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crysismat

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    crysismat got a reaction from Frouza in Les meilleurs Docs/Reportages   
    Up, très bon doc ici.
     
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  4. lol!
    crysismat got a reaction from vingte ⭐⭐ in Tour de France 2019   
    J'ai l'impression qu'il y avait un peu de sang sur l'avant du maillot à Quintana à l'arrivée, surement un trop plein
  5. lol!
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    J'ai l'impression qu'il y avait un peu de sang sur l'avant du maillot à Quintana à l'arrivée, surement un trop plein
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    crysismat got a reaction from checky in five words a message   
    Il a pas dit bonjour
  7. Thanks!
    crysismat reacted to deivid in [Trip report] Mariage à Vegas + 10 jours de road trip   
    Jours 11 & 12 : Blythe - Indio - Long Beach
    Les bataillons du CP s'apprêtant à coloniser l'Ouest US, il est temps de laisser la place à de l'info fraîche et des perf poker. On va donc finir ce trip report avec les dernières étapes californiennes.
    Que dire de Blythe ? Pas grand-chose, je n'ai jamais considéré cette étape comme hautement touristique ou digne d'intérêt, juste idéalement située sur mon trajet. Comme beaucoup de villes-frontières de par le monde, pas le plus bel endroit ni le plus accueillant. Bon, pour positiver : le motel était propre et confortable, le petit-déj ok et on a pu saluer la rivière Colorado une dernière fois :

    Blythe reste aussi un bon spot pour faire le plein avant de prendre la route de l'ouest et la ruine des pompes californiennes.

     
    Check-out tardif et chaleur écrasante, notre incursion dans Joshua Tree National Park sera donc courte, plus une visite d'ambiance qui donne envie de revenir dans d'autres conditions.






     
    On reprend la route et on amorce alors la descente vers la tentaculaire Palm Springs :

    Arrivée sur les hauteurs d'Indio Hills, magnifique B&B avec vue sur les montagnes bordant Joshua Tree et son spa alimenté par une source chaude naturelle :



    Par contre, ce spot s'avèrera finalement malaisant à souhait : vieux couple intrusif et grossier, hôtesse acariâtre...on finira par écourter autant que possible la soirée (et le petit-déj du lendemain) pour retrouver la liberté de ce voyage, après avoir tout de même profité du spa à 39° autant que possible.
    Petit bonus : l'enfant présent en moi aura eu le plaisir de voir galoper un roadrunner à une petite dizaine de mètres et voir un colibri en vol stationnaire
    Le soir, on perdra notre temps à faire la route vers Palm Springs, qui n'a pour nous présenté aucun intérêt : ultra-étendue et résidentielle, le seul spot "d'intérêt" en soirée étant une mini-portion animée par un bar-boîte devant lequel 60 personnes font la file pour entrer, et une poignée d'autres bars à moitié vides. Deux vieilles photos prises là-bas :
     


     
    On reprend alors la route d'Indio, avec l'objectif de s'arrêter à l'un des méga resorts en bordure de Palm Springs, notre choix s'arrêtera sur Agua Caliente, une belle usine à touristes blindée de machines à sous et avec une poker room qui tourne apparemment pas mal (7 tables, pas dégueu pour un samedi soir dans un lieu dédié uniquement au fun). Quelques boissons et un peu de slots pour nous détendre après cette soirée un peu tiltante

     
    Dimanche midi, vu l'heure tardive on oublie la descente prévue initialement vers Oceanside à travers les montagnes et la vallée vinicole de Temecula, Waze et la chaleur écrasante nous ayant rappelés à la réalité. On file donc plein ouest sur l'I10, direction Long Beach.

    En fait, il me tarde de faire découvrir à Sabrina la surprise du jour :

    Cette soirée sur le Queen Mary aura été l'une des plus belles du séjour : tout ce qu'il faut en bars et restos, une atmosphère très particulière liée à l'histoire du navire, un staff très accueillant et très peu de touristes, ce qui nous donne l'impression d'avoir le lieu pour nous.

    Cabine avec vue sur la baie de Long Beach

    Petite galerie commerçante avec un certain cachet

    Galerie avec une dizaine de maquettes de célèbres navires

    L'histoire du Queen Mary

    Un sous marin-russe accolé au navire !?

    La baie de Long Beach

    Petit bonus : on a pu rattraper un peu l'actu NBA après une semaine sur les routes, avec le Game 7 Blazers-Nuggets dans un bar cosy et riche en pressions locales


    Vues by night

    Un peu de gastronomie
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    crysismat reacted to SuperCaddy in Le welsh de SuperCaddy : un well mais en mieux   
    Pourquoi je n'ai rien écrit sur mon périple à Barcelone (et pourquoi je ne le ferai sans doute pas)  

     
    Le Main Event du WPT Barcelone vient de débuter et vous allez avoir la possibilité de suivre le tournoi toute cette semaine en compagnie de veunstyle. Un autre tournoi se poursuit en parallèle en Catalogne : le WPT 500. C'est à l'occasion de celui-ci que partypoker a pris l'initiative d'organiser un Media Day vendredi. Qu'est-ce qu'un Media Day ? À quoi ça sert ? C'est en quelque sorte une prise de contact, une prise de température, une opération séduction... Vous pouvez voir ça comme vous voulez, mais voilà grosso modo à quoi ressemblait le programme prévisionnel :
    arrivée des journalistes le vendredi matin rencontre au casino entre 14h et 15h masterclass et SnG privé avec ElkY et Bruno Fitoussi de 15h à 16h démo sur le logiciel de 16h à 16h30 jour 1B du WPT500 à partir de 17h Le programme a un peu évolué par la suite au niveau des horaires. La rencontre a par exemple été fixée entre midi et 14h. Quant à la partie sur le logiciel, elle a été supprimée. Mais dans les grandes lignes ça ressemblait quand même à ça.
    Pour cet événement, les équipes de partypoker avaient invité quelques journalistes espagnols et français, en l'occurrence Julien Tissot, Martin de Poker52 et... un mec de Club Poker. Si ma mémoire est bonne, l'invitation était adressée à Webmaster, "ou par exemple SuperCaddy en cas d'indisponibilité". D'habitude je ne suis pas forcément le premier mec auquel on pense pour suppléer Webmaster, donc la démarche de party m'a plutôt fait plaisir. Et comme en plus j'adore Barcelone, j'avoue ne pas avoir réfléchi très longtemps avant d'accepter l'invitation.
    J'ai donc pris la direction de la Catalogne vendredi matin avec dans un coin de la tête l'ambition de partager avec vous durant le week-end quelques-uns des moments clés de ce périple. Que ce soit sous forme de tweets ponctuels, d'un thread dédié ou d'autre chose. Je n'avais pas encore une idée très précise de ce que j'allais faire. Toujours est-il que ça ne vous aura pas échappé : je n'ai au final absolument rien branlé. C'est donc avec davantage de culpabilité que de fierté que je viens aujourd'hui vous expliquer pourquoi je n'ai rien écrit, et pourquoi je ne compte pas le faire.
    Le premier jour tu galèreras Vendredi matin. Réveil à 5h. TER à 6, TGV dans la foulée, arrivée à l'aéroport, passage des contrôles, présentation à la porte d'embarquement... Dans ma précipitation je ne me rends pas compte que mon vol est retardé. Du coup je tente d'embarquer pour... Milan. L'hôtesse fait correctement son métier et s'aperçoit de ma méprise. Merci madame.
    L'avion à destination de Barcelone arrive d'Oslo où les conditions météo sont apparemment abominables. Résultat : on décollera avec 1h30 de retard. Moi qui étais de toute façon dans l'impossibilité de prévoir une grosse marge de sécurité par rapport au planning des équipes de party, me voici nettement en retard.
     

