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  1. Cercle Clichy Montmartre

    Hello all, le cash a tourné finalement hier soir ? et ce soir, du cash aussi ou juste le Mtt omaha ? Merci !
  2. Cercle Clichy Montmartre

    Du monde en ce moment au CCM ou c'est calme ? Beaucoup d'attente ?
  3. Les fous ont pris le contrôle de l'asile ...
  4. Désolé, mais ça c'est totalement interdit par la loi. Comme fabriquant tu peux conseiller un prix de vente, mais en aucun cas l'imposer ... et je suis bien placé pour savoir que les autorités de la concurrence sont particulièrement vigilantes sur ce point précis.
  5. Ne s'applique visiblement pas à APPLE
  6. J'en suis à espérer que c'est de la mauvaise foi
  7. Mes créations vidéos sous After Effects

    Connaissez vous un logiciel, ou un jeu video, qui permette de réaliser un film numérique avec décors, acteurs, musique etc ... ? Je ne parle pas d'un logiciel de montage, mais bien d'une solution pour faire de mini-films à partir d'un seul et même PC.
  8. Skyfall

    d'un odieux conn**d Le film s’ouvre alors que James Bond est en train d’avancer, l’arme au poing, dans un petit hôtel d’Istanbul. Incarné par Daniel Craig (James Bond, pas l’hôtel), il a donc comme toujours – à l’exception de quelques sourires – ce curieux petit air à base d’yeux plissés et de lèvres pincées qui donne l’impression, tout le long du film, qu’il est mi-grognon mi-pensif. Mesdemoiselles, si vous avez quelque fantasme concernant Daniel Craig et que vous souhaitez que votre compagnon lui ressemble, n’hésitez pas à lui demander « Dis-donc, tu as bien fermé à clé en partant ? » et paf, les yeux se plissent, les lèvres se pincent, et hop : Daniel Craig. C’est terrible, on dirait que ce mec a toujours oublié un truc et essaie de s’en rappeler. Mais bref ! Là n’est pas le sujet. James, fouillant l’hôtel l’arme au poing disais-je, finit par tomber sur la chambre qu’il cherche et où deux cadavres ainsi qu’un type agonisant, Bob, l’attendent. Ils sont étalés autour d’une table où gît un ordinateur portable visiblement violenté pour en arracher le disque dur, ce qui semble une fort mauvais nouvelle. Attrapant son oreillette, James annonce « M ! Le disque dur a été volé. Je reste sur place pour essayer d’arrêter l’hémorragie de l’agent Bob qui a l’air de douiller sévère. Il y a aussi deux morts mais n’en parlons pas, ils avaient l’air vaguement turcs. - 007, écoutez-moi bien : vous allez me courser le voleur, et récupérer ce disque. Il contient la liste de tous les agents de l’OTAN actuellement en opération, ainsi que tous les épisodes de One Piece en HD, alors on ne peut pas se permettre de les perdre. On aurait utilisé un Mac n’empêche, le voleur aurait été bien emm**dé pour l’ouvrir. Bon bref : bougez-vous James. - Bien Madame. » 0 Ni une, ni deux, James Bond sort de l’hôtel où il est récupéré en 4×4 par Eve, avant de s’élancer à la poursuite de la voiture juste devant eux – ça tombe bien – conduite par l’infâme Patrice (véridique), le voleur. On a frôlé le « Jean-Jacques« , je pense. Plutôt que de demander à Eve comment elle a identifié la voiture du voleur et pourquoi elle n’est pas intervenue avant si elle l’a vu monter à bord avec le disque dur, le fier agent britannique se contente de taper sur le tableau de bord en hurlant « Plus vite !« . Au travers d’Istanbul, la course-poursuite suit donc tous les poncifs du genre, avec l’éternel « Mon dieu, il coupe par le marché ! Attention, l’étal de tomates avec le type derrière qui agite les bras en criant Oulalaradime plutôt que de se planquer quand on lui fonce dessus !« , qui serait devenue « Mon dieu, il coupe par cette ruelle ! Attention, des cartons, une bouche d’aération dont sort de la vapeur, et un grillage que l’on va tenter d’escalader ! » s’ils avaient été à pied et à New-York par exemple. Toujours est-il qu’après diverses aventures impliquant les motards de la police locale qui ont flashé un étal de tomate à 70 kilomètres-heure en centre ville, ce qui est pourtant strictement interdit par arrêté préfectoral, et une fusillade laissant les dits agents sur le carreau, on note que James Bond est devenu une foutue brêle au tir. Mais que par contre, ça ne l’empêche pas de poursuivre Patrice à moto dans divers lieux exotiques. Le spectateur avisé notera d’ailleurs que malgré un budget de 200 millions de dollars, la grosse berline de Patrice, pourtant accidentée sur le marché (à votre avis, pourquoi il prend une moto, hein ? Suivez un peu, on en est qu’au début là !) passera plusieurs fois en arrière-plan voire carrément à 10 centimètres de la caméra. La mode des zombies doit sûrement aussi toucher les véhicules pour les faire revenir de la casse. Seulement voilà, la course poursuite continue après divers épisodes que je vous passe sur un train, où abandonnant les motos, nos vaillants larrons décident de s’affronter avec leurs pistolets (James est blessé à l’épaule dans la bagarre), puis au corps-à-corps sur le toit du vaillant convoi. Sachez en tout cas que Patrice, en bon voleur pressé, a trouvé le temps de se fabriquer une petite chaînette au bout de laquelle pend le disque dur (qui avait une accroche à chaînette dites-donc, c’est quand même bien fait), et que les deux compères tentent d’utiliser la chose pour s’étrangler mutuellement. J’ai envie de dire : mon petit Patrice, l’artisanat est décidément bien la première entreprise de France. Mais en dehors de ces considérations sur la main d’oeuvre actuelle dans notre beau pays, dans le même temps, Eve, elle, a poursuivi le train en voiture, et a même réussi à le doubler – mais oui – pour aller se positionner avec un fusil sur une bonne position. De là, elle prend contact avec M, qui pour rappel, est la fameuse patronne du MI-6, service d’espionnage de Grande-Bretagne et qui commande tout depuis Londres. « M ? C’est l’agent Eve. Dites-moi, je vois James Bond en train de se battre avec le voleur du disque dur sur le toit d’un train. Je fais quoi ? Parce que là ils vont passer dans un tunnel. - Vous pouvez tirer correctement ? - Bof. Je risque surtout de mettre une bastos à James. - Hmmm attendez, je réfléchis… dois-je faire confiance à l’agent qui a gagné tous ses combats au corps-à-corps depuis 50 ans, ici face à un vulgaire voleur, ou à une jeune agent en mauvaise position pour tirer qui risque surtout de cartonner mon gars en plein mouvement sur un train ? Hmmm… boh, allez, tirez pour voir ? » 0 « PAN » fait le fusil. « Eurgh ! », fait James Bond « Ho, bin boulette.