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boulderdash2

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    boulderdash2 reacted to ArtPlay for a blog entry, Ma vie en Oz'   
    Salut cher lecteur,

    Tu t’es peut-être demandé pour quelle raison, bien qu’étant désormais installé en Australie depuis un peu plus de trois mois, je n’avais toujours strictement rien publié ici sur ma palpitante nouvelle vie.

    Je déconne, on sait tous très bien que personne ici n’attend désormais plus rien de mon légendaire dilettantisme. Mais à dire vrai, cette question, je me la suis moi-même posée. Comment, pourquoi n’ai-je pas encore trouvé le temps ou la motivation de délivrer un petit point sur ma nouvelle vie aux antipodes ?

    On pourrait s’imaginer que je sois trop occupé à découvrir les quatre coins du pays, ce qui me prendrait pas mal de temps, l’Australie étant un put*ain de grand bazar. On pourrait à défaut croire que je me consacre corps et âme à des projets révolutionnaires. De manière plus réaliste (soyons sérieux), il serait facile de penser que je végète dans une espèce de marasme glandeur comme j’ai si bien pu le faire par le passé.

    Rien de tout ça en fait. Ma nana a un job, ce qui m’empêche de courir le pays sous peine de castration, j’ai pas mal regrind donc reporté mes projets de domination mondiale à Q3 2015, et je n’ai pas le sentiment de perdre mes journées.




    Une des activités de mes premiers jours à Sydney. Je ne perds pas mes journées.


    Ce qui me bloque en réalité c’est que tout est différent ici, sans pour autant que ma vie ait réellement changé d’un iota. Certes les gens parlent anglais, sourient, et sont à peu près tous asiatiques. Certes, je vois des gratte-ciel de ma fenêtre. Eh oui, Sydney c’est pas Antibes, le scoop. Mais malgré ça, ma vie est la même. Ma nana fait rigoureusement le même job, quant à moi je ne fais pour l’instant rien de nouveau non plus. Il ne s’est donc pas présenté d’événement ou de situation si extraordinairement surprenants que je me sois senti obligé de venir vous les raconter.

    Pourtant j’en aurais des choses à partager sur ma découverte de ce pays (enfin ma découverte de Sydney pour l’instant, n’allons pas trop vite en besogne). C’est d’ailleurs ce qui motive l’écriture de cet article : m’y mettre enfin.
    Mais avant ça, comme nous sommes sur un site de poker, et que je me suis remis au poker tranquillement, avec une motivation un peu retrouvée (enfin qui commence déjà à s’étioler sans quoi je ne serais pas en train d’écrire mais en train de jouer), un petit point.


    Reprise du poker Et puisqu’il n’y a que ça qui vous intéresse, telles les filles pour Dany Brillant, le graph :



    J’ai eu la chance de run assez good en début d’année alors que je n’avais pas joué depuis 6 mois. Il faut dire que le décalage horaire joue fortement en ma faveur : à 10h chez moi il est 2h chez vous, la seule chose que vous soyez encore en état de faire à une table de poker c’est souvent de me filer votre fric.

    Petite semaine de semitilt en mars après avoir run un rien moins good. Ça m’a remis les pieds sur terre et me voici revenu dans le bon rythme : j’ai confiance en mon jeu tout en trouvant des situations qui méritent réflexion très régulièrement, je suis convaincu que c’est à peu près le meilleur état d’esprit dans lequel on peut se trouver au poker.

    Vous avez été plusieurs à pas mal me harceler gentiment « et le .com du coup ???? c dur ou pas ???!! ». J’ai mis longtemps à m’y mettre pour des raisons de transfert de fonds et de dégel de compte. Actuellement j’alterne en gros à 50/50 les tables du .fr et la Zoom 200 où je me monte tranquillou une BR (je reste un nit, ne l’oubliez pas, puis c’est chiant de transférer du fric). Mon sample n’est pas colossal (30kh) mais je run pour l’instant à un confiant 4ptBB/100.

    Bref niveau poker tout va bien. Je twitch à l’occasion des reviews de session sur http://www.twitch.tv/artplaie , n’hésitez pas à vous abonner.

    Pour autant j’avoue ne pas me voir jouer des années durant : pour la petite histoire je me renseigne un peu pour faire du volontariat dans des assos à but caritatif. La bonne blague c’est que même en cherchant à travailler gratuitement personne ne me répond. Je sais pas si c’est les vacances de Pâques ou quoi, mais j’ai l’impression que le monde de l’entreprise ne veut pas de moi. Prochaine étape je leur propose de l’argent pour m’employer, j’aurai peut-être au moins la chance d’avoir un mail de refus.


    Découverte de l’Australie Comme je l’ai dit tout est très différent ici. Je ne peux donc pas tout aborder de front, et vais devoir choisir mes sujets.




    Bondi Beach, la plage emblématique de Sydney.



    Stéréotyes Quand je suis allé en Italie pour la première fois de ma vie je m’attendais à voir des bruns propres sur eux qui disent « ma che » assez fort en agitant leurs mains. Une fois que j’y ai effectivement mis les pieds j’ai vu des bruns relativement propres sur eux qui disaient des tas de trucs très forts et agitaient leurs mains.

    En arrivant en Australie je m’attendais à voir des descendants d’Anglais ayant appris le surf. En gros des rouquins cramés au soleil. Quand je suis arrivé, tout ce que j’ai vu, c’est des put**ns de Chinois à perte de vue.
    Je le dis comme je l’ai ressenti, je sais bien que pour être politiquement correct il faut dire « des Asiatiques ». Bon. Je sais jamais dire d’où ils viennent exactement mais pour moi ça restera des Chinois.

    Alors il y a quand même bien quelques rouquins, que tous les Skips de ce monde se rassurent. Mais d’abord ils ne font que rarement du surf : leur carnation fragile supporte mal le soleil brûlant, tout excité de pouvoir filer le cancer à un maximum de monde au travers du trou dans la couche d’ozone. Ils brûlent plus vite qu’Edward Cullen se transformerait en diamant scintillant.

    En bref si vous vous attendez à retrouver en Australie un morphotype moyen proche de celui de la perfide Albion vous vous trompez, en tout cas si vous mettez les pieds à Sydney. On parle souvent, en Europe, de l’Australie en tant que colonie pénitentiaire britannique, mais on n’a en fait aucune idée des flux migratoires constants qui ont fait l’histoire du pays qu’ils soient européens ou depuis 1950, asiatiques.

    Et pour une raison qui m’échappe, tous les asiatiques ont apparemment décidé d’habiter Sydney. Non pas que ça me dérange, la bouffe asiat’ est de bonne qualité un peu partout et très abordable. C’est bien le seul truc abordable à Sydney, d’ailleurs. La bouffe est généralement assez chère. Mais bien sûr ça n’arrive pas à la cheville de l’immoblier. Pour rire, je paye 680$ par semaine de loyer. Et encore mon 3 pièces est une sacrée affaire en ratio taille/distance du centre.







    Autres Je pourrais vous abreuver de tirades quasi-raciste ou anti-roux pendant des pages et des pages. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
    Au menu des choses que je développerai probablement ultérieurement, dans des billets sûrement plus courts mais plus fréquents :
    L’Australie en fait c’est tout vert, c’est pas vraiment un désert géant
    Pourquoi les français sont souvent des cons
    Pourquoi les administrations françaises sont des parasites dysfonctionnels et incompétents. Avec des vrais morceaux d’URSSAF dedans.
    Mon premier kangourou (enfin plutôt le quatrième, parce que les trois premiers étaient morts écrasés au bord de la route)
    Les Australiens sont plus amicaux que ces cons de français
    Le cricket, sport nul
    Les « Blue Moutains », ni bleues, ni des montagnes, mais sympa quand même
    La bouffe
    … et plein d’autres trucs put*ain.




    J'appelle ça des collines vertes moi ...


    Bref. Si jamais vous ne l’avez pas encore deviné, rien n’a vraiment changé, mais je m’y plais dans ce pays géant plein de petits Chinois.

    Cheers !
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    boulderdash2 reacted to Bandecdc for a blog entry, Honey, this'll take me to the moon   
    Bien le bonjour à toutes et à tous !
    Me voilà de retour après... et behhh... Environ 9 mois sans rien écrire sur ce blog. Ça fait un bail !
    pour ceux qui suivent, j'avais conclu par une note optimiste après avoir évoqué mes bons résultats, des expectations prometteuses sur mes différents placements et la promesse de générer du contenu sur ma chaine youtube.
    Pourtant en 9 mois, il ne s'est pas passé grand chose côté poker. Du coup, je pense que je vais prendre quelques lignes pour raconter ma vie, même si je me doute qu'elle n'est pas aussi palpitante qu'un épisode de Chuck Bass (Celui du poker, pas de Gossip Girl LOL).
    Comme je l'ai déjà expliqué à de nombreuses reprises, je n'ai jamais réellement eu de bankroll au poker vu que tout ce que je gagnais était cash-out instantanément pour payer mes dépenses courantes et mon prêt étudiant substantiel (école de commerce auto-financée oblige).
    Malgré tout, peu après mon dernier billet, je me suis rendu compte que je m'étais lassé progressivement du jeu. Car ça n'a jamais été plus qu'un jeu, un jeu vidéo presque, pour moi. Je m'en étais lassé sans l'avoir "fini", c'est à dire sans avoir atteint l'élite, le top niveau, ou même un skill suffisant pour en vivre confortablement. Tant mieux cela dit car contrairement à tout grindeur qui commence à faire un peu de chiffre, je n'ai jamais réellement envisagé de m'y mettre à temps plein.
    Pour ma seconde année de master, début septembre j'ai effectué un séjour à l'étranger pour un semestre en Erasmus en Pologne, et j'avais décidé de garder mon appartement en France malgré tout (Choix très EV- bien sûr puisque je payais deux loyers du coup. Mais que voulez-vous, ma copine est ma voisine, ça motive à rester à la même adresse ). J'ai donc pu accéder au .com pour la première fois de ma vie, chance inouïe que beaucoup m’envieraient.
    Et bien figurez-vous qu'en 5 mois complet d'échange avec finalement assez peu de cours et beaucoup de temps libre par rapport à la France, je n'ai même pas pris la peine de m'ouvrir un compte ( ) ni de jouer. Si le prétexte officiel était une connexion très instable - et il est vrai elle était vraiment mauvaise, grinder les MTTs aurait été plus que risqué - au fond de moi je savais que j'avais avant tout perdu toute envie de jouer.
    Alors pourquoi ce billet pour nous dire que t'en a marre de jouer John ?
    J'ai quand même tenté des trucs, il ne faut pas croire. Voyant le succès online de quelque uns de mes amis grindeurs, lors de mon retour à la pause hivernale, je choisis d'en défier un dans un duel sans merci.
    Il s'agissait d'un challenge au profit net sur 2 semaines avec une bankroll d'1k et brm/nombre de sessions libre. L'idée c'était de me remotiver à jouer, ce qui a marché à moitié d'ailleurs. J'ai affronté un des meilleurs grindeurs de mon cercle de connaissances, non sans avoir également proposé à Andrag et Yekoms qui ont poliment décliné. Le principal reproche que la communauté du CP nous a fait est d'avoir misé un enjeu trop faible (10€ et un macdo).
    Le départ du challenge s'est très bien passé, pour ne rien vous cacher, quand j'ai mis 300€ d'avance, je fanfaronnait plus que de raison.

    J'ai vite déchanté quand Thomas a retiré ses lunettes de soleil cassées

    et a perfé 1k en une soirée, me laissant avec un retard terrible que je n'ai jamais réussi à remonter. Je finis à +350€ quand lui dépasse les 1k de bénéfice. Il a joué beaucoup plus, il le méritait largement. Quant à moi, je n'ai rien de mieux pour justifier ma défaite qu'un petit whine des familles

    D'ailleurs au moment où j'écris ça, je réalise que je n'ai tout simplement pas eu l'occasion d'honorer ma "dette de jeu". Quelle élégance ! Donc cher ami, si jamais tu lis cet article, sache qu'à mon retour à Besançon, je te donnerait le cash en petites coupures et on fera un selfie de ton menu bigmac pour conclure ce thread.
    Au passage on a eu le temps de faire deux petits SNG live durant cette période : deux petits 10€+R 6-7 joueurs où Palmzz et Yekoms étaient présents. C'est toujours assez marrant quand Palmzz et moi on se retrouve à la même table live en étant très deep, on se lâche complétement.
    Je me souviens d'une main en particulier où j'ai 3bet/5bet Thomas qui avait ouvert utg, pour un quart de mon stack avec . Il tank et finit par fold en me disant "J'aurais bien shove mais tu vas souvent snap QQ+ coquin", bien sûr j'ai montré et tous les mecs de la table qui jouaient tight nous ont regardé l'air de dire "whaaaaaaaaaat???"

    .
    Je me suis finalement imposé sur les 2 games avec un HU contre un débutant qui en avait marre et foldait tout et l'autre contre Thomas où j'ai check/call 3 barrels avec 5ème paire et finit QQ > AJo la main d'après pour ses 30 dernières blindes, le tout pour un gain net de +90€
    A la même période encore, Thomas et moi avons aussi "multi-challengé" puisque les Micro Series faisaient rage sur Pokerstars, un challenge entre joueurs du CP. 23 au total, dont un grand nombre d'un très bon niveau (MTTfan, notamment, ptit namedropping si si la famille).
     

     
    J'ai tenté ardemment de défendre mon "titre" qui était remis en jeu, mais en vain, je suis en milieu de peloton tout le long de la semaine. Sur le dernier jour je m’extirpe un peu grâce à un day 2 qui se termine trop tôt à mon goût, finit 6ème/23 et breakeven la série. Il était temps d'arrêter de jouer encore quelques mois, je commençais à saturer un peu !

     
    Malgré tout je n'ai pas coupé les ponts complétement avec le poker et après avoir passé une annonce proposant du coaching à tarif "discount" pour joueurs de micros, j'ai constaté que beaucoup de joueurs cherchaient à progresser sur ce format et à ces limites. J'ai reçu au total 40 candidatures (!). Certain n'ont pas donné suite, d'autres n'étaient pas réellement dans l'optique de s'améliorer. Mais pour ceux que j'ai pu aider (14 au total), j'ai vraiment apprécié l'expérience humaine que cela m'a permit de vivre.
    Au total en 5 mois et environ 60 à 80h, j'ai pu facturer un peu plus de 1600€, dont une petite partie sont partis dans l'excellente vodka locale (mais chut).
    J'ai d'ailleurs moi-même beaucoup progressé en technique de pédagogie et je trouve que mes cours sont quand même bien foutus maintenant pour des joueurs débutants/intermédiaires. J'aurais dû faire prof au lieu de galérer pour trouver un stage depuis des mois.
    Parce que oui, j'en profite pour passer une annonce, si toi lecteur tu cherches un stagiaire analyste financier très doué et travailleur et tout et tout, laisse moi t'envoyer un cv+lm et engage moi. Voilà voilà
    Dans les bonnes nouvelles, j'oublierais presque le fait que mon équipe et moi-même sommes qualifiés pour le stade 2 du King 5, où 1500 équipes des 4000ish vont se battre à la fin du mois pour passer au stade 3 (300 équipes) qui garantit au minimum 50€ par joueur. Ce passage au stade 2, on le doit quasi exclusivement à Yekoms qui a deeprun dés le 2ème essai, même si Palmzz, Maadgambler et MuffinMan n'ont pas démérité.
    Enfin, concernant mes stakings à droite à gauche, j'ai fini à 7% de ROI total, soit +335€ net sur les 5500 "bloqués" pendant une période de 6 mois. Inutile de dire que c'est bien en dessous de mes expectations qui étaient je le rappelle aux alentours de 15 à 20% de retour sur investissement. En effet, Andrag qui avait pourtant très bien commencé s'est lassé du jeu pendant un temps - un peu comme moi - et m'a rendu le second staking légèrement dans le négatif.
    Et parmi ceux qui ont aussi perdu, un autre m'a fait -600 sur les 1500 prêtés, un autre -180 sur 300 prêtés. Enfin un autre qui avait plus que doublé le capital de départ mais a finalement presque tout reperdu et clôturé à 1140 pour 1000 investis.
    J'ai d'ailleurs dû courir après ce dernier pour me faire payer, puisqu'il est venu me voir le 13 janvier pour m'annoncer qu'il mettait fin au contrat et aller transférer l'argent, mais il aura fallu revenir à la charge presque une dizaine de fois pour lui demander si ça avançait, où ça en était...Et c'est seulement un bon mois et demi plus tard que j'aurais pu tout récupérer. Et encore, il a dû payer en deux fois ( ). Mais bon, il fait +14% et puis j'admets que je n'ai pas pressé plus que ça,donc je suppose que ça compense.
    Tout ça pour dire que finalement le staking comporte bien plus de risques et de variance que je ne l'avait anticipé et je garde un souvenir plutôt mauvais de l'expérience. 7% de rendement est infiniment trop faible pour le soucis que l'on se fait et les risques que l'ont prend. J'ai du mal à imaginer des mecs qui stakent d'autres mecs pour des saisons entières du circuit live pro, ça doit être éprouvant !
    Bref, ça c'était pour le rappel des faits. Parlons présent et futur maintenant.

     
    J'ai l'intention de partir avec ma "première vraie" bankroll, de 1k.
    J'aime bien repartir avec 1k, c'est un chiffre rond facile à gérer dans des buy-in que je connais.

     
    Ça peut paraitre peu mais j'ai déjà prévu un bankroll management personnalisé que je vais vous présenter de ce pas sous vos yeux ébahis.
     

     
    Pas de cash-out et un plan bien huilé, la recette du succès. Mon objectif secret serait d'atteindre la phase 3 d'ici la fin de l'année mais en réalité en tournoi les seuls objectifs qu'on peut faire sur du court-moyen terme sont des impératifs de volume. J'aimerais donc parvenir à maintenir un minimum de 20 games/semaine, soit environ 600-800 games au total. Là encore c'est peu et à ce stade prédire du profit est un peu prématuré. A la fin de l'année, le rakeback devrait représenter quelques centaines d'euros si tout se passe bien, donc ça sera un plus non négligeable.
    Dans cette bankroll seront ajoutés tous les paiements éventuels des cours à venir (même si j'ai terminé pour l'instant, je pense reprendre entre 1 et 3 élèves), mais je retirerai également tous les frais liés au poker, du genre abonnement sharkscope,si j'upgrade mon tracker où les frais si je pars faire un live.
    Je jouerais sur Pokerstars et Winamax, à priori autour de 50/50. A ce propos, je pense qu'il est temps de laisser Aliciaa1987, cette jeune fille qui faisait tant d'effet aux hommes de ma table, et de changer de pseudo pour expérimenter quelque chose de différent.
    Seulement voilà, j'hésite entre plusieurs combos avatar/pseudo et c'est vous, clubpoker, qui allez m'aider à choisir :
    -Choix 1 : Le fake loose-Passif. Une photo de bébé, de Koala ou de chien, un pseudo type "Jujupok68200" ou "pierrot&lucie". Avantage : Les regs qui ne font pas gaffe vont sûrement me profiler comme tel et jouer full value avec moins de 3bet light. Inconvénient : J'aurais plus de mal à value bet.
    -Choix 2 : le fake shark étranger : genre "$taDtWerT" ou "flip4livin" ou encore "///\\/\\/\\//\\" avec un avatar d'ATM : Avantage : plus de respect des autres regs. Inconvénient : Dynamique automatiquement plus aggro, risques de levelling.
    -Choix 3 : Le pseudo de fils-de-pute : "Absent" avec un avatar de cartes grisées qu'on a quand on est sit out. Avantage : On va créer beaucoup d'erreurs chez les adversaires. Inconvénient : Je vois d'ici les levelling de fou que ça va engendrer sur les steals
    Enfin, je vais également tout faire pour dynamiser ce blog et ma chaine youtube.
    que voici
     
    Ça sera marrant d'ailleurs de voir l'évolution de mon jeu en un an, je pense que certain spots seront joués différemment. Je pense honnêtement d'ailleurs mieux jouer qu'à "l'époque".

     
    D'ailleurs selon les retours que j'ai, j’envisagerais éventuellement de me lancer dans l’aventure "twitch"
    C'était tout pour aujourd'hui, maintenant comme on dit
    "Dr Bandecdc, now might be a really good time for you to get lucky"

     
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    boulderdash2 reacted to ArtPlay for a blog entry, So long PokerStars ! (and thanks for all the f...)   
    So long PokerStars ! (and thanks for all the f...)
    Comme
    depuis ce matin je n’arbore plus le Pique Rouge réservé aux membres du Team Pro (et aux Team Online, et aux TV Stars, et aux musiciens suffisamment cools pour aimer les cartes, et aux sportifs qui s’emm**dent) de PokerStars.

    L’équipe de fins limiers du ClubPoker que vous êtes en a donc logiquement déduit que je ne faisais peut-être plus partie du Team. Ding ding ding, that’s a bingo !
     
     
    Mais pourquoi donc ?
    Bon là c’est le moment où logiquement on doit dire « oui c’est une décision commune qui intervient d’un commun accord concerté à l’avantage des deux parties communes ». Mais pas vraiment. De fait mon profil ne collait plus réellement à la stratégie marketing de PokerStars, point de vue que je peux tout à fait comprendre du reste.

    Cela tient en gros à deux facteurs. Le premier, et à mon avis le plus négligeable c’est que la politique interne de PokerStars n’est pas extrêmement friande que ses joueurs prêtent leur image à d’autres sites. En gros ça les embêtait un peu que je produise du contenu exclusif pour CarryPoker (j’avais déjà dû réclamer un avenant à mon contrat l’an dernier). Une politique qui m’étonne un peu mais qui je crois vient des patrons tout là-bas, au Costa Rica, en Israël, ou à l’Île de Man, personne sait trop de toute façon.

    Le second a trait à la stratégie actuelle de PokerStars. Ca ne vous aura pas échappé ils foutent un sacré paquet sur PokerStarsLive. Et c’est un peu là que le bât blesse. Depuis maintenant deux ans je réside à Antibes, à côté de Nice, alors que le studio d’enregistrement se situe à Paris. Autant dire que ma présence lors des diverses émissions était plutôt compromise.

    J’aurais en fait pu fournir pas mal de contenu vidéo réalisé à distance mais on ne m’a pas particulièrement pressurisé en ce sens : je suppose que cela tient au fait que le cœur de cible de PokerStarsLive s’intéresse davantage aux MTT qu’aux CG, et davantage aux « grosses » stars qu’à votre discret quoiqu’encombrant serviteur. Et puis PokerStarsLIVE devait bien rester du LIVE .
    Tout ceci sans compter que très clairement en termes de visibilité pure je ne fais que très peu de live (et virtuellement aucun gros) et que je ne suis pas du tout une star des réseaux sociaux. La décision n'a pas grand chose de surprenant, je dois d'ailleurs dire en toute honnêteté que mon implication n'était plus totale depuis quelque temps déjà pour diverses raisons (calendrier, vie perso ...)
    Et du coup tu le vis comment ?
    Ben... en fait pas trop mal. D’abord mon contrat n’était pas extrêmement copieux et n'a représenté qu’à tout casser 20% de mes winnings annuels. Il était par ailleurs assorti d’une obligation de jeu exclusif sur PokerStars.fr. Clause que j’aurais aussi bien pu ne pas respecter mais en l’occurrence j’ai décidé de rester à peu près honorable.

    Si je mène bien ma barque et que j’arrive à augmenter mon ev en jouant sur d’autres sites je pense que le préjudice financier a de très bonnes chances d’être inexistant. Je me fais donc assez peu de souci de ce point de vue-là, même si mes 900 premières mains sur Winamax mettent pour l’instant en évidence une constance dans la défaite tout à fait remarquable :


    Winamax, des débuts prometteurs  
     

    Toutefois – et paradoxalement - je reste un peu embêté par quelque chose. Turlupiné comme on dit. En fait je ne comprends pas très bien la logique économique derrière mon « licenciement ». Sans entrer dans les détails de mon contrat je pense à la louche qu’étant donné le rake que je génère en étant client exclusif PokerStars je dois coûter à la société quelque chose comme 10-15k€ / an. Je suis un ambassadeur généralement courtois, je démarre des tonnes de tables, je joue régulièrement HU contre des regs.

    Juste pour prendre l’exemple du jeu heads-up, j’ai depuis janvier 2013 disputé ~40kh HU contre des regs depuis janvier 2013, dépensant du même coup ~10k€ en rake. Ces mêmes regs n’auraient probablement pas joué ces mains-là en mon absence, payant de la même manière 10k€ en moins en rake à PokerStars.fr. Sans compter le boost au démarrage des tables qui bien que faible (car soyons réalistes une table ne démarre de toute manière que si un fish daigne s’asseoir) doit être existant.

    Si on ajoute à ça le fait que mon action va sûrement se basculer vers le concurrent direct, je me dis deux choses :
    Soit ils font une petite erreur en me virant (quel prétentieux ce Sylvain) Soit j’ai carrément une image et un coût de revient négatif pour la société que je représente et là m**de, ça me fait chi**

      Que retires-tu de l’expérience
    Version short, c’était cool. Version un peu plus longue quasiment que du positif. Les esprits chagrins pourront dire que ça m’a apporté un contrôle fiscal. C’est vrai mais ça ne suscite aucun regret chez moi. D’abord il ne faut pas être result oriented dans la vie, c’est pas parce que ça m’a un peu baisé en définitive que l’expérience était mauvaise. Ensuite et surtout ce n’est pas la faute de PokerStars mais la totale faute à pas de chance.