     
    En arrivant en Espagne, je me rends compte que mon téléphone fait des siennes : impossible de capter un réseau local. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, mais d'habitude une ou deux manips suffisent à régler le problème. Cette fois rien n'y fait : pas de téléphone, pas de 4G ni de 3G ni même de put**n de E.
    Coupé du reste du monde, je fais quand même un bref détour par La Boqueria pour avaler quelque chose. J'ai envie de fruits et j'aime beaucoup cet endroit malgré son côté touristique. Je m'engouffre dans les allées au pas de course, avec ma valise derrière moi, et je me dirige directement vers le fond où selon mon expérience les produits sont à la fois meilleurs et moins chers. Un jus, une corbeille, je me pose dix minutes dans un coin et constate que même en Espagne, il est encore un peu tôt pour espérer des fraises bien rouges. Mon dernier séjour, début mai, m'avait laissé un meilleur souvenir sur ce plan.
    Après cette courte pause, je prends la direction du petit hôtel que j'ai réservé pour la nuit du lendemain. Il y a eu un problème avec ma carte bancaire la veille et j'ai convenu avec mon hôte que je passerais le voir aujourd'hui pour le régler en cash. Ce bref détour accentue un peu plus mon retard. J'avais prévenu ktalan que je pointerais le bout de mon nez vers 14h. Il sera finalement 15h quand je le retrouverai au casino. Entre temps, j'ai déposé mes bagages à l'hôtel Arts où partypoker nous a conviés. L'établissement est à la hauteur de sa réputation. Les chambres sont chics et surtout, chaque membre du personnel est d'un professionnalisme exemplaire. Merci qui, merci party !
    À mon arrivée au casino, je suis pris en charge par Antoine. Il travaille pour la room depuis trois ans, ce qui signifie qu'il était présent avant le changement de cap stratégique décidé par le groupe. Il était donc aux premières loges pour constater les effets de celui-ci, et je le crois sur parole quand il me confirme que c'est un bonheur de travailler pour la boîte aujourd'hui. L'offre live de party s'étoffe chaque mois un peu plus et s'adresse à toutes les franges du public. Lui-même voyage assez peu, mais il sera à Cannes en avril pour le passage du WSOP Circuit. Un rendez-vous pour lequel la room propose aussi des satellites (c'est avec des liens comme ça que vous êtes en droit de me demander de rendre l'argent).
    Antoine m'emmène dans le salon privé où se déroule actuellement un petit sit'n'go entre les journalistes conviés, ElkY et Bruno Fitoussi. J'y fais la connaissance de Richard alias @kTaLaN - partypoker, dont je connais le pseudo depuis longtemps (il est passé par Everest) mais que je n'avais jamais eu l'honneur de rencontrer. Lui est arrivé chez party tout récemment, et c'est sa connaissance approfondie du marché ibérique qui lui a permis de s'ouvrir les portes de la room. Comme Antoine avant lui, il m'accueille comme un roi. J'ai pensé à remercier party ?
     

    Je ne sais pas ce que raconte Martin à Alexandra, mais il a l'air de passer un meilleur moment qu'ElkY.
     
    Depuis la table Bruno m'interpelle. Je ne le connais pas personnellement mais je l'apprécie beaucoup. Webmaster me vante ses qualités depuis longtemps, et j'ai aussi dans un coin de la tête le souvenir de longues nuits passées devant les chaînes du câble pour profiter de ses commentaires. À une époque pas si lointaine, pour ceux qui n'avaient pas la chance d'être abonnés à Canal+, il n'y avait que deux grandes voix du poker en France : Bruno et Michel Abécassis.
    Je salue les autres joueurs présents autour de la table : des confrères espagnols, Julien Tissot que je connais déjà, Martin de Poker52 que je croise pour la première fois, et ElkY qui quand je lui serre la main se présente comme tous les autres en m'annonçant "ElkY". Je pouffe intérieurement en me disant que c'est un peu comme si Gérard Depardieu prenait la peine d'indiquer "Bonjour, je m'appelle Gérard".
     

     
    Les équipes de party ont bien fait les choses. Des pancartes, des patchs, une salle assez classe, des serveuses aux petits soins, Alexandra Gray au micro accompagnée d'un cameraman... En terme de mise en scène, on croirait presque la table finale d'un grand tournoi. Je m'installe à côté de Bruno qui m'explique que lui-même et ElkY défendent un bounty, qu'il y a aussi un ticket de 250 euros à la gagne pour le Main Event de Powerfest. Autant de lots sympathiques sur lesquels je ferai l'impasse malgré moi.
    À la table, la conversation alterne en le français et l'anglais pour ne pas laisser la moitié des participants de côté. Comme d'habitude, Bruno endosse à merveille son costume d'animateur de la table. Il fait partie de ces personnages dont on pourrait écouter les anecdotes pendant des heures sans jamais se lasser. Interrogé par Julien, il revient sur quelques-unes des grandes étapes de son parcours, livre son regard sur l'actualité des clubs parisiens, évoque Rozvadov... Seul un sujet lui résiste finalement : le foot. Là où ElkY explique prendre plaisir à s'immerger dans l'atmosphère des grands matchs, comme il le fera dans quelques jours pour le choc Barça-Lyon, lui confirme y être hermétique au point d'avoir décliné l'invitation au Camp Nou.
    Mes collègues relaient tout ce qui se passe sur Twitter et Instagram. Et moi comme un con, ben j'ai pas de réseau. Il y a bien le wifi dans le casino, mais pour en profiter il faudrait avoir la présence d'esprit de l'activer. Professionnel jusqu'au bout. Mais à force d'écouter religieusement Bruno, je me dis quand même qu'il y a un article intéressant à retirer de cette conversation. Je pose donc mon enregistreur sur la table pour ne rien rater des échanges et pouvoir en extraire la substantifique moelle à mon retour. Sauf que je m'y prends trop tard et que la discussion dérive sur des sujets un peu moins intéressants. C'est ce qu'on appelle le sens du timing. Professionnel jusqu'au bout.
    Bruno remporte finalement le sit'n'go au grand dam de son adversaire espagnol. Et avec un soupçon de réussite qu'il ne s'abstient pas de souligner.
     

    Bruno est heureux. Il vient de remporter un ticket d'une valeur de 250 euros.
     