« , fait Eve « Bien joué, Callaghan« , fait M « Je crois que l’on va reparler de votre période d’essai ». Et bien évidemment « Skaaaaïfooooolle » chante Adèle, alors que James Bond tombe du toit du train dans une rivière en contrebas, disparaissant corps et bien. Le voleur, lui, triomphe et disparaît avec le disque dur contenant les informations de l’OTAN. Quelques mois et un générique plus tard, nous retrouvons donc M à Londres, convoquée par Gareth Mallory, son nouveau supérieur de la commission de la sécurité nationale, qui la convoque pour faire connaissance parce qu’à ce qu’il parait qu’elle aurait paumé ces derniers temps des disques durs, des informations sensibles, des James Bond… bref, on commence sérieusement à se demander pourquoi elle ne met pas de plus gros portes-clés sur ses affaires. Cela ennuie bougrement la vieille dame, qui explique bien qu’elle a plus important à faire dans l’immédiat que d’aller papoter avec quelque responsables administratif qui s’ennuie. Mais elle n’a guère le choix, car Mallory l’a appelée pour lui annoncer une bien mauvaise nouvelle pour leur premier entretien : avec la perte du disque dur contenant la liste des agents de l’OTAN, il a été décidé qu’il était temps pour M de prendre sa retraite. Et en attendant que son successeur soit nommé, c’est Mallory qui supervisera toutes les opérations du MI-6. M bougonne un peu en faisant des trucs de vieille dame, comme faire tomber sa monnaie ou lui montrer sa collection de timbres, mais voyant que l’homme ne semble pas réagir, elle finit par se replier dans sa voiture personnelle, où son chauffeur la ramène au MI-6 avec joie. Sauf qu’en route, le MI-6 apprend à M par téléphone que leurs détecteurs signalent que quelqu’un a commencé à tenter de décrypter le disque dur volé il y a quelques mois (ils faisaient quoi en attendant avec ? Du yoyo ?) « Vite, pistez le signal ! » s’exclame donc M avant de constater en direct que celui-ci provient… de son propre bureau ! Mais ? Comment ? Et soudain, sur son PC, M voit son écran se brouiller, puis lancer un powerpoint moisi avec des têtes de mort, des musiques au format midi, du photoshop à la truelle et le message « Méditez sur vos péchés« . Plus étonnant encore, un barrage de police a été dressé autour du MI-6 et l’empêche de foncer : M s’étonne, mais guère longtemps, car soudain, devant elle, une gigantesque explosion ravage les locaux à l’étage de son bureau. « Exploser mon bureau, passe encore. Mais m’envoyer des Powerpoints, ça, jamais ! » Le MI-6 est touché. Le pirate informatique qui vient de toucher le PC de M, ainsi que tout le QG de l’espionnage britannique vient d’ouvrir tous les robinets de gaz de l’étage du bureau de M via la sécurité centrale, et ainsi tué 6 agents dans la déflagration « Comment est-ce possible ? » se demande M ? « Comment avons-nous pu être frappés en plein coeur ? Qui est ce pirate ? De quels péchés parle-t-il ? Pourquoi tous les hackers de films utilisent-ils des powerpoints m**diques façon chaîne de l’amitié ? Pourquoi joignent-ils forcément des musiques au format midi et comment peuvent-ils être aussi mauvais en retouche photo ? Et si la police était déjà sur place, probablement à cause de la fuite de gaz, que foutaient 6 agents à l’étage où tout se passait ? Pourquoi est-ce que je sens si fort ?« Quantité de questions, mais nenni de réponses. Oui, je vous sens frustrés, mais hein, ho, qu’est-ce que j’y peux moi ? Retournons plutôt du côté de la Turquie, où James est occupé à expliquer à une jeune femme locale ce qu’est la position dite de l’Union Jack. Vous vous demandez bien comment James a survécu à sa chute, hein ? Déjà qu’il avait une balle dans l’épaule, et qu’il en a mangé une en plein buffet de la part d’Eve ? Et qu’il est tombé inconscient après une chute de bien 50 mètres dans un cours d’eau ? Et bien… Le film n’en parle pas. Non plus. C’est vrai quoi, c’est juste tout le but de la séquence pré-générique, ainsi que le thème du générique lui-même et accessoirement le point de départ de toute l’intrigue. Autant ne pas en parler : disons juste que tout cela tient du détail. Je sais que c’est un James Bond mais c’est… disons, curieux. Voilà voilà. Bref : alors qu’une jeune Turque profite de la bienveillance britannique de notre héros, celui-ci décide finalement d’abandonner la pauvrette puisque la lune est belle ce soir, et part méditer sur la plage en prenant son air de Daniel Craig (les crustacés en le voyant se demandent donc eux aussi si oui ou non, il a fermé le gaz en partant), puis va faire des trucs cool comme se murger à la paillote du coin. Mais alors qu’il en est déjà à son troisième verre de Banga, notre héros voit à la télévision que le MI-6 a été attaqué et que 6 agents sont morts dans l’affaire, sans compter moult blessés. Il plisse donc un peu plus les yeux et… … quelques jours plus tard, lorsque M rentre chez elle et enfile ses pantoufles Mufsa, quelle n’est pas sa surprise de trouver dans son salon l’agent 007, supposément mort. « Bonsoir M. - Ah ! Mais ? Que foutez-vous là Bond ? Vous n’êtes pas censé être vaguement mort ? - Oui mais non, et de toute façon, cette histoire n’intéresse personne. Je profitais juste du fait d’être officiellement ad patres pour me reposer un peu. Je l’avais bien mérité, je crois, Madame « Allez y, tirez ! ». - Hoooo je vous vois venir avec vos reproches du genre « Ouiiiiii et vas-y que vous avez commandé que l’on me tire dessus, et que j’ai failli mourir, gnagnagna »… ho, ça va Bond, ne faites pas votre chochotte. C’était une balle dans la gueule strictement amicale. Du