, voici un petit compte-rendu de mon été US.
    Le cru 2016 fut assez savoureux, l'été fut beau, riche en souvenirs et financièrement positif, c'est un cpiste comblé qui prend ce soir la plume.
     
    1 outer pour commencer
    Cette année, notre programme est de trois semaines, comme d'habitude en famille (Mme Christensen et nos trois enfants). Nous avons prévu une répartition équitable d'une semaine à Los Angeles (plage et shopping), une semaine à San Diego (orientée enfants: Legoland, Seaworld, Zoo), et une semaine à Vegas (dans un resort familial sur le Strip, le Desert Rose, très beaux apparts avec piscine).
    Pour la première semaine, nous avions prévu de passer quelques jours chez un cousin, du côté de ma belle famille, que nous n'avons jamais rencontrés mais qui nous avait invité sur le net. Et là, quand je lui demande: "and what is your job ?"  "well, since 2001 I work in the Commerce casino". Enorme coup de chance ! Non seulement on n'a pas tous les jours l'occasion de parler à un croupier du Commerce, qui est un de mes casinos préférés (voir article sur ce blog il y a quatre ou cinq ans) mais de plus, celà me donne une bonne excuse pour aller y faire un tour. Il me lâche quelques anecdotes sympas, notamment sur Mathew Perry (Chandler dans Friends) qui perdait la semaine précédente des sommes à six chiffres au baccara. Et je passe une soirée là-bas. Toujours un régal de voir cette immense salle de poker, la plus grande du monde, apparaître devant nous. On est samedi soir, le parking est rempli, il y a quoi, 10 000 voitures ? La majorité de la clientèle est asiatique, peut-être à 80%. Je fais deux heures de NLHE 1-2, seul non-asiat à ma table, ça mange des soupes, des pho, ça bet postflop toujours à 41$ ("cause it is my luck number") ... j'adore. J'étais en liste d'attente sur une PLO 2-4 mais je décide de rester sur ma NLHE. ça joue en jetons de 1$, et comme je suis monté à 450$, j'ai des énormes pilasses devant moi, qu'importe la valeur j'ai l'impression d'être Escalidur. 

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    Bicycle, WPT Legends
    Deux jours après, Andrew (je change son prénom pour ce que je raconte ensuite) me propose d'aller jouer pour son jour de repos. Il ne peut bien sûr pas jouer dans son propre casino, mais ce n'est pas grave, il y a 8 casinos qui proposent du poker sur Los Angeles. Il ne souhaite pas que j'en parle à la famille, mais il me confie être un gros gambler addict. Il joue en 40-80 Limit Holdem, généralement cavé à 1000 ou 2000$. Il enchaîne régulièrement les soirées à  +/- 10k $.  Ce soir, il me dit vouloir jouer un tournoi au Bicycle, il me demande si je veux le jouer. C'est sur deux jours, et le day 2 est trois jours après. je serai à San Diego aux parcs d'attraction, donc pas possible, je réponds que je vais le rail, et faire du cash came. Andrew a choppé par des amis croupiers ici les cartes d'accès au parking du personnel, on est donc garés au mieux, et on passe par le back office.
    Quand on entre dans la salle, WTF, les Royal Flush Girls nous souhaitent la bienvenue ! 

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    Nous sommes en effet en plein festival WPT Legends of Poker, je ne le savais pas.
     

     
    Pas de grosse stars en vue mais la fine fleur des joueurs californiens semble être là.
    Je rail une heure, Andrew joue toutes les mains sur un event à 300$ re-entry, il en fout partout, il a déjà bust et re-entry et fait des tapis in the dark postflop à 200bb de profondeur... Bon c'est la famille, respect ... mais je m'éclipse au bout d'un moment pour échapper à ce massacre...
    Je vais faire un peu de cash, et motivé par l'ambiance WPT, j'ai envie de me payer une belle table, une table de HORSE 5-5. Je sors even après deux heures, ce qui est assez satisfaisant car je suis une quiche sur certaines variantes, mais je m'amuse énormément.
    Pendant une pause, je flane un peu, et me rends compte qu'une deuxième salle de poker, bien plus grande que la première qui accueille le WPT, existe à 200m. Je ne vois que des latinos, des tatoués et des travailleurs agricoles à chemises à carreaux et chapeaux. Il y a 40 tables pleines à craquer de ... Mexican Poker. C'est assez dingo. Celà parle espagnol à toutes les tables, ça gueule, ambiance assez aggressive, le floor intervient beaucoup.
     

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    C'est une sorte de stud à 5 cartes, avec , ce qui est le plus marrant, un joker.
    Pour les plus courageux, voici les règles:
    http://poker.gamblefaces.com/pokergames/studpokergames/mexicanpoker/
     
    Vegas
    Après la semaine très sympa à San Diego, j'arrive, pour la huitème fois de ma vie, à Las Vegas.
    Je consacre les premiers jours à des parties - apéros de cash game en milieu d'après midi quand les enfants se reposent (le matin, c'est piscine, jeux aux circus circus, et home games  de black jack (mon fils de 8 ans est imbattable), et en toute fin de soirée, vers une heure. Je rejoue dans toutes mes salles favorites, Aria, Flamingo, MGM, Bellagio.
    Au Bellagio j'ai le bonheur de croiser toute la clique des Poker after Dark, dont Gus Hansen avec moustache. J'ai vu quelques jours après que Supercaddy avait fait une news sur une partie qui tournait, avec cette photo:
     

    photo: Daniel Negreanu
     
    Quand je l'ai moi même croisé, il était un peu mieux habillé mais exactement la même tête de pornstar vintage.
    Je vois donc Negreanu, Jenifer Haman, Doyle Brunson (pour la troisième fois de ma vie, j'espère pas la dernière...)  etc... Pas mon idole Phil Ivey par contre, mais on est déjà chanceux on ne va pas se plaindre.

    Win du Caesar 125$.
    Le mardi 26, la veille d'une grande et belle soirée en famille au Circle du Soleil (KA, au MGM, fabuleux), je m'inscris au 125$ du Caesar. J'étais parti pour jouer le 19h00 du Venetian, qui pour le même prix offre une plus belle structure, mais j'ai trop hâte de jouer et le tournoi du Caesar commence une heure avant.
    Le tournoi a du mal à se remplir, on commence à deux tables de six, et on va jouer 6-max pendant assez longtemps (finalement il y aura 20 joueurs en tout, on est sur un SNG à deux tables quoi). Pendant une heure, je marche vraiment sur la table, je suis clairement au dessus des autres joueurs, et j'ai la chance d'avoir un LAG à ma droite, qui ne fait que bet preflop, bet tous les flops, puis au turn check-call si du jeu ou check-fold sinon... on va destack ce copain (pour toi olivierp) très rapidement.  Je suis longtemps chip leader, mais un évênement très Vegas me fait "sortir" mentalement du tournoi. Un joueur totalement handicapé (jambes et bras) vient s'installer. à ma droite. Il semble reg de la room casino, tous les croupiers le saluent. Il annonce ses mises et le croupier prend ses jetons, celà prend du temps... et le mec tank un max en plus. Le truc pénible, c'est qu'il prend quasiment deux places, m'oblige à me coller à mon voisin de gauche et... le mec trash talk ! Me traite en autres de froggy, de pussy quand je commande un jus de tomate (c'est marrant une fois, au bout de la cinquième fois...) ... Je me trouve dans une situation mentalement compliquée avec un type pour lequel je devrais avoir de la compassion mais qui me saoule méchamment  . Je m'énerve, joue moins bien... Le mec se fait sortir sur coin flip par un autre joueur, tout le monde est soulagé, mais il décide de re-entry... Je vois la déception sur le visage de tous les autres joueurs, je constate que je suis pas le seul à être un enc**é et vouloir le voir dégager vite.  Un flop miraculeux vient abréger cet épisode pénible, à 5 left, quand je trouve 688 (deux coeurs)  avec 66 dans ma main, et KK chez super vilain (j'avais callé au bouton). Je suis heureux mais j'ai l'impression d'être George Costanza dans Seinfeld.
    La fin du tournoi se passe comme dans un rêve, je rejoue mon poker A+, refuse les deals à 3 left sûr de ma force, et termine avec J8 vs AQ preflop en HU.
    J'avais déjà gagné quelques petits tournois en live, et ai déjà gagné plus online, mais cette win à 4 chiffres (1200$) dans un tournoi d'un beau casino de Vegas, est mon meilleur souvenir depuis que j'ai commencé ce jeu en 2007.
    J'ai own ce put**n de Caesar Palace !