    Puis ça reste de toute façon une expérience un contrôle fiscal, et je le dis sans humour : je suis sûr qu’à terme les compétences de gestion et de fiscalité que ça m’a fait développer me seront extrêmement utiles.

    Niveau positif en revanche : Je me suis éclaté deux ans de suite à la Maison du Bluff. Découvrir le milieu de la TV a été totalement bluffant et captivant. Non, non, je mens pas. N’hésitez pas à relire mes précédents billets sur le sujet :
    https://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-8537-maison-du-bluff-petit-bilan/
    https://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-6121-maison-du-bluff-les-coulisses-verdun-sur-la-costa-del-sol/
    https://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-6141-lmdb-episode-2-la-revanche-du-speak/ Cette émission est à mon avis le truc qui dynamise le plus le marché français et j'ai été ravi de pouvoir y participer. De la même manière commenter les FPS avec Alexis Laipsker était également une super expérience, que j'aurais aimé pouvoir renouveler si j'étais resté en région parisienne. De manière générale commenter du poker est quelque chose qui m'a pas mal botté pendant toute cette période. Ca m’a permis de réellement aborder l’activité professionnellementet de développer des qualités de communication et de marketing nécessaires à tout escroc professionnel. Ca m’a un peu facilité la tâche vis-à-vis des gens auxquels je parle de mon activité. Ils peuvent plus facilement identifier « contrat publicitaire » et « joueur sponsorisé » comme un gagne-pain plutôt que « je pique l’argent des addicts ». Et quand ils tombent sur cette vidéo ils découvrent en plus que je sais cuisiner. Davantage de crédibilité dans le monde réel donc, un peu plus également dans la communauté poker. De « ArtPlay le nit » je suis petit à petit devenu « ArtPlay le joueur pro sponsorisé-je-sais-pourquoi-t’es-sponso-t’es-un-chattard ». Néanmoins je regrette que pour toute une frange de la communauté poker la crédibilité ne s’acquiert qu’en outluckant 400+ personnes dans un EPT =). Mais je ne désespère pas j’ai eu deux grosses occasions, ça viendra ! Enfin ça m’a permis de rencontrer pas mal de gens qui se reconnaîtront avec qui je pense rester en contact et que j’aurai toujours plaisir à recroiser. Seul regret vous ne me verrez du coup pas dans la Maison du Bluff IV où je vais rater la bombasse de service . Mais bon je peux quand même vous mettre une photo pour vous faire plaisir, quand bien même vous les avez sûrement déjà absolument toutes looked up.
     


    Gaelle Garcia Diaz présentera LMDB 4
     
     
    Qu’est-ce que tu vas faire de ta vie maintenant ??
    Eh bien je ne compte pas changer grand-chose pour l’heure. J’ai quelques projets moyen-terme hors poker. A très court terme (demain) je déboule sur Wina pour call quelques 4bets et foutre 3-4 suckouts. Oui, vous allez vous aussi pouvoir découvrir que j’ai beaucoup de cul en 4bet pot. Pour le fun mon graph lifetime filtré où j’ai call un 4bet préflop SANS {TT+, AQ+} :
     
     


    Called 4b, sans TT+,AQ+

     
    Autant dire un petit miracle de chatte puisque j'arrive à être up alors qu'en me contentant de fold toutes ces bouses j'aurais logiquement perdu à 900bb/100.


    A court terme (une semaine) je compte publier une mise à jour de mon eBook. Rien de révolutionnaire, trois chapitres en plus et quelques corrections et clarifications. Ceux qui l’auront déjà acheté pourront bien entendu le recevoir gratuitement.

    En tout cas je reste dans le poker pour l’instant. Et après … Je verrai bien et ne m’inquiète pas. La vie est faite d’opportunités et je compte bien les saisir.


    Sylvain.
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    boulderdash2 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Le poker est réalisation (1ère partie)   
    WARNING: cet article est long. Et c'est que la première partie.

    Intro
    Drôle de jeu. Un jeu où on prend cher, en permanence, et de plein de manières. Avez-vous remarqué que le poker privilégie les caractères obsessionnels ? Il y a les gambleurs, les accrocs à l'adrénaline. Il y a les 'pros' aussi , c'est-à-dire ceux qui ne viennent pas (seulement ?) pour se détruire... mais qui sont tout de même souvent très junkies (poker junkies) Quand je suis à une table, je vois des jambes qui tremblent, des mains qui s'agitent, des chip tricks et shuffles, des tics, des yeux grand ouverts ; je vois et sens de la nervosité qui traverse l'espace comme un courant électrique. Gambleurs ou pros, il y a souvent de l'obsession. Les corps penchés sur la table, tremblements, les mains qui jouent avec les jetons, frénétiquement. Tout le monde se fait prendre par ça.
    Même online, je ressens très souvent une excitation assez violente dès que je commence une session ; ça se calme parfois au fur et à mesure, mais pas toujours. Au point d'en avoir du mal à dormir parfois, la tête encombrée d'un mélange d'émotions et de données brutes (l'enchaînement cyclique du même ; toujours des mains, des cartes, des actions, et le chaos qui ordonne, si vous permettez l'expression). La transition entre 'vie normale' et poker est parfois brutale et teinte d'étrangeté.

    Quelle est cette énergie que les gens cherchent dans le poker ? Cette énergie qu'ils cherchent, ils l'alimentent aussi, et le jeu leur permet de se 'brancher'. De quoi nous, joueurs, nous nourrissons-nous dans notre pratique ? Certes il y a l'adrénaline, l'excitation, la compétition. Mais est-ce vraiment tout ? Est-ce qu'on supporte la folie du jeu (et des gens qui y jouent) simplement parce qu'il nous donne notre dose hormonale ? Il doit y avoir autre chose.



    Puissance et castration (première partie)

    Je dis 'le poker est réalisation', car telle est mon approche. Je sais que tous les joueurs ne la partagent pas, et quasiment tous obéissent quelque part à des pulsions destructrices. Il faut bien voir le poker pour ce qu'il est : une grande machine à laver qui, du simple fait de la force centrifuge, plaque tout le monde sur les bords jusqu'à la gerbe.
    Qu'est-ce que le poker ? La grande castratrice. Je m'aventurerais à dire que le poker ressemble parfois à une réunion d'impuissants (volontaires?). Je ne dis certainement pas ça comme un jugement, mais plus comme une catégorisation psychique. Je vais développer, en incorporant mon expérience personnelle à ce sujet.
    L'expérience du jeu est du domaine de la castration, parce que le mouvement chaotique des cartes devient un cadre d'expression de notre Désir. Le nombre d'aspirations que les humains peuvent mettre dans le poker est assez phénoménal. Autant d'illusions ! Fatalement, le poker nous brise, souvent, sans prévenir, ou en prévenant. Le poker nous rend impuissant. Ce peut être parce que la river anéantit nos espoirs dans une main, ou bien parce qu'on tombe aux portes d'une table finale, ou bien parce qu'on jouit de faire coucher nos adversaires par notre agressivité, avant que cette dernière ne se retourne contre nous-même, et que le jeu lui-même nous dévore. A ce niveau là, chacun aura son expérience.
    Le jeu nous dévore. Pourquoi cherchons nous à nous faire dévorer ? Est-ce pour tester nos limites ? Un jeu avec le destin, symbolisé par le hasard des cartes ? Pourquoi cette obsession des joueurs de poker à revenir chaque jour prendre cher, de façon très répétitive et en même temps toujours neuve ? Sommes nous des adeptes de la torture ?

    J'avais déjà parlé du live dans d'autres posts, mais comment expliquer ce mystère des grinders qui viennent chaque jour pour se plaindre qu'ils n'ont pas 'touché de jeu depuis 3 h', et qu'ils sont damnés ? Qu'ils mériteraient que les cartes leurs soient plus favorables ? Est-ce qu'ils ont vraiment pas pigé que le poker est intrinsèquement frustration ? Pourquoi reviennent-ils, si c'est pour toujours se plaindre ?
    Pourquoi joue-t-on à ce jeu jusqu'au dégoût ? Qui n'a pas connu l'expérience de rentrer chez lui lessivé, sans énergie et sans argent, bref, réduit à l'impuissance par un jeu ?
    Quand est-il des gens qui se réalisent dans le jeu, au sens où ils ont un certain succès, ils ont de l'argent et de la reconnaissance, mais qui ne parviennent pas à trouver l'harmonie dans leur vie, en tout cas pas en dehors des tables ? C'est quelque chose que je sens me menacer (se retrouver envahi par le jeu), et j'ai vu de nombreux joueurs vidés comme des truites par les cartes. Leur vie, c'est le poker. Pas de copines, pas d'amis en dehors. Les cartes, matin et soir, au goûter, et à la pause clope. Ils se consument, ils brûlent à l'intérieur au rythme du tabac fumé et des revers infligés par le poker.

    Une des raisons, à mon sens, de notre volonté à toujours retourner au combat, est que le poker offre des armes. Evidemment, il finit par nous les retirer. Mais pendant un moment, on peut expérimenter la puissance. Un exemple qui me semble significatif, et un travers que peu évitent : j'ai vu quantité de joueurs claquer leurs mains monstres sur la table, comme s'ils étaient fiers d'avoir touché un carré ou quelque chose comme ça. Toucher un carré, c'est le genre de sentiment de puissance qu'on peut ressentir. Ce sentiment est à mettre en relation avec celui du vide, le désert de cartes, ces moments où on n'arrive pas à toucher des mains, ou alors on les perd.
    Si ce genre de sentiments (la fierté de toucher une couleur, et la montrer avec un petit sourire) est plutôt l'apanage des joueurs récréatifs (d'ailleurs ça semble parfois plus important pour eux de toucher des 'belles mains' que de gagner des gros coups), la même chose existe sous un mode un peu différent chez les joueurs plus expérimentés. Un bon joueur pourra se sentir infiniment puissant quand il est 'in the zone', que toutes ses décisions sont précises et justes, qu'il sent ce qui se passe et ne se laisse pas prendre par la nervosité ambiante. Et il se sentira tout aussi misérable quand il n'arrivera pas à se concentrer, ou qu'il perdra des tonnes à une table de fishs, qu'il fera des moves affreux, etc. En général, plus on progresse, plus la frustration est lié à la qualité de notre jeu plutôt qu'aux cartes. Mais peu importe, le mouvement est similaire : une dialectique entre exercice d'un pouvoir, d'une certaine domination, et d'autre part le corollaire : frustration, impuissance. Echec.

    Qu'on y songe : dans une très large mesure, bien qu'on puisse (et doive) prendre les meilleurs décisions possibles à chaque instant (sur beaucoup d'aspects d'ailleurs!), on se retrouve quasiment tout le temps dépendant des mains qu'on reçoit (et du board, et des actions aléatoires qui vont se tisser autour de nous, etc). Qu'on y songe : quand on joue au poker, on se bat contre ses voisins. Mais on se fout pas des uppercut ou des coups de savate. Non, on se bat avec des mains. Pas les nôtres, celles qu'on reçoit. Ces mains nous donneront parfois la puissance d'un titan, d'un colosse, golem, ou magicien. Et parfois les mains nous réduiront au rang d'insecte se débattant dans la bouche d'un merle.

    Une situation que j'ai vécue au casino en décembre. NL1000 au casino de Lille, la table est composée de regs que je commence à connaître, et de joueurs faibles, globalement une table dont tout pro pourrait rêver. Beaucoup d'argent à la table, et des joueurs qui n'ont pas peur de gambler, donc les jetons volent, ya un pot de 1000€ ou plus tous les 5 mains (pour caricaturer). Je suis limité dans mes actions par la structure de la table (je peux pas vraiment bluffer les gambleurs fous, et vu qu'ils sont tous à ma gauche, je peux pas non plus jouer trop large). Je monte un stack, je suis content de mon jeu. Il y a ce reg asiatique, très mauvais (mais il ne le sait apparemment pas), dans le genre tight weak super évident dans son jeu. Je le lis comme s'il retournait ses cartes. C'est aussi le genre à avoir peur du board et du croupier : par exemple après avoir mis sont argent au milieu avec un set, il regardera son adversaire avec angoisse et demandera 't'as la couleur ?', avant de prudemment retourner sa main monstre, évidemment gagnante.
    Un moment, alors qu'il limp et que je le relance, je remarque qu'il me regarde avec agacement et frustration, et je sens alors son sentiment : il m'en veut. Déjà que la table est folle avec des mauvais joueurs qui ont pas peur de mettre plein d'argent au milieu (ce qu'il déteste faire, à moins d'avoir les nuts, et encore), mais en plus il y a moi, un joueur agressif qui n'a pas peur d'abuser ce weak-tight, ni de perdre son argent. Et un moment j'ai eu cette sensation très étrange : en me demandant pourquoi ce gars venait très souvent jouer alors que son expérience à la table était principalement la peur (de se faire craquer, de perdre de l'argent, etc), j'en suis arrivé à la conclusion qu'il voulait se faire punir. Quelque chose dans sa personnalité voulait souffrir. De fait, même dans les situations normalement les plus jouissives du poker (comme se retrouver all-in avec une main monstre), ce joueur souffrait de la possibilité de perdre. Je me suis donc dit que c'est ça qui l'excitait. Il voulait prendre cher, se sentir impuissant et ballotté par les forces des cartes et des autres joueurs.

    A partir de là, alors que je jouais avec ma pile de jetons qui commençait à devenir imposante, j'ai un moment ressenti une grande puissance, comme si mon stack était un phallus (= non pas un pénis, mais un objet de pouvoir), et que mes jetons étaient des armes, que je pouvais utiliser pour faire souffrir mes adversaires, en jouant mieux qu'eux. Alors je me suis dit, 'ok ce gars veut souffrir ? J'vais lui donner ce qu'il attend'. Remarquez qu'en ressentant ça, je me rendais bien compte de ce qui se passait, ce qui est à dire vrai assez troublant.Si certains mettent leurs pulsions masochistes dans le jeu, il est assez logique que d'autres y mettent leurs pulsions sadiques, leurs pulsions de domination. Je pense à vrai dire que le rapport le plus fréquent au poker est celui du sadisme, et non pas du masochisme, mais tout cela s'entrecoupe.

    Bref, le point est que je me sentais puissant. J'avais des jetons, j'étais up, je jouais bien, des joueurs me craignaient, yavait du fish. Finalement, dans un pot avec option, je perds 2500€ sur un coup contre les gambleurs fous, un spot assez inévitable où je fais très vite grossir le pot avec KK et me retrouve contre des ranges tellement wide que je suis contraint d'engager mon tapis avec seulement une overpaire. Je n'ai pas, je pense, mal joué. Juste un coup où j'ai un monstre à une table folle où personne ne fold, et où nécessairement il va y avoir des swings. Et c'est ça le poker. C'est la castration. Plein d'espoir et d'attachement, pour au final tout s'évapore sur une main.
    Un exemple de castration télévisée :

    Le poker c'est ça. On monte un tapis, on se voit déjà au sommet du monde, et là, paf. C'est fini, comme c'est venu. Il y a un investissement libidinal phénoménal et fascinant des joueurs dans les cartes. Le visage de Matt Affleck, et sa réaction, sont à ce titre très instructifs : on voit sa force, sa confiance et jouissance de se retrouver all-in avec AA contre l'autre big stack. Il se voit déjà gagner le coup, il se voit déjà avec le bracelet. Et bam, river, tout s'effondre. Mais rien n'existait avant qu'il n'entretienne ses illusions ! Le titre était encore loin. mais déjà dans son esprit. C'est le poker.

    Je prends juste un moment pour vous raconter un détail de cette main où je perds 2500 et décide de quitter en trombe le casino. On est 4way au flop, avec les 3 spots de la table et moi premier de parole (j'ai relancé 110€ preflop avec une option à 20€, le pot est donc déjà de 450€ au flop). Le tye à ma gauche a plus de 3000€ devant lui, et je me dis qu'il faudra faire gaffe à pas forcément spew contre lui, vu comment il est deep... ironique que je perde mon stack contre lui après cette pensée XD !
    Le flop est 235r. Je c-bet, et le joueur à ma gauche flat (à noter qu'il allait limper preflop, et qu'il a finalement call rapidement mon big raise. Sa range est très wide : any pair, any broadway, et plein de cartes avec un A dedans ou deux cartes suitées) ; le second joueur shove pour 900€ (un total touriste qui tire une fierté de son indifférence à l'argent... par exemple il tire un sentiment de puissance dans le fait de ne pas avoir 'peur' de suivre n'importe qu'elle relance preflop). Bon donc j'ai un easy call, et l'autre call aussi assez rapidement. A ce stade on a pas loin de 3000€ dans le pot, et il me reste genre 1350€. La turn est un 3. La situation pue un peu, parce que le premier vilain peut tout à fait avoir A4s, ptet 46s, et aussi any set. Il peut aussi avoir AJ, QQ (oui il limperait ça), A5, 54. Donc assez clairement soit il me crush, soit il a une main avec une certaine équité, et qui va toujours check behind si je check. Vu que le pot est déjà énorme et que j'ai souvent la meilleure main, je shove.
    Chose intéressante, alors que j'empile mon stack et commence à faire mine de l'avancer, vilain fait la même chose que moi, comme s'il allait call si je mise. Ce tell me conforte dans ma décision (je vois généralement ce tell comme une tentative de décourager une mise ou relance). Donc, confiant que la probabilité qu'il ait les nuts diminue, j'avance mon stack. Et il se met à réfléchir pendant bien 2 min. Jsuis content, ça veut dire que ma main est bonne, vraisemblablement. Finalement il call, l'autre vilain demande qu'on retourne, je dis ok, je montre mon KK, il montre AKo, et le vilain qui avait tank ne retourne pas sa main mais dit qu'il a AA. Ok, f*ck, je commence à mettre mon manteau, c'est la vie jvais perdre un gros coup. La river est un 2, et là vilain retourne sa main sur la table (en la claquant) et en criant : 'carré' ! Et il montre 22. Je n'ai aucune explication pour l'attitude de vilain. Ni pour son tell, ni pour son tank/call turn, ni pour le fait qu'il dise qu'il a AA et ne montre pas, ni pour le fait qu'il jouisse autant de toucher un carré dans un spot où il a concrètement chatté, indépendamment de ses maigres qualités pokéristiques. A noter que vilain est du genre à se plaindre fréquemment, et à haute voix, quand le board vient J22 et qu'il avait J22. 'Tu te rends compte, j'avais full ! J'ai vraiment pas de chance'. Ce coup où il touche un carré n'est sûrement pas pour lui un coup de chance, plus quelque chose qu'il mérite pour toutes les fois où il fold 93o et ne touche donc pas une suite.
    En bref, je trouve cette histoire très intéressante pour ce que j'essaie de développer.

    Ce qui m'a beaucoup marqué c'est de ressentir successivement cette puissance (dans ce que je pouvais faire avec mes jetons à la table) et cette impuissance (perdre un énorme pot sans pouvoir y faire grand chose, et en plus souffrir de la stupidité ou perversité de mon adversaire). En rentrant chez moi je me suis dit : 'ok poker, c'est bien toi le maître, je m'incline devant ta puissance, à l'avenir j'éviterai de trop me sentir sur un nuage parce que je gagne des coups'. Le poker ne tolère pas ce genre de sentiments très longtemps, et les brise implacablement.

    A ce stade, on est comme au départ de cet article dans un épais brouillard. Il y a ce jeu, dans lesquels les joueurs mettent une énergie gigantesque, qui menace de tous les dévorer un par un, et qui les brise, tous en même temps, chaque jour, tout le temps. Comment un jeu peut-il concentrer autant de frustration et de violence, et pourtant avoir un tel succès ? Qu'on soit récréatif ou pro, on prend cher. Même avec l'expérience, on continue à prendre cher parce qu'on reconfigure de nouvelles illusions.

    Je formule ici une hypothèse : de toutes les manières imaginables les humains sont guidés par la volonté de puissance. C'est le désir d'exister. Exister, c'est-à-dire savoir qu'on vit et qu'on meurt. La réalité est que toute vie retourne à la poussière, et que toute l'identité qu'on cherche à polir et à renforcer n'est qu'une parmi des milliards, et des milliards de morts avant nous. On peut faire ce qu'on veut dans notre vie, accomplir quoi que ce soit, accumuler tout, peu importe, on va quand même mourir, et le soleil va mourir, et les galaxies s'effondrent et renaissent, etc. Bref, on est un petit rien doué de conscience et qui veut défier son destin. A ce titre le poker est une pratique psychiquement grandiose : le Désir d'existence de l'Homme peut s'y incarner, sous toutes les formes imaginables ; la jouissance, à portée de main. Et en même temps, la Faucheuse. La réalité du poker, c'est une hécatombe. Des amputations, des défaites et des pertes. Des joueurs qui se brisent, financièrement et psychologiquement. Des pros qui jettent l'éponge, ou développent tellement de mauvaises habitudes qu'ils en deviennent fous, des résidus d'humains. Au fond, jouer au poker c'est vivre nos mouvements profonds de manière condensée, avec une effectivité et une brutalité assez uniques. Donc l'hypothèse : on joue au poker parce que le poker résonne avec ce qui est peut-être le plus fondamental dans nos vies : la dialectique entre désir et réalité. On éprouve cela, et on se sent totalement vivant. Parfois plus vivants que dans le sexe.

    Est-ce que vous commencez à voir où je veux en venir, quand je dis 'le poker est réalisation' ? Jpense qu'il y a déjà assez à digérer pour maintenant. Ce qui est sûr, c'est que je continuerai ce long article plus tard, dans une seconde partie.
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    boulderdash2 reacted to M.nicolas for a blog entry, LAs Vegas : Programme   
    Hi All!

    Bon le blog d'Introl m'a motivé pour reprendre mon Blog, mais cette fois il ne sera orienté que Live Report...

    Pour la reprise les prochains billets se porteront sur Las Vegas



    J'y retourne pour la 6ème fois du 15 au 22 Février au Flamingo en raison de son coût, de sa localisation par rapport aux principales poker Room et aussi car généralement je n'y dort que 3-4H00 par nuit ce n'est donc pas un critère essentiel pour mon séjour....

    Programme de la semaine (un peu de CSB hors poker dedans) :

    Dimanche Soir : Fremont Street et on va essayer le nouveau casino Downtown Grand (ancie Lady Luck) ou Shawn Michaels a chatter sur les wheels of fortune (il faut savoir que je suis fan de slots )

    Lundi : Direction Lauglin dans le Nevada, à la frontière de la Californie et de l'Arizona, le long du Colorado. C'est une ville Casino à 1H30 de route de LAs Vegas. On compte s'y rendre en Mustang décapotable pour le kiff


    http://www.visitlaughlin.com/

    Mardi : petite session en cash au Flamingo ou tournois quotidien à l'Aria
    Puis vers 19H00 David Copperfield au MGM Grand



    Mercredi : on attaque les choses sérieuses avec le Day1A d'un event à 400$ (65K$ GTD) des fameux deepstacks Extravaganza au Venetian, jamais testé, je pense que je vais kiffer.



    Jeudi : Day 1 WSOP Circuit Event 1 365$ au Caesars Palace (je connais très bien cette salle, mais jamais fait de WSOP Circuit Event) :



    Vendredi Day 2 de soit le deepstack du Venetian ou du Caesars ou si bust des deux sessions cahs games ou tournois... Vendredi soir on gamble à fond....

    Samedi : retour Las Vegas 20H25

    Voilà en espérant vous faire un Compte rendu riche qui vous donnera envie de venir ou revenir au paradis des Gamblers!
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Day 3 - Hors du Strip, il y a (aussi) de la vie !   
    Après deux nuits de respectivement 3 et 5 heures, je décide de bien recharger les batteries et coupe mon réveil afin de me réveiller naturellement, ce qui sera fait vers 11h.
    Je prends mon temps pour glander un peu dans la chambre, prendre un bain, me commander une pizza si grande que j'aurai déjà du mal à en finir la moitié...

    Je décolle finalement a 14h, avec pour objectif de filer directement à l'Orleans, mais en passant devant la PR du Flamingo je répète une table qui a l'air bien vivante : ça parle fort, ça rigole, bref le genre de table qu'on aime ! Deux places sont libre, je m'installe donc.

    Que des touristes entre 40 et 50, ainsi que des papys mamies locales.
    Je suis le plus jeune à la table, ça fait peur !
    "Comment tu t'appelles ? Tu viens d'où ? Tu fais quoi comme boulot ? T'es marie ? T'as des enfants ? pourquoi tu joue ici, les petits jeunes ils jouent à l'Aria ou au Venetian, c'est quoi ta et marque préférée de protection contre l'incontinence et blablabla et blablabla ça n'arrête pas pendant deux heures...

    Je partirai finalement avec +$190 (+ l'equivalent de $40 en jetons de 5 pour me faire un cadre Flamingo), sans aucun coup marquant à raconter. Que des petits coups, des petits vols, de la value quand l'occasion se présentait, deux-trois bluffs bien crédibles... Bref du grind a la papa quoi !



    Direction l'Orleans finalement ou j'arrive vers 16h30. Je register directement pour le tournoi du soir. Comme je l'ai souvent dit dur les threads dédiés, si vous êtes sûr Vegas un vendredi soir, vous DEVEZ jouer ce tournoi !
    Car c'est tout simplement celui qui offre la meilleure value et une des meilleurs structures. Buy-in de $125, 250 joueurs en moyenne, entre $6000 et $7000 à la gagne. On démarre avec 12.500 jetons et c'est assez turbo sur les 4 premiers niveaux, qui correspondent à la période de late reg (le plus souvent une liste d'alternate) et de re-entry : 50/100, 100/200, 150/300, 200/400 avec des niveaux de 20 minutes.
    Mais ensuite, après la première pause, les niveaux passent à 30 minutes et la structure devient bien smooth.