friendly fire amical, si vous voulez. Un peu comme un tacle un peu sec dans la surface de répération, vous voyez ? - Non, Madame. Mais je tenais à vous dire que je suis revenu pour défendre le pays. - Super. Bon écoutez Bond, vous allez être gentil et déjà reposer cet exemplaire de « Nous deux » sur la table, c’est à moi. Demain, vous vous pointerez au MI-6 et faire des tests pour vérifier que vous êtes bon pour le service malgré vos blessures. Maintenant, cassez-vous, c’est l’heure de Derrick et je vous rappelle que je suis une petite vieille. - Bien Madame. » 0 Et en effet : le lendemain, James Bond est emmené par un assistant de M au nouveau QG du MI-6 en attendant la fin des travaux : l’ancien bunker de Churchill, sous Londres. Moins confortable, mais probablement plus sûr que l’ancien bâtiment qui non seulement a été compromis, mais accessoirement vaguement explosé. Sur place, on l’informe des derniers évènements, et on commence à lui faire faire divers exercices physiques, ainsi que des tests de tir… où la main de Bond se met à trembler ! Le bougre a effectivement perdu ses légendaires talents de tireur, et vise maintenant à peu près aussi bien que François Hollande communique. Il passe aussi un test psychologique de qualité, où il doit faire de l’association d’idée. « Agent ? - Tentateur. - Femme ? - Tentatrice ? - Coeur ? - Cible. - Ridley Scott ? - Blague. - Jean-Vincent Placé ? - Psy. - Skyfall ? - ………………………………………… DÉJÀ CLASSE ET ON EN PARLE PLUS ! » 0 Le psychologue, aidé de son puissant doctorat, en déduit que le commander Bond a l’air de faire un vague blocage sur le dossier Skyfall, dont personne ne nous dit quoi que ce soit de plus dans l’immédiat. Soit. Lorsque Bond, un peu bougon (… moui, non, rien), retourne dans ses appartements, il se dit que l’enquête concernant les évènements du MI-6 a l’air au point mort. Sachant que dans le même temps, le vilain hacker responsable a posté sur Youtube, non pas une vidéo de Hannah Minx, mais bien les visages et noms de 5 agents de la liste de l’OTAN et annoncé qu’il en ferait de même chaque semaine, James Bond décide qu’il est temps de booster cette histoire, et se rouvrant sa plaie à l’épaule droite au couteau, en extraie des morceaux de la balle que Patrice lui avait mis là. Oui hein, parce qu’au MI-6, quand on récupère un blessé par balles pour lui faire passer des tas de tests physiques, on lui laisse quand même les morceaux de projectile dans le gras histoire de rigoler pendant qu’il essaie de faire des pompes ou des tractions. Quelle bande de déconneurs au MI-6. James est un gros malin : il trimbale les indices dans ses épaules. Personne n’ira penser à les fouiller. Bref : après analyse de ces vieux morceaux restés dans l’organisme de James (et qui ne les avait pas retirés pour on ne sait quelle raison, quitte à en mourir puisque les bouts de métaux et la bidoche ne font pas toujours bon ménage), le MI-6 retrouve la trace du malicieux Patrice, qui d’après les informations dont il dispose, devrait être à Shangaï dans deux jours. James, dont les tests d’aptitudes se sont révélés positifs, est donc renvoyé sur le terrain pour trouver Patounet, lui botter son cul, et accessoirement, savoir à qui il a vendu le disque dur. Avant de partir, James est donc invité à rencontrer le nouveau Q (pas de jeux de mots, merci, c’est un blog sérieux ici), qui s’avère être un petit geek énervant (tout à fait crédible) qui confie deux objets à Bond : un pistolet qui ne marche que pour lui grâce à ses empreintes digitales (James devra donc toujours laisser ses empreintes sur son arme, quel astucieux gadget pour compromettre ses agents) un mini GPS Et c’est bien tout : bonne chance, 007. Nous nous retrouvons donc à Shangaï, où James obtient le numéro du vol par lequel Patrice va arriver : sitôt le bougre repéré, notre espion préféré le suit en voiture discrètement, jusqu’à ce qu’il arrive au pied d’un immense immeuble de bureaux tout en verre, fermé à cette heure de la soirée. Mais cela ne semble pas empêcher Patrice d’y rentrer, puisqu’il le fait avec subtilité : après tout, nous ne sommes qu’au centre-ville, dans un immeuble tout en verre sans rien pour se cacher : tiens, et si je butais tous les mecs de la sécurité avec mon petit flingue pour me frayer un chemin jusqu’à là où je veux aller ? Ce que notre homme fait, mais personne ne le voit ou ne décide d’appeler la police malgré le fait que son forfait soit visible à des kilomètres à la ronde. D’ailleurs, on suppose aussi qu’il y a des caméras dans l’immeuble, vu qu’il y a déjà un paquet d’agents de sécurité, mais là encore, Patrice, en grand professionnel, y va à visage découvert des fois que. James se contente de le suivre discrètement, en se… heu, suspendant sous l’ascenseur que Patrice prend finalement (l’option B, c’était d’attendre qu’il arrive, de voir sur l’affichage où il était arrêté, et de monter par l’ascenseur voisin, mais bon, admettons, ça fait les bras), puis arrivé à l’étage où Patrice descend, le suit. Notre méchant, lui, est déjà bien occupé : à l’étage où il s’est arrêté, il a une excellente vue sur une réunion ayant lieu dans un immeuble en face, et où un riche chinois est en train de se faire présenter une oeuvre d’art. James Bond observe donc Patrice monter tranquillement un fusil à lunette, faire un petit trou dans le verre de la façade en face de lui, y glisser son canon et… abattre sa cible. Non, James Bond n’intervient pas. C’est tellement plus rigolo d’intervenir après, quand en plus, le meurtre risque de semer la panique et d’attirer toute la police du coin. Et que Patrice aura un gros fusil à la main. Personnellement, j’aurais tenté ma chance pendant qu’il était occupé sur son fusil Ikea à retrouver où allait cette foutue pièce, sacrebleu. A noter, détail rigolo, que la cible de Patrice, malgré la grosse bastos qu’elle se ramasse ne saigne pas. Elle meurt juste genre « Han nan, j’suis mort !