    Une vraie sensation d'accomplissement. J'ai le sourire jusqu'aux oreilles en buvant mon dernier jus de tomate à une machine à sous pas loin de la poker room. Un sosie de Oprah Wimfrey jeune (ou de Miss Dominique, pour mes lecteurs friands de name dropping) , travaillant manifestement dans l'industrie locale du sexe tarifé, pense en me voyant que mon sourire était une façon d'entreprendre une négociation commerciale. S'ensuit un dialogue d'une rare poésie.  
    "Hey, Harry Potter, you wanna spend the night with a bad Vegas girl. I mean like realy realy bad ?  
    - No thank you, I just won a poker tournament !
    - f*ck you, you think I give a shit ?"
     
    Retour en Europe et futurs objectifs
    A mon retour chez moi à Amsterdam, mon rush se poursuit avec une troisième place dans le Night on Stars de pokerstars.fr pour 1477€, ce qui ne fait pas de mal.
    https://www.clubpoker.net/tournoi-poker-en-ligne/night-on-stars/pokerstars/to-262088,fr
    Lors de mon précédent post de blog, je m'étais fixé comme objectif de rentrer dans le top 20 Pocketfives des joueurs d'Amsterdam, c'est chose faite car le Night on Stars de PS.fr est tracké par le site.
    Mes prochains objectifs sont:
    ship ce Night on Stars conserver un ROI positif sur ce tournoi jouer quelques tournois live prestigieux dans les prochains mois (WPT Amsterdam probablement, Sixmix que je n'ai jamais fait) Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout.
    Good luck à ceux qui continuent, malgré tous les messages de sinistrose (baisse du trafic, rake etc...)  à kiffer ce jeu en 2016. Il ne mourra jamais, on trouvera toujours des jetons, un paquet de 52 cartes et huit adversaires pour y jouer !  

     
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    JujuElDoud reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Jte mets sur Roi Valet, Valet Dame   
    Ah ça fait longtemps qu'on était pas passé ici. Ya comme de la poussière dans les coins.
    Je regrette de n'avoir pas plus écrit, car c'est toujours un exercice enrichissant. Et quelques personnes m'ont rappellé que j'avais un blog récemment! Pour ma décharge, j'ai eu une année intense-bizarre-métamorphose, comme ça semble devenir la norme depuis que je cultive la conscience de l'instant présent. Comme si je vivais et renaissais chaque jour. Enfin chaque instant, potentiellement, bien qu'évidemment je ne sois pas TOUJOURS en pleine conscience, ni même que je le recherche, comme une pseudo-toute-puissance. Non, juste je cultive la pratique du boudhisme (cad la méditation), et j'apprend un art de vivre on va dire. BREF. Ca rend ma vie certainement différente d'avant, je change d'avis fréquemment, parfois comme très récemment je prends un break poker de 3 mois et j'en profite pour ne rien faire (pas d'internet du tout pendant un bon moment), et aussi prendre le temps d'aller en Chine.
     
    Mais venons en ce qui vous intéresse, le Pokey.
    Well, the Game. The Game is still there.
    Dans mon dernier post, qui date du début de l'année, je parlais d'un rapport contrasté au poker, marqué par les années. La difficulté du jeu, enfin ce qu'il provoque, aussi des addictions mélées. La difficulté à gérer mes émotions à la table, pas parce que je régresse, mais parce que ma sensibilité et mon contact à mes propres émotions s'enrichit de jour en jour. En commançant les arts martiaux et la méditation, je pensais que ça allait m'aider au poker, et de fait ça me rend la tâche plus difficile, subtilement difficile! Jsuis bon, honnêtement. J'ai du skill, et de la créativité, et la ténacité, l'âme du guerrier. Mais je ressens tellement de choses depuis quelques années, les gens, les endroits, moi-même, parfois je m'y perds comme dans une tempête. Donc voilà, le thème, depuis un bon moment, pour continuer à survivre dans l'écosystème du poker, c'est la gestion émotionnelle. J'ai aucun doute qu'une relation épanouie avec une fille géniale m'apaiserait grandement sur ce plan-là, mais j'en rencontre pas tous les jours!
     
    Ainsi, cette année, j'ai traversé des bons moments de doute. J'ai moins joué à certains moments, j'ai mal joué à d'autres. Bien aussi parfois, excellement parfois. Un peu sur un coup de tête, après 2-3 mois de play moyen, je décide d'aller à Vegas. Je décide aussi d'y aller pour bosser. Pas pour fétarder, pas pour bader non plus.
    Là-bas, pas de pétard pendant un mois. Avec le décalage horaire, j'me réveille les premiers jours aux aurores. C'est cool, ça me permet de courir quand il fait pas encore une chaleur étouffante. J'ai trouvé un supermarché qui vend des bons produits en vrac, des noix, quelques légumes et fruits 'organic', en tout cas je commence à avoir l'oeil à ce niveau-là, vivant à la campagne et aimant la nature. Des super jus de proto-biotiques, des jus mélangés à du thé fermanté généralement, générant ainsi des centaines de millions de bactéries bénéfiques à notre organisme: de fait une tuerie. Comme une drogue, mais absolument saine et naturelle. Ca m'a permis de jouer des MTT avec un niveau de focus jamais vécu. Et, en jouant Martin Jacobson dans un 1.5k WSOP (6 max à ce moment là), je vois qu'il boit la même boisson... Prends soin de ton corps et de tes organes surtout, c'est aussi ça le 'connais toi toi-même'.
    Je fais des salades. Je prends un soin particulier à cuisiner et à bien manger. Mes premiers pas dans un casino de Vegas ont eu lieu au Rio, mais l'endroit a une atmosphère assez sale et dégoulinante, donc je me tourne plus naturellement vers le Venetian, assurément un des meilleurs endroits pour jouer au poker au monde, de ma modeste expérience! Je grind en journée. En 5/10. Je fais des sessions courtes. Je sais que je suis là pour 6 semaines. Je joue au top, ou je quitte. Je fais des breaks quand j'veux, et je reste pas à la table 4 h de suite comme une larve, je vais prendre le soleil pour compenser le drôle d'air climatisé, probablement enrichi en oxygène!
     