    C'est Joolyz du forum, pote de Calouminou, qui''avait branche sur ce tournoi il y a 3 ans, et je le remercie encore aujourd'hui, même si je n'y ai encore jamais fait de place payée. Cela m'a permis aussi de découvrir une room dont je ne soupçonnait même pas l'existence, et qui propose des tournois en Variantes : du PLO, PLO8, HORSE, ROSE ... Du bonheur pour les amateurs. J'y avais fait une deuxième place sur une soixantaine de joueurs sur le $100 HORSE il y a deux ans ce qui m'avait rentabilisé le voyage en plus de me procurer un énorme kif tout le long du tournoi.

    Un mot sur la room en elle même :
    Avec ses 40 tables elle est énorme, sans aucun doute la plus grande off strip. Le floor est super agréable et professionnel, les croupiers sont très bons, rapides et souvent très drôles ils tiennent leurs tables très actives sans temps morts et cela contribue vraiment au plaisir que l'on prend à jouer ici.



    Je trouve donc une place en 1/3 et vais en 90 minutes realiser ce qui sera jusqu'alors ma plus grosse session du séjour en terme de gains.
    La table est très active, un peu gamblish, et personne n'a peur de pousser les jetons.
    C'est bien, je suis un peu dans mon élément puisque c'est toujours la même configuration à
    Vancouver.

    Je gagne quelques pots, recrache les gains, remonte d'une centaine, descend de 150,bref mon tapis fait le yo-yo mais je parviens finalement à doubler en rentabilisation bien mes Top 2 paires flopées.

    Puis arrive LE coup.

    J'ai un peu plus de 600 devant moi et ouvre UTG+1.
    Comme la table est très active, avec un énergumène notamment au cutoff qui joue 100% des coups et relance systématiquement les pots non ouverts en position, je tente ma chance de slowplayer ma main et limpe. Tout le monde fait de même jusqu'à notre ami qui fait 33. Le bouton et la SB paient et lorsque la parole me revient je me sens un peu piégé : si je me contente de caller je verrai un flop avec au minimum 3 autres joueurs, mais plus certainement 6 ou 7.

    Mais d'un autre côté si je place un gros raise ma main va devenir évidente et je risque de simplement gagner ce qui est déjà au milieu, soit environ $120.

    Je decide finalement pour un min-raise à 63. Suffisant pour faire passer les limpers, mais peut-être matière à induce de l'action chez OR. La première partie marche comme prévu, tout le monde jette, mais hélas le CO se contente de payer. C'est alors que SB envoie son tapis pour environ 350.

    Bon, y'a suffisamment à prendre désormais, je push mon tour et suis insta-call.
    Le pot fait $1600 et je prie alors pour ne pas voir d'as sur le board. Seule une Dame me donnera quelques sueurs froides tant QQ est tout à fait plausible chez l'un des deux, mais ils Muckent finalement lorsque je retourne mes rois.



    Je me lève une vingtaine de minutes plus tard pour aller manger un bon New York strip à la Steakhouse du Casino avant le tournoi.

    De retour une petite heure après, et à 3 minutes du début du tournoi, l'horloge annonce près de 200 joueurs inscrits. Avec les late registration et les re-entries on ne devrait pas être trop loin des 250.
    Le chiffre final sera finalement de 239 entries, pour 25 places payees et $6000 pile a la gagne.

    Mon portable etant tombe en rade de batterie, je n'ai pas pu prendre de notes, et comme ma memoire a tendance a tout melanger lorsque j'enchaine pas mal de sessions en quelques jours, je ne vais pas trop pouvoir rentrer dans les details. J'ai double des le premier niveau avec AA contre JJ sur un baby flop, puis destacke un autre gars avant la premiere pause avec une quinte max floppee qui a tenu face a un flush draw.

    Je traverserai le tournoi en roue libre, ayant toujours un stack largement au dessus de l'average, mais finirai par sortir suite a une mauvaise rencontre lorsqu'a 35 joueurs left mon KK se heurtera aux as chez le seul mec qui me couvrait a la table, pour un pot monstrueux de trois fois la moyenne.

    Il est pas loin de deux heures du mat lorsque je rentre au Flamingo.
    Demain c'est une journee sans poker, et il va falloir se lever tot.

    Au programme du Day 4 :
    Traversee de la Death Valley, L'Atelier Robuchon, Penn & Teller
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Day 2 - Pink Flamingos et Petits Scarabees   

    Après cette première journée bien fructueuse, c'est en pleine forme que je me réveille vers 9h, avant même que le réveil ne sonne.
    Je craignais devoir check-out à l'arrache mais je vais finalement pouvoir prendre mon temps. L'occasion de commencer à bosser sur mon CR du premier jour.

    Puis à 11h00 direction les outlets sud. Je préfère ceux du nord, mais comme je n'ai besoin que d'un petit truc en vitesse, je sais qu'au sud ce sera désert à cette heure ci.
    Et puis ça me fait deux fois moins de distance à parcourir.

    Arrêt rapide chez Perfumania donc, car je suis à sec. Grâce à la promo "un acheté le deuxième à $9.99" je repartirai avec deux flacons de 100ml de Burberry pour $80 taxes comprises.
    Je ne m'attarde pas car j'ai prévu de repasser plus longuement samedi, et prends la direction du Palm's pour faire débloquer mon téléphone. Ça prend 3mn montre en main, et retourne chez Pasta Mia juste à côté pour le Lunch. J'opterai cette fois-ci pour un plat de viande, un chicken parmigiana (poitrine de poulet légèrement panée recouverte de sauce tomate et gratinée à la mozzarella). Une tuerie bien évidemment, toujours accompagné d'une soupe, d'un pain à l'ail et d'un café, et le tout pour $11.99
    Repu, je me dirige vers le Bellagio pour un peu de CG.

    J'avais lu de nombreux commentaires sur l'attitude parfois un peu hautaine du floor, de la longueur des files d'attente et du manque d'espace entre les tables, mais j' ai été plutôt agréablement surpris du contraire. Les tables sont suffisamment espacées pour permettre une bonne circulation, le préposé à été super sympa, et bien que 8eme sur la liste une nouvelle table à immédiatement été ouverte.
    Tout le monde cave max (300) et je fais de même. Dès la première main je touche mon set de 3 (spéciale dédicace Coltrane, mais c'est vrai que je run comme jésus de ce côté là depuis la veille). Mais je me fais déstacker. Tout part sur le flop, je montre mon set, il retourne 88 et fera straight sur 53746.

    Je reload, et parviendrais à ne remettre un peu à jeu en deux mains consécutives :

    Une option à 6 est payée 4 fois, je raise à 22 au bouton avec KQ, un caller.
    Flop AAJss, check, je cb 30, payé
    Turn K, check, je check behind
    River 7, check, je value 40, payé par QJ

    La main immédiatement suivante, option encore, payée cinq fois. Je fais la même raise à 22 du CO avec KK, suis payé deux fois avant qu'un papy pousse 130 et tapis. Je push a mon tour fold des deux, et ça tient contre AKs

    -
    Je me lève au final au bout de deux heures avec ma première perte du séjour,-$60.
    Il est 16h30, l'heure de check-in au Flamingo et la queue au registration desk est interminable. Heureusement, comme j'ai réservé directement sur le site de l'hôtel, il me suffit de contourner le desk et de rentrer mon numero de reservation dans une des bornes prevues a cet effet pour immediatement recevoir les cles de ma chambre. 3 minutes chrono !

    Je retrouve la GO Room telle que dans mes souvenirs de 2009, vraiment tres agreable chambre, sans fioritures excessives mais dans la top range pour ce budget. J'ouvre les rideaux pour decouvrir ma vue, et la premiere impression est une petite deception, car ce n'est pas une strip view, ni meme une garden-pool view, mais une side avec une vue imprenable sur le Bally's. Mais en m'approchant un peu je decouvre alors la tour effeil, le Cosmo et... le Bellagio et ses fontaines sur un bon 2/3 de leur largeur.

    Je posterais bien une photo mais les reflets et contre-jour ne donneraient rien. Ce sera par contre dans la video du Day 2.

    Je prends mon temps pour deballer mes affaires, assister a un show des fontaines allonge sur mon canape, prendre une bonne douche et terminer le CR du Day 1.

    Vers 18h30, je prends la direction du Mirage. Car ce soir, all I need is



    Je recupere mes billets pour la seance de 21h30, puis vais m'asseoir un peu en CG pour patienter, une session d'environ 90 minutes dont je sortirai gagnant de $100 tout pile.



    Pas de coup particulier a raconter, mais au niveau de la peuplade qui hante cette PR (tout comme celle du Flamingo, a peu pres equivalente) on est clairement loin de ce que j'ai pu rencontrer a l'Aria, au CP ou au Bellagio... La moyenne d'age doit avoisiner la cinquantaine et avec mes bientot 37 ans je dois etre le second plus jeune de la table. Beaucouo\p de monde se connait et a ses habitudes, ca parle beaucoup, chaque nouvel arrivant inconnu est bombarde de questions, ca chambre, ca deconne, les croupiers s'en melent... bref, on ne voit pas le temps passer. Et le niveau est tres, tres soft, que demander de plus ?

    21h je quitte tout ce petit monde et vais m'installer dans la salle pour le spectacle. Je suis super bien place, au premier rang de la deuxieme section, en plein milieu. Meme un peu trop bien place en fait, car la forme de la scene (centrale et en croix) et le nombre d'artistes - parfois une quarantaine sur le meme numero- fait qu'il est souvent difficile d'apprehender le tableau dans son ensemble. Je pense que les meilleures places sont parmi les moins cheres, dans les premiers rangs de la troisieme section.



    Le show en lui meme est magnifique bien sur, avec deux troupes bien distinctes : les danseurs et les acrobates, les tableaux alternant entre l'une et l'autre.
    Mais comme je le disais precedemment, c'est souvent difficile d'apprecier les numeros lorsqu'il y a trop de monde, on ne sait pas trop ou donner de la tete tant ca part dans tous les sens.

    C'est pour cette raison que les tableaux que j'ai prefere sont egalement les plus intimistes, lorsque le nombre d'artistes sur scene n'excedait pas les 5 ou 6 : les trapezistes de "Something", les patineurs de "Help", l'acrobate soliste de "Lucy", et les rainboots beat box et la choregraphie des lumieres sur "Come Together".

    Pas le meilleur spectacle que j'ai vu donc, O reste insurpassable pour l'instant, mais c'est vraiment du tres bon, et j'ai ete bluffe par tout l'aspect technologie "invisible" : filins de securite avec arret au centimetre, rails mecaniques de support, scene modulable hydrolique... bref, ca a du leur couter bonbon tout ca.

    Retour au Flamingo pour une petite heure de CG (+$33) et au lit !

    Au programme du day 3 :
    Le meilleur weekly tournament de Vegas se trouve à la Nouvelle-Orleans, monster pot et deep run.
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Day 1 - On a chatte au max !   
    C'est donc en ce premier jour de l'annee 2014 que je me leve aux aurores pour mon sixieme trip en direction de Sin City en 4 ans. 6h30 ca pique un peu lorsque l'on a passe la soiree du reveillon entre amis, meme si j'ai l'avantage de ne pas etre fetard et de ne pas boire.

    Rituel habituel : 10 minutes de marche jusqu'au Skytrain, le metro de Vancouver, 10 autres minutes pour le trajet jusqu'a l'aeroport, qui ne grouille pas de monde en ce matin du premier janvier.
    Check-in express, on chatte un siege hublot cote droit de l'appareil (vue imprenable sur la ville et le strip lorsque l'on arrive du nord, apres avoir contourne le mont Charleston).

    Et la bonne etoile continue : on decolle avec 5 minutes d'avance, et le pilote nous annonce qu'en raison du trafic aerien reduit pour cause de premier janvier, on est autorises a prendre la ligne droite et que l'on arrivera donc par consequent a destination avec pas moins de 40 minutes d'avance sur l'horaire previsionnel.

    2h03 de vol donc, de porte a porte. Record battu !

    Arrivee a Mc Carran et recuperation encore une fois tres rapide des bagages puisque ma valise arrivera dans les toutes premieres sur le Carousel. Pour les moins chanceux, qui veulent passer le temps en attendant leurs affaires, des bandit manchots leur tendent les bras.

    On se dirige vers le shuttle pour le Vegas Rent-a-Car (le hub ou sont regroupees toutes les compagnies de location de voitures) et encore une fois la chance est de la partie puisqu'une navette est sur le point de partir.

    Personne au comptoir chez Alamo, alors que Thrifty, Budget et Enterprise sont bondes. J'avais reserve la voiture la moins chere, une compacte, tout en sachant tres bien que j'avais peu de chances de repartir avec. En effet, le parc vegasien sur cette categorie de vehicule est tres reduit, et les compagnies sont la plupart du temps a court de stock, d'ou un upgrade quasi-systematique.

    Bon la, comme c'est ma journee de chance l'upgrade sera carrement de 3 categories puisque l'employee me proposera d'emblee un upgrade en full size pour le meme prix ($18/jour). Je demande si elle a une japonaise de dispo et elle m'annonce que j'ai de la chance (sans dec ?) car une Hyundai Sonata Hybride m'attend.

    En plus de sa ligne franchement agreable, les sensations au volant sont assez dementes. Le silence surtout, lorsque l'on roule a moins de 35mph fenetres remontees, radio et clim coupees. C'est bien simple, on n'entend pas le moindre son !
    Le principe de l'hybride : en ville donc, lorsque vous roulez sous les 35mph (environ 55km/h), la voiture est alimentee par la batterie. Le carburant classique prend le relais lorsque vous roulez plus vite, tout en rechargeant la batterie. L'essence n'est deja pas chere ici, environ $0.8 par litre, mais en plus l'aiguille de mon reservoir pointe toujours au dessus de "Full" apres deux jours et une centaine de kilometres parcourus.

    Un petit arret au Fry's pour m'acheter une carte memoire pour ma micro-camera, et je reprends l'I15 plutot que le strip jusqu'a Flamingo Road. Juste apres le Palm's dans un petit mall se trouve un magasin d'electronique qui pourra me debloquer mon telephone pour une bouchee de pain. Mais, seul beat de la journee, j'avais oublie que l'on etait le 1er janvier et que par consequent la boutique avait toutes les chances d'etre fermee, ce qui etait le cas.

    Par contre le super resto italien Pasta Mia, juste a cote, et qui a si souvent ete vante par Benjo -a juste titre- est ouvert, et comme il est 14h30 nous sommes toujours en configuration Lunch (aka tres pas cher). Pour la modique somme de $12.99, j'aurai le droit a une soupe, un pain a l'ail et a l'huile d'Olive qui dechire sa mere, une platree gargantuesque de Fettucines aux St Jacques (d'une fraicheur incomparable), et un cafe ! Moi j'appelle ca du vol (enfin dans l'eutre sens hein, c'est moi le vilain), mais comme je suis poli je ne dis rien...



    Apres cela, et l'estomac bien rempli, je prends la direction de East Harmon Street pour check-in au Rumor Hotel, juste en face du Hard Rock, pour ma premiere nuit. En effet, si j'ai pu avoir un deal imbattable au Flamingo pour une GO Room pour le reste de mon sejour, la nuit du premier janvier coutait a elle seule plus cher que les 4 suivantes. Je me suis donc rabattu sur une qualite moindre, quoique tres correcte pour le prix ($50).

    J'en profiterai pour recharger les batteries (au propre comme au figure) en m'accordant une petite sieste de 2h suivi d'une bonne douche revigorante. Il est ensuite l'heure de ma premiere partie de Poker, car a la base je viens quand meme un peu pour ca. Sur la route j'hesite longuement entre un demarrage pepere au Flamingo ou bien tester le Bellagio pour la premiere fois. Finalement je prendrai la troisieme option : l'Aria pour une heure de CG suivie du tournoi daily de 19h.

    Arrive sur place on m'informe qu'exceptionnellement il n'y a pas de tournoi aujourd'hui. Je m'installe donc a une table de CG ($1/$3) qui se revelera etre un pur bonheur. 2 bons joueurs seulement, et au moins trois enormes spots.

    2 mains marquantes, avec lesquelles je ferai la majeure partie de bon beurre :

    - Je raise 10 en early avec et suis paye 4 fois.
    Je cbet 25 sur le flop et suis paye deux fois. Ok j'abandonne.
    Turn bon ok je vais miser un petit 35 alors, paye par ma voisine de gauche (l'un des spots).
    River , je mise assez pour la mettre a tapis (elle a environ 80), et elle paye avec

    - Un peu plus tard, UTG open a 12 et est paye 3 fois. Je paye au cutoff avec
    Flop
    UTG mise 40, tout le monde fold et je me contente de call.
    Turn
    UTG boite pour 135, et je hold face a

    Je me leverai de table apres deux petites heures avec un profit fort respectable de $554.



    Il est 21h, je n'ai pas faim, encore gave par le repas de midi, et je m'en vais me ballader un peu sur le strip. Je me dirige vers la PR du Flamingo et demande une place en 1/2. Mais lorsque le "David I." que j'ai pourtant enonce tres clairement se transforme en "Kevin R", que je suis 8eme sur liste d'attente et qu'ils ne projettent pas d'ouvrir une nouvelle table dans l'immediat, je lache l'affaire. Un programme des tournois du groupe Harras traine sur le comptoir, et je repere un $85 a 22h au Caesars. Un coup d'oeil a ma montre, il est 21h57. Ca va, ca devrait le faire, je raterai le premier niveau, ce n'est pas la mort.

    Je traverse le strip, me perds dans le CP avant de finir par trouver la PR, et register. Le tournoi a commence un peu en retard et je ne raterai finalement que les 6 premieres minutes.

    7500 jetons, niveaux de 20 minutes. Une trentaine de joueurs inscrits lorsque je m'asseois, chiffre qui cloturera a 41 inscriptions.

    Je laisse passer deux bons tours de table avant de jouer ma premiere main, et 3bet mon voisin de droite, tres loose preflop et passif post. Il paye.

    Bingo. Il bet, je raise cher et il paye.

    il check, je mise 2/3 du pot et il paye encore

    Je le vois sur un bon as, AK ou AQ, et me sens tres safe en misant 1/2 pot. Mais il me raise a tapis.
    Je ne vois vraiment pas ce qui me bat ici, au mieux il a deux paires AT. Je le couvre legerement et paye apres deux bonnes minutes de tank. Il retourne
    bien joue champion, je ne l'avais pas venue venir celle la...

    Il me reste alors 7 blindes sur 100/200, je poste un message sur le CP en disant que vu comme c'est parti je vais aller faire un peu de CG au Bellagio dans les minutes a venir.

    Mais en l'espace de deux mains, je vais totalement me refaire. Un triple up avec 77 paye deux fois qui hit 7 turn face a AK et TT, puis un double up la main suivante avec KK vs AK.

    Il reste une trentaine de joueurs, et je suis d'un coup tres bien avec une quarantaine de blindes devant moi, ce qui me permet de derouler et de placer quelques moves efficaces. Je monte a deux fois la moyenne a 18 left, sans jamais montrer mes cartes.

    RAS jusqu'a la table finale, en mode cruise control. On se retrouve vite a 6 pour 5 payes, et on decide de tous filer $15 pour le bubble boy. Deux nouveaux sortants, nous ne sommes plus que 4 pour un payout qui ressemble a 300/400/600/900, et nous decidons de sagement splitter a 4 pour $550 chacun, ayant un tapis sensiblement equivalent avec une moyenne affolante de 12BB.

    Au final, ca nous fait un gain net de $450, soit tres exactement $1004 pour la journee. Ca va, on a connu pire comme debut de sejour ! Et puis j'ai enfin vaincu la malediction qui me poursuivait au CP, ou je n'avais jusqu'ici jamais gagne un seul $, que cela soit en tournoi ou en CG...

    Retour a l'hotel, il est 3h30, et avec un check-out a 11h dernier carat je ne m'eternise pas.

    http://www.youtube.com/watch?v=m5hluoTIFxc

    Au programme de l'episode 2 :
    mes premieres sessions au Bellagio et au Mirage, le check-in au Flamingo et la decouverte de la chambre avec la vue qui va avec, et LOVE du Cirque du Soleil
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Las Vegas Episode VI : J-29   
    A moins d'un mois de mon prochain trip il est temps de faire un petit point, avec un calendrier previsionnel qui se precise. Je dis bien previsionnel, car jusqu'ici je n'ai jamais reussi a tenir un programme pre-etabli.

    HOTEL
    Originellement, je voulais tenter du hors-strip pour changer un peu, et avait jete mon devolu sur le Gold Coast pour $276 les 5 nuits (dont plus de $100 pour la seule nuit du 1er janvier, c'est pas donne sur cette date meme si pas aussi delirant que la veille).

    Mais quelques jours plus tard j'appelle la PR du Flamingo afin de me renseigner sur les Poker Rates afin de repondre a une question posee dans On m'informe de maniere tres courtoise qu'il n'y en a pas, et je raccroche.

    Moins de 10 minutes plus tard, je recois un appel en provenance de Vegas. Il s'agit du Room Booking du Flamingo qui me propose un deal pour le moins sympatoche : $175 les 5 nuits en GO Room, taxes & resort fees inclus. Pas trop d'hesitations, j'avais deja teste les GO en 2009 et c'est du tres bon niveau, donc je snap la proposition et annule le Gold Coast.


    Et pour la seconde partie de mon sejour (du 21 au 25 janvier), une offre assez delirante sur Otel.com ne m'a pas fait hesiter tres longtemps : 4 nuits au Vdara pour $468 taxes & Resort fees inclus ! Je voulais originellement me tenter le Downtown, mais la c'etait difficile de tourner le dos a une telle offre... La meme reservation via le site de l'hotel m'aurait coute $875 + les resort fees... Autant dire le double.


    VOITURE
    Loue une Full Size chez Alamo via Hotwire pour $114 les 5 jours taxes comprises ($18/j HT).
    Je sais que je pourrais louer une compact et etre quasi assure d'avoir un upgrade ( le parc de compact est limite a Vegas) mais pour juste $2 de plus par jour je voulais etre sur d'avoir une full size, bien plus confortable a conduire si je dois sortir un peu de la ville.



    POKER
    C'est la je pense que le programme va se faire au jour le jour. La seule chose dont je suis sur, c'est qu'il y aura le $125 du vendredi soir a l'Orleans, le HORSE du dimanche soir (toujours a l'Orleans), un ou deux $125 daily a l'Aria et du CG au Bellagio.


    SPECTACLES / LOISIRS
    Places reservees pour "Love" au Mirage, et retour au Rio pour revoir "Penn & Teller".
    Menu degustation de l'Atelier Rebuchon au programme egalement.



    TRIP REPORT
    Je viens de mettre la main sur un pocket camcorder Samsung W300. Je vais essayer de me la jouer "Go Pro" et proposer quelques petites sequences en immersion. Il faut juste que je trouve un moyen de le fixer de maniere stable... Working on it, mais si vous avez des suggestions je suis preneur.


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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Ship it, le ticket pour le Main Event !   
    Jusqu'ici tout va bien...
    Je vous parlais de mon plan diabolique afin de clôturer le de deux semaines après son lancement. Et bien la première étape est passée sans trop d'encombres, puisqu'à l'issue de 8h de combat dans ce super-satellite, j'ai réussi à décrocher l'un des 17 tickets pour le Main Event des S.U.S. (Spring Ultrastack Series).

    Le tournoi, comme tous ceux du festival, prend place dans la très sympathique salle de spectacles du Casino, tandis que les 7 extra tables sont ouvertes dans la poker-room adjacente.






    J'ai employé plus haut le terme de combat, et le terme est on ne peut mieux choisi.
    Car si j'avais plutôt pris un bon départ en portant mon stack à 8.500 après les deux premiers niveaux (départ à 5000 et 25 minutes), un sale coup m'a vite fait redescendre à moins de 2.000 :

    Je relance UTG+1 à 475 sur les blindes 100/200 avec et suis payé par un mec que je sais sérieux en MP pour l'avoir déjà joué en CG, et par la BB.

    Flop – check/check/check

    Ca part en vrille sur le turn, le .
    La BB, un asiatique un peu déglingo overbet à 1800. Je le min-raise à 3750, et le 3ème mec part à tapis... J'ai même pas le temps de me dire « oulah, wtf ??? » que l'asiat en BB a déjà dit call, avancé ses jetons et.. retourné son

    Le croupier appelle le floor pour savoir si on brûle la main de BB, et je l'interromp en lui répondant en substance que le débat est inutile puisqu'il est drawing dead. Je call et le bon joueur en MP retourne sans trop de surprise

    Obv river

    Je retombe après ce coup à 1825, alors que l'on s'apprête à entamer le niveau 25/150/300 et qu'il reste encore plus de 140 joueurs sur les 168 au départ. Autant dire que j'ai prié bien fort le dieu chatte...

    J'ai doublé sur un flip, volé quelques blindes + antes pendant 2 autres niveaux avant d'être déplacé à une nouvelle table, peuplée de gros tapis (j'avais à ce moment là 10-12BB).
    Nouveau double-up sur un 80/20, vol de blindes, etc... Je parviens à naviguer dans la zone 10/15BB pendant 4 heures. L'écrémage s'est alors fait sérieusement sentir, et nous ne sommes déjà plus que 3 tables. Un peu plus d'un joueur sur deux recevra un ticket pour le Main Event.