« . Je vous redis le budget où ça ira ? Enfin, remarquez, après le dernier Batman, tout est possible, hein. Bref : James, une fois que Patrice a tué quelqu’un, a ‘un gros fusil et a toute son attention non plus sur son crime mais sur ce qui l’entoure, se décide à intervenir. Ah. S’ensuit un combat mouvementé, au cours duquel Patounet finit par voler par la fenêtre, seulement rattrapé de justesse par James qui lui hurle : « Patrice ! Dis-moi pour qui tu bosses ! - … - Allez, fais pas ta pute ! Tu peux pas le mimer au moins ? - … - Ecoute Pat’, je peux t’appeler Pat’ ? A Istanbul, j’ai utilisé le PC pour surfer sur www.poneysexeetfromagefondu.ch, alors écoute, il y a tout mon historique sur ce put**n de disque et je veux le récupérer. Les agents de l’OTAN, je m’en fous. » 0 Mais Patrice s’en moque, et sa main glissant dans celle de James, il finit quand même par se vautrer 80 étages plus bas, chose généralement relativement douloureuse. James note alors qu’en face de lui, dans l’immeuble où le riche chinois est mort, l’assistante qui présentait l’oeuvre juste avant le drame est en train de le dévisager avec curiosité, passion ou alors juste des gros yeux de mérou. En tout cas, elle a tout vu de ce qu’il s’est passé entre James et Patrice. Et probablement qu’elle a aussi entendu pour les poneys, le sexe et le fromage fondu. « Flûte« , râle donc James, « C’était ma seule piste. Alors à moins que le mec n’ait laissé un mot avec l’adresse du QG des méchants, ça va être compliqué maintenant« . Maintenant que tu en parles James, sache que tu ferais bien de fouiller sa valise. Car dedans, tu trouveras des balles, une notice en Turc avec des schémas incompréhensibles, ainsi qu’un gros jeton avec marqué VALABLE UNIQUEMENT AU CASINO DES MÉCHANTS DE MACAO. Et hélas, c’est véridique. « Hmmm » se dit James « Je ne sais pas pourquoi, mais tout cela m’a l’air incroyablement con.« , ajoute-t-il en empochant le jeton mystérieux. Puis, il quitte les lieux, disparaissant avec toute l’audace d’un espion de la couronne britannique (comprendre : il prend l’ascenseur et la porte principale puisqu’il s’était garé devant : Patrice n’avait qu’à se retourner pour savoir qu’il était suivi, car James avait en plus la seule voiture de la rue. C’est beau). James Bond, l’homme qui attend poliment que les gens finissent leur meurtre avant de les déranger Quelques temps plus tard, nous retrouvons donc effectivement James sur cette nouvelle piste à Macao… en compagnie d’Eve, de retour sur le terrain. Une excellente complice, surtout vu comment elle lui a plombé la gueule la dernière fois, mais passons. Car en tout cas, au luxueux casino correspondant au jeton, le smoking est évidemment de sortie, et Eve a mis sa plus belle robe de soirée. Se demandant comment subtilement se renseigner sur ce jeton, James décide de faire quelque chose de discret et d’audacieux : se présenter au guichet en déclarant « BONJOUR MADAME LA MARCHANDE, J’AI UN JETON, JE PEUX L’ENCAISSER ?« Madame la marchande, troublée par l’audace de notre héros, décide de saisir son téléphone pour murmurer quelques mots dans sa langue natale. Sitôt cela fait, deux sympathiques asiatiques arrivent donc avec une grosse mallette à la main qu’ils remettent à notre héros, en ajoutant « Merci pour votre bon travail. Voici votre paiement » (si vous avez lu cette phrase avec un accent raciste, je ne vous félicite pas, petits rabouins. Heureusement que ce n’est pas le genre de ce blog) . Et dedans, un gros paquet d’euros attendent notre héros (bin oui, Patrice était français, je vous le rappelle). Dans le même temps, une jeune femme observe Bond depuis un des escaliers de l’endroit : il s’agit de celle qui avait assisté au meurtre à Shangaï ! Ni une, ni deux, elle se dirige droit vers Bond et d’une voix sensuelle, l’aborde. « Bonjour Monsieur… vous me reconnaissez ? Je sais que vous n’êtes pas Patrice, à qui revient tout ce bel argent, alors dites-moi bel inconnu… qui êtes-vous ? - Vous d’abord. - Non vous. - Vous, et pas l’droit d’retoucher son père. - Diable, vous êtes doué. Et bien je suis… Séverine. - Et moi Bond. James Bond. - Et bien Monsieur Bond, sachez que vous êtes en grand danger… car les trois chinois qui nous surveillent là-bas sont en fait des agents au service de l’employeur de Patrice… et accessoirement mon amant. Et sitôt que vous allez tenter de sortir, ils vont vous bourrer la gueule. - J’aimerais bien voir ça. - Ecoutez, faites donc votre gros cake, Monsieur Bond, mais sachez que si vous vous en tirez… je serais ravie de faire votre connaissance plus avant. Mon navire est au quai numéro 7 et part dans une heure pour aller retrouver la cache secrète de mon mari. Bon bin voilà. Allez moi j’y vais, bisous. » 0 Puis, laissant l’agent britannique, la belle s’en va… et sitôt que James fait mine de se lever du tabouret de bar qu’il occupait, martini à la main, trois locaux en costume viennent en effet l’entourer en lui faisant comprendre que dans quelques minutes, son noeud papillon devrait servir d’accessoire à coloscopie. Mais hardi ! Ils ne savent pas à qui ils s’en prennent, et il ne faut que quelques secondes pour que tous se fassent tataner la gueule, et que l’un d’entre eux, volant l’arme de Bond, ne découvre qu’il ne peut se servir de celle-ci à cause de son verrouillage digital. Une fois tous étalés ou morts (l’un d’entre eux est mangé par un dragon de Komodo qui n’avait rien à faire là, je ne me l’explique pas non plus), James sort donc du casino dans la joie et la bonne humeur, et s’en va vers le fameux quai numéro 7 où, grâce à ses talents de ninja, il se téléporte directement sous la douche de Séverine parce que la classe, ça va 5 minutes, alors autant enchaîner avec la technique de l’homme tout nu. Certains lecteurs trouveront peut-être ça classe quand même, mais vous savez, le vrai bon goût, c’est quand après avoir joué du piano à queue en smoking, brandy posé sur l’instrument, c’est elle qui vous rejoint sous la douche. Puis trois de ses amies ayant aussi succombé, parce que vraiment, vous dépotez au piano. De toute manière, si vous ne savez pas jouer du piano, apprenez juste à jouer un morceau de