     
    Personne me connait ici, et je ne connais rien du poker américain. J'entre discret, 70bb, et discret aussi dans le reste, qui je suis, comment j'me comporte. J'écoute, et je regarde. J'ai des bonnes idées aussi. Des moves que je ne décrirai pas ici, mais qui me permettent de manipuler les situations à mon avantage d'une manière dévastatrice. Pour faire simple, c'est passer pour un reg-fish en étant le meilleur joueur à la table (à ce moment là s'entend, j'étais le plus présent peut-être, plutôt). Bref, je sens les spots, je suis affuté. Je crush en toute tranquilité.
    Quand je grind au bellagio, je prends des jus de carotte toute la journée. Je vais fumer des clopes certes. Je m'emplis aussi de cendre et de feu, le feu de Vegas, le désert autour, toute cette agitation absurde et ce gachis d'eau. Ces gens, qui viennent comme à dysneyland payer super cher pour faire des trucs, honnêtement assez pourris (comparons ça à l'ambiance de certains bars européens que diable!). Genre regarder la fontaine de feu wooow trop cool. Et ensuite payer 25$ pour un burger.
    Bref, cette ville n'a aucun sens. Mais je suis là pour bosser, et en l'occurence je fais bien le boulot. Je sens que c'est un tournant. Tout ce que je n'arrivaits pas à faire depuis plusieurs mois, avoir une discipline de jeu (cad, en ce qui me concerne, gérer mes émotions à la table!), MALGRE la méditation et le kung fu (qui de fait, m'aident mieux à gérer ma vie en dehors de la table, nous avons donc là un mystère, un paradoxe)...... ici, à Vegas, le temple de la décadence humaine, je la trouve, cette discipline.
     
    Chaque jour pour aller et revenir du Venetian à mon logement, je marche une demi-heure, souvent donc sur le soleil brûlant. Le temps de vraiment voir la ville. Passer au dessus du highway près du Rio. Voir ces files incessantes de voiture qui vont et viennent dans la ville-lumière au milieu de l'ombre et du désert, le futile au milieu du Rien. Passer dans les rues, sur le strip, voir tout ce qui s'y passe, les milliers de vies qui s'y déploient de manières si différentes. Les gens qui bossent, les autres. Moi je bosse.
     
     
    Je m'essaie aux tournois avec des résultats plus mitigés, mais quand même un deep run dans un wsop (celui où Erwann Pécheux fait runner-up), un mixed max bien sharky pour un 1k5 (9max day1, 6max day 2, HU day 3, TF 8 handed) ; et autres sensations sympa, genre finir chip leader d'un gros mtt du Venetian fin du day 1. Un 3k 6max où j'hérite d'une table très difficile avec un top reg américain et surtout deux jeunes canailles allemandes à ma gauche, des gars vraiment trop bon quoi. J'étais impressionné, moi qui suis toujours à chercher l'edge, là je dois me battre pour pas me faire violer. Je survis jusqu'au bout du Day1. Pas assez de cartes pour batailler sur une table qui n'offre quasi aucun spot. Rare que je ressente ça à une table!
    Et le main event. Non prévu, mais j'ai rarement aussi bien joué de ma vie qu'ici à Vegas, et qu'est-ce que je cherche d'autre dans ce jeu, que de vaincre des sommets?
    Day 1, like a star. J'finis top 10 de mon day. Pas que j'ai spécialement run good, genre stacker flush avec full hein, non j'ai juste bourriné tout le monde et pris tous les spots d'explo. Gérant mon image avec beaucoup de précaution. Un moment, j'ai risqué de perdre 70k sur 90k (stack de départ 30k) dans un bluff que je savais fonctionner 100% du temps, ou pas loin. J'avais saisi mon adversaire. Je sais qu'il a overpaire. Je sais qu'il n'a jamais mieux qu'une paire sur ce board 875 78, moi j'ai seulement AQhi en sandwish dans un pot squeezé. Certes, sa paire est souvent QQ+.
    Je sais aussi, dans ces yeux, dans ce qu'il est, qu'il ne va pas risquer son tournoi, ever, ever, sachant qu'il lui reste 150bb derrière river (ou un truc du style!). Mon image est suffisamment bonne. Les éléments sont alignés correctement. Je vais donc check-raise énorme au flop (snap call), barrel énorme turn (snap call), puis shove river et patienter 1, 2 minutes peut-être, avant de voir mon adversaire muck face up KK. Je ne montre pas le bluff.
    Bref, je m'emballe même pas de mes 'exploits' slash 'hero bluff'. Je bosse, et j'exploite, comme un loup des steppes. Dans un jour comme ça, je vois les formidables progrès dans mon jeu, dans ma gestion aussi.
     
     
    Day 2, 2 jours après. Jme suis préparé. Sur tous les plans. Je pense stratégie. Je pense errements du mental, je pense qui risque de craque,r pourquoi, quand, est-ce que moi je craque? Je sais aussi les illusions qui doivent se créer dans ses cas là avec un gros stack, vouloir gamble avec les jetons. Jle savais, mais je ne croyais pas que ça m'arriverait. Juste un truc à se méfier. Je joue si bien depuis plus d'un mois, certes parfois je fais des erreurs, mais je m'en relève et me gère bien.
    Et là, je ne peux juste pas expliquer. Je suis passé à côté. La pression de l'évènement, qui ne m'avait pas effleurée au day 1, me revient dans la gueule d'un coup. Pris dans une spirale négative de mauvais spots et de mauvaises décisions, comme quelque chose dont on ne peut pas s'extirper. Ca n'a rien à voir avec le poker. C'est juste mon âme que j'explore dans le poker autant que dans tout le reste. Parfois mon âme est en lutte avec elle-même, a des comportements auto-destructifs.
     
    Bon. Au moins je suis pas le seul terrien comme ça. Savoir qui je suis ne me rend pas invincible, ni infaillible, loin de là.
     
    En tout cas, l'enjeu est là. Je grandis, en tant que personne, je développe une grande force interne qui, parfois, me rend très performant à ce jeu. Et parfois, je me prends les pieds dans le tapis, je m'égare moi-même à penser trop, je remets en cause mes reads instinctifs, je doute, et je ne joue plus au top. Pire même, vu que je garde l'habitude de vouloir exploiter tous les edges, parfois je développe des stratégies trop complexes et inadéquates. Parfois je ferais mieux d'oublier mon skill, parce qu'il me fait déjouer.
    Je n'oublie pas que j'ai dû, au cours de ma vie, dépasser une très grande timidité. Et maintenant je m'assois aux tables avec des sharks, et je suis l'un des sharks. J'aime le jeu parce qu'il me force à me dépasser en permanence, et parfois me force à dépasser des gros blocages. Je me sens fort parfois, car je le suis, et je sais que je dégage cette force. Mais je suis aussi fragile, pas si serein, à moitié fou peut-être. Les deux en même temps. Yin et Yang. Nos faiblesses alimentent nos dépassements. Nos égarements nous font trouver la Voie.
    Dans ma vie, j'ai cherché à ouvrir les portes de la perception. Mais je suis encore jeune là-dedans, et peut-être trop intrépide: j'ai accepté de plonger la tête la première dans une nouvelle forme de sensibilité (sentir avec le bide), force est de constater que je ne contrôle pas toujours le dragon que j'ai éveillé en moi!
     