    Les équipes de partypoker en profitent pour renouveler leur collection de photos des deux ambassadeurs.
     
    On continue tous de discuter un peu autour d'un verre mais il est bientôt 17h, c'est-à-dire l'heure de se présenter sur la ligne de départ du jour 1B du WPT 500. L'événement garantit une dotation d'un million d'euros grâce à une multiplication des jours 1, dont certains disputés en ligne sur partypoker. Si d'aventure je viens à me qualifier pour le jour 2, il me faudra prolonger mon séjour jusqu'à lundi voire plus si affinités. Une perspective plutôt alléchante, bien conscient qu'une seule journée dans les ruelles de Barcelone me laissera sur ma faim.
    Passé au comptoir des inscriptions en même temps que Julien et Martin, je me retrouve à leur table. Une situation dont on se serait tous bien passés. Heureusement tous nos autres voisins sont des locaux et nous aurons donc droit à notre dose de dépaysement... et de testostérone puisque le mâle ibérique peut se montrer très démonstratif (en tapant parfois du poing sur la table) et même faire une affaire de cojones d'un coup dans lequel il s'est engagé.
    Mon début de tournoi ne se passe pas très bien. Je traverse un désert de cartes, et mes tentatives ponctuelles de rentabiliser des poubelles récoltent toutes une salve de jetons adverse. Même Julien, qui pourtant a déjà réservé son billet d'avion du lendemain, semble avoir décidé de me marcher dessus comme tout le monde. Alors je fais le dos rond et multiplie les folds prudents. Tant pis si je dois vivoter toute la nuit sous la moyenne.
    Plus actif, Julien est le premier à prendre la porte. De mon côté les dieux du coin flip semblent avoir décidé de me donner un coup de pouce. Je double une première fois, puis une seconde. Le joueur le plus brillant de la table fait partie de mes victimes. Je squeeze depuis la grosse blinde avec les valets, il me suit en position avec les six. Nous touchons tous les deux un brelan et les trois quarts de son tapis viennent renforcer le mien pour me permettre enfin de décoller. Malheureusement, alors que la structure s'accélère, il me renvoie l'ascenseur quelques orbites plus tard en craquant mes valets avec ses dix.
    À mes côtés, Martin fait de la résistance depuis un moment déjà. Il doit être 1h du matin quand il finit par envoyer ses derniers jetons au milieu. Deux joueurs l'accompagnent et tandis que le croupier dévoile le board, il appelle un neuf qui lui offrirait une quinte et lui assurerait sa survie. Le neuf apparaît et nous éclatons de rire tous les deux. Il faut dire que la fatigue aidant, on se marre déjà depuis une bonne heure sans avoir toujours un bon prétexte. Mais cette fois on en tient un alors on ne s'en prive pas... Jusqu'à ce qu'un autre joueur de la table nous signale que le neuf en question lui offre une couleur. Du coup on éclate de rire de plus belle et Martin s'en va regagner sa chambre avec une pointe de regret dissimulée sous un large sourire. Lui non plus n'a pas l'occasion de jouer très souvent en live, et il m'avoue avant de partir avoir passé un excellent moment. Je n'étais pas particulièrement enchanté en me rendant compte qu'on allait tous disputer le tournoi à la même table, mais a posteriori je peux dire que ça aurait été beaucoup moins drôle si ce n'avait pas été le cas. Martin est un vrai bon gars.
    De mon côté je fais de la résistance une heure de plus mais les paupières sont lourdes. Je finis par envoyer mes dernières blindes avec :Jc:7c depuis le bouton. La petite blinde se réveille avec :Ad:Kd et c'en est fini de mes espoirs de gros sous. Il ne reste plus qu'une petite cinquantaine de joueurs en lice (sur les 223 inscriptions) quand je quitte le casino. Ce jour-là, ils seront finalement 37 à se qualifier pour la suite du tournoi. Autant d'informations que je compte vous donner le lendemain en profitant du wifi de la chambre.

    Le deuxième jour tu profiteras (un peu quand même) Ma matinée n'est pas aussi grasse que je l'aurais espéré. Je songe à allumer l'ordi pour taper mon compte-rendu de la veille, puis je me souviens que je n'ai pas de wifi dans la chambre. Pour l'avoir, il aurait fallu que je prenne le temps de remplir un formulaire à mon arrivée à la veille pour m'inscrire au programme de fidélité de Marriott. Or si vous avez bien suivi, vous savez déjà que je n'avais pas le temps pour ces conneries.
    Je m'arrête quand même quelques minutes dans le lobby pour taper la news de Club Poker Radio, puis je quitte le Arts pour rejoindre la chambre de bonne que j'ai réservée dans le quartier gothique. Sur mon trajet, j'aperçois des spécialités argentines qui me font de l'œil. Je vérifie les avis sur Tripadvisor. C'est confirmé, ce midi ce sera empanadas chez La Fabrica !
    Je fais un petit tour, je me gave d'empanadas. Du quatre fromages par ici, des épinards par là, du poulet, du chorizo... Évidemment ce qui devait arriver arrive : j'ai un gros coup de barre. Je pensais retourner au casino mais au lieu de ça je me laisse tenter par une petite siesta improvisée.
     

    Typiquement le genre d'image qui me donne envie de faire une siesta.
     
    À mon réveil, surprise : j'ai un petit creux ! Quelle vie mes amis... Heureusement, un peu plus tôt, j'ai repéré une enseigne réputée pour ses churros : Xurreria Dels Banys Nous. Lors de mon dernier séjour en Andalousie, j'avais pour petit plaisir les churros avec chocolat chaud. Mais la spécialité locale a encore plus de gueule : churros fourrés au dulce de leche. Comme j'ai déjà grillé la cartouche de la siesta, je me limite à une petite commande mais put**n que c'est bon !
     

    J'avoue, celui-ci est fourré au Nutella. Et non, je ne suis pas fier.
     
    Je poursuis avec une longue promenade dans les rues de la ville. Sans but, au ralenti, avec le nez en l'air et les yeux grands ouverts. Barcelone est une destination qui se savoure tranquillement. Le samedi c'est un peu plus compliqué, mais en fuyant les artères principales et les quartiers les plus touristiques, on passe un moment plus qu'agréable.
    Il est 16h30. Je rentre dans le métro à destination du Camp Nou. Dans deux heures le Barça affronte le Rayo Vallecano. Et je vous le demande : quel fan de foot n'a pas un jour rêvé de voir jouer le Rayo Vallecano ? J'ai failli passer à côté de ce match. Je pensais qu'il était prévu le dimanche et c'est @Jack Eight qui m'a signalé que d'autres Cpistes avaient prévu d'y assister. Du coup il était trop tard pour avoir des places à leur côté, mais il est prévu qu'on se retrouve un peu plus tard pour se mettre des tapas plein le bide. Oui je parle beaucoup de bouffe, mais pour moi la bouffe c'est la moitié d'un voyage.
    J'arrive un peu tôt aux abords du stade. J'avais envie de prendre la température, de profiter de l'ambiance... Le trajet en métro a donné le ton avec des familles entières aux couleurs du Barça. Le spectacle de mioches d'un an dans le porte-bébé avec le maillot sur le dos, ce n'est pas si courant. Et sur place c'est bien entendu la même chose puissance dix.
     