Coldplay, ça suffira. Quel gagne-petit, ce Monsieur Bond. Mais que disais-je ? Ah oui, voilà : une fois la douche terminée, le bateau fait route vers l’île de l’amant de Madame, ancienne usine en mer qui a été totalement abandonnée après que le hacker préféré de Séverine ait piraté les alarmes pour faire croire à un accident chimique et que l’île lui soit revenue. Bond d’ailleurs, décide de se révéler aux gardes du bateau pour être fait prisonnier et emmené au maître des lieux directement et sans s’enquiquiner avec des considérations aussi ennuyantes que l’infiltration, truc inconnu des maîtres-espions. On notera au passage qu’alors qu’au moment où le bateau accoste, James est en petit pantalon et chemise (il a dû monter à bord avec sa valise), il se retrouve instantanément téléporté dans son costard sitôt qu’il met les pieds sur le quai de l’île. Là encore, bravo les amis, il y a eu un vrai travail de fond sur ce film. Le prochain coup, vous laissez tomber Adèle pour le générique, vous prenez Yvette Horner et vous vous payez un stagiaire pour suivre vaguement ce que vous faites. Surtout que Skyfall à l’accordéon, ça aurait quand même de la gueule « Skaïfooooolle, c’est la fiiiiiiin, retiens ta respiratioooon et compte jusqu’à diiiiisseuuuuh ! Seeens la terre qui bouuuuuge puis entend mon coeuuuur qui explose encooooreuuuuh« . Oui, je sais : c’est fou, lorsque l’on traduit n’importe quel tube anglo-saxon en français, il perd tout de suite un peu. Limite, on dirait un titre des BB Brunes. Rah, il faut que j’arrête les digressions. Donc ! Observant l’endroit abandonné pendant qu’on l’escorte jusqu’au maître de l’île, 007 est bientôt séparé de Séverine, et emmené dans un vaste salle remplie d’ordinateurs au bout de laquelle apparaît bientôt le terrible hacker derrière toute cette histoire : Raoul Silva. Tremblez. Tremblez devant Raoul. Je comprends qu’il soit devenu méchant, en fait. Notez que Raoul a une tête d’ex-footballeur de RDA. Charisme, charisme. Grand, blond, germanisant, pas très beau mais chaud comme la braise avec tout ce qui a deux jambes, l’homme a tôt fait de passer délicatement sa main sur les cuisses de James, attaché à sa chaise, tout en lui expliquant qui il est. Avant, il travaillait pour M, lui aussi. Et était bien meilleur que Bond. Mais M l’a trahi, et il a donc décidé de se venger. D’ailleurs, il apprend à Bond que M lui a aussi menti, par exemple, sur ses résultats aux tests du MI-6 : en fait, il a échoué comme une grosse quiche. Elle a donc volontairement envoyé Bond, en ne le sachant pas prêt, face à Silva. Ah, la coquine ! Il lâche aussi une phrase culte : Écartant un pan de la chemise de Bond, pour révéler son épaule droite, il dit « Aaah… fous aussi elle fous a trahi… elle fous a fait mal la kokine ! » en faisant référence à la balle qu’Eve a tiré sur Bond sur ordre de M au début du film. Ah oui ? Donc cette blessure, c’est celle d’Eve ? Mais dans ce cas, les fragments de balle retrouvés dans l’épaule… ils ne permettaient pas DU TOUT de remonter à Patrice, mais juste de dire « Ah oui, M’sieur Bond, c’est bien une balle de chez nous. C’est gentil de la ramener, on pensait qu’on l’avait paumée.« C’est complètement idiot. Encore une fois, coupez cette scène, vous économisez du budget et en plus, vous évitez une connerie. Mais non : c’est mieux de payer plus cher pour faire moins bien. Bref : pour se détendre un peu, Silva fait détacher Bond – plusieurs gardes armés les escortent pour éviter que notre héros ne se prenne soudainement pour Will Smith – puis l’emmène à l’arrière d’un bâtiment où attend Séverine, visiblement tabassée et attachée contre un mur. « Cheu n’aime pas trop trop que l’on choue avec mes chouets, Monzieur Bonde ! » explique donc le bon Silva avant d’aller déposer un verre de whisky sur la tête de la bougresse, en lui demandant de le faire tenir en équilibre. Puis, sortant deux pistolets de duel d’une boîte, il propose à Bond de jouer à un jeu autrement plus intéressant que le Taboo « Le premier qui fait tomper le ferre, il a gagné, ja ?« . Notre héros préférerait s’en passer, surtout vu comment il est devenu mauvais tireur, mais bon : il n’a en fait guère le choix, à en croire les armes que les gardes pointent vers lui. Et puis, bon ce n’est qu’une femme : ce n’est pas comme si elle avait une âme. « Bon bin okay. Attention Séverine, on se concentre » dis donc notre héros avant de tirer son coup. Hélas, il rate, mais heureusement, sans toucher la damoiselle. « Ach ! Z’est à mon tour ! » avance Raoul avant de se concentrer… et de tirer dans le bide de Séverine, qui meurt sans bruit. « Le ferre est tombé : ch’ai gagné ! » dit-il donc hilare. Quel personnage maléfique. Grognon, James profite de ce moment d’euphorie de son adversaire pour lui coller une mandale, puis tabasser l’ensemble de ses gardes qui oublient de se servir de leurs armes à feu. Cela fait, et braquant son adversaire, il annonce à Raoul qu’il l’arrête. « Ah foui foui… mais gomment vas-tu m’emmener, kanaillou ? - Avec mes renforts, Raoul.« 0 Et sitôt cela dit, et même si dire « Raoul » est définitivement terrible dans ce genre de dialogue, des hélicoptères britanniques survolent l’île du méchant : mais, comment ? « Grâce à mon mini-GPS mec, le MI-6 savait que j’étais ici ! » annonce James en montrant l’objet au fond de sa poche. Raoul commente bien que ah, tiens oui, marrant ça qu’on ait oublié de te fouiller, en fait, d’ailleurs ça explique aussi comment tu as pu sortir des lunettes de soleil de ta poche quand on est sorti du bâtiment il y a dix minutes, James, il faudra d’ailleurs que tu me racontes comment tu pouvais avoir ce genre de chose dans les poches d’un smoking de soirée, mais bon. Cette séquence a été coupée au montage. Nous, nous n’aurons jamais l’explication en tout cas, car nous revenons à Londres, où au fin fond du QG souterrain du MI-6, M vient en personne interroger le brave Raoul Silva, enfermé dans une petite cellule en verre. La discussion qui s’ensuit est fort intéressante. Ou pas du tout en fait, mais bon, en