     
    Pourquoi cela arrive-t-il lors du tournoi le plus important du monde? J'ai fait au mieux niveau préparation. Bordel, j'suis vraiment une m**de. J'peux rester des heures à méditer, face au mur, j'peux endurer pas mal de truc, et là j'suis incapable de me tenir? Incapable de rester en contrôle, tight, sans forcer les choses, dans un event où j'ai un edge massif? Je suis rarement scared money, peu importe les montants. Au day 1, le fait de ne pas l'être pas permis de dépeçer ma table. Au day 2, ça m'a fait bust en 4h. J'aurais adoré que l'argent ait une valeur pour moi dans ce day, que je sois un peu plus en phase avec les fish nits qui composent la majorité du field, et qui clairement ne veulent pas bust. Je ne crains pas de bust, cette 'force' s'est révélée en l'ocurrence très préjudiciable.
     
    J'ai chié ; gâché une opportunité. Juste après avoir bust, je suis comme sous le choc de ce que je viens de faire, cette force en moi qui peut brûler 10 000$ parce qu'elle sait que ça n'a aucune importance. Ca m'effraie presque. Jamais je n'aurais fait ça avant. Et puis, je m'allonge, j'essaie de calmer mon esprit, et mon corps, tous deux perturbés par l'échec. Me revient alors clairement une sensation de Deauville, fin du festival, après avoir bust de plusieurs gros MTTs, je m'inscris dans un 1.5k€, résolu à faire de mon mieux. Je fais de mon mieux pendant 3h. Et puis sur un coup à la con, j'engage mon tapis en semi-bluff contre le brelan évident du nit de la table. Je l'savais, j'l'ai fait quand même.
    Je sors de la salle de tournoi, et là me vient le vent marin, les odeurs, les sons des mouettes. En quelques minutes à peine je me sens mieux. Mais dans la salle de tournoi, j'avais la gerbe. Je voulais sortir, j'en pouvais plus de ce jeu, et aussi de ces personnes qui le jouent.
    Dans ces moments là, c'est simplement mon corps qui veut se lever de sa chaise. Sortir de cette compétition acharnée, m'éloigner des gens perdus dans une pâle addiction au jeu. C'est en cela que les pratiques que je fais se révèlent préjudiciables à la table. J'écoute plus mon corps qu'avant, beaucoup plus. C'est devenu la priorité dans ma vie d'être honnête avec moi même, et là, ici et maintenant, avec ce qui vient. Parfois je dois sortir du jeu, souvent, plus souvent que les autres, ce pourquoi je dois être l'un des joueurs pro faisant le moins de volume en France! Mais, j'suis toujours là. En sous-marin, sous le radar.
     
    Cet été je vais grind à Aix-en-Provence. Lors d'une session nocturne sur une 5/10 extrêmement profitable, je spew un stack contre mon pote (bon il me dit après que mon hero call fait sens, que j'ai déchatté la situation, mais quelque part on sait tous les deux qu'il bluff jamais là-dessus, malgré son degré de compétence incroyable. Juste une question de timing plutôt. Il peut bluffer cette situation, mais juste pas là tout de suite). En plus sur une table facile où toute personne rationnelle voudrait ne pas jouer contre son pote, qui est le seul autre shark de la table, et se concentrer sur les joueurs faibles. Les requins ne se mangent pas entre eux n'est-ce pas. Et moi si. C'est mon pote, on se connait super bien, il est fort, moi aussi, c'est lui que je veux affronter. Les autres ils m'ennuient, ils pigent rien. Ils me forcent pas à me dépasser. Qu'est-ce que je cherche, au fond, si j'en viens à oublier / mépriser la première raison qui m'amène à la table, cad gagner de l'argent (facile!) ? Pourquoi ce besoin de chercher plus de difficulté, plus d'obstacles? Ne suis-je pas en train de devenir un gambleur fou, qui gamble avec sa vie et son devenir?
    Je sors de là en me disant sérieusement: c'est fini. Ma carrière, c'est fini. J'observe mon corps et mon esprit méticuleusement auto-détruire mon skill, comme s'ils voulaient me broke pour que je sorte de ce put**n de casino. C'est comme si l'éveil de la conscience boudhiste en moi, la sagesse et la compassion aussi, me rendaient allergique au jeu. Comme un paradoxe existentiel, qui s'exprime malgré tous mes efforts.
     
    Parfois j'me dis, ça serait si simple, il suffit que je joue au poker avec la même conscience que quand je médite. Sans recherche. Et alors le jeu est facile, et surtout je ne me tâche pas, je ne me perds pas dans les illusions du jeu. Souvent, c'est à peu près le cas. Mais quand je me déçois moi-même méchemment, c'est trop dur à vivre, je me dis que c'est ptet pas ma place.
     
    Bref, je sors du jeu. Réellement. Je pense à arrêter définitivement, alors même que Vegas m'a montré que je pouvais jouer avec les meilleurs du monde, et que j'avais ma place dans l'arène. Que je le veuille ou non, j'ai fait mon chemin dans ce jeu. Je pense par moi-même, j'ai mes propres approches. Pu besoin d'imiter les pros dans des vidéos haha, je fais du jeu ce dont j'en ai envie. Je perturbe. Un top reg bulgare vient me voir un jour à Vegas, me dit: j'ai cru au départ que t'étais un fish, maintenant je me rends compte que t'es un des meilleurs ici. Je sais, mec. Je peux l'être. Quand les éléments sont bien alignés. Quand je suis pas entraîné par la tempête de mes ressentis. Comment un être si fragile que moi peut parvenir à être si fort parfois? Si fort dans l'adversité généralement?
    Bref, j'en ai marre, ce jeu crée trop de souffrance, je dois trop forcer ma nature pour être bon.
     
    Je ne joue pas pendant 3 mois. Je m'assois dans des cafés, pendant des heures, j'écris, des choses, mais pas sur le poker, plutôt sur les mouvements d'âme, sur l'existence, les gens qui passent et m'entourent sur cette place magnifique d'Aix. J'écris ce qu'ils m'inspirent, le reflet du soleil et les sons. J'me dis, il serait peut-être temps de faire autre chose de ta vie. Ecrire un bouquin, revenir à l'Art, revenir à la sérénité. Faire un job simple, plutôt qu'un combat du quotidien. Et d'ailleurs, pourquoi ai-je un guerrier en moi? Pourquoi cet appel du sang en même temps que cet appel à en sortir?
    Méditer, c'est juste s'assoir. Je fais ça. Je suis assis, je laisse le monde être autour de moi. Il me donne une grande inspiration.
     
    Je passe des jours sans internet, simplement à 'être'. Lire, écrire. Rester conscient du temps réel, plutôt que me perdre dans l'Ecran Rétinien. Que c'est bon, de ce permettre cette respiration. Mon plus long break depuis que je joue. Et je pense, beaucoup de personnes, quand elles prennent des vacances, s'agitent à faire des choses. Moi j'ai accepté de laisser couler, laisser infuser. Je connais très peu de gens qui aiment à faire comme je fais, cad sentir comme chaque jour est unique. Même quand on se fait chi**, c'est unique. Fuir dans le divertissement permanent comme notre société le permet tellement, ça ne résoud pas l'Angoisse, et ça je pense qu'on le sait tous, quelque part.
    Je pars en Chine. J'apprends des choses. Je vois qu'un jour futur, peut-être, j'irai là-bas apprendre auprès de ce maître de Tai Chi, dans une montagne taoiste sacrée en plein milieu de la Chine. Un chemin de vie qui se dessine, un possible.
    Et en même temps, 'chaque choix en efface mille autres'.
     