    On joue aux blindes 500/2000/4000 , et je vais alors toucher come un vrai porc, au meilleur moment : en l'espace de deux levels, je vais avoir deux fois les as, grassement payés, une fois les valets qui hittent flop vs top 2 turn, et un carré de dix papa vs AK.

    Il reste alors 19 joueurs, et sans être le chip-leader de la table je possède un stack tout à fait convenable d'une trentaine de blindes (moyenne entre 9 et 10BB), et qui me permet de patienter.
    A 18 left, on donne tous $20 afin que la bulle ne se retrouve quand même pas complètement fanny.
    Je jette Aks sur la relance d'un mec qui me couvre, et enfin tout se termine quand un pauvre petit vieux se fait sortir à l'autre table...

    Congratulations d'usage, on chosit notre day1 et remplissons tout un tas de paperasse, avant de se voir remettre le précieux sésame.


    Vendredi midi donc, on attaque ce tournoi qui s'annonce magnifique : 30.000 jetons, des niveaux d'une heure, et une structure bien smooth :



    Buy-In Super-Satellite : -$60
    Bulle : -$20
    BR : $3808
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, La chance du revenant ?   


    a donc commencé lundi matin au Edgewater Casino de Vancouver. Cela faisait un peu plus d'un an, et que je n'avais plus joué en live. Autant dire que ça me démangeait pas mal au moment d'entamer le redoutable early bird tournament, un $35 rebuy.

    Un truc qui n'a pas changé par contre, c'est la faune aux tables :
    en gros pour schématiser on a 45% de papys se payant leur récréation quotidienne. Des mega-serrures dans lesquels on lit comme dans un livre ouvert, et qui en général ne posent pas trop de problèmes.

    Ensuite viennent les 45% d'asiats dégénérés, eux c'est souvent le bonheur mais parfois également le cauchemar à jouer... Pour la plupart, ils font le tournoi en attendant l'ouverture des 2/5 et 5/10 NLH/PLO, et tout ce qu'ils veulent c'est jouer le maximum de mains.

    Et enfin, une (petite) dizaine de % de joueurs qui comprennent ce qu'ils font et que, bizarrement, on retrouve toujours en masse en TF.



    $35 rebuy donc, pour 3000 jetons et des niveaux de 20 minutes, avec un demarrage a 25/25. Bien que turbo, c'est tres correct. Pour peu que l'on joue serieux, qu'un flip et un 70/30 passent, on se retrouve avec un tapis "confortable" (une 20aine de blindes) en debut de TF.


    Evidemment, je me fais destacker sur ma premiere main jouee par un degen, KK<QJ allin preflop.
    Bon, bah on reload

    Le reste du tournoi se passera beaucoup mieux, pas de coup en particulier a raconter, et une fois en TF avec un tapis dans la moyenne (12 blindes) il est temps de se pencher sur le prizepool. 53 entrees, 27 rebuys, 6 payes et $1122 a la gagne.

    Comme c'est implicitement de coutume, a 8 left on sort tous $20 afin de payer les 2 bulles, qui sautent d'autant plus rapidement. On finit par se retrouver a 3, avec un mega chipleader (70% des jetons), alors que je suis pour ma part crippled avec moins de 3 blindes. $582, c'est pas si mal apres tout pour une reprise... Et puis la, miracle sur miracle. Je commence par doubler sur un flip (88 v JT), puis prends les blindes, avant que le chipleader ne fasse un move moisi sur ma BB, avec J4o. Le moment bien evidemment choisi par le croupier pour me donner la paire d'as. Deux mains plus tard, je le sors avec A9s vs KJ, et aborde le HU avec presque les 3/4 des jetons.

    Mon adversaire, un jeune bon reg, gagne deux coups, et nous sommes a peu pres a egalite avec 8 blindes chacun, nous prenons donc la sage decision de splitter : $933 chacun



    Bilan du tournoi :

    -$40 (BI + fees)
    -$35 (rebuy)
    -$20 (bubble)
    +$933

    Total : +$838
    BR : $3.838

    Comme il me reste 45mn avant de devoir aller bosser (et oui, c'est ca avoir sa boite, meme pas une pleine journee off dans la semaine), je m'installe en CG 1/2. Je pose $300, le croupier me demande si je veux bring-in (poser ma blinde pour pouvoir jouer immediatement, sans avoir attendre d'etre de BB). Comme je suis au cutoff et que je n'ai pas trop de temps, je m'execute et recois deux en echange...

    Un asiat en MP relance a 10, et le mec a ma droite 3B a 25. Je prends mon temps avant d'avancer 70 au mileu. Je suis immediatement paye par l'OR et par mon voisin.

    Flop sympa, bien que matiere a tirage :

    Les deux checkent, pas moyen que je laisse tirer. Il me reste un peu plus que le pot, donc le seul move possible est de tout mettre, ce que je fais. Je n'ai meme pas fini de dire "I'm all in" que l'asiat a deja balance ses jetons au milieu en se levant. Mon voisin hesite 10 secondes pour la forme avant de se coucher, et l'asiat claque assorti de la version cantonaise de "Oui Papa". Je retourne ma main histoire de ne pas lui donner trop d'espoir, et me retrouve avec un stack de $670 avant meme d'avoir retire ma veste.

    Le reste de cette courte session sera bien smooth, puisque je me leverai au final avec $880.



    Bilan CG du 15/04
    +$580

    Bilan de la journee
    +$1.418

    BR :
    $4.418


    Bon ben si ca continue comme ca j'atteins les $20.000 avant le debut de l'ete
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Vegas, Episode VI : En mode Super-Balla ou Super-Rom ?   
    Let's play a game...

    Pour mon sixième séjour à Las Vegas depuis mon arrivée à Vancouver il y a 4 ans, les dates sont déjà posées : ce sera du 10 au 18 novembre 2013.

    Et j'ai décidé de me lancer un petit défi, afin de savoir quelle forme il prendra, en établissant 4 différents scénarios (Super-Balla, Balla, Standard, Rom), que je vais m'empresser de vous détailler :


    Scenario 1 (le god mode) : Super Balla

    Rien n'est trop beau ni trop cher. Il faut dire qu'avec plus de $20.000 pour 8 jours, il y a de quoi se faire plaisir !

    Tout commencera donc par un vol direct Vancouver-Las Vegas en Business avec Air Canada pour la modique somme de $1867. Une fois arrive a McCarran, il sera temps de prendre le shuttle pour se rendre au Car Rental Hub, et y prendre possession pour les 8 prochains jours d'une Ford Mustang cabriolet (ou equivalent) contre une somme relativement modique, tout compte fait, de $550.



    On sort du hub en mode keke, les cheveux au vent, on tourne deux fois a droite et nous voila sur Las Vegas Boulevard, plus connu sous le nom de Strip. On passe devant le panneau sud "Welcome to Fabulous Vegas", sous lequel les roms touristes font la queue pour se prendre en photo. Puis on arrive au Mandalay Bay qui marque le debut du Strip. On le remonte vers le nord en passant successivement devant la pyramide du Luxor, le chateau medieval de l'Excalibur, la facade blanche immaculee du Tropicana, La tete de lion geante du MGM Grand, Les gratte-ciels et le Rollercoaster du New York New York, le Monte Carlo, avant d'enfin arriver a destination : Le City Center Complex et le Vdara

    Check-in rapide, et pas besoin de tenter le $20 trick des roms puisqu'on a reserve une Panoramic Suite, rien que ca. Et ouais mon gars ! Une vue a 270 degres sur le Strip et le desert, 80 metres carres de luxe avec cuisine amenagee, King Bed, Living room avec canape convertible (on sait jamais, si un Rom du CP a besoin d'etre heberge), des ecrans LCD 2000 pouces 3d dolby EX qui dechire sa mere, buanderie lave/seche linge, frigo americain, etc... Y'a pas a dire, pour $3512 les 8 nuits, on est bien, la !


    Au niveau des frais annexes, un budget bouffe de $1200, histoire de s'offrir deux bons restos par jour, $1500 pour les loisirs (ballades en helico, spectacles, spa...) et $1500 de shopping aux Outlets.

    Et enfin, car on y va aussi pour ca quand meme, un budget poker de $10.000, une dizaine de caves de 5/10, qui devraient etre bien suffisantes.

    Pour ce scenario 1, on arrive donc a un total bien mega-balla de $20.129 !


    Scenario 2 : BALLA

    Bon, on oublie la business, de toutes facons pour 2h30 de vol on ne va pas se plaindre. Mais on garde un vol direct quand meme, histoire de pas paumer 2h a Seattle, Salt Lake ou Los Angeles.

    Niveau caisse, on va se contenter d'une premium car a $360 les 8 jours. De toutes facons il fait tellement chaud dans le desert, meme en novembre, qu'on est bien mieux avec un toit sur la tete et la clim sur le poitrail.


    On remonte cette fois tout le Strip, jusqu'au Encore, ou pour $2400 on s'installe dans une Resort Suite au dela du 40eme etage, avec vue sur le Strip.


    Cote extras, $600 pour s'offrir un vrai bon resto par jour, $1000 pour les loisirs et autant pour le shopping.

    Et enfin pour le poker on se contentera de $5000, pour jouer a la 2/5 ainsi que quelques tournois.

    Total de ce scenario tout de meme bien kiffant : $10.895



    Scenario 3 : Le sejour standard

    Avec ce troisieme scenario, le plus probable, aucune surprise, qu'elle soit bonne ou mauvaise. On est dans l'average partout : Un vol sur Westjet avec une escale ($385), une chambre standard en centre Strip (Bally ou Flamingo - $530), une voiture full size chez Fox ($322), $40 par jour pour bouffer, deux spectacles pour se detendre ($300), $500 de shopping, et $2000 pour le poker.



    Total : $4337



    Scenario 4 : Le Rom

    La, un seul objectif : tenir 8 jours, en s'arrangeant pour ne pas se broke au risque de ne plus rien avoir a faire de ses journees restantes. On prend donc un package sur Expedia pour un vol avec 2 escales ainsi que 8 nuits dans le Courtyard du Palace Station ($402), pas de loisirs ni de shopping, le but etant avec nos $1000 de budget poker de jouer la super serrure pour tenir le plus longtemps possible et bouffer grace a ses comps. Avec quand meme un petit budget McDo pour changer un peu de temps en temps ($80).



    Total pour ce vis ma vie de pauvre a Vegas : $1582



    Alors, me direz-vous, quel est donc ce challenge ? Et bien je vais grinder les 26 prochaines semaines, a raison de 2 jours par semaine, les casinos de Vancouver. Au programme, du cash game 1/2 et 2/5, un tournoi a $60 et une fois par mois celui a $200.

    Je me donne 3 caves du scenario 4 au total, soit $4.500, soit a peu pres le budget pour le scenario 3, le sejour "Standard". Je vais en jouer les deux tiers, donc ma BR sera de $3.000. Si je go broke, et bien j'investirai mes $1500 restant dans le scenario 4 en novembre prochain.

    Par contre si je reussis, comme je l'espere, a gratter un peu, et bien je vais pouvoir au fur et a mesure me rajouter un peu de confort, avec bien evidemment les paliers des scenarios 1, 2 et 3, mais bien sur des concessions et ajustements si je finis par me retrouver entre deux paliers. Par exemple si je finis a $7000, et bien ce sera un mix des scenarios 2 et 3...

    Ah et tiens, puisque je ne risque pas grand chose, je m'engage sur l'honneur, si j'arrivais a faire peter les $20.000, a faire quelques efforts (oublier la business et rogner un peu sur le shopping) pour inviter a mes frais un membre du CP a partager le sejour avec moi (avion + hotel). C'est beau de rever hein ?


    Allez, je commence demain par un petit tournoi daily a $60 suivi d'une session de CG 1/2 au Edgewater Casino. Je ne vous garantis pas un update tres regulier, mais tenterai quand meme de faire des efforts !
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Day 1x02   
    Je n’avais pas mis le réveil, et c’est aux alentours de 14h que j’émerge, difficilement.

    Une demi-heure plus tard, je suis de retour à la Poker Room. Une seule table de NL ½ et une de Limit 2/4 tournent, et elles semblent bien fatiguées… Je discute un peu avec le poker manager qui m’explique qu’il n’avait jamais connu une situation comme la veille au soir : Nulle part à Vegas, sauf peut-être au Bellagio au plus fort des World Series, un joueur n’attendra plus de 45mn sa place à une table. Mais la veille une épidémie s’est déclarée parmi les croupiers, puisque 4 sur les 7 de service se sont fait porter pâle. Il a fallu débaucher 2 croupières de BlackJack pour pouvoir faire tourner les 4 tables, dont 3 de limit, au plus fort de l’affluence d’un samedi soir.


    Je décide finalement de ne pas jouer, mais m’inscrit sur la liste pour la grande spécialité de l’IP : le mixed games du dimanche soir (on y reviendra plus tard).
    Je sors sur le strip et là c’est l’horreur absolue : 40° au bas mot, pas d’air, pas d’humidité… On se croirait en enfer. Heureusement des brumisateurs sont installés un petit peu partout dans le passage qui mène de l’Ip au Harra’s. Ni une ni deux je m’engouffre dans ce dernier et prend le chemin de la poker room.

    Par chance, une table de HORSE 4-8 tourne, et une place est dispo, que je m’empresse de prendre. Je n’avais jamais encore eu l’occasion de jouer en HORSE en live, et les deux heures de session, avant que la table ne casse faute de participants à 4 joueurs left, furent un vrai bonheur, et resteront comme l’une de mes meilleures expériences de poker. Pas un touriste, que des mecs qui connaissent leurs variantes sur le bout des doigts, une ambiance conviviale… J’en sortirai délesté de $90, mais franchement heureux !

    Je retourne à la chambre pour surfer un peu sur le net, et découvre le MP envoyé par Yuestud, me disant qu’il est encore à Vegas jusqu’au lendemain et qu’il joue avec sa copine Axelle le $225 du Wynn à 20h. La structure est moins belle que le Deepstack du Caesar’s, et l’affluence bien moindre, mais la perspective de retrouver Yu balaie vite toute considération pokeristique. Yu était présent lors de la toute première partie live à laquelle j’ai pris part, il y a maintenant plus de 3 ans de cela. La grande époque du Montrouge Poker Tour chez l’ami Bastos. Ah, nostalgie quand tu nous tiens…

    Une pizza vite avalée au Pizza Palace (à éviter), et je prends à pied la direction du Wynn. Une vingtaine de minutes de marche sous une chaleur écrasante, à zigzaguer entre les girls band déjà à moitié bourrées, les touristes japonais présents en force, et les latinos distributeurs de flyers pour putes en livraison direct to your room. Epuisant, il n’y a pas d’autre mot.

    Je me souvenais être passé devant la poker room du Wynn il y a deux mois. C’était pendant les World Series, et je l’avais trouvée étrangement désertée. Quel contraste avec ce dimanche soir ! Une vingtaines de tables tournent, dont une 100/200 NL gratifiée de la présence de Huck Seed.
    Je tâte mes poches mais force est de constater que je devrais me contenter de la 1/3 pour ce soir.
    Je m’installe à ce qui se révèlera être la meilleure table low limit live à laquelle je ne me sois jamais assis. Du grand poker, des laydowns de folie (je n’avais encore jamais vu quelqu’un folder KK préflop en CG), des moves qui cassent bien la tête… J’en ressortirai soulagé de $130 au moment de prendre la direction du tournoi.

    Déception, il y a seulement 7 inscrit à 20h, et le manager nous propose d’attendre un petit quart d’heure avant de décider si l’on voulait jouer ou se désinscrire. Finalement le compteur grimpe petit à petit, jusqu’à atteindre 18 joueurs après l’arrivée de Yu et Axelle. Cette dernière s’installe à ma table, tandis que Yu prend place à la seconde, tout auréolé de sa victoire la veille dans le $330 hebdomadaire.

    Le début de partie va annoncer la couleur de la soirée : je perds 5000 jetons sur les 20000 de départ en deux coups, rivered à chaque fois par LE donk de la table, un croisement improbable entre Magloire et Michel Polnareff. La première fois lorsqu’avec AQs je flop top 2 pairs, il me payera CB + 2nd barrel avant de me check-raise à la river. Je lâche ma main et il montre tout content son brelan de 3 touché sur la dernière carte.

    Puis je relance en position une paire de 6, payé par monsieur en BB. Le flop amène QJ6. Il checke, je mise 2/3 du pot, payé. Turn blank, check, ¾ pot, payé. River K. Check, je check behind sentant le coup fourré. Bien vu, il retourne AT pour une ventrale courageusement et chèrement payée.

    La suite sera tout aussi morose, card dead pendant deux heures oop face au seul vrai bon joueur de la table. Avec l’augmentation violente des blindes, je me retrouve à pousser mes dernières 12BB avec KJs au cutoff, après le limp d’un donk en UTG+1. En BB, Axelle regarde ses cartes, et semble vraiment désolée de caller avec KK. Il n’y a vraiment pas de quoi Miss, je préfère que les jetons finissent chez toi… pas de miracle au board, et je sors en 10ème place, à la bulle de la table finale (bon OK, sur 2 tables). Je reste derrière Yu pour le voir sur la première main shove AJs au BB après une relance au bouton du bon joueur cité plus haut. Ce dernier insta-call avec QQ, qui tiennent. Il couvre tout juste Yu, et nous décidons d’aller prendre un café en face.

    Il me racontera son mois de juillet de folie, les yeux encore tout étoilés de kiff. Juste pour rappel, il a terminé 2ème du Deep Stack Extravaganza à $500 du Venetian, ITM dans un event à $1500 des WSOP, et bien évidemment 97ème du Main Event, pour un total avoisinant les $100k. Chapeau bas monsieur, et c’est plus que mérité au regard du talent et de la sympathie du bonhomme.
    Après plus d’une demi-heure, on s’interrompt soudain : « Au fait, Axelle ne nous a pas encore rejoint, on devrait peut être aller voir où elle en est…

    35 minutes de jeu depuis notre départ, et l’hécatombe : Ils ne sont plus que 3 en course, dont Axelle. Elle est 2ème en chips, derrière le bon joueur. On se poste avec Yu derrière le rail pour l’observer (très bien) jouer. Elle finira par éliminer le 3ème joueur, et aborde le HU à égalité de jetons. Un gros coup d’entrée la fera même passer en tête avec 2/3 des jetons, mais un flip river (18 outs) qui ne passe pas inversera la tendance. Elle s’incline finalement, après une partie très bien maîtrisée. Sick couple que ces deux là, quand ce n’est pas l’un qui perf, c’est l’autre.

    Nous nous séparons quelques minutes plus tard, car ils quittent Vegas le lendemain matin et ont besoin de recharger un peu les batteries, et je prends la direction de l’IP pour le fameux mixed games.

    Alors là mes amis attention, si vous voulez du gamble kiff, c’est THE place to be le dimanche soir !
    Il s’agit d’une succession de 10 variantes, jouées en limit 3/6, dont voici le détail :

    Omaha High/Low

    Double flop Omaha
    2 flops, 2 turn et 2 river. Le pot est splitté entre la meilleure main du 1er board et la meilleure du 2nd.

    Razz

    Double Hold-em
    Pareil que le double Omaha, mais à 2 cartes

    Baduci
    Les auditeurs de CPR ont déjà entendu Voj en parler. Il s'agit d'un Deuce to Seven triple draw, dont 4 cartes peuvent former une main Badugi. La meilleure main 2-7 et la meilleure Badugi se partagent le pot.

    4 Cards Ocean Crazy Pinapple
    Là on rentre dans le domaine de la science fiction. Chaque joueur reçoit 4 cartes. Après tour d'enchère suivant le dévoilement du flop, les joueurs restant défaussent la carte de leur choix. Une turn est retournée, nouveau tour d'enchère, et nouvelle carte défaussée pour les survivants. Rivière, enchères. Et enfin l'OCEAN est retournée, une 6ème carte qui laisse la place à tous les setups de la terre. Bien évidemment, on peut n'utiliser qu'une carte de sa main...

    Stud High/Low

    Badugi

    Deuce to Seven triple draw

    3-2-1 Omaha
    Il s'agit d'un Omaha high. Le dealer retourne successivement 3 flops, 2 turns et 1 river. Les joueurs doivent utiliser 2 cartes de leur mains et combiner 1 flop, 1 turn et la river. Je ne vous cache pas que c'est souvent le meilleur full qui l'emporte.

    A-5 High/Low
    Un triple draw où le pot est partagé entre la meilleure main et le meilleur low. Les couleurs et quintes ne comptent pas contre le joueur.


    Inutile de dire que les tapis jouent aux montagnes russes, mais c’est vraiment jouissif. A expérimenter au moins une fois, un must do !
    La table cassera finalement vers 3h du matin, j’empocherai un bénéfice net de $9 que je laisserai au croupier. J’observe un peu la ½ NL et hésite à m’y assoir, mais décide finalement d’aller me coucher, sentant la fatigue pointer le bout de son nez…

    Bilan de la journée : -450$, mais un max de plaisir !

    A suivre…
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Trip Express in Vegas   
    Vancouver , samedi 1er aout, 7h30.

    Je viens de déposer ma femme à son travail. Une bien longue journée de boulot l’attend en fait, puisqu’elle s’en va pour deux semaines en road-trip professionnel dans le Yukon, pour y vendre des enfants. Ca c’est un métier qu’il est bien, et hautement gratifiant. Du porte à porte chez les gens pour représenter des associations humanitaires et tenter de décrocher des contrats de parrainage pour des enfants du tiers-monde. Bien loin des classiques vendeurs d’encyclopédies ou d’aspirateurs…

    Me voilà donc seul pour deux semaines. Je reprends le volant, mais pas pour rentrer à l’appart. Direction l’aéroport. L’avant-veille, sur un coup de tête, j’ai réservé mon propre trip à moi, à Las Vegas. Départ samedi midi, retour mardi matin. Aller-retour sur Delta Airlines via Salt Lake City et une escale de 3h, et 3 nuits à l’Imperial Palace. Ok ce n’est pas le top hôtel, et le trajet va durer 7h au lieu des 2h30 d’un vol direct, mais pour 320¤ le tout sur Expedia, le rapport prix/emplacement/temps que je vais passer en chambre est imbattable ! Mon programme n’est pas encore arrêté, si ce n’est le deepstack de 19h, dimanche au Caesar’s Palace.

    Aéroport de Vancouver, planté quelque part au bord du pacifique et cerné de montagnes. La vue du sol est déjà grandiose, je n’ose imaginer ce que cela donne quand on y atterrit. J’irai jusqu’à vendre ma s½ur pour une place côté fenêtre lors du vol retour !



    Welcome to the USA ! La grande banderole barre sur 25 mètres de large la salle de contrôle. Je n’ai pas encore décollé, suis toujours en Colombie Britannique, mais déjà pourtant en territoire américain. J’espère que les formalités d’arrivée à Salt Lake en seront simplifiées…

    « Passeport please », pas un bonjour. « Where are you going ? Las Vegas ? hmmpf”. Le cerbère faisant office de douanier n’aurait pas eu réaction différente si je lui avais répondu « sur la lune, conn**d ». « Main droite sur le capteur. Pouce droit. Main gauche. Pouce gauche. Regardez l’objectif ». Ca va t’as tout ce qu’il te faut ? Tu veux pas un prélèvement sanguin pendant qu’on y est ? Je garde cette dernière réflexion pour moi, et ai le droit en échange aux coups de tampons sur mon passeport.

    12h50, le vol DL8385 décolle à l’heure. L’avion est un petit bombardier CRJ900. 75 places, 50 personnes à tout casser. Des rangées de 2, comme dans un bus, et manque de bol la place d’à côté est occupée. Mais comme il s’agit du sosie de Juliette Lewis ça ira pour cette fois …

    Vol sans encombre malgré le bruit assourdissant de l’appareil. Et là merci à mon Bose QC3 sans qui je ne serais rien. Les 2h30 filent vite. Il faut dire qu’avec la version Iphone de Monkey Island c’est beaucoup plus simple de s’occuper en vol (et de se marrer comme une baleine au grand intéressement des personnes autour).

    Les 3h de transit à Salt-Lake passeront tout aussi vite, tout comme les dernières 90mn jusqu’à Vegas. Nous survolons le Strip, que je contemple avec émotion, appétit et dévotion. Vision aérienne qui m’émeut au plus haut point. Deux mois plus tard, me voilà déjà de retour à Vegas. Le pilote se fendra au micro d'un "Ladies and Gentlemen, it is exactly gamble minus twenty minutes" qui fera bien marrer tout le monde.

    Arrivée vers 20h à l’Imperial Palace, et après un check-in express, je passe à la Poker Room. Les tables sont pleines et il y a une quinzaine de noms en file d’attente pour la 1-2. Samedi soir dans ce qui est sans doute la room la plus fishy du strip, pas moyen que je ne joue pas, même s’il faut attendre 2h. Je m’inscris et file avaler une bonne entrecôte/frites au Bill’s Gambling. Correcte sans plus.

    A mon retour à la poker room, il y a encore 8 personnes en attente. Je demande au floor de m’appeler en chambre quand mon siège est dispo, et remonte prendre une petite douche et faire une petite sieste. Peu après 23h, le téléphone sonne. « Seat open sir ».