tout cas, je vous en livre la synthèse (qu’on ne me dise pas que je ne suis pas synthétique après ça). « Alors comme ça, c’est vous M. Silva qui nous causez tant de problèmes ? - Hahaha… ja ! - Mais pourquoi ? - Et bien barze gu’il y a des années, quand fous m’afez lifré à l’ennemi barze gue che prenais drop d’iniziadives de moi-même, ch’ai passé des chours à être dorduré. Ch’ai bien tenté de me zuizider, mais en fait, comme ein con, ch’avais échangé le zyanure de ma dent contre ein kleine fraise Tagada, du coup, ça marchait moins bien. Pref : ch’ai pris cher. Et comme fous m’aviez trahi, ch’ai décidé de me vencher. Le MI-6, les agents zegrets défoilés zur Youtube, les powerpoints pourris… z’était moi ! Avec mes compétenzes de hacker RIEN n’est hors de ma portée ! Ch’ai piraté tout le MI-6 et… - Oui mais le disque dur alors ? - Le ? Bin oui, Che l’ai volé. Et ? - Si vous êtes si malin, que vous avez pu pirater le réseau informatique le plus protégé de Grande-Bretagne, pourquoi vous être emm**dé à avoir recruté un mec pour voler un disque dur de manière super risquée, quitte à le perdre dans la bagarre, alors que vous pouviez pirater le PC et récupérer les données directement ? - Hein heu Che… bin… che… che fou ai déchà parlé de mes compétenzes photoshop ? - Oui c’est bien ce que je pensais : vous êtes un pirate informatique qui a besoin de récupérer des informations sur un ordinateur qui n’est pas à lui, et du coup vous ne pensez pas à le pirater ? Laissez-moi deviner : quand vous voulez regarder une série sur internet, vous envoyez un mec voler les DVDs ? - … hem, zène zuivaaaante s’il-fous-plait ? Z’il-fous-plaiiiiiit ? » 0 Et en effet : comme le veut la tradition des James Bond, le méchant est en carton. Une tradition vieille de 50 ans qu’il aurait été triste de ne pas respecter. M en tout cas annonce à Bond qu’elle doit s’absenter : la ministre de la défense veut l’interroger quant aux derniers évènements ayant eu lieu sur le territoire et sa gestion du MI-6. Elle doit donc se rendre au ministère pour passer devant toute une commission de joyeux larrons soucieux de la questionner. En attendant, Bond est invité à aller retrouver ce sale petit geek de Q pour qu’il décrypte ce qu’il y a dans le PC de Silva plutôt que de poster des photos de chats #kikinou sur Twitter. Et effectivement : Q, qui explique être le plus grand hacker du monde, loin devant Silva, a eu l’idée géniale de brancher l’ordinateur du grand méchant sur tout le réseau du MI-6 pour… pour… heu, rien. Et alors qu’il tente de décoder le bousin, il s’aperçoit que c’est un piège : le PC est programmé pour ouvrir automatiquement toutes les trappes et portes du MI-6 ! Quand Q utilise un ordinateur, il a beau avoir un écran devant lui et un géant derrière, il observe dans une direction où il n’y en a aucun. De là à imaginer un prompteur… rho. Fonçant à la cellule de Silva, Bond découvre que celui-ci s’est évadé : uniquement vêtu d’un pyjama, il a donc réussi à tabasser tous les gardes armés autour de lui (Mouiii ?) et à s’engouffrer dans une trappe juste à côté de sa cellule qui, par un curieux hasard, mène directement au métro Londonien dites-donc. Métro où personne ne semble remarquer pyjaman, l’homme-pyjama, et d’ailleurs deux complices de Silva qui connaissaient déjà par magie le moment où il allait s’échapper viennent lui donner de quoi se déguiser… en policier. S’ensuit une course-poursuite effrénée avec Bond, où Silva, tel le Joker, a déjà eu le temps de poser des explosifs un peu partout on ne sait comment (ses complices ont dû se promener dans le métro avec 10 tonnes d’explosifs sans jamais se faire repérer) et fait sauter des trucs ici ou là pour gagner du temps. Il finit par ce biais à échapper à Bond après avoir fait dérailler un métro. Cela fait, il fonce droit vers le ministère de la Défense car, là encore, c’est fou, le vrai plan de Silva… est de descendre M bien en face. Attention, je vous récapitule le plan du Monsieur : Silva vole un disque dur qu’il n’avait pas besoin de voler puisqu’il pouvait le pirater, soit sa spécialité Il s’en sert pour faire un chantage qui, en fait, ne sert à rien Puis il fait sauter le MI-6 pendant que M n’y est pas pour qu’on lui demande des explications en haut-lieu Il pirate aussi les plans du MI-6 pour savoir comment s’évader Il attend que Bond vienne le capturer, et là, tout s’accélère ! Alors qu’il ne peut pas être au courant, puisqu’au trou, il sait que M est convoquée au ministère de la défense, et même à quelle heure exacte Il calcule par magie le moment exact où Bond et Q vont décoder son super PC et ainsi lancer la procédure d’ouverture des portes du MI-6, et accessoirement qu’ils vont tout relier sans raison au réseau central malgré le fait qu’ils se soient fait pirater par le même gars quelques semaines auparavant Il échappe aux gardes locaux parce que… magie (d’ailleurs, vu la position des corps par rapport à sa cellule, il a dû les tuer par la pensée) Il fait sauter des trucs qu’il n’a pas besoin de faire sauter juste pour rigoler pendant qu’il fuit histoire que tout le monde soit en alerte maximale, voire qu’on évacue tout le monde avant qu’il n’arrive Il se rend au ministère, en priant pour qu’il ne soit pas gardé, en pleine alerte nationale, par plus de deux bobbies armés de pistolets à poivre. Et vous savez quoi ? Et bin ça marche parfaitement. En arrivant au ministère avec ses deux complices, tous déguisés en agents de la maréchaussée, on découvre que la Grande-Bretagne, en pleine vague d’attentats, n’a déployé pour protéger toute la commission en charge de l’espionnage, la ministre et la chef du MI-6, dont le bureau a explosé il y a peu, uniquement… 6 policiers. 