    Et là je reviens, tout doucement. Le poker est toujours là. Je tâche à ce qu'il ne soit pas au centre de mes pensées, je tâche à ce qu'il passe toujours après la Pratique, désormais. Ca reste un travail. On verra, si j'arrive à continuer mon bout de chemin dans ce monde. J'ai les forces pour, il s'agit pour maintenant de les faire travailler ensemble, ces forces, plutôt que les voir s'opposer! Trouver l'apaisement en fait. Je suis bien la seule baltringue engagé dans une quête existentielle dans le poker, tout en ayant une partie de moi profondément anarchiste et chaotique, qui crache sur l'argent, la réussite, la gloire, toutes ses illusions dont se nourrissent les Hommes pour croire qu'ils existent.
    J'aime mon pseudo, avec les années. Mr Sneeze. Mr Atchoum. C'est ça. C'est qui je suis. Parfois j'éternue de toute mon âme. Vivre, c'est un gigantesque chaos. Une tempête incessante, qui nous porte comme feuille morte. Mais qui est prêt à voir cette réalité? La réalité que nous vivons et mourrons? Que la mort, précisément, n'est pas un accident ; même la seule chose non-accidentelle, puisqu'inéluctable. La Vie, plutôt, est l'accident perpétuel dans la Mort.
     
     
    Lors du main event day 1, le soir vers le dinner break, une grosse tempête s'abat sur Vegas. Le Rio est proche de mon logement, alors je cours sous les trombes d'eau pour manger un morceau. Pour revenir, la pluie a presque cessé, mais les rues sont inondées. Plus personne dans les rues, et l'eau, l'eau partout dans cette ville au milieu du désert. Il y a comme une atmosphère de catastrophe, enfin tout est à l'envers à l'endroit. L'eau partout, donc plus vraiment de trottoir dans la rue. Il faut sauter au dessus des flaques énormes, passer dans la boue, escalader une grille un moment. Les voitures, paralysées. Et là, baigné dans la lumière du soleil d'Orage, je sens que j'adore ça. J'adore ce chaos, quand les éléments se perturbent, et que je me sens vivre, simplement dans le contact avec mes sens, la matière et les choses. La Réalité de la tempête, les éléments qui prennent le dessus sur les Hommes, et leur ville bizarre. Dans le Rio, l'eau traverse le plafond, inonde légèrement la salle de tournoi. Le Réel, qui pénètre dans l'Illusion.
     
    Et moi, un sourire aux lèvres et dans ma cage thoracique, à sauter dans la boue, au milieu de la Force Brute des éléments.
     
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    JujuElDoud reacted to natanoj for a blog entry, Session 11 : fin du challenge   
    Ok, ca a duré 20 minutes à peine...

    En MP je limp dans un multiway. En SB libanais pousse son jeton de 5, la croupière le prend, la bb check, mais libanais dit " nonon tu as oublié mon 5, j'en ai mis un autre". Apparemment, il a minraise 10 depuis la SB.. La croupière dit que non, c'est trop tard, mais il insiste, et la croupière va montrer le flop on voit juste un K et il je me souviens plus exactement de ce qu'il dit mais genre "baah si c'est comme ca" et il balance all in super vnr.

    Obv vous connaissez la suite de l'histoire... Je tank 5 minutes, je finis par call, car je me souviens plus s'il a balancé all in avant ou apres. Et je perds 480$ contre KQ dans un pot qui faisait 25 vs un bon gros angleshooter de m**de...

    Mais bon, je ne peux m'en prendre qu'à moi meme. Jamais je serais tombé dans un piège aussi grossier si je jouais mon A game. Je crois que c'est le signe qu'il faut que j'arrête. Déjà hier j'ai eu de la chance de finir bien up malgré la fatigue. Aujourd'hui, en arrivant à cette table de nit, j'étais déjà découragé en me disant que ca allait être une corvée...

    En plus au final j'ai foiré mon rdv avec la bombe, mais bon, peut etre j'aurai le temps de me rattraper plus tard.
    Bref. Je finis down d'une cave après 11 sessions, c'est pas non plus la mort. Je ne m'étais pas fixé d'objectif financier, sinon celui de récupérer mon A game. Je sais que je suis très fier de mon jeu vers les session 5/8 au moment où j'ai commencé à accumuler les reads contre les regs et que j'étais en pleine forme. J'étais peut etre pas aussi bon que ce que j'ai été à un moment, mais je suis assez content du jeu que j'ai produit malgré tout, et de m'être tenu aux CR a chaque session.

    Le bilan de tout ça, c'est encore une fois, je joue malgré que je suis tout à fait conscient de deux leaks majeurs :
    - je suis scared en NL400+
    - je persiste à vouloir jouer fatigué.

    Faut que je me donne des grosses claques pour m'obliger à ne plus le refaire. J'aurais jamais du jouer quelques sessions vers la fin, dont celle d'aujourd'hui, mais bon...

    Je vais donc a priori arrêter le poker à Panama. Les prochaines parties auront lieu dans quelques semaines au Costa Rica, à San Jose probablement.

    J'espère que malgré tout vous avez kiffé. Je pense que oui. Et je vous donne rendez-vous bientôt sur www.facebook.com/worldpokertrip et www.worldpokertrip.net quand je posterai la vidéo du mois...

    ciao !

    cave : 400
    gain : 0
    profit : -400
    total : -552
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    JujuElDoud reacted to natanoj for a blog entry, session 7 : mercredi 14 janvier   
    put**n c'est bon ça, j'ai l'impression de revenir petit à petit à mon niveau d'antan. Je sais que j'ai bien joué hier soir, et je sais que les mecs à table me respectent et me craignent. Ca faisait tellement longtemps que j'avais pas eu cette sensation géniale... Celle du shark !



    1. Le fish de la derniere fois que j'avais c/ca, lead, lead avec TP. Je comprends toujours pas trop ce qu'il fait. Finalement il est peut etre pas si fishy
    2. le nit ultime. Hier soir sur Kx6Kx avec Kx vs 66 contre lui, j'ai reussi à ne perdre que 50 dollars. Le mec a meme pas raise river.
    3. un vieux ricain que je connais mais je sais pas trop comment il joeu
    4. Encore un chinois. inconnu
    5. Il a l'air d'être un très bon joueur et il mate des vidéos de coaching américaines pendant qu'on joue. Ok, on va se méfier.
    6. Un autre vieux ricain que je connais sans en savoir plus sur ses patterns
    7. Un inconnu. Trentenaire bien sapé.
    8. Un put**n de sick beaugosse. Quand il s'assoit à table, une femme s'évanouit.
    9. j'ai noté son nom mais je me souviens meme plus de sa tête. Il devait pas être marquant
    10. flaco, pour rappel bon tag

    j'arrive vers 18h et déjà on me met sur la 2e table en SH. Elle va se remplir petit à petit. 500 sur la table, je suis pas le seul à caver à cette hauteur, c'est pas courant.

    1. J'ai pas joué une main pendant deux orbites quand espagnol ouvre 15. Il est call par chemise. J'ouvre KTo et squeeze 60. Les deux foldent. Chemise fold 99. Je ferais mieux de 3bet polarisé.