    Bon, une heure avant le match il n'y a pas foule.
     
    Petite astuce qui a fait ses preuves : quand vous assistez à un événement sportif, placez un pari sur une cote susceptible de vous rembourser le montant du billet. Ne soyez pas gourmands et ne misez pas plus que le nécessaire. Juste le montant requis pour assister au match gratuitement. Ça marche en général assez bien pour le foot ou le tennis. Pour le Super Bowl en revanche je ne recommande pas.
     

     
    Après le match je reprends le métro, cette fois en direction du port où Jack Eight m'a donné rendez-vous. Une connaissance lui avait chaudement recommandé un très bon resto. Malheureusement ce dernier affiche complet et il va donc nous falloir nous rabattre sur une adresse voisine. Peu importe à vrai dire. Pour tout dire, au départ j'avais prévu de consacrer ma soirée du samedi à un resto qui me manque beaucoup depuis mon dernier passage en Catalogne : Taps, une enseigne à la fois simple et authentique. Avec des jeunes aux fourneaux, des tapas à tomber par terre et une ambiance typique des adresses appréciées des locaux.
    Mais si j'ai accepté de faire l'impasse sur ce noble projet, c'est parce que l'opportunité de rencontrer quelques grandes plumes du forum s'est présentée. Plus tôt dans ce topic, mon ancien ami Général_doc2 m'avait demandé quels Cpistes j'avais le plus envie de rencontrer. Je n'ai toujours pas répondu à sa question, mais je sais depuis longtemps que la petite bande de Jack Eight, Shawn Michaels, calouminou et compagnie figure en bonne place dans la liste. Alors bien sûr j'aurais préféré les croiser à Vegas, mais puisque partypoker m'a donné l'opportunité de le faire en Catalogne (merci party !) ça me va très bien aussi.
    Debout dans le métro, un pépé derrière moi m'interpelle. Je me retourne et il pointe du doigt mes fesses avec insistance. Je songe à le remercier pour son compliment, parce que c'est vrai qu'elles ont fière allure, mais je comprends assez vite qu'il fait allusion au porte-feuille qui dépasse de ma poche. Merci du conseil papy, j'avoue que je ne suis pas toujours aussi prudent que je devrais l'être.
    Si je vous parle de cet échange qui n'a pas beaucoup d'intérêt, c'est parce qu'au même instant une conversation anime un autre duo dans la rame :
    - Le mec là-bas qui s'est retourné, c'est pas SuperCaddy ?
    - Non je crois pas, il lui ressemble mais c'est pas lui.
    - Je t'assure, je pense que c'est lui.
    - Il est plus gros en vrai, non ?
    - Ouais il a dû forcer un peu sur les tapas.
    L'un des deux larrons m'interpelle finalement. Casquette vissée sur la tête, short, tenue sportive. @Shawn Michaels ? Pas de doute, c'est bien lui. Et à ses côtés je reconnais un visage que j'ai déjà aperçu sur des photos de coverages, en particulier sur des tournois de Pot Limit Omaha : mister @calouminou en personne.
    La bonne nouvelle, c'est que le trajet va paraître beaucoup plus court maintenant. On discute, on taille des costards, les pseudos fusent. "Lui ? Ouais c'est un con. Et lui ? Ah ben encore plus con ouais". En deux temps trois mouvements nous voici arrivés à destination. Et quand on pousse les portes du restaurant, on constate que Jack Eight nous attend sagement à une table. Il est bien seul le pauvre. À part lui, il n'y a pas un client à l'intérieur. Sans doute un hommage aux talents du chef, mais encore une fois on n'est pas vraiment là pour ça.
    On passe commande en taillant le bout de gras et bientôt deux autres bonhommes nous rejoignent : un autre Calou (allez comprendre) et @Miholqui fait son grand retour sur la scène live sur l'insistance de ses compères. Alors évidemment je ne vais pas vous faire un compte-rendu détaillé du repas et de la teneur de la conversation. Contentez-vous de savoir qu'on passe une excellente soirée et que les natures et tempéraments de certains ressortent assez clairement :
    calouminou, d'abord, est un moulin à paroles. C'est lui qui anime l'essentiel de la conversation. Je pourrais m'en plaindre, mais comme il a tout un tas d'anecdotes sympas à raconter c'est plutôt agréable. Il m'apprend qu'il se destinait à une carrière d'arbitre de foot et qu'il a échoué d'un rien dans sa quête de Ligue 1. Du coup le poker et ses escapades sur le circuit sont devenus une sorte de compensation. Au gré de ses pérégrinations il a fait des rencontres et son groupe de collègues s'est étoffé au fil des étapes et des années. Inutile de préciser que quand il me parle de Shawn, il prend plaisir à revenir sur leur déroutant face-à-fesse dans les méandres de Vegas (quelqu'un a le lien ?). Calou m'avoue être ressorti un peu frustré de son dernier passage au micro de Club Poker Radio. Une sensation que je connais bien : on vient avec tout un tas de choses à raconter, et on se rend compte au fil de l'émission qu'on ne pourra pas en dire la moitié. Pour les mêmes raisons, certains lecteurs regrettent parfois que je ne traite pas certains sujets ou alors par dessus la jambe. Et d'autres estiment que je ne mets pas suffisamment en avant leurs contributions. Désolé les gars : parfois ça tombe au mauvais moment, et parfois je passe juste à côté de quelque chose. Ceci dit dans la plupart des cas un mp suffit à corriger le tir. Jack Eight est un peu plus sur la réserve mais ses interventions sont toujours intéressantes. Je devine chez lui une certaine sagesse et une vraie capacité d'analyse. Sur le forum il est un peu pareil finalement : toujours prêt à donner un coup de main mais sans chercher à se mettre en avant pour autant. Je l'imagine un peu en grand frère de la bande. Quant à Shawn Michaels, ça ne fait aucun doute : lui serait plutôt le petit frère. J'ai déjà eu l'occasion de dire dans ce topic que c'était un mec vrai. Je ne dirais pas mieux cette fois ci. Le mec peut donner l'impression d'être un peu direct sur le forum, mais c'est surtout quelqu'un de sincère et attachant. Grand passionné de sport, il n'a aucun problème à avouer ses failles, qu'il s'agisse de ses excès de joueur ou de ses maladresses dans ses interventions. Mais à l'inverse, c'est aussi quelqu'un qui sait te dire à la fin du repas à quel point ça lui a fait plaisir de te rencontrer, au point même de te proposer de te payer la note ! En discutant un peu avec lui (pas assez à mon goût), j'ai parfois eu l'impression qu'on se connaissait depuis très longtemps. C'est un gars avec lequel ça doit être assez facile de devenir pote. C'est dans ces moments-là que je me rends bien compte de ce qu'est Club Poker. Indirectement, par intermittence et à distance, on fait tous partie des vies des uns et des autres. Et dans la plupart des cas, quand on a l'occasion de se croiser enfin dans la vraie vie, on a cette impression de se connaître très bien et on passe un bon moment. C'est particulièrement vrai avec eux compte tenu de l'excellente ambiance qui règne dans leur petit groupe.
    À la fin du repas, on se quitte tous à regret et on convient d'essayer de se retrouver à l'occasion. Ce ne sera pas le lendemain puisque mon billet de retour est déjà réservé (et que je dois enfin consacrer du temps à vous raconter mon périple), mais rendez-vous est pris du côté de Namur en fin d'année. Calou et Jack Eight y seront. J'espère que Shawn aussi.