    Je me cave à 200. La table est très loose-passive, et à coup de 3bet, CB et 2nd berrel, je monte tranquillement à 350, sans jamais avoir à montrer mes cartes. Arrive à la table un texan (il l’a dit en s’asseyant « Hi I’m Eric, from Austin. I’m not laic but I am probably the second best american player at this table ». Ou un truc du genre). Il est cavé à 100 et limpe UTG sa première main, imité comme toujours par toute la table. Au bouton j’ouvre AA et relance fort, à 25. Là Eric me jette un coup d’½il qui se veut discret et furtif, du genre « je te tiens mon gars ». Il semble excité comme un mormon le jour de sa première communion, et sa main me semble évidente. Pourtant là ou le bouseux du Minesotta aurait juste callé, le fier Texan va me min-3bet à 48. Après tout il n’a peut-être pas menti sur son niveau l’animal. Ca fold jusqu’à moi, et même si l’acting n’est pas nécessaire à ce point, je prends 3 secondes, une bonne respiration, et push. Insta call évidemment chez monsieur. Le board amène successivement 742T8, avec trois c½urs. Je retourne mes flèches, et il reste muet quelques secondes, le regard vide. Puis retourne lentement un 6 de c½ur, suivi d’un as. De c½ur évidemment. Nice slowroll sir !

    Un peu en tilt, je paye la main suivante blind au cutoff une relance à 8. A la BB Eric 3Bet à 22. Un joueur en MP suit. Je regarde mes cartes et décide de caller avec ma poubelle.

    Le flop s’ouvre sur Eric check, et MP pousse son tapis pour environ $70. J’insta-call en jetant les jetons au milieu accompagné d’un « yeah yeah, whatever » du plus bel effet. Eric call également.

    Turn . Eric, dans un numéro digne de l’Oscar de la « meilleure performance dans un second rôle à une table de poker » semble hésiter. Il me regarde, me demande combien je joue. Je lui réponds environ $150, et il me lance alors « so I put you all-in ». J’attends bien deux minutes avant de prendre ma décision. Je ne dis rien, je le regarde avec des yeux bovins.

    Il finit par demander « time » et je lui réponds après encore quelques secondes « OK I call ». Il bondit de son siège et retourne son en hurlant « Max ! ». Le joueur en MP retourne sa PP5, et lui répond « not yet, 1 more card to come ». Je ne dis rien, je ne fais rien, je continue à regarder mon nouveau meilleur ami.

    La river amène une brique et Eric lâche un « Yes » retentissant. Il tend les mains vers la croupière lui signifiant en substance « amène tout chez papa ». Mais Carole n’est pas née de la dernière pluie. Elle devait déjà officier à l’époque où Bugsy Siegel a fait bâtir le Flamingo, juste à côté, et sent que quelque chose va se passer. Elle me regarde : « Sir ? »
    Je retourne alors mon jeu. Très, très lentement. D’abord le . Gros rire chez un des joueurs de la table, accompagné d’un « oh yeah baby » d’un autre.

    Puis le . Les yeux rivés sur Eric, je murmure à son intention : « Max ».
    Comme si ça ne suffisait pas, le floor vient m’apporter le jackpot High Hand récompensant les carrés et straigh flush. $292 de plus. Eric rajuste son stetson, se lève et s’en va avec ce qu’il affiche comme son reste de dignité. J’envoie 6 jetons rouges à la croupière. « Nice read miss ». Les reflexions fusent à la tale : "What an asshole" ; "Yeah he deserved it" ; "agree, but I wish him to reload"...

    L’heure suivante sera soporifique, je prendrai une multitude de pots limpés avec une relance en position, personne n’ayant apparemment envie de jouer mon gros stack. Je me lève finalement vers une heure du matin avec très exactement $900.

    Bilan de cette première session : +$700 et une belle histoire à raconter. En voilà un trip qui commence bien !
    Demain le deepstack du Caesar’ m’attend, mais pour l’heure une grosse nuit de sommeil me fera du bien, cela fait une vingtaine d’heures que je n’ai pas dormi et la fatigue commence à se faire sentir…

    A suivre…
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    boulderdash2 reacted to Introl for a blog entry, Ich Bin Ein Dubliner ! - Day 2   
    Il est 8h30 lorsque le réveil me tire de mon sommeil. J'aurais pu gratter une ou deux heures de plus, mais les horaires de petit dej sont impitoyables : 7h/9h ! Et je tiens absolument à mon Irish Breakfast gratuit... Il faut dire qu'avec ça, mon estomac sera bien calé jusqu'au dinner break du soir : Oeufs, Bacon, Saucisses, Haricots, Tomate grillée, toasts et Scone (sorte de brioche aux raisins, très très nourrissante, traditionnellement dégustée à l'heure du thé).





    Bien rassasié, je m'offre une petite marche de 40 minutes jusqu'au Regency Hotel où se déroule le tournoi, ce qui me fait un bien fou !
    J'y retrouve tous les qualifiés CP, ainsi que les éliminés qui ont fait le déplacement pour encourager les autres... Voilà l'esprit qui aura animé toute la colonie CPiste durant ce week-end, et qui nous aura permis de tenir le coup à force de soutien, conseils et réconfort.

    Les places ont été retirées, d'une manière pour le moins original : par ordre alphabétique de nos prénoms ! Je commencerai ainsi à la table 30 en compagnie de quatre autres David...





    Avec tout juste dix blindes, mon plan est pour le moins simple : ne pas hésiter à m'engager à fond dès qu'une grosse main se présentera. Je ne vise pas la survie pour entrer coûte que coûte dans l'argent, quitte à sacrifier toute chance d'aller plus loin ensuite. L'objectif est de monter un gros stack ou mourir, et je compte bien sur la tightitude des autres à la table pour accumuler les chips.

    Après deux orbites où je constaterai qu'effectivement, la table est très craintive, je suis en SB et découvre . UTG+1, l'énorme chip-leader a relancé à 20k (blindes 2500/5000). Il martyrise la table depuis le début, relançant deux coups sur trois, et s'est déjà couché à deux reprises face à une sur-relance. Je n'hésite pas un instant et pousse all-in. Pas de bol, cette fois il me call sans aucune hésitation avec
    Pour la première fois, je joue mon tournoi sur un coin flip. Heureusement je ne souffrirai pas longtemps, un as salvateur apparaissant au flop.

    Ce coup me propulse à 120k, au moment où nous arrivons à la bulle. Il reste 136 joueurs et nous attaquons une période de "Main par main" durant lequel le temps paraît à la fois très long (il faut attendre que toutes les tables aient fini leur coup pour attaquer le suivant) et trop rapide (car pendant ce temps là, l'horloge tourne !). A chaque fois qu'un tapis est payé, une foule se masse autour de la table pour espérer assister à la mort du malheureux bubble boy.
    Après plus d'une vingtaine de minutes de ce fascinant spectacle, la récompense est là : un joueur est éliminé, sous les applaudissements nourris des 135 survivants, assurés de repartir au minimum avec 300¤, le double du buy-in.
    Ce n'est qu'alors que je réalise pour la première fois le chemin parcouru... Il y avait 1300 joueurs au départ, et réussir à se hisser dans les dix derniers % n'est pas la moindre des performances.
    J'aperçois quelques collègues CP ayant réussi à éviter les balles : Gégé, Manu, Styroben, Timus, Benoux...

    Un autre tournoi débute alors, et il convient de jouer très prudemment, en attendant les opportunités. Effectivement, les petits tapis, qui luttaient jusque là pour survivre, n'hésitent plus à envoyer valser leur maigre stack afin de doubler, doubler et encore doubler. Les éliminations se succèdent à un rythme effréné, de gros tapis commencent à se construire, et nous nous retrouvons bientôt à 60 joueurs.

    Je change de table et rapidement une néerlandaise, excellente joueuse et dotée d'un énorme stack, vient s'asseoir à ma droite. Sur notre premier combat de blindes, elle m'agresse, ce à quoi je riposte en allant voir le flop avec ma poubelle, .

    Celui-ci est ma foi bien sympathique :
    Elle check, je mise 2/3 du pot, et elle me sur-relance au triple.
    J'espère vraiment qu'elle a AQ ou une overpaire, et pousse mon tapis après un peu de cinéma.
    Elle hésitera longtemps avant de passer, me disant qu'elle avait un 6





    Notre table casse, et survient un coup qui rentrera dans ma petite légende personnelle. Car je ne l'ai pas très bien joué mais en ai été récompensé, et parce qu'il sera à l'origine du plus beau come-back de cet IPO 2008.

    Voici le contexte : J'ai environ 130.000 chips devant moi, et suis card dead depuis l'éclatement de la bulle, une heure et demi auparavant. Je réussis à me maintenir au gré de quelques vols, mais avec des blindes à 6000/12.000 et une moyenne à 220.000, il va bientôt être temps de bouger. Je suis à une nouvelle table depuis une heure, sur laquelle se trouvent Nicolas "BushDoctor" à la tête de près d'un million de jetons, Maxence en mode survivor, et un français arborant un polo orange "Orléans Poker" (Elie) qui vient d'arriver. Je suis au bouton, tout le monde passe et je découre . Pas d'hésitation à avoir dans ma position, je raise à 30.000. La SB passe, et Elie, en BB, me dévisage quelques instants de derrière ses lunettes réfléchissantes avant de pousser son tapis, qui couvre le mien de tout juste 21.000.

    Il y a désormais une décision à prendre, et elle n'est pas facile car elle engage le reste de mes jetons. Dans 3 minutes, les blindes vont passer à 8000/15.000, et il me restera 100k si je passe, soit moins de 7 grosses blindes.
    J'ai ces 100k à mettre dans un pot de 300, soit une côte de deux contre un. Mon intuition me hurle qu'Elie tente sur ce coup un resteal ce qui représente plus d'un tiers de son tapis. J'abaisse raisonnablement la probabilité à 40%, et envisage les autres hypothèses de sa HR. Avec quoi peut-il envoyer ainsi son tapis ?
    - Air, en resteal : 40%
    - Une petite paire : 25%
    - AK, AQ, AJ, AT : 25%
    - AA, KK, QQ, JJ, TT : 10%

    En mixant tous ces scénarios, j'arrive à une equity comprise entre 40 et 50%, ce qui me donne largement la côte pour payer. Mais comme je joue mon tournoi sur ce coup, il s'agit de savoir exactement quels sont mes objectifs. J'ai déjà gagné à ce moment là 500¤, et très clairement le mode survie pour grapiller quelques dizaines d'euros supplémentaires et finir par sortir 40ème ne m'intéresse pas. Ce coup peut me permettre de remonter bien au dessus de la moyenne et viser sereinement les 2/3 dernières tables. Alors je paye.

    Il révèle et paraît bien soulagé de voir ma main (que je le comprends !)

    Le flop vient :

    Turn :

    River :


    Si je ne peux m'empêcher de lâcher un "OUIII" soulagé à l'apparition de l'as, je ne suis pas très fier au moment d'empiler les jetons devant moi. Elie est pour sa part très, très énervé, et me lancera quelques piques acérées durant les minutes suivantes. Je comprends tout à fait son courroux, et laisse passer l'orage avant de lui exposer, en dehors de la table, mon raisonnement. Il finit par reconnaître que celui-ci se tenait, même si de son côté jamais il n'aurait joué tout son tournoi dans cette situation.

    Mais l'histoire est belle. Alors qu'il ne lui restait que 15k, soit une grosse blinde, au moment des 7 dernières tables, il terminera 3ème de cet IPO, pour 22.000¤ de gains !



    Deux heures ont passées, nous ne sommes plus que 3 tables, à présent.
    Rien de particulier à se mettre sous la dent. A coups de vols, resteals et d'un joli squeeze avec , mon tapis a grimpé à 500k, aux blindes 15k/30k

    Un coup intéressant m'oppose à Nicolas, alors à la tête de plus d'un million de chips :
    UTG+2, il relance à 90k. J'ouvre au bouton, et re-raise à 210k. Il call et vient le flop :



    Il check, et j'envoie mon tapis, pour un peu moins de 300k.
    Nico abandonne le coup et me montre
    Je ne veux pas qu'il ait de regrets, aussi je lui montre ma main.


    Au niveau suivant (18k/35k), un français au cutoff envoie son tapis dans un pot non ouvert, pour 380k. J'ai , et au vu de son move et son attitude pas très sereine, l'imagine sur une petite paire ou un vol avec un as faible / moyen, qui n'a surtout pas envie d'être payé. Je call assez vite, content de ma lecture lorsqu'il retourne . Pas de drame et je culmine alors à un million !

    Hélas j'en recracherai la moitié, en 3 coups, à mon voisin de gauche, un français de Montrargis nommé Cyril (futur finaliste). Premier acte : j'ai au bouton, et les deux blindes étant shorts avec respectivement 80k et 250k, j'envoie le tapis.
    Cyril insta-call avec

    3 coups plus tard, je découvre et relance à 100k. Cyril va à tapis pour environ 180k, et retourne

    Enfin, toujours lors de la même orbite et certainement un peu agacé des deux coups précédents, je tente un vol au bouton avec , mais Cyril, toujours lui, me renvoie son tapis que je suis obligé de payer commited. Pas de surprise, son tient bon, et je retombe à 550k...


    Je me maintiens tant bien que mal en demi-finale, et finit par faire éclater la bulle de la table finale, aux blindes 25k/50k, en payant le tapis d'un joueur belge (180k) avec . C'est un coin-flip face à sa paire de , et un au turn, synonyme de table finale, me procure ma plus belle décharge d'adrénaline du tournoi...







    Edit, quelques années plus tard : Le Elie en question a aussi un nom de famille : Payan...



    On peut dire qu'il y avait du beau monde dans ce tournoi

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    boulderdash2 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Le mystère des tournois   
    Pendant longtemps je ne jouais pas de MTTs. Et puis je m'y suis mis depuis 1 an ou quoi. Je suis loin d'être un crack, je joue peut-être 250 tournois / an, mais j'y réfléchis suffisamment imo.
    Je vais exposer ici quelques idées que j'ai sur les tournois, du point de vue d'un professionnel, et au niveau du mental game.

    En premier lieu, je me rends compte que mon gain horaire est beaucoup plus faible en MTT qu'en cash game, et je pense qu'il doit sûrement en être de même pour la plupart des joueurs compétents. Evidemment, les premières places font rêver. Investir 100€ (whatever) et gagner 10 000€ est toujours super cool. La réalité, évidente, est pourtant que je gagne assez peu par heure passée à jouer des tournois ; les gros gains sont rares. Si je devais estimer, je dirais sûrement entre 10 et 20€/h (évidemment je suis encore assez peu expérimenté en tournoi, et j'ai longtemps spew, donc je peux espérer que mon gain horaire augmente avec le temps). Relativement au temps passé, le cash game est donc bien plus profitable.

    Voyons maintenant au niveau énergie: les tournois demandent une concentration bien plus importante. Peut-être est-ce parce que je suis moins habitué, mais rester attentif à l'évolution des stack sizes, l'augmentation des blindes, qui vient de perdre un gros coup, etc, réclame de l'énergie. Ajouté à cela les courtes pause (5 min/heure), et l'impossibilité de prendre un break quand on le sent. En cash game, je peux juste fermer mes tables une heure si je sens que j'ai besoin de décompresser, je fais un peu d'exercice, je mange un truc, et je retourne au combat. Basiquement je peux gérer mon niveau énergétique beaucoup mieux. Alors que les tournois, c'est un marathon où on peut pas vraiment s'arrêter pour reprendre son souffle, à moins de bust.
    Or, l'edge créé autour de la table (quand prendre une pause, quand s'arrêter, quand changer de table, quand rajouter des tables, etc) est pour moi une des raisons majeures de mes résultats au poker. En tournoi, ces décisions sont sévèrement limitées: on ne choisit pas ses horaires, ni ses pauses, ni ses tables. On ne peut pas se lever d'une table même si on a 3 pro agressifs à notre gauche.
    Au final, plus d'énergie requise pour moins de gain horaire, un edge plus aléatoire ; il semble que je devrais simplement arrêter les tournois.

    Au niveau psychologique, les tournois sont très difficiles. J'ai beaucoup de respect pour les professionnels qui ne jouent que des tournois, et peu ou pas de cash game. En effet, en cash game, évidemment il y a de la variance, mais on est quelque part récompensé ou puni beaucoup plus vite. En tournoi on peut très bien jouer parfaitement 4 coups, mais si on joue mal le 5ème on bust ; la même situation en cash game est plus 'soutenable', bien que non optimale évidemment (on aimerait éviter les erreurs), parce qu'on reste en course.
    C'est très frustrant de jouer parfaitement dans un tournoi, pour finalement perdre un flip, jouer optimalement avec un stack de 20bb, et perdre sur une confrontation random. Vu que 10-15% des fields de MTT sont ITM, ça veut dire que même un joueur incroyable ne va sûrement pas être ITM plus de 50% du temps.
    Il faut voir les MTTs comme des grandes loteries. Prenons un tournoi avec 100 joueurs. Plutôt qu'avoir une chance sur 100 de gagner, un bon joueur aura peut-être 2 ou 3% de chance de gagner. Son edge est donc réel, potentiellement massif, et pourtant il gagnera excessivement rarement. A l'inverse un joueur très faible aura peut-être 0.1% de chance de gagner.
    Faire une TF est évidemment rare. Pourtant, la frustration est énorme lorsqu'on échoue aux portes de la TF, ou même qu'on fait deuxième. Donc au final les tournois sont source de grande souffrance mentale, où nos résultats sur un tournoi donné sont très dépendants d'un run good.
    Au final, l'approche mentale des tournois me semble: jouer bien jusqu'à ce que le run good arrive. Et surtout ne pas mal jouer quand il arrive! Cela semble très difficile: maintenir un jeu solide quand la variance nous fait valser est un des défis mentaux les plus importants au poker.

    Donc j'ai beaucoup de respect pour les MTT pros, qui savent qu'ils auront rarement de gratification psychologique, et pourtant arrivent à continuer à retourner au combat (la plupart de leurs sessions seront perdantes). C'est vraiment différent du cash game.



    Pourquoi les joueurs aiment tellement les tournois? Parce qu'ils rêvent de la win, parce qu'il veulent la reconnaissance de leurs pairs, parce qu'ils valorisent plus la compétition et la gloire que l'argent, parce que les joueurs récréatifs peuvent s'amuser à prix fixe, parce que ça leur permet de jouer contre des pros sans se ruiner, parce que ça permet aux pros de jouer contre des joueurs faibles.
    Du fait de la variance énorme des tournois, beaucoup surestiment leur edge. Beaucoup d'étoiles filantes se déclarent 'pro' en MTT parce qu'ils ont run good sur quelques tournois. Très vite, ils vont déchanter, ne serait-ce parce qu'ils ne supporteront pas de faire une année négative après avoir gagné une grosse somme l'année précédente (au niveau psychologique, ils vont s'attendre à ce que leurs résultats perdurent: ils se retrouvent complètement biaisés, incapables de voir la variance et leur bonne fortune, et se croyant au final meilleurs qu'ils sont, ne méritant pas de perdre, et ne comprenant pas pourquoi ils ne gagnent pas un WSOP).
    Les situations en tournois étant rarement expérimentées (on fait rarement une TF), la variance prend une place importante: ainsi si un joueur joue spewy à la bulle de la TF et chatte, arrive chip leader et gagne le tournoi => il va facilement se créer un biais psychologique où il va associer l'agressivité au gain, alors que concrètement il a spew, et que sa stratégie ne se révèle pas la meilleure sur le long terme. Cela est vraie aussi à l'inverse: si on fait un move qui nous fait bust deep dans un tournoi, notre esprit va l'enregistrer comme mauvais, alors que c'était potentiellement très EV+.

    Ces biais sont difficiles à éviter. Au final, il y a de l'edge en tournoi... parce que tout le monde se trompe sur son edge.


    Après ce vaste topo, pourquoi donc continuer à jouer des MTTs? En premier lieu parce que j'ai encore beaucoup à progresser et que j'aimerais voir jusqu'où je peux pousser mon edge. Ensuite parce qu'il y a quelque chose de très excitant à se retrouver deep dans un tournoi, malgré les frustrations associées.
    Et parce que jouer des MTTs me fait beaucoup progresser à tous les niveaux. Mon gain horaire est peut-être plus faible en MTT, mais depuis que j'en joue mon gain horaire augmente en cash game.

    Les raisons? La première est qu'en tournoi, il est nécessaire d'être très attentif aux dynamiques et de saisir les bons spots (très important de bien 'sentir' quand on a un spot de squeeze ou de steal, et quand c'est pas un bon spot) ; cela m'aide beaucoup à exploiter les dynamiques en cash game. Aussi, on apprend plus à faire des hero folds en MTT ; ainsi je me retrouve à fold des mains en CG que j'arrivais pas à lâcher avant.
    Ensuite jouer des marathons MTTs améliore mon endurance physique et mentale + quand je joue des tournois et du cash en simultané, la concentration sur les MTTs me permet de jouer aussi plus patient en cash (moins spewy), et en même temps plus concentré.
    Enfin les tournois me font réfléchir sur différents aspects techniques et psychologiques du jeu: sizings, pression qu'on peut mettre en fonction des stacks, à quel moment changer de vitesse, etc. Et puis le fait que chaque main soit si importante en tournoi (on veut vraiment pas bust débilement) me force à me concentrer beaucoup plus et à réfléchir sur les gros pots en cash. Avant j'étais trop rapide dans mes décisions, trop spewy dans les gros pots. Le fait d'expérimenter la pression des tournois me rend au final plus en contrôle dans les gros coups de cash game (je suis dans la main, et rien que dans la main).


    Je terminerai par cette note: beaucoup de regs de MTTs m'ont paru très perfectibles. Parfois je vois des joueurs ayant eu du succès en MTTs s'essayer au CG, et souvent ils spew comme des bons pigeons. Je les blâme pas, j'ai longtemps spew en MTT parce que je paniquais dès que j'avais moins de 40bb (lol), trop habitué à jouer 100bb+ poker. Beaucoup de joueurs de MTT, même reconnus, ont en fait de gros leaks (des déséquilibres dans leurs ranges), à mon humble avis, et doivent leur succès à de la variance positive, et aussi certainement une stratégie non-optimale mais suffisamment bonne pour durer. Aussi, encore une fois, beaucoup surestiment leur edge.
    Par contre, les top joueurs de MTT sont pour moi des énormes modèles, bien que je suis quasi-certain que le CG restera toujours mon terrain de prédilection. Les excellents joueurs de MTT sont vraiment sick, et n'auront aucun mal à bien jouer en cash game. Ils sont juste tellement bons pour comprendre l'importance de chaque situation, et naviguent sans erreur sur les dynamiques de la table (même, ils créent la dynamique qu'ils veulent). Ils savent quand il faut prendre des moves high variance, quand exploiter leur image et comment. En bref, ils m'inspirent. Je joue donc des tournois pour apprendre leurs tours .
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    boulderdash2 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Sur la variance, compléments   
    Quelques idées en plus sur la variance.

    Vous voyez parfois à la table des joueurs, généralement relativement âgés et old school. Ces joueurs sont des (mauvais) nits. Généralement ils jouent ultra weak et obvious, surprotégeant leurs mains faites 'parce qu'ils ne veulent pas se faire craquer'. Aussi le genre de joueur grognon, assez désagréable à la table, et qui se plaint s'il ne touche pas 3 sets par heure. Et je comprends, ça doit être assez chiant de jouer comme ça. Il s'agit de joueurs très prévisibles, et de ce fait très mauvais, bien qu'ils ne le penseront sûrement pas eux-mêmes (ils peuvent être très légèrement gagnants, vu qu'il existe toujours d'autres joueurs prêt à les livrer).
    Mais là n'est pas mon point: je pense que ces joueurs un peu aigris jouent comme cela parce qu'ils ont peur de la variance. Ils ont peur des cartes, peur du dealer. Cette aversion au risque les décourage de se mettre dans des situations marginales ou compliquées: leur but est de toucher des belles cartes et de gagner, puisqu'ils ont des bonnes cartes. Une premium preflop mérite de gagner pour eux, s'ils perdent c'est qu'ils se font craquer (remarquez dans les termes comme ils ne prennent aucune responsabilité pour leur échec). Ce qu'ils ne comprennent pas du tout, c'est que leur style ultra-lisible et stupide ne peut pas être gagnant, ou alors si peu ; or qui dit winrate faible dit énorme variance.
    Par ailleurs, vu que ces joueurs attendent des mains fortes preflop pour ensuite bombarder dès qu'ils touchent TP ou mieux, et que tout le monde à la table le sait ou le voit, et bien ils vont généralement gagner un petit pot (pas de résistance, ils ne vont pas se faire bluff non plus), ou perdre un gros, puisque toute l'action qu'ils génèrent se matérialise contre des ranges qui les battent.

    Ainsi ces joueurs craintifs de la variance se retrouvent ballotés plus que d'autres par elle: d'une part parce qu'ils sont breakeven, légèrement gagnants ou légèrement perdants (et c'est là qu'il y aura le plus de variance), d'autre part parce que leur style implique que leurs mains tiennent, et il y a beaucoup de variance là-dedans. Or, ça tombe très bien pour eux, puisque ces joueurs ne sont pas là pour vraiment gagner (IMO), mais pour pouvoir se plaindre du sort. Etant sujets à beaucoup de variance (de leur faute, du fait de leurs actions, de leur 'transparence'), mais la haïssant, attendant d'elle qu'elle soit toujours de leur côté comme si c'était normal de recevoir AA et d'automatiquement gagner 2 stacks, ces 'specimens' sont pour les vrais étudiants du jeu un bon modèle (à ne pas suivre).