    2. Quelques dizaines de minutes plus tard, espagnol isole les fishs à 25. Je suis de SB et décide de prendre le spot de 3bet avec . Je pense que j'ai souvent de la fe préflop. Apres coup pas spécialement content du spot, surtout oop, je pense qu'il va call relativement souvent avec ses mains jouables et je suis encore trop scared pour bluff sur plusieurs streets.
    Mauvaise nouvelle, encoreunchinois qui avait limpé call le 3bet lol, et espagnol call behind.

    flop : (pot 260)
    y'a plus qu'a prier que personne ait d'as et cbet fort pour essayer d'avoir de la fe sur 9x ou des pp... 125. Tout le monde fold. Vu que je me suis chié dessus tout le long et que je me suis rendu compte que j'allais pas le refaire, je décide de show...


    3. discuss : TPGK vs minraise

    En EP, chemise est parti et devinez qui a pris sa place ... Un chinois ! hahaha. Voila que notre ami bridé minraise à 10, j'ouvre juste à côté et 3bet 30. Je suis en 3w avec lunette au bouton et bridé.

    flop : (pot 100)
    je cbet 60, lunette tank un peu et minraise 125. La parole me revient, et je décide de flat. Je sais pas trop quelle peut etre sa range. Il a pas de set dans sa range, a part peut etre JJ. j'imagine qu'il va raise QT un peu plus fort, meme si je sais pas trop. KJ et des flush draws genre Axcc

    turn : (pot 325)
    je check, il check back. j'ai l'intention de lead river

    river : ( pot 325)
    mauvaise nouvelle, je check. Il snap bet 150, je fold.



    4. En EP, espagnol fait 15, payé. J'ouvre AKo et suis content de squeeze 60. Un peu moins quand je me retrouve en 5way... Je give up sur un T9x.

    il est 20h30, je me rajoute 100 pour être à 500. Et je vois qu'une place se libère sur la table d'à côté. La table où je suis est pas si facile avec espagnol et flaco. Et y'a pas un gros fish vraiment. Je décide de changer de table pour rejoindre entre autre Canada et Poivre.


    5. discuss : bluff OESP
    en MP je limp 56o . Ca fait partie de ma nouvelle stratégie d'essayer de rentrer dans un max de pot avec des mains qui font des nuts...

    Je me retrouve en 4way.

    flop : (pot 20)
    voila que gros lead. Dans ce spot, il va souvent lead any paire et si je raise maintenant je vais souvent barrel turn et win. Je m'apprête à raise, et je vois que Canada, qui a 200, s'apprête à raise... je décide de flat, il raise 50, l'autre fold et je NYBR 200.

    Le plan ne se déroule pas à merveille puisqu'il snap... 86s... le genre de main que j'avais envie de faire fold.

    Je n'améliore pas.

    Vous en pensez quoi?

    On parle un peu de la main avec Canada, on se marre bien. Je le taquine gentiment et lui dit que j'ai toujours pas compris si c'était un génie ou un fish. Il se marre, et il me dit d'aller sur Hendon Mob. Je tape son nom et je me rends compte que le mec est un pro de Vegas avec 1.5 millions de gains life time lol... ok hahahah. Maintenant je comprends mieux son style de jeu. Pour lui c'est juste de l'argent de poche... OK, je peux établir une stratégie un peu plus précise désormais.

    Je me rajoute 200 pour être à 500

    6. en MP je raise KJo sur une option. Poivre me call au bouton. HU

    flop : 6h (pot 100)
    sur ce flop dry, je bet petit, un peu trop probablement : 45. Il fait une moue et snap minraise à 90. Je suis un peu emm**dé parce que je sais pas si c'est mon bet qui a induce, mais pour l'instant j'ai une main trop forte pour fold. Il peut faire ca avec Kx "pour se situer" ou JJ

    turn : ( pot 190)
    je check. Il huge bet 160. Je m'attends pas à ce qu'il lache un sick bluff dans ce spot. JQ a du sens. KT, K9... Je bats qu'un bluff. Poivre a l'air ostensiblement a l'aise avec sa moue du genre "j'ai pas le choix"... Je me demande si c'est du reverse tell, mais en fait je crois pas, il est pas assez bon pour ça. Je pense juste qu'il est ultra serein. Je prends note mentalement.


    7. Main clé, double up vs poivre
    En EP, j'ouvre et raise à 25. Je me retrouve en 4way avec notamment poivre ip.

    flop : x (pot 100)
    ca check, je décide de cbet 60 avec mon équité et le plan de barrel parfois selon les tells turn.

    poivre tank un peu et call au bouton, le restes fold.

    magic turn : (pot 220)
    j'adore cette turn qui me donne les nuts et surtout des tonnes de dp et paires + draws etc... Je 2nd barrel 125. Il met bien 1 minute à faire le call. Je sens qu'il est en mode bluff catch.

    river : (pot 470)
    la backdoor flush me fait pas trop peur . Il aurait tank beaucoup moins avec le backdoor draw. Je suis sur d'etre devant, je shove 255.

    Il tank pendant 3 heures. En fait, je suis presque sur qu'il va call... Le mec a pris un pot enorme il y a peu, et c'est une sick station, je pense qu'il est capable de me call avec Jx dans ce spot...

    il tank cependant tellement longtemps que quelqu'un demande le time... La minute passe de 4/5 secondes, mais la croupiere prend pas les cartes. Ils sont mega laxistes ici avec les regs. Et je dis "ben c'est foldé là !! le temps est passé ! "
    Il entend ca et il snap call.

    OOOOOWWWWNNNNNEEDDD ahahahaha


    8. En EP j'ouvre AJo à 25 et me retrouve en 4way avec Colombien, un mec que j'ai déjà pas mal joué, assez cs et abc et poivre encore une fois.

    flop : (pot 105)
    je cbet 65, suis flat par colombien et la parole revient à poivre qui c/r 200. Je sais pas pourquoi, je m'attends pas à ce qu'il bluff flush draw sur A high board surtout vs 2 joueurs. Je décide de le croire, fold gentiment. Colombien par all in et il call. Colombien a et poivre . Je prends note du c/R de poivre qui est probablement un peu tilté. (ils ouvrent deux turns + river et splittent)


    9. Main clé, 3 streets vs colombien
    en EP j'ouvre et raise 20. Je suis call par colombien et par tatoué en BB ( le mec que la session d'hier, reg abc a priori)

    flop : (pot 65)
    je cbet à 45, suis flat par colombien qui a Jx Kx oesd dans ce spot.

    turn : (pot 145)
    habituellement je vais pas trop 2nd barrel cette brique . Mais je réalise que je peux faire fold pas mal de Jx et oesd. Parfois Kx. De toute manière j'ai encore pleins de rivers qui me sauvent. 100. Il tank pas tres longtemps et call.

    la river de l'amour : (pot 345)
    je lache un gros bet à 275. Il est un peu dégouté, il tank 30 secondes et finit par call . J'ai bien chatté mon set up !


    9. Discuss, erreur de fatigue?
    UTG j'ouvre et décide de ... limp. C'est un truc que je commence à inclure dans mon jeu et j'aimerais bien avoir des avis. L'idée c'est de ne pas s'isoler contre des ranges plus fortes, et de pas avoir a fold sur un 3bet alors que c'est une main cool pour faire des nuts.

    tatoo raise 15, et je me retrouve en 5 way : (pot 75)
    je lead 50, suis juste call par vieux chinois. Ici sa range c'est majoritairement des draws et des Q

    turn : (pot 175)
    la pire turn possible, oesd est rentré, flush est rentré j'ai donc un ch/decide assez facile pourtout, sans que je m'explique pourquoi, je cbet 75, il m'envoie tous les tells d'inconfort et de faiblesse de la terre, et call.