    Le troisième jour tu souffriras Le dimanche matin, je quitte mon hôtel avec dans un coin de la tête la belle journée d'hier. Ça ne tient pas à grand chose finalement une bonne journée : du farniente, des bons petits plats, des rencontres... Aujourd'hui malheureusement ça s'annonce plus compliqué. Et ce qui est triste, c'est que ça le sera encore bien plus que ce à quoi je m'attendais.
    Ça commence gentiment quand j'arrive devant la Boqueria. J'avais prévu de m'y prendre un petit-déjeuner fruité, mais j'avais oublié qu'on était dimanche et que le marché était donc fermé. Bon, pas grave. Je continue ma route en direction de la station où je dois prendre ma navette pour l'aéroport. Quand j'arrive sur place, un agent m'apprend que la station est fermée à cause du marathon. Un marathon ? Encore une information qui m'avait échappé...
     

    Maintenant que vous le dîtes cher monsieur, ça ressemble effectivement à un marathon.
     
    Le mec m'indique que la station a été déplacée à environ 20 minutes d'ici. Bon, pas grave. Je suis en avance et puis ça me fera du bien de marcher au son des tambours et sous les vivats de la foule.
     

     

    À la télé on ne se rend pas forcément compte qu'il y a autant d'ambiance sur un marathon.
     
    J'arrive en avance à l'aéroport et tout semble bien se goupiller : le vol est quasiment à l'heure, je n'essaie pas d'embarquer pour Milan, dans l'avion je ne suis pas installé à côté d'un enfant en bas âge mais de deux jeunes japonaises d'un calme exemplaire... Mais alors quand est-ce que tout va partir en couille ? En posant le pied en France évidemment. Je n'aime pas les touristes qui à leur retour au pays se plaignent du manque de savoir-vivre de leurs concitoyens, mais il s'avère que j'en fais totalement partie. À chaque retour j'ai droit à une ou deux mauvaises expériences qui prolongent la nostalgie du séjour.
    Quand j'arrive à Roissy, léger retard de mon vol oblige, je n'ai qu'une petite vingtaine de minutes pour récupérer mon billet de train au guichet TGV Air et me récupérer un truc à manger en coup de vent. Malheureusement pour manger on repassera. La faute à la meuf du guichet. Quand je lui tends ma carte d'identité elle constate que mon billet n'a pas été pré-imprimé comme il aurait dû l'être. Théoriquement il ne lui faudrait que deux minutes pour corriger le tir. Sauf qu'une de ses collègues arrive et se met à discuter avec elle d'un de ses problèmes. Mon interlocutrice continue de manipuler l'imprimante en même temps qu'elle bavarde, et je ne me rends pas compte tout de suite que les manipulations en question ne vise pas à imprimer mon billet mais à satisfaire la requête de sa collègue. Du coup l'horloge tourne et une dizaine de passagers tout aussi pressés s'agglutinent derrière moi. La demoiselle ne semble pas s'en émouvoir outre-mesure. À cinq minutes du point de non retour, je la fixe avec insistance mais son regard est vide. Sa collègue finit par partir après avoir passé en revue tous les derniers grands rebondissements de son existence. Quant à elle, elle se tourne vers moi et me lance un dédaigneux "Oui monsieur ?". Désarçonné, je me contente d'un "Pardon ?".
    - Eh bien vous êtes là pour quoi monsieur ?
    - Euh... Pour mon billet, je vous l'ai dit. Mon train part dans trois minutes.
    Elle percute enfin et s'excuse de m'avoir oublié tout en imprimant mon billet. Je pars sans demander mon reste et m'engouffre dans le train en cassant le dos comme un Christophe Lemaître des grands soirs. Je pose ma valise, m'approche de ma place et constate que mon siège est dans un carré. Je suis côté fenêtre et un homme que nous appellerons jou0eur est installé côté couloir. L'obstacle peut paraître insurmontable, mais j'ai une longue expérience des voyages en train et j'ai constaté avec le temps qu'une formule courte et polie suffit généralement à convaincre votre interlocuteur d'obtempérer : "Bonjour monsieur. Excusez-moi je suis placé à côté de vous".
    Sauf que cette fois le type lève la tête vers moi, mais ne répond ni à mon bonjour ni à ma demande. Puis il attrape très lentement son sac, l'ouvre tout aussi lentement, en sort toujours aussi lentement son ordinateur, lève la tête vers moi d'un air de défi, puis se met à fouiller pour trouver ses écouteurs. Voilà déjà presque 30 secondes que je suis debout dans le couloir en train de bloquer le passage. Bon sang, le deuxième tour du conn**d Heads Up Championship s'annonce beaucoup plus compliqué que le premier.
    Peut-être est-il étranger. Peut-être est-il sourd. Alors qu'il lève à nouveau la tête vers moi, j'essaie de dissiper tout doute en prononçant à peu près les mêmes mots : "Excusez-moi monsieur, je dois m'asseoir à côté de vous". Mais de toute évidence, ces mots résonnent dans sa tête comme un crime de lèse-majesté.
    - Et alors ?!! Vous êtes pressé ?!!
    - Vous êtes sérieux ?
    - Quoi ?!! Vous ne pouvez pas attendre ?!!
    Histoire que tout le monde comprenne bien qui est le con dans l'affaire, je prends soin de rappeler à voix haute les circonstances du litige.
    - Je vous demande pardon ? Je vous ai dit bonjour et vous ne m'avez pas répondu. Je vous ai indiqué que j'étais assis à côté et vous ne m'avez pas répondu. Comment est-ce que je suis censé deviner que vous avez compris ?
    - Je vidais mon sac, ça vous pose problème ?
    - Quand je suis arrivé votre sac était fermé. Vous n'avez décidé de le vider qu'ensuite.
    Derrière moi j'entends murmurer des "quel conn**d" et autres "wow cet abruti" dont il ne fait aucun doute qu'ils ne me sont pas adressés. Mais l'impatience indignée du wagon ne suffit manifestement pas à le calmer.
    - Qu'est-ce que vous voulez ? Que je continue à vider mon sac ?
    - Pourquoi pas oui, allez-y ?
    À ce stade on pourrait se demander pourquoi je l'incite à continuer de vider son put**n de sac qui doit bien peser douze kilos. Mais de toute évidence il a déjà sorti ce dont il avait besoin, donc s'il doit continuer de sortir des trucs je suis à peu près certain que ça le fera encore plus chi** que moi. Oui, on en est là.
    - Vous voulez vraiment que je continue de le vider ? C'est ce que vous voulez ?
    - Je vous en prie monsieur, allez-y.
    La stratégie était bonne. Il fait mine de sortir une ou deux bricoles, puis il se rend vite compte qu'il n'y a plus beaucoup de place sur la table et que ça va être galère de ranger ensuite. Du coup il se lève et me laisse passer. Je lâche un "Merci beaucoup monsieur" suffisamment bruyant pour provoquer des sourires. J'aurais préféré des applaudissements mais je m'en contenterai.
    Autant vous dire que l'ambiance n'est pas plus cordiale sur la suite trajet. Quand je constate qu'il regarde une série TV sur son ordi, je tente de deviner laquelle avec l'intention de lui lâcher un énorme spoil à la sortie du train. Mais même si j'aimerais vous dire qu'il s'agissait de la première saison de Game Of Thrones, la vérité c'est que je n'ai jamais réussi à identifier les acteurs.
    Une fois arrivé à Lille il ne me reste plus qu'à choper un TER pour mettre fin à mon parcours du combattant. Malheureusement quand je sors de la gare de Lille Europe pour gagner celle de Lille Flandres, je prends conscience que la ville subit un déluge. Vous voyez la scène de Bienvenue chez les Ch'tis dans laquelle Kad Merad passe en voiture à côté du panneau indiquant Nord-Pas-de-Calais ? Ben c'est à peu près la même chose mais en pire. Trombes d'eau, bourrasques violentes, averse de grêle... Je peine à avancer et si Gillot-Pétré pouvait parler, il me dirait sans doute qu'on frôle les -5 en ressenti.
    Quand j'arrive à l'autre gare, je constate que le panneau des départs est en panne. Ah ben non, c'est juste le préfet qui a pris un arrêté pour interdire tous les départs de train à cause du vent. La circulation pourrait reprendre dans 1h30 dans le meilleur des cas. Même si ça fait chi**, je n'ai toujours rien mangé alors un McDo ne serait pas de refus. Je passe commande et m'installe sur un tabouret. Un mec vient s'asseoir à côté de moi. Évidemment, il réussit l'exploit de renverser son Coca XL sur mon plateau. À ce stade de la journée, je ne suis plus à ça près.
    Une fois rassasié, je patiente en utilisant le peu de batterie qu'il me reste sur le téléphone. Je commence même à taper ce put**n de post qui traîne depuis deux jours avec l'espoir de le mettre en ligne dans la soirée. Pendant ce temps-là, les premiers trains repartent bien à 18h comme prévu. Pour le mien en revanche, il faudra attendre 18h35. Je ne suis plus à ça près.
    Quand je monte dedans, le conducteur prend le micro pour prévenir ses passagers que le départ aura finalement lieu à 19h "à cause de l'absence inopinée d'un membre de l'équipage". Les mecs n'ont rien branlé de l'après-midi mais ils arrivent encore à être à la bourre. Ceci dit vous l'avez compris, je ne suis plus à ça près.
    Le train décolle à 19h15. Vingt minutes plus tard je monte dans la voiture. Je n'ai pas le temps de passer chez moi. Je dois faire une heure de route pour aller récupérer mon fils chez mes parents. Ne me demandez pas pourquoi mais ma femme est en Pologne.
    J'arrive chez mes parents, retrouve ce petit mec qui m'a tant manqué pendant trois jours, vide un grand verre d'eau et reprend la route peu après. Quand je rentre enfin à la maison il est 22h. C'était bien Barcelone. Le trajet un peu moins. Mon compte-rendu attendra demain. Ou peut-être après-demain.