    Observez votre rapport à la variance, vous pourriez bien en apprendre plus que vous ne le pensez sur les désirs inconscients que vous mettez dans le jeu, sur les leaks mentaux que vous avez et qui vous font perdre, voire même sur votre vision du monde et de votre propre existence.

    Je considère les joueurs cités au-dessus comme faibles. Ils m'exaspèrent souvent à la table ; c'est comme s'ils n'étaient pas vivants: ils viennent tous les jours pour grinder, et semblent jouer à l'inverse des gambleurs de roulette, mais ont en eux la même pulsion auto-destructrice, avec cette propension à se plaindre des cartes, ou quoi que ce soit. Mais pourquoi revenez-vous pour vous faire du mal? Que cherchez-vous dans le poker si ce n'est vous faire punir? Etes vous obligés d'infliger vos tendances masochistes aux autres? Je n'aime pas jouer contre vous, et je ne pense pas être sadique, mais vous vous mettez dans une position où je serai obligé de vous punir à la table, et où je n'hésiterai pas à vous faire tilter si je le peux ; après tout vous occupez un siège qui pourrait être pris par un joueur plus fun (tant dans le jeu que dans la présence).
    Hate mode off#


    A l'opposé de ce spectre il y a les gambleurs fous, un autre genre de joueur. Vous savez, le genre à avoir toujours des milliers d'euros sur lui, et qui joue pourtant atrocement ; le genre à ne jamais fold preflop, à se sentir personnellement attaqué si on 'vole' son option. Beaucoup de destructivité chez ces joueurs également, mais je les aime beaucoup plus. D'abord ils sont fun à jouer, ils sont des catalyseurs incroyables pour une table, et c'est souvent ce qu'ils veulent: être au centre de l'attention. J'aime l'action qu'ils procurent. Et quelque part, ils m'impressionnent. Ces joueurs sont l'inverse des précédents: ils ont une aversion négative au risque, cad qu'ils valorisent le risque sur le gain: ils sont accros à la variance! Ils peuvent ainsi devenir accidentellement des joueurs gagnants contre les joueurs scared money, parce qu'ils créent une telle variance qu'ils transforment certains joueurs a priori compétents en gros fishs nitty / obvious. Evidemment, ils ne veulent pas au fond d'eux être gagnants, donc ils trouveront un moyen d'augmenter encore les frontières de la variance (par exemple en faisant un flash in the dark), au point de finir par perdre, et rentrer chez eux repus.

    Il y a quand même quelque chose qui m'impressionne chez ces gambleurs: ils n'ont aucune crainte de laisser leur destin entre les mains de la variance. Alors que les nits aigris la fuient comme la peste, les gambleurs la recherchent. Pour cela, ils ont souvent une très grande présence à la table, et une personnalité relativement intéressante, de mon point de vue. Ce sont des gens qui n'ont pas peur de la vie. Pas peur d'être ridicules, pas peur de perdre, pas peur des montagnes russes émotionnelles. Ils ont un détachement qui devrait inspirer les joueurs pro (évidemment il ne s'agit pas de jouer spewy, mais de voir qu'il est possible d'être détaché... reste à être détaché ET équilibré).




    On lit souvent sur les forums: 'stack off sur ce spot, si tu perds c'est juste la variance', ou bien 'en cash game, tu dois prendre tous les spots EV+, peu importe la variance'. Autant je suis d'accord (je pense qu'au final on réduit sa variance en augmentant son edge), autant il faut nuancer. Tout le monde est affecté à sa manière par la variance. Autant le conseil est vrai dans l'absolu, si nous étions des robots ; mais étant des humains naviguant aux émotions (ce n'est pas forcément une faiblesse, loin de là), il s'agit bien de considérer comment on gère la variance, avant de se dire qu'elle n'a pas d'importance (cela contredit en apparence ce que je disais dans mon précédent post sur la 'vacuité de la variance', mais au fond non, car les illusions sont le moteur de notre vie).

    Pour le dire simplement: si vous avez peur de l'eau, n'allez pas en haute mer.
    Perso je suis plutôt du genre gambleur, au fond. J'aime le risque, j'aime l'action. J'aime jouer avec la psychologie de mes adversaires, qu'ils croient que je me tape de l'argent devant moi. Et honnêtement, c'est plutôt un leak. Ca me rend chiant à jouer sur certains spots, mais ça me fait aussi un peu spew (tellement moins qu'avant pourtant!). Du coup, il est pour moi avisé de faire attention : en suivant certains conseils relatifs à la variance, on peut en arriver à jouer complètement crazy, à relancer beaucoup trop, beaucoup trop souvent.
    Pourquoi? Parce qu'en commençant à se dire 'peu importe la variance, seul compte l'EV', et bien on croit voir de l'EV potentiel partout, alors qu'en fait on s'est fait entraîner par l'excitation, et que ce qu'on recherche, c'est en fait plus de variance, plus de montagnes russes. Le danger est donc de se faire entraîner par une pulsion qui trouverait sa justification dans une réflexion consciente ; le danger est que cette pulsion se développe et se renforce en toute impunité.

    En bref, il faut se garder pour certaines personnes de l'indifférence à la variance, parce qu'on devient facilement un maniac (c'est dur d'être un bon maniac). Pour les personnes ayant naturellement une aversion au risque, certes oui, il faut chercher à se détacher de la variance, ne plus la craindre.
    Je dirai quand en fait qu'il n'y a pas de règle absolue. Si vous êtes scared money, que vous avez une petite bankroll, ou que vous savez que perdre un gros pot vous fera jouer super mal après, et bien vous avez le droit d'abandonner un peu d'EV sur la table pour espérer avoir moins de variance (attention à ne pas tomber dans le piège des nits, qui récoltent plus de variance qu'ils n'en voudraient). Faites ce qui vous semble le mieux, vous seul êtes responsables de vos cartes et de toutes vos actions à la table.

    Dire qu'on se fiche de la variance est peut-être vrai pour un grinder online avec une énorme bankroll, qui joue chaque jour contre les mêmes regs. Mais dire qu'on se fiche de la variance à une table très juteuse de cash game live est à mon avis une erreur. Le jeu live est différent du online, le long terme n'a rien à voir, et du coup la variance non plus.
    Il y a en effet une donnée fondamentale particulièrement prononcée en live, mais aussi vraie online: les gens sont affectés par leurs résultats, et sont affectés par les résultats des autres. Se foutre de la variance peut amener à se foutre de ce fait, or ce peut être une erreur. Vous pourriez bien vous retrouver dans une situation où votre conscience vous dit 'peu importe t'as perdu une cave, variance', mais où des forces inconscientes remuent en vous en vous murmurant 'tu te rends compte que tu viens de perdre un loyer?' Si vous refoulez ces forces inconscientes, vous vous exposez à de gros dégâts.

    Si vous ne souffrez pas de perdre une cave c'est bien. Mais êtes-vous sûr que les autres s'en foutent? Perdre un gros pot peut sacrément endommager votre momentum. Les gens croient consciemment ou inconsciemment aux rushs. Quelqu'un qui perd reçoit généralement moins de crédit, se fait plus bluff, plus hero call, etc. Si vous êtes bon pour gérer votre image, savoir comment vos adversaires vous perçoivent, le crédit qu'ils vous donnent, etc, vous verrez qu'il y a une énorme opportunité d'edge dans ce domaine. Si par contre vous ne parvenez pas à saisir les changements de dynamique, de ce que les autres attendent de vous, etc, alors rentrer dans des spots high variance vous entraîne aussi dans un inconnu où vos perceptions ne sont pas en phase avec les perceptions de vos adversaires ; vous pourriez bien y perdre votre edge, parce que c'est là le cœur du jeu: avoir un coup d'avance sur nos adversaires, avoir une idée de comment ils nous perçoivent et quels sont leurs plans.
    En live, vous n'avez pas une image tight ou une image loose. C'est pas ça qui importe. Mais jvais pas révéler tous mes secrets non plus .

    Au fond, ce qui sort de cela selon moi, c'est qu'il est primordial de saisir aussi précisément que possible comment chacun à la table se comporte par rapport à la variance (pour lui-même mais aussi pour les autres). Est-ce qu'il y a de la crainte? Est-ce qu'il y a 'désir de variance'?
    Certains joueurs considèrent comme un crime que leurs mains perdent, et en appellent au jugement de la court martiale (la table, le dealer, le floor): 'c'est moche' (comme si au poker la justice et la beauté s'accordaient sur un point: la meilleure main de départ doit gagner).
    Certains joueurs considèrent comme un kiff de craquer les mains des serrures. Vous vous êtes déjà demandés pourquoi? Essayez.
    Ces deux exemples opposés sont riches en enseignement sur la manière dont vos adversaires considèrent le jeu, à un niveau psychologiquement très profond.


    En conclusion, je me répète, car cela résume assez bien ma raison de jouer au poker ("Connais toi toi même") :
    Le choix est toujours votre: si vous plongez suffisamment en vous, vous devriez pouvoir éclaircir quelles sont vos peurs ou vos désirs liés à la variance ; à partir de là, vous pourrez prendre des choix éclairés sur votre jeu, et même sur votre vie en général.

    GL, feedback welcome.
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    boulderdash2 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, De l'incapacité à gérer la variance.   
    Aujourd'hui je vais essayer de parler de la variance au poker. C'est un sujet complexe, maints fois abordé, et pourtant toujours abondant. Je pense que l'incompréhension de ce qu'est la variance constitue l'un des plus grands leaks à la fois chez les joueurs récréatifs et chez les regs gagnants.

    Avez-vous cette tendance à suivre vos résultats? Il semble quasiment impossible à quiconque de ne pas se soucier s'il est positif ou négatif sur une session. Paradoxalement, ce sentiment semble plus fort en live. Pourtant, après 5 h de jeu, vous aurez peut-être joué 100 mains. Quiconque est habitué au online sait que les résultats au bout de 100 mains sont assez inconséquents. Pourquoi vouloir se refaire, pourquoi ce soir, pourquoi pas demain, pourquoi pas dans un an?
    Mais les joueurs de online vont être affectés après une journée négative ou une journée positive. Ils vont regarder leur courbe, fantasmer les mois à venir (positivement ou négativement). Tant de joueurs pensent inconsciemment que la variance a des comptes à rendre. Rien n'est plus faux, la variance n'a pas de mémoire. A tous les joueurs obsédés par leur courbe EV, je vous donne un conseil: oubliez-la. C'est un gros leak que vous avez, une incompréhension assez fondamentale de la nature chaotique du poker.

    L'état d'esprit idéal est : il n'y a que la main que je joue maintenant. Ma bankroll est à tel niveau, peu importe ce qu'elle était hier, ou il y a un an. Ma bankroll n'est même pas à moi, elle n'est qu'un facteur limitant mes choix stratégiques potentiels.
    Les joueurs gagnants s'attendent à ce que leur bankroll augmentent assez régulièrement. Or tel n'est pas le cas. Le jeu bouscule toujours nos attachements. Pouvez vous atteindre l'état de libération intérieure où perdre n'a aucun impact pour vous? C'est un état très subtil, car évidemment il ne s'agit pas de se désensibiliser à la perte au point de ne même plus chercher à gagner, auquel cas on deviendrait un simple gambler. Pouvez vous atteindre l'état de libération où vous savez qu'après une grosse session gagnante, l'argent ne vous appartient pas (puisqu'il va retourner au jeu)? Et qu'il ne préfigure rien sur l'avenir?
    Avez vous déjà ressenti cette joie de gagner 10 caves en une soirée, avant d'en perdre 12 le lendemain? Qu'avez vous ressenti? L'attachement à ce qui n'est pas à nous est cause de souffrance.

    Vous jouez une session en live. Vous avez un tirage que vous jouez agressivement. Vous êtes callé mais touchez votre tirage. Vous finissez la session à +Xbb.
    Même situation, mais vous perdez la course, vous manquez votre quinte. Vous finissez la session à - Ybb. Je suis prêt à parier que la plupart des joueurs auront tendance à se dire qu'ils ont bien joué après la session positive, mais vont par contre cogiter et décortiquer pourquoi ils ont perdu dans la session négative. Pourtant leur jeu est le même! Mais l'incompréhension de la variance nous fait croire que nous maîtrisons nos résultats. Evidemment, tout le monde peut comprendre ce que je dis, théoriquement. Ce n'est pas la question. Tout le monde comprend et pourtant tout le monde tombe dans le piège. Les mouvements sont inconscients, plus subtils. A différents degrés et de différentes manières, tout le monde s'attache à ses résultats, que ce soit en tâchant de se refaire, ou en s'attendant à gagner comme la veille. Tout cela amène les joueurs, bons ou mauvais, à revenir à la table, généralement avec un mindset biaisé dès le départ.

    De même si l'on fait un gros bluff, vilain nous snap avec les nuts. Très peu de joueurs auront la clarté d'esprit d'analyser la situation correctement et de réaliser que leur bluff était peut-être génial, qu'ils sont juste tombés sur le top de la range adverse (qu'ils ne prévoyaient de toute façon pas de faire fold). De même pour un gros bluff qui passe. Est-ce que cela en fait un bon bluff? Impossible à dire sans les vrais éléments pertinents, qui ne sont pas les résultats. Quand on joue au poker, il y a quelque part cette incertitude quantique : on joue sans voir les cartes, jusqu'à ce qu'on les voie. Vu que tout le monde oublie ça en permanence, il y a pour l'instant un edge infini pour qui est prêt à prendre cette route tumultueuse qui consiste à naviguer les orages de l'inconscient. Car la variance n'est pas orageuse, elle est neutre, vide, elle est structure du jeu, illusion au fond. Ce sont les émotions suscitées par cette vacuité qui sont réelles, au sens où elle change notre vision du monde (du poker).

    Rendez vous compte que la différence entre une session positive et négative repose sur la réussite ou l'échec de quelques C-bet, ou de quelques steals. Vous le savez n'est-ce pas? Et pourtant j'oserais dire que vous ne le savez pas ; vous le savez dans l'intellect, mais pas dans la chair ; votre chair en souffre encore.


    Certains joueurs blâment la variance pour leurs résultats (incompréhension fondamentale de où vient la circulation monétaire dans le jeu).
    Certains justifient leurs plays avec la variance: genre le pire nit de l'univers me 3b et j'ai QQ, standard stack off, c'est un cooler, etc. L'autre jour j'ai open QQ, me suis fait 3b dans un spot où vilain avait pour moi KK-AA uniquement, avec peut-être 10% de marge d'erreur, j'ai call preflop pour juste check-snapfold un flop 832r. Et ça ne m'empêche pas de call down super light dans d'autres spots. Vous êtes autorisés à faire ce que vous voulez au poker. Vous avez le droit de folder KK pour 30bb en MTT si vous avez un sick read. Vous avez le droit d'open fold AA preflop, même si c'est évidemment une erreur technique, de façon à vous préparer mentalement à faire des folds difficiles (Tommy Angelo parlait de ça).
    Si vous êtes du genre à penser que des situations sont standards, et qu'il faut toujours stack off AK ou QQ pour 100bb en NLHE 6max, vous êtes un fish. Si tout vous indique que votre adversaire vous bat, que vous le sentez profondément dans votre bide, mais que vous mettez quand même l'argent au milieu parce que 'c'est comme ça', ou 'je me fais exploiter si je fold QQ preflop', cooler, standard bro, et bien vous laissez de l'argent sur la table, et vous justifiez votre paresse par la variance. Les top joueurs font des sicks calls, des sicks bluffs, et des sicks folds. Ils font tout en fait. Rien ne leur est impossible. Ils savent caller avec bottom pair parfois, ils savent fold 2nd nuts parfois. Ils formulent un read et le suivent. La variance n'est pas utilisée pour créer un flou artistique leur autorisant à faire des calls ou des folds paresseux.

    Les maîtres:
    ;
    Je ne dis évidemment pas de fold souvent QQ preflop, à mon avis l'idée est claire. Ce que je dis n'est pas facile à appliquer. Si je le formule, c'est précisément parce que je m'attèle à faire mon maximum, et à augmenter mon maximum, et que je vois à quel point c'est compliqué. Je spew à 100%. Mais c'est une chose de faire des erreurs, une autre de les entretenir.


    La variance a beaucoup d'autres facettes. Vous ressentirez la variance dans les mains que vous recevez et l'évolution du board, dans les actions de vos adversaires. Mais il y a aussi variance dans nos états mentaux. Certains jours on misplay complètement, d'autres on est 'in the zone'. Il est facile d'oublier que notre cerveau peut juste bugger, ou plus exactement notre conscience peut se faire prendre par des forces diverses (l'inconscient est un océan), et sans prévenir, nous faire oublier un facteur primordial pour la décision.
    Si on oublie que des choses de ce genre arrivent tout le temps, on oublie le chaos de l'Esprit (et de la matière, suffit d'avoir un peu mal au bide pour que notre comportement s'en trouve profondément altéré). Beaucoup de joueurs ne parviennent pas à comprendre ce décalage entre ce qu'ils peuvent faire dans leur optimum et ce qu'ils font parfois quand leur concentration lâche ; comme s'ils étaient 2 personnes différentes. Cela peut sembler tellement absurde que peu cherchent même à comprendre, encore moins à travailler pour réduire l'intensité et la fréquence de leurs explosions cérébrales.

    Il y a variance parce qu'on s'attache à l'évolution de notre stack en MTT (voire même en cash game à vrai dire). Si on est chip leader on se dit qu'on mérite la TF. Absurdité complète.
    Il y a variance dans les reads: parfois on prend une décision qui nous paraît bonne et notre adversaire nous call avec une main qui contredit complètement notre read. Est-ce que ça signifie que notre read était mauvais? Souvent, oui, et il faut alors reformuler un read à partir des infos obtenues, mais il est aussi fréquent qu'on prenne la meilleure décision possible avec les infos qu'on avait. Et fatalement, on remettra en cause notre read et notre jugement, alors même qu'il étaient bons au moment où on les a formulés! Il y a toujours incertitude, on est contraint de faire avec, sans s'attacher, seulement avec la volonté d'apprendre de ce qui se présente. C'est la zone grise, pour reprendre un terme maintenant bien connu utilisé par Tommy Angelo et Manub.
    Il y a variance parce que nos adversaires sont peut-être bourrés certains soirs et pas d'autres, peut-être qu'ils se sont disputés avec leur femme, ou qu'ils ont mangé un poulpe.


    Le point principal où j'essaie assez maladroitement d'arriver, est en fait un point multi-facettes:
    1- beaucoup de choses sont hors de notre contrôle
    2- beaucoup de choses sont floues et impliquent une marge d'erreur immense
    3- malgré 1) et 2), peu sont ceux capables de voir qu'ils ne contrôlent rien, et que leur contrôle sur les choses est absolument foireux (généralement trop rigide ou trop réducteur). Il en découle souvent une frustration immense, frustration dont semblent se nourrir la majorité des joueurs de poker
    4- peu sont capables de garder la tête froide et de gérer d'une part leur volonté de contrôle, d'autre part la résonance chaotique du poker (ou de la vie à vrai dire) qui va parfois récompenser leur volonté de maîtrise, et parfois la punir, sans qu'une véritable logique se dégage de tout cela.
    5- il est facile d'utiliser les points 1) et 2) pour justifier nos erreurs, ou pour ne pas changer nos faiblesses, parce qu'on peut se reposer là-dessus pour oublier ce qu'on contrôle effectivement, c'est-à-dire la direction qu'on prend, la posture (de même qu'un marin ne contrôle pas le vent, il peut cependant orienter ses voiles. S'il blâme le vent parce qu'il n'avance pas, il refuse d'assumer la posture juste)

    Ainsi, paradoxalement, on trouve des grinders profondément malheureux (parce qu'ils ne savent pas gérer la dialectique de la volonté et du chaos), attachés à leurs résultats, dépendants même de leurs résultats pour leur existence égotique (investissement des forces inconscientes de réalisation dans la pratique du poker) ; ces mêmes grinders évolueront toutefois péniblement, stagneront, incapables de vraiment corriger leurs leaks techniques et mentaux, précisément parce que l'environnement pokéristique leur donne quantité de matériaux pour justifier leur incapacité. Ces matériaux naissent de la variance, de l'énergie qu'on y met, et pourtant je le répète la variance reste vacuité, elle n'est que pur phénomène et n'a absolument aucune importance qui ne soit pas illusion.


    Bravo à ceux qui ont eu le courage de tout lire, des éléments complémentaires à ce sujet viendront peut-être, c'est vaste (et dur à conceptualiser!!).
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    boulderdash2 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Expérience FPS, part 2   
    J'ai fini mon précédent billet en parlant de l'ego. Je vais commencer celui-ci sur le même thème.
    Il y a tellement d'ego à une table de poker, tellement de testostérone qui bouillonne. C'est d'ailleurs probablement ce genre de trip que les joueurs recherchent dans le poker: la combativité leur donne leur dose hormonale.

    En live, l'ego est énorme. Quand on joue online derrière un écran, il arrive qu'on se retrouve dans des bataille de couilles avec certains joueurs, mais l'écran nous protège. On peut spew beaucoup plus sans se sentir ridicule, on ne craint pas autant que nos moves se fassent démasquer. Et puis au fond l'argent paraît plus virtuel. En live, waou, tellement de joueurs prennent les choses personnellement. Comme je le disais, j'ai fait un gros travail pour apprivoiser mon ego, donc je suis personnellement moins impacté par des batailles inter-individuelles (j'ai moins de choses à prouver aux autres qu'avant, moins de volonté de mettre mes balls sur la table... l'agressivité, oui, mais maîtrisée et intelligente). Mais je suis bien obligé de prendre en compte cette réalité.
    L'autre jour, à Cadet, en cash game 5/5€, j'arrive vers 1h du mat, dis bonjour à la table, et certains joueurs me regardent comme s'ils essayaient de lire en moi: 'qui est ce punk avec des cheveux longs et un pull pourri qui arrive comme si de rien n'était avec un gros stack à 1h du mat?' En tout cas c'est l'impression que j'ai eu.
    En bref, je reçois des mains jouables très vite et j'open genre 4 de mes 5 premières mains. Et là, direct, 2 ou 3 joueurs me regardent comme si je perturbais leur tranquillité. Un type notamment me regardait avec un air de: 'pour qui tu te prends?'. Avant je me serais ptet mal adapté à ce genre de dynamique, mais pas là. J'ai juste regardé cet homme, sans agressivité, sans m'impliquer. Et j'ai vu qu'ils allait pas me donner de crédit pour la soirée, c'était trop tard, son ego était impliqué maintenant, parce que j'avais osé open un peu trop de mains à sa convenance. A noter que cet homme était visiblement un joueur récréatif, marié, qui me semblait d'apparence aisé, le genre de personne qui a une situation professionnelle relativement confortable ; le genre intelligent, qui aime se mesurer à une table de poker. Clairement pas un gambleur fou, mais quelqu'un qui vient pour montrer qu'il est le mâle dominant. En tout cas il se sentait de me donner une leçon, je l'ai vu tout de suite.
    Et j'ai fait tout mon profit de la soirée grâce à ça, en essayant d'avoir une idée très précise de ce qu'il recherche dans le poker. C'est assez différent que de se limiter à se dire: 'oh c'est un joueur faible /fort pour X et Y raison'. On est dans le psychologique là, et c'est une dimension primordiale du live, souvent sous-estimée (l'importance de l'image!!!).

    Bref, je parle pas des FPS dans tout ça. Mais j'y viens: l'ego investi en tournoi est encore plus important qu'en cash game. En cash game, il arrive que la table soit super funky, qu'on rigole bien, toussa. En MTT, tout le monde se tait, tout le monde tank et prend 5 minutes pour regarder ses cartes avant de fold. C'est bien compréhensible, la survie est dans toute les têtes. Il y a donc cette tension énorme, avec une énorme part de 'drame'. En tournoi, l'attachement est encore plus grand qu'en cash game j'ai l'impression.
    A la fin du day 2, j'étais dans les chip leaders avec 360k (et non pas 430k comme annoncé sur les coverages, ma faute: j'ai pas su compté mes jetons). Le soir, c'est limite comme si on me disait que j'allais faire la table finale. Attends une seconde, il reste 120 joueurs! Même si je suis dans le top 10, ya encore beaucoup de route vers la TF.
    Et en préparant mentalement mon day 3, j'ai bien fait attention de pas m'emballer. Je me suis dit: ok j'ai un stack c'est cool, ça me donne des options. Maintenant,ya toujours la possibilité que je perde des coups et que je bust avant même l'ITM! C'est aussi très probable que je fasse juste un mincash, et que je me sentes déçu. Mais justement, je me suis préparé à cette déception. Un tournoi, c'est beaucoup de chance, beaucoup de revers de fortune. J'ai eu de la chance d'avoir un excellent day 1 correct, un day 2 excellent, rien n'indique que mon day 3 sera bon. Et de fait il ne l'a pas été ; j'ai fait de mon mieux mais je suis vite passé de 360K à 70K, dans les shorts stacks à batailler pour survivre la bulle.