    Normalement si j'étais pas fatigué, une petite alarme s'allume a ce moment la...

    river : (pot 325)
    encore une fois, c'est un ch/fold j'imagine, mais je bet 100 pour value je sais pas trop quoi.. Il tank une minute, s'apprête à fold et minraise 200. LOL. Je fold et me mords une couille d'avoir spew 175.


    10. Colombien raise 20 en EP, je suis au bouton avec et décide de flat, on est en 4way

    flop : (pot 85)
    ca check, il cbet 50. Il va faire ça avec sa range de value, mais je pense qu'il cbet aussi des 88 & co ici. Je décide de profiter de ma fe direct et raise 150. tout le monde fold.


    11. main clé : 3 streets vs espagnol

    Espagnol vient d'arriver à table il raise 15 en EP, il est call par colombien, j'ouvre au bouton et squeeze le tout à 60
    Il me regarde, me sourit, je lui lache un "bienvenue à table " et il call. Colombien fold. C'était pas le plan que j'avais mais ca me va. Je sais que dans ce spot, as deep ( j'ai 900, il me couvre) il va call toutes ses pp, sc et jouer assez sfwd avec KK/AA imo.

    flop : 8s (pot 145)
    il check, je cbet petit à 65. Je me chie dessus à l'idée qu'il me raise, mais il flat. 8x, 4x, 3x 99/QQ. 56. Eventuellement AQ/AK qui veut pas gu tout de suite, et tous les brelans qui vont souvent slowplay

    turn : (pot 275)
    il check, je 2nd barrel 110. Il tank 1 bonne minute et fait le call. Je suis désormais presque sur d'etre devant. Je pense qu'il va souvent fold tout ce qui est en dessous de 8x. Imo j'ai beaucoup de value sur 99/QQ

    river : (pot 495)

    pas trop fan, mais il me reste de la value. C'est sur cette river précise que se trouve l'edge... En live, quasi tout le monde se chie dessus et check back cette street. Je value 230. (bon je me chie un peu dessus aussi vus les sizings, mais je prends ma value hein)
    Il tank 3 minutes et call. Je ship le nice pot de 200 bb !


    12. Sur un option, j'ouvre KQo en LP et raise 50. et suis en 3w avec gros et un nouveau qui a beaucoup limp reraise ce soir, mais je connais pas trop sa range ni ses patterns

    flop (pot 160)

    flop bien sec, je décide de me la jouer tricky tricky et de check back quand la parole me revient, en esperant qu'ils touchent un petit qqchose...

    turn : (pot 160)
    pas trop fan de la turn car vu que j'ai pas cbet je vais devoir faire du guessing game si ca barrel fort. D'autant que le nouveau prepare ses jetons et bet... 30... gros fold.
    bond dans ce spot soit il a une pp qu'il va fold si je raise, soit il trap et dans ce cas pas envie de raise. Je décide de flat et d'aviser river. Il a aussi des fois TJ.

    river : (pot 220)
    il tank, prepare des jetons, et check... Je sais pas pourquoi j'ai le feeling qu'il va call un gros bet malgré sa faiblesse turn. J'envoie 125 et il SNAP. et muck très surpris . J'ai joué bien tricky héhé...


    voila voila, je me barre peu après.
    Je me sens de plus en plus confiant en mon jeu, ca fait plaisir !!

    cave : 1000
    gain : 1515
    profit : 515
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    JujuElDoud reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Fearless   
    Au fur et à mesure des années, j'ai observé mon potentiel augmenter. Le plus grand obstacle à notre vrai potentiel est la peur, toujours la peur. Il est facile de blâmer la vie, mais la vie ne fait que nous révéler. On peut blâmer les autres, mais les autres ne nous indiquent que nos limitations objectives.
    Si l'on pouvait se libérer de la peur, ne pourrait-on pas réaliser plus aisément notre vraie nature?

    Je ne vais pas blablater comme d'habitude. Simplement évoquer un sujet qui m'a fait réfléchir ces derniers mois.

    On parle parfois, dans le poker ou ailleurs, de personnes 'sans peur'. C'est une illusion extérieure, de même que les personnes excellant dans domaine quelconque donnent une impression de facilité et de spontanéité à autrui, bien que cette facilité ait été forgée dans la peine. "A force de".

    Etre sans peur, cela n'est pas possible. Etant donné qu'il s'agit d'une de nos émotions les plus fortes et les plus révélatrices aussi (de même que l'angoisse), on cherche à l'éviter. A rester rassuré, rester en contrôle.
    Chercher à 'vaincre' la peur, à la faire disparaître, c'est du refoulement.
    Ce qu'on peut faire par contre, c'est plonger dans la peur, la vivre au fond des tripes, la laisser infuser comme un thé. Ainsi, l'objectif n'est plus de ne pas craindre, mais de 'ne pas craindre de craindre'. Ne pas avoir peur d'avoir peur. Donc avoir peur. En acceptant de ressentir la peur, en ne craignant plus cette sensation désagréable, en acceptant d'être bousculé en fait, petit à petit on apprend à la connaître.

    Si on ne craint pas la peur, on n'a plus peur de rien, ni de personne. Bien qu'on la ressente encore!
    Je me suis bien rendu compte ces derniers temps que je dégageais cette impression chez les autres, chez certains autres en tout cas. Et pourtant je sais ce qui se passe en moi, je connais les tempêtes qui m'animent. Mais ce que je dégage, c'est souvent une force profonde et sereine.
    Je ne suis pas dénué de peur. Je suis un accroc à la peur. J'aime tester les limites de ma sensibilité.

    On ne vainc pas la peur, mais on apprend à la connaître. En la connaissant, elle ne nous contrôle plus.
    D'ailleurs, on dit souvent qu'on a peur de l'inconnu.

    Tout ce que je dis peut s'appliquer à la force. La force, c'est célébrer sa faiblesse, sa fragilité. Se protéger en s'entourant d'un mur, ce n'est pas de la force. Accepter de se faire toucher par la vie et par les autres, c'est là la vraie force. La force c'est la capacité à être atteint, à être brisé et à se reconstruire. Ce n'est certainement pas être 'incassable'.

    Penser que la force s'oppose à la sensibilité, c'est un sûr moyen de manquer de résistance. C'est un sûr moyen de se faire fissurer par le temps.

    Si on recherche trop la force, on n'en possède pas. Seulement le masque de la force. Si on recherche à conjurer la peur, on sera peureux d'âme, car on évitera toute situation déstabilisante.


    En pensant de cette manière, on en vient à apprendre autrement. On en vient à célébrer les erreurs, les obstacles et les difficultés. On en vient à ne plus rien éviter, et ne plus rien chercher non plus.
    On en vient à voir les Maîtres avec un nouveau regard, aussi. Soudainement, la maîtrise n'est plus quelque chose d'éloigné, d’insaisissable, d'étranger. C'est quelque chose présent ici et maintenant, et toujours.
    On est chacun son propre maître ; peu y parviennent parce qu'ils gardent et entretiennent l'illusion qu'il y a quelque chose à atteindre, à obtenir. Prisonniers d'une vision idéale, ils ne l'atteignent jamais.