     

    Comme je n'ai pas pensé à prendre une photo de Shawn Michaels, je vous en laisse une qui se rapproche du souvenir que j'ai de lui.
     
     
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    crysismat reacted to Don_Revie in Vis ma vie de dégénéré   
    C'est samedi soir et le plan s'est déroulé à la perfection. De nombreux alcools ont été consommés, des paris ont été placés sur d'obscurs matchs de basket sénégalais et je commence à trouver sexy le reflet du miroir. Un seul problème, pourtant prévisible : mon taux de gamma-GT ferait passer Depardieu et Renaud pour deux abstèmes. 
    C'est le moment choisi par l'un des videurs pour me provoquer en duel au jeu des capitales. Ça tombe bien, je suis incollable sur l'Europe, l'Amérique, l'Afrique et l'Océanie. Je commence par un simple "Espagne" pour le mettre en confiance. Ce serait trop bête de se le mettre à dos pour un "Mozambique" placé trop tôt. Mais ma question a l'air de le perturber. Rapidement, il est en sueur et s'éponge le front avec mon tee-shirt. Le pauvre homme se vide littéralement. En le voyant devenir piscine, je pense un peu à tous ces enfants assoifés à Maputo mais surtout à son état si je lui avais demandé le Mozambique. Mes poils se hérissent et me rappellent que je suis torse nu, la faute à cet amour du prochain et ce désir ardent d'aider toute personne en difficulté. Ne souhaitant pas lui filer mon caleçon pour s'éponger, j'annule ma question et lui permets de m'interroger en premier. Manque de bol, il est originaire de Chine et je n'ai pas la réponse. Je ris jaune et dois quitter le bar, vaincu par plus fort que moi. 
    Je n'habite pas très loin et une marche me fera le plus grand bien pour décuver. J'accueille chaque bouffée d'air frais avec reconnaissance et tombe dans un état de demi-somnolance. L'habitude, plus que mes yeux, me guide. Je lui fais confiance et me laisse porter, traversant les passages piétons comme Jésus de Nazareth marcha sur la mer. Un miracle si je rentre vivant ! Mais les lumières se rapprochent, je suis sur la bonne voie. La perspective d'un sommeil bien mérité m'arrache un sourire jusqu'à ce que je me rende compte... Je ne suis pas chez moi mais devant le casino. Mes jambes m'ont trahi, une fois de plus !
    Tant qu'à faire, je monte à l'étage du poker voir ce qu'il s'y passe. Un siège est disponible en 2/5$ et je me retrouve au distributeur en train de retirer 200bb. Rien à foutre des 5$ de frais, je vais crush cette partie en faisant semblant d'être bourré. Au bout de 25 minutes, j'ai déjà perdu 500$ et j'ai 4 verres de Gin&Tonic vides à mes côtés. Il faut vite que je recommande. Le cinquième verre m'apporte la révélation et j'ai l'impression de devenir hyperlucide. Je les commande alors 2 par 2 et mon poker s'améliore. Je prends les meilleures décisions possibles post-flop. Pré-flop, je continue de raise 100% pour construire mon image de joueur récréatif alcoolisé. Par miracle, j'ai toujours 500$ devant moi une demi-heure plus tard et mon image est maintenant parfaite. C'est le moment de doubler. Tout le monde fold jusqu'à mon bouton et j'open  à 15$. Seule la sb me suit et un magnifique flop  apparaît. Il checke et je dois choisir le meilleur sizing pour miser. 1/3 pot, 3/4 pot, check back ? Malheureusement, ma couverture me lâche à ce moment et je me rends compte que je suis vraiment bourré. Je me suis fait avoir à mon propre jeu. Je me résigne à shove 485$ dans 35$. Snap-call par brelan qui trouvera full dès la turn. 
    Je quitte, honteux, la partie. Mais hors de question d'abandonner. Après 15 minutes passées à tenter de retirer quelques $, je me rends compte que mes limites sont déjà atteintes. Pas grave, j'ai du cash à la maison et beaucoup de courage accumulé tout au long de la soirée. Je me glisse dans un taxi et j'ai la surprise de découvrir Machete au volant. 