3 à l’entrée, 3 dans la salle d’audience. Et lorsque Silva se présente tranquillement (alors que le MI-6 a déjà l’information que le suspect est un type blond laid déguisé en policier qui se dirige vers le ministère de la Défense) et tire sans silencieux sur les 3 pinpins de l’entrée, et bien personne n’entend. Probablement que la magie du flegme britannique s’étend aux armes. Bref, alors que M est en train de s’expliquer devant la commission, et commence à réaliser que Mallory, a défaut d’être un supérieur chiant, est en fait plutôt un type qui la défend, voici que Silva surgit dans la salle et ouvre le feu sur tout le monde. Les policiers tombent, évidemment, et le peuple local essaie de fuir ce qui est relativement compliqué quand l’air commence à s’emplir de plomb, mais l’arrivée de James Bond permet de mettre Silva en déroute, et bientôt, M est embarquée par 007 qui l’exfiltre hors de Londres, changeant de voiture au passage pour récupérer… une vieille Aston Martin de collection, « souvenir » . Et Bond explique son plan : Silva veut M. Bond veut Silva. Donc Bond va partir seul avec M pour que Silva vienne s’en occuper. Oui, enfin remarque mec : pourquoi partir seul ? Pour lui faire des câlins, à M ? Non parce que jusqu’ici, monde autour ou pas, Silva est toujours venu. Alors pourquoi minimiser ses chances en n’annonçant pas « On sera à tel endroit » et faire entourer le coin de types surarmés et surcouillus (à partir de 3, ça compte comme surcouillu. Au delà de 4, on parle de Hentai) ? Ah oui : pour la classe. Avant de partir, Bond fait passer un message à Q : s’il pouvait laisser une trace infime permettant de remonter jusqu’à son Aston Martin pour que Silva le prenne en chasse sans se douter que James les attend.. ce serait sympa. Soit, dit le jeune homme, avant de retourner jouer à Farmville et liker le statut de son copain se terminant par « On verra qui osera copier ça sur son mur !« . En tout cas, après avoir roulé plusieurs heures, Bond emmène M en Ecosse… pour aller s’abriter dans le manoir au milieu de nulle part où il a grandi jusqu’à ce que ses parents soient tués dans d’obscures circonstances : la résidence Skyfall que l’on pourrait traduire en Français par « La Creuse ». Le manoir est vieux, croulant même. Heureusement, sur place les attend Kincade, le fidèle garde-chasse de la famille Bond, dont on ne sent pas DU TOUT que le personnage a été intégralement créé pour être joué par Sean Connery à l’origine, mais qu’il a fallu trouver quelqu’un d’autre finalement. Lui aussi est vieux, mais pas encore trop croulant, puisque capable de se servir d’un fusil de chasse pour tirer le lapin, le daim ou le terroriste en fonction des besoins. Une sorte de couteau-suisse, mais barbu et avec un béret à carreaux. Raaah, mais si bon sang, regardez : on peut lire sur son visage qu’il fait l’inventaire de ce qu’il a fait en sortant de chez lui pour se souvenir genre « Mrrf…moui la porte… hmmmrfff le chat….hmmmm » Le plan de Bond est donc simple (oui, aujourd’hui, on explique bien les plans point par point) : [*]On attend que Silva se pointe [*]Jusqu’ici, à chaque fois qu’il l’a fait, il avait des hommes avec lui, donc on constate qu’on est en infériorité numérique [*]On se demande pourquoi on s’est volontairement mis dans la m**de [*]On bourre la gueule à tout le monde [*]Yay Par ailleurs, pour réaliser ce plan audacieux, nos héros réalisent qu’ils n’ont en tout et pour tout qu’un pistolet et deux fusils de chasse, ce qui est un peu léger pour arrêter tout un commando surarmé comme Silva risque d’en envoyer. Bon, dans le doute, la fine équipe se dit qu’ils vont aussi mettre des cartouches ici ou là avec des clous et vis pour faire des mines antipersonnel, mais je vous passe les détails dignes d’un épisode de Mac Gyver. En tout cas, sitôt que tout a été installé, et après une longue attente à veiller sur la lande brumeuse entourant le manoir Bond, voici qu’un soir, des hommes en arme apparaissent au loin. Soit ce sont des chasseurs, soit ce sont des hommes de Silva, mais comme le vent ne porte vers le manoir aucune odeur de Villageoise, tout le monde penche pour la seconde option. Autant vous le dire : les pauvres vilains se vont rapidement matraquer le museau. Entre la vieille Aston Martin, qui provenant d’un précédent film, a encore des mitrailleuses, les pièges (qui sont si efficace que parfois les mecs s’envolent quand ils sont touchés en méprisant la gravité) et tout simplement les coups de fusil de chasse, ils se prennent tous des raclées. Ce n’est que lorsque la deuxième vague arrive que James se dit que tout cela commence à sentir le pâté : Silva est certes présent en personne, mais à bord d’un hélicoptère militaire avec une très grosse mitrailleuse qui a tôt fait de transformer la maison en art contemporain. Pas de souci : la maison a aussi un vieux passage secret qui permet de s’enfuir vers la lande voisine loin du manoir. James dispose donc des bouteilles de gaz pour tout faire sauter pendant que M et Kincade filent par le souterrain, et lui ne part à leur suite que bien après, une fois qu’il a fini de poser son piège absolument diabolique. Heureusement que l’hélico qui a mitraillé toute la maison n’a pas touché les bouteilles dis-donc, c’est quand même du bol, parce que sinon, on te retrouvait dispersé sur toute l’Ecosse mon garçon. Autant vous le dire : c’est finalement Silva qui est bien surpris lorsque toute la maison lui pète au nez. Par contre, autant ça abat l’hélico qui la survolait, autant le bon Raoul, qui était juste à côté des fenêtres à jouer avec des grenades, s’en tire sans la moindre blessure. Ah, sacrées explosions sélectives. C’est de la discrimination cette histoire. Heureusement, en détournant son regard du manoir en flammes, qu’aperçoit notre bon Raoul Silva ? Une lampe de poche, au loin, dans la lande ! Qui semble s’éloigner ! Mais qui peut-être assez con pour allumer une lampe en pleine nuit et l’agiter dans tous les sens alors qu’il essaie de fuir discrètement des gens surarmés ? Et bien, c’est évidemment Kincade et M (elle n’est que chef du MI-6, la subtilité d’une lampe de poche qui fait de la lumière lui échappe), qui tentent de cavalcader vers une vieille chapelle. Ricanant, Silva se lance à leur poursuite, épaulé par ses deux derniers hommes. Sauf que la terreur des sociétés de sécurité, le cauchemar des RH, Bond, surgit derrière eux et a tôt fait d’en tataner un, puis de se battre avec l’autre jusqu’à tomber avec lui sous la glace d’un lac local. Après avoir vu Bond disparaître « lors de cet incident dont personne n’aurait pu sortir vivant« , Silva reprend sa poursuite et finit par arriver à la vieille chapelle aux côtés de laquelle se trouvent les tombes de la famille Bond. Et pénétrant dans l’édifice religieux, il tombe nez à nez avec Kincade et M… et découvre que la vieille dame a été gravement blessée lors des mitraillages de son hélicoptère, et n’en a plus pour longtemps. Soucieux de la tuer, et sachant qu’il n’a survécu que pour ça, Silva lui propose un super plan : « Vas-y, je mets ma tête à côte de la tienne, mon flingue sur ta tempe, comme ça, la balle nous tuera tous les deux en même temps, d’accord ? On mourra ensemble et ce sera super ! Non ?