    PS: je vous propose de me suggérer un thème pour un prochain post, si certains d'entre vous ont des idées! Je prendrai ce qui m'inspire le plus!
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    JujuElDoud reacted to Bandecdc for a blog entry, Scoop/Winamax Series : Objectif 10.000 en deux semaines.   
    Zloty.
    Je parle en Zloty, la monnaie polonaise bien sûr, ce qui au taux de change actuel équivaut à exactement 2381.57€. Pour comprendre où je veux en venir avec ce titre, il est sans doute préférable de revenir un peu en arrière.
    Dans le cadre de mon master de finance, j'ai été affecté en université partenaire en Pologne, d'où cette volonté de m'entrainer dés maintenant à faire des conversions, et sans doute pour faire un titre plus accrocheur, il faut bien l'admettre. En effet, mon set pour les SCOOP et les Winamax Series est de... Oh attendez... Non. laissez moi revenir encore plus tôt.
    Ca faisait 6 mois que je ne dormais plus. Avec l'insomnie, rien n'est réel. Tout n'est qu'une copie d'une copie d'une copie... (Oups, pas le bon film, désolé)
    Donc on reprend : Ceux qui suivent mon blog se souviennent certainement
     
     
    j'avais écris il y a de cela un mois et demi. Les joueurs de poker le savent, les périodes fastes précédent assez souvent les périodes creuses et plus particulièrement quand on a le culot de s'en vanter. J'ai donc passé les quelques centaines de games (et une bonne trentaine d'heures, lol) qui suivent à ne plus rien gagner, voire à reperdre un petit pourcentage de ce qui avait été gagné durant cette première période.
    Pris de l'envie de faire une pause de quelques semaines, je propose à mon stakeur de mettre fin au contrat, ce qu'il accepte sans problème en prenant sa part des 1800€. Pour ma part, je clôture le mois de févier à +113€ pour 54h de jeu, ce qui en fait à la fois le mois le plus faible en termes de gains et en termes de gain horaire de ces deux dernières années. Bon appétit.
    Je passe donc le mois de mars à vaquer à d'autres occupations plus importantes comme par exemple la surcharge de cours et de travail assez démente en milieu-fin d'année scolaire.
    J'ai aussi pu passer un mois à améliorer un peu mon skillzz aux échecs. J'adore ce jeu. Dimanche dernier j'ai battu mon deuxième 2100+ en partie longue de toute ma vie (sur 5 affrontés en tout). C'était une partie intéressante car il faut situer le contexte : Je n'ai pas participé à la première ronde du championnat de Dijon, ce qui fait que je commençais le tournoi avec un round de moins que tous les autres. En voyant les 19 autres joueurs inscrits, je me rends compte que mon classement Elo de 1925 FIDE est le second plus haut de la liste. Au dessus de moi, Jacques, un senior adorable et avec une culture incroyable, qui avait un niveau assez fou dans les années 90 et qui aujourd'hui se maintient aux alentours des 2115. Et en dessous, quelques 1850-1800 et le reste du field composé de débutants sous la barre des 1600.
    Jacques va très certainement gagner toutes ses parties, et finira invaincu si je perds contre lui. Même si je gagne toutes les autres et perds contre lui, je finirais à 7/9 et je ne suis même pas sûr d'assurer la deuxième place. En revanche si je le bats et gagne toutes mes autres parties, on finis tous les deux avec 8/9 et j'aurais un départage très favorable.
    C'est donc après une partie de 6h très tendue, très tactique, que j'ai réussi à obtenir cette position qui a provoqué l'abandon de mon adversaire.
     

     
    En effet dans cette position, tous les coups noirs perdent, la prise du cavalier avec la dame entraine un échange des dames suivi du fou qui prend le pion f4, le pion c6 qui avance en c7 et le fou qui prend en a6 le coup suivant qui aboutira au gain de la tour. Sur dame noire en b6 ou a7 ou c8, je joue mon cavalier en d7 et mon roi ne craint rien, me laissant avec deux pièces de plus.
    Par la même occasion, la relégation de l'équipe de la N3 à la N4 pour la saison 2013-2014 m'a permis de réaliser ma plus longue winning streak (6 victoires à la suite) et la plus longue non-losing streak (12 parties à la suite sans défaite). #brag #indecent #osef
    Bref je m'emporte, cool story bro, on est pas là pour parler d'un jeu de plateau mais d'un jeu de cartes. Revenons en à nos moutons : comme chaque année Winamax organise ses Series (3 fois dans l'année je crois) et Pokerstars les siennes, modestement appelées les SCOOP, ou Spring Championship of Online Poker. Et comme chaque année, les deux concurrents la lancent en même temps pour se tirer mutuellement dans les pattes .
    Quelle belle occasion pour reprendre le jeu que deux grosses séries avec des espérances de gain assez énormes ! Je me suis monté un set de 1500€ pour 5 jours de jeu, dont les 3 dimanches de la compétition (obligé lol). Je prévois donc de jouer le 30 mars, le 6 avril, le 7, le 11 et le 13. Parmi les gros events, on compte le 100€ Scoop #2 high, le 150€ Full ko high, le 150€ Ultra Deepstack high et bien sûr le Million Event, point d'orgue de la compétition puisque le vainqueur est assuré de repartir avec un gain à 6 chiffes (!). Pour le reste, je garde une partie de l'enveloppe pour ajouter des back ups parmi les tournois réguliers que j'ai l'avantage de bien connaitre.
     

     
    (Scarlett Johansson dans "Scoop" de Woody Allen. See what I did there?)
    Effectivement, ces tournois sont plus chers que ceux que j'ai l'habitude de jouer mais pas de panique ! J'ai évidemment vendu des parts à droite à gauche. Le principe de la vente de parts est très simple : on prévoit un budget fixe pour une série de tournois et on la divise en action comme une société. On en vend ensuite à des joueurs désireux d'investir sur nous et à la fin de la période, ils récupèrent la part des gains nets correspondants à leur pourcentage. A l'heure actuelle j'en ai vendu la moitié, j'aurais aimé 70-75% pour être parfaitement tranquille, mais bon c'est déjà pas mal. En ce qui concerne mon niveau, étant donné que ces séries attirent beaucoup de joueurs récréatifs, je pense en toute objectivité être capable de dégager un profit moyen sur ces limites (enfin l'inverse me ferait quand même beaucoup me remettre en question, sans que ça soit toutefois un drame cela dit).
     

     
    Quand on fait une simulation sur la répartition des gains, on se dit plusieurs choses : déjà qu'on aurait du écouter le prof de stats à la fac quand il parlait de la loi de Poisson d'une part, et d'autre part que les MTTs c'est quand même vachement ressemblant au Loto sur un terme aussi court. 61% de chances de finir OTM sur 50 games avec 40% de ROI, il va falloir passer les lancers de pièce !
    Mais passons, je vais ship de toute façon. Plus sérieusement, contrairement à mon titre (aguicheur, remember?), je ne me fixe pas d'objectif autre que celui de faire de mon mieux, jouer mon A-game tout du long et limiter au maximum mes erreurs futures. J'envisage aussi de tourner quelques petites vidéos vu que j'aurai très peu de tables de toute façon, ça n'affectera pas ma concentration.
    Je vous tiendrai donc au courant dans trois petites semaines de comment ça s'est passé. Mesdames, messieurs, bonsoir.
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