    Mon taximan est un put**n de sosie de Machete. Un sosie très mince, malheureusement, mais j'y vois là un signe du destin. Je lui fais part de mon plan : on fait un aller-retour express entre chez moi et le casino. Je récupère tout mon liquide, soit 6100$ et on joue ça à la roulette. Si ça passe, je lui donne 200$. Si ça ne passe pas, il me ramène chez moi gratuitement. La course étant évalué à 15$, Machete décide de prendre le risque. Je suis tellement défoncé que je ne me rends pas compte du risque financier que je m'apprête à prendre. On arrive devant mon appart' et je cours récupérer mon argent. 10 minutes plus tard, nous sommes de retour au casino. J'ai l'impression d'être Tom Cruise dans Rainman. A mes côtés, Machete aka Dustin Hoffman. Pour compléter l'analogie, je décide de le mettre à contribution. Après avoir claqué les 6100$ sur la table et les avoir échangés contre des jetons en plastique, je lui demande sur quoi miser. 
    Inutile de vous dire qu'il est un peu paniqué. Je mets 2000$ sur la colonne 2 et lui demande de choisir une autre colonne. Ce sera la première. "Les jeux sont faits" mais il me reste 2000$ que je place sur le rouge en catastrophe après lui avoir demandé son avis. Je décide aussi de lui donner directement le jeton de 100$ restant. Après tout, il n'a rien demandé et vibre avec moi. D'ailleurs, il a l'air bien plus stressé que moi. Qui aurait cru que Machete serait aussi sentimental et prierait pour un random français jouant à la roulette ? Je me perds dans la contemplation de ce pieux visage et ne sors de ma torpeur qu'au moment où la bille vient s'écraser contre un premier numéro. Elle se stabilise très rapidement et je n'arrive pas à voir où. Le suspense est insoutenable mais Machete me prend dans ses bras. "16, rouge" : tout est passé. On se check comme des bros, on se tape dans le dos et on se galocherait certainement s'il n'avait pas les dents si jaune. 
    L'adrénaline, couplée à l'alcool, a embrumé un peu plus mon cerveau. Au moment de cash-out, les employés m'informent que tout montant supérieur ou égal à 10000$ s'accompagne de quelques questions. J'ai exactement 10000$ à cash-out et je ne me sens pas de répondre à une seule question. J'envoie donc Machete au front. C'est lui qui sera chargé de cash-out et de répondre aux questions concernant la provenance des fonds originaux, son métier etc... Je le surveille quand même de près, c'est pas parce qu'on s'est tapé dans le dos que je vais lui faire confiance pour un tel montant. Il récupère finalement l'argent et je lui arrache presque l'enveloppe des mains. Je lui refile un autre billet de 100$ et il m'indique que c'est maintenant l'heure de rentrer. 
    Je redeviens hyperlucide et je me dis que ce n'est pas forcément la meilleure idée de rentrer seul avec mon ami mexicain et 10k dans le portefeuille. Je le laisse me faire la morale, m'expliquant que je vais tout perdre si je reste dans ce lieu de vice. Mais rien à faire, je me vois déjà découpé en morceaux pour être vendu en tapas au marché de Tijuana. Je refuse son offre de me ramener et lui serre la main en guise d'adieu.
    Il est temps de prendre ma revanche au poker. Par miracle (ou pas), mon siège vide n'a pas été comblé et les autres joueurs sont ravis de me voir revenir. Je suis dans un état d'excitation inimaginable et j'enchaîne les verres de Gin. Je relance 100% des coups et j'adopte une stratégie parfaitement équilibrée post-flop : fold 50% blind et fold 50% après avoir consulté mes cartes. Je découvre un flop  que je check blind. Un bet de 75$ est payé par 2 joueurs et je m'apprête à fold. Je regarde quand même mes cartes au cas où : . Wow, je ne m'attendais pas à ça. Je relance à 500$, foldé par les deux premiers joueurs et payé par le bouton avec 700$ derrière. Je suis devant dans 100% des cas et je lui donne moins de 12,9% d'équité. La turn est une dame qui apporte un flush draw, je le mets à tapis et il snap call. La river est une brique, je montre ma main et l'emporte logiquement. Tout vient à point à qui sait attendre. Je check l'ensemble de la table et les joueurs de la table à côté. 
    Dire que je suis euphorique serait un énorme euphémisme. Je suis dans la zone et ça ne plaît évidemment pas à tout le monde. Quelques minutes plus tard, un membre de la sécurité vient m'apporter une bouteille d'eau que je descends cul sec. Il m'indique que si je commande un autre verre d'alcool, il sera obligé de me dégager du casino. Je le regarde dans les yeux et lui jure que je ne commanderai plus aucun verre. Il a l'air satisfait et tourne le dos. 15 secondes plus tard, j'alpague la serveuse et commande mon 35ème verre de Gin&Tonic. Je découvre alors que les fourberies ne sont pas uniquement réservées à ce cher Scapin.
    Impuissant et observant la scène de loin, je la vois se rapprocher de la sécurité et lui glisser quelques mots à l'oreille. C'en est fini de ma soirée au casino et je suis raccompagné à l'entrée. Je regarde l'heure et m'aperçois qu'il n'est que minuit. Dommage, les mecs bourrés allaient bientôt arriver ! 
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    crysismat got a reaction from Krunch in On se refait un PANINI ?   
    http://www.echangermesdoubles.fr/
    Je redonne ce petit lien qui peut servir pour finir vos albums. 
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    crysismat reacted to Didadidadum in On se refait un PANINI ?   
    Chaud comme une baraque a frite pour le terminer en premier bande de paninix !

    @FMKsans faire d'échange pour 470€ tu l'as a moins de run comme une grosse m**de, si tu es opti a fond, mais genre vraiment a fond tu peux le terminer pour 60€, mon album euro 2016 m'avait couté moins de 200€ et j'avais refilé gratuitement tout mes doubles restant a des cpistes donc y'a clairement moyen de faire mieux.
     
    La stat optimale :

    «1) Acheter une boîte de 500 vignettes. 2) Acheter 40 paquets de cinq vignettes et échanger les doubles avec les autres personnes, jusqu’à ce que vous ayez 50 vignettes manquantes au maximum. 3) Acheter les vignettes restantes auprès de Panini.»
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    crysismat reacted to yipiyo in On se refait un PANINI ?   