« Mais non. M grogne encore un peu, fait à nouveau tomber sa monnaie ou demande à voir tous les timbres disponibles au guichet, et ne doit son salut qu’à l’arrivée impromptue de Bond, qui finit au couteau le vilain Silva, parce qu’à l’ancienne, c’est mieux. Comme ça, hop. Mais hélas, il est trop tard pour M, qui a déjà perdu trop de sang : mémé lâche donc quelques dernières phrases comme « Protégez le pays« , « Prenez soin de vous » ou « Je vais enfin rencontrer Horst Tappert« , puis s’éteint dans la chapelle Bond, remplissant une dernière fois sa couche. Après un terrible fondu au noir, nous retrouvons donc, quelques temps plus tard, James Bond sur le toit du MI-6, observant l’horizon l’air pensif (mimez-lle chez vous, je vous l’ai dit, c’est facile). Il est cependant rappelé à ses obligations par Eve, qui a définitivement quitté le terrain pour devenir la secrétaire du nouveau patron de l’espionnage. Son nom entier étant « Eve Monneypenny », soit le nom de la secrétaire de M dans les premiers James Bond ! Ho bin ça alors, on l’avait pas vu venir, dites ! Quant à M… adieu mémé, bonjour Mallory ! Et là encore, même son bureau rappelle les premiers James Bond. Tenez, regardez : c’est lui Mallory. Non, pas la poutre : l’autre. Et donc, alors que James découvre cette nouvelle fine équipe, il est convoqué, car déjà, un nouveau dossier marqué « 007″ attend sur le bureau de M… Le monde est sauvé, les méchants vaincus, la suite annoncée, on peut donc le dire : FIN ! Hé bien merci Monsieur Bond. Quel talent. __________________________________________________________ « Hoooo, James… vous êtes si séduisant je… « Isolés dans le couloir où quelques anciens tableaux venus de Russie veillaient paisiblement sur eux, James Bond et Irina resserrèrent leur étreinte. Sentant la respiration de la jeune femme s’accélérer alors que l’étreinte se faisait plus forte, 007 savait que comme tant d’autres, ce soir, elle serait sienne. Au loin, le tintement des coups et flûtes ainsi que le brouhaha des conversations lui rappelait qu’à quelques mètres d’eux, dans cette même aile de l’ambassade, la soirée battait son plein. Il s’avança pour l’embrasser tendrement, lorsque soudain, la jeune femme tourna la tête. « Vous entendez James ? - Que… non… non Irina. Il n’y a rien. Reprenons. - Si ! Ho, je veux aller voir ! » 0 Repoussant l’agent britannique, la jeune femme se mit à courir en direction du coin du couloir pour rejoindre la soirée. Marchant d’un bon pas à sa poursuite, et notant que malgré ses appels, la jeune femme ne répondait pas, 007 la suivit jusqu’au grand salon où il la vit s’arrêter net. Là, l’agent français qui l’avait ennuyé plus tôt était en train de jouer du piano, son verre posé sur l’instrument, les yeux fermés alors qu’il massacrait de son abominable accent une chanson de pop anglaise qui lui disait bien quelque chose. Quelque chose à propos d’un scientifique, ou qu’importe. Quelques minutes plus tard, Irina, gloussante, quittait l’endroit au bras de l’agent étranger. Bond resta silencieux quelques instants, la mâchoire serrée et la main sur son Walther PPK. Sortant sur les marches de l’ambassade, il vit la jeune femme s’approcher d’une Peugeot, véhicule obligatoire chez les services secrets français pour redresser l’économie nationale. « Laissez tomber Irina« , cria James, ragaillardi, depuis la porte de l’ambassade en direction du couple en bas des marches « J’ai mon Aston Martin qui nous attend, prenez une vraie voiture. » La jeune femme se retourna, et contempla le sourire victorieux du britannique. Elle se contenta de lui répondre : « Mais enfin, James, vous savez bien que le coffre ne sera jamais assez grand ! » Puis, se tournant à nouveau vers le capot arrière du véhicule que le français venait d’ouvrir, elle grimpa sans hésiter. La dernière chose que James aperçut, lorsque le coffre se referma, fut trois autres jeunes filles qui attendaient déjà à l’intérieur d’icelui, gloussant quelque chose au sujet de Coldplay et du piano. James sentit un certain désarroi l’envahir.
  9. Skyfall

    Je l'ai vu ce weekend également, et je dois dire qu'il n'y a pas grand chose à ajouter à la critique de Zgarrr. Ce film est une succession de clichés bidons. Le plus redoutable reste la scène du métro : le code d'abord, la poursuite (avec la porte qui reste un peu ouverte hein ..., bah oui ça éveille des soupçons ça !) et enfin l'arme de Silva (l'explosif toussa qui fait arriver le métro pile dans les temps ...) J'ai halluciné.
  10. Topic officiel : les sorties cinéma

    Hello, j'attends avec impatience vos retours des salles obscurs pour : Sinister Argo Loopers
  11. et dont le frère profite aussi bien de la chose ...
  12. Ursule, je pense que personne ne t'a prévenu malheureux ! Ce forum est blindé de gauchos, tu vas payer très cher tes propos !! (je risque même d'être le seul à te défendre - c'est pas gagné) Après 5 mois de sociale-catastrophe, je pense même que les derniers spécimens se trouvent ici : ils sont coriaces. Perso je les aime bien (ils me détestent). Bonne chance !
  13. Ouai, en tout cas ça fait du bien !
  14. Ces anciennes stars du poker

    Il a disparu Panisson ?
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