    Et ça ne m'a rien fait. J'étais complètement non affecté. J'ai perdu mes chips, ok, c'est une réalité, je vais continuer avec ce que j'ai. Au final j'ai fais ITM, et ça me déçoit pas. J'ai fais ce que je pouvais. Mes moves sont passés le jour 2, et ont globalement échoués le jour 3. Notamment j'ai perdu la plupart de mon stack en essayant de bluffer un joueur qui m'a snap avec les nuts.
    Est-ce que ça veut dire que j'ai spew? Peut-être, et peut-être pas. Peut-être que je me suis juste retrouvé contre le top de sa range au mauvais moment. Il faut tellement de réussite pour naviguer dans un tournoi! Et je parle pas que des flips évidemment. Quand on passe un bluff, c'est de la variance positive, parce qu'on chatte que vilain n'ait pas les nuts à ce moment là. Or on pense toujours qu'on est un sick génie quand on passe un gros bluff, et qu'on est un abruti quand ça échoue. Faut oublier tout ça. Non-attachement à l'impermanence des choses. On prend une décision à un moment, parce qu'on a un read, une vision stratégique. Et ensuite les cartes sont révélées. Mais c'est pas l'important. Parfois on se fait snap et on peut avoir l'air con. Mais les joueurs qui craignent d'avoir l'air con ne feront jamais de perfs.

    J'en reviens à l'aspect dramatique des tournois: tellement de joueurs spew tous leurs jetons après avoir perdu un gros coup. Tellement de joueurs jouent comme un freeroll après avoir gagné un gros coup. Tellement de joueurs croient que ça y est, ils ont leur place en TF parce qu'ils ont monté du jeton. En conséquence, beaucoup de déception potentielle. Il faut pas oublier que tout va très vite en tournoi. Au poker, perdre un pot de 50bb arrive tout le temps, n'importe quel joueur de CG le sait bien ; en tournoi, cette réalité est comme oubliée, et perdre 50bb est un désastre. C'est vrai que perdre 50bb peut compromettre la survie, mais la réalité du jeu no-limit, c'est que les jetons circulent. Ils volent même. C'est très important de toujours se souvenir de ça, et de ne pas rentrer dans le côté dramatique du genre: 'oh jsuis chip leader, je dois rester chip leader, et si je perds un gros coup je vais être dévasté'. La réalité est que très souvent les chip leaders des premiers jours ne restent pas chip leaders et bust avant la TF. La réalité est qu'il n'y a que la main en cours: passer d'un petit stack à un gros stack ou vice versa n'a aucune importance, ou ne devrait pas en avoir pour les joueurs de poker avertis.
    Et tout le monde prend tout personnellement, OMG. Genre tu 3b un gars une fois, et puis tu gagnes un autre coup postflop contre lui, et c'est lancé: vous êtes ennemis et il va chercher à 'gagner' la bataille de balls. J'ai gagné mon plus gros pot du day 2 contre un joueur un peu ego-maniaque (pas mauvais au demeurant, agressif surtout) ; vu que j'ai joué quelques pots contre lui où il semblait que je le laissais pas me marcher dessus, ni marcher sur la table, je sentais qu'il avait l'impression que je lui en voulais personnellement. Je n'ai pas cherché à changer son impression, parce qu'elle pouvait me servir stratégiquement, mais je n'ai mis aucun attachement émotionnel dans la situation. Mon ego n'était pas sur la table, mais lui le croyait (en tout cas je croyais qu'il pouvait y croire), comme le gars dont j'ai parlé au dessus en cash game. C'est le genre de truc qu'on voit par le regard et la présence, c'est très intuitif, presque animal. On le sait quand ça arrive.
    En bref on se retrouve dans un coup où il open (il open wide), je flat AKs au CO (décidé que j'aurais beaucoup de postflop value en callant, vu que vilain était un joueur très aggro, mais intelligent et je pense très compétent pokéristiquement). Le flop est génial: AK2r ; on est 3, vilain CB, je call, l'autre fold. Turn 5, il check, je bet entre 30 et 40% du pot (j'avais une stratégie globale de small stabs alternés parfois de big bets, donc j'ai continué), il call. River 2, il check, je shove pour 2 fois le montant du pot. La raison est que je représente surtout un Ax qui essaye de voler le coup et d'éviter un chop. Et sur le coup, vu l'historique et l'ego de mon adversaire dirigé à mon égard, j'étais convaincu qu'il pourrait se level, alors que si on regarde la situation à froid, c'est sûrement un fold avec Ax pour lui.
    En effet il était chip leader de la table et j'étais second en chips avec un gros stack. Est-ce que je me risquerais vraiment à overbet all-in en bluff (genre avec JT ou KQ) contre le seul joueur de la table qui puisse m'éliminer? Et qui a toutes les raisons d'être suspicieux, qui est pas le genre nit, mais plutôt le genre loose qui aime bluff avec J4o? Pour être honnête j'aurais sûrement overbet avec Ax sur ce spot, mais ça reste quand même une situation dégueu pour lui (s'il perd le coup il passe de chip leader de la table à short stack). Mais comment aurait-il pu fold? Ca aurait été signe qu'il perdait la bataille égotique dans le grand drame du tournoi, et ça il ne pouvait pas l'accepter. C'était au fond plus important que sa survie, et plus important que de réfléchir rationnellement à ce que je pouvais bien faire avec mon énorme overbet. Comprendre les motivations psychologiques de vos adversaires peut vous ouvrir des possibilités stratégiques énormes, que ce soit en termes de lignes, ou de sizing, voire même de body langage pour le live.


    Pour conclure, je dirais donc que beaucoup de joueurs gagneraient à discipliner leur ego quand ils jouent. En ce qui me concerne, je crée de l'edge en disciplinant le mien autant que faire se peut, et en étant capable en conséquence de voir plus objectivement les egos des autres (qu'est-ce qu'ils cherchent à la table).
    Aussi, toute cette dimension dramatique des MTT, ainsi que la 'gloire' qui y est attaché avec les journalistes, les titres, etc, les rend beaucoup plus intenses émotionnellement que le cash game. Jouer 7 h de tournoi implique une concentration d'une grande intensité, et donc une grande endurance physique et mentale. J'étais bien crevé après chaque jour de tournoi! Mais je suis resté concentré jusqu'au bout, et j'ai aimé cette dimension sportive. Le cash game restera mon terrain de prédilection, mais je risque de m'essayer plus souvent et plus sérieusement aux MTT.

    Edit: j'aimerais parler du 'high' des tournois. Je me suis senti très excité après tous les jours de tournois. Même en ayant fini 65ème, j'étais encore super chaud plusieurs après avoir bust. Ya une adrénaline énorme du fait de la compétition et de l'aspect 'survival'. J'imagine même pas le high qu'on doit ressentir en faisant une TF d'un gros tournoi live. J'en déduis qu'il y a pas mal de risques à ce genre de sensation. Par exemple, un joueur qui arriverait à faire une ou plusieurs grosses perfs pourrait facilement s'emballer et se sentir comme 'au sommet du monde'. Ca peut avoir des avantages au niveau confiance, au niveau des moves qu'on ose faire, etc. Cependant, le risque serait l'incapacité à se remettre en question, l'incapacité à comprendre les échecs qui vont invariablement venir à un moment ou un autre. Je pense du coup que ça doit arriver à pas mal de joueur de suivre le trajet 'étoile filante', c'est-à-dire avoir des succès, et paradoxalement ne pas parvenir à se 'remettre' de ces succès, incapables de voir que le chemin est parsemé d'embûches, de défis, et que les succès passés ne garantissent rien sur le futur. Seul le présent compte.
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    boulderdash2 reacted to Mr Sneeze for a blog entry, Expérience FPS   
    Quelques pensées à la sortie du FPS Paris.

    D'abord, j'ai pas mal hésité à le jouer. La raison est que j'ai très peu d'expérience en tournoi (j'en joue entre 50 et 100 par an), surtout en live, et très peu de perfs. Malgré ma confiance en cash game, surtout online, j'étais quelque part effrayé de me mesurer aux sharks de MTT. Aussi, je commence seulement à bien jouer en live: pendant très longtemps j'avais peur de faire du volume en live, et je jouais souvent sous-optimalement, avec une sorte d'anxiété à la con. J'ai pendant longtemps eu une personnalité très timide et introvertie, mais aussi très sensible aux 'énergies' des environnements et des gens, et du coup une session live se finissait souvent pour moi avec un énorme mal de bide et parfois quelques stacks stupidement perdus. Globalement des résultats bien inférieurs à ce que je devrais espérer en étant reg de NL200-1000 online, et du coup un niveau a priori au dessus de la moyenne d'une NL400 live.

    Reste qu'il y a eu une transition depuis quelques mois, je me suis attaqué à des problèmes profonds, cachés dans les recoins de ma psyché. J'ai travaillé des choses dans mon rapport aux autres, à l'altérité ; sur un autre plan, j'ai aussi travaillé ma présence à la table, de façon à pouvoir contenir ma sensibilité qui me fait misplay, et j'ai travaillé mes reads en live, qui commencent à donner des résultats satisfaisants.
    Faire ce FPS c'était pour moi une sorte de test: d'abord me confirmer que je n'avais plus peur de jouer en live, ni de jouer en tournoi, et aussi que je n'avais plus peur de jouer des bons joueurs. Je ne crains pas de jouer des bons joueurs en CG online, mais en MTT live, hum, j'avais de l'appréhension.

    Force est de constater que mes peurs étaient sans fondement. Je pense avoir tout à fait le niveau pour batailler et tenir ma place dans un event comme le FPS main event. Je manque d'expérience en tournoi, certes, et je vois bien que je suis pas un crack dans le jeu à 30-40bb, mais je pense beaucoup au jeu en général, et j'ai un paquet de moves dans mon arsenal, notamment en termes de sizing. En bref, j'ai réussi à finir ITM de ce FPS, et surtout je pense avoir fait de mon mieux, ce qui me permet peut-être enfin de dépasser ce manque de confiance incompatible avec une carrière de joueur pro. En fait, quand je manquais encore cruellement de maturité, j'avais cette sorte d'ego que beaucoup de joueurs de poker ont, surtout les plus jeunes ayant eu quelques résultats: je croyais que tout le monde était super mauvais, je croyais qu'il y avait UNE bonne manière de jouer au poker, et que c'était la mienne. Au fur et à mesure de ma progression, et en décidant de vraiment m'engager dans une pratique sérieuse, toutes les infinies complexités du jeu me sont apparues, et j'ai alors eu plusieurs crises de confiance, où je ne voyais pas comment j'allais pouvoir gérer toutes ces difficultés techniques et surtout mentales, que le poker crée.

    Et puis j'ai vite réalise que mon jeu progressait à travers ce travail tumultueux d'introspection. Que mon tilt s'amenuisait, que mes spews devenaient plus rares.
    Maintenant il y a rééquilibrage: je suis plus conscient de mon niveau réel, plus conscient de ce que je maîtrise et de ce que je ne maîtrise pas. Et je me rends compte que peu de joueurs, mêmes talentueux et sûrement meilleurs que moi, ne font pas ce travail d'exploration de leur intériorité (tellement d'ego et de pulsions sont mis dans le poker! volonté de domination surtout), et que ma force résidait là.
    Le manque de confiance ressenti était en fait une forme d'orgueil corrompue: en refusant de me mettre dans des situations difficiles et conflictuelles, je refusais aussi l'échec potentiel qu'implique la prise de risque. Donc il s'agit bien d'orgueil: l'orgueil qu'il faut toujours réussir. Or j'ai maintenant bien compris que l'échec fait partie du chemin, et que les vrais athlètes, les vrais guerriers, gardent la même attitude même quand tout s'oppose à leur succès. Ils ne craignent pas l'échec, et ils ne s'attachent pas au succès, ce pourquoi ils réussissent.

    Désormais, je sais (mieux) contenir mon ego. Je sais supporter les vagues de la variance, les vagues des émotions aussi, et j'évite de trop m'attacher aux choses. Moins d'ego implique moins de peur. Simplement, je fais le mieux possible, avec les forces que j'ai. Puisque je ne crains plus l'échec, ou le ridicule, je ne crains pas non plus le succès, ni les bonnes intuitions (parce que si on craint d'échouer, on perd le courage de vraiment faire des grandes choses).
    Tout ce pavé pour dire que j'ai décidé de jouer ce tournoi pour me mettre à l'épreuve, et que je suis content de ce qui est sorti de l'expérience. Je me sens prêt à batailler, je n'ai plus peur de me prendre des revers, parce que je ne le verrai plus comme une défaite personnelle. J'ai vu que 90% du field était composé de joueurs très très perfectibles ; j'ai vu que des joueurs expérimentés de tournoi pouvaient spew atrocement ; j'ai vu que les sick sharks étaient rares, même dans un tournoi à 1100€ (live certes). Bref, j'ai ma place.

    La confiance est là donc, mais elle implique aussi une responsabilité: pour avoir sa place parmi les meilleurs, on peut jamais s'arrêter de travailler, on peut pas prendre la pratique à la légère.


    (la suite dans une deuxième partie, parce que je blablate trop).
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    boulderdash2 reacted to Premium67 for a blog entry, Une nuit à Vegas   
    Hey People

    http://www.wam-poker.com/forums/npt-s-dream-!!-83490?p=3365825#3365825

    Il y a un an, nous finissions 3e au KING5, ce qui nous a permis de partir à Vegas pendant 12 jours, avec l'hotel, le voyage, environ 200 euros pour les frais sur place ( ds quoi tenir 17 heures ... ) et un siège pour un event WSOP à 1k5$. Merci Winamax.
    Comme W nous a laissé libre de choisir nos dates, notre hôtel et notre vol en nous donnant du cash, nous avons adopté pour un COMBO hotel bon marché/ hôtel classe : 7 nuits à l'Imperial palace, très bien situé, très bon prix, et 4 nuits au Bellagio, pour finir en beauté.
    Je n'ai toujours pas fait de CR du voyage en général, pas la motivation. Par contre, nous avons passé quelques soirées mémorable, surtout la dernière ! Et j'ai envie de raconter une de ces soirées.
    Pourquoi maintenant ? Cela fait maintenant 1 an, voir les WSOP recommencer a fait remonter pleins de souvenirs, et j'ai envie de vous faire partager un petit moment de notre séjour. J'adore lire des CR de joueurs de poker, surtout quand il concerne Vegas, une ville tellement pas ordinaire.
    Nous sommes partis à 6 : Noof, Koso, Hatch, Billoude, Ger0 et moi. 3 chambres à l'Imperial : N et G au 14e, K et H, B et moi au 17e côte à côte. Nous sommes tous des joueurs amateurs, étudiants, salariés , et pour nous Vegas fut vraiment quelques choses de fou.



    Dimanche 1er juillet.

    Une semaine que nous sommes à Vegas. Dernière soirée à l'Imperial Palace. Nous avons décidé de passer la soirée tous ensemble : Pré-soirée dans la chambre de G et N, puis boite de nuit sur le Strip. RDV pour tout le monde à 22 heures, 2 bouteilles de smirnoff, des mixs, des bretzels. On est bien. K et moi avons une petite ( grande ) envie de fumette, donc on se motive pour aller parcourir le strip à la recherche de bonnes plantes mexicaines. Une semaine qu'on est là, on a déjà essayé de trouver vite fait en demandant à 2/3 chicanos mais sans résultats. Mais ce soir pas moyen, on veut smoke.
    On parcourt le strip de long en large pendant 1h30, impossible de trouver qqchose. Plus facile de trouver de la CC que de la weed . Résigner, on rentre rejoindre les autres pour noyer notre déception dans l'alcool.

    Vers 1h00 on part en boite, elle est située à coté de notre hôtel, en plein air. Rien à voir avec des clubs du style PURE ou TAO. Pas la peine de faire 2 heures de queue, de sucer les boules aux 252 videurs , de payer 100$ juste pour entrer, de se ramener avec 13 bimbos et de payer la bouteille 1000$. Une boite pour les gens comme nous quoi, normaux, avec les jack-coke a 12$ et l'entrée gratuite. Le DJ est top, la zik variée, les gens sont heureux d'être là pour faire la fête, rien à voir avec la France. Bref on s’éclate, on boit tournée sur tournée, des petites battles s'organisent entre deux crews, on gueule, on danse, on admire K en mode " tête chercheuse de foufounes "...



    B nous quitte le premier, on perd K et H qui sont allés explorer des bouches américaines. Je vais au chiotte, reviens, et ne trouve plus N et G. Je bouge de la boite, il devait être a peu prés 4h30, et go CASINO ! Je me pose à une table de poker vs dealer à l'Imperial, alors que je m'étais interdit d'y retourner : j'avais perdu quelques billets de 100 les 2 premiers jours à ce jeu de m**dE. Je suis faible, mais surtout bourré.

    J'ai juste le temps de jouer 2/3 donnes que je vois G passer derrière moi. Je vous dis pas la joie de retrouver un poto complétement saoul à 5h du mat dans un casino de Vegas. Merci mec, tu viens de me sauver 100$.



    FU** POKER vs DEALER

    Il me dit que N est parti se coucher. On décide d'aller voir si B est bien rentré ( je prends mon rôle de grand frère très au sérieux ). On gueule pdt tout le chemin, on fait des acrobaties digne du Cirque du soleil, G se mets à poil avec le caleçon façon turban en criant " Halla hacba " dans les couloirs. On arrive devant la chambre, vu que c'est aussi la mienne on rentre, et là on fait la misère pendant 5 mns au pauvre B qui dormait profondément. Il a du nous Hair. On le laisse tranquille, et on décide d'aller voir ce que N foutait.
    Il était en train de s'endormir, on fout le même dawa que pour B, et N décide d'aller dormir avec B. Mais il revient 10 mns plus tard ( B nous a raconté le lendemain qu'il avait bien entendu N frappait à la porte, en le suppliant d'ouvrir car il voulait dormir en paix. Et ce chacal de B, au lieu d'ouvrir, il a filmé par le Judas ce pauvre N en train de le supplier tout en étant mort de rire.)

    On se retrouve donc dans la chambre de départ, avec G et N. Au bout de qqes minutes G s'endort, et N avait grave envie d'en faire autant. J'allais partir, quand mon phone sonne. C'est K : " put**n que des connasses, vous êtes où vous faites quoi ? " Il nous dit qu'il passe se prendre un mcdo, et ns rejoint dans la chambre. Je promets à N qu'il mange le Mcdo, on fume une clope et on le laisse dormir.

    Vingt minutes plus tard on laisse donc N et G dormir, et on se dirige vers nos chambres. K a à peine le temps de rentrer sa carte que H sort de la chambre à poil avec une serviette , en demandant à K où il a planqué les capotes ! On jette un regard par l'ouverture de porte, et on voit de fines jambes allongées sur le lit. GOODGAME H ! K bien-sur deg, il a pas réussi à choper ( pour une fois ! ) , et en plus il doit laisser la chambre. Je lui dit donc de venir dormir dans mon lit, mais avant on va vite fait passer à la réception voir à quelle heure on doit lâcher les chambres.

    L'ascenseur arrive, et il y avait un ricain d'une petite trentaine d'années complétement allumé avec une Heineken à la main dedans. Je me mets à hurler Heineken, il fait de même, je réponds, il réponds et cela dur pendant les 17 étages. Arrivés en bas, je m’écroule tellement j'ai rigolé et gueulé ( ne surtout pas oublier que nous sommes completement bourrés ). On check, et on lui demande si à tout hasard il ne savait pas où on pourrait trouver de la weed. 2 sec d'hésitations, et il nous lâche " Come with me ". On remonte dans l'ascenseur, et il appui sur le P. C'est quoi le P ? nous on a des numéros d'étage , et lui il appui sur le P. Il nous explique alors que P = Penthouse, l'étage des gros joueurs. Nos regards se croisent avec K, WTF \o/ !!!

    On arrive dans la chambre, enfin dans l'appartement : Salon avec cuisine, bar, 2 chambres avec chacune salle de bain et jacuzzi et une immense terrasse donnant sur tout Vegas avec les montagnes en arrière-plan. Obv cela reste l'Imperial palace, mais c'est quand même la grande classe. On se pose sur la terrasse, il nous sort un petit bang, et on smoke allongé sur des transats avec le levé de soleil sur les montagnes et Vegas devant nous. JUST AMAZING !!!


    Moi et le ricain.

    Il nous explique alors qu'il vient de NY, et qu'il accompagne son meilleur pote qui est là pour les WSOP et qui joue beaucoup d'argent au black jack en-bas, et par conséquence que l'hôtel leur offre gratuitement la suite. Normalement il joue 100$ la mise, mais que ce soir il a déjà perdu 5k$, et qu'il a repris 5k$ en augmentant la mise à 200$. Bref on discute, on claque, on commence à être vraiment OUT, et on entends la porte s'ouvrir. Puis un gros coup de poing contre le mur. Oups, le BJ a du mal se passer. Un peu gêné , on demande à notre pote si on doit partir, il nous dit que non , d'attendre sur la terrasse. 2 mns après on entends la porte claquer et notre pote qui revient : " Il vient de prendre ces derniers 20k$ qu'il avait dans la chambre pour retourner jouer ". Le gars était en plein Tilt, et notre pote ne savait pas quoi faire. Il faut dire qu'il avait pas l'air très malin ( faire rentrer 2 inconnus dans sa chambre a 6h du mat saoul avec 20k$ en liquide dans la chambre ... ) et surtout très défoncé. Il nous explique que c'était tout l'argent qu'il avait à Vegas, et a peu prés la moitié de sa BK. On lui dit alors qu'il faut descendre, et l’empêcher de tout cramer.
    On go tous les 3 en bas au casino, et on le voit assis tout seul à une table de BJ , ac la croupière et un agent de sécurité qui avait pas l'air commode. Il était passé à 500$ la mise. K et moi on se pose 10 mètres derrière, et notre pote va essayer de le raisonner. Il se fait jeter en 2 sec. TILT quand tu nous tiens. Il revient vers nous, on lui dit qu'il faut faire qqchose, alors il se mets à téléphoner à la mère du gars ( !!!! ) , pour lui expliquer la situation et voir si elle ne peut pas l’appeler. C'est vrai, en TILT et bourré, j'ai bien envie de répondre à ma maman au téléphone. On lui a dit que si cela arrivait à K ou moi, ben on irait jusqu'à la force pour empêcher un pote de perdre une telle somme. Mais ça a pas changé grand chose, on l'a regardé jouer en sirotant des bières ...

    Vers 8h00 K a bougé, et le ricain m'a proposé un pti dej sur la terrasse. Let's go, on a marché 10 mn sur le strip, recup le ptit dej, et direction sa suite. On sort de l'ascenseur, et on entends pleins de bruits sourds au fond du couloir. On avance, on entends du verre se briser, et de plus en plus de bruits. Le gars venait de tout perdre, et il était entrain de retourner la suite. SICK. On s'immobilise 30 sec, et arrive en courant derrière nous 4 colosses de la sécurité. Ils nous bousculent, frappent à la porte, et nous demande si on connait la personne à l'intérieur. Mon pote dit oui, et ils lui ordonnent d'ouvrir la porte. Il est temps de bouger , j'ai dit merci au gars et je suis parti.

    J'arrive dans ma chambre, mange mon ptit dej sur mon mini balcon, et commate dans le lit jusqu'au départ pour le Bellagio. Impossible de dormir, dés que je ferme les yeux j'ai l'impression d'être dans Space mountain.

    Départ à 11h, on marche jusqu'au Bellagio, avec les bagages et le soleil, juste affreux. On avait pris 2 chambres de 3 et on décide de tenter le TIPS. On glisse un billet de 100$ dans le passeport et on demande si on pourrait pas avoir un grande chambre tous ensemble. On a biensur choisi une jeune et jolie réceptionniste. Elle revient 10 mns aprés, nous dit qu'elle peut nous avoir 2 petits suites connectées, avec vue sur les fontaines, et le VIP pass. NICE ONE !! On doit juste patienter 1 heure le temps que les chambres soient prêtes. Interminable, on avait tous mal au crâne, les minutes passées comme des heures. On débarque dans les chambres, juste magiques, et la vue OMG.


    From Bellagio

    On est tous reboosté et on décide d'aller tester le buffet. Changement totale d'ambiance, le Bellagio c'est juste la classe comparé à l'Imperial. On arrive prés du buffet, et on voit une queue interminable, facile 1h30. Et là on voit une entrée avec marqué VIP, on essaie de voir si ça passe avec notre PASS. GOOD ! On passe devant tout le monde, et on nous assois direct. SO SWEEEEEEEET ! Un buffet extraordinaire, de tout, du chaud, du froid, des desserts par dizaines, du jus d'orange PRESSE, la grande classe. On reste 1h30 à table, puis certains vont tester la piscine, et d'autres vont dormir.

    On a recroisé les 2 ricains le dernier soir, notre pote est venu nous checker moi et K, et nous a dit que tout s'était plutôt bien fini, et qu'ils devaient se dépêcher de retourner au RIO car leur TN WSOp reprenait dans 20 mn ...

    Finalement, on l'a fumé notre WEED !

    NPT FTW !!!!

    KISS


    Hey GirlZ !


    On a un bourrin parmi nous !


    10000 calories


    Punition !!!


    L'endroit où l'on a passé le plus de temps...













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    boulderdash2 reacted to smir85 for a blog entry, Bilan de mes objectifs 2013   
    Salut les amis ,
    j'espère que vous avez passez un bon noel et que votre réveillon du nouvel an sera top !