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    crysismat got a reaction from TjMassip in Les bots sur wina   
    D'un coté c'est super rentable d'avoir des bots qui jouent sur ta plate forme, une fois découvert les mecs font l'effort mais à mon avis tant que le rake rentre ils s'en battent royal.
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    crysismat got a reaction from N!co in ROFL thread   

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    crysismat reacted to Nanor in ROFL thread   

     
     

     
     

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    crysismat reacted to Winamax - Support in Devenez le Prophète du CP   
    Félicitations aux 10 premiers du Prophète du CP:
    1 - packymaitre - 42,03 points - Pari gratuit de 25€
    2 - ExcaIiburne - 28,15 points - Pari gratuit de 15€
    3 - IAMBOT - 26,1 points - Pari gratuit de 15€
    4 - loupblanc33 - 15,29 points - Pari gratuit de 10€
    5 - OveRdOsDeVin - 14 points - Pari gratuit de 10€
    6 - Bicky burger - 11,65 points - Pari gratuit de 5€
    7 - asthmatrike - 11 points - Pari gratuit de 5€
    8 - Roronoa 3.0 - 10,19 points - Pari gratuit de 5€
    9 - DanyMelo03 - 10,16 points - Pari gratuit de 5€
    10 - Eagles77 - 9,95 points - Pari gratuit de 5€
    Consultez la suite du classement
    Les paris gratuits seront disponibles sur vos comptes dans la journée.
    Félicitations à tous les participants, et bonne chance pour la nouvelle semaine !
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    crysismat got a reaction from N!co in ROFL thread   

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    crysismat reacted to SuperCaddy in CP FAIL thread   
    Le jour où je suis devenu le Motherf*cker  

     
    J'ai eu la chance de participer ce week-end à un petit festival belge qui s'appelle Rock Werchter. La programmation s'appuie sur des groupes à l'audience confidentielle (Foo Fighters, Radiohead, System of a Down...) mais ils servent de la Karmeliet et j'ai un faible pour la mayonnaise locale.
    Jeudi, la première journée du festoche se refermait sur des concerts d'Arcade Fire et Kings of Leon. Je ne suis pas le plus grand fan du monde d'Arcade Fire, mais en live ça vaut quand même le détour. Je décide donc de ne pas faire l'impasse et au contraire de me caler dans la première fosse pour bien profiter de l'ambiance. Je ne regrette pas mon choix. Le concert est très sympa.
    Quand leur dernière chanson se termine, ça applaudit pas mal et la rangée de woo-girls qui est derrière moi se déchaîne un peu. Du coup je ne prête pas trop attention aux derniers mots du chanteur. Par contre je le vois qui brandit son tambourin et qui le balance énergiquement vers la foule. Comme 80 000 personnes, je lève la tête et regarde le truc monter assez haut. J'ai l'impression qu'il vient dans ma direction. Pas de doute, la densité de spectateurs augmente subitement autour de moi. J'ai l'impression d'être dans une pub pour un déodorant Axe, et pourtant je sue comme un porc et mon T-shirt finit à peine d'absorber les gobelets de bière qui me sont tombés sur la gueule pendant le set de Prophets of Rage.
    Plus je regarde ce tambourin qui se rapproche, plus je me dis que c'est pas un tambourin de pédé. Le truc a l'air costaud et il me tombe droit dessus. J'ai jamais attrapé de baguette ou d'instrument pendant un concert, mais si ça doit arriver aujourd'hui je préfère ne pas le réceptionner avec l'arcade sourcilière. Je lève donc le bras sans bouger pour autant. Quelques mecs s'agglutinent autour avec l'espoir de me voler la vedette mais bordel, c'est mon jour de gloire. Le tambourin heurte ma main, me lacère le poignet et finit par s'enrouler autour de mon bras. Le truc ne vaut probablement pas plus de 100 balles sur Amazon, mais à cet instant je n'envie plus Gexti et ses 200 000 boules. Aujourd'hui, c'est papa la star. Emporté par le moment, je lève fièrement mon trophée en riant à la gueule des tocards qui m'entourent. Deux rangées devant moi, ma femme se retourne et écarquille les yeux : oui chérie, ce soir dans la tente c'est concert de cymbalettes.
    Pourtant, en lui signifiant d'un geste mon projet nocturne, je ne peux m'empêcher de constater que quelque chose ne tourne pas rond. Elle n'a pas l'air spécialement contente et surtout, plusieurs spectateurs qui l'entourent me lancent des regards peu sympathiques. Je mets ça sur le compte de l'envie : j'ai tellement fière allure avec mon beau tambourin. Mais soudain une voix fend la foule : "Hey you ! Yes, you !". m**de, ça ne vient pas d'un membre du public. Je me tourne vers la scène et aperçois le chanteur qui me pointe du doigt. Qu'est-ce qui se passe encore ? m**de, il ne va quand même pas me demander de monter sur scène, ce con ? J'ai gagné un truc ? Un accès backstage ?
    À lui aussi, je montre fièrement l'instrument pour lui faire comprendre qu'il s'adresse à la bonne personne : c'est bien moi l'heureux gagnant qui... "Hey motherf*cker, give that to the little girl !" Quoi ? Mon tambourin, mon beau trophée à moi ? Et puis c'est qui cette little girl ? Tout le monde me regarde. Je ne suis plus si heureux tout à coup.
    La scène dure quelques secondes à peine, mais me semble une éternité. Je prends conscience que le chanteur avait annoncé à la foule qu'il envoyait le tambourin à destination d'une petite fille. Je ne suis plus un héros, je suis un gros enc**é qui vole leurs bonbons aux gosses et trolle leurs parents dans la foulée. On me tapote sur l'épaule, je me retourne et aperçois derrière moi un gros gars baraqué qui tend le bras. Je ne vois pas de petite fille mais je veux juste me débarrasser du blitz : je lui refile le tambourin, rentre la tête bien profondément dans les épaules et prends tout penaud la direction de la sortie. Sur mon chemin, deux Anglais hilares m'interpellent : "Hey, it was you ! You're the motherf*cker, right ? So happy and then so sad". Je leur rends un sourire timide pendant qu'ils éclatent de rire, puis j'accélère le pas avec l'espoir de pouvoir laisser rapidement cette histoire derrière moi.
    Aujourd'hui, après trois journées de festival durant lesquelles mes potes ont pris un malin plaisir à m'appeler le motherf*cker, je ne garde comme souvenir de ce merveilleux tambourin que des écorchures sur le bras. Et aussi quelques liens qui, a posteriori, m'inspirent beaucoup de reconnaissance à l'égard du cameraman qui a pris soin de ne pas immortaliser mon visage durant la séquence :
     

     
    Arcade Fire: een motherf*cker van een concert
    Gaf Win Butler (Arcade Fire) zijn tamboerijn aan het "verkeerde" meisje?
     
    Cette sal*pe de gamine avec mon tambourin :
     

     
    Avec en prime cette toile explicative réalisée par @safet_susic, un dessinateur au talent incommensurable :
     

     
    Et bien évidemment une des nombreuses vidéos de la scène :
     
     
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