    Bon revenons aux choses sérieuses , sur mon bilan de 2013 ou dans l'enssemble j'ai joué 2 fois moins en SNG du à une démotivation et à une certaine lassitude du truc (Push/fold) , d'autre part j'ai joué 2 fois plus en MTT sans pour autant jouer un gros volume !
    J'ai ressentis clairement moins d'envie que les années précédentes à jouer malgré de temps en temps des pics de motivation suite à de bon deeps run en MTT mais je doit reconnaitre que la flamme à bien baissé !
    Pourtant c'est la 1ere année que j'arrive enfin a win des MTTs avec + 1000 joueurs ; mon 1er est le 6 max club de PS a 23H et le deep de wina a 19h15 pour chacun 450€ environ , ça peut paraitre dérisoire pour beaucoup mais pour moi c'est surtout la perf en elle même qui m'a satisfait ; je pense que cela reste clairement mes meilleurs souvenirs poker de 2013 ! Je suis passé très proche de perfer sur le BIG 5 et le Cocktail ou je bust 2 x sur des set ups pour des huge pots pour le top 3 et peut être une win qui m'aurais permis de m'installer un peu plus sérieusement sur les 10€ + mais c'est pas passé tant pis ! Je pense que ça passera en 2014
    Bon voila pour la vue d'enssemble maintenant revenons d'un peu plus près sur les points prècis de mes objectifs et résolutions que j'avais l'année dernière à cette même date et voir si le résultats est meilleur :

    -Retrouver une meilleure condition physique ! PEUT MIEUX FAIRE
    -Continuer de tout faire pour aller chercher des perfs toujours plus grosses en MTT (le sentiment de joie éprouvé lors d'un deep run en mtt est géniale et unique comparé a toutes les autres formes de poker )ATTEINT sur des petits buy in mais surtout sur des huge fields
    -Discuter et partager un peu plus avec d'autres reg afin de progresser et s'entraider mutuellement.PEUT MIEUX FAIRE
    -Améliorer un peu plus mes plays dans des situations définis en trouvant les solutions soit seule ou le cas échéant a l'aide d'autre joueurs ! Y A DU MIEUX
    -S'imposer et viser la win dans le BOP des 3€ et + PEUT MIEUX FAIRE J'ai laché l'affaire en avril plus la motivation trop la flème
    -Travailler le jeu a la bulle , le jeu a 3 left et le HU. PEUT MIEUX FAIRE
    -Ne plus jouer tous les jours( 4 à 5 jours max/semaine) et ne plus jouer le week end sauf de temps en temps le dimanche soir les + gros MTT ( Classico et Sunday surprise...) ATTEINT surtout grace à la démotivation
    -Faire des sessions SNG d'1h, 1h30 max afin de mieux se restaurer ATTEINT

    -Refaire un peu plus de sport et d'étirements PEUT MIEUX FAIRE
    -jouer de préférence le soir ( à partir de 18h) car c' est le moment ou je perf le + ATTEINT
    -se rappeler de mon BEP Patisserie et de ma remontée énorme du à beaucoup de travaille et au rythme retrouvée par la suite grace a cela ( ma source d'inspiration dans les moments difficile)
    -Relacher un peu plus la préssion hors-tables. PEUT MIEUX FAIRE
    -Pensez et faire + d'autres choses hors-tables PEUT MIEUX FAIRE


    -Travailler le mental et le physique afin d'encaisser objectivement et mieux les +/- grosses pertes de 20/30€/jour voir + dans les niveaux supérieurs PEUT MIEUX FAIRE
    -Faire un peu plus profil bas avec les autres joueurs en live ( parler moins de ma vision du jeu) PEUT MIEUX FAIRE
    -Travailler la maitrise du tilt et de l'euphorie ( ne pas s'enflammer après de belle victoire en SNg du genre 50 à 100€ ou +/jour) de mème ne pas désespérer après des pertes de 30 à 50€/jour. PEUT MIEUX FAIRE J'ai beaucoup plus tilter que l'année dernière notamment en fin de MTT sur les bad beats !
    -Analyser mes sessions perdantes de façon objective en trouvant la raison ( personnel ou du à la simple variance du jeu) et en tirer des effets positifs afin de progesser Y A DU MIEUX

    -Faire un peu + de sessions MTT/mois en commençant par les 5€ et- et monter en 10€ si la réussite et la bankroll sont au rendez vous . Y A DU MIEUX
    -Faire des review de son jeu avec SNG Wizard comme à l'époque sur Partypoker et PMU sans tout prendre à la lettre ( Mais en adaptant quelques fois les situations un peu plus avec la réalité) ATTEINT
    -Regarder des vidéos stratégiques et continuer de lire et de poster des articles afin de progresser ( 4 à 5h/semaine , par exemples les jours ou je ne jou pas PEUT MIEUX FAIRE
    -Continuer de participer au CP et à mon Blog. Y A DU MIEUX notamment en section MTT ou j'ai échangé sur des HH avec de bon grinders comme Kara, Nekkfeu , quantum .... et les en remercit , j'éssaierai de continuer de ce coté je pense que ça apporte beaucoup !

    -Travailler ma concentration et mon imprévisibilité en faisant d'autres jeux ( varier et travailler sur l'mage que je renvoi a la table) PEUT MIEUX FAIRE
    -Devenir + populaire au CP en postant un peu plus d'articles stratégiques( 1 à 2 / semaines .) ECHEC
    -Grimper les échelons des SNG de façon lente et progressive sans jamais se précipiter jusqu'aux 10€ et + ECHEC

    -Essayer de multitabler de + en + en faisant des tests progressif et en controlant les résultats, rediminuer s'il le faut Y A DU MIEUX j 'arrive maintenant à jouer 6 tables en MTT
    -Essayer d'atteindre des chiffres(€) en calculant le nombres total de parties a jouer( environ) en se basant sur le ROI par rapport à l'agent total qu'il faudra jouer pour atteindre l'objectif désiré. PAS FAIT
    -Travailler plus mon A-Game et surtout mon C-Game afin de progresser aux mieux PEUT MIEUX FAIRE

    -Travailler mon jeu en MTT et faire des exercices physiques pendant les pauses afin de rester frais ECHEC
    -Gagner 1 ou plusieurs MTT et faire + de TF au cous de l'année ATTEINT win du 6 max club et d'un deep w
    -Stop/loss mes sessions aprés 4 buy-in perdu en SNG. ATTEINT
    -Prendre plus conscience de mon image et de celles de mes adversaires PEUT MIEUX FAIRE
    -apprendre à utiliser Holdem manager de façon optimale PEUT MIEUX FAIRE
    -Frapper des perfs dans le classement SNG de Wina Y A DU MIEUX


    AU final j'ai atteint 7 de mes 33 objectifs et résolutions , eu 4 échec , 16 que je dois améliorer et 7 ou j'ai progrésser !

    Comme je l'ai dis plus haut mon sentiment est mitigé malgré 2 belle wins , plusieurs tf en MTT et plusieurs demi frustante sur cette année ou j'ai clairement perdu un peu la flamme pour les cartes notamment pour les sngs! J'essaierai de retrouver la motiv pour cette discipline qui bien maitrisé est imo plus rentable que les MTTs en termes de rapport/benef/temps malgré son coté très répétitifs !
    D'autre part je continuerais les MTTs bien sur avec pour objectifs de décrocher ma 1ere win à 4 chiffres !


    Je repasserais dans les prochains jours pour annoncer mes prochains objectifs et résolutions en attendant Merveilleux voeux à tous
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    boulderdash2 reacted to Bandecdc for a blog entry, Objectif 2014 : Gagner, move up, gagner, move up, gagner   
    Hello le CP

    Comme vous pouvez le voir, j'ai pris la peine de marquer mes 5 objectifs pour l'année à venir dans le titre afin d'être sûr de m'y tenir. Même si "sûr" est toujours un grand mot au poker, tout comme tout objectif financier à court terme. L'idée est qu'une discussion que j'ai eu avec un des régulier du forum (et du chan skype, PonceP pour le nommer) m'a fait réaliser ce que beaucoup d'autres essayaient de me faire comprendre depuis un certain temps.

    En gros, en parlant de mon set (l'ensemble des tournois que je joue), il m'a fait remarquer que vu le niveau que j'ai, ou en tout cas le niveau que j'ai selon lui, les tournois que je joue sont trop peu chers et que même si j'ai des résultats très convenables sur ceux-ci, je perds de l'argent par effet de coût d'opportunité (ou manque à gagner) en ne jouant pas à la place des tournois plus chers sur lequel je serais aussi gagnant mais avec "un 0 de plus".

    Sans aller dans l'exagération, il est vrai que j'ai souvent eu cette impression d'avoir toujours une marge de progression et le potentiel de gain qui va avec. Mais cette année a été particulière pour moi : j'ai gagné le triple de ce que j'ai gagné les deux années précédentes. J'ai maintenu une moyenne à plus de 30€/h, gagné à 3 reprises plus d'un smic en une soirée et quasiment atteint les 80% de sessions positives. De quoi faire tourner la tête et, je l'avoue, faire perdre le sens des réalités tout en donnant un sentiment de devoir accompli.

    Alors par flemme, par peur de ne plus réussir et de ressentir le malaise de faire une grosse session négative, par auto-suffisance, ou un peu des trois, j'ai commencé à me sédentariser à mes limites tel un pécheur qui aurait trouvé "son coin" à poisson et qui refuse d'en bouger tant que ça mord.

    Mais un compétiteur, un vrai compétiteur, ne se cramponne pas à ses acquis comme je le fais. Il prend des risques, il se casse les dents et en redemande. Et c'est dans cet esprit que j'ai envie d'attaquer l'année 2014. J'ai donc décidé d'arrêter de cash-out chaque mois l'ensemble de mes comptes poker jusqu'à ne laisser que 400€ qui se battent en duel comme je le fais si bien avant de repartir sur un écran plein de tournois à 5-10€ (Je suis même la risée des joueurs du chan skype pour être le dernier reg MTT à continuer de jouer le Sunday Mini, un 1€ rebuy rempli à 99.5% de débutants).

    Bien sûr, comme une bonne résolution n'est jamais prise par hasard, l'année commencera par les Winamax Series, une série de tournois un peu plus gros que d'habitude dont les garanties ont d'ailleurs été très ambitieuses. En effet, le site propose de doter le Main Event à 1.000.000€ pour un buy-in de seulement 150€ et 3 Day one. Pour ceux qui ne connaissent pas trop le jeu poker de tournoi, c'est une offre encore inédite sur le .fr. Et pour cause : si le site ne parvient pas à comptabiliser au moins 6.667 participants, il perdra de l'argent. Ce qui signifie qu'il devra plus que tripler son affluence ordinaire pour rentrer dans ses frais. C'est extrêmement ambitieux, même pour le leader du marché.

    Il faudra donc me compter parmi les joueurs, ainsi que pour pas mal d'events les dimanches 5 et 12 janvier, ainsi que probablement un ou deux autres jours de la semaine. Pour l'instant ma bankroll se compose des 400€ avec lesquels j'ai commencé décembre, les miles stones et divers types de rakeback qui s'encaissent en fin d'année et de mes gains du mois, soit un peu plus de 1.000€. D'ici les WS, j'aurai probablement le temps de lancer au moins 3 sessions MTTs, donc on espère toucher du jeu dès le début pour pouvoir jouer mes shots sereinement. D'une manière générale, je compte bien grind le mois de janvier plus férocement que les autres mois. Tout joueur de MTTs sait qu'il s'agit du mois qui rapporte le plus car tous les joueurs débutants viennent dépenser leurs sous de noël aux tables alors qu'en décembre on les voit bien plus rarement.

    Côté bilan, j'ai pris la décision de me faire plus vague concernant les détails de mes résultats en ligne, du moins en public et visible à tous, pour des raisons... fiscales. Et oui, ça peut sembler encore très lointain pour un joueur amateur qui joue quelques heures par semaine, mais plus je lis de posts sur le sujet, moins la prudence ne me parait superflue. Un comportement qui n'est pas sans rappeler un fameux personnage d'une sitcom américaine que j'adore.




    Quoiqu'il en soit, mon mois de novembre se termine très bien : je n'ai pas fais une seule session négative depuis mon dernier billet, avec plusieurs dimanches à 3 chiffres et je clôture mon deuxième meilleur mois de l'année de manière assez large. Quant à décembre, le départ est tout à fait décent avec un hourly juste en dessous de ma moyenne annuelle. Finalement, même si mes tournois sont petits, j'en ai quand même gagné 5 à plus de 100 joueurs. Dont deux fois 2 sur une même session. D'ailleurs les deux fois je passe tout prêt du triplé, mais échoue pas très loin d'y arriver. Ça aurait été ma petite Triple Crown à moi. N'est pas Moorman1 qui veut.

    Pour conclure ce billet, j'ai décidé de faire un résumé de quelques gros pots/lolhands/livraisons/badbeats que j'ai joué au cours de ces 3-4 dernières sessions. Je pense que ça pourra être intéressant de tester le lecteur pokeracadémie.


    On commence par les fois où je prends un petit peu cher.

    Je perds juste un pot de 25bb sur celle-ci, donc pas bien grave, mais frustrant quand même.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588938&amp;p=f96c734b&amp;s=6

    Celle ci est sujette à débat, pas certain de mon play.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588939&amp;p=5309fa17&amp;s=6

    A la bulle du 20€ Deepstack de 18h, outch.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588941&amp;p=66a0eaf2&amp;s=6

    Une petite lol hand sur le 10€ Deepstack de 16h. Extrêmement dur de faire plus frustrant ^^.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588943&amp;p=09d8fdb8&amp;s=6

    Même tournoi, différent jour.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588944&amp;p=20160dd5&amp;s=6

    Même tournoi encore une fois, je crois bien que c'est d'ailleurs le même jour plus tard dans la partie.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588945&amp;p=67454ccd&amp;s=6

    Sur celle-ci mon play est peut-être un peu douteux (même carrément), mais celui de mon adversaire m'a laissé dubitatif.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588946&amp;p=ed9d9121&amp;s=6

    Tout petit pot en termes de BBs sur celui-ci, mais mon dieu ce tilt
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588947&amp;p=e0f1c6c4&amp;s=6

    Heureusement que pour équilibrer, on reçoit de belles livraisons et on passe les coups importants quand il faut !

    La première est un set up en ma faveur, le SB a du se faire du mal
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588948&amp;p=73ae4ee7&amp;s=6

    Dans le même genre, en table finale du 3€1R1A de 14h45 : Le joueur le plus mauvais de la table vient de me faire doubler à l'instant en mettant tout avec AJ quand j'avais AQ. Il tilt et je trouve la bonne rencontre.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588951&amp;p=7e6ba0e6&amp;s=6

    Et puisqu'on est dans les paires d'as...
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588953&amp;p=85527dcd&amp;s=6

    Même principe avec les dames, assez loin dans un petit 3€.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588958&amp;p=86a5c668&amp;s=6

    Ici un joueur qui surjoue un poil sa main à la bulle d'un 5€.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588956&amp;p=e8bea41d&amp;s=6

    Pareil ici ^^
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588961&p=512ae334&s=6


    Sur celle-là, je relance un tournoi mal engagé avec une équité plutôt bonne.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588957&amp;p=e5104ee3&amp;s=6

    Sur celle-ci, je crée une petite dynamique aggro au joueur à priori reg à ma droite et apparemment ça le fait tilter.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588959&amp;p=a567bed1&amp;s=6

    Pas une livraison, mais un un petit coup à 5 left d'un gros 5€ qui fait plaisir quand il passe, après avoir instauré une dynamique très sympa.
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588960&amp;p=4d3246c0&amp;s=6

    Et une petite dernière pour la route, car j'aime beaucoup celle-ci =)
    http://www.poker-academie.com/communaute-poker-academie/replayer-poker-academie/visualisation-et-taggage.html?i=1588964&p=d1c35fcc&s=6

    Voilà, en espérant que ça vous aurez aimé ! A bientôt pour les WS !
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    boulderdash2 reacted to Christensen for a blog entry, Mission "Omaha Beach"   

    6 juin 1944, chère maman,ici c'est l'enfer sur terre, les vilains s'envoient avec AQ57 offsuit, je répète offsuit !

    Nous avons tous, je pense, un tournoi favori. Celà dépend de plusieurs facteurs:

    La variante. Pour moi, ma variante préférée reste le PLO, qui satisfait le plus mon côté gambleur addict (c'est pas de ma faute, c'est génétique, deux de mes arrières grand-pères étaient addicts aux chevaux, l'un des deux - l'italien - est mort broke sur une route des Alpes, l'autre - le suisse - était gagnant et nous invitait dans des restaurants étoilés quand il shippait)
    L'horaire de début. Quand on a des enfants, difficile de commencer un tournoi avant 21h00
    L'horaire de l'ITM. Quand on doit se réveiller à 06h30 pour aller travailler, on est quand même assez dégouté de s'être couché après 01h30 sans même avoir accroché un ITM. De ce fait, je bannis les tournois dont la bulle casse après 01h00.
    Le format. Du fait du point précédent, je ne recherche pas forcément les tournois deep, par contre j'exècre la dynamique induite par les rebuys, je privilégie les freezout.
    Le nombre de joueurs. Gagner un tournoi est ce qui me fait le plus plaisir au poker, nous en parlions avec arnukem récemment, mais entre la win d'un FCOOP pour 35k et une 3eme place du main FCOOP pour 100k, je prendrais la win sans hésiter. Dans cette optique, je choisis des tournois avec moins de 300 joueurs (mais répertoriés par le profil Club Poker, pour flatter l'égo).
    Le buy-in, évidemment. Je joue en monotable des 50€ max, et en multitable plutôt des 10€.

    En prenant en compte toutes ces données, mon tournoi .fr favori est le....



    OMAHA BEACH Débarquez sur les tables, 4 cartes en main!

    Horaire : 21h - Tous les jours
    Garantis : de 1 000€ à 1 500€
    Buy-in : 9€ + 1€
    Durée des niveaux : 10 minutes
    Format : table de 6 joueurs.
    Tapis de départ: 20 000 jetons.
    Blindes : 50-100.


    Ma mission est de ship ce tournoi, tout simplement.
    Calculons en moyenne le temps que ça devrait me prendre.
    Il y a en moyenne 200 joueurs sur ce tournoi, donc en moyenne je dois le jouer 200 fois pour la win.
    Je prévois de le jouer 2 ou 3 fois par semaine, donc 2,5 fois en moyenne.
    J'ai donc besoin de 80 semaines, soit environ 18 mois.
    Mon objectif est donc de le ship en moins de 18 mois, en évitant de perdre de l'argent aussi si possible.

    J'ai commencé un petit sample de 22 participations.

    Voici mes chiffres Holdem Manager:




    Et un détail des ITM (trois TF dont un top 3).



    C'est parti, on y va , on y croit (j'espère pouvoir poster ma win avant que ma fille de 8 ans ait son bac).


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    boulderdash2 reacted to le zakintosh for a blog entry, TOP SHARK ACADEMY   
    Bonjour a tous, ca fait longtemp, déja un an que je n'ai pas écrit dans cette section, malheureusement j'ai du suivre les conseils de mes amis et j'ai pris la décision d'effacer toute trace de mon ancien blog, comme vous le savez on est nombreux a voir une épée de damocles au dessus de la tete, et il m'a semblé plus prudent de laisser aucune trace de mes résultats surtout que je donnais pas mal de détails avec des courbes sharkscopes etc. Cette décision m'a attristé car ce blog était un exhutoire pour moi et les retours que j'avais m'ont beaucoup touché.

    Pour rappel l'année 2012 a été une année assez incroyable, marquée par mon crush en déglingo haute limite, ma 4eme place au sunday million et mes premiers wsop, sans oublier mon défi/prono un peu raté ou j'ai failli y laisser ma peau.

    QUOI DE NEUF EN 2013?

    2013 fut une année en dent de scie, bien que riche en évènements divers. j'ai commencé l'année par un mois de janvier bien m**dique, je sentais que j'étais au bord de la rupture, le plaisir n'était plus la, j'étais crevé psychologiquement, les reg wars en hu deglingo sont parfois épuisantes, j'avais besoin de faire un break, de faire le point, j'ai donc laché l'ordi pendant 2 mois afin de me poser les bonnes questions sur ce que je voulais faire de mon avenir ( je suis plus tout jeune j'ai bientot 30 piges).puis je suis reparti au charbon début avril, je me suis mis au hu plo, variante avec laquelle je m'amuse beaucoup plus,j'avais retrouvé du plaisir a jouer et evidemment les résultats ont été bien meilleurs. Ce début d'année a été vraiment laborieuse pour moi, j'en garde pas un très bon souvenir surtout que je me suis séparé avec mon ex copine avec qui j'étais pendant 5 piges, et psychologiquement atteint ca a été tres dur de repartir a l'attaque, mais bon ca a quand meme du bon d'etre célibataire pour grinder quand on veut et puis je n'aurai jamais passer ce genre de soirées:


    LE MAIN EVENT DES WSOP:

    Mon année 2013 a été marqué aussi par mon 1er main event des wsop, suite a un packagge gagné sur pmu.fr ( ouverture compte, depot 500, win le sat, la chatte quoi) , je suis repartie a végas avec la ferme intention de marquer un grand coup. J'avais décidé cette année de ne pas faire les crapshot du we et de me focus uniquement sur le main event. L'équipe PMU m'a tres bien recu, j'ai pu faire la connaissance de joueurs adorables et j'ai pu assister a mon 1er UFC ( ultimate fighting championship), sport dont je suis très fan afin de supporter mon idole anderson sylva qui prendra un sale ko ce soir la.

    Malheureusement mon aventure au ME s'est arrété au day3, faut dire que j'ai pas chatté mes tables draw, des le day 1 je me suis retrouvé avec eugene katchalov juste a ma gauche, lucille cailly et ruppert elder ( vainqueur ept san remo). dommage ils ont coupé ma geule sur la photo.
    Au day 2 j'avais dan smith a ma gauche toute la journée et s'est finalement au day 3 alors que j'avais la table la moins relevée de mon tournoi ou je finis par bust sur une bataille de blindes ou je fais une backdoor quinte contre une backdoor flush pour mon adversaire, j'ai pas pu trouver le fold.
    Malgrès tout, ca a été une expérience fantastique, un rêve que je souhaite a tous de vivre au moins une fois, c'est bien le plus beau tournoi du monde, y'a aucun doute la dessus.

    Je me suis rappelé lors de ce ME a quel point j'adorais le poker live et me suis jurer de retenter quelques sat pour des gros events a l'avenir.

    LE FPS CANNES:

    Le mois de septembre est toujours un mois incroyable pour moi, l'année derniere ct le sunday millon, cette année j'ai enchainé les perfs online avec des wins et des podiums sur pas mal de tournois dont nottement un quart de finale aux HU masters de pokerstars.
    Mais finalement l'apothéose de ce mois de septembre sera le fps cannes snowfest, un de mes meileurs potes arrivent a me convaincre d'y aller avec lui car il chopé le ticket sur ps, on décide donc a la derniere minute a 5h du mat de faire une petite valise et de se barrer a cannes pour le jouer ou finalement j'arriverai a me hisser en tf du tournoi et terminerai a la 6ème place pour 23k€, ci joint la présentation de la tf ( je suis en avant dernier).
    http://www.dailymotion.com/video/x15ghvb_fps-cannes-mandelieu-table-finale-presentation_sport

    LES WSOPE:

    C'est donc regonflé a bloc et plus riche de quelques k€ que je décide d'aller chercher un bracelet a enghien, je décide de m'inscrire aux 2 crapsots, celui a un 1k et a 2k, pour le 1er j'ai pas vu le jour et je perd le flip, et au deuxième je me suis fait completement rouler dessus par michael mizrachi juste a ma gauche qui s'amusait a mettre une option ( soit un min raise in the dark) sur mes blindes, il a finit par me faire tilter et me faire faire un call hauteur as river alors que lui était nutsé.
    Je garderai pas un bon souvenir de ces wsope, ca vendait pas du rêve et le niveau était sacrément relevé.

    On a donc repis le grind tranquilement en hu et mtt pour cette fin d'année, je suis pas passé très loin d'un cours de tennis avec julien benneteau en terminant 2èeme du sunday surprise mais sinon pas grand chose a signaler avant ca :

    LA TOP SHARK ACADEMY:

    En terminant en tete du challenge sng ya 2 semaine , je me suis retrouvé au stade 3 de la tsa a mes depends, je pensais pas tenter de me qualifer mais la c'était bête de pas en profiter, et finalement 2 stades plus tard, j'intègre la top shark academy de winamax avec un contrat d'un an a la clef et la possibilité d'intégrer le team winamax, le rêve quoi.
    Comme je vous dis tout, je vous cache pas que la réouverture de ce blog est aussi lié a cette TSA car j'ai grandement besoin de vous, cette semaine on avait 2 épreuves , une épreuve de sng hu ou on devait tous s'affronter, pas trop de mérite c'est mon domaine de prédilection, je termine 2ème de l'épreuve, l'autre épreuve est une épreuve écrite ou il fallait expliquer notre raisonnement sur une main joué par sylvain loosli lors de son ME des WSOP, malheureusement je m'attendais pas a ce que mes adversaires rendent des copies aussi complètes et je me retrouve logiquement nominé suite a ma copie qui je l'avoue manquait de panache.
    on est 4 nominés pour un seul repéché, parmis les 4 nominés se trouvent 2 wameurs bien connus de leur forum, et je me retrouve donc en grande difficulté.
    Alors j'ai grand grand besoin de votre soutien les gars, on a jusqu'a demain 12h pour voter, j'ai pas du tout envie de quitter l'académie, ca vous prendra 10 secondes pour le faire et ca serait génial de faire parler la force de frappe de ce forum, c'est mal parti mais on y croit toujours.
    https://www.winamax.fr/top-shark_top-shark_academy---le-vote?language=FR

    Voila en espérant vous apporter de bonnes nouvelles prochainement, je vous souhaite a tous de passer une bonne année 2014 et que les dieux du poker soient avec vous.
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